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  <title>10 mai</title>
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  <content:encoded><![CDATA[<h2>Concours juniors UnivCsgd94120 - 2006 &#8226; 21 mai - 21 juillet 2006</h2>


<p>Le concours du mois de mai consiste en la production d'un discours historique sur le sujet ci-dessous&nbsp;:</p>


<h2>France, République&nbsp;: servitude, esclavages, libertés</h2>


<p>Les documents proposés sont impérativement utilisés. Tout autre document intervient pour les besoins du discours.</p>


<h3>Document 1</h3>


<p>Le Président de la  République, M. Jacques CHIRAC, a présidé le mercredi 10 mai 2006 les cérémonies de la première journée commémorative du souvenir de l'esclavage et de son abolition.</p>


<p><img src="http://www.grioo.com/blogs/Csgd/images/Csgdr%E9pertoire2/Accueuil%20artiste.jpg" alt="" /></p>


<p>Sur cette <a href="http://www.elysee.fr/elysee/elysee.fr/francais/actualites/deplacements_en_france/2006/mai/album_journee_commemorative_du_souvenir_de_l_esclavage_et_de_son_abolition.48796.html">photographie</a>, le Président de la République accueille les personnalités.<sup>[<a href="#pnote-1040-1" name="rev-pnote-1040-1">1</a>]</sup></p>
<div class="footnotes"><h4>Notes</h4>
<p>[<a href="#rev-pnote-1040-1" name="pnote-1040-1">1</a>] photographies de A. Roiné © Service photographique de la Présidence de la République. Tous droits réservés</p></div> <p><img src="http://www.grioo.com/blogs/Csgd/images/Csgdr%E9pertoire2/Image%20ligne.jpg" alt="" /></p>


<h3>Document 2</h3>


<p><img src="http://www.grioo.com/blogs/Csgd/images/Csgdr%E9pertoire2/M%E9taphore.jpg" alt="" /><br />
<a href="http://www.culture.gouv.fr/culture/actualites/dossiers/esclavage/abolition-2006.html">http://www.culture.gouv.fr</a></p>


<h2>Décret d'abolition de l'esclavage du 27 avril 1848 (France).</h2>


<p>Au nom du peuple français, Le gouvernement provisoire,</p>


<p>Considérant que l&#8217;esclavage est un attentat contre la dignité humaine ; qu&#8217;en détruisant le libre arbitre de l&#8217;homme, il supprime le principe naturel du droit et du devoir ; qu&#8217;il est une violation flagrante du dogme républicain « Liberté, Égalité, Fraternité » ;</p>


<p>Considérant que, si des mesures effectives ne suivaient pas de très près la proclamation déjà faite du principe de l&#8217;abolition, il en pourrait résulter dans les colonies les plus déplorables désordres ;</p>


<p><strong>Décrète :</strong><br /></p>


<p><strong>Article 1</strong><br />
L&#8217;esclavage sera entièrement aboli dans toutes les colonies et possessions françaises, deux mois après la promulgation du présent décret dans chacune d&#8217;elles.
À partir de la promulgation du présent décret dans les colonies, tout châtiment corporel, toute vente de personnes non libres, seront interdits.</p>


<p><strong>Article 2</strong><br />
Le système d&#8217;engagement à temps établi au Sénégal est supprimé.</p>


<p><strong>Article 3</strong><br />
Les gouverneurs ou commissaires généraux de la République sont chargés d&#8217;appliquer l&#8217;ensemble des mesures propres à assurer la liberté à la Martinique, à la Guadeloupe et dépendances, à l&#8217;île de la Réunion, à la Guyane, au Sénégal et autres établissements français de la côte occidentale d&#8217;Afrique, à l&#8217;île Mayotte et dépendances, et en Algérie.</p>


<p><strong>Article 4</strong><br />
Sont amnistiés les anciens esclaves condamnés à des peines afflictives ou correctionnelles pour des faits qui, imputés à des hommes libres, n&#8217;auraient point entraîné ce châtiment. Sont rappelés les individus déportés par mesure administrative.</p>


<p><strong>Article 5</strong><br />
L&#8217;Assemblée nationale réglera la quotité de l&#8217;indemnité qui devra être accordée aux colons.</p>


<p><strong>Article 6</strong><br />
Les colonies purifiées de la servitude et les possessions de l&#8217;Inde seront représentées à l&#8217;Assemblée nationale.</p>


<p><strong>Article 7</strong><br />
Le principe « que le sol de la France affranchit l&#8217;esclave qui le touche » est applicable aux colonies et possessions de la République.</p>


<p><strong>Article 8</strong><br />
À l&#8217;avenir, même en pays étranger, il est interdit à tout Français de posséder, d&#8217;acheter ou de vendre des esclaves, et de participer, soit directement, soit indirectement, à tout trafic ou exportation de ce genre. Toute infraction à ces dispositions entraîne la perte de la qualité de citoyen français. Néanmoins, les Français qui se trouveront atteints par ces prohibitions, au moment de la promulgation du présent décret, auront un délai de trois ans pour s&#8217;y conformer. Ceux qui deviendront possesseurs d&#8217;esclaves en pays étrangers, par héritage, don ou mariage, devront sous la même peine, les affranchir ou les aliéner dans le même délai, à partir du jour où leur possession aura commencé.</p>


<p><strong>Article 9</strong><br />
Le ministre de la Marine et des Colonies et le ministre de la Guerre sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l&#8217;exécution du présent décret.</p>


<p>Fait à Paris, en conseil de gouvernement, le 27 avril 1848.</p>


<p>Signé : les membres du gouvernement provisoire.</p>


<p><img src="http://www.grioo.com/blogs/Csgd/images/Csgdr%E9pertoire2/Image%20ligne.jpg" alt="" /></p>


<h3>Document 3</h3>


<h2>Décret du 30 floréal An X</h2>


<p>AU NOM DU PEUPLE FRANÇAIS, BONAPARTE, premier Consul, PROCLAME loi de la République le décret suivant, rendu par le Corps législatif le 30 floréal an X, conformément à la proposition faite par le Gouvernement le 27 dudit mois, communiquée au Tribunat le même jour.</p>


