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Patrice Lumumba (1925-1961) : justice pour le "prophète"
  En février 2002, la Belgique a reconnu sa responsabilité "morale" dans la mort de Lumumba
Par Paul Yange
 
 
 

Une nuit de janvier 1961, deux officiers belges se livrent à ce qu’il est convenu d’appeler une "sale besogne". Ils achèvent de découper un corps en morceaux qu’ils jettent dans un fut d’acide afin de le dissoudre. Le crâne n’étant pas dissous sera réduit en poudre et dispersé. Un des officiers, le belge Gerard Soete, déclarera avoir conservé un doigt et une dent en or provenant de la victime. Le corps est celui de Patrice Emery Lumumba, premier ministre élu depuis 6 mois du Congo nouvellement "indépendant". Sa mort signe la descente aux enfers d’un pays, le Zaire, dont l’étendue et les richesses minières et minérales en font un "scandale géologique". Retour sur la vie et mort du "prophète", Patrice Lumumba.

Patrice Lumumba naît le 2 juillet 1925 à Katako Kombé dans le nord du Kasai. Il va à l’école missionnaire catholique, puis fréquente une école protestante tenu par des religieux suédois. Ses études terminées, il cherche du travail dans la province du kivu et est pendant un temps employé d’un société minière, jusqu’à ses 20 ans, en 1945, à la fin de la seconde guerre mondiale. Il est déjà un de ceux qu’on appelle les "évolués", une minorité d’individus ayant bénéficié d’une éducation "moderne" et intellectuellement privilégiés. Lumumba travaille ensuite pour l’administration des postes à Leopoldville, puis Stanleyville. En septembre 1954, il reçoit sa carte "d’immatriculé" : le détenteur de cette carte qui est une invention de l’administration coloniale est supposé vivre à "l’européenne", avoir de bonnes mœurs et de bonnes conduites. 217 cartes seront distribuées jusqu’en 1958 (sur 13 millions de congolais !). En 1955, Lumumba qui écrit depuis 1951 dans divers journaux existants crée une association L’APIC (association du personnel indigène de la colonie) , profitant du relatif espace de liberté laissé par l’administration coloniale dans le domaine associatif, qui est apolitique.

En juin 1955, Lumumba a l’occasion de s’entretenir avec le roi Baudouin en voyage au Congo sur la situation des congolais et de la communauté belge. A cette période le ministre du Congo est le libéral Buisseret, membre du parti libéral belge qui veut créer un enseignement public, ce qui plaît à Lumumba et à d’autres "évolués" qui se retrouvent dans la section congolaise du parti libéral belge. Lumumba et quelques "notables" congolais se rendent en Belgique sur invitation du premier ministre. A son retour Lumumba effectue quelques mois en prison pour une affaire de détournement de fonds. Il est libéré plus tôt que prévu courant 1957, et reprend ses activités associatives de même que son nouvel emploi de directeur des ventes dans une brasserie belge.

 
 

Au courant de cette année, le gouvernement belge prend quelques mesures de libéralisation. Pour la première fois, syndicats et partis politiques vont être autorisés. En 1958 se tient en Belgique l’exposition universelle. Quelques congolais sont conviés afin que le monde voit les réussites de la mission civilisatrice belge. Parmi eux, Patrice Lumumba qui en profite pour nouer des contacts avec les cercles anti-colonialistes belges et se documenter. C’est sans doute à cette période que la pensée politique de Lumumba prend sa forme définitive. Rentré au pays, Lumumba crée le premier mouvement national à base non ethnique, le Mouvement National Congolais (MNC) à Léopoldville le 5 octobre 1958. En décembre de la même année, Lumumba participe à la conférence panafricaine d’Accra au Ghana, impulsée par le dirigeant ghanéen Kwame Nkrumah. Fin décembre lors d’un meeting, Lumumba qui jouit d’une grande popularité effectue une conférence meeting qui rassemble 10 000 personnes. Il y rend compte de la conférence d’Accra et met en évidence la revendication de l’indépendance pleine et entière.

