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| Kwame Nkrumah (1909-1972) le père du panafricanisme
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L’article de ce mois est consacré à "l'Osagyefo" Kwame Nkrumah, cet éminent personnage ghanéen qui fut l’un des premiers à déceler un intérêt dans le panafricanisme. |
| Par Hervé Mbouguen |
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Résumé |

Kwame Nkrumah est considéré comme le père du panafricanisme. Il fut l’un des tous premiers à rêver d’une Afrique unie, comme les Etats-Unis, une Afrique qui ne serait plus utilisée comme un réservoir de matières premières pour l’Europe, mais une Afrique qui serait elle-même une puissance économique.
Il est le père de l’indépendance du Ghana qui fut le premier état africain à conquérir son indépendance, en 1957.
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Les premières années |
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Kwame Nkrumah en 1929
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Kwame Nkrumah est né le 21 Septembre 1909 à Nkroful dans le sud-ouest de ce qui s’appelait alors la Côte d’Or ou Gold Coast, une colonie britannique. Fils unique, son nom « Kwame » vient du fait qu’il est né un samedi.
Comme étudiant, Nkrumah a été séduit par la vision du Dr Kwagyir Aggrey, diplômé aux Etats-Unis, qui était convaincu que le salut des noirs, comme aux USA, pouvait venir de leur auto-amélioration par une meilleure éducation.
Nkrumah a commencé sa carrière comme enseignant dans une école religieuse, avant de devenir rapidement principal. Il a tenté de créer un environnement de haut niveau pour ses élèves, en créant des clubs littéraires, des sociétés académiques, ou en invitant des personnalités à venir discuter avec les élèves.
Pendant ce temps, la grogne contre la puissance coloniale britannique, menée par J. B. Danquah et les planteurs de cacao montait, dans un pays qui commençait à rêver d’indépendance.
Convaincu d’être appelé à jouer un rôle historique dans l’indépendance de son pays, Nkrumah estimait que son éducation n’était pas encore au niveau qui devait être celui d’un futur leader, et a pris la décision de continuer ses études aux Etats-Unis.
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Les études américaines |
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Kwame Nkrumah, alors étudiant aux Etats-Unis
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Nkrumah arrive aux Etats-Unis en 1935, bien décidé à compléter son bagage académique.
Son arrivée là-bas est un choc lié à l’extrême pauvreté qui le caractérisera. Il lui arrivera de dormir dans les rues, et pour financer ses études, il sera contraint d’accepter des petits boulots bien éloignés de ses capacités : vendeur de poisson, ouvrier agricole, ou encore employé d’usine.
Il a pu développer ses talents d’orateur, qui s’avéreront très utiles par la suite, en participant à des meetings religieux. Nkrumah a également étendu son répertoire politique en assistant à des meetings politiques socialistes et communistes.
Son séjour aux Etats-Unis lui a permis d’étudier en détail la politique américaine, son histoire et toutes ses subtilités, et de voir dans quelle mesure le Ghana, voire l’Afrique entière pourraient en bénéficier.
C’est naturellement à cette occasion qu’il a pris conscience de la force que l’unité d’un état a conférée aux Etats-Unis, et a commencé à rêver de la puissance qu’un tel schéma produirait en Afrique.
Nkrumah a fait ses débuts d’auteur aux Etats-Unis, publiant en 1943 Education and Nationalism in Africa, puis Towards colonial freedom une vive dénonciation de la colonisation, dépeinte comme un moyen de priver les indigènes du droit que Dieu leur avait offert de connaître la prospérité.
Il quitte les Etats-Unis en 1945 solidement diplômé. Bachelor of Science degrees en Economie et Sociologie, Bachelor of Theology degree et Master of Philosophy degree. Il avait également quasiment terminé son doctorat en philosophie.
Sa prochaine destination : l’Angleterre, le pays qui maintenait la Gold Coast sous sa domination.
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L’Angleterre |
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Kwame Nkrumah (à gauche) à Londres
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Kwame Nkrumah arrive à Londres en 1945, et établit très rapidement des contacts avec la diaspora de son pays présente à Londres.
Il devient rapidement membre d’un groupe se réunissant tous les Jeudi et Samedi après-midi chez le Dr Hastings Kamuzu Banda. Ce groupe était composé d’éminents politiciens, dont une grande partie joua par la suite un grand rôle en apportant l’indépendance à leur pays : Kenneth Kaunda (Zambie), Jomo Kenyatta (Kénya), Joshua Nkomo (Zimbabwé), Julius Nyerere (Tanzanie), Kojo Botsio, Harry Nkumbula (Zambie), et bien d’autres.