<p>DÉCRET.</p>


<p><strong>ART. I.er</strong> Dans les colonies restituées à la France en exécution du traité d'Amiens, du 6 germinal an X, l'esclavage sera maintenu conformément aux lois et réglemens antérieurs à 1789.</p>


<p><strong>II.</strong> Il en sera de même dans les autres colonies françaises au-delà du Cap de Bonne-Espérance.</p>


<p><strong>III.</strong> La traite des noirs et leur importation dans lesdites colonies, auront lieu, conformément aux lois et réglemens existans avant ladite époque de 1789.</p>


<p><strong>IV.</strong> Nonobstant toutes lois antérieures, le régime des colonies est soumis, pendant dix ans, aux réglemens qui seront faits par le Gouvernement.</p>


<p><a href="http://www.herodote.net/18020520.htm">20 mai 1802</a></p>



<p><img src="http://www.grioo.com/blogs/Csgd/images/Csgdr%E9pertoire2/Image%20ligne.jpg" alt="" /></p>


<h3>Document 4</h3>


<p><img src="http://www.grioo.com/blogs/Csgd/images/Csgdr%E9pertoire2/D%E9cret%204%20f%E9vrier%201794.jpg" alt="" /></p>


<p><img src="http://www.grioo.com/blogs/Csgd/images/Csgdr%E9pertoire2/Image%20ligne.jpg" alt="" /></p>


<h3>Document 5</h3>


<h2>Blandine Barret-Kriegel.- L&#8217;Etat et les esclaves.- Petite Bibliothèque Payot, Février 1995, ISBN 2-228-88113-9.</h2>


<h3>La morale de la loi assure l&#8217;identité nationale par la transcendance.</h3>


<blockquote><p>(&#8230;)
<em>P. 87. &#8211; Ainsi donc, au XIVe siècle, toutes les populations urbaines et la grande majorité des populations rurales sont libres en France.</em><br />
<em>Un servage résiduel subsistera cependant jusqu&#8217;à la Révolution française à la veille de laquelle on chiffre encore approximativement 140 000 ou 150 000 personnes serves. Il faut attendre la nuit du 4 août 1789, où le duc de la Rochefoucault-Liancourt fait voter l&#8217;abolition sans indemnité de toute servitude tant réelle que personnelle, pour que la France devienne un pays réellement libre. Mais exclue du modèle politique, la servitude qui persistait à l&#8217;intérieur de la propriété foncière offre l&#8217;aspect d&#8217;une survivance désuète et contestable. Le caractère fossile du servage qui tombe massivement en déshérence apparaît nettement lors de la rédaction des coutumiers (Bourgogne, Auvergne, Bourdonnais, Manche, Nivernais, etc.), la plupart manquent de dispositins le concernant . L&#8217;ensemble de la législation tendait vers sa suppression. Après que les Etats de Blois (1576) et ceux de Paris (1614) eurent demandé la suppression de la servitude personnelle, après les campagnes de Voltaire pour secourir notamment les serfs de l&#8217;Abbaye de Saint-Claude, Louis XVI, par l&#8217;édit du 8 août 1776, abolit sans indemnité toutes les formes de servage sur l&#8217;ensemble des domaines de la couronne, même les domaines engagés, exprimant le regret que l&#8217;état de ses finances ne lui permette pas le rachat de toutes les tenures serviles sur l&#8217;ensemble du royaume. A l&#8217;intérieur de son domaine, le roi convertit les terres mainmortables en terres libres.</em><br />
<em>De là ce que les juristes classiques appelaient «&nbsp;l&#8217;honnête liberté&nbsp;» des Français ou «&nbsp;liberté commune ». (&#8230;).</em></p></blockquote>


<blockquote><p><em>P. 89.- L&#8217;Etat absolutiste qui gère l&#8217;abolition du servage est peut-être demeuré un Etat aristocratique, mais il a cessé de constituer un Etat féodal, un système de pouvoir impérial et dominial semblable à celui des Etats est-européens. (&#8230;).</em></p></blockquote>


<blockquote><p><em>P. 90.- Les Etats de droit n&#8217;ont pas donné le pouvoir au peuple ni la liberté politique au citoyen. Ils n&#8217;étaient ni démocrates ni libéraux. Mais, en préservant le droit de chacun à l&#8217;appropriation de sa vie individuelle, ils ont libéré les hommes de l&#8217;esclavage. Là où passe l&#8217;Etat de droit, s&#8217;efface le servage&nbsp;; là où s&#8217;amasse le servage, indéfiniment vieillissent les empires, ces formes antiques, si antiques de la politique&#8230; (&#8230;)</em></p></blockquote>


<blockquote><p><em>P. 98.- La morale de la loi assure l&#8217;identité nationale par la transcendance.(&#8230;)</em></p></blockquote>


<blockquote><p><em>P. 104.- pour les modernes, le nouvel objet du droit est précisément la politique et que, réciproquement, la politique est pensée en termes de droit. (&#8230;)</em></p></blockquote>


<blockquote><p><em>P. 105.- Devenu un maître qui gouverne, le grand propriétaire a droit de juridiction et de correction sur les hommes de sa terre, il est responsable de leurs actes, perçoit des redevances, impose des corvées et règne sur un conglomérat économico-politique&nbsp;; c&#8217;est bien «&nbsp;la puissance en propriété&nbsp;» décrite par Loyseau où le pouvoir est devenu droit, et où le droit a été politisé en même temps que privatisé.</em></p></blockquote>]]></content:encoded>
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  <description></description>
  <content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grioo.com/blogs/10maiunivcsgd94120/images/Image%20ligne.jpg" alt="" /></p>


<p>Ministère de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche<br />
Encart du B.O. n°16 du 20 avril 2006<br />
N.S. n° 2006-068 du 14-4-2006<br />
NOR&nbsp;: MENE0601128N<br />
RLR&nbsp;: 554-9<br />%
MEN - DESCO A9</p>


