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  <content:encoded><![CDATA[<p>Essayons de les rechercher et de les en analyser si possible. La liste ci-dessus n&#8217;est pas exhaustive.</p>


<p>Quelles sont les causes&nbsp;?</p> <p>Pour le Tchad.</p>


<p>Depuis l&#8217;indépendance, aucun changement de pouvoir ne  s&#8217;est fait sans violence.
La violence est donc la grande caractéristique de la vie socio-politique du Tchad.</p>


<p>Une volonté affichée de fausser le jeu démocratique par un refus de compétition loyale et honnête entre différents acteurs du personnel politique.</p>


<p>Des positions géostratégiques mondiales faisant intervenir dans le jeu politique interne des acteurs extérieurs notamment les  puissances coloniales et occidentales( France, Europe et Usa),</p>



<p>Une absence de l&#8217;Etat de droit caractérisée par l&#8217;impunité, la corruption, le népotisme et l&#8217;incompétence techno-administrative.</p>


<p>Une ignorance des droits et devoirs de la grande masse.
Un manque de vision et de compréhension des fondamentaux des enjeux par l&#8217;opposition</p>


<p>Pour le Kenya</p>


<p>Pour comprendre le problème Kenya qui est un modèle facilement reproductible dans toute contrée africaine, il paraît évident de souligner plusieurs facteurs et/ou éléments aggravants suivants&nbsp;:</p>


<p>Dans la liste des causes on peut évoquer
Le manque de véritable Etat de droit dans l&#8217;esprit des acteurs pour l&#8217;installer et dans la lettre en ce qui concerne son respect.
La présence de la forte corruption de tous les secteurs de la vie
La présence encore sur la scène politique des vieux de l&#8217;époque du parti unique, modèle de pouvoir par excellence liberticide et anti-démocratique.
Le faible niveau de développement économique
La mauvaise gouvernance qui est la conséquence directe de la médiocrité politique et de l&#8217;incompétence technique des gouvernants et de l&#8217;administration.
La faible représentativité sociale et économique de toute forme de société civile et élite.</p>


<p>Dans la liste des facteurs aggravants en premier lieu on trouve&nbsp;:</p>


<p>le phénomène dit ethnique ou tribal,
La pauvreté spirituelle, culturelle, mentale, sociale, économique des populations surtout des jeunes.
La situation géostratégique de l&#8217;Afrique
Le passé colonial.</p>

<pre></pre>

<p>Quelle analyse peut-on en faire&nbsp;?</p>


<p>Les événements qui viennent de se dérouler dans ces deux pays mettent en lumière l&#8217;échec du personnel politique africain et surtout de l&#8217;opposition qui jusqu&#8217;alors n&#8217;a pas encore su bâtir une stratégie pour installer un jeu démocratique honnête.</p>


<p>Ces événements montrent plutôt que la lutte pour le pouvoir central par les opposants n&#8217;est qu&#8217;une lutte pour accéder de façon individuelle  aux différentes de position de rente que génère le pouvoir</p>



<p>Imaginez, à Paris, à Bruxelles, à En matière politique, les évènements au Kenya, nous interpellent et confortent plus que jamais l&#8217;idée que les Africains doivent adopter la voie du panafricanisme.
Il leur faut s&#8217;associer dans le combat pour installer l&#8217;Etat de droit.</p>


<p>La  lutte pour la démocratie et l&#8217;Etat de droit sera efficace que si tous les Africains se mettaient ensemble car les dictateurs eux sont unis entre eux et ont fait allégeance à l&#8217;Etranger (Occident ou l&#8217;Asie), il nous faut unir la diaspora comme au temps de la Feanf en ce qui concerne l&#8217;Afrique francophone par exemple sous colonisation française.</p>


<p>Je suis convaincu que le combat d&#8217;unification et de mutualisation des luttes pour  l&#8217;instauration de l&#8217;Etat de droit, les libertés individuelles, développement économique et social, est de longue haleine. L&#8217;aboutissement de ce combat ouvrira des perspectives heureuses aux Africains et ces derniers se prendront en main pour la maîtrise de leur destin.</p>

<pre></pre>

<p>Selon moi, chaque Africain ne représente rien sans les autres. C'est même pour ça que la colonisation perdure.
Face à cela, le panafricanisme ne veut pas dire la fin des territoires actuels mais au contraire signifie une mise en commun des efforts et moyens tant sociaux, politiques et économiques.</p>


<p>Moi aussi le Congo m'intéresse, et je me bats sur le plan des idées pour qu'il soit libre et ne retombe plus jamais dans la violence et les mains d'idiots. la lutte pour le départ de Sassou doit être le point de départ de la libération des Africains c'est comme ça que je conçois la politique congolaise.
Berlin et toutes les capitales africaines, des manifestations simultanées de tous les Africains de l'Afrique centrale contre Biya, ou Deby, ou Bongo, ou Bozizé, ou Sassou, cela ne peut se faire que si les Camerounais, les Tchadiens, les Gabonais, les Centrafricains, et les Congolais ont une vision panafricaine des problèmes, car l'UE (les Européens ) et les USA sont solidaires.</p>

<pre>Quel est le pays européen qui a critiqué l'affaire de l'arche de Zoé?</pre>

<p>Malheureusement au niveau africain les opposants raisonnent de façon étriqués et continuent à manifester de la loyauté à  leur faux territoires crées de toutes pièces par les Occidentaux.</p>

<pre>Le Congo ou le Tchad actuels n'existaient pas avant 1958 (28 novembre 1958) c'était l'AEF et Barthélemy Boganda de la Centrafrique qui incarnait un mode de  lutte panafricain a été tué pour sa vision des choses.</pre>


<p>Pourquoi Bongo, Biya durent aussi longtemps? C'est parce que les Congolais se disent que ce n'est pas leur problème, cette façon de voir est aussi valable chez les Camerounais et les Gabonais en ce qui concerne les problèmes du Congo.
Ce qui se passe actuellement à l&#8217;Est du Congo démocratique devrait concerner tous les partis politiques et sociétés civiles qui luttent pour l&#8216;état de droit et les libertés au Gabon, Cameroun, Angola,
C&#8217;est aussi le cas par exemple au Cameroun, de la révision de la constitution opérée  par Biya qui devrait interpeller les partis politiques congolais ou gabonais.</p>


<p>C'est ce qui explique pourquoi Sassou est encore au pouvoir et pour longtemps au Congo, car la France n'a pas encore en face des forces unies et en très grand nombre.
Comment peut-on expliquer les dernières rencontres Angela Merkel et Sarkosy? On peut parle de réconciliation entre les deux.</p>


<p>En matière économique</p>


<p>L&#8217;exemple de la compagnie aérienne Air Afrique créée au début des années soixante qui rendit des grands services aux Africains, doit servir de preuve convaincante. Par son activité panafricaine, elle contribua à rapprocher les pays desservis par ses vols et permit l&#8217;acquisition d&#8217;une expertise africaine dans le domaine du transport aérien.</p>

<pre> 
	Imaginez dans le cas du pétrole et des autres matières premières, que l'Occident a besoin, tous les pays d'Afrique centrale étaient associés pour vendre leur richesse, je crois qu'ils tireraient un grand parti. Ces pays mettraient ensemble leur revenu pour construire les infrastructures nécessaires au développement.</pre>

<p>Par exemple dans le domaine des transports, les ports de Douala (Cameroun), Pointe-Noire(Congo), Libreville(Gabon), Matadi (Congo Démocratique), Luanda (Angola) au lieu de se faire concurrence se mettraient ensemble dans un réseau multimodal intégré au bénéfice de tous les onze pays de la sous-région. Chaque port de cette sous-région en se spécialisant pourrait offrir plus de performances économiques dans une sorte de complémentarité.</p>


<p>Imagine que les Africains d'Afrique centrale créent une compagnie maritime qui fasse du cabotage le long de la côte maritime depuis l'Angola jusqu'en Afrique de l'Ouest, quel outil formidable
Pour l'exportation des produits au Congo, par exemple pour le pétrole en se mettant sous l'autorité d'un parlement fédéral le pétrole du Congo allait échapper au dictateur maison, pour moi d'un point de vue géostratégique et des relations internationales au vu des enjeux futurs dus à la pression de plus en forte sur les matières premières,  le Congo par exemple est une entité non viable tant du point de vue social, universitaire, politique, économique, culturel, agricole, .....</p>


<p>En matière d&#8217;éducation et de la recherche universitaire</p>


<p>Il en est de même pour le financement des Universités, aucune université nationale africaine ne dispose de moyens en hommes et en argent pour rivaliser avec la dernière université européenne ou d&#8217;Amérique latine, on créerait par exemple par domaine des pôles d&#8217;excellence pour la recherche et l&#8217;enseignement. Ainsi Le brassage des étudiants dans ces entités, futurs décideurs, favorisera une dimension panafricaine de tout projet.</p>


<p>En matière de défense territoriale et prévention des conflits</p>


<p>Le Congo tout seul est incapable de mobiliser plus d'un million de soldats en permanence et de suivre l&#8217;évolution technologique en matière d&#8217;armement et d&#8217;armée pour défendre son territoire,</p>


<p>Si depuis longtemps les populations et les combattants africains avaient une vision africaine des problèmes de chacun des territoires africains dessiné par les colonisateurs occidentaux, je suis convaincu que les imposteurs comme Sassou ne serait pas revenu au pouvoir au Congo, parce sans Bongo et les bases militaires françaises de Centrafrique et du Gabon, Sassou Nguesso n'aurait pas gagné sa guerre contre le balbutiant retour à la  démocratie congolaise et les Angolais qui doivent leur existence et indépendance au prix des sacrifices des populations paysannes congolaises n'auraient pas accepté la proposition française d&#8217;intervenir en faveur de Sassou, car on dit dans les milieux informés que c'est l'armée française qui aurait porté le coup fatal au gouvernement élu de Pascal Lissouba et que l'armée angolaise serait venue pour parachever la stratégie française, en l&#8217;occurrence celle de la compagnie pétrolière Total qui s&#8217;appelait à l&#8217;époque des faits ELF</p>]]></content:encoded>
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  <dc:creator>lepangolin</dc:creator>
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  <content:encoded><![CDATA[<p>Communiqué de Survie, le 29 février 2008&nbsp;: France-Tchad / Le masque est tombé</p>


<p>Le voyage du président français Nicolas Sarkozy au Tchad ce 28 février n&#8217;aura servi à rien sauf à cautionner l&#8217;enlèvement et la probable élimination physique de représentants de l&#8217;opposition démocratique par le régime Déby. La France, qui essaie de faire croire le contraire (mais n&#8217;y arrive pas), se rend ainsi une nouvelle fois complice de la dictature tchadienne et fait déjà voler en éclat les promesses du discours du Cap prononcé par le président français ce même 28 février.</p> <pre></pre>



