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| L'Afrique pas mure pour la démocratie?
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Retour sur un débat très en vue dans les années 90 |
| Par Paul Yange |
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L’Afrique était-elle mure pour la démocratie ?
Lors de l’effondrement de l’empire soviétique à la fin des années 80, les aspirations démocratiques des peuples africains conduisirent François Mitterrand à demander aux chefs d’Etat africains de se mettre à la démocratie. Cela se passait lors du fameux sommet de La Baule (20 juin 1990).
Cependant, pour quelques personnalités, et pas des moindres, l’aspiration des africains à la démocratie n’allait pas de soi. Ainsi, en février 1990 lors d’une interview sur Europe 1, la journaliste catherine Nay demanda à Jacques Chirac, qui n’était pas encore chef de l’Etat, "s’il n’était pas un peu raciste de dénier aux africains, le droit d’avoir plusieurs partis comme n’importe quel citoyen du monde".
Et Jacques Chirac de répondre : "C’est que les pays d’Afrique ont une caractéristique, c’est d’être divisés, non pas par l’idéologie. Il n’y a pas d’affrontement idéologique entre Africains dans tel ou tels pays, mais des divisions ethniques. Il y a dans ces pays un très grand nombre de tribus qui ont leurs traditions, qui ont leur culture, qui ont leur histoire et qui se sont toujours battus. Le grand effort des dirigeants modernes de ces pays depuis les indépendances, c’est de rassembler ensemble ces gens, de les faire s’entendre et de réaliser l’unité nationale et l’effort de redressement. Dès que vous envisagez la création, comme cela, simplement parceque l’Europe considère que c’est bien, d’un certain nombres de partis, ce que je peux comprendre, que se passe t-il ?
Vous avez immédiatement un parti par tribu et au lieu d’avoir la démocratie, vous avez l’affrontement et un risque d’anarchie. Il faut tout de même réfléchir avant d’imposer à tous ses certitudes. La démocratie peut revêtir un certain nombre de formes. J’entendais tout à l’heure qu’on avait le choix entre un parti et un autre parti. Cela n’a aucun sens en Afrique où il n’y a pas de clivages idéologiques." (1)
Jacques Chirac en faisant cette déclaration datant du début des années 90 révèle t-il ses convictions profondes ou fait-il parler ce qu'il pense être l'intérêt? Est-il réaliste ou afropessimiste? Toujours est-il que sa déclaration relève un peu (beaucoup!) de la mauvaise foi (même si personne bien évidemment ne nie l’existence et les dégâts causés par le tribalisme en Afrique).
En effet, avant même les indépendances, un bon nombre de pays d’Afrique, y compris en Afrique dite "francophone", vivaient le multipartisme, sans que cela soit lié à un clivage ethnique. Le Cameroun comptait plusieurs partis dont le plus célèbre était l’Union des Populations du Cameroun de Ruben Um Nyobé. Si Lumumba devint premier ministre, c’est parceque son parti avait gagné les élections. Idem au Ghana où le parti de Nkrumah triompha haut la main, ce qui conduisit celui-ci à devenir chef de l’Etat du Ghana lors de l’accession à l’indépendance en 1957.
On pourrait multiplier les exemples. L’avènement du parti unique en Afrique est simplement liée à l’avènement de dirigeants qualifiés de « guides » de la nation ou de "sages", mais qui étaient surtout des dictateurs ne supportant pas la contradiction et prêts à tout pour conserver leur pouvoir.
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Senghor, Mobutu, Houphouët et Ahidjo, quelques dirigeants des après-indépendances qui furent considérés à diverses époques comme des "sages". A tort ?