<p>Texte adressé aux rectrices et recteurs d&#8217;académie&nbsp;; au directeur de l&#8217;académie de Paris&nbsp;; aux inspectrices et inspecteurs d&#8217;académie, directrices et directeurs des services départementaux de l&#8217;éducation nationale</p>


<p>Education Nationale&nbsp;: <a href="http://www.education.gouv.fr/bo/2006/16/MENE0601128N.htm" hreflang="fr">N.S. n° 2006-068 du 14-4-2006</a></p>


<p><img src="http://www.grioo.com/blogs/10maiunivcsgd94120/images/Image%20ligne.jpg" alt="" /></p> <h3>30 janvier 2006&nbsp;: allocution du Président de la République</h3>



<p>Le 30 janvier 2006, dans son allocution à l&#8217;occasion de la réception en l&#8217;honneur du Comité pour la mémoire de l&#8217;esclavage, le Président de la République a souhaité que la France métropolitaine honore le souvenir des esclaves et commémore l&#8217;abolition de l&#8217;esclavage. Il a choisi pour cela le 10 mai, date anniversaire de l&#8217;adoption à l&#8217;unanimité par le Sénat de la loi de 2001 reconnaissant la traite et l&#8217;esclavage comme un crime contre l&#8217;humanité.</p>


<h2>10 mai&nbsp;: le Sénat adopte la loi reconnaissant la traite et l&#8217;esclavage comme un crime contre l&#8217;humanité</h2>


<p>Le Chef de l&#8217;État a affirmé&nbsp;: "<em>au-delà de l&#8217;abolition, c&#8217;est aujourd&#8217;hui l&#8217;ensemble de la mémoire de l&#8217;esclavage longtemps refoulée qui doit entrer dans notre histoire&nbsp;: une mémoire qui doit être véritablement partagée</em>". C&#8217;était en appeler d&#8217;abord à la responsabilité de l&#8217;éducation nationale.</p>


<p>Le Président de la République a aussi tenu à souligner qu&#8217;au-delà de cette commémoration, l&#8217;esclavage devait trouver sa juste place dans les programmes de l&#8217;éducation nationale à l&#8217;école primaire, au collège et au lycée.</p>


<p>La circulaire n° 2005-172 du 2 novembre 2005, publiée au B.O. n° 41 du 10 novembre 2005, a invité les rectrices et recteurs d&#8217;académie à sensibiliser tous les acteurs du monde éducatif à la mise en &#339;uvre de projets relatifs à l&#8217;esclavage, à la traite et à leurs abolitions, dans le cadre des enseignements et des actions éducatives.</p>


<p>Le 10 mai sera donc l&#8217;occasion de mettre en valeur les réalisations.</p>


<h2>Prix des droits de l&#8217;Homme - René Cassin</h2>


<p>Je rappelle à ce propos la possibilité offerte de distinguer les meilleures réalisations au titre de la mémoire de la traite négrière et de l&#8217;esclavage dans le cadre du Prix des droits de l&#8217;Homme - René Cassin qui, outre les contributions autour du thème choisi annuellement, peut également récompenser d&#8217;autres actions réalisées dans les établissements (cf.  note de service n° 2005-053 du 7 avril 2005 publiée au B.O. n° 16 du 21 avril 2005).</p>


<p>En outre, à l&#8217;initiative du Comité pour la mémoire de l&#8217;esclavage, un prix annuel est dédié à une thèse sur l&#8217;esclavage ou ses abolitions, offrant ainsi la possibilités de publier et faire connaître les meilleurs travaux de recherche.</p>


<h3>De nombreuses manifestations publiques marqueront cette journée commémorative.</h3>


<h2>A l'école</h2>


<p><strong>Lire un texte choisi parmi ceux qui sont proposés</strong><br />
Dans les écoles et les établissements scolaires, les enseignants sont appelés à organiser un moment particulier de réflexion dans le cadre de la classe au cours duquel ils liront un texte choisi parmi ceux qui sont proposés ci-après.</p>


<p><strong>Il ne s&#8217;agit pas à proprement parler d&#8217;une action de nature pédagogique ni didactique</strong><br />
même si les textes peuvent appeler des explications notamment sur le contexte historique et esthétique dans lequel ils s&#8217;inscrivent - mais d&#8217;un moment de fraternité dans le souvenir des longues et terribles &#8220;nuits sans nom&#8221; et &#8220;sans lune&#8221; qui furent celles des esclaves.</p>


<p>Je vous remercie de toute l&#8217;attention que vous accorderez à la réussite de cette journée.</p>



<p>Pour le ministre de l&#8217;éducation nationale, de l&#8217;enseignement supérieur et de la recherche et par délégation,</p>


<p>Le directeur de l&#8217;enseignement scolaire<br />
Roland DEBBASCH</p>


<p><img src="http://www.grioo.com/blogs/10maiunivcsgd94120/images/Image%20ligne.jpg" alt="" /></p>

<hr />


<h2>Annexe</h2>


<p><strong>TEXTE 1</strong><br />
<strong>Jacques-Henri Bernardin de Saint-Pierre</strong> (1737-1814)
<em>Ce document est extrait de la base de données textuelles Frantext réalisée par l&#8217;Institut national de la langue française (INaLF)/CNRS, Gallica bibliothèque numérique de la Bibliothèque nationale de France.</em></p>


<blockquote><p><em>Au Port-Louis de l&#8217;Île-de-France, ce 25 avril 1769.</em></p></blockquote>


<blockquote><p><em>(...) p s. je ne sais pas si le café et le sucre sont nécessaires au bonheur de l&#8217;Europe, mais je sais bien que ces deux végétaux ont fait le malheur de deux parties du monde. On a dépeuplé l&#8217;Amérique afin d&#8217;avoir une terre pour les planter&nbsp;; on dépeuple l&#8217;Afrique afin d&#8217;avoir une nation pour les cultiver (...)</em></p></blockquote>


