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André Marie Tala « J’avais gagné mon procès pour plagiat contre James Brown sans m’enrichir… »
14/08/2008
 

Dans une interview accordée à Afriqu’ Echos Magazine, l’artiste camerounais revient sur les temps forts de sa carrière, notamment sur le procès pour plagiat contre James Brown.
 
Par Rachel Kesseng
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André-marie Tala et la musique, une affaire de coeur!  
André-marie Tala et la musique, une affaire de coeur!
 

C’est au festival « Nuits d’Afrique » de Montréal, que le camerounais André Marie Tala, est allé représenter une nouvelle fois le continent, aux côtés de nombreux autres artistes africains invités. Le chanteur mal voyant, et promoteur du Ben Skin, un genre musical, qui puise sa source des montagnes de l’ouest Cameroun, sa région natale. Une vie musicale de quarante années, marquée on s’en souvient, par un procès pour plagiat engagé contre le roi de la soul des années 60 et 70, James Brown, décédé le 25 décembre 2006.

A cœur ouvert, l’artiste revient sur :

Sa passion pour la musique...

Je pense que tous les musiciens ont la même histoire. On est passionné dès l’enfance. Dans mon cas, j’avais autour de moi des gens qui aimaient la musique notamment ma grand-mère et mon oncle, ce sont eux qui m’ont influencé, même si eux, n’ont jamais pratiqué la musique en tant que professionnels.

Sa discographie...

À ce jour, j’ai signé une vingtaine d’albums. Je continue de sortir des disques, mais pas tous les ans. En plus, la piraterie qui est devenue un phénomène majeur en Afrique et particulièrement au Cameroun, n’incite pas à faire davantage.
En ce moment, j’ai un album en promotion qui est intitulé « Source des Montagnes ». C’est un album essentiellement orienté vers du Ben Skin et qui compte 11 titres. Ce sont des titres repris en instrumental mais en réalité, il y a une dizaine de chansons.

Le soutien de ses pairs…

Mama Keita de la Guinée Conakry, Billy Kom, l’un des meilleurs guitaristes camerounais qui vit à Paris, et Olivier Mahop (en réalité, Olivier Marchand, mais comme il a épousé une de nos sœurs du Cameroun, on lui a donné le nom de Mahop).
À la basse, j’ai fait appel à l’ancien chef d’orchestre de Manu Dibango, Nelle Ekwabi. Il y a aussi Brice Wassy avec qui j’ai co-arrangé l’album et qui a joué de la batterie et Don Dieu a fait les claviers.

Les disques qui ont assuré son succès…

Généralement, je me fie aux chansons que les gens demandent puisque chacun a sa sensibilité, ses goûts et ses couleurs musicales. Il m’est difficile de parler des albums que le public aime. Par contre je peux vous citer des chansons que les gens me réclament souvent : « Black Woman », « Sikati », « Je vais à Yaoundé »...

La création du rythme Ben Skin…

Mon idée était de trouver un élément fédérateur chez les jeunes qui, jusqu’à présent ont tendance à n’aimer que ce qui vient d’ailleurs, plus précisément de l’Occident. Et pourtant, l’Africain, pour qu’il puisse s’épanouir, a besoin de sa tradition, de sa culture.

Mais il y a encore des intellectuels qui croient que le salut du continent passerait par le mimétisme culturel. C’est complètement faux, et c’est ce qui m’a poussé à valoriser le Ben Skin afin de montrer à la jeunesse que près d’eux, il y a des richesses à valoriser et dont ils ignorent l’importance.

C’est un moyen de les aider à s’épanouir en préservant leur patrimoine et leur culture musicale à l’exemple du Ben Skin qu’ils ont à portée de mains.