<p>Tout un chacun sait (et Nicolas Sarkozy en premier lieu) que les autorités tchadiennes manient le mensonge au sujet des opposants tchadiens disparus depuis le 3 février dernier. Il n&#8217;y a plus de doute depuis plusieurs jours&nbsp;: ce sont bien des militaires du régime qui ont enlevé les deux opposants Ibni Oumar Mahamat Saleh, secrétaire général du Parti pour les Libertés et la Démocratie (PLD) et Ngarlejy Yorongar, dirigeant du Front d&#8217;Action pour le Renouveau (FAR).
Si Lol Mahamat Choua, président du Rassemblement pour la Démocratie et le Progrès (RDP), également enlevé, a finalement été «&nbsp;retrouvé vivant », il apparaît de plus en plus clair aujourd&#8217;hui que les deux autres opposants ont probablement été éliminés.
L&#8217;allocution d&#8217;Idriss Deby ce jeudi 28 février, affirmant que le bilan de la bataille de N&#8217;Djamena (des 2 et 3 février derniers) s&#8217;élevait finalement à «&nbsp;400 morts ou disparus parmi lesquels des chefs de partis politiques », sonne comme un aveu.</p>


<p>La veille de l&#8217;arrivée du président français à N&#8217;Djamena, la primature tchadienne avait annoncé que le député Ngarlejy Yorongar, lui aussi «&nbsp;retrouvé vivant », allait prendre la parole publiquement à l&#8217;occasion de cette visite. Une annonce grotesque reprise par les autorités françaises qui sont depuis restées sourdes aux témoignages des proches des opposants disparus, que le président français a refusé d&#8217;entendre à l&#8217;occasion de sa visite.</p>


<p>C&#8217;est ainsi que l&#8217;annonce faite hier par le président français d&#8217;avoir obtenu «&nbsp;la création d&#8217;une commission d&#8217;enquête internationale sur la disparition des opposants et <a href="&#8230;">&#8230;</a> plaidé pour une reprise du dialogue inter-tchadien&nbsp;» est plus qu&#8217;indécente. Elle est purement scandaleuse.
Faut-il d&#8217;ailleurs préciser que cette commission d&#8217;enquête sera présidée par un dignitaire du régime, Nassour Ouaïdou, président de l&#8217;Assemblée nationale, ancien Premier ministre et membre de la majorité présidentielle&nbsp;?</p>


<p>Comment ensuite interpréter les propos du président français tenus hier devant le Comité de suivi de l&#8217;accord du 13 août 2007 (1) auquel l&#8217;opposition refuse de participer dans l&#8217;attente que le sort des disparus soit clarifié&nbsp;? Arguant que les membres de l&#8217;opposition «&nbsp;ne peuvent pas pratiquer la politique de la chaise vide », puisque «&nbsp;pour se réconcilier, il faut être deux », le président français fait ici preuve d&#8217;un cynisme et d&#8217;un dédain qui dépassent l&#8217;entendement.</p>


<p>Depuis plusieurs années, la France est priée d&#8217;encourager et soutenir les demandes de la société civile tchadienne pour l&#8217;organisation d&#8217;un dialogue inclusif  (comprenant l&#8217;opposition armée et l&#8217;opposition non-armée) destiné à prendre le (long, difficile mais indispensable) chemin vers la paix et la réconciliation, suivi d&#8217;élections incontestables. Le drame que subit aujourd&#8217;hui le peuple tchadien est une conséquence de l&#8217;inconséquence française qui s&#8217;est constamment abstenue d&#8217;apporter une quelconque contribution à ce dialogue. Dans ces conditions, on ne pouvait que craindre le pire. On ne pouvait que craindre que Paris soutiendrait, quoiqu&#8217;il arrive, son dictateur préféré. Ainsi fut-il. Déby a bénéficié du soutien français (en renseignements, en armes, en munitions) nécessaire pour se maintenir au pouvoir, et entamer la chasse aux opposants et aux dirigeants des organisations de la société civile.</p>


<p>Qui va maintenant empêcher le régime criminel et corrompu d&#8217;Idriss Déby de poursuivre ses frasques&nbsp;? Qui va protéger la population, le temps et l&#8217;espace nécessaires pour l&#8217;établissement d&#8217;un dialogue inclusif&nbsp;? Qui va permettre le retour des dirigeants de la société civile et leur rétablissement dans leurs droits&nbsp;? Certainement pas la France, qui s&#8217;est totalement disqualifiée pour une telle tâche et qui continue de disqualifier l&#8217;Eufor dont l&#8217;impartialité ne peut être que remise en cause du fait de la participation de plus de 500 soldats français détachés du dispositif Epervier, pierre angulaire du régime Déby.</p>


<p>C&#8217;est un appel à la Communauté internationale que nous lançons à nouveau aujourd&#8217;hui. L&#8217;ONU doit en effet prendre ses responsabilités. L&#8217;ONU doit intervenir afin que la France, juge et partie, cesse d&#8217;être un interlocuteur pour le «&nbsp;règlement&nbsp;» de la crise tchadienne.</p>


<p>En marge de cet engagement éhonté de la France au Tchad, les promesses de rupture à nouveau prononcées au Cap en Afrique du Sud par le président français ne font pas illusion. La France, et son tout nouveau président Nicolas Sarkozy, perpétuent une politique qui, sous couvert de «&nbsp;stabilité », n&#8217;en finit pas de contribuer à plonger le Tchad dans le chaos.</p>


<p>(1) Accord signé entre la majorité présidentielle et l&#8217;opposition politique, prévoyant l&#8217;organisation d&#8217;élections libres et transparentes d&#8217;ici à 2009 et dont Lol Mahamat Choua (arrêté puis placé en résidence surveillé par le pouvoir tchadien) préside le Comité de suivi.</p>]]></content:encoded>
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  <title>LA LIBERTE N'A PAS DE PRIX, LA DIGNITE NE PEUT SE MARCHANDER</title>
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  <dc:date>2007-07-25T15:00:19+00:00</dc:date>
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  <dc:creator>lepangolin</dc:creator>
  <dc:subject>Congo rive droite</dc:subject>
  <description></description>
  <content:encoded><![CDATA[<pre>__CONGO BRAZZAVILLE</pre>


<pre></pre>

<p>La liberté n&#8217;a pas de prix, la dignité ne peut se marchander.__</p>


<p>La conjoncture politique actuelle du Congo Brazzaville, qui se caractérise par un affaiblissement continu du pouvoir de Brazzaville, interroge tout congolais. Les affres publiques de ce régime despotique et corrompu constituent-elles des augures de sa fin probable ou s&#8217;agit-il simplement de soubresauts mineurs d&#8217;un régime, certes impopulaire, mais toujours préférable à l&#8217;anarchie ou à la nouveauté sociale de l&#8217;alternance&nbsp;?</p>


<p>Lors de la conférence internationale des intellectuels et hommes de culture d&#8217;Afrique et de la diaspora, de Mai  1996, à Dakar au Sénégal, dont le thème s&#8217;intitulait «&nbsp;la place de L&#8217;Afrique au 21° siècle », les Conférenciers identifièrent, à la lumière des expertises et des données statistiques, les deux causes fondamentales du sous développement du continent. Il s&#8217;agit, d&#8217;une  part, de l&#8217;absence d&#8217;implication, active et démocratique, de toutes les composantes sociales, économiques et politiques, aux différentes initiatives de développement politique et économique ou aux politiques publiques&nbsp;; et, d&#8217;autre part, la réelle rareté des hommes d&#8217;Etat, dignes de ce nom, et éventuellement charismatiques.</p> <pre></pre>

<p>Dans cet horizon, le Congo Brazzaville, dont la courte expérience démocratique (1992-1997) fut brutalement interrompue en octobre 1997, en est aujourd&#8217;hui la dramatique illustration. C&#8217;est ainsi que sa descente aux enfers actuels s&#8217;explique, pour une large part, par la conjonction de ces deux paramètres.</p>


<p>D&#8217;abord à travers la figure exemplaire du Général Denis SASSOU NGUESSO. C&#8217;est un personnage politique dont le déficit de légitimité reste chronique dans la mesure où, en permanence, il privilégie les registres  de la violence et de l&#8217;arbitraire. Il ne possède aucune vision stratégique et programmatique sur le futur désirable de son pays puisqu&#8217;il se satisfait d&#8217;un catalogue de recettes et de projets empiriques, sans cohérence d&#8217;ensemble, «&nbsp;La nouvelle Espérance », applaudi par les épigones et raillé par les critiques. Enfin, il est dépourvu des attributs propres aux hommes d&#8217;Etat d&#8217;envergure, en effet, il agit souvent de manière partisane, il ne corrige jamais les dérives et les extravagances, il se moque de l&#8217;intérêt général et du bien public et il est le promoteur premier de la corruption.</p>


<p>Devant ces handicaps objectifs, on comprend pourquoi ce Général s&#8217;échine à imposer depuis à notre peuple un modèle politique despotique, qui s&#8217;apparente à la fameuse &lt;&lt;épicerie familiale&gt;&gt;, assisté par une clientèle politique hétéroclite.</p>


<p>Ce système, né de la violence, l&#8217;imposture, le cynisme et la corruption, atteint aujourd&#8217;hui ses limites objectives. C&#8217;est une dictature, en bonne et due forme. Et comme toute dictature, elle ne peut se reformer, elle se désintègrera de l&#8217;intérieur ou alors elle sera décapitée par le peuple souverain. Néanmoins, en attendant cette fin inéluctable, ce système despotique s&#8217;acharne à survivre malgré sa nature anachronique&nbsp;: il veut absolument apparaître démocratique, il prétend défendre les libertés formelles, etc. Toujours dans cette optique de survie, il lui arrive de jeter des bouées salvatrices quand les conjonctures deviennent difficiles. Hier, il s&#8217;agissait du spectaculaire ralliement de Bernard BAKANA KOLELAS, l&#8217;éternel allié masochiste de Denis SASSOU NGUESSO. Demain, à qui le tour&nbsp;?</p>


<pre>Notre peuple a compris la nature politique de ces expédients, qui n&#8217;amusent et n&#8217;intéressent que leurs auteurs et leurs complices, toujours les mêmes acolytes. Ces ralliements n&#8217;étonnent plus. Seule l&#8217;alternance politique anime toute l&#8217;énergie de notre peuple. La communauté nationale en est consciente, pour preuve le refus de Madame Rama YADE, Secrétaire d&#8217;Etat français aux affaires étrangères et aux droits de l&#8217;homme de rencontrer le Général SASSOU NGUESSO ; les forces démocratiques et patriotiques sont prêtes à relever ce défi. L&#8217;enjeu, en effet, correspond à la question  suivante : Denis SASSOU NGUESSO et ses thuriféraires, visibles, c&#8217;est-à-dire le PCT et ses alliés, mais surtout masqués, les plus perfides, souvent il s&#8217;agit de présumés opposants, constituent-ils les ressorts du progrès social et politique ? La réponse de notre peuple, le souverain primaire est clair et limpide, et il l&#8217;a exprimé en de nombreuses occasions. Non, Denis SASSOU NGUESSO n&#8217;est pas le promoteur du progrès social et démocratique. Il en est le principal obstacle. Voilà pourquoi l&#8217;alternance, quelle qu&#8217;en soit la forme, devient le principal objectif de cette conjoncture politique.</pre>