<blockquote><p><em>Ces belles couleurs de rose et de feu dont s&#8217;habillent nos dames&nbsp;; le coton dont elles ouatent leurs jupes&nbsp;; le sucre, le café, le chocolat de leurs déjeuners, le rouge dont elles relèvent leur blancheur&nbsp;: la main des malheureux noirs a préparé tout cela pour elles. Femmes sensibles, vous pleurez aux tragédies, et ce qui sert à vos plaisirs est mouillé des pleurs et teint du sang des hommes (...)</em></p></blockquote>


<blockquote><p>Voyage à l&#8217;Isle de France, Lettre 12.- Jacques-Henri BERNARDIN de SAINT-PIERRE (1737-1814), <a href="http://www.academie-francaise.fr/immortels/base/academiciens/fiche.asp?param=281" hreflang="fr">Académicien</a>. Auteur de <em>Paul et Virginie</em></p></blockquote>


<p><img src="http://www.grioo.com/blogs/10maiunivcsgd94120/images/Image%20ligne.jpg" alt="" /></p>


<p><strong>TEXTE 2</strong><br />
<strong>Condorcet</strong>, Épître dédicatoire aux Nègres esclaves, mes amis
Texte publié en tête de la brochure intitulée &#8220;Réflexions sur l&#8217;esclavage des Nègres&#8221;, par <a href="http://expositions.bnf.fr/lumieres/grand/234.htm" hreflang="fr">M. Schwartz</a>, pasteur du Saint Évangile à Bienne, membre de la société économique de B *** <a href="Berne">Berne</a>, Neufchâtel, 1781 IV-XVIII-86 pages. Seconde édition en 1788.</p>


<blockquote><p><em>Mes amis,</em></p></blockquote>


<blockquote><p><em>Quoique je ne sois pas de la même couleur que vous, je vous ai toujours regardés comme mes frères. La nature vous a formés pour avoir le même esprit, la même raison, les mêmes vertus que les Blancs. Je ne parle ici que de ceux d&#8217;Europe&nbsp;; car pour les Blancs des colonies, je ne vous fais pas l&#8217;injure de les comparer à vous&nbsp;; je sais combien de fois votre fidélité, votre probité, votre courage ont fait rougir vos maîtres. Si on allait chercher un homme dans les îles de l&#8217;Amérique, ce ne serait point parmi les gens de chaire blanche qu&#8217;on le trouverait.</em></p></blockquote>


<blockquote><p><em>Votre suffrage ne procure point de places dans les colonies&nbsp;; votre protection ne fait point obtenir de pensions&nbsp;; vous n&#8217;avez pas de quoi soudoyer les avocats&nbsp;: il n&#8217;est donc pas étonnant que vos maîtres trouvent plus de gens qui se déshonorent en défendant leur cause, que vous n&#8217;en avez trouvés qui se soient honorés en défendant la votre. Il y a même des pays où ceux qui voudraient écrire en votre faveur n&#8217;en auraient point la liberté. Tous ceux qui se sont enrichis dans les îles aux dépens de vos travaux et de vos souffrances, ont, à leur retour, le droit de vous insulter dans des libelles calomnieux&nbsp;; mais il n&#8217;est point permis de leur répondre. Telle est l&#8217;idée que vos maîtres ont de la bonté et de leurs droits&nbsp;; telle est la conscience qu&#8217;ils ont de leur humanité à votre égard. Mais cette injustice n&#8217;a pas été pour moi qu&#8217;une raison de plus pour prendre, dans un pays libre, la défense de la liberté des hommes. Je sais que vous ne connaîtrez jamais cet ouvrage, et la douceur d&#8217;être béni par vous me sera toujours refusée. Mais j&#8217;aurai satisfait mon c&#339;ur déchiré par le spectacle de vos maux, soulevé par l&#8217;insolence absurde des sophismes de vos tyrans. Je n&#8217;emploierai point l&#8217;éloquence, mais la raison&nbsp;; je parlerai, non des intérêts du commerce, mais des lois de la justice.</em></p></blockquote>


<blockquote><p><em>Vos tyrans me reprocheront de ne dire que des choses communes, et de n&#8217;avoir que des idées chimériques&nbsp;: en effet, rien n&#8217;est plus commun que les maximes de l&#8217;humanité et la justice&nbsp;; rien n&#8217;est plus chimérique que de proposer aux hommes d&#8217;y conformer leur conduite</em>.</p></blockquote>


<blockquote><p>Condorcet, Épître dédicatoire aux Nègres esclaves, mes amis</p></blockquote>




<p><img src="http://www.grioo.com/blogs/10maiunivcsgd94120/images/Image%20ligne.jpg" alt="" /></p>


<p><strong>TEXTE 3</strong><br />
<strong>Léon-Gontran Damas</strong>, Pigments, Paris, Les éditions Présence africaine, 1937</p>


<blockquote><p><em>Pour Alejo Carpentier</em><br /></p></blockquote>


<blockquote><p><em>Il est des nuits sans nom</em><br />
<em>il est des nuits sans lune</em><br />
<em>où jusqu&#8217;à l&#8217;asphyxie</em><br />
<em>moite</em><br />
<em>me prend</em><br />
<em>l&#8217;âcre odeur du sang</em><br />
<em>jaillissant</em><br />
<em>de toute trompette bouchée</em><br /></p></blockquote>


<blockquote><p><em>Des nuits sans nom</em><br />
<em>des nuits sans lune</em><br />
<em>la peine qui m&#8217;habite</em><br />
<em>m&#8217;oppresse</em><br />
<em>la peine qui m&#8217;habite</em><br />
<em>m&#8217;étouffe</em><br /></p></blockquote>


<blockquote><p><em>Nuits sans nom</em><br />
<em>nuits sans lune</em><br />
<em>où j&#8217;aurais voulu</em><br />
<em>pouvoir ne plus douter</em><br />
<em>tant m&#8217;obsède d&#8217;éc&#339;urement</em><br />
<em>un besoin d&#8217;évasion</em><br /></p></blockquote>


