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  <title>Pourquoi l'Afrique Claudique</title>
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  <title>Le mot du jour</title>
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  <description>Article du Matin d'Afrique</description>
  <content:encoded><![CDATA[<p>Article du Matin d'Afrique</p> <p>LE MOT DU JOUR&nbsp;: "Horreur au Palais", une &#339;uvre prémonitoire de la chute des dictateurs
Mardi, 26 Avril 2011 10:55</p>


<p>Il y a eu en 2011, bien des Palais de présidents africains où l'horreur s'est invitée. La Tunisie avec la "Révolution de Jasmin", l'Egypte avec la place Tahrir, et plus éloquemment et récemment, la Côte d'Ivoire. A Abidjan, il y  a horreur au Palais de Gbagbo ce mois d'avril 2011.</p>


<p>Pourtant, il y a moins d'un an de cela, en 2010, un jeune sénégalais, du nom de Tafsir Ndické Dièye, faisait imprimer dans ce même pays, un roman policier avec un soubassement politique très fort, un roman dont le titre est "Horreur au Palais".</p>


<p>Il y a suffit en effet d'une simple explosion dans le Palais, la fin du roman, pour oblitérer tous les espoirs d'un président africain très machiavélique dont les calculs pour se maintenir au pouvoir n'ont d'égal que ses ambitions de dévolution monarchique.</p>


<p>L'auteur ne pouvait, une seconde, se douter qu'il y aura tant d'horreur dans des palais en Afrique après la publication d'un roman policier, un genre presque nouveau chez nous initié déjà longtemps cependant par ce natif de Bargny, Abass Ndione, dans "La vie en spirale".</p>


<p>Dans "Horreur au Palais", l'auteur a compris qu'il faut un roman policier pour décrire correctement un régime policier. Tant les complots aussi rocambolesques les uns des autres soldent la vie de l'Etat. A ce propos, Gbagbo a été surnommé "Le Boulanger" et Wade "Jombor" pour ne citer que ceux-là.</p>


<p>Nos régimes africains continuent en effet de croire qu'il faut une bonne police répressive, une armée soumise et bien équipée, des conseillers sans scrupules et une bande de courtisans dont des marabouts véreux, pour se perpétuer au pouvoir. Or, ce qu'ils ignorent, en général, c'est que c'est de l'intérieur qu'un tel régime crée les conditions de son auto-destruction.</p>


<p>Le président du Galan, pays du roman, a aussi épinglé une société africaine nouvelle où le sens de solidarité a disparu avec un individualisme d'autant plus ravageur qu'il fait fi des valeurs de solidarité, de respect d'autrui, de compassion pour les faibles, etc.</p>


<p>L'auteur Tafsir Ndické Dièye, ce jeune romancier originaire de Thiadiaye, a tenu à mettre en garde ceux qui seraient tentés de mettre leurs fils au pouvoir, mais également l'opposition qui utiliseraient les mêmes méthodes  que le pouvoir pour renverser ce dernier.</p>


<p>Néanmoins, on sent à travers ce roman, que l'inculture de nos dirigeants et la cupidité de nos peuples, sont en porte à faux avec l'efficacité de leurs polices dont les méthodes d'investigation, très au top de la criminalistique, sont incarnées par les policiers Aïcha et Michaël. Est-ce un choix délibéré de l'auteur pour les besoins de la beauté du récit ou est-ce vraiment la réalité&nbsp;?</p>


<p>Nous serons tentés de le lui demander d'autant plus que si nous sommes capables d'avoir une police si moderne et si efficace, on devrait pouvoir avoir des dirigeants à la mesure de nos rêves et un peuple exigeant, intransigeant qui contrôle l'action des gouvernants ou mandants.</p>


<p>La remarque n'est pas gratuite. Car, on n'a l'impression qu'en Afrique, tout fonctionne mal, sauf la Police. Un bon sujet de roman...policier, pour des Etats policiers.</p>


<p>Assane SAMB Le MATIN D'AFRIQUE</p>]]></content:encoded>
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  <dc:creator>cesfossoyeursdelarepublique</dc:creator>
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  <content:encoded><![CDATA[<p>Aimé Ferdinand David Césaire est mort ce jeudi 17 avril 2008</p> <p>«&nbsp;Grand-père, tu étais la "colonne de feu" devant le campement. Maintenant nous sommes abandonnés, nous sommes seuls dans le noir. Il fait si froid et nous sommes tristes. Je sais que les gens parlent d'une catastrophe nationale, mais comment peut-on consoler un peuple entier et lui faire partager sa propre douleur lorsque grand-mère pleure sans arrêt, et nous, muets, ressentons le grand vide créé par ton absence.&nbsp;» Disait Noa Ben Artzi, le 11 juin 1995 à la mort de son grand père  Yitzhak Rabin. Comme elle, nous venons d&#8217;être frappés par la perte douloureuse de notre grand-père Aimé Césaire.  Le Père de la Négritude a consacré sa vie à la promotion des principes humains qui permettent à l&#8217;Homme de vivre heureux sa personnalité. Il a lutté jusqu&#8217;à sa mort pour le bonheur de l&#8217;humanité. Son &#339;uvre incarne toutes les «&nbsp;Moissons vivantes de la mémoire ».

Le passage de la vie à la mort est toujours douloureux, mystérieux. Celui de cet icône du refus qui fut le dernier des mohicans nous laisse sans voix. Aimé Ferdinand David Césaire  vient d&#8217;embarquer dans la barque de la lumière divine. Sa traversée dans l&#8217;océan des cieux sera paisible&nbsp;; sa destination est le paradis. C&#8217;est ce matin que la mairie de Fort-de-France nous a informé en appelant au téléphone Souleymane DIEYE, le coordonnateur de notre Société de Gestion du Gala de Reconnaissance. Plus tard, la voix de Adams Kwateh revenait sur la triste nouvelle dans les ondes de RFM. Né à Basse pointe, ses études secondaires furent couronnées de succès au Lycée Schoelcher de Fort-de-France. Boursier, il a fréquenté le Lycée Louis le Grand à Paris où il fonda en 1934, avec ses amis étudiants originaires des Antilles, de la Guyane et d&#8217;Afrique la revue intitulée l&#8217;Etudiant noir.  Aimé Césaire, Léon Gontran Damas, Birago Diop et Léopold Sédar Senghor étaient au c&#339;ur de l&#8217;inéluctable obligation de s&#8217;aménager un espace de communication pour l&#8217;affirmation de leur identité culturelle. Chantre de la Négritude, ce mot apparaît pour la première fois dans cette revue grâce à son célèbre texte «&nbsp;nègrerie ». D&#8217;ailleurs, tout son combat littéraire, artistique et politique s&#8217;est illuminé aux flammes de ce concept de Négritude. Lui et ses amis Senghor et Damas vont l&#8217;utiliser  pour affirmer leurs valeurs culturelles, historiques et spirituelles africaines.</p>


<p>Aimé Césaire fréquente l&#8217;Ecole Normale Supérieure en 1935 et débute, dès l&#8217;année 1936, la rédaction de son &#339;uvre dénommée Cahier d&#8217;un retour au pays natal. Après son mariage avec l&#8217;étudiante martiniquaise Suzanne Roussi en 1937, il publie ce chef-d&#8217;&#339;uvre deux années plus tard à Présence Africaine qu&#8217;il avait déjà fondée en compagnie du sénégalais Alioune Diop. La même année, il rentre chez lui à la Martinique avec sa femme pour enseigner au Lycée Schoelcher. Enseignant tous les deux dans le même établissement, ils vont créer en 1941 la revue Tropiques, un autre espace pour  faciliter à l&#8217;identité de l&#8217;Afrique l&#8217;affirmation de sa dignité. 1941 est aussi l&#8217;année de sa rencontre avec André Breton qui fut émerveillé par la dimension surréaliste des poèmes de Césaire. D&#8217;ailleurs, il rédige en 1944 la préface du recueil de poèmes de Césaire  Les armes Miraculeuses&nbsp;; un recueil qui consacre l&#8217;adhésion de ce dernier au surréalisme issu de la rupture en 1922 avec le mouvement DADA et qui s&#8217;oppose aux valeurs littéraires et artistiques de l&#8217;occident.</p>


<p>Il est élu maire de Fort-de-France en 1945, fonction qu&#8217;il va occuper jusqu&#8217;en 2001, et en 1946 député de la Martinique à l&#8217;Assemblée Nationale où il est le rapporteur de la loi faisant des colonies de la Guyane française, de la Martinique, de La Réunion et de la Guadeloupe des départements français. Ecrivain à la plume féconde, le poète, dramaturge et essayiste publie à Paris les recueils de poèmes suivants&nbsp;: Soleil Cou Coupé ED. K - 1948, Corps perdu (gravures de Pablo Picasso) Ed. Fragrances - 1950, Ferrements Ed. Seuil - 1960, Cadastre Ed. Seuil - 1961, Les Armes miraculeuses Ed. Gallimard - 1970, Moi Laminaire Ed. Seuil - 1982, La Poésie Ed. Seuil - 1994. A ces publications s&#8217;ajoutent quatre pièces de théâtres (Et les chiens se taisaient Présence Africaine -1958, La tragédie du roi Christophe Présence Africaine - 1963, Une tempête, d&#8217;après La tempête de Shakespeare Seuil - 1969, Une Saison au Congo - 1966) et deux essais (Discours sur  le colonialisme Présence Africaine - 1955, Toussaint Louverture&nbsp;; La Révolution française et le problème colonial Présence Africaine  - 1961).</p>