<p>Le bilan kleptocratique du très long règne du Général Denis SASSOU NGUESSO semble en effet édifiant. La liste de ces errances est exemplaire&nbsp;:</p>


<p>·        La mise en place d&#8217;un cadre institutionnel inique, qui le consacre monarque absolu et surtout  Ubu roi.</p>


<p>·        Le minimum vital de notre peuple est comparable au quotidien paysan du Moyen Âge occidental: ni eau, ni électricité, ni éducation, ni système sanitaire.</p>


<p>·        L&#8217;insécurité alimentaire a atteint le seuil critique correspondant aux critères objectifs de la famine. C&#8217;est donc une famine qui ne dit pas son nom.</p>


<p>·        La faillite de l&#8217;Etat et de ses organes, qui n&#8217;assument plus depuis longtemps ses fonctions régaliennes. L&#8217;Etat devient un instrument partisan de domination politique du despote. Cette situation insécurise complètement l&#8217;ensemble de la population et l&#8217;assujettit à la loi des plus forts. La concorde nationale en lambeaux.</p>


<p>·        Les frustrations quotidiennes du peuple face à la famille régnante, dite présidentielle, dont les frasques inondent les journaux, et sa clientèle politique, toujours arrogante et méprisante, etc.</p>


<p>Le cri du c&#339;ur de Monsieur KOPA Ludovic Junior correspond bien aux attentes et aux exigences de notre peuple, ce jeune compatriote qui interpelle le Général SASSOU NGUESSO en ces termes&nbsp;: "<a href="...">...</a> M. SASSOU NGUESSO est un homme dépassé, un homme révolu, un homme du passé, à tel enseigne que tu ne seras jamais un vrai homme d&#8217;Etat <a href="...">...</a>". Et il poursuit, "<a href="...">...</a> Le Congo, ce beau pays vous a tout donné, éducation, nationalité, emploi, tout et même au-delà des espérances de vos géniteurs. Et pourtant, dans votre arrogance maladive et votre cynisme, vous ne voulez pas entendre les cris de ce peuple qui souffre. <a href="...">...</a>". Voilà un édifiant portrait psychopathologique qui rend improbable tout espoir de prise de conscience de la part de celui qui incarne à ce point ce pouvoir autocratique, le Général Denis SASSOU NGUESSO.</p>


<p>Au-delà de ce bilan kleptocratique et de ce portrait psychopathologique, ce régime, en l&#8217;espace d&#8217;une année a ouvert, toujours sous ce registre de l&#8217;ubuesque, d&#8217;autres pages sombres de notre histoire. Tenez&nbsp;:</p>


<p>·        La construction du mausolée Savorgnan DE BRAZZA, celui de la honte puisqu&#8217;elle érige en héros panthéonisé  un colonialiste patenté, voire un bourreau. C&#8217;est un acte sans précédent historique et une insulte à la mémoire résistante de notre peuple.</p>


<p>·        L&#8217;organisation des élections de la honte dignes de la seule Corée du nord de l&#8217;inamovible</p>


<p>Kim JONG IL. Poto Poto,  "Mboka Monéné " du musicien Antoine MOUNDANDA, le premier quartier historique de Brazzaville en est la tragique illustration puisque le député sortant, Monsieur Nicéphore FYLLA de Saint Eudes, double fois victorieux, mais est déclaré perdant sur l&#8217;ordre du Prince de MPILA, le  "Roi Soleil", au profit de son gendre, le sieur Jean de Dieu KOURISSA. Il s&#8217;agit là d&#8217;un  acte sacrificiel sur l&#8217;autel du délit d&#8217;opinion, FYLLA aurait manqué de respect au "Roi Soleil ",  au profit des intérêts de " l&#8217;épicerie familiale".</p>


<p>·        Enfin, le FESPAM de la honte où mes frères pygmées de la Likouala ont été relégués au rang d&#8217;animaux de foire ou de curiosités de parcs zoologiques, en plein 21°siècle.</p>


<pre>Cet enjeu politique inaugure une ligne de démarcation claire, notamment depuis ces pseudos élections du 24 juin 2007, à savoir, d&#8217;une part, le pouvoir de Denis SASSOU NGUESSO et sa clientèle politique, qui travaillent à la survie et à la conservation du pouvoir politique, afin de pérenniser ce système despotique ; et, de l&#8217;autre, l&#8217;aspiration de notre peuple au changement ou à l&#8217;alternance. Cette dynamique du changement doit être accompagnée et amplifiée.</pre>


<p>Mon parti, le Rassemblement pour la Démocratie et le Développement (RDD) s&#8217;inscrit dans cette logique claire de l&#8217;alternance politique radicale. Ainsi, les festivités du 15/08/2007, liées à la célébration de l&#8217;indépendance du Congo Brazzaville,  à Owando, la préfecture régionale de la Cuvette centrale, ne peuvent nous concerner ni de près ni de loin. En effet, il ne s&#8217;agit jamais de fêtes nationales, ni pour l&#8217;indépendance, ni pour le FESPAM, par exemple, car à chaque fois ce sont des entreprises de propagande politique en l&#8217;honneur du Grand Timonier éclairé Denis SASSOU NGUESSO.</p>


<p>Par ailleurs, toutes les expériences précédentes l&#8217;ont démontrées, ces municipalisations dites accélérées ne sont rien d&#8217;autre que des entreprises déguisées d&#8217;enrichissements accélérés de "l&#8217;épicerie familiale" et de la clientèle politique. Aussi, tous ceux qui y participent, de manière naïve, en arguant qu&#8217;il s&#8217;agit simplement d&#8217;une fête nationale, ou en conscience et de manière cynique, ils apportent de fait leur caution à ce régime corrompu. Ils s&#8217;opposent objectivement à l&#8217;alternance politique salutaire.</p>


<p>Pour ma part, je fais mien cette réflexion, oh&nbsp;! Combien d&#8217;actualité, de Franz FANON&nbsp;: "Chaque génération doit dans une relative opacité découvrir sa mission, la remplir ou la trahir". Ainsi, à tous ceux qui ont choisi l&#8217;indifférence face aux souffrances de notre peuple, ou à tous ceux qui sont tentés par la compromission, ou à tous ceux qui sont gagnés par la résignation, je leur suggère cette réflexion de Jean Marie BOCKEL Secrétaire d&#8217;Etat français de la Coopération&nbsp;: "Nos lâchetés d&#8217;aujourd&#8217;hui peuvent être les conflits de demain"</p>


<p>Pour paraphraser le regretté MONGO MBETI, ce digne fils d&#8217;Afrique, le pouvoir n&#8217;a pas dit son dernier mot, nous non plus. En effet, le Général SASSOU NGUESSO Denis constitue l&#8217;obstacle principal du progrès social et du développement économique et politique du Congo Brazzaville. C&#8217;est le grand temps de l&#8217;alternance. Tous les Congolais doivent travailler à sa réalisation.</p>


<pre></pre>

<p>Guy MAFIMBA MOTOKI</p>


<p>Membre du comité directeur du RDD</p>]]></content:encoded>
</item>
<item rdf:about="http://www.grioo.com/blogs/lepangolin/index.php/2007/06/02/1967-afrique-francophone-la-question-des-diplomes-et-la-fuite-des-cerveaux">
  <title></title>
  <link>http://www.grioo.com/blogs/lepangolin/index.php/2007/06/02/1967-afrique-francophone-la-question-des-diplomes-et-la-fuite-des-cerveaux</link>
  <dc:date>2007-06-02T15:09:01+00:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>lepangolin</dc:creator>
  <dc:subject>Diaspora</dc:subject>
  <description></description>
  <content:encoded><![CDATA[<p>Pour mieux saisir les enjeux de la fuite des cerveaux en Afrique francophone, il est utile de s&#8217;intéresser à la question des diplômes. Cette question peut être abordée à travers l&#8217;harmonisation internationale selon les règles établies par l&#8217;UNESCO. Le problème de fond est celui des ressources humaines suffisamment formées qui sont nécessaires pour le développement des pays africains dans le contexte actuel de la mondialisation.</p> <p><strong>L&#8217;harmonisation des diplômes.</strong></p>


<p>Le système d&#8217;harmonisation des diplômes de l&#8217;enseignement supérieur tel que nous le connaissons aujourd&#8217;hui a été élaboré à la suite de la seconde guerre mondiale, plus précisément au cours de l&#8217;année 1949. Ce système de reconnaissance et d&#8217;équivalence intervient dans le cadre des accords intergouvernementaux et est régi par un ensemble de conventions qui sont devenues officielles à partir de 1953. Ces conventions ont pour objectif de créer un cadre légal pour la reconnaissance des diplômes délivrés au sein des Etats membres, de permettre et de gérer la mobilité des étudiants étrangers dans l&#8217;espace international de formation. A partir des années soixante dix, l&#8217;UNESCO a pris des initiatives au sujet de l&#8217;harmonisation des différents systèmes de formation internationale afin de permettre à l&#8217;ensemble de ces universités de se relier entre elles à travers leur mise en réseau. C&#8217;est ainsi qu&#8217;ont été élaborées des conventions régionales pour la reconnaissance des études et des titres de l&#8217;enseignement supérieur qui sont devenues effectives pour les Caraïbes à partir de 1974, en 1978 pour les Etats Arabes, l&#8217;Europe en 1979, l&#8217;Afrique à partir de l&#8217;année 1981, L&#8217;Asie et le Pacifique au cours de l&#8217;année 1983. Toutefois, certains Etats, comme ceux de l&#8217;espace européen semblent jouir de privilèges par rapport aux autres pays . Par exemple, c&#8217;est le cas des universités européennes où il existe un accord commun qui favorise la mobilité et la reconnaissance des titres universitaires des chercheurs européens. D&#8217;ailleurs, ce cadre se matérialise à travers la validation institutionnelle des projets de recherches qui sont gérés par le dispositif que l&#8217;on nomme ERASMUS.
Somme toute, depuis quelques années, l&#8217;Agence Universitaire de la Francophonie (AUF) développe des projets bilatéraux avec les pays africains. Ces projets permettent aux étudiants et aux chercheurs Africains de s&#8217;inscrire dans des projets de mobilité.
C&#8217;est par rapport à cette mobilité garantie par certaines institutions que l&#8217;on peut mieux mesurer l&#8217;importance de ce qu&#8217;on appelle la fuite des cerveaux, quand on sait que celle-ci renvoie aux choix individuels de certains cadres, c&#8217;est-à-dire de certaines compétences.</p>


