 |
  |
| Cheikh Anta Diop (1923-1986) et l'Egypte "Nègre"
|
| |
L'Egypte ancienne, une civilisation "négro" africaine ? |
| Par Paul Yange |
|
| |

Cheikh Anta Diop naît en 1923 dans un petit village du Sénégal, Caytou. L'Afrique est sous la domination coloniale européenne qui a pris le relai de la traite négrière atlantique commencée au 16ème siècle. La violence dont l'Afrique est l'objet, n'est pas de nature exclusivement militaire, politique et économique. Théoriciens (Voltaire, Hume, Hegel, Gobineau, Lévy Bruhl, etc.) et institutions d'Europe (l'institut d'ethnologie de France créé en 1925 par L. Lévy Bruhl, par exemple), s'appliquent à légitimer au plan moral et philosophique l'infériorité intellectuelle décrétée du Nègre. La vision d'une Afrique anhistorique et atemporelle, dont les habitants, les Nègres, n'ont jamais été responsables, par définition, d'un seul fait de civilisation, s'impose désormais dans les écrits et s'ancre dans les consciences. L'Égypte est ainsi arbitrairement rattachée à l'Orient et au monde méditerranéen géographiquement, anthropologiquement, culturellement.
C'est donc dans un contexte singulièrement hostile et obscurantiste que Cheikh Anta Diop est conduit à remettre en cause, par une investigation scientifique méthodique, les fondements mêmes de la culture occidentale relatifs à la genèse de l'humanité et de la civilisation. La renaissance de l'Afrique, qui implique la restauration de la conscience historique, lui apparaît comme une tâche incontournable à laquelle il consacrera sa vie.
Le jeune Cheikh Anta Diop "risque par la mauvaise disposition de son professeur, M. Boyaud, de tripler sa troisième, ce qui motiverait sans aucun doute son renvoi du lycée. M. Boyaud est un singulier professeur, dont j'ai eu l'occasion, dès ses débuts au lycée, de signaler l'attitude hostile à notre race aux autorités. Ses théories sur la race, qui font de lui un disciple de Gobineau, sont des plus pernicieuses et font que le fossé se creuse chaque jour davantage entre le Blanc et le Noir... (1)"
Cette lettre, rédigée en août 1941 par un des responsables administratifs du lycée Van Vollenhoven de Dakar, est adressée à l'inspecteur général de l'enseignement en Afrique occidentale française (AOF). Le Sénégal n'existe pas encore, et le climat qui règne alors dans les milieux de l'enseignement comme dans ceux de la recherche universitaire est fortement teinté de colonialisme et de racisme anti-noir.
Cheikh Anta Diop va prendre le contre-pied théorique de ce milieu solidement établi dans l'enceinte même de l'université française. D'abord par la présentation de sa thèse, qui sera refusée, ensuite par la publication de Nations nègres et culture en 1954. |

Le livre sonne comme un coup de tonnerre dans le ciel tranquille de l'establishment intellectuel : l'auteur y fait la démonstration que la civilisation de l'Egypte ancienne était négro-africaine, justifiant les objectifs de sa recherche en ces termes :
"L'explication de l'origine d'une civilisation africaine n'est logique et acceptable, n'est sérieuse, objective et scientifique, que si l'on aboutit, par un biais quelconque, à ce Blanc mythique dont on ne se soucie point de justifier l'arrivée et l'installation dans ces régions. On comprend aisément comment les savants devaient être conduits au bout de leur raisonnement, de leurs déductions logiques et dialectiques, à la notion de "Blancs à la peau noire", très répandue dans les milieux des spécialistes de l'Europe. De tels systèmes sont évidemment sans lendemain, en ce sens qu'ils manquent totalement de base réelle. Ils ne s'expliquent que par la passion qui ronge leurs auteurs, laquelle transparaît sous les apparences d'objectivité et de sérénité (2)."