<p>Aimé Césaire nous a chaleureusement reçu dans ses bureaux en juin 2007 lors de la célébration de ses 94 ans. Ce jour là, le grand père, ami du grand père feu Léopold Sédar Senghor, nous a béni et gratifié de ses conseils. «&nbsp;Confiance, Espérance !» nous dit-il. Deux mots essentiels à notre équilibre dans cette mondialisation cannibalisant où les forts écrasent les faibles sans pitié. «&nbsp;Confiance, Espérance !» comme un viatique dans ces instants où une crise alimentaire mondiale hante notre sommeil. Nous étions partis lui remettre le Trophée 2007 du Gala de Reconnaissance&nbsp;; occasion saisie par l&#8217;Etat du Sénégal pour procéder à un lancement du troisième Festival Mondial des Arts Nègres prévu au Sénégal en 2009. Il n&#8217;aimait pas les honneurs. Ce qu&#8217;il aimait, c&#8217;est plutôt le combat  pour redonner à l&#8217;homme de manière général et à l&#8217;homme noir particulièrement son honneur partout où il est bafoué. Mais il avait accepté agréablement les nôtres. La forte délégation sénégalaise, sous la tutelle du Ministère de la Culture et du Patrimoine Historique Classé, en compagnie de nos frères et s&#339;urs des caraïbes, avait tenu en haleine pendant une semaine la Martinique grâce à des échanges culturelles fructueuses et fraternelles dont une grande partie fut inspirée par son &#339;uvre monumentale.</p>


<p>«&nbsp;La culture, c'est tout ce que l'homme a inventé pour rendre le monde vivable et la mort affrontable ». Disait Césaire. Aujourd&#8217;hui, la culture est en deuil. Tu as raison Birago: «&nbsp;ceux qui sont morts ne sont jamais partis ». Le patriarche est mort mais l&#8217;humaniste n&#8217;est pas parti&nbsp;; l&#8217;enseignement du timonier restera toujours parmi nous pour nous aider à maintenir le fil de la transmission de la mémoire du peuple noir au grand bonheur de l&#8217;humanité. Aimé Césaire, l&#8217;Aimé, c&#8217;est la Conscience africaine debout.</p>


<p>Nous présentons nos condoléances à son fils Jean Paul Césaire, Mr Serge LETCHIMY député maire de Fort-de-France, Mr Claude LISE Président du Conseil Général de la Martinique, Mr Alfred ALMONT, Mr Raymond Saint louis AUGUSTIN Premier adjoint au maire de Fort-de-France, Son fidèle ami Mr Pierre ALIKER, Mr Georges DEPORTES président  de l&#8217;Institut des Lettres et des Arts de l&#8217;Amérique et de l&#8217;Afrique, Mme Gertrude SEININ, Mme Suzy LANDAU Responsable de la MCPRI de Fort-de-France, Annick JUSTIN JOSEPH SERMAC, Mr Bruno MARIETTE, Mr Desnel, Mme Anta KOITA, Mr Abdoulaye DIEDHIOU président de l&#8217;Association «&nbsp;Les amis du Sénégal », David Montjean, notre frère Adams KWATEH que Césaire nomma, amicalement en notre présence, son «&nbsp;prisonnier sénégalais&nbsp;» - Chef de Rubrique au quotidien France-Antilles &#8230; et à toute la Caraïbe.</p>


<p>Nous présentons nos condoléances à la République du Sénégal qui a fait de Aimé CESAIRE le parrain du troisième FESMAN, au Ministre de la Culture et du Patrimoine Historique Classé, au coordonnateur du FESMAN, à l&#8217;équipe du Gala de Reconnaissance, au Président de la Maison Africaine de Poésie Internationale, au Directeur  et aux artistes de SORANO, à Mr Boubacar Joseph NDIAYE Conservateur de la Maison des Esclaves de Gorée, aux artistes, écrivains et intellectuels d&#8217;ici et d&#8217;ailleurs.</p>


<p>«&nbsp;Fragile mon c&#339;ur ne tient plus en geôle/ Il lui faut l&#8217;espace et le grand air.&nbsp;»

Tafsir Ndické DIEYE
Ecrivain - Directeur Culturel de la Société de Gestion du Gala de Reconnaissance SARL
http://www.manuscrit.com/catalogue/auteur.asp?idauteur=11566
E-mail&nbsp;: ndickedieye@yahoo.fr</p>

<pre></pre>]]></content:encoded>
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  <description></description>
  <content:encoded><![CDATA[<p>Cet homme a, à chaque fois, su refuser qu&#8217;on détruise sa personnalité par la corruption.</p> <p>&#8216;Nous sommes déjà morts. Ces gens sont sans pitié.&#8217; C&#8217;est avec ce cri du c&#339;ur de Nabile Farés de Kabyle que j&#8217;entame mon propos. Ma plume s&#8217;adresse à un homme entré en politique par conviction&nbsp;; celle d&#8217;être au service de son peuple. Elle s&#8217;adresse à un homme qui a offert sa jeunesse à la lutte contre l&#8217;arbitraire pour l&#8217;éveille de son peuple. Il a su mener son combat en ne s&#8217;appuyant que sur les barricades de sa foi en Dieu, sur la force de son engagement patriotique pour libérer le citoyen sénégalais des geôles de l&#8217;ignorance, de la peur, de l&#8217;exploitation perpétrée par un nombre infime d&#8217;hommes bénéficiant de l&#8217;appareil d&#8217;Etat. Ils ne savent conjuguer ces gens-là, pris individuellement, que le verbe profiter à la première personne du présent de l&#8217;indicatif.</p>


<p>Croire jusqu&#8217;à l&#8217;impuissance à l&#8217;avènement d&#8217;un Sénégal qui change, voilà l&#8217;une des raisons essentielles qui ont toujours poussé Talla Sylla à se frotter au monstre en risquant même sa vie. Cet homme a, à chaque fois, su refuser qu&#8217;on détruise sa personnalité par la corruption. Sa jeunesse d&#8217;âge a toujours été synonyme de bravoure que d&#8217;aucuns petits bourgeois profiteurs qualifient de témérité ou de fougue de jeunesse. Sa créativité, son imagination, sa dignité, il les a toujours mises au service des sans voix.</p>


<p>Talla n&#8217;a jamais été comptabilisé dans la catégorie des yes men, des lèches bottes, des larbins et autres laudateurs d&#8217;un quelconque régime. On peut être d&#8217;accord avec un système ou pas sans être obligé d&#8217;être de cette catégorie, de se rabaisser à ce métier dégradant en tout point de vue. Il a servi à sa jeunesse une bonne image de la politique qui n&#8217;est pas celle de la politique politicienne des politiciens de l&#8217;obéissance intéressée, de l&#8217;arrivisme indigne et des ambitions mafieuses. Ses propos n&#8217;étaient pas vulgaires. C&#8217;est la situation qu&#8217;ils pourfendaient qui l&#8217;était.</p>


<p>Il n&#8217;est pas étonnant qu&#8217;il soit, un jour, banni au point d&#8217;être la cible de grands bandits, des hommes de mains qui ont voulu l&#8217;assassiner froidement pour faire plaisir à des commanditaires lâches tapis dans l&#8217;ombre de l&#8217;impunité.
Ils ont voulu l&#8217;écraser pour faire peur aux autres qui seraient tentés de lui emboîter le pas&nbsp;; mais Dieu n&#8217;a pas voulu. Ces gens-là ont horreur des gens qui disent non quand c&#8217;est sine qua non.
Ils ont tapé sur lui un soir du 5 octobre avec arrogance et cynisme comme des cannibales assoiffés de sang. Ils ont tapé sur lui à coup de marteaux pour le faire taire à jamais sous le régime de l&#8217;Alternance. Ceci est en porte-à-faux avec l&#8217;érection d&#8217;une statue de la liberté même plus gigantesque que celle des Usa. Mais, puisqu&#8217;ils ne voulaient pas certainement que ce jeune leader continue à perturber le sommeil de leur seigneur et de celui de sa famille&#8230;</p>


<p>Ses discours bien dosés et bien critiques contre les excès du régime en place, ses chansons belles, captivantes et chargées de reproches contre leur chef, et même sa respiration semblaient gêner ceux-là qui ont accompli cette infamie dont l&#8217;enquête, depuis lors, n&#8217;a pas livré aux citoyens ses conclusions. Et personne ne sait pourquoi malgré les accusations bien orientées de la victime, en l&#8217;occurrence Talla Sylla. Notre jeune leader qui avait tout un avenir politique devant lui, a fini par se retirer de la scène politique, car les marteaux ne l&#8217;ont pas certes tué, mais les séquelles qu&#8217;ils lui ont laissées sont énormes de conséquence pour sa santé.</p>