<p><strong>La fuite des cerveaux ou l&#8217;exode des compétences.</strong></p>


<p>En Afrique francophone, le problème de la fuite de ces cerveaux concerne différents secteurs de la formation supérieure où l&#8217;on assiste à une perte massive des ressources humaines. L&#8217;Organisation Internationale pour les Migrations (OIM) estime qu&#8217;entre 1960 et 1975, ce phénomène a concerné sur 27 000 personnes. De 1975 à 1984, ce chiffre a atteint 40 000. Depuis 1990, ce sont au moins 20 000 personnes qualifiées qui quittent le continent chaque année.
Au-delà des projets de mobilité interuniversitaire qui permet aux étudiants et aux chercheurs d&#8217;améliorer leurs outils de travail en même temps qu&#8217;ils s&#8217;inscrivent dans une dynamique de recherche et d&#8217;échanges pluridisciplinaires et interculturelles, la question du maintien des ressources humaines demeure pour l&#8217;Afrique un problème crucial, car comment penser le développement et l&#8217;exploitation des richesses du continent si celui-ci n&#8217;arrive pas à mettre sur pied une politique efficace pour garder ses meilleurs cadres&nbsp;?
D&#8217;autant que les Etats africains consacrent des sommes colossales à l&#8217;enseignement supérieur. Sans une réflexion sur les filières à promouvoir et la capacité d&#8217;accueil de chaque pays du continent, on continuera sans doute à assister au gaspillage et à la fuite des cerveaux africains qui ne feront que renforcer l&#8217;écart entre pays riches et pays pauvres. Dans un rapport publié par Alain Coulon et Saeed Paivandi intitulé&nbsp;: «&nbsp;Les étudiants étrangers en France&nbsp;: L&#8217;état des savoirs », et précisément au sujet de l&#8217;exode des compétences, il apparait que cette dernière question est l&#8217;une des plus importantes entre la France et les pays africains. Selon le résultat de l&#8217;OCDE pour l&#8217;année 2003 toujours dans ce rapport, environ 400000 spécialistes des pays du Sud rejoignent chaque année les Etats-Unis, l&#8217;Union Européenne et le Japon.</p>


<p>De ce point de vue, cette question devrait être prise en compte dans le débat actuel en France, en vue de l&#8217;élection présidentielle. On ne devrait pas en effet oublier que le thème de «&nbsp;l&#8217;immigration choisie&nbsp;» véhiculé récemment en France exprime la volonté de certaines forces politiques françaises de disposer des compétences africaines au mépris des besoins de développement du continent Noir.
Il est évident que le problème de l&#8217;exode des compétences est un problème politique et, qui ne peut trouver de solutions qu&#8217;à travers de nouveaux choix et de nouvelles pratiques de gouvernance dans les pays africains. Et c&#8217;est dans ce sens qu&#8217;une nouvelle coopération entre les pays africains et les pays industrialisés favorable à la mobilité internationale des compétences pourra être mise en &#339;uvre sans favoriser un exode de compétences qui soit bénéfique qu&#8217;aux seuls pays du Nord. En ce sens, le dispositif de projet de formation, «&nbsp;Transfert of Knowledge Through Expatrial National », (Transfert de Connaissance par l&#8217;intermédiaire des Nationaux Expatriés) mis en &#339;uvre au Mali en 1996 a permis le développement d&#8217;une coopération internationale pertinente. Afin d&#8217;éviter des pratiques dont relève le discours sur «&nbsp;l&#8217;immigration choisie.&nbsp;» et sur «&nbsp;la fuite des cerveaux&nbsp;» unilatéral, on peut prévoir la création commune de réseaux de mobilité.</p>


<p>Fanela Célestin  in <strong>www.telemacongo.com</strong></p>]]></content:encoded>
</item>
<item rdf:about="http://www.grioo.com/blogs/lepangolin/index.php/2007/04/25/1896-si-le-pouvoir-de-brazzaville-adoptait-la-strategie-gagnant-gagnant-a-propos-de-futures-elections">
  <title>SI LE POUVOIR DE BRAZZAVILLE ADOPTAIT LA STRATEGIE GAGNANT-GAGNANT A PROPOS DE FUTURES ELECTIONS ?</title>
  <link>http://www.grioo.com/blogs/lepangolin/index.php/2007/04/25/1896-si-le-pouvoir-de-brazzaville-adoptait-la-strategie-gagnant-gagnant-a-propos-de-futures-elections</link>
  <dc:date>2007-04-25T13:04:08+00:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>lepangolin</dc:creator>
  <dc:subject></dc:subject>
  <description></description>
  <content:encoded><![CDATA[<p>En parlant de système politique idéal, en contrée africaine où malheureusement prolifèrent encore beaucoup de pouvoirs asymétriques, il est toujours utile de rappeler  que le seul système connu à ce jour qui garantirait une plus grande réciprocité type gagnant-gagnant de la relation qui lie les gouvernants aux gouvernés est le système démocratique. Cela se traduit. dans le fait que le gouverné peut révoquer les gouvernants à des dates précises lorsqu&#8217;il n&#8217;est pas satisfait. Il n&#8217;y a pas lieu de faire des révoltes ou des révolutions. En effet la régularité des rendez-vous électoraux donne au peuple le sentiment de détenir le pouvoir et à chacun des ambitieux l&#8217;espoir d&#8217;avoir son tour. Ce qui  fait que les acteurs de cette relation s&#8217;obligent à coopérer et à surtout à ne pas créer des précédents pouvant arrêter le jeu.</p> <p>Les gouvernants pour durer sont obligés d&#8217;être à l&#8217;écoute des doléances des gouvernés, en satisfaisant le minimum vital des électeurs, pour espérer avoir leur suffrage lors des rendez-vous  électoraux..
Ce système malgré certains défauts et critiques a ans son ensemble, au cours de l&#8217;histoire, montré sa stabilité et une meilleure performance dans le sens du progrès, par rapport à d&#8217;autres systèmes politiques.
Le système démocratique, qui par ailleurs est essentiellement basée sur les élections, ne tient que parce qu&#8217;il offre à ses protagonistes une forte espérance en l&#8217;avenir, comme grande récompense de vivre ensemble sans violences.
C&#8217;est pourquoi les peuples africains avides de libertés vivant sous des dictatures réclament la démocratie, car ce système, à cause de ses caractéristiques,  a de ce fait les fondements d&#8217;une paix perpétuelle, et d&#8217;une non-violence qui impliquent une coopération du type Gagnant-Gagnant et beaucoup de tolérance.</p>


<p>Les élections dans un système véritablement démocratique ne sont jamais une confrontation à somme nulle. Pour que la démocratie puisse continuer à fonctionner et empêcher des révoltes, il est donc essentiel que toutes les parties (partis politiques et  autres forces politiques) aient une parcelle de pouvoir. Dans telles démocraties, notamment occidentales et asiatiques, il est mal vu qu&#8217;un seul camp détienne tous les pouvoirs (présidentiel, législatif, local, économique, administratif, culturel, sportif, etc.) qui font fonctionné un pays comme c&#8217;est encore le cas dans plusieurs pays d&#8217;Afrique.
Dans les conditions idéales de démocratie si pareille situation advenait, le risque d&#8217;insurrection, de grèves, de révoltes et de révolutions, est fortement élevé, du fait même des frustrations qu&#8217;engendrent toute privation de pouvoir et de la tendance naturelle à une hégémonie de type presque totalitaire pour celui qui détient tous les pouvoirs. C&#8217;est ce qui se passe dans la plupart des pays africains dont les pouvoirs évoluent sous les multiples  formes de la dictature.
C&#8217;est pourquoi dans les démocraties où surviendrait l&#8217;asymétrie du pouvoir, le pays devenait ingouvernable. Les citoyens se  sentent en danger de démocratie, descendent dans la rue, pour reprendre le pouvoir. Et souvent on a vu que pour éviter le chaos, les tenants du pouvoir  convoquaient des élections anticipées. Tout cela pour apaiser le pays. De telles situations se passent souvent en Occident et en Asie.
En ce qui concerne l&#8217;Afrique, on est loin de tels schémas, qui semblent idéaux au vu de ce que nous révèle les faits historiques et la vie quotidienne.
L&#8217;Afrique tout entière avec des systèmes présidentiels, ne reposant pas sur la représentation nationale de toutes les composantes du pays,  aurait plutôt des systèmes non démocratiques donc asymétriques du pouvoir. Ainsi toutes les élections sont sujettes à débats et suspicions de la part de ceux qui ne sont pas au pouvoir et de crainte énorme pour ceux détenant tous les pouvoirs.
Ce qui se passe dans la plupart des pays africains, particulièrement de l&#8217;Afrique centrale (Angola, Cameroun, Congo, Congo Kinshasa, Centrafrique, Gabon, Guinée équatoriale, Tchad), les pouvoirs évoluent sous forme de dictature totalitaire, où l&#8217;opposition ne détient aucun levier de pouvoir tant politique, militaire, économique, administratif, culturel, sportif, que médiatique.
Ce qui fait que ne disposant de rien, ces oppositions espèrent prendre le pouvoir à la suite des élections, car les pouvoirs en place ayant dans le passé fait preuve de cruauté inimaginable en guise de représailles pour ceux voulant mettre fin à la mascarade de jeu démocratique qui leur impose.
C&#8217;est le cas, plus particulièrement, du Congo qui a connu un coup d&#8217;Etat sanglant en octobre 1997 suivi d&#8217;une atroce guerre incivile contre des populations civiles démunies, qui refusaient le nouvel ordre de  décembre 1998 à  début 2002..</p>


<p>En 2007, la situation post-conflit du Congo a conditionné les acteurs politiques luttant contre la dictature actuelle pour prôner une stratégie non-violente pour le retour de la vraie démocratie. Or plusieurs analystes soulignent le fait que le pouvoir actuel oblige les acteurs politiques et les populations congolaises qui souffrent à faire cette lecture. Ces derniers sont fortement convaincus que le camp de Sassou n&#8217;est pas prêt à lâcher du leste, qui plus est, il est quasi certain que seule la contrainte violente l&#8217;y obligerait. A ce niveau personne n&#8217;ose pas prendre la responsabilité historique de ce risque. C&#8217;est ce qui explique les impressions de résignation des Congolais malgré les révélations de scandales  et l&#8217;étalement au grand jour de l&#8217;hyper incompétence du gouvernement et de l&#8217;administration.
Il est donc indéniable de noter que le pouvoir actuel réussit bien dans sa campagne de communication, pour soumettre les congolais, au point d&#8217;aliéner volontairement leurs libertés. Même les détracteurs et les opposants sont tétanisés par les violences extrêmes de Sassou et les siens de 1997 à 2002, refusent l&#8217;idée d&#8217;un éventuel affrontement pour changer les choses.</p>


<p>Dans cette situation où  les rapports des forces politiques et d&#8217;autres forces (économiques, culturelles, administratives, des médias, etc.&#8230;.) sont très défavorables aux opposants et aux Congolais qui croupissent dans la misère et la dictature, le dilemme de l&#8217;opposition, face aux prochaines élections législatives de juin 2007 et présidentielles de 2009, organisées de manière unilatérale, peut être assimilé comme le du dilemme du prisonnier issu de la théorie des jeux.</p>