Si l'ouvrage dérange les gardiens du temple, c'est non seulement parce que Cheikh Anta Diop propose une "décolonisation" de l'histoire africaine, mais aussi parce que le livre fonde une "Histoire" africaine et se tient aux frontières de l'engagement politique, analysant l'identification des grands courants migratoires et la formation des ethnies ; la délimitation de l'aire culturelle du monde noir, qui s'étend jusqu'en Asie occidentale, dans la vallée de l'Indus ; la démonstration de l'aptitude des langues africaines à supporter la pensée scientifique et philosophique et, partant, la première transcription africaine non ethnographique de ces langues...
Lors de sa parution, le livre semble si révolutionnaire que très peu d'intellectuels africains osent y adhérer. Seul Aimé Césaire s'enthousiasme, dans le Discours sur le colonialisme, évoquant "le livre le plus audacieux qu'un nègre ait jamais écrit (3)". Aussi faut-il attendre vingt ans pour qu'une grande partie de ses théories se trouve confortée, à la suite du colloque international du Caire de 1974, organisé sous l'égide de l'Unesco et réunissant parmi les plus éminents égyptologues du monde entier (4).
Et plus de vingt autres années pour qu'il soit pris acte de son oeuvre après sa disparition. Certaines idées de Cheikh Anta Diop, principalement l'historicité des sociétés africaines, l'antériorité de l'Afrique et l'africanité de l'Egypte, ne sont plus discutées (5).
|

Mais, à côté de cette "entente cordiale", la controverse porte sur trois points majeurs : on lui reproche son égypto- centrisme, l'importance qu'il accorde à la notion de race et la trop grande influence de son combat politique sur ses théories scientifiques. Bref, son oeuvre resterait trop empreinte d'idéologie. Même s'il est bon de rappeler, comme le fait M. Aboubacry Moussa Lam, professeur à la faculté des lettres et sciences humaines de l'université de Dakar, que "Cheikh Anta Diop n'a pas choisi son terrain de combat : il n'a fait que répondre aux débats de son époque".
Bien qu'il ne puisse contester les idées de l'intellectuel sur l'origine africaine de l'humanité, M. Pathé Diagne, linguiste-éditeur, ne "partage plus aujourd'hui son égypto-centrisme. Avec le recul, c'est un peu comme s'il ne s'était pas trompé sur l'Egypte mais n'avait étudié que l'Egypte". Un point de vue partagé par M. Amady Aly Dieng, enseignant et ancien compagnon de route de Cheikh Anta Diop : "Comme Senghor, et c'est peut-être là leur seul point de rencontre, il demeure méditerranéo-centriste dans son approche de l'histoire africaine. Mettant au centre la Grèce pour le premier, l'Egypte pour le second. Et s'il ne développe pas de vision atlantiste, c'est par souci de toujours valoriser la culture noire. C'est pourquoi il passe la traite négrière sous silence."
Une critique que l'on retrouve chez Ibrahima Thioub, historien moderne : « Même si la traite et la colonisation ne représentent qu'une seconde au regard de l'histoire égyptienne, il est impossible de faire l'impasse sur elles. C'est aussi notre histoire et notre actualité à nous, Sénégalais et Africains. Voilà pourquoi je le soupçonne d'avoir accordé trop de poids à l'Egypte, en toute bonne foi, sans s'en être rendu compte. »
Sur un autre plan, si la division de l'humanité en races et le fondement de la distinction Blanc-Noir sont considérés comme relevant d'une raciologie ancienne réfutée par les développements de la génétique, on peut se demander dans quelle mesure il y a lieu de reprocher à Cheikh Anta Diop d'utiliser la terminologie de son époque. M. Alain Froment, anthropologue à l'Orstom, explique que le physicien « est longtemps demeuré résolument fidèle au découpage racial qui avait cours dans la première moitié du XXe siècle et que la génétique a pratiquement démantelé depuis (6) ». Ne donne-t-il pas lui-même, pour signifier ces découvertes de la génétique, les dates de 1982 et 1984, soit quatre et deux ans avant le décès de Cheikh Anta Diop, donc longtemps après la parution de ses principaux ouvrages ?