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Jacques Chirac, toujours au cours de l’année 1990, faisant preuve de ce qu'il faut bien appeler "realpolitik" ne trouvait rien à redire au système du parti unique :
"on ne peut pas juger la démocratie d’un pays sur le fait qu’il y a ou non multipartisme. (...) Il y a des régimes à parti unique où la démocratie est parfaitement respectée : je pense à la Côte d’Ivoire". Pourtant à l’époque où il s’exprime, Jacques Chirac sait parfaitement que toute parole dissidente y était plutôt durement réprimée. (2)
Ce n’est pas une quelconque tradition ou une spécificité culturelle qui ferait des africains des individus inaptes à la démocratie et au multipartisme. Evidemment, après une bonne trentaine d’années de parti unique sous la férule de potentats locaux, il est facile de mettre en exergue l’échec de la démocratie en Afrique, encore que les situations soient assez variables selon les pays. Les transitions politiques au Ghana, au Kenya, au Sénégal, l’avènement de la démocratie sud-africaine à qui les oiseaux de mauvaises augures promettaient le pire montrent que la démocratie a sa place en Afrique. Si le multipartisme avait continué à s’appliquer après les indépendances, l’Afrique aurait gagné du temps en ce qui concerne l’enracinement de pratiques démocratiques modernes.
La tendance dans ces années 90 veut donc que les africains ne soient pas capables de prendre en main leur destinée. Stephen Smith, (déjà à l’époque), n’est pas en reste puisque dans un article intitulé le "rêve fracassé de Freetown", il voyait le Liberia comme "la tombe de quelques idées généreuses que l’Afrique laissée aux seuls africains n’est pas en mesure de défendre". (3)
Quelques individus décidément très généreux iront même jusqu’à demander la mise sous tutelle de l’Afrique. Ainsi a t-on pu lire sous la plume d’un journaliste (Jean-Louis Dufour) dans le Figaro en 1996 le paragraphe suivant :
"La prise en tutelle est une aventure. Il y faut une volonté politique aujourd’hui inexistante. N’apparaîtra t-elle pas demain indispensable ? En Afrique, l’Europe, sur incitation des Nations-Unies, pourrait se sentir concernée. L’expérience coloniale de ses Etats, mais aussi l’Histoire et la raison devraient inciter l’Union européenne à prendre en charge tel ou tel territoire décidément sans autre maître que des bouffons ; sans autre loi que celle d’un potentat d’un moment. La tutelle durerait le temps nécessaire dûment estimé par l’Assemblée générale des Nations-Unies pour que les habitants du pays considéré, soient jugés capables de gérer leurs propres affaires..." (4)
Ce qui est préconisé n’est rien moins d’autre que grosso modo la recolonisation de l’Afrique ou au moins l’idée selon laquelle les africains seraient de grands enfants incapables de se prendre en main. Une image qui a la peau dure, et que les éditoriaux à sens unique, et une certaine propagande, de même que des ouvrages du type « Négrologie » contribuent à propager.
(1) David F Junior, quand l’Afrique s’éveillera, ed Nlles du Sud, 1998 p65
(2) Cité par Sophie Bessis, l’occident et les autres, histoire d’une suprématie…p 293
(3) Cité par Sohie Bessis, l’occident et les autres, histoire d’une suprématie, p 97
(4) David F Junior, quand l’Afrique s’éveillera, Ed Nlles du Sud, 1998 p 46
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L'Afrique pas mure pour la démocratie? |
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Le potentat roholo |
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Kamatari (
01/11/2005 21:32 ) |
L'argumentaire d'un Chirac et consors, relève des chimères chères à la France d'outre-tombe... du Rwanda.
Or, précisément, il était question, après le génocide planifié et organisé par la France et ses Harkis, de mettre le Rwanda sous tutelle. Qu'en est-il aujourd'hui? Le Rwanda est parvenu à se défaire de l'étreinte mortelle de la France et ses croupions d'états européens pour s'organiser et se dévélopper.
Mieux, le Rwanda était presque parvenu à délivrer le Zaïre-Congo du joug de Mobutu et de ses patrons franco-européens qui ont mis ce pays coupe réglée et en jachère depuis 40 ans.