<p>Pour l&#8217;opposition, le dilemme «&nbsp;Participer ou pas aux élections&nbsp;? », se pose en termes d&#8217;avenir sociétale et/ou de changement des rapports des forces.
Dans tous les cas un examen minutieux de l&#8217;histoire africaine plus particulièrement de ce qui s&#8217;est passé au Tchad avril 2006 et au Gabon en décembre 2006, Congo démocratique en 2006, Sénégal en février 2007, d&#8217;un côté et de ce qui s&#8217;était passé à Madagascar, Bénin, Ghana, Mali, Libéria, rend difficile, une prise de position.
Néanmoins dans le contexte congolais au vu des antécédents et de l&#8217;incertitude réelle à cause des enjeux géostratégiques et économiques qui font intervenir des acteurs autres que des Congolais, l&#8217;on va essayer de faire une analyse de différentes stratégies, de l&#8217;opposition congolaise..</p>


<p>Pour l&#8217;heure, quel que soit le camp  (pouvoir actuel ou opposition), il s&#8217;agit d&#8217;un jeu (pseudo démocratique) dans lequel le camp du pouvoir actuel peut soit coopérer (accepter les revendications de l&#8217;opposition) soit faire défection en organisant de manière non consensuelle les élections.
Cela est aussi valable pour l&#8217;opposition, elle peut soit coopérer en acceptant d&#8217;aller sans conditions aux prochaines élections organisées par le pouvoir actuel, soit faire défection en boycottant  les élections.
Pour la démocratie congolaise, quels sont, alors, les gains,  issus de différentes attitudes de deux camps en présence ,selon la participation ou non de l&#8217;opposition au jeu&nbsp;?</p>


<p>1) Si les deux camps coopèrent, le pouvoir et l&#8217;opposition établissent un consensus sur les modalités de participation et de déroulement de tout le processus électoral, on va affecter une récompense (R )&nbsp;: Démocratie et la Paix
2) Si les deux camps ne coopèrent pas, c&#8217;est-à-dire le pouvoir organise de façon unilatérale les élections, et que l&#8217;opposition les boycotte, on va affecter une perte (P)&nbsp;: Pas de Démocratie et de Paix
3) Si l&#8217;un des camps fait défection, quand le cas notamment où l&#8217;opposition accepte les élections sans obtenir le consensus sur la transparence et que le camp Sassou en ne coopérant pas et  tricherait. L&#8217;opposition et le peuple congolais seront dupés. La répartition des gains serait pour l&#8217;opposition le salaire de dupe (S) merci ina ba ké pesa na imbua, c&#8217;est-à-dire pas de députés à peine 10 à 20 histoire de valider la posture pseudo démocratique de Sassou,  et pour le camp Sassou le gain de la Tentation (T) sera grand, c&#8217;est-à-dire de faire pareil aux prochaines élections (présidentielles), car cette configuration de jeu a déjà eu lieu dans le passé en 2002. Sassou et son camp avait raflé la mise, l&#8217;opposition ayant coopéré en participant et surtout en reconnaissant les résultats de ces élections. Elle a même formé un groupe parlementaire au sein du fameux parlement.</p>


<p>Après avoir sérié les différentes configurations de confrontations entre l&#8217;opposition et le pouvoir, pour pouvoir donner quelques éléments de réflexion voire de réponses au dilemme de l&#8217;opposition, il est utile d&#8217;établir une classification des hiérarchies des gains obtenus par chacun des camps à l&#8217;issue de chaque jeu pseudo démocratique.</p>


<p>On dénombre quatre type de gains. Il s&#8217;agit de&nbsp;:</p>


<p>Gain de la tentation noté T
Gain de coopération noté G
Gain de la défection de deux camps noté P  perte
Gain de la non coopération d&#8217;un camp et coopération de l&#8217;autre noté D pour celui qui a été dupé car ayant adopté la stratégie de coopération</p>

<pre></pre>

<p>Le gain de la tentation (T) est supérieur à tous les gains. Ensuite vient le gain de la coopération (G) qui lui est supérieur au gain de la défection (P) en dernier de cette hiérarchie se trouve le gain de la duperie (D). En résumé on a&nbsp;:
Tentation &gt;Gagnant&gt;Perte&gt;Duperie</p>


<pre>	A partir de ces critères objectifs, on doit pouvoir analyser les éléments susceptibles de faire partie d&#8217;une stratégie gagnant-gagnant afin d&#8217;avoir des élections équitables et acceptées par tous les camps, au delà le rétablissement d&#8217;une vraie démocratie et le retour du pouvoir au peuple.</pre>


<p>Première situation&nbsp;:
Les acteurs politiques congolais sont convaincus que l&#8217;avenir est certain et très important pour eux. Qu&#8217;ils ont des comptes à rendre au peuple congolais. Ils adoptent la stratégie du Gagnant/Gagnant.
Pour cela avec le temps, ce que chacun des camps gagne doit être supérieur au gain de la tentation d&#8217;être seul.
On doit souligner que cette stratégie est stable sur le long terme quand elle ne peut pas être remplacée ou écarté par la stratégie du Toujours seul contre Gagnant-Gagnant.
C&#8217;est-à-dire si l&#8217;opposition adopte Gagnant-gagnant en acceptant de participer et que le camp Sassou adopte la stratégie Toujours seul, ce dernier gagne au premier coup, c&#8217;est ce qui s&#8217;est passé en 2002. L&#8217;opposition avait accepté ces élections et ses résultats en espérant installer la confiance sur l&#8217;avenir afin d&#8217;aboutir à une situation de non-violence durable. Et éviter surtout des morts. L&#8217;opposition a été dupée donc a obtenu la gain de dupe (D), Sassou avait promis la démocratie et la paix, la situation économique, sociale et politique de 2007 nous prouve le contraire.
Ce que le pouvoir actuel n&#8217;a pas compris, car il continue à adopter la stratégie du Toujours seul qui leur a fait obtenir un gain supérieur celui de la tentation (T). Le pouvoir actuel a tous les pouvoirs et ne peut que se comporter en dictature car il n&#8217;y a pas de contrepouvoirs.
Ce qui devait être prévisible pour tout analyste, c&#8217;est que le camp Sassou n&#8217;a pas intérêt à changer de stratégie car celle adoptée en 2002 fut gagnante pour lui et il n&#8217;a pas subi de représailles de la part de l&#8217;opposition qui avait accepté de siéger tout en sachant que le pouvoir actuel avait triché. Au contraire il a reçu de récompense, les opposants les plus irréductibles à Sassou ont fini par le reconnaître et s&#8217;activent naïvement en espérant le battre aux élections,  le FMI pouvait traiter avec un pouvoir «&nbsp;élu », au niveau international et national, le régime de Sassou se considèrerait démocratique à cause de ses élections, donc fréquentable.
L&#8217;opposition congolaise n&#8217;a pas été capable de boycotter les mascarades des sessions parlementaires.
Comme on le voit la stratégie Toujours seul est supérieur à tous les autres gains issus des autres stratégies, lorsque la relation est susceptible de ne pas se reproduire dans l&#8217;avenir.
Sassou en effet espérait refondre la configuration politique des acteurs congolais, d&#8217;où la tentative de refondation du PCT, l&#8217;accord avec Kolélas, la nouvelle loi sur les partis politiques, et la corruption généralisée pour faire exploser les autres partis notamment l&#8217;UPADS, l&#8217;UDR Mwinda, et subsidiairement le RDPS.
Donc je pense qu&#8217;en 2007 et 2009 Sassou n&#8217;a aucun intérêt à changer de stratégie, il ne peut qu&#8217;appliquer la stratégie Toujours Seul, c&#8217;est à l&#8217;opposition de se déterminer pour ne pas une fois encore délivrer un blanc seing à Sassou et son clan.
Soit elle adopte la stratégie gagnant-gagnant face à la stratégie de la tentation de Sassou et elle obtient le gain des dupes (Rien), comme ce fut le cas en 2002 et au Gabon en 2006.
Soit elle crée les rapports de force (faire savoir de manière lisible au camp Sassou et ses souteneurs occidentaux de la possibilité de fortes représailles) qui contraignent le camp Sassou à être obligé d&#8217;adopter la stratégie gagnant-gagnant.</p>


<p>Deuxième situation&nbsp;:
Adopter la stratégie Gagnant-gagnant contre Gagnant-gagnant, dans l&#8217;immédiat le gain serait moindre pour le camp Sassou et pour l&#8217;opposition, mais s&#8217;avérerait sur le long terme élevé pour les deux camps. Cette stratégie a déjà eu lieu dans le passé politique congolais. En 1991, Lissouba fut battu aux élections pour le poste de premier ministre de la transition par André Milongo, une année plus tard il sortit vainqueur des élections de 1992 et devint président. André Milongo en tant que premier ministre ayant adopté la stratégie Gagnant-gagnant en organisant des élections transparentes, avec deux députés devint président de l&#8217;Assemblée nationale. De premier ministre il pouvait contrôler l&#8217;action de l&#8217;Etat. Bien avant cette période, Sassou qui auparavant avait régné avec une main de fer, accepta de partager le pouvoir avec Milongo, face à la déferlante qui s&#8217;abattait contre lui eut la vie sauve à cause de la stratégie gagnant-gagnant. Si par malheur il avait adopté la stratégie du toujours seul comme Mobutu à la même époque, il aurait connu le même sort. Sassou avait vite compris qu&#8217;il devait abandonner la première posture issue du congrès du PCT en 1989 opposée au partage.</p>


<p>Troisième situation&nbsp;:
Face à la stratégie toujours seul de Sassou, l&#8217;opposition adopte la stratégie  de défection, c&#8217;est-à-dire boycotte les élections. Sur le coup, dans l&#8217;immédiat, les gains seront repartis ainsi&nbsp;:
Gros gain pour le camp Sassou car gain de la tentation, il aura tous les pouvoirs. Assemblée monocolore.
L&#8217;opposition quant à elle n&#8217;obtient rien sur le coup, mais donne un coup de frein voire d&#8217;arrêt au jeu, le jeu de la mascarade démocratique est révélé. Les souteneurs occidentaux et les sociétés auront du mal à justifier leur pillage sous couvert de traiter avec un gouvernement élu démocratiquement.
Pour l&#8217;opposition, le boycott  présente deux avantages
1)  l&#8217;opposition ne sentira plus moralement obligée de respecter les lois du pseudo jeu démocratique
Elle pourra en ce moment se considérer en résistance et hors la loi.
Une situation qui obligerait Sassou à négocier de nouvelles règles pour rétablir le jeu.
2) Sassou ne pourra plus se prévaloir et/ou se reposer sur les gains des élections pour légitimer son pouvoir et continuer à vouloir être seul au pouvoir.</p>