En octobre 1959, le MNC organise une réunion unitaire à Stanleyville avec d’autres partis qui sont d’accord pour réclamer l’indépendance immédiate et inconditionnelle. La foule congolaise qui assiste à la réunion manifeste son approbation. Les forces de l’ordre interviennent, essayant d’arrêter Lumumba. Ne pouvant y arriver, elles tirent dans le tas, faisant 30 morts. Deux jours plus tard, Lumumba est arrêté pour avoir appelé à la désobéissance civile et au boycott des élections organisées par le pouvoir colonial tant qu’une décision n’est pas prise pour la formation d’un gouvernement congolais.

Le procès se déroule du 18 au 21 janvier, et il est condamné à 6 mois de prison. Début 1960, le 11 janvier, une table ronde réunissant les différents acteurs congolais impliqués dans l’indépendance et le gouvernement belge est prévue pour...le 20. Lumumba qui est toujours emprisonné ne peut donc y participer. Malgré les oppositions internes, les différentes parties congolaises en présence exigent la participation de Lumumba à la conférence. Ce dernier arrive à Bruxelles le 26. A la table ronde, la date de l’indépendance est fixée au 30 juin et les congolais sont les premiers surpris de ce succès qu’ils n’attendaient pas.

 
 

En mai, des élections sont organisées et le MNC de Lumumba arrive en tête. Lumumba, malgré une première volte face du gouvernement belge est chargé de former le gouvernement congolais et Joseph Kasavubu obtient la présidence (dont les pouvoirs sont surtout symboliques). Fin juin, plus précisément le 30, le roi et le premier ministre belges sont présents lors de la cérémonie de proclamation de l’indépendance au palais de la nation à Leopoldville. Après les discours des uns et des autres, c'est alors que l'inattendu arrive. Se déclarant prêt à accepter l’assistance de nombreux pays étrangers dont la collaboration sera loyale et qui ne chercheront pas à imposer quelque politique que ce soit, Lumumba brise le consensus de ce qu'on appellerait aujourd'hui le "politiquement correct".

S'adressant non au roi Baudouin, devenu blême, mais aux "Congolais et Congolaises, combattants de l'indépendance aujourd'hui victorieux", il rappelle ce que fut "l'humiliant esclavage" imposé par ce Léopold II dont Baudouin vient de glorifier le génie: "Nous avons connu les ironies, les insultes, les coups que nous devions subir matin, midi et soir, parce que nous étions des nègres. Nous avons connu que la loi n'était jamais la même selon qu'il s'agissait d'un Blanc ou d'un Noir: accommodante pour les uns, cruelle et inhumaine pour les autres". (...)

Patrice Lumumba est salué finalement par une véritable ovation. Pour les notabilités belges, depuis le roi Baudouin, livide jusqu 'au Premier ministre Gaston Eyskens, en passant par le général Janssens, commandant en chef de la Force publique, l'affront est peut-être de ceux qu'on ne pardonne pas.

Le 5 juillet, après une mutinerie des soldats congolais de la Force publique contre les officiers belges qui refusent l’africanisation des cadres, Lumumba décide d’africaniser les cadres de l’armée, ce qui rend impossible le contrôle du gouvernement congolais par l’ex puissance coloniale. La Belgique envoie des troupes au Katanga où se trouve Moise Tschombé qui peut être considéré comme son homme de paille, ce dernier déclare la sécession du Katanga, la province la plus riche du Congo (elle génère 2/3 des revenus du pays, et l’Union Minière du Haut Katanga, contrôlée par des entreprises américaines, britanniques et belges produit 60 % de l’uranium mondial, 73% du cobalt, 10% du cuivre...). Lumumba demande l’intervention de l’ONU qui envoie des troupes partout sauf au Katanga, et refuse de s’opposer à "l’indépendance" du Katanga dont elle n’ignore pas l’illégalité.

