<?xml version="1.0" encoding="ISO-8859-1" ?>
<rdf:RDF
  xmlns:rdf="http://www.w3.org/1999/02/22-rdf-syntax-ns#"
  xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
  xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
  xmlns:admin="http://webns.net/mvcb/"
  xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
  xmlns="http://purl.org/rss/1.0/">

<channel rdf:about="http://www.grioo.com/blogs/Kapro/index.php/">
  <title>Le Blog culturel de Kapro</title>
  <description><![CDATA[Le Blog culturel de Kapro]]></description>
  <link>http://www.grioo.com/blogs/Kapro/index.php/</link>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator></dc:creator>
  <dc:rights></dc:rights>
  <dc:date>2007-12-04T17:44:49+00:00</dc:date>
  <admin:generatorAgent rdf:resource="http://www.dotclear.net/" />
  
  <sy:updatePeriod>daily</sy:updatePeriod>
  <sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
  <sy:updateBase>2007-12-04T17:44:49+00:00</sy:updateBase>
  
  <items>
  <rdf:Seq>
    <rdf:li rdf:resource="http://www.grioo.com/blogs/Kapro/index.php/2007/12/04/2262-franc-cfa-ou-immigration-la-france-devra-choisir-et-lunion-europeenne-aussi" />
  <rdf:li rdf:resource="http://www.grioo.com/blogs/Kapro/index.php/2007/08/28/2133-de-la-specificite-socio-plotique-dans-une-societe-africiane-pre-coloniale-le-cas-des-bamileke-du-cameroun" />
  <rdf:li rdf:resource="http://www.grioo.com/blogs/Kapro/index.php/2007/08/14/2111-de-la-pratique-democratique-dans-les-societes-bamileke" />
  <rdf:li rdf:resource="http://www.grioo.com/blogs/Kapro/index.php/2006/10/03/1381-copyright" />
  <rdf:li rdf:resource="http://www.grioo.com/blogs/Kapro/index.php/2006/10/02/1377-entre-genealogie-et-histoire-petit-resume-sur-la-pratique-des-ndab" />
  <rdf:li rdf:resource="http://www.grioo.com/blogs/Kapro/index.php/2006/08/24/1290-ndeh-ndab-mkouh-etc-loralite-au-dessus-de-lecrit" />
  <rdf:li rdf:resource="http://www.grioo.com/blogs/Kapro/index.php/2006/08/20/1285-ndeh-ndap-mkouh-quand-la-culture-dessine-les-contours-de-lhistoire" />
  <rdf:li rdf:resource="http://www.grioo.com/blogs/Kapro/index.php/2006/02/03/782-la-culture-une-autre-approche-au-developpement-a-lepanouissement-tous-azimuts" />
  <rdf:li rdf:resource="http://www.grioo.com/blogs/Kapro/index.php/2006/02/03/781-il-faut-declarer-la-guerre-civile-illegale-en-afrique" />
  <rdf:li rdf:resource="http://www.grioo.com/blogs/Kapro/index.php/2005/10/20/488-de-lequite-et-du-merite-dans-les-armoiries-bamileke" />
  </rdf:Seq>
  </items>
</channel>

<item rdf:about="http://www.grioo.com/blogs/Kapro/index.php/2007/12/04/2262-franc-cfa-ou-immigration-la-france-devra-choisir-et-lunion-europeenne-aussi">
  <title></title>
  <link>http://www.grioo.com/blogs/Kapro/index.php/2007/12/04/2262-franc-cfa-ou-immigration-la-france-devra-choisir-et-lunion-europeenne-aussi</link>
  <dc:date>2007-12-04T17:44:49+00:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>Kapro</dc:creator>
  <dc:subject>Essais</dc:subject>
  <description></description>
  <content:encoded><![CDATA[<p>Si la démocratie est bien l'illustration du pouvoir légitme du peuple, ce devoir doit être soustendu par un nécessaire travail d'information, pour que le peuple choissise et vote avec objectivité. Autrement on assiste à un simulacre de démocratie, et le peuple floué tend à s'en remmetre aux extrêmes de tout bord.
La loi dite de  l'immigration choisie est postérieure au Franc CFA, en lui étant contradictoire!!!! Le présent essai vise à informer dans le but d'aider ensuite le citoyen à agir en toute connaissance de cause, au delà de tout préjugé.</p> <p>Mis en place dès 1945, au sortir de la 2e guerre mondiale, le Franc des Colonies Françaises d&#8217;Afrique ou Franc CFA, entendait répondre à une logique économique de la métropole, qui voulait sécuriser ses approvisionnements en matières premières au sein de son empire colonial. Les colonies considérées étaient alors représentées par les territoires de l&#8217;Afrique Occidentale Française (AOF) et ceux de l&#8217;AEF (Afrique Equatoriale Française), qui étaient autant des colonies (Côte d&#8217;Ivoire, Mali, Sénégal, Bénin, Burkina Faso, Niger, Tchad, Gabon, Congo, RCA, etc.) que des protectorats (Cameroun, Madagascar et Togo). Dans le même temps, il convient de rappeler que le Franc CFP, ou Franc des Colonies Française du Pacifique voyait lui aussi le jour, pour disparaître plus tard, à la faveur de l&#8217;intégration des territoires où il avait cours, dans l&#8217;ensemble de la métropole et des DOM-TOM.</p>


<p>Le Franc CFA au moment de sa création en 1945 s&#8217;échangeait contre 1.7 Franc Français (FF), pour passer à 2 FF en 1948 (dévaluation du FF en métropole, suivie d&#8217;une distinction entre les CFA des 2 zones Ouest africaine et d&#8217;Afrique Centrale), puis à 0.02 FF en 1958 (introduction du nouveau FF), et enfin à 0.01 FF au moment de la dévaluation de moitié du CFA le 12 Janvier 1994&nbsp;; c&#8217;est par ailleurs ce même taux qui a été retranscrit pour obtenir la contre-valeur de 1 euro pour 655.957 CFA, depuis l&#8217;avènement de l&#8217;euro en Janvier 2002.</p>


<p>Le schéma monétaire alors mis en place par l&#8217;administration de De Gaule en 1945, avait une singularité qui reste à ce jour inédite&nbsp;: le CFA était une sous-unité de FF, avec une parité fixe et une convertibilité, permanente, illimitée et réciproque&#8230;
Cette singularité a donné lieu à son cortège de singularismes, comme l&#8217;existence de banques centrales au sein desquelles la France avait la majorité de blocage au Conseil d&#8217;Administration, en plus du fait que ces banques étaient sous la coupe du Trésor Public Français, un organe du ministère des Finances !!!  Ces particularités devaient même demeurer par delà les accords de Bretton Woods et le système de l&#8217;étalon-or, qui ont vu la création du FMI et de la Banque Mondiale, d&#8217;obédience étasunienne, alors que ces deux institutions promouvaient le principe des changes flottants !!!!

Et cette singularité voulue dès le départ donc, survivra aux indépendances présumées des anciennes colonies, au début de l&#8217;année 1960, pour la plupart des pays concernés. Il convient de noter au passage que la similitude des dates d&#8217;indépendances des Pays Africains de la Zone Franc (PAZF) traduisait non pas une victoire des indépendantistes souvent qualifiés de rebelles ou de maquisards, mais plutôt un accord passé avec les suppôts de l&#8217;ancienne administration coloniale, devant la tribune des Nations Unies.
Autrement il y aurait dû y avoir des dates différentes, correspondant à la cessation des quelques rebellions lancées ci et là pour revendiquer les fameuses indépendances.
En outre un jeu d&#8217;écriture fut fait autour de l&#8217;acronyme CFA pour le transformer en Franc de la Communauté Financière Africaine, aux lendemains des indépendances, question de mieux incarner le changement supposé.</p>


<p>Le découpage qui s&#8217;en est suivi, en 3 zones monétaires à savoir la UEMOA (Union Economique et Monétaire Ouest Africaine), la CEMAC (Communauté Economique et Monétaire de l&#8217;Afrique Centrale) et les Comores, avec chacune sa banque centrale, respectivement la BCEAO (Banque centrale des Etats de l&#8217;Afrique de l&#8217;Ouest), la BEAC (Banque des Etats de l&#8217;Afrique Centrale) et la Banque Centrale des Comores, n&#8217;a rien changé à la logique de départ, qui imposait un organigramme avec le Trésor Public Français (TPF) au dessus des banques Centrales, qui elles-mêmes avaient dans leur Conseil d&#8217;Administration respectif, une  majorité de blocage française.</p>


<p>Or ce schéma de fonctionnement a en même temps imposé l&#8217;existence d&#8217;un compte d&#8217;opérations pour chaque PAZF, ouvert au sein du TPF, sur lequel tous les dividendes de l&#8217;export devaient être versés pour constituer la réserve en devises du pays concerné. Mais le drame de cette situation réside dans le fait que le TPF, au nom du principe dit du risque encouru sur la garantie de convertibilité du CFA, devait prélever 65% des avoirs du compte d&#8217;opérations de chaque pays, taux abaissé à 50% en 2005.  Cette approche de la mise à disposition de plus de la moitié des réserves des PAZF constitue la première raison de leur appauvrissement.</p>


<p>En outre il importe de noter que la supervision du TPF sur les banques centrales empêche celles-ci de mener une politique monétaire au service de leurs états, car non seulement elles n&#8217;ont aucun droit véritable sur le taux directeur, outil de référence s&#8217;il en est pour le levier économique, mais surtout, elles concentrent l&#8217;essentiel de leur énergie à produire des liquidités nécessaire à assurer le taux de couverture du CFA, et par delà les créances sur le comptes d&#8217;opérations en vue du prélèvement effectué par le TPF.
Du coup, on a dans les PAZF une banque centrale incapable de soutenir l&#8217;éventuelle politique économique des états, mais aussi un ensemble de banques commerciales souvent filiales de groupes bancaires français et européens, qui ne servent qu&#8217;à faire des dépôts, sans jamais soutenir ni l&#8217;investissement, ni le crédit chez les particuliers.
C&#8217;est ainsi que les citoyens des PAZF sont majoritairement exclus de la production par un système économique pensé pour les desservir au lieu de les servir  !!!</p>


<p>Et dans les rares cas où parfois certains viendraient à épargner dans une institution bancaire locale, le taux de rétribution se trouve souvent tellement peu élevé que l&#8217;épargnant perd de l&#8217;argent, quand on compare l&#8217;évolution de son placement avec celui de l&#8217;inflation locale&#8230; Le refoulement de l&#8217;épargne et de l&#8217;investissement constitue la seconde raison de l&#8217;appauvrissement à terme des PAZF.</p>