Nkrumah continue son apprentissage politique en suivant des cours de politique et de socialisme à la London School of Economics and Political Science.
Sa plus importante activité fut de participer au West African Secretariat, et il devint très rapidement un des hommes-clé du Mouvement Pan Africain, et fut en particulier le Secrétaire-Général du 5è Congrés pan-africain qui se tint à Manchester en 1945.
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Kwame Nkrumah
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Pendant la préparation de ce congrès, il rencontra le socialiste Indien George Padmore, et une grande amitié personnelle, ainsi qu’une connivence idéologique naîtra entre les deux hommes. Ils ont rédigé ensemble la déclaration de clôture du Congrès qui demandait, de façon très vigoureuse, une libération de l’Afrique pour une auto-administration.
Leur collaboration a continué bien après ce congrès, ils ont ensemble inondé Londres et tous les centres de décision anglais de moult pamphlets et protestations, tant et si bien que le nom « Nkrumah » devint rapidement synonyme de la lutte pour l’indépendance de la Gold Coast.
Le 14 Novembre 1947, Kwame Nkrumah met un terme à son séjour anglais, et prend le bateau pour retourner dans son pays, fermement décidé à mettre un terme à la domination anglaise. |
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Le retour au pays, la lutte continue |
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Kwame Nkrumah à sa libération de prison en 1951
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Après 12 ans d’absence, Kwame Nkrumah retrouve son pays le 10 Décembre 1947. Il retrouve un pays encore sous forte domination britannique, mais un pays résistant de plus en plus à la puissance coloniale.
Une forte répression était en cours, les britanniques voulant tuer dans l’œuf toute velléité d’indépendance : les grèves furent interdites, certains responsables politiques furent exhilés de force, et les responsables britanniques suspectés de sympathie avec les indépendantistes perdirent leur poste.
Nkrumah devint rapidement le Secrétaire Général du principal parti United Gold Coast Convention (UGCC) dirigé par J.B. Danquah, et commencera rapidement un tour du pays qui lui permettra de révéler ses talents d’orateur, et de montrer sa puissante rhétorique, tout en lui permettant de prendre le pouls du pays, et de sentir que ce dernier commence à rêver de plus en plus d’indépendance et d’auto-détermination.
Il met sur pied une campagne pacifiste, destinée à mettre en difficultés l’administration britannique. Au programme, boycott des produits européens, grèves de plus en plus fréquentes, ralentissement de l’économie.
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Le 28 Février 1948 |
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Kwame Nkrumah et son premier cabinet
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Le 28 Février 1948 marquera un tournant de l’histoire d’un pays où rien ne sera plus comme avant.
D’anciens militaires manifestaient pacifiquement, et surtout sans leurs armes, quand l’armée anglaise ouvrit le feu. 63 d’entre eux furent tués ou gravement blessés. 5 jours d’émeutes conduisirent l’administration britannique à décréter l’état d’urgence et à emprisonner tout l’état-major de l’UGCC, dont Kwame Nkrumah.
Le calme ne revint pas totalement, et sous la pression, l’Angleterre dut mettre sur pied un plan qui devait ultimement conduire le pays à l’indépendance.
Dans le même temps, selon certaines sources, convaincu que l’UGCC ne comprenait pas totalement sa vision, Nkrumah démissionna de ce parti pour fonder le CPP ou Convention Peoples Party. D’après d’autres sources, il en fut exclu pour avoir mené une campagne de désobéissance civile.
Quand des municipales furent organisées en 1950, bien qu’emprisonné cette année là, Nkrumah connut un grand succès puisque son parti gagna avec 22.780 voix sur 23.122 votants.
Libéré en 1951, Nkrumah continua la lutte pour l’indépendance, et progressivement l’Angleterre lâcha prise.
Le 05 Mars 1952, Kwame Nkrumah est nommé Premier Ministre.
Le 18 Novembre 1956 une date est trouvée pour l’indépendance, et celle-ci sera le 06 Mars 1957.
