 |
  |
| Langues occidentales en Afrique, moteurs de l'oppresion culturelle
|
| |
Avec la tenue de la 36ème conférence parlementaire du Commonwealth au Cameroun, le 28 Juillet dernier, M. Yann Y. revient sur la problématique de l’utilisation des langues coloniales, comme moteurs de la domination culturelle en Afrique depuis plusieurs années. |
| Par Yann Y. |
|
| |
 |
|
 |
|
 |
 |
 |
 |
 |
|
 |
 |
Elizabeth II et des membres du CommonWealth, on reconnaît notamment Kwame Nkrumah deuxième à partir de la gauche
©
emeagwali.com |
 |
 |
|
 |
|
 |
|
 |
 |
|
|

Un pensée populaire veut que les peuples créent les langues et que les empires en dictent l’utilisation. Avec la tenue, le 28 Juillet dernier, des activités du CommonWealth pour la région Afrique et les préparatifs allant bon train du prochain sommet de la Francophonie, cette assertion semble être restée une triste réalité.
Les langues font partie de la stratégie d’asservissement
Depuis l’époque des razzias négrières au XVè siècle et l’invasion occidentale, les campagnes d’oppression culturelle ont souvent fait partie intégrante des stratégies d’asservissement des Noirs. A l’époque, la politique linguistique des grands empires (même si elle semblait moins officielle qu’aujourd’hui), rentrait dans le cadre de processus dits « d’évangélisation » de populations dites « non civilisées ». On peut se rappeler, pour exemple, du roi Nzinga Mbemba, régnant sur l’empire du Kongo dès 1506, qui, dans un élan de ce qu’il pensait être une amitié entre lui, les Portugais, et leur roi Jean III le pieux, s’était converti au christianisme et avait appris à parler le Portugais. Pour mieux se rapprocher de celui qu’il considérera, à tort, comme son « frère » lors de son accession au trône.
Les époques coloniale et post coloniale joueront elles aussi un rôle prépondérant dans l’impérialisme linguistique ; la politique de vulgarisation des langues occidentales étant au coeur des préoccupations des puissances coloniales. Au Cameroun par exemple, la France s’attacha à conquérir l’élite intellectuelle en tentant de faire disparaître, pûrement et simplement, les langues traditionnelles et en rendant obligatoire l’utilisation du français. Plusieurs décrets, définissant clairement cette politique française dans sa colonie, allaient dans ce sens :
« La langue française est la seule en usage dans les écoles. Il est interdit aux maîtres de se servir avec leurs élèves des idiomes du pays. » (1) |

On peut aussi rappeler les directives liées à cette politique linguistique coloniale, du haut commissaire de la république française au Cameroun Jules Carde, qui se faisaient en ces termes, quelque peu inquiétants:
« Il faut donc de toute nécessité que vous suiviez avec le plus grand soin le plan de campagne que je vous ai tracé, que vous coordonniez vos efforts, tous les efforts et que le défrichement méthodique et bien concerté (des autres langues) se poursuive sans hâte comme sans arrêt... (afin de concrétiser) notre volonté de donner aux populations du Cameroun la langue en quelque sorte nationale qu'elles n'ont pas et qui ne saurait être évidemment que celle du peuple à qui est dévolue la souveraineté du pays. »(2)
La langue, élément d’expression culturel très important
Si la langue est avant tout un moyen de communication, elle n’en reste pas moins un vecteur d’expression culturelle et touche ainsi, comme le soulignait d’ailleurs le professeur Ki-Zerbo (3), à l’identité des peuples. Et à partir du moment où elle « flirte » avec cette identité, elle revêt une importance évidente dans la gestion de la vie des populations et par ricochet, dans la course au développement engagée. Le culturel étant très clairement lié à l’économique et au politique. |

Aujourd’hui encore, ces politiques linguistiques constituent un enjeu hautement stratégique dans les processus de domination culturelle et de pérennisation de l’influence des Etats forts sur les Etats faibles, tout en restant aussi importantes entre pays développés. On se remémorera ainsi l’appel de Cotonou de Décembre 1995, où le président Jacques Chirac, s’exprima sur les dangers de l’expansion de la langue anglaise au détriment du français. Il en appela ainsi ce jour, les pays du sud à venir à la rescousse de la francophonie :
« (…) aujourd'hui, 90% des informations qui transitent par Internet sont émises en langue anglaise, parce que les outils et les serveurs sont dédiés à l'usage exclusif de cette langue.