<p>Ainsi donc, la France a mis en place, avec la complicité de l&#8217;ONU et la complaisance des autres grandes nations de l&#8217;époque, un système monétaire que même la monarchie anglaise n&#8217;a pas fait avec son empire colonial pourtant plus important&nbsp;!
Ce système monétaire qui a créé avant l&#8217;heure des zones monétaires regroupant des pays dont les économies étaient disparates, ne s&#8217;est justifié que par le seul désir de poursuivre l&#8217;exploitation des anciennes colonies, à travers des moyens légalisés par des accords qu&#8217;une des parties maîtrisait mal ou très peu, à défaut de les contresigner presque forcés&#8230; La comparaison avec le tout récent Euroland, qui a fait grands cas des fameux critères de convergence et de contrôle des pays signataires, pour constituer une Zone Monétaire Optimale, en dit long, car dans le même temps les zones CFA n&#8217;en sont pas du tout !!!</p>


<p>Et le système mis en place bien avant les indépendances n&#8217;a pas connu de changement notoire une fois que celles-ci eurent été prononcées, ce qui renvoie donc à la responsabilisation de  la France dans la politique économique des PAZF&#8230;
Il se trouve justement que près de 60 ans après la mise en place du CFA, et malgré la distinction officielle des zones monétaires où il a cours, on dénombre 12 Pays Pauvres Très Endettés (PPTE) parmi les 14 qui composent l&#8217;ensemble de ces pays.</p>


<p>Entre le Franc CFP et son homologue le franc CFA, il n&#8217;y eut comme différence que le nom, et donc la localisation des territoires d&#8217;application. Et si les pays africains obtinrent une pseudo-indépendance politique, qui n&#8217;entama en rien leur dépendance économique et monétaire vis-à-vis de la métropole, on ne peut en dire de même des pays du Pacifique qui devinrent DOM-TOM, en restant alors entités françaises !!!!!</p>


<p>Mais pour revenir à la prétendue indépendance politique, quelle consistance peut-elle avoir véritablement quand on jette un regard critique sur la vie politique des pays concernés ???
Pour la plupart, en près de 60 ans de souveraineté présumée, c&#8217;est souvent 2 à 3 dirigeants qui se sont succédés à leur tête, avec pour les premiers d&#8217;entre eux, des longévités analogues à des règnes, surtout que les régimes postcoloniaux s&#8217;appuyaient sur un parti unique, jusqu&#8217;au début des années 90. En outre les différents dirigeants des PAZF ont toujours reçu l&#8217;onction de Paris, pour arriver au pouvoir ou pour y demeurer.
Et même quand le multipartisme s&#8217;est invité dans le «&nbsp;scrutin », à la faveur de la chute du mur de Berlin et de la fin de la guerre froide, Paris a toujours eu pour règle d&#8217;adouber le dirigeant en place, qu&#8217;il soit nouveau ou reconduit à la suite d&#8217;un vote «&nbsp;démocratique&nbsp;» immédiatement salué par la France.</p>


<p>Or comment comprendre que des pans entiers des populations des PAZF, soi-disant invités à participer à un vote démocratique, en arrivent à toujours choisir les mêmes qui les dirigent si mal, pendant que leur quotidien se dégrade et qu&#8217;elles aspirent plus que jamais à aller chercher leur épanouissement ailleurs, en immigrant&#8230;
Quel serait donc ce mécanisme si transparent qui justifierait qu&#8217;on utilise si mal son droit de vote, quand l&#8217;occasion se présente, pour aller risquer ensuite sa vie dans une traversée à pied du très aride et étendue désert du Sahara, suivie par une très incertaine traversée de la méditerranée, à la nage ???&#8230;</p>


<p>Et le lien entre mauvaise gouvernance tenue, entretenue et quasiment inextricable, et désespoir des jeunes lancés alors sur les routes de l&#8217;immigration, est indéfectible.
Du coup, on est en droit de s&#8217;interroger quand la France, par l&#8217;entremise de son président, met en place une politique dite d&#8217;immigration choisie, au prétexte a priori louable de faire comme les autres, en se refusant à accueillir toute la misère du monde&#8230; Quelle est donc cette misère et jusqu&#8217;à quel point est-ce que la France n&#8217;en est pas directement responsable&nbsp;?</p>


<p>En effet, si on y regarde bien, la loi sur l&#8217;immigration est le principal projet de Nicols Sarkozy, qu&#8217;il a mis en place et fait voter en 2006, au moment où il était ministre de l&#8217;intérieur et président de l&#8217;UMP, puis qu&#8217;il a continué à élaborer ensuite une fois arrivé à l&#8217;Elysée. C&#8217;est clairement sa réforme la plus significative, qui vient renforcer tout le travail qu&#8217;il avait déjà effectué en tant que 1er policier de France, en établissant des nouveaux records de reconduction à la frontière des sans papiers&#8230;

Mais au fond, faut-il croire que la nouvelle politique de contrôle des flux migratoires en France et aussi celle de tous les Français&nbsp;? Si oui, alors il importe que ceux-ci soient tenus au courant des décisions prises en tout temps par leurs dirigeants, fussent-ils légitimés par un vote démocratique.
C&#8217;est dans ce cadre que le rapprochement entre le franc CFA, plus grand scandale de la république, monnaie de la honte et source de paupérisation des populations de l&#8217;Afrique Subsaharienne, et la politique d&#8217;immigration choisie française, s&#8217;avère salutaire et indispensable. Cela procède du nécessaire devoir d&#8217;information des masses, qui doivent connaître et comprendre, en vue de peser sur les décisions que les dirigeants peuvent prendre en leur nom.</p>


<p>Or le principe de la continuité de l&#8217;état est immuable, et même si le sieur Sarkozy n&#8217;était pas né au moment ou le franc de la honte fut créé par De Gaule, il n&#8217;en demeure pas moins vrai qu&#8217;il est comme ce dernier, à la tête du même état&nbsp;: la France. Partant de là, la France qui a une part de responsabilité indéniable dans l&#8217;appauvrissement de ses anciennes colonies africaines, participe doublement à entretenir la volonté d&#8217;exil de ces mêmes populations du Sud, en maintenant d&#8217;une part le franc CFA avec les ponctions mortelles sur les recettes à l&#8217;export déposées sur les comptes d&#8217;opérations au sein du TPF, et en soutenant d&#8217;autre part les dirigeants incompétents des ces mêmes populations.
En justice, cela aurait constitué la très décriée une double peine&#8230;</p>


<p>Que la France entende se mettre au diapason de la Suède, voire du Canada en matière d&#8217;immigration, soit. Mais il faut noter que contrairement à ces pays-là, la France a un passé et surtout un passif plutôt lourd, avec ses anciens colonies&#8230; La politique dite d&#8217;immigration choisie pourrait mieux se comprendre si elle s&#8217;appliquait en dehors des PAZF, qui pour ainsi dire, diffèrent peu des DOM-TOM, si on considère qu&#8217;ils ne possèdent pas d&#8217;autonomie économique et monétaire, et encore moins de souveraineté politique&#8230;</p>


<p>La France devrait donc choisir entre le Franc CFA et sa politique de gestion de flux migratoires, pour les citoyens issus des PAZF, au risque de devoir répondre demain à une inculpation pour complicité d&#8217;homicide, entraînant dans son sillage l&#8217;Union Européenne (UE). En effet, l&#8217;UE a accepté en 2002 d&#8217;arrimer le CFA à l&#8217;euro, et cette même institution supranationale s&#8217;apprête à définir une politique migratoire commune, inspirée des exemples européens les plus conservatifs, ce qui viendra consolider l&#8217;impression de double peine infligée aux populations d&#8217;Afrique Noire francophone. «&nbsp;Le CFA est plus géré à Francfort, siège de la Banque centrale européenne, qu&#8217;il ne l&#8217;est en Afrique, avec des critères européens n&#8217;ayant aucun rapport avec les préoccupations au sud du Sahara. De fait, la maîtrise de l&#8217;inflation est plus une contrainte européenne qu&#8217;africaine, car les PAZF ont plus besoin de croissance pour lutter contre la pauvreté&nbsp;» .</p>


<p>Autrement dit, tant que perdurera le franc  CFA, la logique serait que les citoyens issus des PAZF soient considérés comme français, voire des européens par extensions, et donc, puissent se rendre librement en métropole ou dans la zone Euro pour profiter quelque part des fruits de leur sacrifice indirect. Il faut rappeler que pour bon nombre de ces populations, leurs aïeuls nés dans les colonies françaises avant les indépendances, avaient bel et bien le statut de citoyen de l&#8217;hexagone&#8230;  Or si on concède que rien n&#8217;a véritablement changé, au delà des apparences dans les PAZF, après 1960, alors le retour à la source n&#8217;en sera que plus naturel.</p>


<p>Mais il est évident que présentée de la sorte au peuple français ou d&#8217;Europe, la perspective de voir affluer en «&nbsp;métropole&nbsp;» des populations forcément avides d&#8217;épanouissement alors que sur place la question du pouvoir d&#8217;achat pèse déjà fort, cette perspective donc conduira inexorablement à choisir le démantèlement de la monnaie africaine au profit d&#8217;un resserrement des flux migratoires en provenance des zones considérées.</p>


<p>Alors, est-ce que le président des français osera assumer ses responsabilités en faisant preuve de logique, pour consacrer véritablement une rupture qu&#8217;il a appelée de tous ses v&#339;ux,  et qui trouverait sur ce seul sujet du franc CFA toute sa raison d&#8217;être ??!!! L&#8217;actualité ne semble pas plaider en faveur d&#8217;une telle démarche, surtout quand on voit que le président Gabonais, qui avec ses 40 ans de présidence ininterrompue talonne la Reine d&#8217;Angleterre pour sa longévité au pouvoir, passe pour le meilleur ami africain de Sarkozy, qu&#8217;il a déjà vu en France et au Gabon, en visite officielle ou privée, à 3 reprises en moins de 6 mois&nbsp;! Sauf que si la reine Elisabeth II est à la tête d&#8217;une monarchie constitutionnelle, qui a tous les contours d&#8217;une véritable démocratie, le sieur Omar Bongo Ondimba est le président perpétuellement réélu d&#8217;une «&nbsp;république »&#8230; qui n&#8217;exporte certes pas vraiment de bananes, mais bien du pétrole et du bois&nbsp;!</p>]]></content:encoded>
</item>
<item rdf:about="http://www.grioo.com/blogs/Kapro/index.php/2007/08/28/2133-de-la-specificite-socio-plotique-dans-une-societe-africiane-pre-coloniale-le-cas-des-bamileke-du-cameroun">
  <title></title>
  <link>http://www.grioo.com/blogs/Kapro/index.php/2007/08/28/2133-de-la-specificite-socio-plotique-dans-une-societe-africiane-pre-coloniale-le-cas-des-bamileke-du-cameroun</link>
  <dc:date>2007-08-28T15:46:10+00:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>Kapro</dc:creator>
  <dc:subject>Essais</dc:subject>
  <description></description>
  <content:encoded><![CDATA[<p>Si l'usage veut que l'Afrique soit un continent perçu comme une entité négligeable car insignifiante au niveau du commerce mondial qui soutend désormais la "mondialisation", on oublie souvent trop vite qu'il existe des "Afriques", qui sont diverses et variées, avec surtout une richesse culturelle insuffisamment exploitée.
Or difficile d'exister durablement sans fondement historico-culturel fort, raison pour laquelle des rappels de la réalité des peuples d'Afrique avant les influences "Nordiennes" devraient être faits plus souvent, avec des études qui conduiront à pallier au manque de traces écrites qui caractérisent des peuples qui souvent se sont passés d'écriture parce qu'ils avaient poussé très loin l'oralité.
Enfin la démarche vise aussi à dire qu'il existe des spécificcités qui peuvent servir comme apports propres dans le panier du village planétaire.</p> <p>Avant le choc colonial, qui a conduit à une invasion et une exploitation des territoires à l'intérieur du continent noir (pour relativiser avec la Traite qui se caractérisait par des échanges surtout sur les comptoirs côtiers), les "Afriques" avaient une existence propre et parfois singulière. En effet, le reflexe qui veut qu'on voit l'Afrique Noire comme une entité unique et indivisible n'est pas correct, car les peuples du continent noir ont souvent <strong>des histoires et des cultures différentes, qui peuvent être complémentaires sans être aussi antagonistes que le prétendent certains!!!!!</strong></p>