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L’indépendance |
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Kwame Nkrumah en tenue traditionnelle, le 6 Mars 1957, jour de l'indépendance de l'ex-Gold Coast, devenue Ghana
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Après plusieurs années de lutte, Kwame Nkrumah peut savourer son triomphe, ce 06 Mars 1957, c’est devant une foule enthousiaste qu’il déclare l’indépendance de son pays.
Le nom du pays sera changé, de Gold Coast il deviendra Ghana, du nom d’un des plus anciens empires ouest-africains.
Nkrumah prononcera un discours qui fera date, et qui montre qu’au moment où son pays accède à l’indépendance, toutes ses pensées vont déjà vers les autres pays africains qui eux n’ont pas encore été libérés car, d’après lui, l’indépendance du Ghana n’a aucun sens, tant que les autres pays n’auront pas été eux aussi libérés du joug colonial.
Nkwame Nkrumah : Nous re-dédions maintenant notre action à la lutte pour émanciper les autres pays car l’indépendance du Ghana n’a aucun sens, tant qu’elle n’est pas liée à une libération totale du continent africain.
Nkrumah sera d’ailleurs l’un des pères-fondateurs de L’OUA ou Organisation de l’Unité Africaine, qui voit le jour en 1963. Mais l’aide qu’il propose aux autres pays ne sera pas acceptée, les différents leaders préférant ici et là jouer leur carte personnelle. |
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L’enthousiasme |
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Kwame Nkrumah présentant l'un de ses plus ambitieux projets, le barrage hydro-électrique
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Après l’indépendance, Nkrumah met sur pied une politique volontariste et ambitieuse, destinée à permettre au Ghana d’évoluer, et de s’affranchir de ses limitations antérieures. En particulier, il voulait développer l’agriculture afin qu’elle ne dépende plus du seul cacao, ce qui, en cas de chute des prix, aurait mis le pays dans une situation délicate. Il voulait également réduire la dépendance du pays par rapport aux manufacturiers étranger, et sortir le Ghana de son rôle de fournisseur de matières premières.
Tout ceci s’est traduit par la construction de nombreuses routes, d’hôpitaux, d’université, et d’une foule de projets industriels, dont un très ambitieux barrage hydro-électrique sur la Volta.
A l’indépendance, les prix du cacao étaient à de très haut niveau, ce qui a permis à cette politique d’être mise en application, et à Nkrumah d’être un leader respecté et adoré par ses administrés.
Si l’histoire s’était arrêtée là, l’étoile de Nkrumah serait restée très haute dans le firmament des leaders africains… |
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La chute : économique |
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Kwame Nkrumah examinant un plan de cacao lors d'une inspection
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Entre 1960 et 1965, les prix du cacao sur les marchés internationaux ont connu une chute très brutale, entraînant avec eux les réserves ghanéennes puisque, malgré la volonté de Nkrumah, le pays était encore extrêmement dépendant du cacao.
Les prix ont connu une inflation brutale, près de 250% entre 1957 et 1965, dont 66% pour la seule année 1965.
La croissance qui a oscillé entre 9 et 12% jusqu’en 1960 a baissé jusqu’à 2-3% en 1965.
Pour couronner le tout, le chômage a connu une progression exponentielle.
La solution que Nkrumah adopta fut d’augmenter considérablement les impôts divers, achevant de mécontenter définitivement les plus pauvres franges de la société ghanéenne. |
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La chute : politique |
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Kwame Nkrumah
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Nkrumah était convaincu de la justesse de sa pensée, et ne voulait souffrir aucun obstacle sur le chemin devant mener le Ghana et l’Afrique en général vers la prospérité. En conséquence, il a violemment écarté tout obstacle, réel ou perçu, vers cette destinée.
Il a commencé par retirer une bonne partie de leurs pouvoirs aux chefs traditionnels qui faisaient autorité depuis plusieurs centaines d’années dans ce pays des Akan.
Il devint rapidement obsédé par sa sécurité, notamment après deux tentatives manquées d’assassinat sur sa personne.
En 1964, il se décréta Président à vie, instaura le mono-partisme et dissout toutes les formations politiques. Il emprisonna un grand nombre d’opposants, dont J.B. Danquah avec qui il avait fait équipe dans l’UGCC.
Pour se justifier : « même un système basé sur une constitution démocratique peut être contraint, dans la période suivant l’indépendance, à des mesures de type totalitaire ».
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La joie de la foule à l'annonce de la destitution de Kwame Nkrumah
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Coupé du peuple, Nkrumah devint de plus en plus impopulaire au sein de ces masses laborieuses qui l’avaient porté au pouvoir.