L'enjeu est clair : si dans les nouveaux médias, notre langue, nos programmes, nos créations ne sont pas fortement présents, nos futures générations seront économiquement et culturellement marginalisées. Sachons, demain, offrir à la jeunesse du monde des rêves francophones, exprimés dans des films, des feuilletons et valorisant la richesse culturelle et la créativité de chacun de nos peuples.
Il faut produire et diffuser en français. C'est une question de survie. Il faut unir nos efforts. .Les pays du Sud peuvent et doivent participer à ce combat, qui n'est pas seulement celui de la francophonie. »(4) |

Commonwealth, francophonie : atouts pour les africains ?
La question sous-jacente aux propos de Chirac, qu’il sera finalement légitime de se poser, sera de savoir si, regrouper les différents pays d’Afrique Noire en communautés linguistiques telles que le Common Wealth ou la Francophonie, constituent un atout vraiment réel pour les Africains, ou si cela, ne contribue pas uniquement à assouvir des desseins impérialistes, à tuer nos langues vernaculaires, à désintégrer nos sociétés par le biais même de nos élites, et ainsi, nous empêcher de nous autodéterminer à travers une culture qui nous est propre.
Et au vu de ces questionnements, on doit bien se rendre à l’évidence que le sujet de la réhabilitation de nos langues traditionnelles devient capital dans la préservation de notre patrimoine culturel et pour le processus de développement.
Cependant, remettre à l’ordre du jour nos idiomes traditionnels n’est pas tâche aisée, et l’on peut comprendre pourquoi, 50 ans après que Cheikh Anta Diop en ait posé les jalons dans son premier ouvrage, Nations, Nègres et Culture (5), on en soit toujours au stade embryonnaire.
En effet, même si on peut convenir que les revendications de Diop et des intellectuels africains de l’époque étaient anté-indépendantistes, et que les choses devraient avoir ne serait-ce qu’un petit peu évolué depuis le temps, triste sera de constater que les accords dits « de coopération » signés au lendemain des indépendances, n’ont fait que perpétuer l’oppression culturelle, linguistique et mentale dont est victime l’Afrique Noire (francophone particulièrement) depuis près de cinq siècles.
La plupart des problèmes liés à la réhabilitation de nos idiomes nationaux (multiplicité des langues africaines, l’adaptation aux concepts scientifiques et philosophiques modernes, la prétendue prédominance de la langue coloniale), exposés par le professeur Cheikh Anta Diop, existent d’ailleurs toujours, quand ils n’ont pas carrément pris de l’ampleur. |

Nous devons sauver nos langues
Et si on tient compte des estimations du linguiste Français Claude Hagège qui spéculait, qu’a priori, une langue mourrait dans le monde tous les quinze jours, soit 24 langues tous les ans, et sachant qu’aucune politique réelle gouvernementale n’a été mise en place (sauf exception de quelques états tels l’Afrique du sud, le Kenya, la Tanzanie) pour préserver nos idiomes, on peut d’ores et déjà être sûr que des centaines de langues Africaines disparaîtront encore dans les prochaines années.
De plus, la mort d’une langue ne résultant pas uniquement de la diminution du nombre de ses locuteurs, ou à l’invasion d’une autre langue, l’absence de supports culturels (livres, radios, télévisions, internet, musique, etc.) permettant de véhiculer nos idiomes et des les rendre accessibles ne pourront que jouer en faveur de cette disparition pure et simple.