 
 

En septembre, Joseph Kasavubu qui est devenu un adversaire de Lumumba le démet de ses fonctions de premier ministre, mais celui ci est confirmé dans ses fonctions par la chambre et le sénat congolais. Mi septembre le colonel Mobutu qui effectue là son premier coup d’Etat "neutralise" le gouvernement,( qui est remplacé par des "commissaires") jusqu’au 31 décembre. En octobre, la résidence de Lumumba est encerclée et il est maintenu en résidence surveillée. Fin novembre, Lumumba essaye de s’enfuir afin de gagner Stanleyville alors aux mains de ses partisans. Il ne réussit pas et est rattrapé par les soldats de Mobutu, frappé et molesté en présence de troupes ghanéennes de l’ONU, qui restent impassibles sur ordre de leurs supérieurs. Lumumba est détenu à Tsyville en compagnie de joseph Mpolo et de Maurice Okito. Mi janvier, ils sont transférés à Elisabethville, aux mains de leur ennemi numéro un Moise Tschombé. Les trois hommes sont abattus d’une rafale de mitraillette par des militaires katangais en présence de trois officiers de nationalité belge après avoir été torturés.

Presque 40 ans après les faits, le témoignage du militaire belge Gerard Soete expliquant comment le corps de Lumumba fut découpé et dissous par lui et quelques autres personnes qui l’assistaient dans sa tâche macabre, puis le livre (paru en 2000) du sociologue belge Ludo de Witte sur l’assassinat de Lumumba soulevèrent tant de réactions que le parlement belge décida d’ouvrir une enquête destinée à évaluer la responsabilité de la Belgique dans la mort de Lumumba.

 
 

Ce rapport aboutira à une déclaration du gouvernement belge le 5 février 2002 :

"A la lumière des critères appliqués aujourd'hui, certains membres du Gouvernement d'alors et certains acteurs belges de l'époque portent une part irréfutable de responsabilité dans les événements qui ont conduit à la mort de Patrice Lumumba. Le Gouvernement estime dès lors qu'il est indiqué de présenter à la famille de Patrice Lumumba et au peuple congolais ses profonds et sincères regrets et ses excuses pour la douleur qui leur a été infligée de par cette apathie et cette froide neutralité."

Le rapport mentionne les obstacles dressés sur la route de Lumumba par la Belgique : encouragement de la sécession kantagaise, grandes sociétés minières payant leurs impôts au "gouvernement" secessioniste au lieu du gouvernement central de Lumumba, fonds secrets de 6 millions d’euros actuels votés pour les actions de destabilisation (livraison d’armes, tentatives d’enlèvement, préparation d’attentats...), propos du ministre belge des affaires étrangères de l’époque "il faut mettre Lumumba hors d’état de nuire". Bien que les députés, désireux d'obtenir un consensus, ne se soient pas avancés sur la responsabilité politique des autorités de l'époque, leur travail est d'une grande honnêteté intellectuelle et a abouti à la reconnaissance officielle de la responsabilité "morale" belge dans l’assassinat de Lumumba.

 
© bbc  

Côté américain, le rôle de la CIA était mentionné depuis bien longtemps et est confirmé par un article du Washington Post de juillet 2002 faisant référence à des archives américaines déclassifiées : "la CIA travailla avec un groupe de huit Congolais au sommet de l'Etat et à qui elle paya des sommes importantes et qui jouèrent tous de grands rôles dans la chute de Lumumba. Il s'agit notamment du Président Kasa-Vubu, de Mobutu (alors chef d'Etat-Major de l'armée), du ministre des affaires étrangères Justin Bomboko, d'Albert Ndele, du président du senat Joseph Lleo et de Cyril Adoula...". En novembre 1960, elle a fourni des moyens matériels aux soldats de Mobutu (armes, munitions, matériel de sabotage...).

Plus de 40 ans après sa disparition, les circonstances de la mort de Patrice Lumumba sont donc largement connues. Si le courage de la Belgique de s’attaquer à son passé colonial peut être salué, on peut se demander dans quelle mesure cette action marque de nouvelles relations entre ex puissances coloniales et ex colonisés. Ajoutons à cela que le Congo-Zaïre ne s’est jamais remis de la mort de son leader, le seul démocratiquement élu. Que serait devenu l’un des pays les plus vastes et les plus riches d’Afrique avec un homme intègre à sa tête ?