|

Comme l'ont montré MM. Mamadou Diouf et Mohamed Mbodj, deux intellectuels sénégalais : "On aurait pu admettre l'accusation de racisme (...) si les dommages subis au nom de la "race" se retrouvaient de manière égale de part et d'autre, ce qui n'est bien évidemment pas le cas. De plus, ce "racisme noir" n'aurait trouvé sa valeur que s'il avait pu créer un complexe de culpabilité chez les Européens, ce qui n'est pas le but de Cheikh Anta Diop. Pas plus qu'il ne cherche à conforter une croyance populaire ; il écrit pour une élite déjà fortement convaincue de l'égalité de l'espèce humaine (7)."
C'est pourquoi, s'il demeure incontestable qu'il a utilisé les mêmes armes que ses « adversaires scientifiques », on peut difficilement accuser Cheikh Anta Diop de racisme. Les témoignages sont unanimes pour le présenter comme une grande figure de l'humanisme : « Le problème, explique-t-il dans son intervention au colloque d'Athènes de l'Unesco, en 1981, est de rééduquer notre perception de l'être humain, pour qu'elle se détache de l'apparence raciale et se polarise sur l'humain débarrassé de toutes coordonnées ethniques. » « Je n'aime pas employer la notion de race (qui n'existe pas) (...). On ne doit pas y attacher une importance obsessionnelle. C'est le hasard de l'évolution (8). »
Reste l'influence du militantisme politique sur le discours scientifique (voir l'encadré ci-contre). A une époque où les jeunes intellectuels africains, déçus par le concept de négritude, cherchent une idéologie noire et militante de substitution, pour Cheikh Anta Diop, l'une des conditions d'un fédéralisme continental passe par la conscience. En redonnant une histoire, une conscience historique aux Africains, il souhaite surtout rétablir leur dignité. Qui pourrait lui reprocher une telle démarche, tant les idéologies qu'il combattait semblent tenaces ?
En fait, Cheikh Anta Diop rêvait secrètement d'une synthèse entre ancrage et métissage culturels. « La plénitude culturelle ne peut que rendre un peuple plus apte à contribuer au progrès général de l'humanité et à se rapprocher des autres peuples en connaissance de cause (9). »
(1) Lettre datée du 7 août 1941, Dossier Cheikh Anta Diop, Archives nationales du Sénégal, Dakar.
(2) Cheikh Anta Diop, Nations nègres et culture, t. I, Présence africaine, Paris, 1954.
(3) Aimé Césaire, Discours sur le colonialisme, Présence africaine, Paris, 1955.
(4) Histoire générale de l'Afrique. Etudes et documents, volume I, Unesco, Paris, 1978.
(5) Actes du colloque « L'oeuvre de Cheikh Anta Diop : la renaissance de l'Afrique au seuil du troisième millénaire », Dakar-Caytu, 26 février-2 mars 1996, en cours de publication.
(6) Alain Froment, « Origine et évolution de l'homme dans la pensée de Cheikh Anta Diop : une analyse critique », Cahiers d'études africaines, Paris, no 121- 122, 1991.
(7) Mamadou Diouf, Mohamad Mbodj, « The Shadow of Cheikh Anta Diop », in The Surreptitious Speech. Présence africaine and the Politics of Otherness, 1947-1987, The University of Chicago Press, Chicago, 1992.
(8) Conférence du Centre Georges-Pompidou, 7 juin 1985, Nomade, Paris no 1-2, 1990, Martin Bernal, Black Athena, The Afroasiatic Roots of Classical Civilization, tomes I et II, Rutgers University Press, New Brunswick, 1988-1991. Voir aussi : Théophile Obenga, Cheikh Anta Diop, Volney et le Sphinx, Présence africaine et Khepera, Paris, 1996. Revue Ankh, éditions Khepera, BP 11, 91192 Gif-sur-Yvette Cedex.
(9) Cheikh Anta Diop, Antériorité des civilisations nègres : mythe ou vérité historique ? Présence africaine, Paris 1967.