L’inexistence de ces outils conservatoire de notre patrimoine linguistique réduira donc, encore et encore, considérablement l’espérance de vie de nos idiomes, et à un rythme tel que, toutes nos langues disparaîtront définitivement, une par une, et les rêves de Cheikh Anta Diop, de voir une Afrique unifiée autour d’un socle culturel et linguistique commun, avec elles…
Il apparaît donc imminemment urgent, aujourd’hui plus que jamais, de repenser l’utilisation des langues vernaculaires en Afrique au dépens des langues occidentales qui demeurent elles, réservées à une élite et constituent globalement, une barrière entre l’administration et les nombreuses (et non alphabétisées) populations des zones rurales. Il en va du devenir de l’Afrique, il en va du devenir de la renaissance Panafricaine.
(1) LECLERC, Jacques. «Cameroun» dans L’aménagement linguistique dans le monde, Québec, TLFQ, Université Laval
(2) LECLERC, Jacques. «Cameroun» dans L’aménagement linguistique dans le monde, Québec, TLFQ, Université Laval
(3) Joseph Ki Zerbo, A quand l’Afrique ? Entretien avec René Hollenstein, Editions de l’aube
(4) Cette déclaration, baptisée l’appel de Cotonou, a été faite par Jacques Chirac lors du Vè sommet de la Francophonie, du 2 au 4 Décembre 1995 au Bénin.
(5) Cheikh Anta Diop avait expliqué, dans Nations, Nègres et Culture, l’urgence et la nécessité de développer les langues nationales en lieu et place des langues coloniales, ainsi que les moyens de mise oeuvre de cette réhabilitation en adaptant nos idiomes aux besoins de la « modernité ». |
|
|
  |
 |
|
Ecrire
une réaction
|
Langues occidentales en Afrique, moteurs de l'oppresion culturelle |
Nombre de messages:
35
Pages:
1 2
Où sont les réactions des grioonnautes? |
|
Man (
02/08/2005 17:15 à Paris / France ) |
Voici probablement le plus important article de grioo et personne pour réagir! Les africains semblent accuser le coup. En effet, comment réagir à cet article autrement que dans la langue des bourreaux de nos pères? La même langue dans laquelle a été écrit cet article. L'aliénation culturelle des africains a atteint des proportions démeusurée. Les langues importées n'en sont qu'un aspect. Il ne faut oublierles religions, les prénoms et mêmes les noms! Sur africa #1, la plupart des journalistes arborent avec fierté des prénoms aux consonnances occidentales et se targuent à qui mieux mieux de maîtriser la langue de molière. Si slmt ils pouvaient un seul instant réaliser à quel point leurs baragouinnements confirment chaque jour un peu plus, l'assujetissement du nègre face au leucorderme. Apparemment, personnes ne s'en souci. Surtout pas les grioonautes!........:o( |
|
 |
 |
Sur l´aliénation des africains |
|
Musengeshi Katata (
03/08/2005 08:23 à / Germany ) |
Il est connu depuis bien longtemps que le Pouvoir Blanc, pour dominer le monde et l´assouvir à ses intérêts, ne reproduit qu´un phagocyte, nègre sans âme, instruit mais incapable d´originalité, parlant la langue du maître et se confiant spirituellement à un Dieu blanc, ce qui l´empêche autant d´avoir accès à sa continuité sociohistorique qu´à être autre chose qu´un être sans valeur, une chosification du maître qui peut le vendre comme esclave, le lyncher comme Jim Crow. Empêcher l´homme noir à tout prix de croire que Dieu, qui est une projection idéelle de nos plus belles attentes