<p>Pour venir au seul cas du Cameroun, je vais citer un exemple qui illustrera assez bien la situation, autant pour signifier que <strong>des modèles de gouvernance et d'organisation sociale spécifiques existaient</strong>, et qu'on pourrait au moins essayer de les étudier en profondeur pour voir ce qui pourrait être modifié, adapté ou supprimé, en vue de <strong>proposer un concept ancré dans une réalité historique locale</strong>, qui permette de s&#8217;appuyer sur du solide avant d&#8217;affronter l&#8217;hostilité environnante&nbsp;!</p>


<p>Bref, ce qu&#8217;on appelle communément chefferie traditionnelle, représente en fait <strong>une mini-monarchie</strong>, et si je me limite à l&#8217;exemple que j&#8217;ai le plus étudié, celui des monarques Bamiléké, je dirais même qu&#8217;on a là un exemple de <strong>féodalité démocratique</strong>, du moins dans le concept de base, bien avant les interférences politico-coloniales qui font que les monarques soient désormais des suppôts du pouvoir politique central.</p>


<p><em>Illustrons donc&#8230;</em></p>


<p><strong>Le souverain</strong> est désigné de manière héréditaire certes, mais il siège avec <strong>une cour de 9 notables</strong> (les Hauts notables dans ce qui suit) sur lesquels il n&#8217;a aucun pouvoir coercitif&nbsp;; autrement dit, il ne peut ni les nommer, ni les défaire, et ceux-ci ont aussi chacun une succession héréditaire. <strong>Ce sont accessoirement des ministres</strong> (affaires étrangères, guerre, impôts, etc.). Tel est le premier cercle du pouvoir, composé de 9 notables avec un Roi au centre&#8230;
Autour de ce premier cercle, on trouve d&#8217;autres cercles plus étendus qui gravitent autour de la personne du Roi, ou des cercles plus ou moins restreints gravitant autour d&#8217;un Haut notable. En particulier, il existe un deuxième cercle composés de 7 notables différents des précédents, avec une fois encore le Roi en son centre&nbsp;; ce second cercle se situe dans un plan différent du premier cercle, pour montrer que ses adeptes ne sont pas assignés aux mêmes tâches !!!
On a donc <strong>une organisation multidimensionnelle faite de cercles «&nbsp;d&#8217;influence&nbsp;» divers</strong>, qui gravitent chaque fois autour d&#8217;une personnalité, et peuvent recouper d&#8217;autres cercles, avec au final <strong>le centre de gravité absolu constitué par le Roi</strong>.</p>


<p>Ceci n&#8217;a rien à voir avec les modèles Nordiens connus, et cela constitue donc <strong>une première spécificité qui peut se revendiquer totalement africaine</strong>, sans influence directe externe, liée à un autre continent&nbsp;!</p>


<p>La société s&#8217;organise ensuite en corporations, confréries et autres cercles, qui constituent autant de références pour l&#8217;individu. Ces cercles donnent lieu à des distinctions qui sont à la fois des patronymes et des armoiries pour les individus concernés, à l&#8217;image d&#8217;une forme de noblesse qui se transmet alors à la descendance.
Toutefois, <strong>la noblesse ici n&#8217;est pas fermée</strong>, en ce sens que toute personne qui de son vivant aura exécuté un acte dit de bravoure ou toute réalisation jugée remarquable par un «&nbsp;responsable&nbsp;» placé au centre d&#8217;un cercle quelconque, pourra se voir distingué et donc anobli, avec la possibilité de transmettre ses «&nbsp;armes&nbsp;» à sa descendance !!! Ceci constitue <strong>une deuxième spécificité africaine</strong> qui n&#8217;a rien à voir avec le modèle stratifié des classes sociales nordiennes (noblesse, clergé et tiers-état), ou encore celui connu des classes fermées en Inde (Les «&nbsp;intouchables », qui le sont ad vitam aeternam!!).</p>


<p>Mieux encore, la distinction nobiliaire (corporatiste et «&nbsp;confréricale »)  s&#8217;associe à un système généalogique qui n&#8217;a pas d&#8217;équivalent chez les Nordiens, ni même des côtés oriental ou occidental du sous-continent noir&#8230;
En effet, ce système permet qu&#8217;un individu porte outre son nom à l&#8217;état civil, <strong>une désignation généalogique liée à ses ascendances de références</strong>, c&#8217;est-à-dire celles qui sont à relation avec une distinction nobiliaire, quelles qu&#8217;elles soient. Ce système est souvent résumé sous <strong><a href="http://www.grioo.com/blogs/Kapro/index.php/2006/08/24/1290-ndeh-ndab-mkouh-etc-loralite-au-dessus-de-lecrit">le concept de Ndèh, Ndap ou Mkouh</a></strong>&nbsp;!</p>


<p><a href="http://www.grioo.com/blogs/Kapro/index.php/2006/10/02/1377-entre-genealogie-et-histoire-petit-resume-sur-la-pratique-des-ndab" hreflang="fr">Le ndèh</a> a la particularité de considérer à la fois les ascendances agnatique et cognatique, là où le système nordien classique ne considère que l&#8217;ascendance patriarcale, à travers le seul patronyme paternel !!! En outre le ndèh permet de représenter rapidement (c&#8217;est-à-dire en une expression plutôt concise), toute la lignée de référence d&#8217;un individu, qui peut ainsi s&#8217;étaler sur 3, 5, voire 10 ou 20 générations même, sans limitations autres que la mémoire de celui qui le cite.</p>


<p>Le cas de l&#8217;arbre généalogique à la nordienne est une bonne illustration pour traduire une limitation physique à ce système. En effet, non seulement l&#8217;arbre généalogique nordien «&nbsp;oublie&nbsp;» l&#8217;ascendance cognatique dans le schéma de transmission du nom, mais surtout il appelle une représentation physique particulièrement lourde et peu conviviale, une fois qu&#8217;on veut aller plus loin que 3 générations. Pour 6 générations par exemple, un arbre généalogique nordien complet demanderait la surface d&#8217;un terrain de football pour être visualisé entièrement!!! Dans le même temps, le ndèh permet en une phrase débité en 30 secondes, de remonter à 6 générations !!!! Ceci est <strong>une 3e spécificité purement africaine</strong>, qui n&#8217;a rien à voir avec le système nordien.</p>


<p>Et les monarchies telles que décrites ne souffraient pas du fameux <em>coup de palais</em>, qui s&#8217;est décliné plus tard en coup d&#8217;état !!! En effet, le c&#339;ur du groupe, c&#8217;est-à-dire le centre de gravité du peuple, ne pouvait pas être remplacé par la force, autrement le nouveau venu n&#8217;aurait aucune autorité sur aucun des sujets de celui qu&#8217;il avait remplacé !!!! Tout «&nbsp;citoyen&nbsp;» se sentant des velléités de «&nbsp;chef&nbsp;» se devait de quitter l&#8217;entité territoriale de naissance, pour aller ailleurs, idéalement en terrain non conquis, pour fonder sa monarchie nouvelle, avec sa cour et tout le toutim.
Ceci est <strong>la 4e spécificité locale</strong> qui n&#8217;a rien à voir avec le système nordien, et qui au demeurant peut traduire une différence historique dans l&#8217;approche et la conception du pouvoir&nbsp;!</p>


<p>Et pour finir, comment ne pas évoquer la dernière et non moins remarquable spécificité qui justifie la mise en place de ndèh, à savoir <strong>l&#8217;oralité</strong>, là où d&#8217;autres peuples du monde sont passés à l&#8217;écriture !!!! Le ndèh, qui est un concept sans équivalent nordien, incarne à la fois la distinction honorifique, la noblesse, le corporatisme, la confrérie, la singularité physique (jumeaux), bref, le ndèh représente <strong>une véritable carte d&#8217;identité généalogique, sociétale et culturelle</strong>, qui au final se justifie par le fait que les individus qui l&#8217;ont mis en &#339;uvre ont poussé loin les limites de l&#8217;oralité, au-delà de tout ce qui a pu se faire au Nord !!!!!!! Accessoirement, on peut dire que les peuples qui ont basculé dans l&#8217;écrit après l&#8217;oralité sont aussi ceux qui ont le moins eu besoin de pousser loin cette dernière, ou mieux, qu&#8217;à l&#8217;inverse, ceux qui ont chaque fois trouvé une réponse dans l&#8217;oralité n&#8217;ont pas eu besoin de réfléchir à un autre mode d&#8217;expression tel que l&#8217;écriture par exemple !!!!</p>


<p>Le volet précédemment évoqué n&#8217;est que partiel, car il élude tout du mode de vie des individus, et surtout de leur spiritualité qui demanderait un développement autre.</p>


<p>Mais puisqu&#8217;il faut aussi évoquer des solutions d&#8217;adaptation, on peut dire que le Cameroun en particulier peut par exemple mener <strong>les états généraux de la culture et de l&#8217;histoire</strong>, pour retrouver son identité propre et jeter un pont entre son «&nbsp;riche&nbsp;» passé, et son avenir qui reste à construire.</p>


<p>La culture est certainement un des aspects forts de ce pays. C&#8217;est ainsi que plutôt que d&#8217;aliéner les Rois qu&#8217;on appelle injustement «&nbsp;chefs traditionnels », on pourrait imaginer qu&#8217;on en fasse des personnages au dessus des luttes d&#8217;appareils et de partis, qui seraient non seulement à l&#8217;abri du besoin, mais aussi des éminences qu&#8217;on consulterait pour faire entrer la culture dans la modernité, sans la dénaturer pour autant. Quoi d&#8217;autre donc qu&#8217;une place d&#8217;office dans un <strong>sénat où ces Rois seraient membres de fait (pour une proportion définie, tel le tiers)</strong> par exemple, les deux tiers restant étant élus parmi les citoyens&nbsp;!
Leur avis serait particulièrement intéressant pour les réformes touchant à la culture, car c&#8217;est bien au sénat qu&#8217;on planche in fine sur la constitution, un des volets de la république qui normalement est lié à l&#8217;histoire et à la culture d&#8217;un pays !!!
Il faut dire que dans le cas d&#8217;espèce, la constitution émarge malheureusement de celle de l&#8217;ancienne puissance colonisatrice (la France!), et donc, ne s&#8217;appuie pas vraiment sur une fondation culturelle locale.</p>