D'après un article de Fabrice Hervieu Wané, Le Monde Diplomatique (1995) |
|
|
  |
 |
|
Ecrire
une réaction
|
Cheikh Anta Diop (1923-1986) et l'Egypte "Nègre" |
Nombre de messages:
46
Pages:
1 2 3
|
|
(
12/08/2003 16:59 ) |
Les egyptiens étaient bel et bien noir. Mais bien évidemment comme Zimbabwé, les blancs disent que les noirs étaien tincapable de construire de tels monuments. |
|
 |
 |
|
|
(
25/09/2003 15:38 ) |
Les egyptiens disaient eux même que leurs ancêtres et leurs dieux venaient du sud.
Dans les représentations des temples et des tombeaux, les blancs trouvent toujours comme excusent que les nubiens étaient peints en noir charbon, alors que les egyptiens étaient peints en rouge sombre.
Mais ce qu'ils ne disent pas, c'est qu'il y a avait des nubiens peints en rouge sombre et des egyptiens peints en noir charbon.
Ils ne disent pas non plus que les indoeuropéens et les sémites étaient peints avec la peau blanche et le nez long, contrairement aux egyptiens.
Si les auteurs anciens ont dit que les egyptiens anciens étaient noirs, c'est qu'ils étaient. Ils les ont vu de face et leurs ont parlé. Si les egyptiens étaient blancs comme eux, ils auraient dit !!! |
|
 |
 |
Cheik Anta Diop mérite plus que l'on puisse imaginé.Soyons fiers de lui et de nous. |
|
ABLO. (
30/05/2004 21:43 à Marseille / France ) |
Après avoir lu les developpements faits sur C.A.D, j'avoue être déçu par ceux qui furent ses collaborateurs et d'autres en qui, je croyais, pour apporter leurs contribution à celle de C.A.D. pour le nettoyage des sequelles réçues par les noirs et surtout du rétablisemment total de la puissance et de la prise de conscience de la race noire(le mot race ne doit pas exister mais nous les noirs n'avons rien demander ) se mettent aujourd'hui à cririquer celui qui nous à rendu notre DIGNITE, notre HONNEUR et notre FIERTE.
C.A.D. doit représenter pour nous, la jeunesse africaine et afro-caraÏbéenne une pure source d'inspiration et un modèle pour les nous jeunes noirs scientifiques ,historiens,économistes, de tout bord. Nous sommes aujourd'hui affronter à un seul problème:s'autosuffire et allier nos cultures avec celles venues d'ailleurs.Nous sommes les plus intelligents car nous n'avons rien demander, les colons sont venus nous donner leurs connaissances qui étaient miennes auparavant ,ils n'ont pas chercher à nous connaître.Cela nous fait DEUX points :notre connaissance avant les blancs et celle imposée par les blancs (qui n'est fameuse);et ZERO point pour les blancs.
Pacifiquement soyons les plus fort ,arrêtons de nous critiquer ,reflechissons comme le faisait nos ancêtres(Reflexion spirituelle) car l'Afrique avait atteint une certaine maturité(detruite par les blancs)sur le plan spiriruel.on a l'habitude de dire:La science s'arrête ou le mystère commennce et les blancs ,eux-même disent que L'AFRIQUE EST PLEINE DE MYSTERES. Nous avons été maîtres de la science et C.A.D. l'a démontré avec preuves à l'appui.
SOYONS UNIS MES FRERES.............ET MERCI A CHEIK ANTA DIOP. Lisez le vous serez fiers et vous saurez que les noirs ne sont pas ce que l'on croit et vous mêmes vous vous découvrirez......................VIVE L'AFRIQUE ET CEUX QUI SE BATTENT POUR ELLE. |
|
 |
 |
dIOP |
|
Alfripone (
06/07/2004 20:46 à Versailles / France ) |
Je suis d'accord les oeuvres de Diop m'ont apportes les bases et les preuves de tout ce que je ressentais jusqu'alors a savoir de la frustation du cynisme de la rancune de la tristesse.