Ce qui devait arriver arriva. Le 24 Février 1966, alors que Kwame Nkrumah se trouvait en voyage officiel au Vietnam, à l’invitation d’Ho Chi Min, un coup d’état éclata, mené par le colonel Emmanual Kwasi Kotoka. Le parlement fut dissous, le parti de Nkrumah, le CPP fut interdit, et Nkrumah lui-même fut banni.
Le reste de la vie de Nkrumah fut donc passé en exil, et c’est à Bucarest en Roumanie qu’il mourut, le 27 Avril 1972.
Son aura fut finalement ternie par les dernières années de son règne, mais pour beaucoup, Kwame Nkrumah restera un visionnaire, l’un des tous premiers à avoir vu la force que pouvait représenter une Afrique unie, qui aurait pu enfin devenir une puissance économique auto-dirigée, et non plus une simple pourvoyeuse de matières premières pour le riche occident.
Pour conclure, ces propos de Nkrumah lui-même en 1961 :
« Divisés nous sommes faibles. Unie, l’Afrique pourrait devenir, et pour de bon, une des plus grandes forces de ce monde. Je suis profondément et sincèrement persuadé qu’avec notre sagesse ancestrale et notre dignité, notre respect inné pour la vie humaine, l’intense humanité qui est notre héritage, la race Africaine, unie sous un gouvernement fédéral, émergera non pas comme un énième bloc prompt à étaler sa richesse et sa force, mais comme une Grande Force dont la Grandeur est indestructible parce qu’elle est bâtie non pas sur la terreur, l’envie et la suspicion, ni gagnée aux dépends des autres, mais basée sur l’espoir, la confiance, l’amitié, et dirigée pour le bien de toute l’Humanité ».
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Monument érigé à la gloire de Kwame Nkrumah
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http://web.utk.edu/~cnakuma |
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Vidéo : La fin du rêve des Etats-Unis d'Afrique |

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une réaction
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Kwame Nkrumah (1909-1972) le père du panafricanisme |
Nombre de messages:
34
Pages:
1 2
Bon article |
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Elyse (
09/07/2003 01:33 ) |
Merci pour cet excellent article qui m'a permis de decouvrir aujourd'hui la cause de la chute de KN, quelqu'un pour qui j'ai toujours eu de l'admiration. Je pense que sa vision d'une Afrique Unie est encore aujourd'hui la solution pour le continent de sortir de la misere du sous-developpement dont aucun pays africain, malgre les richesses naturelles, n'est encore sortie. Je ne croit pas non plus que l'UA qui va naitre incessamment ou les autres organisations regionales comme la CEDEAO, la CEDEAC et autres peuvent apporter quelques choses de vraiment positif dans la lutte du continent a la recherche de ses repaires. Une Afrique vraiment unie sur le model Americain est reellement la solution aux nombreux problemes du continent. Mais malheureussement pour nous tous, ce n'est pas encore demain que cela arrivera. Pauvre Afrique et pauvres populations africaines. |
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Bravo |
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Mad (
09/07/2003 08:57 ) |
Bravo pour ce travail de fonds remarquable.
Et merci d'eclairer nos lanternes avec ce document fort instructif. Continuez, c'est un reel plaisir de savoir qu'il existe des sites d'une telle qualité dédiés à la progression de la communauté noire, un site qui s'efforce de sortir des sentiers battus et d'élever les consciences pour une générations d'africains qui s'efforcent d'aller de l'avant.
"Comme ils ne savaient pas que c'etait impossiblie alors ils l'ont fait".
Merci encore. |
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La responsabilite de l'imperialisme |
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Daniel T. Piameu (
09/07/2003 09:29 ) |
Votre article donne de bonnes informations sur la vie de K. Nkrumah, mais ne dit pas avec satisfaction la cause de sa destitution. Vous ne prenez pas en consideration la part qui aurait incombe a l'imperialisme anglais dans cet evenement historique. Vous ne pouvez pas occulter cette cause exterieure dans cette lecture de l'evenement. Le prix du cacao est fixe a Londres. L'economie ghaneenne etait dependante du cours du cacao. Ne pensez-vous pas que les Anglais aient volontairement manipule ce cours pour nuire a l'aura politique de Nkrumah? S'il n'y avait pas eu cette chute des cours du cacao, Nkrumah aurait-il subi un tel mecontentement de sa population? Vous ne semblez pas deceler convenablement la cause de l'evenement ou alors vous negligez a tort cette cause externe. Tout se passe comme si vous etiez vous-meme manipule dans votre lecture.