<pre>Ce soir de son discours historique de son retrait de l&#8217;arène politique nationale, ses adversaires d&#8217;alors, ses ennemis ont sûrement dansé de joie ; Talla avait su peut-être tardivement que le monstre avait plusieurs têtes. Tourner le dos à la politique, que pouvait-il faire d&#8217;autre si l&#8217;on sait que même le peuple, lors de la dernière élection présidentielle, ne lui a pas rendu la monnaie de sa pièce ? Est-il possible qu&#8217;il soit vrai qu&#8217;il n&#8217;y a pas plus ingrat qu&#8217;un peuple ? Je n&#8217;ose pas y croire. De la même façon, je peux affirmer que Talla ne s&#8217;est pas retiré de la scène pour cela. Il a quitté actuellement la politique, mais il n&#8217;a pas quitté son peuple, car son amour pour lui est sincère et transcende les sarcasmes de ces maîtres de la médisance. Autrement, cela risquera de surprendre les autres défenseurs chevronnés de la cause commune et alourdir le fardeau de notre déchéance nationale.</pre>


<pre>Le 5 octobre, date de la célébration des marteaux célèbres de Talla Sylla, je m&#8217;incline de respect devant les sacrifices consentis par ce grand patriote pour édifier les siens sur les pratiques odieuses des patrons de notre République.</pre>


<p>Le rocher est toujours là, debout et têtu et nous empêche de voir le soleil. Nous avons besoin de la force de tous, de la foi de tous pour le détacher du sommet de l&#8217;Etat dans la paix et le faire voler en éclat. Quatre ans déjà&nbsp;! Et les bourreaux du jeune panafricain mènent tranquillement leur vie sans être inquiétés. J&#8217;avais entendu sa voix. J&#8217;avais pu lui parler grâce à une de ses inconditionnelles habitant près de chez moi, à Gibraltar, en 2005. Il avait conclu notre conversation téléphonique par une prière à mon encontre&nbsp;: &#8217;Que Dieu te protège !&#8217;, m&#8217;avait-il dit, le ton généreux. Aujourd&#8217;hui, je lui renvoie sa prière. Que Dieu le protège.</p>


<p>Hélas&nbsp;! La conjoncture dégradante et la bamboula insouciante de nos dirigeants sont telles que&nbsp;: &#8217;Nous attendons dans l&#8217;agonie&#8230; la preuve d&#8217;un sursis&#8230;&#8217; Je souhaite à Talla un bon rétablissement et un retour proche dans l&#8217;arène aux côtés de tous les citoyens patriotes de ce pays.</p>


<p>Tafsir Ndické DIEYE
Ecrivain Sénégalais
ndickedieye@yahoo.fr</p>]]></content:encoded>
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  <description>Mon pays se meurt dans les grilles de la faim.</description>
  <content:encoded><![CDATA[<p>Mon pays se meurt dans les grilles de la faim.</p> <p>Depuis sept ans la politique a pris le dessus sur tout le reste et dans le mauvais sens. Des hommes qui font dans la magouille, le mensonge, la violence verbale ou physique s&#8217;accaparent des leviers de notre économie. Pour mieux nous endormir, ils nous parlent toujours de taux de croissance. Ils sont aidés souvent en cela par des institutions telles que la Banque Mondiale et le FMI qui ont fini de montrer leur cynisme aux pays pauvres du continent dont le notre avec des décennies d&#8217;ajustements structurels. Mon pays se meurt dans les grilles de la faim. Et pourtant, un fonctionnaire de la Banque Mondiale ose nous dire que notre économie se porte bien. Par pitié, cher monsieur, profitez de notre faiblesse et taisez-vous&nbsp;! René Dumont aimait jouer aux billes avec les filles à l&#8217;école. Il gagnait avec facilité les parties. Pour continuer le jeu, il leur refilait des billes à chaque fois. C&#8217;est ainsi qu&#8217;il voyait les relations entre les pays développés, les institutions financières internationales et nos pays pauvres.</p>


<p>Mon cher François, quelle impudence&nbsp;! Des citoyens pensent à des assises nationales pour sauver ce qui peut encore l&#8217;être. Et c&#8217;est le moment choisi de façon extraordinaire par ce fonctionnaire de la BM pour faire une sortie aux allures de propagandes en faveur de nos gouvernants. Le pays est comme un octogénaire malade. Là où on touche sur son corps, ça fait mal. Le régime doit saluer cette initiative du front siggil  Sénégal qui appelle à un dialogue national pour doter le pays «&nbsp;d&#8217;un système d&#8217;administration fiable&nbsp;» et lui permettre de «&nbsp;retrouver sa démocratie&nbsp;» comme le précise Abdoulaye Wilane. Il n&#8217;y a pas de honte à reconnaître ses failles lorsqu&#8217;on est mu d&#8217;une volonté de tendre vers le meilleur, vers la perfection.

Nous ne reviendrons pas ici sur le diagnostic pertinent des difficultés que vit le peuple sénégalais effectué par ce front. Mêmes les enfants de dix ans peuvent les énumérer sans se tromper tellement elles sautent aux yeux. Deux mots suffisent pour les résumer&nbsp;: crise généralisée. Mais nos gouvernants eux ne le savent peut être pas ou ne veulent pas le reconnaître. Ils sont en vacances et laissent derrière eux leurs hauts parleurs qui s&#8217;égosillent pour faire échouer l&#8217;initiative de l&#8217;opposition  regrouper autour du front siggil Sénégal. La Cap 21 s&#8217;agite comme un cheval fou. Elle a intérêt à le faire. Qui gère ton ventre, gère aussi tes principes. La Cap 21 est obligée de sortir à travers le pays pour montrer à son patron qu&#8217;elle sert à quelque chose.</p>


<p>Wilane, ne vous laissez pas distraire par ces protecteurs du régime qui font tout avec un zèle qui irrite même et souvent des membres du parti de leur patron. Aujourd&#8217;hui, le dépit habite tous les citoyens responsables de ce pays face au sabotage organisé de nos deniers avec toutes ces créations faites pour mieux affamés les plus démunis. Le sénat n&#8217;est plus un sujet de débat, c&#8217;est une institution effective et aura son budget qui pouvait servir à soulager d&#8217;autres problèmes prioritaires pour le peuple. Cette pléthore d&#8217;institutions, de ministères, d&#8217;agences doit être au c&#339;ur des préoccupations de ces assises nationales. L&#8217;Etat a un train de vie qui risque de plonger ce pays dans une situation  immaîtrisable si rien n&#8217;est fait pour le changer. Mais notre cher François n&#8217;en a que faire. Le Sénégal, selon lui, fait partie des dix meilleurs élèves de la classe en Afrique au sud du Sahara.</p>


<p>Ces gouvernants narguent le peuple. Cela n&#8217;augure rien de bon. Wade doit saisir cette occasion des assises ainsi proposées pour écouter, pour une fois, les différentes composantes du peuple et essayer de se corriger pour le bien de tous. Ce groupuscule qui se beurre sur le dos des autres ne peut pas durer. Les masses ont faim. Nos villages se vident. Nos villes de l&#8217;intérieur de même. Notre capitale s&#8217;essouffle. Mon cher François, vos chiffres, vos dires n&#8217;y changent rien. Une révision de la vision du président s&#8217;impose. Un changement de priorités interpelle le gouvernement. Je souhaite que ces assises en gestation puissent apporter un élan nouveau dans la marche de notre pays.

Le peuple doit saisir cette opportunité pour se faire entendre. Saisir cette occasion pour manifester son raz le bol face à ce régime qui l&#8217;étrangle dans tout ce qu&#8217;il fait, lui faire comprendre qu&#8217;il est le seul souverain, la seule constante. Ceux qui continuent à ronger leurs chaussures pour défendre ces gens ne vivent pas le malaise de notre société. Ces profiteurs professionnels doivent de temps en temps se départir de leur égoïsme grave pour écouter les pleurs des citoyens, regarder tous ces regards désespérés, toutes ces mains réduites à la mendicité. Nous ne devons pas tomber dans le découragement. Cela arrange ces gens là.  Continuons à garder espoir et à chercher des voies et moyens pour sortir notre pays de ce gouffre dans lequel les patrons de ces souteneurs de la Cap 21 l&#8217;ont plongé. Ne disons pas que ces assises ne serviront à rien. Accordons à cette opposition une chance de nous prouver qu&#8217;elle a bien maîtrisé les leçons du passé. Si c&#8217;est sincère et partagé par tous, cela aura un certain effet positif dans la marche des choses dans ce pays. Des dictatures plus coriaces ont été obligées de se plier à la volonté de leur peuple. Alors, ayons confiance&nbsp;!</p>