Le plus étonnant, est que les Français et leurs dirigeants croient dur comme fer que leur pays possède un système démocratique et sont à même de donner des leçons aux autres. Or, la situation misérable de sa population prouve le contraire quand on prend en comparaison, les pays nordiques ou anglo-saxons.
C'est à se demander ce que serait la France si elle était habitée par des Néerlandais ou des Danois ou d'autres populations européennes plus évoluées.
Chirac oublit que la France est une nation multi-ethnique, en fait des tribus, malgré son régime autoritaire et centralisateur. Les Bretons, les Flamands ou les Corses, sans les arabes ou le peu de Juifs survivants des massacres des fascistes franco-allemands, etc sont des exemples probants. Qu'en dire et en conclure de la démocratie dans ce pays? Il y a mieux, quand on voit ce qui se fait ailleurs.
Le Royaume-Uni en est un autre pays multi-ethnique où on voit une autre façon de gérer la chose publique et le bonheur des habitants, richesse d'une nation.
La mort de Rosa Parks, une Américaine comme tant d'autres, vient nous rappeler que l'opinion politique et le respect humain n'est pas en rapport avec la coloration de la peau. Il y a lieu de rappeler que le sud esclavagiste des USA fut d'abord colonisé par la France et l'Espagne. Aussi, ce n'est pas de la France que viendra des leçons de démocratie ni de bonne gouvernance.
A propos de mettre l'Afrique sous tutelle, européenne en l'occurance, cela est une idée rampante et qui n'est pas neuve. Elle a vu le jour autour des années qui ont suivi la chute du mur de Berlin. La tension qui existaient entre les blocs européens venait de tomber avec ce mur. L'alibi de la domination des économies et politiques des pays africains venaient aussi de tomber, faute de justificatif idéologique.
Mieux, l'Afrique et ses populations commençaient à comprendre qu'elles n'avaient pas réellement profité de leurs indépendances et que des changements étaient nécessaires dans les échanges avec les tiers. Des alternatives aux échanges économiques s'annonçaient avec la pointe du nez des économies asiatiques.
En définitif, l'Europe de Chirac et de ses potes a une forte peur que l'Afrique réalise qu'elle n'a pas besoin de cette Europe mais du contraire, avec la menace de perdre la manne de ce continent fabuleux. |
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question difficile que la Démocratie en Afrique |
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pape cissoko (
02/11/2005 09:49 ) |
Content du retour de Paul YANGE auteur de ce brillant article.
La question de la démocratie se pose en Afrique et à lire Chirac on pourrait s'interroger sur certains particularismes africains qui annhilent son effectivité.
La démocratie faut-il le rappeler, n'est l'apanage d'aucun peuple.
Les africains ont pratiqué cet exercice surtout dans les sociétés traditionnelles. Le multipartisme basé sur les ethnies n'est pas une monstration de la démocratie, c'est une triste vérité et cela ne veut pas dire qu'il faille limiter les partis dans ce continent.
La démocratie n'a pas d'ethnie, n'a pas de couleur, c'est une idéologie, une pensée claire distincte, qui respecte la voix du peuple qui est fondée sur sur un CONTRAT Quand on voit les guerres, les querelles, les arrestations abusives et autoritaires, les changements de gouvernement comme de culottes, les décisions arbitraires et broullonnes , l'absence de prospective et d'organisation planifiées, une mentalité basée sur l'ancestralisme et autre , il est vrai qu'on peut/DOIT s'iINTERROGER sur le Concept de démocratie en Afrique et il va falloir interroger le concept et le confronter au peuple africain pour voir si le couple est à nouveau possible ou comment faire pour qu'elle soit crédible. A mon sens c'est cela le vrai problème, comment entretenir la démocratie dans le cointinent, ce n'est pas un concept figé, il évolue, il est dynamique . Merci Paul d'avoir mis sur grioo cette réflexion qui je l'espère donnera l'occasion de s'exprimer de façon intelligente sur ce sujet, pourquoi ne pas organiser une conférence sur ce sujet sous l'égide de grioo ?