<blockquote><p><em>Sans nom</em><br />
<em>sans lune</em><br />
<em>sans lune</em><br />
<em>sans nom</em><br />
<em>nuits sans lune</em><br />
<em>sans nom sans nom</em><br />
<em>où le dégoût s&#8217;ancre en moi</em><br />
<em>aussi profondément qu&#8217;un beau poignard malais</em><br /></p></blockquote>


<blockquote><p><em>Léon-Gontran Damas, Pigments, Paris, Les éditions Présence africaine, 1937.</em></p></blockquote>


<p><img src="http://www.grioo.com/blogs/10maiunivcsgd94120/images/Image%20ligne.jpg" alt="" /></p>


<p><strong>TEXTE 4</strong><br />
<strong>Léon-Gontran Damas</strong> Black-Label, IV (Extrait), Gallimard, NRF, Paris, 1956 , 2ème édition 2004.</p>


<blockquote><p>(...)</p></blockquote>


<blockquote><p>POURQUOI EN VOULOIR A TOUS CEUX DONT JE SUIS<br /></p></blockquote>


<blockquote><p><em>qui retrouvent enfin</em><br />
<em>le fil du drame interrompu</em><br />
<em>au bruit lourd des chaînes</em><br />
<em>du brigantin frêle</em><br />
<em>mouillant dans l&#8217;aube grise de l&#8217;Anse aux KLOUSS</em><br />
<em>MASKILILIS</em><br />
<em>malins qui dansent</em><br />
<em>m&#8217;expliquerez-vous pourquoi tou-</em><br />
<em>jours sur cet immense fond rouge</em><br />
<em>de sang d&#8217;hommes jusqu&#8217;au der-</em><br />
<em>nier armés de sagaies et de flèches</em><br />
<em>à l&#8217;usage inutiles</em><br /></p></blockquote>


<blockquote><p><em>Être de ceux qui jamais n&#8217;ont cessé d&#8217;être</em><br />
<em>un souvenir qui soudain retrouve enfin</em><br />
<em>le fil du drame interrompu</em><br />
<em>au bruit lourd des chaînes</em><br />
<em>du brigantin frêle</em><br />
<em>mouillant dans l&#8217;aube grise de l&#8217;Anse aux Klouss</em><br />
<em>c&#8217;est bel et bien restituer</em><br />
<em>le parfum fort du rythme des heures claires</em><br />
<em>battu le rythme</em><br />
<em>coupé le rythme</em><br />
<em>et</em><br />
<em>refoulé le rythme</em><br />
<em>Être de ceux qui jamais n&#8217;ont cessé d&#8217;être</em><br />
<em>un souvenir qui soudain retrouve enfin</em><br />
<em>le fil du drame interrompu</em><br />
<em>au bruit lourd des chaînes</em><br />
<em>du brigantin frêle</em><br />
<em>mouillant dans l&#8217;aube grise de l&#8217;Anse aux Klouss</em><br />
<em>Maskililis</em><br />
<em>malins qui dansent</em><br />
<em>m&#8217;expliquerez-vous pourquoi tou-</em><br />
<em>jours sur cet immense fond rouge</em><br />
<em>de sang d&#8217;hommes jusqu&#8217;au der-</em><br />
<em>nier armés de sagaies et de flèches</em><br />
<em>à l&#8217;usage inutiles</em><br />
(...)</p></blockquote>


<blockquote><p><em>Léon-Gontran Damas Black-Label, IV (Extrait), Gallimard, NRF, Paris, 1956 , 2ème édition 2004.</em></p></blockquote>


<p><img src="http://www.grioo.com/blogs/10maiunivcsgd94120/images/Image%20ligne.jpg" alt="" /></p>



<p><strong>TEXTE 5</strong><br />
<strong>Léopold Sédar Senghor</strong>, Chants d&#8217;ombre, Que m&#8217;accompagnent Kôras et Balafong, VIII, in &#338;uvre poétique, Éditions du Seuil, Paris, 1945, réédition 2006.</p>


<blockquote><p><em>Ah&nbsp;! me soutient l&#8217;espoir qu&#8217;un jour je coure devant</em><br />
<em>toi, Princesse, porteur de ta récade à l&#8217;assemblée des</em><br />
<em>peuples.</em><br />
<em>C&#8217;est un cortège plus de grandeur que celui même de</em><br />
<em>l&#8217;Empereur Gongo-Moussa en marche vers l&#8217;Orient</em><br />
<em>étincelant.</em><br />
<em>O désert sans ombre désert, terre austère terre de pureté,</em><br />
<em>de toutes mes petitesses</em><br />
<em>Lave-moi, de toutes mes contagions de civilisé.</em><br />
<em>Que me lave la face ta lumière qui n&#8217;est point subtile,</em><br />
<em>que ta violence sèche me baigne dans une tornade</em><br />
<em>de sable</em><br />
<em>Et tel le blanc méhari de race, que mes lèvres de neuf</em><br />
<em>jours en neuf jours soient chastes de toute eau</em><br />
<em>terrestre, et silencieuses.</em><br />
<em>Je marcherai par la terre nord-orientale, par l&#8217;Égypte</em><br />
<em>des temples et des pyramides</em><br />
<em>Mais je vous laisse Pharaon qui m&#8217;a assis à sa droite</em><br />
<em>et mon arrière grand-père aux oreilles rouges.</em><br />
<em>Vos savants sauront prouver qu&#8217;ils étaient hyperboréens</em><br />
<em>ainsi que toutes mes grandeurs ensevelies.</em><br />
<em>Cette colonne solennelle, ce ne sont plus quatre mille</em><br />
<em>esclaves portant chacun cinq mithkals d&#8217;or</em><br />
<em>Ce sont sept mille nègres nouveaux, sept mille soldats</em><br />
<em>sept mille paysans humbles et fiers</em><br />
<em>Qui portent les richesses de ma race sur leurs épaules</em><br />
<em>musicales.</em><br />
<em>Ses richesses authentiques. Non plus l&#8217;or ni l&#8217;ambre ni</em><br />
<em>l&#8217;ivoire, mais les produits d&#8217;authentiques paysans et</em><br />
<em>de travailleurs à vingt centimes l&#8217;heure</em><br />
<em>Mais toutes les ruines pendant la traite européenne des</em><br />
<em>nègres</em><br />
<em>Mais toutes les larmes par les trois continents, toutes</em><br />
<em>les sueurs noires qui engraissèrent les champs de</em><br />
<em>canne et de coton</em><br />
<em>Mais tous les hymnes chantés, toutes les mélopées</em><br />
<em>déchirées par la trompette bouchée</em><br />
<em>Toutes les joies dansées oh&nbsp;! toute l&#8217;exultation criée.</em><br />
<em>Ce sont sept mille nègres nouveaux, sept mille soldats</em><br />
<em>sept mille paysans humbles et fiers</em><br />
<em>Qui portent les richesses de ma race sur leurs épaules</em><br />
<em>d&#8217;amphore</em><br />
<em>La Force la Noblesse la Candeur</em><br />
<em>Et comme d&#8217;une femme, l&#8217;abandonnement ravie à la</em><br />
<em>grande force cosmique, à l&#8217;Amour qui meut les</em><br />
<em>mondes chantants.</em><br /></p></blockquote>