<pre>Je termine par ce cri du c&#339;ur d&#8217;un personnage de mon second roman intitulé Ces fossoyeurs de la République (Editions Mélonic &#8211; Québec). « Avons-nous élu un président ou un pigeon voyageur ? Avons-nous élu un président ou un simple vadrouilleur ? Son avion est dans les airs, mon peuple est dans la galère. Ici, tout est clair, le système nous déchire. Aux élus les merveilles, aux électeurs les mirages. Jusqu&#8217;à quand ce sommeil de mon peuple pris en otage par des politiciens désaxés, obéissant aux humeurs d&#8217;un despote ? Ce pays est très mal gouverné. Cela m&#8217;attriste et m&#8217;irrite. Ils divisent nos religions, avilissent nos traditions, dévaluent nos institutions, dilapident nos provisions et brandissent le mot « démocratie » pour masquer leur démagogie&#8230; »</pre>

<p></p>


<p>Tafsir Ndické Dièye
Ecrivain sénégalais
ndickedieye@yahoo.fr</p>]]></content:encoded>
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  <dc:date>2007-08-11T15:06:45+00:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>cesfossoyeursdelarepublique</dc:creator>
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  <content:encoded><![CDATA[<pre>Karim Wade et Abdoulaye Baldé sont les gardiens d&#8217;un secret qui fait d&#8217;eux finalement ses captifs</pre> <p>Communiquer ou ne pas communiquer les comptes de l&#8217;ANOCI comme le veut le Forum Civil membre d&#8217;un comité de contrôle des travaux de la dite Agence&nbsp;? Répondre clairement ou ne pas répondre au rapport du Syndicat des architectes du Sénégal (Synas)&nbsp;? Voilà le dilemme qui semble déranger nos amis de l&#8217;ANOCI.</p>


<pre> Karim Wade et Abdoulaye Baldé sont les gardiens d&#8217;un secret qui fait d&#8217;eux finalement ses captifs.Ils ne savent peut être pas qu&#8217;un secret s&#8217;échappe toujours de ses grilles au moment où on s&#8217;y attend le moins et, comme une coulée de feu, brûle tout sur son passage. Quand la loi du silence s&#8217;évertue à phagocyter le devoir de transparence et imposer le silence de la loi, ce qu&#8217;on cache chausse les souliers de l&#8217;imposture. Mais, que ces deux là retiennent la leçon du journaliste de renom Marie Huret : « Les empêcheurs de tromper en rond se heurtent souvent à un concert de résistances. Pour eux, qu&#8217;importe si la vérité est infamante, si l&#8217;honneur du clan est en péril, ils préfèrent savoir. »  C&#8217;est en cela que s&#8217;attellent le Forum Civil, le Synas et d&#8217;autres bonnes volontés: « &#8230;ils préfèrent savoir ».</pre>


<p>Comment exercer un contrôle satisfaisant de A à Z sur des travaux dirigés par le fils du président lorsqu&#8217;on est au Sénégal sous le régime de l&#8217;Alternance&nbsp;? Est-ce que c&#8217;est possible avec tous ces samouraïs du pouvoir si véloces lorsqu&#8217;il s&#8217;agit de défendre vaille que vaille l&#8217;idéal qu&#8217;ils forgent avec ruses et détermination pour le prince, l&#8217;homme «&nbsp;providence », le fils du chef qui «&nbsp;gagne tous ses procès », «&nbsp;qui travaille très bien&nbsp;» et dont «&nbsp;les mains sont propres&nbsp;» ?</p>


<p>Le Forum Civil, invité à participer à un contrôle sur les travaux de l&#8217;ANOCI, se voit refuser l&#8217;accès aux comptes de la dite structure comme nous le révèle le défenseur chevronné de l&#8217;éthique, Mouhamadou Mbodj. Le Synas, Syndicat des Architectes du Sénégal, quant à lui, produit un rapport sur ces mêmes travaux et dans lequel, il relève des manquements et parle, par la voix de Ousseynou Faye, de «&nbsp;saisir le Tribunal Pénal International pour crime économique&nbsp;» en précisant que «&nbsp;les faits sont gros ».</p>


<p>Face à cette situation, devons nous continuer à favoriser une sorte d&#8217;indulgence complice en faveur de la mauvaise gestion dans ce pays&nbsp;? Pourtant, le monsieur, son père l&#8217;a présenté comme un grand travailleur. Certains poussent le ridicule jusqu&#8217;à nous parler d&#8217;une chose dénommée «&nbsp;Génération du concret&nbsp;» pour mieux flatter l&#8217;ego de ces boss de l&#8217;ANOCI et leur faire rêver, eux qui sont déjà  «&nbsp;En route vers le sommet »&#8230;   «&nbsp;Aveugle pour les fautes, le destin peut être implacable pour les moindres distractions. », nous  apprend, avec humilité, Jorge Luis Borges.</p>


<p>Depuis sa création en 1969 à nos jours, l&#8217;OCI a tenu plusieurs sommets, presque un sommet tous les trois ans dans l&#8217;un de ses 56 pays  membres. D&#8217;ailleurs notre pays l&#8217;a déjà abrité sous le magistère du président Abdou Diouf. Cependant, les préparatifs de celui-ci remportent haut la main le palme du débat sur la non transparence, sur l&#8217;amateurisme qu&#8217;on cherche à justifier, à toujours justifier, par le caractère urgent des choses à accomplir avant le jour J. C&#8217;est honteux&nbsp;! Ces Etats membres de l&#8217;OCI nous observent. Attention&nbsp;! Nous n&#8217;avons pas le droit à l&#8217;échec. Les combats de l&#8217;OCI, depuis sa création, sont nobles&nbsp;: l&#8217;érection de la Palestine en Etat avec des frontières reconnues et respectées par tous (un combat qui connaît une certaine évolution malgré le duo USA-Israel agressif), la résolution du problème Afghan, la création d&#8217;un grand marché dans l&#8217;espace de ses pays membres, l&#8217;assistance médicale, la construction d&#8217;écoles et d&#8217;universités, d&#8217;édifices religieux entre autres&#8230;

Bien que ses Etats membres ne sont pas exemptes de critiques, l&#8217;Islam qui est la religion de référence de cette organisation n&#8217;aime pas la fourberie, le flou&nbsp;; c&#8217;est une religion qui prône la bonne gouvernance, la transparence, la justice, la solidarité envers les plus faibles. Ce pays, vu l&#8217;Etat de fakir dans lequel vit son peuple, avait, d&#8217;ailleurs, d&#8217;autres urgences de survies qui devaient mobiliser tout ou une grande partie de ces investissements de prestiges dont la «&nbsp;qualité&nbsp;» vient de réveiller le courroux du Synas. On embellit la corniche à coût de milliards&nbsp;; à quelques distances de là, dans la banlieue dakaroise, on patauge dans des eaux de pluies stagnantes âgées de plus de 12 mois, la saleté. On vit dans la promiscuité totale et le monde rural a faim, terriblement faim. Quel paradoxe&nbsp;! J&#8217;espère que nos hôtes iront d&#8217;eux-mêmes constater cela avant de repartir afin de mieux cerner l&#8217;écart qui existe entre les dires, les slogans et la réalité dans ce pays, entre le poignet de nouveaux riches et le reste du peuple qui croupit dans une dèche alarmante. Qu&#8217;ils le sachent bien&nbsp;; la finalité de la mission assignée à l&#8217;ANOCI n&#8217;est pas une affaire de famille ou d&#8217;un tribu. C&#8217;est une affaire de toute une nation, de toute une organisation.

Avec la détermination affichée par le président de l&#8217;Union des magistrats du Sénégal nouvellement élu à lutter pour l&#8217;indépendance de la justice, nous osons espérer qu&#8217;un jour ou l&#8217;autre, certains impunis seront rattrapés par leur passé. Il en va de l&#8217;avenir de ce pays aujourd&#8217;hui dirigé par des types que le doyen Amath Dansokho, toujours égal à lui-même, qualifie de «&nbsp;trafiquants&nbsp;» qui ne sont intéressés que par l&#8217;argent. Je salue le travail du Forum Civil et du Synas. A ce rythme, l&#8217;engagement de Abdou Latif Coulibaly, Jacques HAbib Sy, Abdou Aziz Diop et de tous les autres qui luttent pour la transparence finira par attirer l&#8217;attention de l&#8217;opinion publique nationale et internationale sur les égarements pernicieux à notre nation commis par cette équipe sans pitié pour son peuple. Les médias d&#8217;Etats ayant leurs interdits et faisant dans la propagande anesthésiant pour le peuple, tout le monde doit se mettre au travail pour édifier ceux qui ne le sont pas encore sur les tares de ce régime. J&#8217;en appelle à la citoyenneté de tous, surtout des jeunes, des élèves et étudiants dans nos foyers, nos villes et villages les plus reculés, à se porter volontaire pour sensibiliser et ainsi, passer de véritables vacances citoyennes, pour que demain, la volonté du peuple puisse remporter la victoire sur les astuces politiciennes de ce parti Etat.</p>