<p>D&#8217;autres développements au départ de l&#8217;histoire culturelle peuvent encore être faits, pour autant qu&#8217;on se consacre à l&#8217;étude de ce qui a été «&nbsp;construit&nbsp;» par les ancêtres du temps où ils n&#8217;étaient pas sous l&#8217;influence des Nordiens, et qui a perduré des siècles durant !!!!!!
Il suffirait pour cela d&#8217;oser étudier ce qui était avant 1960, voire en 1800 peut-être, si tant est qu&#8217;on suppose que ces peuples y étaient à leur apogée. Mais le temps est compté, car si richesse culturelle il y a, celle-ci semble parfois bien fragile car aucun support écrit n&#8217;existe vraiment&nbsp;! Donc, l&#8217;heure est venue de se lancer tous azimuts dans l&#8217;étude et la compréhension de ce qui était le mode de vie des ancêtres, et qui a été transmis tant bien que mal aux jeunes générations malgré les influences externes !!! Ces jeunes générations sont quelque part en perte de repère parce qu&#8217;on essaie tant bien que mal de transmettre une culture qui n&#8217;a parfois pas d&#8217;ancrage solide, étant donné le seul recours à la mémoire des uns et des autres !!!
L'étude profonde de la culture et des cultures pour les écrire, afin de mieux comprendre en quoi elles ont été fragiles face aux autres, de rectifier le tir et de rentrer alors avec de solides armes dans le village planétaire&nbsp;!</p>


<p><strong>Les Afriques</strong> ont de quoi  faire des émules, mais encore faudrait-il savoir ce qu'elles ont à proposer aux autres, car pour le moment, elles apparaissent comme des peuples qui ont besoin des autres pour tout, y compris pour survivre, sans jamais rien avoir à proposer de propre ou d&#8217;original, en retour !!!</p>]]></content:encoded>
</item>
<item rdf:about="http://www.grioo.com/blogs/Kapro/index.php/2007/08/14/2111-de-la-pratique-democratique-dans-les-societes-bamileke">
  <title></title>
  <link>http://www.grioo.com/blogs/Kapro/index.php/2007/08/14/2111-de-la-pratique-democratique-dans-les-societes-bamileke</link>
  <dc:date>2007-08-14T16:55:20+00:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>Kapro</dc:creator>
  <dc:subject></dc:subject>
  <description></description>
  <content:encoded><![CDATA[<p>Quand Démocratie et féodalité se trouvent compatibles!!! Il suffit d'oser un regard autrement qu'avec le prisme "Nordien", pour percevoir les choses différemment...</p> <p>La pratique démocratique dans les sociétés Bamiléké résulte du fait que le pouvoir se répartissait en cercles concentriques, avec pour chacune des composantes d'un cercle la possibilité d'être elle-même le noyau de nouveaux cercles de pouvoir, et ce d'autant plus qu'on est proche de l'épicentre, le Roi.
Qui plus est, on pouvait appartenir à plusieurs cercles, qui constituaient des confréries plus ou moins secrètes.</p>


<p>Bref, ce schéma fait de concentricités et de recoupement divers sur base circulaire, permet au Roi d'être au courant de tout, tout en laissant les uns et les autres faire dans leur domaine de "confraternité".</p>


<p>En effet, la gestion de l'information sur l'état de la société ne suit pas une progression linéaire pour remonter au Roi. Les recoupements entre cercles font qu'une info peut progresser très rapidement en rebondissant d'un cercle à un autre pour arriver au centre névralgique.</p>


<p>Mais la notion démocratique vient du fait que de par l'acquisition d'une distinction sur base de son mérite, on devient un noble ou un notable qui rentre dans un cercle ou une confrérie qui a ses entrées chez le Roi, et qui intervient dans un domaine précis de la vie sociale.
Tout le monde peut y arriver, du moment où on a un comportement de base sain, et qu'on oeuvre pour la société.</p>


<p>Le monarque (Roi) siège avec une cour composée de neuf notables, sur lesquels il n'a aucun pouvoir de nomination ou de démission. En effet, ces 9 notables sont désignés comme lui, de manière héréditaire. Ces 9 notables représentaient presque des ministres aux compétences spécifiques, tels que les affaires "étrangères", la guerre, etc.
Il existe aussi selon les groupements un comite de 7 notables, distinct de celui des 9. Si les premiers sont tenus dans le secret du choix du futur monarque, ce sont les derniers qui au cours de la cérémonie officielle de fin de deuil, arrêtent en public le nouveau monarque appelé à succéder à son père.</p>


<p>La configuration en cercles concentriques renvoie aussi à la notion de démocratie féodale, façon de dire que les 2 concepts ne sont pas forcément incompatibles!
En effet, si on considère que les citoyens d'une contrée Bamiléké, portés par le désir de se distinguer de leurs vivants, sont souvent anoblis en appartenant au besoin à un cercle ou une confrérie, alors il sont eux-même les relais d'un système d'information et de gouvernance, et donc des acteurs de la démocratie.</p>


<p>Il y a fort à parier que des systèmes de gestion du pouvoir typiquement africains et pour le moins originaux ont existé en plusieurs endroits du sous-continent, et qu'un travail d'étude sur le sujet ne serait pas futile. En effet, <strong>la démocratie pourrait aussi avoir son label Africain</strong>, avec un toilettage de ce qui a existé par le passé pour une adaptation progressive certes, mais assurément plus solide que les modèles importés bruts, et souvent inadéquats!</p>]]></content:encoded>
</item>
<item rdf:about="http://www.grioo.com/blogs/Kapro/index.php/2006/10/03/1381-copyright">
  <title>Copyright!</title>
  <link>http://www.grioo.com/blogs/Kapro/index.php/2006/10/03/1381-copyright</link>
  <dc:date>2006-10-03T17:32:35+00:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>Kapro</dc:creator>
  <dc:subject></dc:subject>
  <description>Droits d'auteur!</description>
  <content:encoded><![CDATA[<p>Droits d'auteur!</p> <p>Tous les textes de ce blog sont la propriété exclusive de Z. Kapro et ils sont protégés. Ils ne peuvent pas être copiés et/ou utilisés sans autorisation!</p>]]></content:encoded>
</item>
<item rdf:about="http://www.grioo.com/blogs/Kapro/index.php/2006/10/02/1377-entre-genealogie-et-histoire-petit-resume-sur-la-pratique-des-ndab">
  <title></title>
  <link>http://www.grioo.com/blogs/Kapro/index.php/2006/10/02/1377-entre-genealogie-et-histoire-petit-resume-sur-la-pratique-des-ndab</link>
  <dc:date>2006-10-02T17:58:45+00:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>Kapro</dc:creator>
  <dc:subject></dc:subject>
  <description></description>
  <content:encoded><![CDATA[<p>Précis sur les Ndâb, pour en définir les contours tout en rappelant quelques formes courantes..</p> <p>Je vais faire un résumé de la situation sur les Ndèh, Ndap ou Mkouh, avec quelques explications et des exemples courts. Il faut déjà retenir que <strong>toutes les formes sont additives et complémentaires</strong> , entendu qu'elles sont ajoutées les unes aux autres, avec toutefois un ordre de préséance.</p>

<pre></pre>

<p>Le Ndap peut être&nbsp;:</p>
<ol>
<li><strong>Généalogique</strong> (en relation avec l'ascendance et la filiation)</li>
<li><strong>Contextuel</strong> (en rapport avec une circonstance de la vie, comme les jumeaux, ou en liaison avec un nom)</li>
<li><strong>Géographique</strong> (traduisant l'appartenance à un quartier, à une commune)</li>
<li><strong>Corporatiste</strong> (en relation avec la fonction, la profession, ou la confrérie à laquelle on appartient)</li>
<li><strong>Intégrateur</strong> (on le donne à un étranger pour marquer son acceptation dans la famille, son entrée dans la sphère familiale)</li>
<li><strong>Honorifique</strong> (distinction faite par un membre de la cour (Roi, notable) en rapport avec un acte posé de son vivant, en relation avec la bravoure, etc.)</li>
</ol>
<p>Le classement donné ci-dessus peut aussi traduire l'ordre dans lequel le ndap apparaît. Toutefois, la préséance voudrait que ce soit la dernière forme qui soit la plus importante, et donc celle qu'on utilisera pour désigner avec le plus de respect un individu.</p>


<p>De toutes les formes du Ndâb, c'est sans doute la généalogique qui comporte la dimension la plus profonde de la culture Bamiléké, dans le sens qu'elle renvoie à la fois à l'organisation sociale et à la cosmogonie de ce peuple. En effet, si on devait définir le système de filiation auquel le ndèh généalogique renvoie (<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Parent%C3%A9">lien</a>), on dirait qu'il s'agit d'une <strong>filiation bilinéaire assymétrique et limitée en pivot</strong>.</p>


<p>Au départ, <em>la forme généalogique est définie avant même la naissance de l'enfant</em>. Le ou les Ndap généalogiques de l'embryon sont immuables, et fixés par la filiation de son père et de sa mère. <ins>Le ndèh généalogique s'appuie sur le droit de sang</ins>!!!! Ainsi, tous les garçons d'une même mère porteront le même Ndap dès leur naissance, tout comme les filles d'un même père.</p>

<pre></pre>

<p><strong>La filiation est dite bilinéaire</strong> parce qu'elle tient compte à la fois de l'ascendance patrilinéaire (agnatique)<br />
et celle matrilinéaire (cognatique). Ainsi, une fille portera à la fois des Ndâb relatifs à ses lignées paternelle et maternelle. Le garçon ne portera que des ndèh qui lui viennent de sa mère!!!! Et ceci constitue <strong>la première assymétrie</strong>!</p>


<p><strong>Un autre aspect de l'assymétrie</strong> réside dans le fait qu'au départ,  seul un homme peut être <ins>un ancêtre de référence</ins>, un dépositaire des armoiries en quelque sorte. Mais si l'homme est le dépositaire des armes de la famille, il ne peut pas les "exhiber" en les portant officiellement comme Ndèh, à moins d'être le représentant vivant de la référence, et donc son successeur officiel!
Tous les autres hommes de la descendance, qui ne sont pas LE représentant vivant des armes, sont réduits au rôle de vecteur, de porteur caché des ndâb. Il faut alors qu'ils aient une fille pour que celle-ci exprime au grand jour les armes l'ascendance de leur père. Et dans le même temps, l'homme qui est le porteur caché des armes de sa lignée agnatique (patriarcale) est par contre porteur officiel des armes de sa lignée maternelle, parce que sa mère  a auparavant révélé ces armes là!!!!! <strong>En résumé, l'homme porte au grand jour ce qu'il ne peut plus trasmettre!!!! Et en même temps, un homme transmettra ce qu'il n'a pas su exhiber!</strong></p>