<p>Quatrième situation</p>


<p>Le camp du pouvoir coopère en acceptant les revendications de l&#8217;opposition, et cette dernière ne coopère pas. Le camp Sassou reçoit le salaire de dupe en perdant le pouvoir avec toutes les conséquences. L&#8217;opposition prend le pouvoir. Elle aurait atteint son objectif&nbsp;: faire partir Sassou.
Dans l&#8217;immédiat l&#8217;opposition croit gagner mais sur le long terme, elle perd, surtout la démocratie congolaise. Car le camp de Sassou frustré va tenter de prendre le pouvoir comme en 1997.</p>


<p>On peut résumer ces quatre situation par le schéma ci-dessous&nbsp;:</p>



<pre>                                              Pouvoir coopère
                                                       +</pre>




<pre> Cadran  IV  - +  Démocratie faible                                   Cadran I  ++ Démocratie et Paix</pre>

<p>Instabilité institutionnelle                                                      stabilité institutionnelle</p>


<pre></pre>



<pre>       _                                                                                                                            +</pre>

<p>Opposition ne coopère pas                                                                        Opposition coopère</p>



<p>Cadran  III   Dictature  - -                                       Cadran  II + - Démocratie de légitimation de
Chaos et violence élevée                                                           dictature pas de paix</p>

<pre></pre>





<pre>                                              -
                                Pouvoir ne coopère pas</pre>



<p>En conclusion, on le voit dans le contexte actuel, le Congo n&#8217;a pas besoin des élections même si la démocratie passe par des élections. Il lui faut trouver et instituer un vrai projet de société.
La convoitise du pouvoir qui anime l&#8217;action de la plupart des membres de l&#8217;opposition car exclue de la «&nbsp;mangeoire&nbsp;» n&#8217;arrangerait pas les choses de la  démocratie congolaise.
En effet l&#8217;exercice de la démocratie actuelle, par le pouvoir en place, est une démocratie de légitimation de la dictature. Entre les Congolais et Sassou c&#8217;est ce dernier qui a fortement besoin d&#8217;élections pour pouvoir au niveau international valider sa position dominante au sein du pouvoir congolais, ce que l&#8217;opposition congolaise n&#8217;a pas encore compris. Si elle est vraiment une démocratie, elle devra selon moi refuser toutes élections tant que les règles de jeu c&#8217;est-à-dire la constitution, ne seront pas modifiées. Il convient d&#8217;agir pour sortir des systèmes présidentiels.
Enfin l&#8217;opposition congolaise au lieu de réclamer inutilement des élections pour élire des députés d&#8217;une assemblée émasculée, car disposant de moins pouvoir, devrait plutôt déplacer le débat sur les problèmes de sociétés et des institutions. Elle devrait proposer un programme cohérent, fort et totalement différent en s&#8217;engager à sortir les institutions congolaises du système présidentiel.</p>]]></content:encoded>
</item>
<item rdf:about="http://www.grioo.com/blogs/lepangolin/index.php/2007/02/19/1777-manifeste-pour-lorganisation-des-etats-generaux-de-lafrique-pour-la-creation-des-etats-unis-dafrique">
  <title></title>
  <link>http://www.grioo.com/blogs/lepangolin/index.php/2007/02/19/1777-manifeste-pour-lorganisation-des-etats-generaux-de-lafrique-pour-la-creation-des-etats-unis-dafrique</link>
  <dc:date>2007-02-19T21:51:26+00:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>lepangolin</dc:creator>
  <dc:subject></dc:subject>
  <description></description>
  <content:encoded><![CDATA[<p>Comme à mon habitude je viens vous livrer un commentaire que j'ai trouvé interessant à partager avec vous.</p>


<p>Je l'abstiens toujours de porter de jugement de valeur cela pour permettre un débat autour du commentaire.</p>


<p>je vous invite donc à la lecture et vous oblige presque à réagir plus nous serons nombreux à véhiculer cette idée dans chacun de nos pays, meiux nous réussirons dans cette voie que je considère que le seule et véritable issue pour l'Afrique. Je rappelle que tous les pays d'Afrique ont les même problèmes car ayant un même fond culturel et surtout une unique histoire douloureuse.</p>


<p>Pour ma part je suis convaincu depuis longtemps de la viabilté et de la faisabilité des ETATS UNIS D'AFRIQUE pour notre cher continent.</p> <p>Titre du commentaire&nbsp;: <strong>L'organisation des Etats Généraux de l'Afrique pour la création des Etats-Unis d'Afrique</strong></p>


<p>Commentaire&nbsp;: Voici notre contribution pour la création des Etats-Unis d'Afrique.</p>


<p>Ce document avait été adressé au Président de la Commission de l'Union Africaine, le Professeur Alpha Omar Konaré en mars 2004. Bonne lecture.</p>


<p>Groupe de Travail des Etudiants Africains de France (GTEAF) AFRIQIYAH Paris le 21 septembre 2003 Le Groupe de Travail des Etudiants Africains de France (GTEAF) s'est expressément réuni à Paris en date du 21 septembre 2003 pour mener une réflexion sur la question éminemment urgente, des récentes évolutions que vit notre continent.</p>


<p>Le présent document vise à contribuer et enrichir par quelques propositions le débat au sein des commissions de la nouvelle Union Africaine. Celui-ci est sûrement ouvert et associe sans nul doute toutes les élites sociales, économiques et politiques panafricaines.</p>


<p>Car lélaboration d'un projet de société d'échelle continentale passe nécessairement par-là. L'objectif est de susciter au sein du Conseil Exécutif de l'Union Africaine, l'organisation des ETATS GENERAUX DE L'AFRIQUE.</p>


<pre>Les nouvelles mutations du contexte international et la situation politique, économique et sociale de l'Afrique ont constitué les facteurs clés à la base de notre démarche. Il convient, avant d'aller plus loin, de revenir un tant soit peu sur les principaux traits. Depuis l'effondrement du mur de Berlin et la fin des rivalités Est-Ouest symbolisées par l'opposition Etats-Unis - Union soviétique, le monde se dirige irrémédiablement vers un bloc monolithique : celui d'une mondialisation dont les seuls architectes demeurent à l'heure actuelle les Etats-Unis d'Amérique. Dans ce nouveau panorama politique et économique, la première puissance du monde cherche à peser de tout son poids sur les relations internationales afin de continuer à jouer le rôle de leadership, malheureusement en exerçant une domination de type impérialiste à l'échelle planétaire, au mépris souvent des règles du droit international et du droit à l'émancipation et l'autogestion des autres peuples. Mais on constate que malgré leur puissance économique et militaire, les Etats-Unis ont toujours eu besoin de s'unir à d'autres Etats du même continent. Ils ont créé avec le Canada (un autre Etat d'Amérique du Nord) et le Mexique (un Etat d'Amérique latine) un espace économique commun connu sous le sigle de l'ALENA . Pour leur part, certains pays d'Amérique latine ont entrepris de se dégager progressivement de la tutelle impérialiste nord-américaine, notamment depuis la fin de la guerre froide.</pre>


<p>Leurs efforts se sont traduits concrètement par la mise sur pied d'un marché commun&nbsp;: le MERCOSUR. Craignant de voir cette partie du monde échapper à son contrôle, le Président George W. Bush avait aussitôt convoqué à l'époque, un «&nbsp;sommet des Amériques&nbsp;» réunissant tous les Etats d'Amérique du Nord, des Caraïbes et du Sud, à l'exception de Cuba. Mais, il est parfaitement clair que le but de celui-ci n'était autre que de garder une mainmise permanente sur cette région du monde que Washington a toujours considéré comme sa chasse gardée. Or, à l'heure actuelle, les peuples de ces Etats, mus par des idéaux de justice et d?émancipation, y compris certains des dirigeants d?Amérique latine dont la nouvelle génération actuellement au pouvoir, s'organisent très activement pour trouver des voies et moyens authentiques leur permettant d'atteindre leurs objectifs et affirmer ainsi leur «&nbsp;personnalité ». Les changements politiques survenus au Venezuela, au brésil, et plus récemment en Argentine (pour ne citer que ces cas là) le prouvent suffisamment.</p>


<p>En Asie, le Japon et les «&nbsp;quatre dragons&nbsp;» constituent un autre pôle économique, capable depuis bien des années de rivaliser avec la puissance nord-américaine partout dans le monde.</p>


<p>La République Populaire de Chine de son côté, a déjà entrepris de grandes réformes pour rattraper son retard économique. Dans quelques années elle sera assurément une grande puissance économique avec laquelle il faudra compter «&nbsp;dans la bataille des marchés&nbsp;» dans le monde au cours de ce XXIème siècle. Il y a peu elle s'est d'ailleurs rapprochée de l'Inde, l'autre puissance démographique asiatique détentrice elle aussi de l'arme atomique. Tous ces événements renforcent notre détermination et l'impérieuse urgence de mettre tout à profit pour concrétiser au plus vite le «&nbsp;réveil&nbsp;» de notre continent et l'unité des peuples et des Etats.</p>


<p>Plus près de chez nous, dans un continent pourtant moins riche mais beaucoup plus développé que le nôtre, les pays européens sont en train de parachever leur unité économique. Les premiers signes palpables de cette union ont été l'adoption de l'Euro comme monnaie unique européenne à partir de janvier 2002 et son élargissement aux pays de l'Est où l'adhésion d'anciens Etats du bloc «&nbsp;communiste&nbsp;» aura à long ou moyen termes, des retombées positives. Il semble tout à fait clair que les dirigeants européens ont très tôt compris que sans l'unité de leur continent, l'Europe ne pourra jamais faire face à la puissance financière et monétaire des Etats-Unis.</p>


<p>Quant à notre continent, le bilan est négatif sur toute la ligne et la situation économique plus que jamais catastrophique. L'Afrique présente à l'heure actuelle les traits caractéristiques d'un continent sous-développé où règnent&nbsp;: la misère, la famine, l'analphabétisme, l'illettrisme, les maladies telles le sida, la lèpre, la tuberculose, le paludisme etc. Les interminables guerres civiles observées sur le continent africain au Soudan, en République Démocratique du Congo, au Burundi et au Libéria contribuent au malheur des populations civiles africaines, les obligeant à quitter leurs terres ancestrales pour trouver refuge dans les territoires voisins.</p>


<p>D'autres conflits frontaliers ont par le passé, opposé certains pays africains (Ethiopie-Erythrée par exemple). On peut également signaler l'éternelle crise du Sahara occidental qui oppose en effet, depuis des décennies, l'armée marocaine contre le peuple frère sahraoui&nbsp;; voici pour certains théâtres d'opérations militaires actuels en Afrique. On en déduit que tous ces événements constituent un danger réel pour la stabilité économique et sociale de notre continent. Ils sont aussi la preuve concrète du malaise politique que traverse l'Afrique depuis la fin de la colonisation.</p>


<p>Ces conflits sont pour la plupart issus de manoeuvres de déstabilisation orchestrées depuis l'extérieur par les puissances impérialistes et certaines de leurs multinationales ayant trouvé là un autre moyen habile et beaucoup plus aisé pour exploiter et piller à qui mieux-mieux l'Afrique.</p>