<p>Tafsir Ndické DIEYE
Ecrivain Sénégalais
Mail&nbsp;: ndickedieye@yahoo.fr</p>]]></content:encoded>
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  <dc:date>2007-08-03T14:43:35+00:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>cesfossoyeursdelarepublique</dc:creator>
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  <content:encoded><![CDATA[<p>Quel réveil affreux&nbsp;!</p> <p>Vendredi 3 août 2007, 9 H 2Mn, je reçois un message d&#8217;un grand frère et ami Shérif Makhfous depuis Thiadiaye, ma ville Natale. Shérif, un inconditionnel de Idrissa JADIS. Hé oui JADIS car, quand les pluies de la trahison tombent, mieux vaut éviter d&#8217;être mouillé. Un message court&#8230; Hélas&nbsp;! Très court&nbsp;: «&nbsp;Tafsir, Avec l&#8217;attitude très ingrate de Idy, &#8230; je vais décrocher.&nbsp;» Quel réveil affreux&nbsp;! Je lui avais pourtant dit un jour, alors que je venais de serrer la main de Idy chez lui pour la deuxième fois sans rien lui dire, mais en le regardant dans les yeux, après sa sortie de prison, que son leader est énigmatique. Comme beaucoup de sénégalais, j&#8217;avais participé à ma manière, au combat pour son élargissement avec ma plume parce que, pour moi, son arrestation et tout le brouhaha qui l&#8217;a accompagnée n&#8217;étaient pas justifiés. Il fallait le dénoncer. Mais le doute avait commencé à m&#8217;habiter depuis ce jour là. Le regard&#8230; très limpide lorsque je lui avais serré la main chez lui pour la première fois avant son incarcération était devenu, après, très énigmatique. Mon observation peut être fausse évidemment.</p>


<p>Shérif, je vais relire pour toi le dernier acte du cinquième tableau de la scène trois de l&#8217;&#339;uvre célèbre de Sartre intitulée «&nbsp;Les Mains sales&nbsp;» : «&nbsp;Comme tu tiens à ta pureté, mon petit gars&nbsp;! Comme tu as peur de te salir les mains. Eh bien, reste pur&nbsp;! A qui cela servira-t-il et pourquoi viens-tu parmi nous&nbsp;? La pureté, c&#8217;est une idée de fakir et de moine. Vous autres, les intellectuels, les anarchistes bourgeois, vous en tirez prétexte pour ne rien faire. Ne rien faire, rester immobile, serrer les coudes contre le corps, porter des gants. Moi, j&#8217;ai les mains sales. Jusqu&#8217;aux coudes. Je les ai plongées dans la merde et dans le sang.&nbsp;» Shérif, je pense qu&#8217;une bonne compréhension de ce texte pourrait te servir. La politique, c&#8217;est aussi cela dans la définition que lui donne la plupart de ses nouveaux adeptes&nbsp;: la fin justifie les moyens ou plutôt, la faim justifie les moyens.</p>


<p>Shérif, ton leader nous a vendu, depuis longtemps, des déchets politiques sous les habits de la vertu. Ce qu&#8217;il ignore peut être, malgré son intelligence que je ne conteste pas, c&#8217;est que dans son peuple, existent d&#8217;autres intelligences qui savent lire entre les lignes parce que, loin d&#8217;être amnésiques, elles savent utiliser la lampe  de leur patience pour ne point patauger dans certains pièges très sournois, certains complots ourdis contre le peuple. Aucune explication fusse-t-elle assaisonnée de versets du Saint Coran, de proverbes bien de chez nous, de citations venues d&#8217;ailleurs ou de clin d&#8217;&#339;il fait à nos valeurs ne pourra venir à bout du dégoût constaté chez les uns et les autres suite au comportement acrobatique et louche de ton leader&#8230; Excuse-moi, de ton ex leader. Il est inconstant. Il est tout ce qu&#8217;il reprochait à Djibo Ka et à certains transhumants et anciens compagnons de Wade revenus au bercail.</p>


<p>Ces leaders qui excellent dans le jeu de Yoyo politique et le discours démagogue doivent de temps en temps se regarder dans un miroir. Le peuple, quant à lui, doit arrêter de faire dans le suivisme aveugle, les applaudissements irréfléchis, les prises de parties passionnelles&#8230; Dans ce duel entre Wade et Idy,  nous sommes, tous, les dindons de la farce. Il nous revient donc de leurs faire comprendre que nous avons tout compris et que nous n&#8217;allons pas nous laisser faire comme des moutons de panurge. Nous avons compris que ce qui se trame, c&#8217;est la succession du président. Ce qui se trame, c&#8217;est comment pourront-ils pérenniser le règne de leur parti avec son corollaire de médiocrité érigée en système de gestion. Wade Idy, Qui est le bon&nbsp;? Qui est le mauvais&nbsp;? Pour qui&nbsp;? Pourquoi&nbsp;? En tout cas, mon peuple lui, n&#8217;a que faire de ce genre de sujet. Ca suffit&nbsp;! Il a faim. Il a besoin de travail. Il a besoin d&#8217;électricité. Il a besoin de se soigner. Il a besoin d&#8217;un système éducatif de qualité. Il a besoin qu&#8217;on arrête de voler et de gaspiller ses deniers. Il a besoin d&#8217;une baisse des prix des denrées de premières nécessités. Il a besoin d&#8217;institutions respectables dirigées par des hommes fiables. Il a besoin de justice, de démocratie&#8230;

Shérif, connaissant ton engagement d&#8217;hier à tout donner pour les succès de Idy, je mesure à sa juste dimension l&#8217;ampleur de ta déception. Mais tu n&#8217;es pas le seul. Je suis dégoûté quand  j&#8217;entends notre cher président dire que, son problème avec Idy, eux seuls le savent et ne le diront pas. Et le peuple dans tout ça&nbsp;? Lui à qui on fait croire tantôt à des problèmes de sous, tantôt à un Idy blanc comme neige&nbsp;? Et ce dernier aussi semble se plaire à ce jeu sordide. Demain, ils vont nous pondre un discours pour justifier le mariage Rewmi-PDS,  le retour «&nbsp;triomphal&nbsp;» de Idy et de ses acolytes aux affaires et des griots des temps modernes iront dans les médias pour légitimer le forfait fait au peuple.</p>


<p>Nous sommes les statistiques qui permettent aux politiques de bien négocier leur part du butin. Nous sommes des faire-valoir pour eux, secouons nous pour leur prouver le contraire en leur exigeant de ne point nous livrer un quatrième président de la République par procuration. Si Idy ou un Untel veut nous gouverner, qu&#8217;il gagne une élection présidentielle transparente. La facilité est souvent synonyme de banalité. Mon peuple n&#8217;en a point besoin.

Shérif Makhfous, je te quitte en te faisant la remarque suivante&nbsp;: ici j&#8217;ai de plus en plus l&#8217;impression que Jean-Louis Barrault n&#8217;a pas tout à fait tort de dire que la dictature, c'est «&nbsp;ferme ta gueule&nbsp;» ; la démocratie, c'est «&nbsp;cause toujours&nbsp;» et pendant ce temps, on se fabrique une santé financière avec tes ressources comme on le sent. J&#8217;avais décidé de ne plus perdre du temps à écrire sur ce cinéma sarcastique et immonde mais, en recevant ton message ce matin, je n&#8217;ai pas pu résister à l&#8217;envie de t&#8217;écrire ces lignes, à toi et à mon peuple.</p>


<p>Tafsir Ndické Dièye Ecrivain sénégalais.
Mail&nbsp;: ndickedieye@yahoo.fr</p>]]></content:encoded>
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  <dc:date>2007-07-27T11:34:59+00:00</dc:date>
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  <dc:creator>cesfossoyeursdelarepublique</dc:creator>
  <dc:subject></dc:subject>
  <description></description>
  <content:encoded><![CDATA[<p>«&nbsp;Cette lettre-ci, la mienne, n&#8217;a aucune prétention. Elle se veut un cri de colère vigoureux. Elle se veut surtout l&#8217;expression d&#8217;une indignation qui est à la hauteur des forfaits dénoncés.&nbsp;»</p> <p>Abdou Latif COULIBALY, comme un torero dans l&#8217;arène&nbsp;!</p>


<p>«&nbsp;Cette lettre-ci, la mienne, n&#8217;a aucune prétention. Elle se veut un cri de colère vigoureux. Elle se veut surtout l&#8217;expression d&#8217;une indignation qui est à la hauteur des forfaits dénoncés.&nbsp;»</p>


<p>Abdou Latif Coulibaly, te revoilà encore au front, avec la même sérénité, la même bravoure, comme un «&nbsp;torero dans l&#8217;arène&nbsp;» afin de nous édifier sur les pratiques peu orthodoxes dont le régime en place est coutumier. Abdou Aziz Diop a raison de dire qu&#8217;une chose est sûre&nbsp;: avec Abdoulaye Wade, le Sénégal ne fera pas encore longtemps l&#8217;économie d&#8217;une grande confusion. Confusion&nbsp;! Voilà un mot qui résume parfaitement le mode de gestion sous Wade. Heureusement qu&#8217;il existe dans ce pays des patriotes de la trempe de Latif, lui qui accepte de braver le dragon avec sa plume pour apporter à chaque fois que de besoin un éclairage inattendu et satisfaisant dans cette grande Confusion qui entoure la manipulation des finances publiques.</p>