<blockquote><p><em>Léopold Sédar Senghor, Chants d&#8217;ombre, Que m&#8217;accompagnent Kôras et Balafong, VIII, in &#338;uvre poétique, Éditions du Seuil, Paris, 1945, réédition 2006.</em></p></blockquote>


<p><img src="http://www.grioo.com/blogs/10maiunivcsgd94120/images/Image%20ligne.jpg" alt="" /></p>


<p><strong>TEXTE 6</strong><br />
<strong>Aimé Césaire</strong>, extrait du discours prononcé le 21 juillet 1945 à l&#8217;occasion de la fête traditionnelle dite de Victor Sch&#339;lcher, publié dans Victor Sch&#339;lcher et l&#8217;abolition de l&#8217;esclavage, éditions Le capicin, Lectoure, mars 2004, p. 58.</p>


<blockquote><p><em>(...) Le 27 avril 1848, un peuple qui depuis des siècles piétinait sur les degrés de l&#8217;ombre, un peuple que depuis des siècles le fouet maintenait dans les fosses de l&#8217;histoire, un peuple torturé depuis des siècles, un peuple humilié depuis des siècles, un peuple à qui on avait volé son pays, ses dieux, sa culture, un peuple à qui ses bourreaux tentaient de ravir jusqu&#8217;au nom d&#8217;homme, ce peuple-là, le 27 avril 1848, par la grâce de Victor Schoelcher et la volonté du peuple français, rompait ses chaînes et au prometteur soleil d&#8217;un printemps inouï, faisait irruption sur la grande scène du monde.</em></p></blockquote>


<blockquote><p><em>Et voici la merveille, ce qu&#8217;on leur offrait à ces hommes montés de l&#8217;abîme ce n&#8217;était pas une liberté diminuée&nbsp;; ce n&#8217;était pas un droit parcellaire&nbsp;; on ne leur offrait pas de stage&nbsp;; on ne les mettait pas en observation, on leur disait&nbsp;: &#8220;Mes amis il y a depuis trop longtemps une place vide aux assises de l&#8217;humanité. C&#8217;est la vôtre.&#8221;</em></p></blockquote>


<blockquote><p><em>Et du premier coup, on nous offrait toute la liberté, tous les droits, tous les devoirs, toute la lumière. Eh bien la voilà, l&#8217;&#339;uvre de Victor Schoelcher. L&#8217;&#339;uvre de Schoelcher, ce sont des milliers d&#8217;hommes noirs se précipitant aux écoles, se précipitant aux urnes, se précipitant aux champs de bataille, ce sont des milliers d&#8217;hommes noirs accourant partout où la bataille est de l&#8217;homme ou de la pensée et montrant, afin que nul n&#8217;en ignore, que ni l&#8217;intelligence ni le courage ni l&#8217;honneur ne sont le monopole d&#8217;une race élue. (...)</em></p></blockquote>


<blockquote><p><em>Aimé Césaire, extrait du discours prononcé le 21 juillet 1945 à l&#8217;occasion de la fête traditionnelle dite de Victor Sch&#339;lcher, publié dans Victor Sch&#339;lcher et l&#8217;abolition de l&#8217;esclavage, éditions Le capicin, Lectoure, mars 2004, p. 58.</em></p></blockquote>


<p><img src="http://www.grioo.com/blogs/10maiunivcsgd94120/images/Image%20ligne.jpg" alt="" /></p>


<p><strong>TEXTE 7</strong><br />
<strong>Leconte de Lisle</strong>, Poèmes barbares, 1872<br />
Ce document est extrait de la base de données textuelles Frantext réalisée par l&#8217;Institut national de la langue française (INaLF)/CNRS, Gallica bibliothèque numérique de la Bibliothèque nationale de France.</p>


<blockquote><p><strong><em>La tristesse du diable</em></strong><br />
Leconte de Lisle, Poèmes barbares, 1872<br /></p></blockquote>