Je me demandais d'ou cela pouvait venir et en effet ce sont des choses que l'on ressent...cela m'a ouvert les yeux sue bq de choses et surtout apres avoir lu des auteurs tels que Fanon, Diop ma apparu com le denouement de mon evolution sur la conscience noir.
Je peux desormais penser de moi meme avec plus de donnees quil ne mem fallait.
Nous sommes a la base de TOUT sur terre.... |
|
 |
 |
Ton oeuvre survivra!!! |
|
Safa Diallo (
07/07/2004 23:48 à Paris / France ) |
Je dois vous dire mes freres que j'étais pas assez regardant de notre passé, car justement j'ai été longtemps le produit de l'école coloniale, de l'ideologie de la superiorité des civilisations occidentales, aujourdhui enfin je comprends pourquoi une relève de l'Afrique serait tout simplement une menace pour l'occident qui croyez-moi fera tout pour nous empecher de faire emerger la vraie histoire des noirs.Cheik Anta Diop nous a tracé le chemin qu'il faudra paver, parer pourque nous retrouvions cette fierté qu'avaient nos ancêtres, les pharaons.Contrairement à ce qu'on a colporté çà et là, je vous invite à visiter ce site pour connaitre CAD, ses ouvres et sa biographie.www.ankhonline.com |
|
 |
 |
l'hisoire du peuple noir |
|
armonya (
24/08/2004 14:29 à Drancy / France ) |
Je pense qu'il serait temps d'envisager nos livres d'histoire et de géographie.
Je suis de la génération a qui on a inculqué : le nos ancêtres les gaulois...
Je crois que l'Afrique est le berceau de l'humanité lhomme de pékin et lucy le prouve scientifiquement. Aujourd'hui nous vivons une alienation générale, séquelles d'un temps ou l'histoire a été refaite a notre insu. Il serait temps d'envisager de reconstruire le puzzle de notre histoire. |
|
 |
 |
Ce n'est pas un puzzle |
|
yelva (
23/09/2004 17:28 à Libreville / Gabon ) |
C'est tout simplment un mensonge que nous acceptons en disant qu'il justifie notre rejet de notre culture d'origine.
Les autres peuples ont été colonisés, mais se battent pour garder leur identité, pendant que nous nous ecellons dans l'art de nous auto-asphixier. Nous sommes à l'origine de l'histoire ? Nous le savons très bien, pas besoin de déterrer nos morts pour cela, juste de réapprendre le respect de nos aînés et de notre héritage culturel (civilistaions et esclavage) et économique (le plus vieux et le plus riche continent, comme avec des richesses infinies). A quoi bon toujours répéter la même chose ? C'est à nous c'est tout ! |
|
 |
 |
Ce n'est pas un puzzle |
|
yelva (
23/09/2004 17:28 à Libreville / Gabon ) |
C'est tout simplment un mensonge que nous acceptons en disant qu'il justifie notre rejet de notre culture d'origine.
Les autres peuples ont été colonisés, mais se battent pour garder leur identité, pendant que nous nous ecellons dans l'art de nous auto-asphixier. Nous sommes à l'origine de l'histoire ? Nous le savons très bien, pas besoin de déterrer nos morts pour cela, juste de réapprendre le respect de nos aînés et de notre héritage culturel (civilistaions et esclavage) et économique (le plus vieux et le plus riche continent, comme avec des richesses infinies). A quoi bon toujours répéter la même chose ? C'est à nous c'est tout ! |
|
 |
 |
Vos truks n' m'font + rigoler à 7eure. Il est 03:41 |
|
Pap SARR (
28/10/2004 03:42 à Paris / France ) |
J'ai créé un blog qui, par la force des choses, est devenu là où j'essaie de restituer l'histoire noire qui a été tronquée. Je crois que ce que je fais sert. Si vous pouvez donner un coup d'main qui ne soit pas profitard (j'en connais, en ai trop connu à Paris mais cela n'excuse pas que je ferme ma porte à d'autres) you're welcome.
http://pisco.tchatcheblog.com
S-'il y avait eu "crevé" dans votre liste d'émoticônes, j'auaris pu répondre.