<p>Latif, ta volonté de combattre la corruption et l&#8217;impunité ne souffre d&#8217;aucune ambiguïté&nbsp;; elle est déterminée, pure et engagée. Tes travaux ont le don d&#8217;accrocher les esprits, même les plus sceptiques, parce que depuis le régime défunt de Diouf, jusqu&#8217;à nos jours, ils sont marqués du seau de la pertinence et du sérieux. Ni idéologie, ni dogme, encore moins certaines interprétations erronées de la foi et de nos valeurs ne peuvent ligoter ton penchant pour la transparence, facteur essentiel pour un journaliste d&#8217;investigation, un homme qui veut servir son peuple et non se servir de lui. Un esprit libre&nbsp;: c&#8217;est ainsi que je te vois.</p>


<p>«&nbsp;L&#8217;économie est comme un organe vivant qui réagit aux défis extérieurs », disait Guy Sorman. L&#8217;Etat a le devoir de veiller sur sa bonne santé, de la protéger contre les vices des hommes véreux, les aléas  de la nature. Mais, que cet Etat, au lieu de s&#8217;occuper de cette mission, utilise son pouvoir pour faire d&#8217;elle (l&#8217;économie) un moyen d&#8217;enrichissement illicite ou une solution pour ses exigences électoralistes est décevant.</p>


<p>Hélas&nbsp;! Nous vivons ou nous vivotons, pour coller à la réalité, dans un pays où presque toutes les voix autorisées qui doivent s&#8217;offusquer de ces agissements pernicieux au développement du pays, s&#8217;élever pour arrêter l&#8217;hémorragie, sont neutralisées par la toute puissance de l&#8217;argent, les sinécures ou les intimidations. La Lonase n&#8217;est qu&#8217;un maillon de la chaîne, l&#8217;arbre qui cache la forêt et tu l&#8217;as bien démontré dans tes parutions antérieures. Ta plume à elle seule est un contre pouvoir efficace en ce sens qu&#8217;il pousse le pouvoir  à marquer un temps d&#8217;arrêt pour réfléchir sur ce que tes dires peuvent apporter comme influences dans la marche de la nation. Tu ne laisses personne indifférente parmi l&#8217;opposition, la plupart des citoyens et de nos hôtes.  Tu as le goût du risque, des défis majeurs sans lequel, aucune idée nouvelle, capable de constituer une arme redoutable contre l&#8217;arbitraire, le totalitarisme et ses laideurs, ne saurait naître et prospérer.

Nos institutions ne peuvent pas exister sans les hommes qui les dirigent. Et un homme, c&#8217;est aussi des besoins, des sentiments, des faiblesses, des valeurs&#8230; En lui montrant ses défauts, tu l&#8217;aides et tu aides le peuple à soigner ses institutions. Toutefois, faudrait-il qu&#8217;en haut, on accepte humblement ses erreurs et les corrige de façon responsable et qu&#8217;en bas, on joue son rôle de sentinelle de la justice et de la démocratie sans crainte de représailles présentes ou futures.</p>


<pre>Cependant, ne nous faisons pas d&#8217;illusions ; ce machin qu&#8217;on dit avoir créé pour lutter contre la corruption ne fera rien de concret pour te donner satisfaction. Ils vont jouer leur comédie ou faire dans la langue de bois en te riant sous cape comme la justice nous a habitué avec tous les autres dossiers du genre dans un passé récent. Comme disait Jorge West, je ne crois plus aux contes de fées même si cela vient de moi. C&#8217;est pourquoi, je n&#8217;attends aucune réaction sérieuse de la part de l&#8217;Etat et de son chef face à ton interpellation.</pre>


<p>Il revient aux leaders d&#8217;opinion désireux de faire bouger les choses de s&#8217;investir dans une véritable campagne de sensibilisation et de formation des citoyens pour que demain, la volonté du peuple puisse prendre le dessus sur les tactiques politiciens de ce tas d&#8217;incapables et nous recoudre notre démocratie en lambeaux. Hein&nbsp;! Vous vous rendez compte&nbsp;? ICS, SARR, SOCOCIM, SONACOS, SENELEC, LONASE&#8230; partout des problèmes de sous&#8230; partout le même refrain&nbsp;? Partout&#8230; même pour construire des routes et des ponts, on se crêpe le chignon dans des accusations et contre accusations de malversations financières. Jusqu&#8217;à quand&nbsp;?  Et lorsqu&#8217;on les interpelle sur des choses sérieuses, eux, ils nous parlent de réunification de la famille libérale, de refondation ou de refonte de leur parti, des trucs inopportuns&#8230;

Latif, ta cohérence dans tes démonstrations,  dans tes observations, ne compte aucun excès parce que tu n&#8217;es l&#8217;esclave d&#8217;aucun lobby,  d&#8217;aucun groupe de pression, d&#8217;aucune conglomération de parasites sociaux. Et les prostitués de la plume baisseront toujours le regard devant toi. Ils ne peuvent pas faire autrement. Tirer sur toi de loin&nbsp;; à boulet rouge, c&#8217;est leur gagne pain. Mais dans leur fort intérieur, ils savent la valeur de tes révélations. Pardonne à ces derniers leur lâcheté, ils ont commis la bourde d&#8217;avoir vendu leur âme au diable&nbsp;!</p>


<p>Tu n&#8217;es pas un suicidaire, ni un homme à enfermer dans un asile de fous&#8230; tu défends seulement ton peuple contre les fossoyeurs de sa République, armé de ta foi inébranlable, celle de l&#8217;homme qui sait que tous ses semblables sont mortels et les pouvoirs éphémères à l&#8217;exception de celui de Dieu. Ta maîtrise de ta mission est ta force Latif et le seigneur est ta protection. Continue à consacrer ta vie à l&#8217;éveille des consciences, à la formation du citoyen responsable, édifié sur ses devoirs et ses droits car tu es un écrivain modèle.</p>


<p>Comme Paulo Coelho, je suis d&#8217;avis que toi aussi, «&nbsp;ce qui te forge et te transforme, c&#8217;est le chemin et la quête&nbsp;» : le chemin de l&#8217;investigation, la quête de la vérité. Tu as choisi ce «&nbsp;perpétuel défi&nbsp;: être toujours sur la brèche, exposé aux trophées autant qu&#8217;aux huées ». Trophées&nbsp;? Oui&nbsp;! Si  elles apportent du bien être à ton peuple, un plus à l&#8217;esprit de ton prochain. Nous sommes autant fiers de toi que du regretté Ousmane Sembene qui était comme toi un homme du refus. Ta mission ne fait que commencer car comme le dit si bien Kama KAMANDA&nbsp;: «&nbsp;Nous voici sur les longs chemins de l&#8217;épreuve &#8211; Au loin est le lendemain où va la vie.&nbsp;»
Abdou Latif Coulibaly, comme un torero dans l&#8217;arène, continue&nbsp;! Coulibaly continue&nbsp;!</p>


<p>Tafsir Ndické DIEYE Ecrivain sénégalais
ndickedieye@yahoo.fr</p>]]></content:encoded>
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  <dc:date>2007-07-23T19:41:32+00:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>cesfossoyeursdelarepublique</dc:creator>
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  <content:encoded><![CDATA[<p>Les avaricieux de la République.</p> <p>Je suis horrifié par tant de scélératesses commises par une bonne partie de ceux qui ont en charge le destin de notre pays lors des décès d&#8217;autorités. Sous prétexte d&#8217;organiser des funérailles à la dimension du défunt, les voilà qui gaspillent sciemment du temps avec des cérémonies qui durent plusieurs jours, de l&#8217;argent qui pouvait être utile aux plus défavorisés, et des valeurs de notre société telles que l&#8217;attachement à la vérité, la discrétion dans l&#8217;action de donner et l&#8217;humilité dans le comportement.

Pour le régime en place, certains morts sont des prétextes  pour gaspiller les deniers de l&#8217;Etat. Situation très surprenante pour moi. Du levée du corps à l&#8217;enterrement, que d&#8217;hypocrisie, que de petitesses chez nos hommes d&#8217;Etat lorsque, le mort appartenait de son vivant au cercle du chef ou à la jet-set du pays. On voit toute la république désertée ses responsabilités étatiques pour s&#8217;agglutiner autour de la célèbre dépouille. Chacun joue des coudes, si nécessaire, pour occuper une place qui lui permet d&#8217;être bien visible aux yeux du chef et de ses proches. Mouiller les mouchoirs blancs, «&nbsp;pleurer », «&nbsp;toujours pleurer »&#8230; On ne sait jamais, une promotion ou une meilleure considération venant du chef peut toujours être le résultat d&#8217;un tel effort. Ce genre de perte, regrettable à l&#8217;image de toutes les pertes en vies humaines, met sur la scène d&#8217;un théâtre d&#8217;Etat tellement de comédiens d&#8217;un autre genre&nbsp;: les avaricieux de la République.