Cela dit, je vous apporte mes felicitations pour le travail que vous abattez |
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Vous avez peut-être raison |
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Hervé Mbouguen (auteur de l'article) (
09/07/2003 11:24 ) |
Diverses sources s'accordent à dire que le soulèvement qui a abouti à l'éviction de Kwame Nkrumah s'est faite avec le soutien de l'Occident.
Je ne sais pas si la baisse des prix du cacao était spécialement orientée pour mettre Nkrumah en difficultés, mais l'article précise clairement que c'est la chute de ces prix qui a mis en difficultés le régime de Kwame Nkrumah. |
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l'artcle sur KWAME K |
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EDIMO (
14/07/2003 20:59 ) |
Votre article m' a plu. Je vous encourage de faire la même chose pour les autres chef d'Etat Africain, pour la Cameroun, Boukina Fasso, le congo de Lumumba sutout, dont les blancs retracent l'image par le film en laissant les vrais problèmes dans le film, la guerre d'Algerie, sa cause et son indépendance. |
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Concrétiser le rêve... |
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BMW (
16/07/2003 17:52 ) |
Excellent article, qui permet de se faire unee idée objective de l'homme qu'était Kwamé Nkrumah.
Il est incontestable qu'il a mal fini, et qu'il s'est un peu (et peut-être même trop...) pris la tête en se prenant pour un prophète. Sur la fin de son régime, il est clair qu'il a pris des décisions contestables et indignes d'un homme de sa stature. De ce point de vue, il a un peu pris la trajectoire d'un Sékou Touré, qui avait courageusement dit "Non" à de Gaulle en 1957, et qui a fini comme l'un des dictateurs les plus sanguinaires que l'Afrique ait connu. Il est bon que cela se sache, Nkrumah a fini en dictateur, beaucoup de personnes l'oublient trop vite.
Par contre, il est l'un des premiers à avoir compris que tous les micro-états issus des indépendances n'étaient pas viables. Son combat de se point de vue reste d'actualité, et ma conviction personnelle est que nous ne nous developperons qu'avec un Etat féderal d'Afrique noire. Un Etat qui rassemblerait tous les pays d'Afrique sub-saharienne, et qui deviendrait par conséquent le pays le plus riche du monde. L'actuelle UA est un cirque, ça ne vaut rien. On ne peut pas compter sur ce machin pour résoudre nos problèmes. |
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un noir avide d'unité (
21/07/2003 20:58 ) |
Comme a su le dire un frere + haut
il serai plus que bien de faire un ar-
ticle sur tout ces françafricains,noir
à l'exterieur mais complètement
blanc et ultra corrumpus a l'interieur;
bien que je pense que ça doit etre
difficile pour vous.Dans tous les cas continuez,car notre jeunesse en a cruellement besoin alors :
continuez;continuez;continuez!!! |
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Kouokam (
14/04/2004 15:39 ) |
C'est bien d'informer ceux qui ne savent pas.
Meme s'il a fait des conneries sur la fin, il faut quand meme preciser qu'il reste quand meme dans ce qu'on peut appeler le "top five" des Grands Africains (Nkrumah, Sankara, Lumumba, Mandela, Um Nyobé...), bref parmi les plus visionnaires.
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CONSTAT |
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Dodo kukelemena (
17/04/2004 15:22 ) |
C' est le grand probleme que nous avons, nous africains.
Notre vrai probleme n'est pas celui de commencer me de terminer en beauté ce que nous avons commencé.
Le moment est venu où le leaders actuels doivent se servir des qualités de leurs prédecesseurs et abandonner leurs défauts.