puisse être noir. Si la langue qui porte nos accents propres, la couleur de notre espérance manque d´identité, comment accèdons-nous à notre propre divinité? Pas du tout, nous reston devant une porte fermée. Tel est le dilemne de l´homme noir. On devrait se rappeler du sort de la dernière tentative de créer une écriture du roi Njoyo des Bamoun; il fut évincé par les francais et consigné en exil à Yaoundé. Liberté, Egalité, Fraternité: on connait ces slogans qui ne veulent dire que : nous vous vendons comme esclave quand nous le voulons, où nous le voulons et nous assassinons vos élites dérangeants et vous, il ne vous reste qu´à devenir de bons nègres. Cette fourberie du Pouvoir Blanc! A part cela ils parlent de liberté, de démocratie, de civilisation; à en pleurer! |
|
 |
 |
trop de blablas! |
|
miss stubborn (
03/08/2005 08:28 à Greenwell Springs / United States ) |
le Francais est cense etre la "langue maternelle", ainsi que la langue nationale de la majorite d'entre ceux qui sont originaires du Cameroun. Mais, comme par hasard ils ne peuvent pas l'enseigner, et ce ne sont que les veritables Francais qui ont ce droit
plutot que de continuer a speculer pourquoi ne pas tous parler Pidjin |
|
 |
 |
|
|
Kana (
03/08/2005 08:49 à Paris / France ) |
Sujet ressassé. Le blanc ayant été le "Maître" connaître sa langue ses partagé son intimité, donc d'être en mesure d'intercéder, et d'avoir du pouvoir. C'était à une époque le signe d'un certain statut social.
La politique coloniale française pour les langues, n'a été que le prolongement de la politique nationale, français obligatoire. Interdiction des autres dialectes, Breton, Basque, provençale. Les belges au Congo (RDC) avaient favorisé l'apprentissage des langues locales début 20°, et tout l'enseignement primaire y était dispensé, il y avait même des bibles traduites. Cela a été arrêté quand ils se sont rendus compte que cela donnait trop d'autonomie.
Le problème africain des langues locales et une question d'amour propre et de fierté. Si l'on est fière de son héritage, de sa position et de son oeuvre, on essayera de le transmettre et de le faire prospérer.
Au contraire si on est aigrie, dépité et honteux on en voudra au monde entier, et on essayera de faire disparaître ce qui est ressentie comme étant honteux.
On peut comprendre que l’étudiant qui a souvent souffert en Europe pour obtenir son diplôme soit tenté de briller en société, De deviser avec ses paires, mais il oublie qu’il doit avant tout autre chose vulgariser, et transmettre aux siens son savoir et les former, il doit devenir un pédagogue,
Il est temps pour l’africain d’oublier le blanc, et de vivre pour lui
|
|
 |
 |
Renaissance africaine passe par l'abandon de l afrancophonie |
|
Alain B. (
03/08/2005 10:18 à Paris / France ) |
pour comprendre en détail les effets de l'aliénation culturel et la fonction de contrôle social qu'exerce la francophonie en afrique, on peut lire le livre du sublime écrivain camerounais Mongo Beti (c'était le Verschave noir et bien avant lui): "Africains si vous parliez".
Vous comprendrez alors que non seulement c'est une arme de destruction culturelle au profit des blancs mais aussi qu'elle permeta ux gouvernements fantoches africains de pratiquer un apartheid culturel à l'égard des populations afin de maintenir le pouvoir des élites francophones.