"Un jour, l’histoire aura son mot à dire, mais ce ne sera pas l’histoire qu’on enseigne à l’ONU, à Washington, Paris ou Bruxelles, mais l’histoire qu’on enseignera dans les pays libérés du colonialisme et de ses marionnettes. L’Afrique écrira sa propre histoire. Une histoire faite de gloire et de dignité".

Patrice Lumumba

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Patrice Lumumba (1925-1961) : justice pour le "prophète"

Nombre de messages
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emgoue tchakam bertrand ( 21/04/2003 17:04 )

il est bien l'article sur lumumba et j'apprécie beaucoup le site.
mes félicitations et bonne continuation.
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  Combien de temps encore?
bragance tina ( 20/07/2003 19:07 )

Il est temps que l'afrique cesse de danser au carnaval des autres, le moment est venu où les enfants d 'afrique doivent prendre leur destiné en main avec sérieux, rigueur et le respect de tous.
La réunification de ce grand continent doit se faire ,car ce pays détient toutes les matières premières qui feront de lui une grande puissance respectée et respectable.
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un noir avide d'unité ( 21/07/2003 21:17 )

Un très très très très grand homme.
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wooh hubert ( 06/08/2003 09:05 )

Quelqu'un pourrait-il m'aider à retrouver le film de cette histoire (bien racontée) qui m'a échappé lors de son passage sur la 5eme chaine.....et d'autres si possible
Merci d'avance.
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lynda ( 06/08/2003 10:21 )

Bravo à Grioo.com pour la publication de cet article. L'histoire de LUMUMBA ne peut pas nous laisser indifferent ...pourtant ce n'est qu'une tragédie parmi tant d'autres dans l'histoire du Congo. Mais je garde l'espoir qu'un jour l'Afrique puisse faire face à ses actes de cruauté et d'humiliation pour enfin pofiter de ses richesses naturelles. Mais avec des hommes politiques pareils....
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Africaniste ( 06/08/2003 12:20 )

Un beau jour viendra...
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  Bravo
Philippe ( 06/08/2003 16:08 )

Oui bravo, il faut parler sans détour des méfaits du colonialisme. Mais les crimes ne se répétent-ils pas aujourd'hui sous d'autres formes.
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  les vrais bourreaux de l'Afrique sont les africains
kone Issa ( 06/08/2003 17:03 )

les véritables bourreaux de Patrice sont mobutu,bomboko,ndele,lleo et Adoula ,Ces traitres qui ont prêté le flanc aux blancs pour éliminer patrice. Malheuresement ils sont nombreux les africains qui ne pensent qu'à leurs interêts au lieu de l'interêt de la majorité. et c'est ainsi que les blancs continuerons à se foutre de nous. idem pour l'esclavage on accuse les blancs alors que des peuples africains le pratiquaient dejà.

QUE DIEU NOUS AIDE A NOUS DEBARRASSER DE CETTE POISSE.
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Feza ( 06/08/2003 17:54 )

Que les belges reconnaissent leur responsabilite morale dans la mort de Lumumba, tres bien; mais que font-ils de la debandade dans laquelle cette perte a laisse le pays ? leurs excuses nous dedommageront-elles du pillage des ressources dont notre pays a souffert ?
J'en doute, force est donc de constater que ce sont toujours les memes qui fixent les regles du jeu ...
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Lenny BESSAY ( 07/08/2003 12:09 )

vous ne pouvez imaginer combien vous nous faites du bien en nous faisant les portraits des icones Afro comme Patrice Lumumba et les autres.
Je crois qu' au fur et a mesure que nous aurons de telles informations nous prendront conscience de la grandeur de ceux qui nous ont precede; nous pourrons donc non seulement faire face a la manipulation et stimuler nos comportements afin que nous nous armons de leur esprit et soyons determines a sortir l' Afriqque de sa mandicite et de son malheur.