Bye!!
PS: anyway I love U
|
|
 |
 |
Le dernier pharaon... |
|
BMW (
29/10/2004 18:46 ) |
C'est indiscutablement le plus grand intellectuel et scientifique africain du siècle passé. Un génie authentique, qui a accumulé (dans les années 50, je vous prie, au moment ou l'Afrique était encore sous domination coloniale) des diplômes universitaires de physique nucléaire, de chimie et d'Histoire. Je pense que dans toute l'histoire contemporaine, très peu d'Hommes auront avec autant de talent excellé à la fois dans les sciences exactes et dans les sciences humaines.
C'est un SCANDALE et un SUICIDE que de ne pas imposer au moins 3 de ses livres au programme des lycées d'Afrique noire. Un Noir qui n'a pas encore lu Cheikh Anta Diop a une très grave lacune dans son bagage culturel, un gouffre au milieu du chemin de son Histoire.
Je dois avouer que pendant longtemps j'ai été assez bêtement hostile à ses théories (je pensais qu'elles relevaient du passéisme, fausses légendes à la gloire des Noirs à l'image du mouvement de la négritude de Senghor). Puis, j'ai lu ses livres et sa biographie: ce fut un choc, pour la première fois de ma vie, je refermai un livre en étant convaincu d'avoir lu les écrits d'un authentique génie (et vous pouvez me croire, je suis extrêmement critique).
Son intelligence est insolente, tout simplement insolente, sa plume est incendiaire, et quand à la demonstration de ses thèses, elles sont claires comme l'eau de roche.
Donnez-vous la peine de connaître l'homme et l'oeuvre de celui que très affectueusement nous appelons le dernier pharaon: vous ne le regretterez pas. |
|
 |
 |
|
|
sissy (
30/01/2005 08:33 à Montreal / Canada ) |
Les Egyptiens ont peint des etres religieux ,ils ne se sont jamais peints eux-meme. C'est facile de dire qu'ils sont blancs car parmis tout ce qui s'est fait sur cette terre et qui subsiste encore malgre le temps; il n' y a aucun monument qui a laisse d'empreintes flagrantes que ceux de l'Egypte. Elle est la base de toutes les autres civilisations et, dire qu'elle est noire mettra fin a leur hegemonie sur nous, peuples du continent noir, alors ils s'acharnent a la falsifier en la faisant passer pour blanche. L'Egypte est en Afrique, ce territoire est africain. Il n'ont pas pu la deplace pour la faire leurs alors ils veulent se l'approprier sur le terrain, en la faisant passer pour une soit disante civilisation oriental (arabe) alors que depuis longtemps ceux-la meme ont ete des voisins remplis d'appetit pour des biens et ressources des peuples noirs qu'ils enviaient. En envahisssant l'Afrique, ils se sont offerts un festin en derobant a l'Afrique de tous ce qui l'appartenait. << Les rois d'asie ont pris trois femme d'Afrique en vu d'avoir parts aux mysteres>>. |
|
 |
 |
bien |
|
djess (
08/02/2005 16:54 à / Mali ) |
je pense que les noirs doivenrt savoir qu'ils ont été les premiers hommes sur terre et ils doivent se batre et etudier les oeuvres de cheick anta diop tout le monde peut pas etre egyptologue mais chacun peu etudier a sa façon |
|
 |
 |
|
|
armonya (
14/04/2005 15:03 à Drancy / France ) |
faire une travail pour que nos jeunes recoivent cette transmission surtout. La prise de conscience sera, deviendra logique si nous même acceptons de transmettre nos acquis et d'entretenir celui de nos vieux. L'image, la littérature, la culture en générale sans négliger les autres domaines ou nous brillons déjà.