<p>Ainsi donc, les ndâb se transmettent indéfiniment, et <strong>de manière pseudo-cachée</strong>, tant qu'on a une lignée continue d'hommes. Mais le ndèh n'est revélé au grand jour que par la venue d'une fille dans la descendance.</p>


<p><strong>''Pourquoi parler alors de limitation dans le temps?</strong>''
L'officialisation du ndâb chez la fille qui naît marque en même temps la fin de l'expression de la filiation considérée. En effet, une fois révélé chez une fille, le ndâb ne peut plus s'étendre qu'à une génération dans la descendance, puis il est interrompu définitivement!!!!!
La fille qui porte les armes de sa lignée paternelle les transmet, une fois devenue mère, à son fils et à sa fille, et le processus prend fin car la forme qui est ainsi donnée à ces enfants ne peut plus êre transmise!!!!</p>


<p>Dans le même temps une fille peut aussi porter les armes qui lui viennent de sa lignée maternelle, avec la particularité que celles-ci ne seront jamais plus transmises!!! Aussitôt révélées, les armes d'une lignée ou d'un ancêtre de référence ne peuvent donc plus être transmises qu'une fois, soit un maximum de 2 relais après officialisation du ndâb chez une fille. Le premier relais est la transmission du père à sa fille, et le second la transmission de cette fille à sa propre descendance (fils et filles), et les choses s'arrêtent ainsi pour l'ancêtre de référence considéré.</p>


<p><strong>La notion de transmission en pivot</strong> résulte au final des passages de témoin successifs entre sexes opposés, du père à la fille et de la mère au fils,  le cas de transmission de la mère à la fille étant singulier. En effet, les cas de transmission de la mère à la fille ne sont pas toujours systématiques, et il apparaît parfois que cela est régit par le poids des armes reçues. Plus celles-ci sont consistantes, plus il y a des chances qu'il existe une transmission de la mère à la fille!!! En l'occurrence les filiations relatives à la cour ou aux membres imminents de l'entourgae du Roi en font partie.</p>


<p>Le système de ndâb généalogique se double d'une dimension spirituelle quand on observe la construction de celui-ci. En général, l'ancêtre de référence est désigné par un préfixe honorifique suivi de la forme contractée de son nom. Parmi les préfixes, on peut avoir soit un titre spécifiquement donné par un roi ou un membre imminent de la cour (Sah, Souh, comme ami (entendu du Roi)), ou alors Tieh ou Tah (forme contractée de Tiegneu ou Tagni, comme père de jumeaux). En effet, les jumeaux occupent une place hautement symbolique dans la société Bamiléké. On remarquera aussi au passage que l'usage de la contraction est souvent effectué pour le Ndap, et que c'est parfois en retrouvant ou en restituant la forme éclatée et complète qu'on peut mieux circonscrire la filiation d'un individu.</p>


<p>Ainsi donc, un personnage du nom de NONO, une fois anobli, peut être désigné Sah'No (Nono ami du Roi). Si la raison de sa noblesse est son appartenance à une confrérie du type des danseurs de Nkouh'Ngang, alors c'est sur ces filles qu'on lira ce lien. Ses fils ne seront que des vecteurs des armes!!! Les filles seront donc désignées Ngwo Kouh (forme contractée de Ngwo Kouh'Ngang, entendu "fille de celui qui danse le Kouh'Ngang"), ou encore Meh Sah (forme contractée de Meh Sah'No (autrement dit mère de Sah'No). Les fils de ses filles (Ngwo kouh) seront <ins>porteurs stériles</ins> des armes de leur ancêtre maternel (père de leur mère), et seront désignés sah'No (le choix de la miniscule traduit ici la fin de la transmission du Ndâb).</p>


<p>Si le préfixe "fille de" traduit clairement la continuité de la filiation, le préfixe "mère de" conduit à une sorte de réincarnation, à une réapparition d'un individu disparu!!! La cosmogonie Bamiléké implique justement dans le culte des ancêtres une dimension spirituelle qui veut que les "morts ne soient pas morts"....</p>



<p><strong>Le Ndèh contextuel</strong> fait allusion à une particularité physique de la personne (à sa naissance par exemple, ou sur le choix de son nom), et selon les cas, ce ndap peut supplanter (donc venir avant et sans l'effacer) le Ndap généalogique que ses frères (pour un garçon) ou ses soeurs (pour une fille) ont eu dès leur naissance. C'est le cas avec des noms propres qui entraînent automatiquement l'apparition d'un Ndèh (tous les hommes du nom de DJOMO à Bangoua sont automatiquement des Yong'Ngoueh), tout comme on peut parfois se voir baptiser du Ndèh de son homonyme.</p>

<pre></pre>

<p><strong>Le Ndap géographique</strong> est en relation avec un quartier. On peut parfois retrouver le nom du quartier<br />
dans la distinction (Ngwoa Mbit, pour toutes les filles du quartier Mbit à Bangangté), ou ne pas le retrouver (Go'Djè, pour les filles du quartier Soung à Bandjoun). En outre ce type de ndèh renvoie parfois à une considération autre, avec prise en compte du droit de sol!!! C'est ce qui se passe à Bandjoun par exemple, où il n'existe pas de ndèh généalogique purs, mais plutôt la forme géographique. Cela découle de l'histoire de la naissance même de Bandjoun, qui s'est opérée par "naturalisation massive" de citoyens pour occuper l'espace conquis. Les hommes à Bandjoun sont tous des ToDjom, tandis que les filles sont des Go'ToDjom, pour autant qu'ils soient nés de parents Bandjoun, et qu'on leur ait fait boire une décoction à base d'une herbe particulière.</p>

<pre></pre>

<p><strong>Le Ndap dit corporatiste</strong> renvoie ici à la notion de profession pratiquée, à la fonction occupée.<br />
Il y a des corps de métiers qu'on distinguait (guérisseur, tisserand, marchand de sel, etc.), ou même des fonctions aussi (guerrier, aide de camp, etc.). Selon les villages, la désignation d'un corps de métier peut varier. En outre, il peut arriver que le corps de métier renvoie directement à un ou plusieurs villages, du fait que les professions évoquées étaient la spécificité de ces groupements.  On peut considérer l'exemple d'un guérisseur Bangoua dont le Ndap se déclinait comme le nom d'une plante délicate à manipuler, mais aux vertus étonnantes (Nsang-Ngang, à confirmer!!!!!), ou alors les filles de tisseurs de sac de sel, les Ngwo'Tam (très répandu à Bayagam!!), ou encore les Ngwa'Peh (Filles de celui qui vend du sel pour le Taro, très usité dans l'arrondissement de Bana).</p>

<pre></pre>

<p><strong>Le Ndap peut aussi être intégrateur</strong>, quand on le donne à une personne qu'on adopte, qu'on accepte<br />
dans la famille ou la communauté. On peut le fairre avec la femme d'un fils de la famille ou l'inverse (mari d'une fille de la famille). A Bayangam par exemple, on décline en "Njui X", la femme de celui qui a pour Ndap X. Mais plus généralement, on peut "baptiser" un étranger (gendre ou bru) d'un Ndap qui se rappellera certaines de ses qualités, ou alors du Ndap de son plus proche ami dans la famille, celui ou celle qu'on considère comme le frère ou la soeur qui l'a présenté aux autres.</p>

<pre></pre>

<p><strong>Le Ndap honorifique</strong> est aussi celui qui vient au dessus de tous les autres,<br />
parce qu'il est aussi celui acquis par l'individu sur base de sa prestance, de sa bravoure, bref de son comportement de son vivant!!!!! Ce Ndap est décerné par une autorité traditionnelle (Roi, sous-chef, notable, etc.) C'est le cas pour Mwembo (mon père) Mbeuh (c'est aussi un Ndap généalogique), Soup, etc., qui sont usités à Bangoua.
En principe, c'est aussi le Ndap qui supplante tous les autres, et par lequel on désigne la personne au risque de lui manquer de respect, quand on est au courant.
Ce Ndap peut aussi comporter des attributs externes (chechia, tabouret ou trône, autres accessoires vestimentaires, etc.), que l'honorable peut transporter avec lui, suivant le contexte.</p>


<p>A bientôt, sur les traces de nos ancêtres....</p>]]></content:encoded>
</item>
<item rdf:about="http://www.grioo.com/blogs/Kapro/index.php/2006/08/24/1290-ndeh-ndab-mkouh-etc-loralite-au-dessus-de-lecrit">
  <title></title>
  <link>http://www.grioo.com/blogs/Kapro/index.php/2006/08/24/1290-ndeh-ndab-mkouh-etc-loralite-au-dessus-de-lecrit</link>
  <dc:date>2006-08-24T12:51:16+00:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>Kapro</dc:creator>
  <dc:subject></dc:subject>
  <description></description>
  <content:encoded><![CDATA[<p>Quand la pratique de l'oralité se veut tellement bien élaborée qu'on s'affranchisse de l'écriture!!!!</p> <p>Salut à nouveau chers amis!</p>


<p>Comme promis, encore un développement autour des ndèh, notion qu'on ne peut traduire implicitement dans la langue de Molière parce qu'elle n'y a pas d'équivalent.
Résolvons-nous donc à la caractériser sous ses vocables d'origine...</p>


<p>Bref, un autre aspect de cette pratique qui s'appuie sur une oralité à tous vents, est que cette identificiation sociale, culturelle, circonstancielle et généalogique permet de retranscrire verbalement toute l'histoire passée et contemporaine d'un individu.
Au niveau de son passé, l'enchaînement des ndâb d'une personne font référence, dans le schéma généalogique (entendu les ndâb qu'il reçoit naturellement de ses ascendants), à tous ses ancêtres les plus illustres, sans limite dans le temps. Toutefois, cetet remontée ne peut pas troujours être reliée à une échelle chronologique précise. Si cela est un écueil pour celui qui tient à mettre une date sur un événement, il n'en démeure pas moins vrai que ce procédé a aussi l'avantage de simplifier l'écriture" de l'histoire, à la ramenant à ses seuls personnages illustres. Dans ce cas on n'essaie pas de savoir qui du guerrier ou du marchand de sel fut le plus ancien parmi les ancêtres d'un individu qui porte à travers ses ndâb les vestiges de cet héritage. La société a codifié sa conduite pour décliner des attitudes éventuelles en relation avec le statut social, lequel statut transparaît dans les ndâb.
Ceci tend à montrer la spécificité culturelle des peuplades qui ont la pratique du ndâb, par rapport à un schéma eurasien différent!!!!</p>