<blockquote><p><em>Silencieux, les poings aux dents, le dos ployé,</em><br />
<em>enveloppé du noir manteau de ses deux ailes,</em><br />
<em>sur un pic hérissé de neiges éternelles,</em><br />
<em>une nuit, s&#8217;arrêta l&#8217;antique foudroyé.</em><br />
<em>La terre prolongeait en bas, immense et sombre,</em><br />
<em>les continents battus par la houle des mers ;</em><br />
<em>au-dessus flamboyait le ciel plein d&#8217;univers ;</em><br />
<em>mais lui ne regardait que l&#8217;abîme de l&#8217;ombre.</em><br />
<em>Il était là, dardant ses yeux ensanglantés</em><br />
<em>dans ce gouffre où la vie amasse ses tempêtes,</em><br />
<em>où le fourmillement des hommes et des bêtes</em><br />
<em>pullule sous le vol des siècles irrités.</em><br />
<em>Il entendait monter les hosannas serviles,</em><br />
<em>le cri des égorgeurs, les te deum des rois,</em><br />
<em>l&#8217;appel désespéré des nations en croix</em><br />
<em>et des justes râlant sur le fumier des villes.</em><br />
<em>Ce lugubre concert du mal universel,</em><br />
<em>aussi vieux que le monde et que la race humaine,</em><br />
<em>plus fort, plus acharné, plus ardent que sa haine,</em><br />
<em>tourbillonnait autour du sinistre immortel.</em><br />
<em>Il remonta d&#8217;un bond vers les temps insondables</em><br />
<em>où sa gloire allumait le céleste matin,</em><br />
<em>et, devant la stupide horreur de son destin,</em><br />
<em>un grand frisson courut dans ses reins formidables.</em><br />
<em>Et se tordant les bras, et crispant ses orteils,</em><br />
<em>lui, le premier rêveur, la plus vieille victime,</em><br />
<em>il cria par delà l&#8217;immensité sublime</em><br />
<em>où déferle en brûlant l&#8217;écume des soleils :</em><br />
<em>- les monotones jours, comme une horrible pluie,</em><br />
<em>s&#8217;amassent, sans l&#8217;emplir, dans mon éternité ;</em><br />
<em>force, orgueil, désespoir, tout n&#8217;est que vanité ;</em><br />
<em>et la fureur me pèse, et le combat m&#8217;ennuie.</em><br />
<em>Presque autant que l&#8217;amour la haine m&#8217;a menti :</em><br />
<em>j&#8217;ai bu toute la mer des larmes infécondes.</em><br />
<em>Tombez, écrasez-moi, foudres, monceaux des mondes !</em><br />
<em>Dans le sommeil sacré que je sois englouti !</em><br />
<em>Et les lâches heureux, et les races damnées,</em><br />
<em>par l&#8217;espace éclatant qui n&#8217;a ni fond ni bord,</em><br />
<em>entendront une voix disant&nbsp;: Satan est mort !</em><br />
<em>Et ce sera ta fin, &#339;uvre des six journées !</em><br /></p></blockquote>


<blockquote><p><em>Leconte de Lisle, Poèmes barbares, 1872</em><br /></p></blockquote>


<p><img src="http://www.grioo.com/blogs/10maiunivcsgd94120/images/Image%20ligne.jpg" alt="" /></p>


<p>Webgraphie
Loi Taubira<br />
Comité pour la Mémoire de l'Esclavage<br />
10 mai décision<br />
Education Nationale&nbsp;: <a href="http://www.education.gouv.fr/bo/2006/16/MENE0601128N.htm" hreflang="fr">N.S. n° 2006-068 du 14-4-2006</a><br /></p>]]></content:encoded>
</item>
<item rdf:about="http://www.grioo.com/blogs/10maiunivcsgd94120/index.php/2006/05/08/1006-ce-qui-est-maintenant-prouve-ne-fut-autrefois-quimagine">
  <title></title>
  <link>http://www.grioo.com/blogs/10maiunivcsgd94120/index.php/2006/05/08/1006-ce-qui-est-maintenant-prouve-ne-fut-autrefois-quimagine</link>
  <dc:date>2006-05-08T18:16:40+00:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>10maiunivcsgd94120</dc:creator>
  <dc:subject></dc:subject>
  <description></description>
  <content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grioo.com/blogs/10maiunivcsgd94120/images/Pour%20tous%20les%20innocents.%20Eluard.jpg" alt="" /></p> <p><strong>Bien Vivre est un Voyage Sans Frontières</strong><br /></p>


<p>Paul Eluard, de son vrai nom Eugène Grindel, est l'un des grands poètes français du vingtième siècle. Poète de l'amour et poète révolutionnaire. Il a publié entre 1916 et 1952 plus de 100 recueils, dont une dizaine sont considérés comme de &#339;uvres majeures.<br /></p>


<p>Poète révolutionnaire, c'est d'abord dans la musique des mots qu'il a décidé d'inscrire ses messages philosophiques. Le génie son poème Liberté écrit dans les tourmentes des années de guerres planétaires, consiste à faire émerger d'un poème d'amour léger et sublime un cri de protestation et d'engagement. Il est alors obligé à entrer dans la clandestinité et adopte une extrême concision formelle qui donne encore plus d'impact à ses poèmes.</p>


<p>Poète de l'amour, il a chanté les bien-aimées et la mieux-aimées, Nush.</p>



<h3>Message aux délégués du rassemblement pour la paix, 1951</h3>


<blockquote><p><em>Malgré le ciel clément et la terre ralliée</em><br />
<em>Malgré l'été plus glorieux que les guerriers</em><br />
<em>Un sanglot sans écho comme une île déserte</em><br />
<em>Surgit du flot des guerres et de la misère</em><br />
<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Paul_Eluard#Oeuvre" hreflang="fr">''Message aux délégués du rassemblement pour la paix,1951''</a></p></blockquote>


<h4>Dit de la Force et de l'Amour</h4>


<blockquote><p><em>Entre tous mes tourments entre la mort et moi</em><br />
<em>Entre mon désespoir et la raison de vivre</em><br />
<em>Il y a l'injustice et ce malheur des hommes</em><br />
<em>Que je ne peux admettre il y a ma colère</em><br /></p></blockquote>


<h3>Poésie ininterrompue, le Château des pauvres</h3>


<blockquote><p><em>Rien à haïr et rien à pardonner</em><br />
<em>Aucun destin n&#8217;illustre notre front</em></p></blockquote>


<blockquote><p><em>Dans l&#8217;orage notre faiblesse</em><br />
<em>Est l&#8217;aiguille la plus sensible</em><br />
<em>Et la raison de l&#8217;orage</em><br />
<em>Image ô contact parfait</em><br />
<em>L&#8217;espace est notre milieu</em><br />
<em>Et le temps notre horizon</em><br />
<em>La dose d'injustice et la dose de bonté</em><br />
<em>Sont vraiment trop amères</em><br />
<em>Il ne faut pas de tous pour faire un monde, il faut</em><br />
<em>Du bonheur et rien d'autre</em><br />
<em>Pour être heureux il faut simplement y voir clair</em><br />
<em>Et lutter sans défaut.</em>
<em>Eugène Grindel, dit Paul Eluard , Poésie ininterrompue, le Château des pauvres.</em></p></blockquote>