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Pourquoi ce retour en arrière? |
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Tundanonga (
02/11/2005 11:52 ) |
Peu importe la rigueur des arguments de Paul Yange, il faut apprendre à s'orienter vers l'avenir au lieu de faire du sur place ou de mener de combats d'arrière-garde. Il ne faut pas reconnaître à Chirac une intellectualité, un intellect qu'il ne revendique pas, parce que n'en possédant pas.
Nous connaissons l'histoire de fausses listes électorales du 13e arrondissement, nous savons dans quelles circonstances Bush jr. est devenu président.
L'histoire nous apprend que les puissances colonisatrices avaient introduit les fraudes électorales lors de premières élections en Afrique. C'est prouvé dans le cas du Nigéria par exemple. Dans les colonies, sauf la Guinée de Sékou Touré, ce sont les politiciens qui étaient contre l'indépendance de leurs pays qui avaient gagné les élections (ex. Yameogo en Haute-Volta). C'est la France qui a toujours combattu les forces démocratiques africaines.
N'oublions pas le bluff de Mitterand avec la farce de la Baule, alors ques les Africains savaient exactement TOUT sur les événements qui avaient précédé la cute du Mur de Berlin: les Rundtisch (tables rondes qui avaient eu lieu partout en ex-RDA et qui avait abouti au slogan "De Berlin au Bénin".
Mon cher Paul Yange, j'ignore les raisons qui vous ont poussé à resusciter ces élucubrations de Chirac, la démocratie est que les Occidentaux le veuillent ou non, une invention africaine. Connaissez-vous un potentat africain dans notre Afrique profonde? Alors, offre nous de sujets orientés vers l'avenir.
Tundanonga |
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Les africains ne sont pas le probleme. Chirac, et la Francafrique le sont. |
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Frank Kouassi (
02/11/2005 13:53 ) |
Les peuples et differents ethnies africains ne sont pas le probleme en Afrique. La francafrique et leur systeme qui consiste a garder un pouvoir corrompu et rompu a leurs maniere de faire est le probleme.
SI un temps soit peu, la moitie des budgets des pays sous controle francafricain etaient utilises a bon escient, l' Afrique ne serait pas autant sous-develope.
Ou la France est passe et a laisse ses sbires pour continuer l'exploitation coloniale, les problemes sont restes. La majorite des Africains est aveugle de l' ampleur des mefaits de leurs dirigeants, simples pantins de la France.
Si le Gabon avait ete gere comme ses resources petrolieres le meritent, les Gabonais auraient eu un niveau de vie comparables au Kowetiens.
Si le Zaire n' avait pas ete pille par le systeme de la Francafrique qui supporte des pantins locaux pour leurs benefices, les Zairois ne seraient pas dans l' etat de detresse extreme ou ils sont.
Les accords secrets de defense et cooperation que la France a conclu avec nombre de pays sont des accords tellement biaises en la faveur de la France, qu' ils sont restes secrets.
Le probleme de la Cote d' Ivoire aujourd hui est que vu sa position historique dans le giron francais et le systeme francafricain,si elle se libere de cet injuste systeme neo-colonialiste, l' effet de domino en Afrique sera similaire a la chute du mur de Berlin.
Quand les autres pays africains verront que la concurence de marche en Afrique de l' Ouest, sans corruption majeure et surfacturation, sans double systeme comptable, permet a un pays de se developper apres la France, alors il sera difficile aux pantins de la France de rester au pouvoir. La seule raison d exister dans le systeme international pour la Franceaura disparu, ainsi que les caisses noires de financement d elections et d' enrichissement personel illegal.