<p>Outre la généalogie inscrite dans les ndâb, sans support écrit, la distinction contemporaine de l'individu permet aussi d'apporter une lecture orale de son statut physique, social ou même politique. Et cela s'opère à nouveau sans avir besoin d'un quelconque support écrit, rien qu'en débitant verbalement ses ndâb!!!</p>


<p>Ainsi on sait qu'un tisserand est présent sur la place (il peut être bien loin de son "usine"), qu'un tel qui passe est un conseiller du roi, qu'un autre est un vaillant fils décoré par le roi, qu'un autre encore est le frère cadet de jumeaux, qu'une telle dame est une princesse, ou  encore qu'une fille venait de tel quartier d'un tel groupement!!!!!!</p>


<p>Or quand on parvient à un tel niveau de complexité dans la pratique orale, <strong>l'écriture appraît bien désuète et inutile, étant donné ses limites naturelles vis-à-vis du système</strong>!! <strong>Par ailleurs il y a fort à croire que le besoin d'écrire ne s'est même pas fait sentir du fait que l'oralité était rigoureusement densifiée pour répondre aux attentes socio-culturelles des indivius, en produisant un langage capable d'identifier complètement les personnes et leur environnement direct.</strong></p>


<p>Que demander d'autres alors au bon Dieu, et aux ancêtres aussi<acronym></acronym><acronym></acronym><acronym></acronym></p>


<p>Le ndâb apparaît finalement comme l'illustration la plus aboutie d'un ensemble d epeuples qui sont parvenus à tirer le maximum de l'oralité, d'une manière telle que cela n'a jamais put l'être ailleurs, y compris en Europe et en Asie où on a naturelemment eu besoin de passer à l'écriture.</p>


<p>A bientôt.</p>]]></content:encoded>
</item>
<item rdf:about="http://www.grioo.com/blogs/Kapro/index.php/2006/08/20/1285-ndeh-ndap-mkouh-quand-la-culture-dessine-les-contours-de-lhistoire">
  <title>Ndeh, Ndap, Mkouh... Quand la culture dessine les contours de l'Histoire!!!!!!</title>
  <link>http://www.grioo.com/blogs/Kapro/index.php/2006/08/20/1285-ndeh-ndap-mkouh-quand-la-culture-dessine-les-contours-de-lhistoire</link>
  <dc:date>2006-08-20T22:05:05+00:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>Kapro</dc:creator>
  <dc:subject></dc:subject>
  <description></description>
  <content:encoded><![CDATA[<p>Poursuite du développemet sur le Ndap, une pratique socio-culturelle Bamiléké qui présente de nombreuses facettes. Ici il s'agit de montrer les variantes et leurs significations...</p> <p>Je vais faire un résumé de la situation sur les Ndèh, Ndap ou Mkouh, avec quelques explications succintes. Il faut déjà retenir que toutes les formes sont additives et cumulatives, entendu qu'elles sont ajoutées les unes aux autres, avec toutefois un ordre de préséance.</p>



<p>Le Ndap peut être&nbsp;:
1. Généalogique (en relation avec l'ascendance)
2. Contextuel (en rapport avec une circonstance de la vie, comme les jumeaux, ou en liaison avec un nom)
3. Géographique (traduisant l'appartenance à un quartier)
4. Corporatiste (en relation avec la fonction, la profession, ou la confrérie à laquelle on appartient)
5. Intégrateur (on le donne à un étarnger pour marquer son acceptation dans la famille, dans le groupe)
6. Honorifique (distinction en rapport avec un acte posé)</p>

<pre></pre>

<p>Au départ, la forme généalogique est définie avant même la naissance de l'enfant. Le ou les Ndap généalogiques de l'embryon sont immuables, et fixés par la filiation de son père et de sa mère. Ainsi, tous les garçons d'une même mère porteront le même Ndap dès leur naissance, tout comme les filles d'un même père. On pratique alors la fameuse règle de <strong>la transmission assymétriquement limitée, en pivot.</strong></p>

<pre></pre>

<p><ins>La transmision est dite assymétrique</ins> parce qu'elle se fait entre personnes de sexe opposé (le père pour sa fille, et la mère pour son fils), avec quelques cas particuliers entre une mère et sa fille.
<em>La transmission est dite assymétriquement limitée</em> parce qu'on a soit une transmission interne infinie (illimitée dans le temps), tant qu'il y a une lignée continue d'hommes, soit un maximum de 2 relais, une fois que le ndèh est revelé chez une femme. Dans ce cas, le premier relais est la transmission du père à sa fille, et le second la transmission de cette fille à sa propre descendance (fils et filles), et les choses s'arrêtent pour l'ancêtre de référence considéré.
<em>La transmission est dite en pivot</em> parce qu'on passe d'un homme à une femme, et réciproquement.</p>

<pre></pre>

<p>Le Ndèh contextuel fait allusion ensuite à une particularité physique de l'enfant, et selon les cas, ce ndap peut supplanter (donc venir avant) sans l'effacer le Ndap généalogique. C'est la cas avec les jumeaux, mais aussi leur frère aîné ou cadet directs. En outre il existe des noms propres qui entraînent automatiquement l'apparition d'un Ndèh (tous les hommes du nom de DJOMO à Bangoua sont automatiquement des Yong'Ngoueh), ou alors on peut se voir baptiser du Ndèh de son homonyme</p>

<pre></pre>

<p>Le Ndap géographique est en relation avec un quartier. On peut parfois retrouver le nom du quartier dans la distinction (Ngwoa Mbit, pour toutes les filles du quartier Mbit à Bangangté), ou ne pas le retrouver (Go'Djè, pour les filles du quartier Soung à Bandjoun).</p>

<pre></pre>

<p>Le Ndap dit corporatiste renvoie ici à la notion de profession pratiquée, à la fonction occupée. Il y a des corps de métiers qu'on distinguait (guérisseur, tisserand, marchand de sel, etc.), ou même des fonctions aussi (guerrier, aide de camp, etc.). Selon les villages, la désignation d'un corps de métier peut varier, tout comme certains corps de métiers sont propres à des groupements particuliers. On peut considérer l'exemple d'un guérisseur Bangoua dont le Ndap se déclinait comme le nom d'une plante délicate à manipuler, mais aux vertus étonnantes (Nsang-Ngang, à confirmer!!!!!), ou alors les filles de tisseurs de sac de sel, les Ngwo'Tam (très répandu à Bayagam!!), ou encore les Ngwa'Peh (Filles de celui qui vend du sel pour le Taro, très usité près de Bana).</p>

<pre></pre>

<p>Le Ndap peut aussi être intégrateur, quand on le donne à une personne qu'on adopte, qu'on accepte dans la famille ou la communauté. A Bayangam par exemple, on décline en "Njui X", la femme de celui qui a pour Ndap X. Mais plus généralement, on peut "baptiser" un étranger (gendre ou bru) d'un Ndap qui se rappellera certaines de ses qualités, ou alors du Ndap de son plus proche ami dans la famille, celui ou celle qu'on considère comme le frère ou la soeur qui l'a présenté aux autres.</p>

<pre></pre>

<p>Le Ndap honorifique est aussi celui qui vient au dessus de tous les autres, parce qu'il est celui acquis par l'individu sur base de sa prestance, de sa bravoure, bref de son comportement de son vivant!!!!!
En principe, c'est aussi le Ndap qui supplante tous les autres, et par lequel on désigne protocolairement la personne au risque de lui manquer de respect, quand on est au courant de la pratique.
Ce Ndap peut aussi comporter des attributs externes (chechia, tabouret ou trône, autres accessoires vestimentaires, etc.), que l'honorable peut transporter avec lui, suivant le contexte.</p>

<pre></pre>

<p>Il existe donc une variance dans la désigantion des filles par le Ndap généalogique, qui fait que parfois on utilise le préfixe "fille de", et d'autres fois "mère de". Je n'ai pas encore la réponse correcte, mais je pense au vu de l'exploration actuelle, que suivant qu'on tient son Ndap d'une confrérie, d'un cercle de pouvoir (notables ou Roi), ou d'un quartier, on baptisera les filles du préfixe "fille de", tandis que dans le cas contraire, il s'agira du préfixe "mère de".
Il est aussi possible que le choix du préfixe "Fille de" ou "Mère de" soit en rapport avec la puissance de ce qu'on a reçu, de ce qu'on veut incarner. Les Ndèh des filles issues des cours royales et seront donc toujurs déclinés en "Ngwo".
Mais on peut aussi voir les choses autrement, en liant le préfixe "ngwo" au fait qu'on traduit simplement la descente au départ d'un sommet (l'ancêtre de référence occupant le haut de la pyramide), alors que quand on dit "meh" (mère de), il s'agit de traduire la regénération d'une position qui n'est pas sur un sommet. Mais dans les 2 cas, les garçons des filles (Meh ou Ngwo) porteront comme Ndap généalogique, le titre stérile et réduit de leur ancêtre de référence.
Par ailleurs le Ndap vient aussi conformer en partie la spiritualité en vigueur chez les Bamiléké, dans le sens qu'il existe intrinsèquement une idée de réincarnation de l'âme d'un ancêtre dans un de ses descendants. En attribuant à une descendante le potentiel de maternioté sur son propre ancêtre, on tent à renforcer cette idée...</p>


<p>Bref, ceci sert à illustrer davantage les choses, en attendant de poursuivre cette étude en profondeur.</p>

<pre></pre>

<p>A bientôt.</p>]]></content:encoded>
</item>
<item rdf:about="http://www.grioo.com/blogs/Kapro/index.php/2006/02/03/782-la-culture-une-autre-approche-au-developpement-a-lepanouissement-tous-azimuts">
  <title></title>
  <link>http://www.grioo.com/blogs/Kapro/index.php/2006/02/03/782-la-culture-une-autre-approche-au-developpement-a-lepanouissement-tous-azimuts</link>
  <dc:date>2006-02-03T16:15:05+00:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>Kapro</dc:creator>
  <dc:subject></dc:subject>
  <description></description>
  <content:encoded><![CDATA[<p>Et si la question du "Noir" était avant tout culturelle!?...</p> <p>La culture, dans une approche étymologique, se rattache à une région, une contrée, une nation ou même un peuple. C'est parfois un mode de reconnaissance, un moyen de s'identifier, d'affirmer sa spécificité.
La culture se transmet normalement d'une génération à une autre, en connaissant parfois des modifications dues au contexte du moment. Le tout est de préserver l'essentiel. La culture peut aussi être assimilée par un tiers, qui souhaite s'apparenter au groupe.
Dire qu'on possède sa culture propre, c'est aussi mettre en avant des valeurs intrinsèques données, qui diffèrent de celle d'autrui. Mais l'affirmation d'une culture spécifique implique aussi l'acceptation par les autres des concepts forts à cette culture. En particulier, tout acte culturel présumé "sauvage" ou "barbare", nuit à l'image de marque de l'ensemble de la culture, et peut même conduire à une mise en demeure de cette dernière. Et c'est l'héritage culturel de tout un peuple qui peut ainsi disparaître, avec tout ce que cela comporte comme conséquences néfastes pour le profil identitaire de ce même peuple.</p>