KN figure quand meme sur la liste de grands bagarreurs de l'indépendance africaine. |
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bravo et merci |
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godwin atsu (
20/04/2004 12:09 ) |
j'avais dix ans en 1966 quand kotoka a fait son coup.
il est vrai que la dictacture sévissait à l'époque.
j'habitais lomé au togo .
nk a fait érigé des fils barbelés afin de fermer la frontière.des militaires surveillaient la frontière mais celà n'a pas empêché la contrebande et la corruption.
aujourd'hui c'est le dictacteur du togo qui a érigé les barbelés.
je me rappelle aussi des scènes de liaisse de joie à la chute du dictateur.
cependant je reste persuadé que le panafricanisme n'est pas un vain mot.
godwin |
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Au sujet de Nkrumah |
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Patrick Effiboley (
22/04/2004 11:10 ) |
je viens de passer en revue la biographie de cet illustrissime Africain. La seule chose que je vais dire est d'utiliser les mots de Victor Hugo : "Grands hommes, voulez-vous avoir raison demain, mourrez aujourd'hui"
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myrhiam (
22/04/2004 22:23 ) |
excellent article car on ne parle pas assez de nos grands hommes, qui ont fait tant pour l'Histoire des Noirs. Kwame Nkrumah hérite d'une longue tradition de nationalisme déjà commencé par l'Asantehene Prempeh, destitué par les Britanniques, puis remis sur le trône et destitué à nouveau. |
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myrhiam (
22/04/2004 22:26 ) |
Elise, le problème de l'Afrique et des Noirs est que l'on oublie notre histoire. Or connaitre son passé c'est batir son futur. Nous tendons tous vers une mondialisation, se gavant de l'Histoire des Autres et méprisant nos cultures. |
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makeda (
22/04/2004 22:33 ) |
Vous partez d'une supposition sans preuve pour le dire. C'est un bref article sur la vie de ce grand homme et non un livre. Je pense que dans un travail plus approfondi, ce point figurerait. Alors ne soyons pas trop dur avec ceux qui ont fait ce bon boulot ! Cependant je partage votre avis sur la part de la responsabilité des Anglais, voir des Américains dans la chute du régime. N'oublions pas qu'il représentait un double danger: volonté d'unir l'Afrique et proche de l'idéologie socialiste. C'était un homme aussi bien surveillé par la CIA, que par les services français, anglais... craignat une installation du communisme en Afrique. |
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Ainsi soit-il |
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OUOBA Cyrille (
03/05/2004 14:14 ) |
J'ai découvert votre site à tout hasard. En effet, je suis président d'une association dénommé "ESPOIR". Nous nous sommes fixé pour objectif de reunir le maximum de jeunes africains où qu'ils soient à travers des échanges culturels qui à notre avis pourrait déboucher sur une véritable union de nos peuples et partant d'une union économique et politique car selon nous, l'unité africaine tel que nos dirigeants la veullent de nos jours n'aboutira à rien. Il faut d'abord que nous nous tolerions , que nous nous acceptions et que nous comprenions que nous avons le même sort celui de l'asservissement et de la mendicité vis avis de l'occident afin de pouvoir vivre ensemble en toute harmonie. Dans le cadre de notre association donc, en guise de formation de nos membres nous étudions divers thèmes. C'est ainsi que je me suis chargé d'exposer sur les PERSONNALITES AFRICAINES et en 1er lieu j'ai choisi Kwuamé NKRUMA. Je vous remercie donc pour ce article on ne peut plus instructif en quelque ligne. Cependant, je suis attristé par le fait que ce illustre homme ait fini un peut comme MOBUTU. Néanmoins il reste pour nous jeunes africains une lumière sur ceux dont à besoin notre très chère Afrique car comme le nom de notre association l'indique nous avons ESPOIR que tout n'est pas encore perdu si et seulement si le peu de gens qui y pense encore ne subissent pas prématurément le même sort que leur prédécesseurs. |
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Nkrumah, A must in our History Curriculum |
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Hit The Road Jack! (
08/08/2005 19:30 ) |
Thanks for this inspirational article. Why can't our so-call leaders be only 1% Nkrumah?
African leaders must read about this visionary and make sure their schools' History Programmes include include Nkrumah, Lumumba, Sankara etc. not only Sundiata, Samori...
The new African generation needs to draw thei inspirations from people like Nkrumah!