il est clair que pour renaitre, l'afrique doit retourner aux langues africaines. Ne serait ce que pour se protéger des blancs et notamment des français qu'on sait particulièrement incapables de parler les langues etrangères. Pourquoi leurs facilite t on le travail en parlant leur langue de merde?? Mongo Beti paralait dans les années 70 de passer à l'anglais. Ce serait déjà un progrès. regardez Paul Kagamé, president du Rwanda, qui ne s'exprime qu'en anglais! |
|
 |
 |
sista |
|
(
03/08/2005 10:39 à Paris / France ) |
il est à noter que dans les antilles françaises, il était interdit aux esclaves de parler français. il en est sorti une nouvelle langue : le créole. de même dans les antilles anglophones, le créole de structure similaire y est parfaitement spécifique. récemment encore, au cours du 20e siècle les créoles ont évolué comme le patois jamaïcains réapproprié par les rastas. les langues bougent, se mélangent, s'adaptent, pour mieux exister, pour créer des identités fortes. c'est vers l'avant qu'il faut aller...... |
|
 |
 |
sista |
|
(
03/08/2005 10:44 à Paris / France ) |
"passer à l'anglais. Ce serait déjà un progrès"
ton analyse est un peu primaire, si je peux me permettre : hormis le fait que l'anglais soit 1 des langues les plus utilisées dans le monde (avec le chinois et l'espagnol), je ne vois pas en quoi passer du français à l'anglais serait un progrès, lol. |
|
 |
 |
sista |
|
(
03/08/2005 10:47 à Paris / France ) |
pour avancer, il faut être soi-même, c'est à dire accepter le passé qu'il est impossible de recommencer, et imposer son identité au futur. |
|
 |
 |
CHOIX DES LANGUES |
|
SOSO (
03/08/2005 12:55 à Saverne / France ) |
Je viens de lire les réactions de différents intervenants au sujet des langues africaines
Le choix d'une langue locale ne conviendrait pas forcément au reste de la population dans un pays diversifié tel que le cameroun ou il y plus de 100 langues locales.
Certains verront cela d'un mauvais oeil. Je proposerais par exemple une langue commune à toute l'afrique noire tel que LE ZUAHILI.
J'ai fait de la linguistique dans le cadre des mes études en langues. Le zuahili est non seulement très facile à apprendre, il sonne très bien.
|
|
 |
 |
Pourquoi mon message censure |
|
Pourquoi mon message censure (
03/08/2005 13:16 à Sénas / France ) |
Pourquoi mon message a été censuré.
Quand j'avais que les litteraires ne raisonne pas et nuisent à l'avancer de l'afrique. |
|
 |
 |
Si chaque université se donnait les moyens de promouvoir les langues africaines du pays ou de la région, on pourrait construire l'avenir de nos langues. Cela prendra du temps, mais il faut avoir la volonté de s'y mettre. Dénoncer l'impérialisme linguistiq |
|
VInesh Y Hookoomsing (
03/08/2005 14:23 à Vacoas / Mauritius ) |
|
|
 |
 |
Mon message a été tronqué. Voici la suite: Dénoncer l'impérialisme linguistique et culturel, c'est une chose, mais si nous prenons pas en main l'avenir de nos langues et cultures, qui d'autre le fera? |
|
Vinesh Y Hookoomsing (
03/08/2005 14:23 à Vacoas / Mauritius ) |
|
|
 |
 |
ah!!bon!! |
|
Fab (
03/08/2005 15:17 à Amiens / France ) |
C'est maintenant qu'on semble comprendre que les langues occidentales que un peu partout en Afrique nous parlons ne sont que des outils de domination.D'ailleurs nous parlons français,anglais,espagnol,allemand,portugais en Afrique mais compbien de citoyens de ces pays parlent-ils des langues africaines?Pas beaucoup me direz-vous.Eh oui,il est temps de comprendre que les langues et les religions(originelles bien sures) sont le socle de la culture d'un peuple.Et que tant que nous Africains n'auront pas des assises culturelles fortes,et bien à mon avis parler de développement serait illusoire. |
|
 |
 |
La logique |
|
(
03/08/2005 16:47 à Sénas / France ) |
Ce qui manque à l'afrique c'est des gens qui ont l'esprit logique.
Tant que ils n'aura pas des gens à l'esprit logique pour mener les choses il ne se passera rien en Afrique.