<h3><em>Le château des pauvres</em> dans "Le journal de Lyne"</h3>


<blockquote><p><em>En surfant sur Internet, j'ai retrouvé ce  poème de Paul Eluard, l'un des rares que j'ai appris par coeur à l'adolescence. Le château des pauvres est le plus long poème d'Eluard, sa beauté et sa richesse ont laissé en moi une empreinte impérissable. Sa quête du bonheur dépasse l'individualisme, elle a une forte consonnance sociale comme l'était celle des intellectuels communistes de l'époque. Poème hors du temps, il répond à mes interrogations passées, s'applique au quotidien, me projette vers l'avenir. <a href="http://www.1annuaire.net/8-categorie-322072.html" hreflang="fr">En voici quelques fragments</a></em></p></blockquote>



<h3>Le château des pauvres - Cantates, 21e siècle</h3>


<p>Musique&nbsp;: Bernard, Patrice (1952-....)<br />
Poème&nbsp;: Paul Éluard, Le château des pauvres<br />
Cantate pour récitant, solistes, choeur mixte, flûte, hautbois, clarinette en si bémol et piano<br />
Partition de direction. - Lyon&nbsp;: À coeur joie, 2004. - 1 partition (40 p.)&nbsp;; 30 cm. DLM 0500768. - (Br.).<br />
Partitions 05-01037 - BN Mus. Vmg. 044523. <a href="http://bibliographienationale.bnf.fr/Musique/U1_05.H/cadre122-1.html" hreflang="fr">Bibliographie nationale française</a>.</p>


<hr />

<h3>L'homme n'est pas vieux comme le monde, il ne porte que son avenir</h3>

<blockquote><p><em>Paul Eluard, Première Anthologie vivante de la poésie du passé.</em></p></blockquote>


<p><img src="http://www.grioo.com/blogs/10maiunivcsgd94120/images/liberte%20image.jpg" alt="" /></p>


<h2>Pour être heureux il faut simplement y voir clair. Et lutter sans défaut.</h2>


<p>Forwarded Message<br />
From: "Thierry" &lt;jououve@wanadoo.fr&gt;<br />
Date: Mon, 01 May 2006 12:15:38 +0200<br />
To: undisclosed-recipients<br />
Subject: Tr&nbsp;: Non au Carnaval Banania " oui Bwana" du 10 mai<br /></p>


<blockquote><p><em>Ils ont araché nos freres et les ont emporter de force enchaines !</em><br />
<em>Ils ont invente les crimes industriels contre l'humanite !</em><br />
<em>Ils se sont accaparé nos savoirs !</em><br />
<em>Ils se sont accaparé nos connaissances !</em><br />
<em>Ils ont spolie nos droits et assassine nos héros !</em><br />
<em>Ils ont invente des concepts racistes pour piller nos ressources !</em> <br /></p></blockquote>


<blockquote><p><em>Ils ont cautionne leurs crimes par des theories evolutionniste Darwinniennes, en proclamant et promotionnant une pensée raciste par les péres de l'Education Nationale Francaise Jules Ferry et Leon Blum, au nom de la superiorité de la race blanche.</em></p></blockquote>


<blockquote><p><em>Ils ont poursuivi leure theorisation raciste dans l'exitentialisme sartrien enfermant les noirs dans un rôle circonscrit d'animaux émotifs primitifs depourvus de rationnalite !</em></p></blockquote>


<blockquote><p><em>Ils veulent aujourd'hui prendre en otage notre mémoire, au nom de cette même théorie raciste et faire de la commémoration du 10 mai en hommage aux millions de nos fréres et soeurs déportés, un carnaval banania " oui bwana" et un instrument de leur dessein raciste !</em></p></blockquote>


<blockquote><p><em>Disons Non au CRAN qui s'alliene a cette démarche indigne et synonyme de l'application stricto sensu de la Françafrique sur le sol francais, aussi bien auprès de la population noire d'origine africaine, que de l'opinion publique que l'on veut encore berner !</em></p></blockquote>


<blockquote><p><em>Disons Non en ne nous associons pas a cette entreprise de subordination de nos consciences !</em></p></blockquote>


<blockquote><p><em>En tant qu'hommes libres, dignes et independants, disons Non a cette masquarade impure reniement de nos racines et valeures africaines !</em></p></blockquote>


<blockquote><p><em>Hilfrancs Ekambi Kingue</em></p></blockquote>


<hr />

<h2>Laissez les influences jouer librement, inventez ce qui a déjà été inventé,<br />
ce qui est hors de doute, ce qui est incroyable"</h2>


<p><strong>Notes&nbsp;: textes de Paul Eluard</strong></p>


<blockquote><p><em>Ce qui est maintenant prouvé ne fut autrefois qu'imaginé</em><br />
<em>Bien Vivre est un "Voyage Sans Frontières"</em><br />
<em>L'homme n'est pas vieux comme le monde, il ne porte que son avenir</em><br />
<em>Pour être heureux il faut simplement y voir clair</em><br />
<em>Et lutter sans défaut</em></p></blockquote>




<p><strong>Webgraphie</strong><br /></p>


<p><a href="http://www.dicocitations.com/resultat.php?id=1016" hreflang="fr">Les plus belles citations de Eluard paul</a><br />
<a href="http://elephy.com/eluard/poemes.html" hreflang="fr">Nush et Paul Eluard</a><br />
<a href="http://www.alalettre.com/Eluard-intro.htm" hreflang="fr">Paul Eluard (1895-1952)</a><br />
<a href="http://www.chilit.org/Papers%20by%20author/Cohen%20--%20Voyage.HTM">Paul Eluard</a><br />
<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Paul_Eluard" hreflang="fr">Paul Eluard (1895-1952) sur Wikipedia</a><br /></p>]]></content:encoded>
</item>

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