Vous faites un veritable travail de professionnel et j' ose croire cela va durer, mais je puis deja vous assurer que personne ne peut lire dans grio.com une fois sans souhaiter revenir.
Bonne continuation et merci pour tout ce que vous faites pour l'afrique et les Afros en general.
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  Reparations
Etienne Matanda ( 08/08/2003 02:02 )

Apres plus de 40 ans, l'avenir de tout un peuple, de ces fils et de ces filles a ete hypotheque par des hypocrites toujour brandissant le term democratie pour faire du mal aux autres. Totale honte a l'Europe qui s'est choisie pour capitale la Belgique. Ces racistes sont les premiers a pouvoir se reclamer les Droits de punir les Crimes contre l'humanite au moment ou ils sont sur la meme lignee que le Facisme et le Nazisme. Que vaudrait la belgique sans le Congo? et la bonne maniere pour ces specialistes en PEDOPHILIE de nous remercier etait d' hypotequer l'avenir de tout un peuple. Ou est le Congo aujourd'hui? le malheur du Congo c'est la Belgique. Jusqu' en 1956 le Congo n'avait aucune institution d'etudes Superieur alors que Anvers et autres villes se reconstitue apres les lourdes destructions subites apres la seconde Guerre Mondial. Quelle compensation pour un pays comme le Congo? la perte qu' a connu le Congo devance de loin la dette qu'il doit a la Belgique. Maurice Papon fait face a des poursuites judicieres pour son implication sur les massacres des juifs. Et tous ces Belges impliques dans ce crime circulent librement sans que personne ne les inquietes. Tout cela puisque la vie d'un negre ne vaut rien par rapport a celui du Blanc. Au lieu de refouler de la Belgique tous ces Congolais sans papiers, la Belgique se doit de compenser le Congo en l'aidant a effacer les consequences de la bestialite dont la puissance coloniale a fait montre. Le monde de Civilise, c'est ce genre de comportement. Honte a tous les belges( Blancs). Tout se paie ici bas.
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  le discour du 30 juin 1960
Kinda Kabata ( 21/08/2003 17:15 )

j´aimerais bien lire le discour de Lumumba toute entier.
Pas ce que les gens se comtent de lire mais tout le discour du debut à la fin.
merci d´avance!!
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  Question sans réponse
Antoine Clairon ( 30/08/2003 09:02 )

Il est resté une question sans réponse jusqu'aujourd'hui: "Qui a tué Lumumba"? Le plus souvent on se contente de raconter, d'annoncer la mort de notre Héros. Mais nous voulons une réponse, un nom dénoncé, qui a tué Lumumba? Tout patriote attend que soit présenté au grand jour celui-là sous l'arbre de palabre et de réconciliation.
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  Bravo pour la mémoire
Imoua ( 05/09/2003 19:11 )

J'ai lu avec attention ce rappel sur la vie du regretté EPL. j'aimerais que vous faciez de même pour d'autres enfants martyrs du continent, si souvent oubliés. Je citerais par exemple Ruben Um Gnobè, Félix Moumié, Thomas Sankara, Méhdi iBen Barka, Sylvanius Olimpio, Marien Ngouabi ou Franklin Boukaka. Notre ignorance de notre propre histoire moderne, pourtant brève, est à l'origine de nombreuses méprises.
Merci pour tout
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  Je me demande sans cesse!
Masudi ( 17/09/2003 16:16 )

A qui incombe la faute premiere? Lumumba, ne serait-il pas tolérant et patient dans toutes ses louables revendications politiques? Kasavubu, n'avait-il pas été trop froid, mou voire laxiste devant ses responsabilités? Et finalement Mobutu, pourquoi n'avait-il pas reussi a amortir cette balle politique congolaise sagement?