Thanks again |
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09/08/2005 01:00 ) |
Vous n'allez pas me croire, en Côte d' IVOIRE on a des boulevards GISCARD D'ESTAING ,des ponts général de GAULLE, je ne sais plus en fouillant bien on doit trouver une rue marechal PETAIN, en France j'ai pas encore vue une rue Senghor ou houphouet, pourtant ces gars on defendu les interets Français a fond la caisse par des coups tordus en tout genre
Quelqu'un peu me dire pourquoi on a pas de rue dans nos pays de noms de nos illustres, comme samory ,lumunba , kenyatta, cabral, ou encore de nos écrivains ou historien comme Ibrahima baba Kaké, camara laye l'enfant noir.
on attend peut etre
quand les poules auront des dents. |
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Des exemples à suivre |
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09/08/2005 11:43 ) |
Toutes mes félicitations pour cet article qui m'a permi de mieux connaitre NK. Nous devons suivre les pas de nos leaders et avoir une vision et une politique de développement pour notre pays, notre continent. NK, ses études aux USA et en UK lui ont permi de connaitre le sort qui est réservé à l'Afrique tant qu'il ne developpe des strategies pour sortir du joug colonial. Et très tot, il a amorcé le processus de liberation de l'Afrique en commencant par son pays, puisqu'a-it dit: l'independance du Ghana ne sert à rien si les pays voisins sont encore sous la domination coloniale. En me basant sur les points positifs de ce leader africain, pere du panafricanisme, j'exhorte les dirigeants africains à emboiter ses pas. NK a deja tracé le chemin à suivre pour une Afrique libre et prospère. Que chaque Africain, à n'importe quel niveau et à n'importe quel poste de responsabilité suit ce chemin tracé et ainsi, le developpement reel de l'Afrique peut donc s'amorcer. |
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Des exemples à suivre |
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Theodore Nouhoheflin (
09/08/2005 11:47 ) |
Toutes mes félicitations pour cet article qui m'a permi de mieux connaitre NK. Nous devons suivre les pas de nos leaders et avoir une vision et une politique de développement pour notre pays, notre continent. NK, ses études aux USA et en UK lui ont permi de connaitre le sort qui est réservé à l'Afrique tant qu'il ne developpe des strategies pour sortir du joug colonial. Et très tot, il a amorcé le processus de liberation de l'Afrique en commencant par son pays, puisqu'a-it dit: l'independance du Ghana ne sert à rien si les pays voisins sont encore sous la domination coloniale. En me basant sur les points positifs de ce leader africain, pere du panafricanisme, j'exhorte les dirigeants africains à emboiter ses pas. NK a deja tracé le chemin à suivre pour une Afrique libre et prospère. Que chaque Africain, à n'importe quel niveau et à n'importe quel poste de responsabilité suit ce chemin tracé et ainsi, le developpement reel de l'Afrique peut donc s'amorcer. |
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Hommage à Kwamw Nkrumah Osangyefo |
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Musengeshi Katata (
09/08/2005 12:00 ) |
Beaucoup d´africains ne sauront jamais reconnaître à sa juste valeur l´entrée en histoire africaine d´Osangyefo et surtout des conséquences fututures de l´existence de cet homme, parce que l´histoire africaine a été abrutie par un Pouvoir Blanc désireux de faire disparaître toute conscienctisme africain. Patrice Lumumba qu´il a vainement essayé de sauver de la mort disait: "L´Afrique écrira sa propre histoire et elle sera au nord et au su du Sahara une histoire de gloire et de dignité" L´histoire D´osangyefo, c´est aussi la première visite d´un président africain aux Etats-Unis attendu à l´aéroport par un John Kennedy, privilège qu´aucun autre chef d´Etat ne jouira. Ou la file devant son hôtel jusqu´au coin de la rue prochaine de noirs américains volontaires pour revenir en Afrique et participer à la reconstrction du continent africain. Osangyefo, c´est aussi la protestation énergique lors des premier essais nucléaires francais dans le Sahara ou encore la construction de la première centrale atomique sur le continent noir que les anglais torpillèrent et qui fut démontée et rendue à son propriétaire: L´Union soviétique. Une petite tache sur la veste imaculée de cet homme est cette phrase : Où a-t-on vu un pays en prison parce qu´il est criblé de dettes? Erreur, monsieur Kwame Nkrumah; la prison moderne de états endettés signifie la main mise du FMI et de la Banque Mondiale sur leurs revenus, les empêchant ainsi de financer librement leurs frais sociaux, parmi lesquels l´instruction publique. Un homme de grande valeur que l´Afique regrette amèrement, quand on voit toutes les fausses copie de l´oncle Tom qui se débattent aujourd´hui au pouvoir en Afrique, en offrant à ce merveilleux continent que misère, guerre et désolation. Et si toutes nos femmes sont pas chéries et protégées de la pauvreté, qui nous fera un jour la voie de nous offrir un autre Osangyefo ou un autre Lumumba? |
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