<p><strong><em>La notion de culture est duale</em>.</strong></p>


<p>La culture, dans le domaine agricole, traduit l'ensemble des opérations qui conduisent à l'obtention d'un produit qui sort de terre, depuis le labour jusqu'à la récolte. On parle alors couramment de "cultivateurs" qui "cultivent", et cela implique une action laborieuse, qui s'inscrit dans la durée, et pour laquelle la qualité du résultat final est conditionnée par celle du processus adopté.
La culture dans ce qu'elle a de "culturel", rappelle plutôt l'héritage historique, le poids d'une tradition transmise entre générations, et perpétrée au fil des ans. Cet aspect s'inscrit à la fois dans l'espace et dans le temps. Nul besoin de lieu précis sur la planète pour se réclamer d'une certaine essence culturelle. Mais une même culture peut se voir considérablement modifiée au fil des temps, par l'influence du milieu environnant porté sur une ou plusieurs autres cultures différentes. Cette culture modifiée, en concédant l'accessoire au contact des autres, pour ne plus préserver que l'essentiel, continuerait à être considérée au même titre que le modèle de départ, ou alors comme une ramification de ce modèle, qui lui reste néanmoins rattaché. Cependant il se pourrait bien que le modèle qui naît des influences diverses se présente alors comme un squelette hétéroclite édifié à partir de tendances issues de plusieurs cultures, pour former un nouveau label d'entité spécifique, qui s'écartera désormais de son modèle d'origine.</p>


<p>Considérer <strong>la culture comme un vecteur de développement</strong>, c'est faire appel à toutes les connotations et considérations de ce concept. "Se cultiver dans son histoire", telle devrait être la démarche à adopter pour rapprocher et intégrer la culture à la notion de "développement". Et en fait de développement, il conviendrait ici de parler d'un épanouissement tous azimuts, qui engloberait alors les domaines politique, économique, technique, social, professionnel et même sanitaire.</p>


<p>Ainsi, <strong>la culture est politique</strong>, en ce sens que les décideurs doivent faire montre de maturité, de clairvoyance et d'ouverture d'esprit, quand il est question de présider à la destinée de leur peuple. Mettre en avant les idéaux, le débat d'idées, plutôt que les ambitions et intérêts personnels&#8230; Procéder à des alliances politiques et à des regroupements stratégiques plutôt que se lancer à l'assaut de la magistrature suprême, en rangs dispersés&#8230; Prôner le compromis plutôt que la compromission&#8230;
<em>Comment interpréter autrement que par l'immaturité le fait qu'on dénombre plus d'une centaine de partis politiques au sein d'un même pays! La prolifération des formations politiques traduit le repli sur soi, une certaine tendance au pouvoir absolu et le recours au soutien d'une "famille confinée", pour la conquête d'un pouvoir qu'on souhaite étendu à un ensemble plus conséquent que sa base de départ. S'appuyer sur un cocon familial acquis à la cause de son fils naturel, avec des arguments qui rencontrent les desiderata de ce même groupuscule, puis prétendre à ce seul titre présider à la destinée d'un groupe beaucoup plus large!&#8230;Voilà les prémisses à un mode d'administration et de gouvernance où favoritisme, népotisme et autre tribalisme seront présents; se servir plutôt que servir autrui&#8230;</em></p>


<p><strong>La culture politique</strong> dénote de la patience, de la maturité et d'une certaine faculté d'adaptation, car le contexte dans ce registre change souvent rapidement. En politique, la créativité doit sans cesse être renouvelée. Une telle émulation ne peut survenir que s'il y a un réel débat d'idées, car c'est aussi dans la confrontation et dans l'épreuve qu'on parvient à trouver des solutions nouvelles et salvatrices.</p>


<p><strong>La culture est économique&#8230;</strong>
Le contexte actuel de mondialisation sous-tend une interconnexion entre des marchés de tous bords. La défaillance qui survient sur un marché donné peut avoir des répercussions à l'autre bout de la planète. Dans ce contexte, les marchés émergeants sont généralement ceux qui se caractérisent par une spécificité propre. Il faut avoir quelque chose à proposer, de différent, d'utile, d'intéressant et éventuellement d'indispensable, pour tenir la dragée haute&#8230;
<em>Le troc est loin d'avoir disparu, ou à tout le moins un de ses principes forts: l'absence de monnaie fiduciaire&#8230;Le paiement dit électronique semble en effet être la nouvelle tendance dans les contrées occidentales tout au moins, avec un net recul du port de l'argent liquide. La mise en place de l'Euro ainsi que la lutte contre les attaques de convoyeurs de fonds de fourgons encouragera cette nouvelle forme de troc, où on règlera son dû sans avoir à échanger de l'argent.</em></p>


<p>Cependant, mondialisation ne rime pas avec uniformité. On peut très bien avoir une économie à double façade: une spécifique aux exigences du marché intérieur, et une autre, qui permette de s'arrimer et de se faire valoir sur le marché international.</p>


<p><strong>La culture est aussi technique&#8230;</strong>
Il importe d'agir selon des automatismes et des mécanismes éprouvés. Mais en marge des modèles établis et fonctionnels, qui s'appliquent alors à la masse, il convient qu'une minorité travaille anticipativement en prenant en compte des contraintes nouvelles, des contraintes au demeurant non encore appliquées au modèle en cours, pour être prompt à trouver une solution adéquate le cas échéant.
Il faut cultiver la remise en question, en ne s'arrêtant jamais à ce qui semble être la solution idéale. En cela, <strong>on cultive la technique</strong>, en ce sens qu'on considère que toute solution trouvée est forcément temporelle, et aussi elle apparaît intrinsèquement liée au contexte qui se trouve en amont du problème posé. <em>Rester au stade de la houe c'est accepter de faire encore et toujours avec la difficulté, c'est faire sien l'adage qui dit qu'on ne peut gagner son pain qu'à la sueur de son front. On cultive l'image de la bravoure, de la valeur, à travers la force musculaire, et purement physique. Le culte du physique au détriment de celui de l'intellect. C'est ainsi qu'on reste accroché à l'âge de la pierre, pendant que d'autres prennent leur envol&#8230;   </em>
L'éveil technique, et par delà le réveil industriel, naît de l'émulation, de la contingence de réflexions plus ou moins poussées sur un obstacle rencontré, sur une difficulté à surmonter, ou plus généralement sur un problème technique. S'infléchir en groupes ou comités pour réfléchir à un problème, en vue de faire germer une multitude d'éventualités. La solution se trouve alors parfois simplement inscrite dans l'air du temps&#8230; Cultiver l'esprit de recherche, pour avoir des réponses aux exigences techniques de demain. A cet effet, l'adage dit ceci: "Pour trouver sans chercher, il faut longtemps avoir cherché sans trouver"&#8230; Ainsi, le défi technique passe aussi par le défi de la recherche et du savoir, avec tout ce que cela peut comporter comme infrastructures adéquates. Cependant, il n'est pas indispensable que toute la logistique soit réunie d'un coup. Faire avec le minimum de matériel, et un maximum de volonté. Mais il faut au moins le minimum pour espérer arriver à un résultat. Pas de solution sans moyens, d'autant plus que la pénurie de moyens nuit gravement à toute forme d'essor technique, et parfois entraîne aussi une fuite de cerveaux.</p>


<p><strong>La culture de l'histoire</strong> est peut-être celle qui présente la composante temporelle la plus grande. Pour ceux qui ont connaissance de leur passé le plus lointain, la chose paraît simple. Mais s'il s'agit de reconstituer le vrai profil d'une histoire biaisée ou falsifiée au fil des ans, la tâche peut devenir ardue. Mais le challenge ici est de taille, car il en va de l'identité culturelle de plusieurs générations. C'est cette identité qui garantit la survie de "l'espèce" en tant qu'entité spécifique, au risque sinon de la voir disparaître, suite aux assimilations successives et forcément approximatives, qui déboucheraient sur des "déracinés". L'histoire d'un peuple se doit d'être connue, et la démarche consisterait ici à la reconstituer le plus fidèlement possible. Au final, on doit mettre en avant les victoires et les figures emblématiques d'antan, mais aussi assumer les erreurs du passé, quitte à en porter le lourd fardeau si tant est que cette attitude permette de ne plus les reproduire.
La tradition, dans ce qu'elle a de "positif", doit être perpétrée. <em>L'union fait la force, et la diversité la richesse&#8230;</em> On doit pouvoir affirmer sa différence dans l'unité&#8230; On craint et redoute souvent l'inconnu, c'est pourquoi la solution aux idées reçues, aux clichés et autres préjugés, consisterait à faire connaître sa spécificité, tout en réaffirmant son aptitude à vivre harmonieusement avec des personnes présumées différentes. Dans ce contexte, le choix du nom, tel que défini dans certaines peuplades et avec le poids historique qu'il comporte, doit être perpétué nonobstant l'endroit du monde où on se trouve. De même, l'exaltation de pratiques folkloriques les plus fortes et les plus remarquables doit être de mise, pour chacune des entités constitutives d'un plus grand groupe. Les traditions qui seraient communes à plusieurs entités gagneraient aussi à être promues, pour contribuer davantage au renforcement et à la consolidation de l'unité du groupe. Tout cela présuppose un travail de fond, destiné à mettre en lumière la culture de chaque entité, pour en faire connaître les aspects essentiels. Toutes les composantes culturelles viendraient au final rajouter à la grandeur d'un patrimoine culturel fort, de par sa diversité.
Par ailleurs c'est dans les événements vécus ou subis ensemble qu'il faut rechercher les sources d'unité. La victoire est commune, et c'est un vecteur d'unité. La souffrance et le deuils ont aussi cette particularité. Et le malheur est même encore plus interpellant que le bonheur. Passer en revue tous les événements douloureux qui jonchent une histoire vécue ensemble, pour puiser dans la commémoration du deuil, dans l'hommage au martyr, les fondements d'une unité renforcée&#8230;</p>


<p><strong>La culture est religieuse et spirituelle&#8230;</strong>
En effet, il existe bon nombre de confessions religieuses, le plus souvent réparties sur des zones géographiques qui se caractérisent aussi par une communauté de mentalité. La religion comme base de la mentalité, ou l'inverse!? Dans tous les cas, on peut reconnaître à la religion, dans son fondement même, le discernement entre les notions de Bien et de Mal. Toutefois, les divergences qui apparaissent parfois dans les interprétations des adeptes, peuvent conduire à des exaltations difficilement justifiables. Quand le réel se laisse subjugué par l'esprit, c'est la voix libre au fondamentalisme ou intégrisme religieux, avec des conséquences qui s'avèrent souvent désastreuses. Et de toutes les façons, l'exaltation religieuse dans sa forme la plus extrême n'a jamais été bénéfique. On y dénonce souvent le sacrifice de la raison sur l'autel de la foi, et ce ne sont pas les sectes ou autres courants intégristes et fondamentalistes qui le démentiront.
En outre avec les flux migratoires, les religions ne semblent plus circonscrites à leur noyau d'origine. On assiste donc à des brassages de populations de confessions religieuses diverses, au sein d'une même entité nationale. Et c'est le principe de la laïcité qui sans vouloir mettre en avant une confession plutôt qu'une autre, semble garantir la stabilité démocratique.</p>