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  A bas les traitres a la solde des imperialistes
EbonyMan ( 17/09/2003 18:17 )

Mr Masudi,

en soulevant toutes ces questions, il me semble que vous n'avez pas saisi l'essentiel ce qui a donne lieu aux evenements qui ont conduit a l'assassinat de notre heros Patrice E. Lumumba. Comme il y' en a toujours eu dans l'histoire des noirs, des traitres noirs (Mobutu, Tshombe, ..) a la solde des imperialistes (Belges, Americains) ont, pour des interets egoistes immediats, execute le sale bouleau que leurs commanditeurs n'ont pas daigne le faire par eux-memes en executant celui qui aurait donne a l'Afrique son vrai visage. Un valeureux fils de l'Afrique dont le sang verse ne restera pas impuni. Cet assassinat doit nous edifier pour toutours. Les jeunes generations africaines ne doivent plus jamais accepter dans leur rang de pietres traitres qui ne meritent que mepris... Oui ces traitres, en la personne de Blaise Compaore, ont accompli encore leur dessein macabre en nous otant un des meilleurs fils de l'Afrique en 1987, feu le President Thomas Sankara. Plus jamais ca!!! Nous deons eliminer tous les traitres de nos rangs!
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  Plus de traitres dans nos rangs!
( 18/09/2003 13:14 )

En écrivant ces mots vous avez touché le probléme du doigt. Car il y en malheureusement que de trop. Eliminons l'esprit de traitre en nous et dans nos rangs. Oeuvrons pour un amour patriotique franc qui porte de fruits. Mais commencons tout de suite, oui par nous-même.
Allons au travail!...
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  italienne.....n'ai pas comprie rien de tout!!!!!
bella italiana ( 07/06/2004 03:53 )

Non ho capito niente!!!!!!Le francaise c'est tres dificile dans cette article..et je dois le etudier pour mon ecole en italie!c'est tres tres dificile!!! J'espere que la profeseure domaine n'est pas a l'ecole!!!je ne veut pas avoir un interro sur cette chose..c'est trop dificil!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
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( 10/06/2004 18:10 )

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  assassinat inutile
étamé-manga ( 30/08/2004 17:36 )

Lumumba a été assassiné pour rien!
aurait-il vécu que l'Afrique aurait toujours étalé son infantilisme chronique, son absence de consensus, son irresponsabilité, la cupidité de ses dirigeants, la haine pour les peuples, un irrespect total de ses citoyens!
Quel pays africain peut-il faire l'exception de ce que j'écris, que toi et moi vivons tous les jours?
Patrice Lumumba est mort avec sa foi en une Afrique volontare et digne! Quelle image l'Afrique lui rend-elle?
Celle d'hommes assoiffés de leur propre pouvoir, celui des leurs ou de leur ethnie, encore que le partage ne s'arrête qu'au seuil de la famille!
Pauvre Patrice Lumumba!
Héros naïf, ignorant de ce dont est capable ceux des siens!

Ces Nations Unies, qui hier, dominées par les préoccupations hégémoniques,
Ces Nations Unies aujourd'hui, sont plus près des déshérités, interviennent partout où les hommes, pour le pouvoir, la haine, la cupidité assassinent d'autres hommes!
Cesont ces Nations Unies qui seules ont la capacité de sauver les déshérités dans les états africains particulièrement!
Demandons à la Banque Mondiale, au Fonds Monétaire International de ne plus donner des crédits à l'afrique sans les assortir d'une feuille de route, d'un contrôle à postériori!
Toute société d'état qui en demanderait doit être soumise aux mêmes conditions:
a)-Etudes économiques préalables:
Quel avantage pour le pays?
b)-Bilan Prévisionnel
Contrôle systématique du budget
c)-Respect des compétences lors de l'embauche!
d)-Contrôles périodiques du respect des objectifs!

Pourquoi les candidats à l'élection présidentielle en Afrique ne devraient-ils pas présenter des preuves de leur excellence dans la gestion des affaires ou des hommes?

Pourquoi les Nations Unies n'exigeraient-elles- pas de ces états
les plus endettés, à la fin de chaque exercice budgétaire de justifier leurs actions?

Je propose aux associations, chacune dans son domaine de justifier ses actes par des réalisations concrètes lorsqu'elles ont bénéficié des fonds de quelque organisme que ce soit!

alors Patrice Lumumba ne serait pas assassiné inutilement!
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