Les africains sont murs pour la democratie, mais la France de la Francafrique ne l' est pas. |
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Ce monsieur ne pose pas un problème, il ruse comme d'habitude |
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MBOA (
02/11/2005 18:04 ) |
Cher TUNDANONGA,
J'ai beaucoup apprecié votre reaction car elle me paraît très juste. Car ce rappel sous forme de reflexion fait de ce délinquant sénile qu'est l'autre (suivez mon regard) une espèce d'intellectuel qui pose des questions de société.
Pour peu que l'on s'interesse de près à la politique de la France en Afrique, l'averti comprend vite que cette pseudo "reflexion" sur la démocratie en Afrique par "l'autre" répond à une idéologie de maintien de l'Afrique dans le chaos pour un pillage systématique par la France de M.P et autres ressources en Afrique.
Donnons à Chirac ce qui lui appartient ( en l'espèce la fourberie) et à la démocratie ce qui lui appartient. |
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la démocratie africaine doit elle se réinventer? |
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02/11/2005 23:58 ) |
Il est vrai que les propos raportés dans cet article choquent. Mais des fois arrêtons de dénigrer systématiquement ce qui sort de la bouche de ceux qui nuisent à l'Afrique. Sans pour autant leur donner raison sur la manière de percevoir l'Afrique et les africains, je crois que nous avons à nous responsabiliser face à nos devoirs.
Je suis désolée de donner raison au président Chirac lorsqu'il souligne le multipartisme comme source de division ethnique. J'ai vu de mes propres yeux comment les pires choses ont été commises sous prétexte l'ancien parti au pouvoir était tenu par telle ethnie et donc ceux -ci ont droit sous le nouveau régime à tout type d'oppression car ils en ont bien profité jusqu'alors!
Les mots manquent pour décrire ma déception et mon dégoût devant de tels agissements surtout venant de personnes instruites!
Le problème de la démocratie en Afrtique pour moi a 3 sources:
- des gouvernements individualistes et cupides, qui se remplissent les poches au détriment du peuple sans assurer le minimum...
- des peuples majoritairement anaphalbètes qui n'ont pas su se servir de cette puissante arme qu'est la démocracie pour faire valoir leur droit, et à sui ont fait croire des sornettes et autres contes de fées sous prétexte qu'ils osnt originaires du même village que le candidat en liste!
- des puissances qui font la pluie et le beau temps à cause de la faiblesse de nos dirigeants. Car moi je dis que c'est normal quand on est pas capables de défendre son lopin de terre, un autre viendra y construire sa case sous notre nez. On se fait marcher dessus car ceux qui ont le pouvoir de dire non à savoir nos dirigeants jouent aux bouffons du roi...
Je suis africaine et souvent je me pose la question si la démocracie africaine serait à réinventer? Car sommes nous trop bêtes pour comprendre que le droit de vote est le droit à la parole? Et qu'on a enfin le pouvoir de prendre notre destinée en main?
Sommes nous trop 'poules mouillées' pour dire non aux abus des gouvernements?
Sommes trop attardés pour réfléchire sur nos probmèmes seuls et de leur trouver des solutions?
J'avoue que je me pose des questions. Je suis au point de me demander si les blancs ont raison de penser cela de nous? Car pour le moment, il y a beaucoup trop d'exemples qui confirment leurs préjugés, il y a encore trop de choses qui leur donne raison.
Si c'est à nous de montrer qu'on peut se prendre et jusque là , hormis quelques exceptions l'Afrique, sur le plan politique, est un vrai désastre...
Pardonnez mon pessimisme , mais je n'ai encore rien vu qui puisse me redonner espoir pour l'Afrique démocratique. |
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L'Afrique fragile |
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Kamatari (
03/11/2005 00:05 ) |
Contrairement à ce que certains croient, l'afrique est faible et est d'une fragilité désepérante. Même la démographie, qui pouvait faire un contre-poids, reste faible face à l'emprise des tiers surtout occidentaux.
Les épidémies courantes ou provoquées ne font qu'aggraver la situation précaire du continent. En fait, c'est sur cette comptabilité que se base les Chirac pour se permettre leurs discours de la Baule ou autres.