<p>C'est par rapport à toutes ces situations que le colonel Muammar Kadhafi avait, lors du sommet extraordinaire de l'Organisation de l'Unité Africaine tenu à Syrte en septembre 1999, pris l'initiative courageuse de proposer, non seulement aux dirigeants, mais aussi aux peuples africains un nouveau projet fédéral&nbsp;: les ETATS-UNIS D'AFRIQUE.</p>


<p>Cette idée du leader de la Jamahiriya libyenne reprenait un projet si cher à l'Osagyefo Kwameh N'krumah, dont l'objectif principal était de proposer au continent africain un nouveau cadre politique et économique permettant aux forces vives de relever avec succès et dignité, les différents défis qui se pointaient déjà à l'horizon tant sur le plan économique que technologique. Cette proposition panafricaine, revue et améliorée, est à la fois prometteuse et révolutionnaire&nbsp;; elle a déjà reçu l'adhésion des masses populaires africaines, suscitant un véritable espoir&nbsp;: celui de voir désormais les Africains prendre leurs destinées en main pour le décollage économique de leur continent.</p>


<p>Cependant, entre la rencontre de Syrte (Libye) en septembre 1999 et les trois derniers sommets de l'OUA tenus à Lomé (Togo) en 2000, à Lusaka (Zambie) en 2001, à Durban (Afrique du Sud) en 2002, et tout récemment à Maputo (Mozambique), quatre années se sont écoulées sans aucune concrétisation politique palpable, en vue de matérialiser cette volonté des peuples africains à s'unir et s'investir dans le destin commun. Les institutions politiques (le parlement africain par exemple) et économiques promises n'ont toujours pas vu le jour&nbsp;! De nombreux citoyens africains avaient émis divers avis, très enrichissants et encourageants sur l'unité africaine dans divers journaux dont Jeune Afrique.</p>


<p>La lecture des différents messages adressés à cet organe de presse africain, avaient permis de répartir leurs auteurs en deux camps. Un camp optimiste et majoritaire à notre avis, favorable à l'unité de l'Afrique et reconnaissant au colonel Kadhafi pour son courage. Un autre camp, pessimiste, minoritaire, constitué d'individus résidant en France, loin des réalités africaines et, préoccupés par les problèmes de l'Afrique, manifestant une hostilité marquante contre l'unité du continent en brandissant des arguments pauvres et puérils tels&nbsp;: l'absence de démocratie sur le continent, non-respect des droits de l'homme, le tribalisme, le régionalisme, pour justifier leur position.</p>


<p>Nous devons rappeler ici que lorsque les Etats-Unis d'Amérique - reconnus aujourd'hui comme la plus grande puissance du monde - se sont constitués, il n'y avait aucune démocratie dans ce pays. L'Europe qui se construit sous le regard d'Africains éduqués à l'européenne et tenants de l'idéologie «&nbsp;afro-pessimiste&nbsp;» ne saurait non plus, être un exemple de démocratie ni de respect des droits de l'homme. Il suffit pour s'en convaincre de se rappeler des traitements parfois infligés à certains ressortissants étrangers vivant en Europe. Mais, dans ces deux cas, aussi bien aux Etats-Unis qu'en Europe, où les peuples vivent dans le cadre d'une politique de «&nbsp;liberté surveillée », l'unité a été possible parce que des femmes et des hommes courageux et responsables l'ont voulu. L'Afrique dispose d'atouts essentiels pouvant faire de cette partie du monde une puissance économique, politique, voire militaire.</p>


<p>Ses immenses ressources naturelles en font le continent le plus riche de la planète. Avec une superficie de 30,5 millions de km2 (presque deux fois la Russie, deux fois et demi les Etats-Unis, trois fois la Chine populaire et six fois l'Europe !) et une population estimée à plus de 850 millions d'habitants&nbsp;; elle constitue aussi la troisième puissance démographique du monde.</p>


<p>Les ETATS GENERAUX DE L'AFRIQUE que nous souhaitons pourraient se tenir très rapidement en Afrique, eu égard à l'efficacité des trois commissions&nbsp;: Affaires politiques&nbsp;; Affaires économiques&nbsp;; Affaires sociales et culturelles.</p>


<p>Nous estimons qu'ils requièrent naturellement la participation très active de toutes les élites compétentes du continent africain&nbsp;: décideurs politiques et économiques, potentiels et expérimentés&nbsp;; universitaires et chercheurs africains travaillant sur le continent ou à l'étranger&nbsp;; étudiants africains dont l'intérêt est affirmé pour l'Afrique&nbsp;; chefs d'entreprises, hommes d'affaires, etc. Nous sommes convaincus qu'une telle initiative permettra de maintenir les rapports d'un nouveau type jusque-là inconnus entre tous ces acteurs qu'ils auront créés. Car on ne saurait parler aujourd'hui d'unité ou de développement de l'Afrique si à la base, toutes les idées philosophiques, contributions économiques et politiques ne convergent pas&nbsp;: sans elles il n'y aura pas de projet de société capable de propulser le continent vers un avenir meilleur. L'Europe, l'Asie et l'Amérique du Nord se sont certes développées grâce à la volonté de leurs dirigeants politiques, mais aussi la prise en compte de résultats positifs de cette évolution au crédit du génie scientifique de leurs Hommes.</p>


<p>L'Afrique compte aujourd'hui un grand nombre d'intellectuels et de cadres dont les compétences s'expriment encore malheureusement en dehors de notre continent&nbsp;: en Amérique du Nord (Etats-Unis, Canada) et en Europe. Certains parmi ces brillants intellectuels dont le nombre est évalué à 100 000 (chiffres de la Banque Mondiale), n'aspirent pourtant qu'à mettre leurs connaissances scientifiques au service de l'Afrique.</p>


<p>L'Union Africaine (UA) est née, vive l?Afrique&nbsp;! Mais, pour que le rêve des peuples africains devienne réalité et pour éviter les erreurs récurrentes de la défunte Organisation de l'Unité Africaine, la nouvelle structure panafricaine doit procéder à la mise en place rapide d'institutions efficaces.</p>


<p><strong>PROPOSITION D'ORGANISATION DES ETATS GENERAUX DE L'AFRIQUE</strong></p>


<p>Pour une meilleure organisation des Etats Généraux, et afin de leur garantir un plus grand succès, nous avons concentré notre attention sur quelques axes&nbsp;:</p>


<p>1/Commission des Affaires politiques&nbsp;;</p>


<p>2/Commission des Affaires économiques&nbsp;;</p>


<p>3/Commission des Affaires sociales et culturelles.</p>


<pre><strong>I/ COMMISSION DES AFFAIRES POLITIQUES</strong></pre>


<p>Cette commission est à juste titre une des plus importantes car il lui incombe de redéfinir les grandes lignes politiques de l'Afrique et de mettre en place ses institutions définitives.</p>


<p><strong>A) Politique intérieure</strong></p>


<p>L'Union Africaine (UA) dans sa forme actuelle est une structure provisoire assurant la transition avant la création des Etats-Unis d?Afrique. Car, la formule actuelle est en grande partie inspirée du modèle de l'Union Européenne (UE) et reste le choix d'un groupe de dirigeants africains refusant d'abandonner leur «&nbsp;souveraineté nationale&nbsp;» au profit des intérêts généraux de tout un continent.</p>


<p>Les peuples africains quant à eux, aspirent déjà à l'unité totale du continent avec un Exécutif fédéral.</p>


<p>1°) <strong>Le siège</strong> de l'Union Africaine Addis Abeba fut pour des raisons historiques et symboliques tenant au passé de toute l'Afrique, la capitale politique de l'Organisation de l'Unité Africaine (OUA).</p>


<p>Ce choix se justifiait déjà à l'époque par les objectifs que s'était fixés la première organisation panafricaine, dont la libération du continent de la domination étrangère et son émancipation à tous les niveaux.</p>


<p>Est-il besoin de rappeler ici que le peuple éthiopien a vaillamment résisté contre les troupes italiennes, constituant ainsi avec le peuple du Libéria, les deux exceptions non colonisés du continent&nbsp;?</p>


<p>L'OUA est devenue l'UA avec des objectifs fort différents, certes, mais la désignation de la capitale africaine ne devrait poser aucun problème. Le critère primordial pour abriter les futures institutions panafricaines doit être la stabilité économique et politique du pays d'accueil. Or, il se trouve qu'actuellement seuls deux pays remplissent cette condition&nbsp;: l'Afrique du Sud et la Libye. Il serait donc souhaitable que l'une des capitales ou grande ville de ces Etats abrite les institutions politiques et l'autre, les institutions économiques de l'Union Africaine.</p>


<p><strong>2°) Les institutions panafricaines</strong></p>


<p>Ainsi le calendrier pourrait être le suivant&nbsp;:</p>


<p>1 - Mise en place à partir de 2004 du Parlement africain&nbsp;;</p>


<p>2 - Elaboration d'une justice fédérale à travers la création de tribunaux fédéraux&nbsp;;</p>


<p>3 - Adoption imminente d'un drapeau africain portant un sigle symbolisant l'unité africaine, flottant aux côtés de tous les drapeaux nationaux&nbsp;;</p>


<p>4 -Création au sein de chaque Etat du continent d'une représentation locale de l'Union Africaine&nbsp;;</p>


<p>5 - Création dès l'année 2004 d'un passeport africain et trois à cinq ans plus tard, d'une carte d'identité nationale africaine donnant droit de résidence dans tout Etat africain&nbsp;;</p>


<p>6 - Suppression dès 2004 des visas et cartes de séjour entre pays africains et signature par tous les chefs d'Etats d'Afrique ou de gouvernement d'une charte facilitant la libre circulation des personnes et des biens, le droit de résidence et l'accès à la propriété privée dans chaque Etat.</p>


<p>Cette étape étant déterminante à l'adhésion et l'engouement des populations africaines, nous souhaitons que le calendrier soit écourté le plus possible.</p>


<p><strong>3°) Indépendance et souveraineté africaines</strong></p>


<p>Aucun pays digne de ce nom, quelle que soit l'ampleur de ses richesses ou la compétence de ses Hommes ne peut aspirer à un développement économique approprié s'il ne peut décider en toute liberté de ses choix politiques et de ses orientations économiques. Alors que tous les Etats du continent ont adhéré à l'Organisation des Nations Unies&nbsp;;</p>


<p>leur souveraineté étant par conséquent été reconnue&nbsp;; on constate malheureusement que depuis l'accession à la souveraineté internationale, les relations avec les anciennes métropoles coloniales n'ont pas véritablement évolué. Ceci a fait dire à beaucoup que les indépendances n'ont été qu'un semblant de transfert de compétence car la plupart des Etats africains n'assument pas clairement et librement cette responsabilité. Cest pourquoi l'une des missions primordiales de l'UA devrait être de créer les conditions indispensables à l'émancipation politique et économique de notre continent et surtout veiller à leur application. Nous préconisons à cet effet&nbsp;:</p>