Costume noir, chemise bleue et cravate jeune pour harmoniser avec les couleurs du parti, lunettes qui masquent le regard indifférent au malheur de l&#8217;autre, montre d&#8217;orée et autre gadgets du genre téléphone portable coûteux et qui sonne jusque dans le cimetière pour des conversations souvent banales ou à but politique ou bancaire, grand boubou en basin riche avec babouches toujours aux couleurs  du parti, les nouveaux maîtres de la bombance  bombent la poitrine et animent la kermesse grâce à des discours extravagants, des largesses inouïes parce que c&#8217;est un proche du chef qui est mort ou membre éminent du gotha du pays. Le deuil porte les habits de l&#8217;exubérance, 4X4, 8X8, 607, 406, Mercedes de luxes&#8230; bref&nbsp;! Le défilé des pachas s&#8217;effectue grâce aux deniers publics subtilement extorqués.</p>


<p>Tout y passe&nbsp;: valets du régime, intellectuels bouffons  et profiteurs, religieux arnaqueurs, toutes les excellences qui ne respirent que pour leurs strapontins, les fonctionnaires collaborateurs du régime, les chefs de parti démagogues, les syndicalistes sans éthique, les badauds et les jeunes désoeuvrés qui s&#8217;improvisent pour les besoins d&#8217;un petit déjeuner décent garde du corps de ces malicieux du système qui se nomment autorités, les femmes de vie, certains hommes et femmes de principes, respectables venus pour des raisons saines etc. Et les caméras de télévisions et photographes  immortalisent cette grande pagaille sur ordre de leurs patrons poltrons ou pourris comme la plupart des acteurs qui évoluent sans rechigner sur cette scène dégelasse  de l&#8217;indécence. N&#8217;oublions pas tous ces griots qui scandent la lignée de leur proie et n&#8217;hésitent pas, malgré la tristesse de la mort, à se chamailler en pleine cérémonie pour les prises de parole très lucratives. Tout se joue devant un public qui pendant un temps, oublie sa misère et le mort lui-même en salivant devant autant de richesse étalée le temps d&#8217;un deuil. Et les commentaires et commérages remplacent dans les langues et les c&#339;urs les prières au mort.


Après l&#8217;enterrement, on cède la place aux innombrables témoignages. Sous prétexte qu&#8217;on dit pas du mal sur les morts, c&#8217;est la porte ouverte à tous les mensonges possibles, à toutes les inventions&#8230; pourvu que tout vote en faveur d&#8217;une bonne présentation de l&#8217;image du mort. Les morts de la gentry sont des héros, toujours des héros&#8230; Gare au téméraire qui ose s&#8217;aventurer à émettre une opinion contraire et tout à fait véridique. Il sera exposé alors à la vindicte populaire sans ambages avec comme argument c&#8217;est un mécréant, un indiscipliné qui blasphème et salit la mémoire d&#8217;un mort.</p>


<p>Notre société est ainsi faite&nbsp;; les démunis ont toujours tort&nbsp;: ils vivotent jusqu&#8217;au seuil de leur tombe&#8230; enterrés à la va vite parce que personne n&#8217;a le temps de perdre son temps avec ce genre de dépouille, même un grand nombre d&#8217;Imams y compris, quelle que soit leurs qualités de leur vivant, ils sont, pour la plupart des cas, vite oublié. La vie ne leur a jamais fait de cadeau et la mort non plus. Mais ils ont la chance, ces morts infortunés de leur vivant, de ne pas avoir à recevoir le lot de mensonges pompeux et quotidiens des morts du beau monde, surtout ceux du cercle du chef qui reçoit lui et ses proches le zèle cocasse de ses inconditionnels même dans ces moments de grande douleur.</p>


<p>. Cela se passe au Sénégal. Qu&#8217;ils sachent que le peuple qu&#8217;ils ont tant affamé par leur gabegie, leur non respect des règles de la bonne gouvernance, les scandales financiers à la pelle, l&#8217;absence d&#8217;une bonne politique agricole, industrielle et commerciale, d&#8217;une politique d&#8217;emploie, de santé&#8230;  est indigné par cette tragédie des condoléances à coups de millions. Ces types de condoléances sont partis pour ravir la vedette au gaspillage constaté lors des meetings du parti et des mobilisations de militants pour accueillir le président et ses homologues en visite au Sénégal.</p>


<p>S&#8217;il est vrai que «&nbsp;les morts ne sont pas morts &#8230;» comme disait Birago Diop &#8230; et je n&#8217;en doute pas&#8230; comme ce patriarche de la plume, «&nbsp;Je sais que j&#8217;aurais dû n&#8217;en rien faire&#8230; et garder mon secret&#8230; ». Car, j&#8217;en vois déjà qui se retroussent les manches pour cracher du feu sur le hardi que je suis. Mais tant pis&nbsp;! Je refuse de me taire et d&#8217;être complice de tant de sottises frustrantes à tout point de vue commises par des nantis de la République, des élus qui doivent donner le bon exemple.</p>


<p>Tafsir Ndické DIEYE, écrivain sénégalais
ndickedieye@yahoo.fr</p>]]></content:encoded>
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<item rdf:about="http://www.grioo.com/blogs/cesfossoyeursdelarepublique/index.php/2007/07/15/2046-quand-un-capitaine-est-maladroit-son-navire-le-ressent">
  <title>Quand un capitaine est maladroit, son navire le ressent.</title>
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  <dc:date>2007-07-15T17:01:41+00:00</dc:date>
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  <dc:creator>cesfossoyeursdelarepublique</dc:creator>
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  <description></description>
  <content:encoded><![CDATA[<p>Du désespoir sous Diouf à la déception sous Wade</p> <p>Quand un capitaine est maladroit, son navire le ressent.</p>



<p>Le 25 juin, à 16h, invité à RFO dans la ville du Lamentin à la Martinique pour une interview, j&#8217;y rencontre, juste avant d&#8217;entrer en studio, une journaliste qui me parla de Césaire qu&#8217;elle appelle affectueusement Maître. Elle commença par me réciter un passage de son &#339;uvre intitulée Cahier d&#8217;un retour au pays natal&nbsp;: «&nbsp;Au bout du petit matin, l&#8217;échouage hétéroclite, les puanteurs exacerbées de la corruption, les sodomies monstrueuses de l&#8217;hostie et du victimaire, les coltis infranchissables du préjugé et de la sottise, les prostitutions, les hypocrisies, les lubricités, les trahisons, les mensonges, les faux, les concussions &#8211; l&#8217;essoufflement des lâchetés insuffisantes, l&#8217;enthousiasme sans ahan aux poussis surnuméraires, les avidités, les hystéries, les perversions, les arlequinades de la misère, les estropiements, les prurits, les urticaires, hamacs tièdes de la dégénérescence.&nbsp;»</p>


<pre>A la question pourquoi elle me citait ce long passage du Maître elle me répondit :</pre>

<p>«&nbsp;Parce que, il y&#8217;a plus de cinquante deux ans, avant que Maître ne fut maire de Fort de France, ce terroir, c&#8217;était tout ça. Mais Maître a su éduquer son peuple pour amoindrir tous ces maux. Tafsir, tu sais, ce que je retiens le plus dans la pédagogie du Maître c&#8217;est sa façon, par la culture, de nous pousser à tendre vers l&#8217;excellence, à bien faire ce que nous savons faire pour le bien de tous. Il a très tôt osé nous montrer du doigt nos propres défauts sans heurter notre dignité. Il nous a révélé à nous-mêmes. Aujourd&#8217;hui, ce peuple est un peuple qui s&#8217;assume grâce en grande partie au verbe et à l&#8217;engagement politique du Maître. On peut tout lui reprocher sauf d&#8217;avoir aimé les siens et consacré toute sa vie au bien être de la Martinique. D&#8217;ailleurs ceux qui l&#8217;attaquent se perdent souvent dans leurs propres arguments car Maître est un véritable Maître, qui éveille et veille sur son peuple.&nbsp;» Et moi, je me mis à penser à mon peuple&nbsp;; «&nbsp;cette foule à côté de son cri de faim, de misère&#8230;&nbsp;»</p>


<p>Le lendemain, face au Maître, dans sa résidence où nous étions pour participer à son quatre vingt quatorzième anniversaire, je compris que tout guide, toute personne au fait de sa véritable mission, se doit d&#8217;&#339;uvrer pour ce qui le survivra et cela n&#8217;est possible qu&#8217;en ayant en soi de l&#8217;engagement à servir et toujours servir la cause de l&#8217;homme de façon naturelle, gracieuse. Maître nous dit deux mots ce jour là&nbsp;: «&nbsp;Confiance &#8211; Espérance ».</p>


<p>Retour chez moi au Sénégal.</p>


<p>En foulant le sol de Dakar, une radio m&#8217;accueillit en me servant ce qu&#8217;elle appelait l&#8217;actualité&nbsp;: un avion à acheter pour les voyages interminables du président, son fils qui envisage de se rendre à Touba, le tiraillement au sein du football sénégalais, l&#8217;opposition qui appelle au boycott des élections sénatoriales (ce machin inutile, nul, et nuisible à notre économie quasi inexistante), les charognards de Bolloré et autres qui se disputent une partie de notre port, la plate forme de Diamniadio qui hoquette essoufflée avant le début de sa course réelle ou supposée,  un entretien entre Abdou Diouf et El Hadji Maki Sall, la police qui interpelle Alioune Tine de la RADHHO, la tension entre pouvoir et opposition (deux entités qui se confondent souvent dans leurs agissements politiciens), un parlement presque monocolore et rétrogradé, «&nbsp;la génération du concret&nbsp;» pour préparer les esprits lentement à un Duvalier fils &#8230; Bref&nbsp;! Le brouhaha habituel&nbsp;!</p>