Le manque de cohérence tant sociale qu'économique laisse le continent desarmé face aux OPA trop faciles des milieux financiers étrangers et qui imposent leur dictat. L'Afrique est non seulement nue, elle est en tout vulnérable.
Ceci ne veut pas dire qu'elle ne possède pas des armes pour se défendre ou des ressources pour s'armer. Du Maroc qui devrait rimer avec roc, à l'Egypte qui reste inapte, en passant par les pays soudano-tropicaux, équatoriaux et orientaux ou australes qui ont un potentiel fabuleux.
Ce manque de conscience et de confience en soi, met les Africains à la portée des bla-bla d'un Chirac et compagnie. C'est triste de voir l'accueil que certains pays de la Francafrique lui réservent lors de ses visites de chef de village. D'où, il ne faut pas s'étonner de l'attitude des présidents français quand ils voient les faces hilares qui les accueillent
L'Afrique doit se forger une personnalité et une identité forte et stable surtout dans les secteurs économiques et scientifiques. Le seul simple fait de penser que le Congo, dit RDC, est un géant endormi de la plus grande force hydro-électromotrique du monde devrait nous mieux faire comprendre les avantages que détient l'Afrique face aux défis qui sont d'actualité et de l'avenir proche.
Et que dire des pays tropicaux qui dilapident leurs ressources naturelles en les livrant à leurs maîtres franco-européens? Certains chefs politiques africains acceptent de se dépouiller pour habiller des Chirac qui les insultent en retour.
A propos, Paris brûle-t-il à cause de la haine? |
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Ethnisme et Démocratie |
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L. Ngandu (
03/11/2005 15:44 ) |
Il est très courant de la part des occidentaux de dénigrer constamment les Africains et d'entretenir tel un slogan leur incapacité que l'on pourrait croire "congénitale" tout en continuant à puiser dans leur culture, dans leurs connaissances etc.... ainsi l'on trouve normal que les musiciens occidentaux aillent s'inspirer en Afrique, que les firmes pharmaceutiques aillent rechercher des plantes médicinales chez nos guerrisseurs ....
La diversité ethnique en Afrique constitue avant tout une richesse pour notre continent et n'est pas en soi un problème. L'utilisation de cette diversité ethnique par les politiques qu'ils soient africains ou occidentaux au nom du vieux principe "Diviser pour régner" c'est cela qui fait problème : l'exacerbation du sentiment d'appartenance ethnique, le cristallisation des conflits ethniques existants, le népotisme, le détournement des aspirations des peuples pour une société plus juste plus égalitaire et respectueuse des droits humains les plus élémentaires .... sont toutes des pratiques qui continuent à miner notre continent. Aussi chaque fois que la question sociale est posée, elle est réduite à un conflit ou une rivalité entre ethnies désireuses de s'accaparer le pouvoir. De fait, la démocratie est niée aux Africains et l'on cherche à tout prix à créer une dichotomie entre la diversité ethnique et la démocratie. L'Etat de droit en Afrique sera érigé tôt ou tard par les Africains eux-mêmes. L'Occident ne pourra pas soutenir et maintenir indéfiniment des régimes dictatoriaux dont l'essoufflement actuel n'échappe à personne. L. Ngandu |
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chirac afrocentriste ? |
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kok (
04/11/2005 18:38 ) |
j'en ai deja lu qui ne disaient rien d'autre
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Joe (
06/11/2005 14:57 ) |
Pour ceux qui doutent que la démocratie pourrait survivre en Afrique;pourquoi ce système a t-elle survécue en Inde?
Après tout c'est un pays avec des ethnies différentes ,ou plus de 250 langues sont parlées et qui au temps de l'Indépendance avait un taux de plus de 80% d'analphabètes.
Françafrique donnez un swift coup de pied au cul des français.
Ils sont "poison" |
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