Pour preuve de manque de logique des africains : il est impossible de mettre les africains d'accord sur quelque chose. |
|
 |
 |
reponse à sista et celui qui reproche le manque de logique et d'unité aux africains |
|
Alain B. (
03/08/2005 17:45 à Paris / France ) |
le creole n'est certainement pas issu de l'interdiction de parler français. les esclave n'avaient pas le droit de parler leurs langues africaines et d'ailleurs ils ne le pouvaient pas car les esclavagistes evitaient de regrouper les membres d'une meme ethnie sur une plantation. De plus, avec le temps les esclaves nés aux antilles avaient oublié la culture de leurs ancetres. Pour communiquer entre eux, les esclaves ont donc créé une langue à partir du français mais avec des apports africains, anglais et espagnol. Il s'agit donc d'une une reappropriation du français.
concernant l'anglais, je persiste car il s'agit d'une premiere mesure defensive contre la france colonialiste et contre l'usage de la francophonie en tant qu'instrument de domination. N'oublies pas que la france, ce petit pays de merde, se permet deparler pour des millions d'africains, parce qu'ils sont soit disant francophone, alors qu'en realité c'est uniquement une MINORITE qui parle français. Sans l'Afrique "francophone" que pesera la France cet avorton colonialiste et sournois qui parade sur la scene internationale?
En plus, lorsqu'on voit l'INCAPACITE DES FRANCAIS A PARLER D'AUTRES LANGUES (je le sais j'ai vecu longtemps à l'étranger et je peux vous dire que les français font rire les auitres européens lorsqu'ils parlent anglais ou allemand...) le fait de ne pas parler sa langue et de ne pas lui faciliter les choses les destabilisera.
il s'agit et tu as raison d'une premiere etape avant le passage à une langue africaine. Pourquoi pas le swahili? J'ai entendu dire que le Lingala est pas mal parlé en afrique de l'Ouest. Est ce vrai? Qu'en est il de la langue des Dioulas?
Concernant le manquede logique des africains, je ne crois pas que les africains en manquent. ils sont seulement victime du jeu des Blancs "DIVISER POUR MIEUX REGNER". D'autre part, si on regarde l'HISTOIRE EUROPEENNE, on peut aussi dire que les BLANCS manquent de logique: Guerre de 30 ans (près de lamoitié de la population morte), 1ere guerre mondiale 14-15, 2e guerre mondiale 39-45: combien de morts? DES MILLIONS!!! Ou est la logique des blancs dans tout cela?
Est-ce qu'ils ont appris? Regarde ce qui s'est passé en ex-yougoslavie et au kossovo avec les massacres et tu pourras dire que non.
|
|
 |
 |
Logique manque aux africains |
|
(
03/08/2005 18:24 à Sénas / France ) |
N'importe quoi Alain B, tout les peuples sont d'accord entre eux sur l'essentiel car c'est des choix d'une logique elementaire.
Par exemple tout les autres races valorisent leur culture et histoire sauf l'africain. Pourtant ceci est d'une logique elementaire pour un etre humain normal mais va discuter avec les africains qu'il faut qu'ils valorisnet leur histoire, tu verra qu'ils ne se mettrons jamais d'accord et la plupart ne font pas comprend l'evidence et le pourquoi de la chose.
et puis arreter comme dit KELMAN de checher des bouquets emissaires en disant que c'est toujours la faute de l'autre.
La question est : comme faire pour que les africains deviennent des gens logique.
Et puis en afrique il y a beaucoup de litteraires (des gens à l'esprit pas tres clairs), en plus ces gens ne connaissent rien à l'afrique, ils connaissent Hegel, Hugo,....
|
|
 |
 |
Copie les autres pour éviter les désaccords permanents entre africains |
|
(
03/08/2005 18:43 à Sénas / France ) |
Copie les autres pour éviter les désaccords permanents entre africains
Comme l'africain manque de logique, il est preferable qu'il copie les autres. En realité tous les etres humains font pareil sauf bien sur l'africain. Et chacun l'adapte à sa culture, par exemple les grecs ont tout copie de l'egypte ancienne mais ils l'ont adapté à leur culture
Par exemple il voit que tous races valorient leur culture et histoire, il fait pareil.
il voit que les chinois qui ont 30 ans d'avance sur l'afrique travaille plus de 12 heures par jour, il fait pareil, ....etc |
|
 |
 |
Très triste je suis, mais j'ai foi en l'avenir |
|
OUOBA Ounteni (
03/08/2005 22:51 à Dakar / Senegal ) |
Chaque fois que je tombe sur un ecrit du genre, Dieu seul sait jusqu'à quel point je suis triste et à même temps reconforté. Je suis burkinabè de nationalité et GOURMANTCHE d'ethnie et j'ai honte de dire que je comprend à peine cette langue.