Avancer sans haine sereinement et surtout donner à nos enfants les moyens dévoluer internet en fait partie... |
|
 |
 |
ressuscitons Ch.a.diop. |
|
(
27/07/2005 09:46 à / Belgium ) |
nations nègres et culture du grand maitre et penseur africain Ch. A. Diop doit être considéré comme le livre de chevet que tout africain doit avoir dans ses mains comme la bible est le livre par excellence pour un chretien ou comme le coran pour un musulman. car ce livre nous apprend à comprendre les crises et les problèmes actuels de l'afrique et l'attitude à adopter en face des partisans du néo-colonialisme. nous devons reveiller notre penseur. |
|
 |
 |
Pourquoi un point d'interrogation |
|
(
05/08/2005 15:45 à Paris / France ) |
Mettre un point d'intérrogation à la suite de la phrase présentant le travail du Pr C.A DIOP, revêt un caractère dangereux, qui installe le doute dans l'esprit du néophyte en matière d'histoire Africaine et contribue à conforter un vision eurocentrée de l'Afrique. Ce géant d'Afrique s'est consacré à la reconstruction de notre histoire basée sur des faits. Ces fondements sur lesquels l'Afrique de demain a commencé à se bâtir ne doivent pas être minés par des initiatives comme la votre qui semblent de bonne foi. |
|
 |
 |
bien et bien des choses |
|
grace (
08/08/2005 11:25 à / Cameroon ) |
ça m'enchante de savoir que nous avons pris conscience de notre passé. mais nous excellons dans l'art de nous asphixier car le colon a voulu ainsi; n'oublions pas que la colonisation de l'afrique ne s'est pa passé de la mm manière qu'ailleurs, en nous enlevant notre culture il savait qu'il nous rendrait pareil à des caisses de raisonement. Maintenant que nos pères nous ont montré le chemin ,à nous de le suivre,en nous atelant à apprendre nos coutumes et autres,à réadapter nos systèmes éducatifs economiques.... |
|
 |
 |
Les méfaits de Boyaud |
|
(
18/10/2005 15:48 à / France ) |
J'ai été amusé de constater que je n'ai pas été la seule victimede Mr Boyaud qui m'a obligé à changer de classe, bien qu'étant blanc, il m'a persécuté pendant une année. Je devais être condisciple de Anta Diop mais n'en ai pas malheureusement le souvenir. Trés intéressé par votre site je ne peux que vous prodiguer mes encouragements. Sans me porter défenseur de Mr Boyaud, je crois pouvoir affirmer que cet homme était cliniquement fou, il suffisait de regarder les peintures qu'il exposait vers 1938. Il fur renvoyé sur la métropole , professeur à Confolens. |
|
 |
 |
Be careful |
|
(
27/01/2006 10:47 à Toulouse / France ) |
je syuis d'accord ; il faut faire le plus de pub possible pour cet anniversaire de diop..pancarte affichage blog, n'importe...on n'arrivera pa à le mettre au journal de 20 h mais on peut aviser le plus de noirs possible... |
|
 |
 |
Cheik Anta Diop |
|
yaro (
27/01/2006 11:08 à Brussels / Belgium ) |
L'histoire des peuples nous apprend que la possession d'une memoire collective d'un passé sont les éléments pour contruire et le présent et l'avenir.
L'afrique par la collonisation et l'entreprise destructrice de la pensée de la pensée collective et memoire des peuples africains en a été depossedé.
Le travail de C A D à la lumière du progrès de la science d'aujourdhui est d'une formidable grandeur d'esprit et de tenacité. L'antériorité des civilisations africaines si elle ne doit pas nous une quelconque complexe de supériorité historitique, doit être vue et manipuler comme un support moral pour dynamiser un jeunesse à la recherche de son passé. Les peuples se nourissent de leur histoire et grandissent de leur présent .
|
|
 |
 |
pauvres noirs! |
|
ini (
29/01/2006 10:19 à Fort-de-france / Martinique ) |
l oeuvre de cheickh antah diop a mon sens ne constitut en aucun cas comme certains voudraient le croire les delires d un nègre en pleine crise identitaire mais plutot une oeuvre gigantesque incitant les noirs a refuser ce deni de la part des occidentaux de la culture ,civilisation et histoire africaine avant les 'invasions barbares' |
|
 |
 |
Nombre de messages:
46 Pages:
1 2 3
|