<p>L&#8217;enthousiasme culturel des années Senghor est mis à rudes épreuves, les différents piliers de notre société corrompus ou mis à l&#8217;écart des grandes décisions, aujourd&#8217;hui, mon peuple se noie dans la flambée des prix des denrées de premières nécessités, les délestages d&#8217;électricité qui durent maintenant et presque tous les jours neuf à onze heures de temps, la misère du monde rural qui se vide bizarrement au seuil de la saison des pluies, la promiscuité des grandes villes qui étouffent sous le poids de leurs démographies, de l&#8217;insalubrité et du taux de chômage trop élevé etc.</p>


<p>Qui pour pousser mon peuple en direction de l&#8217;excellence lorsque le seul critère d&#8217;éligibilité demeure sans conteste la performance de mobilisateur de militants pour le chef, de laudateur, de lèche-bottes, de copinage, de corrupteur&nbsp;? Qui pour donner le bon exemple à la jeunesse qui, comme un tourbillon, tourne en rond jusqu&#8217;au péril de sa vie dans des projets du genre Barça ou Barsakh? Même nos familles religieuses sont aujourd&#8217;hui infestées par les politiciens à des degrés certes différents. Qui pour corriger cette absence d&#8217;affection des chefs vis-à-vis des sans voix lorsque même chez les artistes, les écrivains, une grande partie joue sans gène le jeu du régime au détriment du peuple? Qui pour fouetter un bouillonnement de l&#8217;imagination des citoyens&nbsp;?</p>


<p>Et mon peuple continue de «&nbsp;croire à tous les serments, malgré tous les mensonges&nbsp;» comme disait Birago Diop un jour de Décembre 1925.</p>


<p>Tafsir Ndické Dièye
ndickedieye@yahoo.fr</p>]]></content:encoded>
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  <title></title>
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  <dc:date>2007-02-14T11:21:50+00:00</dc:date>
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  <dc:creator>cesfossoyeursdelarepublique</dc:creator>
  <dc:subject></dc:subject>
  <description></description>
  <content:encoded><![CDATA[<p>Même Hitler n'a pas survécu à sa propre cruauté</p> <p>Lansana, pars s&#8217;il te reste un brin de conscience, une parcelle de patriotisme&nbsp;!</p>


<p>Je suis fortement peiné par la situation qui s&#8217;est installée en Guinée à cause de la boulimie du pouvoir de monsieur Lansana Conté. Je suis fortement peiné par tous ces morts et mutilés occasionnés par son cynisme incomparable. Je suis peiné par ce silence complice de la communauté internationale. Quant aux semblants de réactions de certains dirigeants du continent autant responsables que Lansana du désarroi du peuple africain, c&#8217;est purement le sacre de l&#8217;hypocrisie. Le maître mot reste le départ immédiat et sans condition de ce dictateur qui bafoue dans le sang de ses concitoyens la souveraineté de son peuple. La Guinée regorge d&#8217;une élite intellectuelle de haute facture capable de relever le défi de la paix, de la concorde et du développement concerté et durable de ce pays bien fourni en richesses de toutes sortes. J&#8217;interpelle le peuple Guinéen à ne pas verser dans la fatalité&nbsp;; la Guinée debout est un rêve possible, debout, ce peuple frère peut venir à bout de cette plaie qui le ronge et qui a pour nom Lansana Conté.</p>


<p>Je loue, encore une fois, la détermination de monsieur Alioune Tine de la Raddho à associer sa voix à celle de toutes ces personnalités guinéennes et du peuple guinéen dans son ensemble pour sensibiliser le monde entier sur ce drame qui inquiète plus d&#8217;un. Lansana utilise la leçon de Machiavel avec dextérité&nbsp;: «&nbsp;La ruse du renard ou la force du lion.&nbsp;» Malheureusement, sa ruse est mise à nue et sa force ne peut ébranler la volonté de changement affichée par son peuple qui sait que personne ne peut arrêter la mer avec ses bras. Je sais que les intellectuels guinéens et la presse vont continuer à accompagner cette marche légitime de ce peuple en direction de sa délivrance.</p>


<p>J&#8217;interpelle les forces de l&#8217;ordre à prendre leur responsabilité en refusant d&#8217;exécuter tout ordre illégal donné par monsieur Lansana Conté ou leurs chefs répondant aux désirs criminels de ce dernier parce que partageant avec lui ses bassesses. Refusez qu&#8217;ils vous poussent à tirer sur vos propres femmes, s&#339;urs et frères, vos mères et pères, vos propres cousines et cousins, votre propre peuple.  Lansana ne tire pas sur ses enfants ni sa femme. Il ne tire pas sur ses proches parents. Pourquoi devriez-vous le faire pour satisfaire son désir de demeurer le bourreau de votre peuple&nbsp;? Que chaque famille qui compte dans les rangs des services de sécurités républicains un membre prenne le temps d&#8217;écrire à celui-ci une lettre signée par le reste de la famille pour lui demander de refuser de tirer sur ses propres s&#339;urs et frères, sur son peuple. Le secret pour vous tirer d&#8217;affaire face à ce criminel, vous le connaissez mieux que quiconque. C&#8217;est parce que je me sens concerné en tant qu&#8217;africain par ce mal qui vous assaille que je me suis permis d&#8217;avancer ma petite contribution à votre combat en vous souhaitant un plein succès.</p>


<p>Lansana, pars s&#8217;il te reste un brin de conscience, une parcelle de patriotisme&nbsp;! Pars pour éviter à ton peuple un bain de sang inutile&nbsp;! En prenant ton petit déjeuner, pense à tous ces guinéens qui n&#8217;ont plus la possibilité de le faire à cause de ta mauvaise politique à la tête de ce pays. En prenant ton déjeuner, dis-toi que c&#8217;est devenu un luxe pour une grande partie de ton peuple à cause de ton incapacité à apporter les solutions politiques idoines aux problèmes liés au panier de la ménagère. En prenant ton dîner, dis-toi que tu manges et bois à la sueur confisquée de ton peuple. En te réveillant au petit matin, je sais que tu sais que ton peuple, lui, a perdu son sommeil à cause de la médiocrité que tu as érigée en système de gestion politique. Mes chers frères guinéens, utilisez la recette d&#8217;un leader d&#8217;opposition africain pour lui voler à votre tour son sommeil par le biais d&#8217;un concert de casseroles à l&#8217;échelle nationale s&#8217;il le faut à une heure bien précise de la nuit. Peut être qu&#8217;il comprendra que même Hitler n&#8217;a pas survécu à sa propre cruauté.</p>


<p>Que la résistance à l&#8217;arbitraire s&#8217;organise à la base, dans les familles, les quartiers, les villages, les villes. Neutralisez le dragon avant qu&#8217;il ne s&#8217;évertue, tout confiant, à cracher le feu sur vous. Encore une fois, chères forces de l&#8217;ordre, refusez qu&#8217;on vous transforme en véritables forces du désordre pour les beaux yeux d&#8217;un président périmé qui veut s&#8217;accrocher au pouvoir au prix du sang versé de votre peuple souverain. Faites le pour vos enfants, pour votre pays car vous, autant que les autres, êtes conscients de la souffrance des vôtres. Votre peuple qui vous a vu naître et grandir, qui vous a tout donné, mérite de vous autre chose que des balles. Arrêtez cette tuerie insensée orchestrée par des gens insignifiants aveuglés par le gain, leurs privilèges malhonnêtes. Votre fierté d&#8217;africain soucieux de la sauvegarde de ses valeurs tel que le respect de la vie humaine vous impose de refuser qu&#8217;on vous change en de vulgaires assassins de votre propre peuple. Si Lansana, face à ses ambitions personnelles, a choisi de tronquer son patriotisme, vous, vous devez garder le votre intact. Votre mission est de protéger votre peuple contre tout danger quelle que soit son origine et non de le canarder sous les ordres fallacieux d&#8217;un dictateur sanguinaire.</p>


<p>Votre pays est à un moment décisif de son histoire. Si la communauté internationale continue à faire dans la politique de l&#8217;autruche avec le monstre, prenez vous, vos responsabilités. J&#8217;étais très sceptique lorsqu&#8217;il avait dit avoir accepté la revendication des syndicalistes de nommer un premier ministre consensuel et conscient de la gravité de la situation socio-économique de la Guinée. A beau chasser le naturel, il revient au galop. C&#8217;est un devoir pour tout citoyen de ce pays de prier et d&#8217;&#339;uvrer pour le départ dans la paix de ce vieux renard qui, à vrai dire, n&#8217;en peut plus. Vive le peuple guinéen&nbsp;! Vive l&#8217;Afrique&nbsp;!</p>



<p>Tafsir Ndické DIEYE Ecrivain Sénégalais Auteur de romans policiers dont&nbsp;: Ces fossoyeurs de la République Editions Mélonic Québec juillet 2005 E-mail&nbsp;: mailto:ndickedieye@yahoo.fr</p>

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