Sa participation au festival de Montréal…

La réaction du public à un concert n’est toujours pas prévisible, même si tous mes passages ont été un grand succès aussi bien au Balattou qu’au Kola Note. C’est au moins la troisième fois que je reviens dans cette belle métropole francophone d’Amérique du Nord pour les Nuits d’Afrique.
À chaque fois ça a été un bonheur car le public montréalais est un public charmant. Touré (Lamine, président-fondateur et directeur artistique du Festival NDLR), a eu une idée géniale de lancer ce festival, un forum qui permet la connaissance de l’Afrique telle qu’on y vit avec sa culture, sa diversité. J’espère que cette fois-ci encore, ce sera la même ferveur.

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Le chanteur parle aussi:

Du plagiat d’une légende des années 70…

Le titre de l’album plagié est « Hot Koki ». En 1975, au moment où mon 33 tours sortait, James Brown était au meilleur de sa forme. Comme par hasard, il se trouvait en tournée au Cameroun. Je suis allé vers lui pour lui remettre un exemplaire pour qu’il sache ce que nous faisions comme musique au Cameroun.

C’est par la suite que j’ai été surpris de constater plus tard qu’il avait interprété ma chanson dans la même gamme, la même introduction, le même corps du morceau sur le plan rythmique et les mêmes refrains. Il a juste adapté les paroles en anglais. Voilà pourquoi je suis allé, tout de suite, à Paris où, avec mon éditeur, nous avons pris des avocats pour attaquer James Brown aux États-Unis.

Au bout de 4 ans, j’ai gagné le procès. C’est cela le côté historique. Je n’avais pas gagné une fortune, car à l’époque du président Jimmy Carter, le dollar n’était pas fort. En plus, quand un procès dure quatre ans au cours desquels vous demandez les services de plusieurs avocats, je dirais que ce sont ces avocats, pour la plupart, qui se sont sucrés. Ma victoire était essentiellement morale et médiatique.

Et...Du rôle de la musique dans le développement…

Les premiers à dénoncer les maux ou les fléaux de notre société sont les artistes. C’est soit par le cinéma, soit par la chanson ou la comédie et cela ne date pas d’aujourd’hui. La musique est un vecteur non négligeable du développement en Afrique sur le plan économique.

Généralement, on se limite à voir l’aspect concert, on oublie souvent les autres produits dérivés. Je crois que sans la musique, il n’y aurait pas de poste radio dans les voitures, les postes combinés que chacun de nous écoute chez lui. Si on écoute la radio, c’est avant tout parce qu’il y a la musique.
Si la musique n’existait pas, je suis convaincu qu’on ne vendrait pas assez de postes radio, on n’installerait pas la radio dans une voiture, il n’existerait pas de hauts parleurs dans les super marchés pour diffuser la musique et tous les autres produits dérivés. La télévision n’y échappe pas. Parce que la télévision ne vit que parce qu’il y a la musique.
Chacun de nous a un téléviseur chez lui, c’est en grande partie parce qu’on aimerait écouter et voir les artistes chanter et danser etc.
Les gens savent, ou du moins doivent comprendre, que si les Beatles à eux tout seuls ont ramené des devises en Angleterre plus que toutes les industries confondues, cela veut dire que la musique est quelque chose d’extrêmement important.
Malheureusement, en Afrique, nous n’avons toujours pas compris que c’est essentiel de travailler pour faire évoluer la musique au même titre que n’importe quel domaine ou industrie.

Et pour conclure,

De l’incarcération des artistes camerounais, Lapiro de Mbanga et Jo La Conscience...

Je souhaite vivement que les autorités camerounaises relâchent ces musiciens puisque le Cameroun est un pays de droit et de liberté. Si mes confrères musiciens ont commis un délit, il faut les juger. Mais si au contraire, à travers leurs chansons et leur engagement, ils n’ont fait que dénoncer certains fléaux de notre société, j’estime qu’il faut les relâcher simplement afin qu’ils retrouvent leur liberté si chère à la personne humaine.

       
Mots-clés
andré marie tala   cameroun   james brown   
 
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