<p><strong>Et enfin la culture est sociale</strong>. Vivre en société traduit l'aptitude qu'on a à tolérer, à comprendre et à se faire accepter par autrui. Il serait difficile de vivre reclus, isolé. Mais la vie associative est aussi sous-tendue par des codes et des lois à respecter. La difficulté à s'inscrire dans un modèle ne survient que quand on est épris de rébellion. Une société doit au delà de tout, se distinguer par ses valeurs. <em>Solidarité, respect des autres, discipline, sont autant de valeurs qui devraient être remises à l'ordre du jour&#8230;</em></p>



<p>En définitive, il convient de se cultiver dans différents domaines, pour provoquer et susciter une émulation propre à produire des solutions à des difficultés rencontrées au quotidien, par un groupe de personnes. <strong>L'expérimentation devrait être un préalable à l'expérience du terrain, elle-même garante ensuite du savoir-faire.</strong></p>



<p><ins>La culture dénote d'une ouverture d'esprit, de la tolérance, mais aussi de l'affirmation d'une certaine spécificité</ins>. <ins>Il faut travailler à son identité pour s'affirmer, et cela passe par la connaissance la plus complète de son passé, de son histoire la plus éloignée</ins>.
La culture a aussi besoin de s'appuyer sur plusieurs entités, pour en rajouter à son poids, son patrimoine, et donc à sa force. Le repli stratégique sur soi conduit à la marginalisation, si les idées défendues par le groupe sont dénoncées par les autres, ou alors à un affaiblissement relatif, du fait que le groupe manque de poids et de répondant, dans un univers où union, fusion et communauté sont devenues les modes d'expression les plus courants.</p>]]></content:encoded>
</item>
<item rdf:about="http://www.grioo.com/blogs/Kapro/index.php/2006/02/03/781-il-faut-declarer-la-guerre-civile-illegale-en-afrique">
  <title></title>
  <link>http://www.grioo.com/blogs/Kapro/index.php/2006/02/03/781-il-faut-declarer-la-guerre-civile-illegale-en-afrique</link>
  <dc:date>2006-02-03T16:07:10+00:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>Kapro</dc:creator>
  <dc:subject>Essais</dc:subject>
  <description></description>
  <content:encoded><![CDATA[<p>On ne peut sacrifier ses enfants durant une guerre qu'on a déclenchée dans sa propre maison, pour prétendre présider à la destinée des survivants ensuite, une foi le conflit achevé!!!</p> <p>Le spectacle qu'offre le continent Africain est désolant, avec des conflits qui se déclenchent et s'enchaînent sans discontinuer. A la fin présumée de certaines confrontations succède de nouvelles autres, parfois aux confins de l'ancien terrain de bataile. Soudan, Somalie, et Côte d'Ivoire sont les derniers en dates. Que ce soit pour des intérêts purement économiques, pour la quête du pouvoir ou simplement pour asseoir une certaine hégémonie, on se rebelle, les armes à la main. <strong>Où est donc passé le dialogue</strong>, <strong>la culture de l'arbre à palabres si chère à nos ancêtres, en un mot, la guerre du verbe.</strong>
On ne sait plus palabrer, du moins plus avec les mots. La kalachnikov a remplacé l'arbre, et du coup, la paix est devenue une notion très éphémère. La paix ne traduit parfois que le recul pris pour mieux fourbir ses armes, et repartir à l'assaut de la citadelle du pouvoir!</p>


<p>Le peuple de la nation n'est jamais qu'une grande famille, pour laquelle les dirigeants seraient les chefs. <em>Mais d'où vient l'idée qu'on peut décider à tout vent de transformer sa concession familiale en terrain de guerre, simplement parce que quelqu'un à oser contester le pouvoir? D'où vient l'idée qu'on peut sacrifier ses enfants durant la guerre qu'on a déclenchée dans la concession, pour prétendre présider à la destinée des survivants, dans l'hypothèse où la guerre prendrait fin?</em>
Et comment la communauté internationale parvient-elle à se prendre au jeu de la force d'interposition qui arbitrerait la bataille, comme s'il s'agissait d'une confrontation ludique entre deux formations sportives?</p>


<p>D'où vient l'idée qu'on doit concéder à certains, la possibilité de revenir de temps à autre, au statut primitif de l'animal qui pour faire avancer sa conviction, doit tuer "physiquement" son adversaire?
<strong>En effet, le spectacle de la guerre, et particulièrement la guerre civile, ne diffère en rien de celui qu'offrirait des chiens enragés qui se battraient dans la gadoue, pour un morceau de gibier putréfié, parce que tué par ces mêmes chiens depuis trop longtemps. La boue et la viande pourrie ne seraient que la terre saccagée et le peuple mis à mal.</strong></p>


<p>Les partisans de la logique guerrière disent toujours que cette alternative est l'ultime voie de recours quand le dialogue n'est plus possible. Mais qui dit guerre, dit pertes en vies humaines! <strong>La seule guerre qui soit propre est celle du verbe</strong>, celle des mots échangés avec force conviction autour d'une table, celle des palabres débattues autour d'un arbre, et ce, sans débordement sanglant&#8230;
Pourquoi ne pas décréter toute guerre illégale, et particulièrement la guerre dite civile, qui survient entre ressortissants d'un même pays !? Celui qui est incapable d'argumenter par le verbe, ou même de soutenir son propos, ne peut et ne doit pas songer à diriger une nation. On ne peut pas continuer à accepter les soulèvements armés pour légiférer quand on bute sur le dialogue.</p>]]></content:encoded>
</item>
<item rdf:about="http://www.grioo.com/blogs/Kapro/index.php/2005/10/20/488-de-lequite-et-du-merite-dans-les-armoiries-bamileke">
  <title></title>
  <link>http://www.grioo.com/blogs/Kapro/index.php/2005/10/20/488-de-lequite-et-du-merite-dans-les-armoiries-bamileke</link>
  <dc:date>2005-10-20T17:52:04+00:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>Kapro</dc:creator>
  <dc:subject></dc:subject>
  <description></description>
  <content:encoded><![CDATA[<p>Mise en évidence de la notion d'ouverture sociale de la noblesse Bamiléké, avec son étendue dans l'espace et dans le temps</p> <p>Salut à tous,
Comme promis, je reviens à la charge avec la suite de mes réflexions sur le principe de la noblesse Bamiléké.
Mais avant de rentrer dans le vif du sujet, il serait intéressant de faire une allusion complice à <strong>l'héraldique</strong>, qui est la science du blason, entendu l'étude des armoiries.</p>


<p>''L'héraldique s'est développée au Moyen Âge dans toute l'Europe comme un système cohérent d'identification non seulement des personnes, mais aussi en partie des lignées (le blason pouvant être transmis par héritage en traduisant le degré de parenté) et des collectivités humaines, ce qui en fait un système emblématique unique en un temps où la reconnaissance et l'identification passaient rarement par l'écrit.
Apparue au XIIe siècle au sein des membres de l'aristocratie, elle s'est rapidement diffusée dans l'ensemble de la société occidentale: femmes, clercs, paysans, bourgeois, communautés... Par la suite, on s'en est également servi pour représenter des villes, des régions, des pays, des corporations de métiers.'' Source <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/H%C3%A9raldique" hreflang="fr">ici</a></p>


<p>Ainsi donc, on voit que l'Europe a en son temps usé d'un système de reconnaissance des individus et de leurs lignées qui ne s'appuyait pas sur les écrits, à travers les "<strong>armes dites parlantes</strong>"
Mais de cette analyse découle le fait que les distinctions éventuelles des individus étaient surtout exprimées sur des blasons ou autres écus (boucliers), et donc clairement sur un support matériel! L'allusion à la guerre est même omniprésente, puisque les boucliers servaient à épéronner ou à se protéger des assauts de l'adversaire, quand on sortait du cadre ludique et floklorique.</p>


<p>Mais l'autre remarque est que les ornements et les formes des boucliers étaient codifiées, et donc si le roturier pouvait se créer des armes, il ne pouvait pas sur le coup accéder à la "noblesse" au sens de la classe sociale dite aisée!!!</p>


<p>Or, il n'est en rien dans le système "nobilaire" Bamiléké, qui justement permet sur le simple mérite, à un individu quelconque de se voir "anobli" dès qu'il se distingue par sa bravoure, qui n'est pas forcément guerrière! Il y va donc du culte du mérite!!!
Et dans le principe, la bravoure n'est pas que l'apanage des Hommes, puisqu'une femme peut aussi être distinguée.
Et au chapitre des distinctions, on peut les répartir en <strong>2 groupes</strong>: celles qui donnent droit à des <strong>armoiries qui seront donc perpétuées dans le temps</strong>, et celles qui sont <strong>ponctuelles et strictement circonscrites à l'individu concerné</strong>.
<em>Le culte du mérite fait donc que les classes sociales, qui existent, ne soient pas fermées</em>! Dans l'absolu, il convient de dire que ce sont les classes sociales les plus hautes, à l'exception de la cour (le Roi et son conseil de notables qui se succèdent tous par hérédité), qui sont ouvertes, et qui constituent en quelque sorte un appel permanent au dynamisme!!!</p>


<p>Quand un Titre immuable est délivré, il est porté partout par l'individu, qu'il soit avec ses "armes" ou sans! Ce Titre se perpétue ensuite à la progéniture, selon <em>la règle de la transmission cachée ou dévoilée</em>, selon que le descedant direct soit un homme ou une femme. Une fois revelé (par une femme), le titre se porte sans ses "armes" à la génération qui suit, pour disparaître définitivement!</p>


<p>Un des écueils du système est que si un individu peut reprendre toutes les "armes" stériles des ses différents ancêtres illustres, il ne lui est pas possible d'établir la chronologie entre eux! Ainsi un descendant de tisserand, de guerrier, et de danseur, qui sont tous distincts, ne pourra pas forcément dire à quelle époque chacun des ces ancêtres a vécu, ni donner la relation d'ascendance entre eux. En effet, le rappel des armes ne répond pas forcément à une logique chronologique. Le plus souvent on les classe suivant une préférence hiérarchique, émotionnelle, géographique ou même folklorique. Un individu à la fois descendant d'un Roi et d'un Chasseur sera peut-être plus souvent appelé par les "armes" royales que celles du chasseur, alors que ce dernier aura peut-être été l'ascendant du premier!</p>


<p>Le pendant égalitaire se matérialise par le fait que les armes "maternelles" ne sont jamais éludées, même si un autre écueil est que ces armes auront préalablement été déposées par un homme!</p>


<p>La suite au prochain numéro....</p>]]></content:encoded>
</item>

</rdf:RDF>