Pourquoi? me dira-t-on. Eh bien juste parce que j'ai apris à refléchir dans une autre langue qui n'est pas celle de mes parents si bien que tous ce que je dis en gourmantchema est teinté du français.
Il est clair que pour resoudre le problème de la disparition des langues africaines il nous faudra surtout une réelle volonté politique afin de réadapter nos programmes scolaires pour les retransmettre également dans nos langues nationales. En général dans chaque pays il y a au moins une langue que près des 2/3 sont aptes à parler (je dis bien aptes) alors pourquoi ne pas penser à la tradution de tous ce que nous apprenons à l'école dans ces langues?
Je prends à témoin le remarquable travail de Cheick Anta dans NATIONS NEGRES ET CULTURES où il a traduit la théorie de la relativité en valaf (lisez WOLOF).
Volonté politique reveille toi!
Est-elle en mésure de se reveiller ?
|
|
 |
 |
La Francofaunie, c’est du fascisme |
|
Ehuzu (
04/08/2005 08:00 à Brussels / Belgium ) |
Le Professeur Ayayi Togoata APEDO - AMAH et la francophonie
«La Francofaunie, c’est du fascisme, de l’anti-démocratie, du racisme»
Suite au dernier sommet de la Francophonie tenu à Beyrouth au Liban du 18 au 20 Oct. 2002, togoforum a entrepris de poser une serie de questions dans le but repondre à certaines préoccupations des locuteurs africains du Français. Le Professeur Apédo-Amah a encore une fois accepté de mettre à notre disposition son temps et son savoir.
http://www.afrology.com/soc/apedoh_fr.html |
|
 |
 |
|
|
Ehuzu (
04/08/2005 08:02 à Brussels / Belgium ) |
Des milliers de langues en voie d’extinction
(MFI) Entre six et sept mille langues sont parlées aujourd’hui dans le monde, dont 30 % se trouvent en Afrique. Près de la moitié pourraient cependant disparaître au cours de ce siècle. Pour l’Unesco, qui vient de publier un Atlas mondial des langues en danger de disparition, la préservation de la diversité linguistique passe notamment par le développement du plurilinguisme.
L’extinction des langues n’est pas un phénomène nouveau. De tout temps, rappelle Stephen A. Wurm, qui a coordonné l’ouvrage, des invasions, des catastrophes naturelles ou des épidémies, ont rayé des langues de l’histoire. Et si quelques rares exceptions, comme le latin, le grec ancien ou le sanskrit, ont pu être artificiellement conservées, la plupart ont disparu sans laisser de traces dans la mémoire de l’humanité. Depuis environ trois siècles cependant, ce processus connaît une accélération.
Les langues dominantes, imposées par les Etats dans l’éducation, les médias, les administrations, n’ont en effet cessé de gagner du terrain au détriment des langues locales et minoritaires. Ces dernières sont au fil du temps abandonnées par leurs locuteurs eux-mêmes. « Les langues locales perdent leur prestige, constate Dimitri Koundiouba, consultant à la section du Patrimoine immateriel de l’Unesco, leurs locuteurs préfèrent utiliser une autre langue qui leur donne l’espoir de trouver un emploi et un statut social plus élevé ». Le danger qui les guette alors, c’est de ne plus être transmises aux enfants et de s’éteindre doucement avec les dernières personnes qui les maîtrisent encore.
http://www.afrology.com/soc/afrolang.html
|
|
 |
 |
Nombre de messages:
35 Pages:
1 2
|