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Gonzalo Higuain félicité par Diego Maradona après son triplé contre la Corée du Sud
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Triste journée pourtant marquée par du beau football. Non pas forcément sur le plan esthétique, mais sur le plan stratégique. Les trois matches à l’affiche ont confirmé que la Coupe du monde est avant toute chose une affaire de solidité des nerfs, de qualité de la condition physique, de pertinence dans les choix tactiques, et de compréhension de l’intensité du moment et des enjeux.
Les braves Sud-Coréens n’ont pas semblé avoir été bien «briefés» là-dessus. Jouant contre l’Argentine, ils ont cru qu’ils étaient en vacances sur une île exotique, et que le seul football léché qui leur avait permis de s’imposer contre les Grecs lors du premier match suffirait. Le coach n’a pas dû leur dire que leurs adversaires du jour sont, à l’image de leur entraîneur Diego Maradona, animés d’une passion qui leur vient de la moelle épinière, et qu’ils étaient là pour gagner—ou alors perdre en laissant toute leur énergie sur le stade.
Les footballeurs argentins ont donc pratiqué la stratégie du fauve, sautant immédiatement au cou de leur proie, et ne lâchant pas la pression une seule minute. C’est donc tout naturellement qu’un défenseur sud-coréen s’est emmêlé les jambes et à marqué dans son propre camp. Du côté de Séoul, les supporters ont dû douter des rêves de grandeur de leur pays, désormais acteur majeur de la scène politique et économique internationale et pièce maîtresse du G-20. |
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L'équipe du Nigeria qui a débuté face à la Grèce
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La riposte sud-coréenne a été admirable mais insuffisante. Le football pratiqué par Park Ji Sung et ses coéquipiers était trop académique : on se serait cru à un séminaire dans une école d’ingénieurs. Les passes, les centres, les accélérations, les changements de rythme, étaient trop prévisibles. Ce d’autant que les Argentins sentaient l’odeur du sang et voulaient rapidement en finir avec l’incertitude. Les choses se sont donc passées très vite : les Latino-américains ont gagné sans qu’il y ait jamais eu match.
Grèce-Nigeria ? Ne m’en parlez pas. Toutes les écoles de football devraient utiliser le film de cette rencontre—et notamment la triste performance nigériane—pour enseigner aux jeunes ce qu’il faut éviter de faire si l’on ne souhaite pas rentrer au panthéon de l’échec. Dès les premières accélérations du meneur de jeu Karagounis, la stratégique grecque s’est énoncée clairement :
il s’agissait d’aller pour le K.O. Les Grecs n’avaient certes pas un niveau technique exceptionnel mais leurs intentions sautaient aux yeux : ils étaient là pour mourir si nécessaire, car leur honneur avait été maltraité lors de leur première rencontre. Croulant sous le poids de son énorme incompétence, le coach nigérian s’est contenté de s’affaler sur le banc de touche et de regarder le spectacle comme un touriste, au lieu de mobiliser ses troupes pour leur faire comprendre quel était le schéma tactique de l’adversaire. |
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Les Grecs célèbrent le but de Torosidis contre le Nigeria
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Les Grecs avaient une feuille de route claire, un plan stratégique valable. Mais ils n’avaient pas les moyens intellectuels et techniques de le mettre en application. Parfois ils se jetaient par terre pour quémander la pitié de l’arbitre. Cela ne donnait rien. D’autres fois, ils engageaient quelques efforts spéculatifs, comme ces longs ballons sans réelle signification, ou ces centres aériens au point de pénalty, dans l’espoir qu’un de leurs grands gabarits ferait la différence. Cela n’a abouti à rien, avant que leurs adversaires eux-mêmes se fassent harakiri.
Car les Super Eagles (en réalité, de sympathiques poussins) se sont montrés fidèles à leur habituelle naïveté, adoptant un tempo très lent pour lequel ils n’avaient ni la stratégie ni les moyens. Le rythme ralenti qu’ils ont eux-mêmes imposé à la première les a au contraire fatigués et rendus nerveux.
Lorsque Sani Kaita pose le geste-tournant de la rencontre en allant donner un minable coup de pied d’ailleurs manqué (hors du terrain) à un joueur grec qui se tort de douleur comme s’il venait de se faire fracasser par Mike Tyson, l’arbitre-bureaucrate de la journée se contente d’appliquer bêtement les règles : il sort directement son carton rouge. S’il avait un peu plus de métier et de jugement, il aurait simplement averti le pauvre Sani Kaita. Au lieu de cela, il a choisi l’artillerie lourde, utilisant un bazooka pour tuer une mouche. Résultat : la Coupe du monde s’est pratiquement terminée pour les Nigérians avant même d’avoir commencé. |
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L'équipe de France à l'entraînement après la défaite face au Mexique
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Après l’expulsion du joueur fautif, les Super Eagles n’ont pas seulement évolué en sous-effectif ; ils étaient mentalement écrasés. Il n’y avait plus de drame ni de suspense. L’inefficacité chronique de Yakubu, seul attaquent en pointe, et la lenteur et la maladresse d’Obassi condamnaient le Nigéria à prendre une raclée.
Même le capitaine Joseph Yobo, défenseur central, ne savait plus où donner de la tête. Tous les ballons qu’il touchait devenaient plus dangereux pour son propre gardien que ceux des attaquants grecs. La panique, le désordre, l’improvisation et l’absence de vision sont reflétés dans le score final, sans appel, qui est une humiliation supplémentaire pour le Nigeria et l’Afrique.
France-Mexique aura été l’aboutissement d’une longue agonie, la chronique d’une mort annoncée. Les Bleus, que Zinedine Zidane avait transportés à une époque au firmament de la planète Football, étaient méconnaissables. Ils n’avaient visiblement aucun plan de jeu, sauf peut-être de tirer une demi-douzaine de coups-francs dans le mur, et d’espérer naïvement que Ribery ou Malouda ferait la différence dans un exploit individuel. Mais ces deux-là n’y croyaient pas eux-mêmes, chacun expérimentant son petit numéro la tête baissée, sans jamais parvenir à faire illusion. |

Govou ? Il était le même : brouillon et perturbé. Anelka ? Il était si fatigué qu’il donnait l’impression de s’être échappé d’un hospice de vieillards. Diaby ? Inexistant—il ne semblait pas s’être remis des pétillants souvenirs de son premier match. Gignac ? Inutilement agité.
Gallas et Abidal ? Ils étaient paresseux, souvent en retard sur les ballons en profondeur, et espéraient que l’arbitre les protégerait de leur faiblesse en sifflant des hors-jeu. Rien à faire. Peut-être Rama Yade avait-elle raison ? De loger dans un hôtel de luxe à 700 euros le tarif de chambre par nuit ne semble pas leur avoir donné de l’énergie et de l’inspiration à l’équipe de France.
Les Mexicains quant à eux ont opté pour la stratégie du python, qui consiste à faire le mort et laisser l’adversaire s’aveugler par son propre ego, à le laisser s’endormir et s’embrouiller avant de porter l’estocade au moment où il s’y attend le moins. L’on a découvert avec stupeur que les hommes de Mexico sont donc capables de pratiquer un football intelligent et efficace, fût-ce contre leur propre gré. Affaire à suivre. |

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