<p>1-L'abrogation de certains accords politiques, économiques et militaires signés au moment des indépendances entre certains Etats africains et les anciennes puissances coloniales, désavantageant les Africains en les plaçant par exemple de fait en situation de dépendance&nbsp;;</p>


<p>2 - Le démantèlement progressif et définitif des bases militaires non africaines&nbsp;;</p>


<p>3 - La signature d'un protocole par tous les Etats membres de l'UA prohibant le renouvellement de tout accord militaire encourageant l?interventionnisme non africain.</p>


<p>4 -Le rôle de la Force de Paix Africaine doit par conséquent être renforcé par la formation adéquate de ses cadres dans les meilleures unités de formation militaire d'Afrique et du monde&nbsp;;</p>


<p>5 -L'implication totale de l'UA dans la signature des accords de paix (conflits des Grands Lacs, Libéria, Sahara occidental, Côte-d'Ivoire).</p>


<p><strong>4°) Communication</strong></p>


<p>Il est impératif que l'Union Africaine se dote très rapidement de puissants moyens de communications, modernes et aptes à informer instantanément, non seulement tous les Africains (y compris ceux de la diaspora) mais également le reste du monde, de ses activités internes, les problèmes et l'évolution du continent. Il ne fait pas de doute que cette infrastructure aura pour effet de&nbsp;: contrebalancer l?influence propagandiste des médias occidentaux entretenant généralement l'afro pessimisme&nbsp;; rétablir l'image de l'Afrique dans le monde et aux yeux de ses ressortissants&nbsp;; susciter un intérêt patriotique aux Africains de la diaspora, et du coup, lutter contre le défaitisme et l?illusion de certains Africains de mieux assurer leur avenir en dehors du continent. C'est là une tâche urgente et prometteuse.</p>


<p>L'UA devra donc dès 2004 promouvoir&nbsp;:</p>


<p>1 -Les échanges radio (programmes et personnels) et téléphoniques à moindre coût entre les Etats africains&nbsp;;</p>


<p>2 -La création d'une chaîne de télévision émettant par câble et satellite, traitant des actualités politiques, économiques, sociales et culturelles de l?ensemble du continent&nbsp;;</p>


<p>3 -Encourager l'engagement de personnels africains hautement qualifiés (journalistes, cadres et techniciens) à la station de radio internationale Africa n° 1&nbsp;;</p>


<p>4 -La création d'un grand quotidien panafricain édité en plusieurs langues.</p>


<p>Pour leur crédibilité chaque média devra disposer de correspondants permanents sur le plan local et à l'étranger.</p>


<p><strong>B) Politique étrangère</strong></p>


<p>Permettre à l'Afrique de s'affirmer sur le plan international équivaut à&nbsp;:</p>


<pre>1 - La création dans l'immédiat d'un poste de responsable de la diplomatie africaine afin de l'exprimer d'une seule voix et trancher définitivement avec la traditionnelle diplomatie à plusieurs vitesses ;</pre>


<p>2 - La création dans les autres continents de missions de l'Union Africaine faisant office de représentations diplomatiques avec prérogatives spéciales sur certains dossiers de coopération.</p>


<p><strong>C) Politique de défense, de sécurité intérieure et extérieure</strong></p>


<p>Le Conseil de Paix et de Sécurité crée à Durban le 9 juillet 2002 a un rôle primordial dans la prévention et la gestion des crises et des conflits en Afrique. La Commission Paix et Sécurité se doit d'organiser et structurer la force de maintien de la paix africaine. C'est à cette condition qu'elle contribuera activement à l'éradication des facteurs endogènes et exogènes générateurs d'agressions, armées ou non que sont la misère, la pauvreté, la faible formation des cadres militaires, etc. Et quelques années plus tard, la CPS pourra se transformer en Commission de Défense et de Sécurité Intérieure (CDSI) apte à s'investir avec efficacité dans la politique de défense et la gestion des crises continentales, en somme, garantir la protection des populations et des ressources naturelles du continent de toute agression extérieure et impérialiste.</p>


<p>Il est par conséquent urgent de l'équiper de la sorte&nbsp;:</p>


<p>1 - Une Marine dotée d'un équipement moderne, établie à proximité des grands ports africains et/ou grandes villes du littoral&nbsp;;</p>


<p>2 - Une Force armée aérienne pour la protection de l'espace aérien africain ayant des bases dans chaque site stratégique des Etats africains&nbsp;;</p>


<p>3 - Une Armée terrestre avec des unités spéciales dont les bases devront se trouver à proximité des régions sensibles et riches&nbsp;;</p>


<p>4 -Une Police fédérale d'intervention. Elle se devra de gérer et coordonner efficacement les différentes académies de police régionales créées au Centre, à l'Ouest, à l'Est, au Sud et au Nord du continent&nbsp;;</p>


<p>5 - Un service africain d'espionnage et de contre-espionnage opérationnel sur le continent et en dehors de celui-ci. Ses fonctions devraient s'étendre jusqu'à la lutte contre&nbsp;:</p>


<p>-Le trafic de drogue et autres stupéfiants&nbsp;;</p>


<p>- Les faussaires&nbsp;;</p>


<p>-L'esclavage sous toutes ses formes&nbsp;;</p>


<p>-Le proxénétisme et la pédophilie&nbsp;;</p>


<p>-Les malversations financières et autres crimes économiques.</p>


<p><strong>II/ COMMISSION DES AFFAIRES ECONOMIQUES</strong></p>


<p>Il est universellement reconnu que l?élaboration d'une politique de développement et d'un projet de société doit toujours susciter l'adhésion du plus grand nombre. C'est dans ce sens que nous suggérons l'organisation d'un débat ouvert à tous les Africains, sur le NEPAD (dont les peuples africains ne saisissent pas encore la portée exacte), les relations avec le G8, et les regroupements régionaux tels que l'Alena, le Mercosur et l'UE. Dans cet ordre d'idées, la récente invitation du NEPAD par le Japon est opportune pour l'instauration d'une véritable coopération multilatérale. Il convient de rappeler que l'échec du dernier sommet de Cancun au Mexique est une victoire des paysans africains.</p>


<p><strong>A/ Quelques grandes lignes</strong></p>


<p>Nous sommes convaincus que c'est en encourageant l'émergence d'une bourgeoisie locale africaine par une politique originale et adaptée de financement, que les projets de création de Petites et Moyennes Entreprises (PME) et de Petites et Moyennes Industries (PMI) survivront et prospéreront sur notre continent. Assurer à tout Africain l'accès au capital des petites et grandes entreprises africaines pourrait être une voie nouvelle originale les associant concrètement et intimement aux affaires et à la destinée du continent.</p>


<p><strong>1°) Agriculture et environnement</strong></p>


<p>Même si elle occupe 70% de la population active, l'agriculture demeure un des secteurs les plus négligés en Afrique. Alors qu'elle n'assure que 25% des revenus, l'UA doit s'atteler à promouvoir le développement agricole du continent de façon à atteindre dans une ou deux décennies au moins 50% des revenus. La finalité n'est plus à évoquer&nbsp;: l'autosuffisance alimentaire. Encourager dans ce cas les échanges de techniciens et de pratiques culturales régionales nous semblent original et adapté aux faibles revenus des paysans africains. Au regard des fluctuations du marché, la création d'un Institut Africain du Coton (IAC) s'avère urgente .</p>


<p>Pour ce qui concerne le volet de l'autosuffisance alimentaire, l'Union Africaine doit rapidement se joindre au «&nbsp;plan mondial contre la faim&nbsp;» du Président du Brésil, si nécessaire en l'adaptant et l'améliorant de manière à en tirer le maximum de bénéfices pour les populations africaines, notamment les régions de «&nbsp;sous-production alimentaire&nbsp;» . Les succès agricoles reposent sans aucun doute sur la mise en place d'une politique de protection de l'environnement à travers des mesures de protection des espèces animales et végétales menacées. Le programme doit évidemment comporter la lutte contre le braconnage et l'exploitation sauvage, veiller aux ressources en eau et prévenir la sécheresse et la désertification.</p>


<p>Les résolutions prises au Brésil du 3 au 14 juin 1992 lors du premier sommet de la Terre sous l'égide de l'ONU doivent constituer les bases d'une politique responsable de l'environnement&nbsp;: préservation de tous les types de forêts&nbsp;; effet de serre occasionnant entre autres, la remontée des eaux par la fonte des glaciers dont les conséquences se répercutent sur l'écosystème côtier africain&nbsp;; etc. Il est important de rappeler qu'il faut à tout prix ne pas «&nbsp;répéter les fautes des pays riches du Nord&nbsp;» commises durant leur révolution industrielle. A ce titre, les pays du Sud  dont notre continent, l'Afrique se sont encore une fois, engagés à lutter contre la pauvreté, le pire ennemi de l'environnement.</p>


<p>L'urgence revient donc à d'abord nourrir et éduquer les populations pour améliorer leur sort. La signature de «&nbsp;l'Appel de Heidelberg&nbsp;» qui s'insurge contre «&nbsp;l'écologisme qui gomme l'homme&nbsp;» souligne à nos yeux cette légitime volonté et dénonce «&nbsp;une idéologie irrationnelle qui s'oppose au progrès économique et industriel ». Sans pour autant tomber dans l'industrialisation à outrance, nous estimons qu'un équilibre peut être trouvé avec le concours de tous les Africains. Le «&nbsp;Forum des peuples&nbsp;» ou «&nbsp;Sommet des pauvres&nbsp;» qui s'est tenu du 31 mai au 3 juin à Siby au Mali présuppose qu'il est possible d'instaurer une «&nbsp;journée ou semaine Panafricaine de la Terre&nbsp;» durant laquelle les Africains seront encouragés à consommer les produits locaux fournis par leur terroir.</p>


<p><strong>2°) Politique bancaire</strong></p>


<p>Toute économie repose sur les capacités d'autofinancement. Dans le contexte actuel, redéfinir les objectifs de la Banque Africaine de Développement (BAD), et en crée d'autres à vocation régionale (crédits réservés à des petites unités), seraient des garanties nécessaires. L'Union Africaine devra à ce propos créer, à l'instar du dollar ou de l'euro, une monnaie unique en remplacement de la multitude de monnaies actuelles, résurgence des blocages du commerce interafricain.</p>


<p><strong>3°) Commerce et industrie</strong></p>


<p>Ce sont là, avec l'agriculture, deux autres secteurs clés de toute économie mais qui, en Afrique, n'ont malheureusement pas encore bénéficié de toute l'attention nécessaire. Les économies des Etats africains, extraverties, s'appuyaient bien avant les indépendances sur des projets trop souvent élaborés hors du continent pour satisfaire les marchés occidentaux. Les bases en étaient fondamentalement viciées, altérant dès lors toutes leurs chances de réussite.</p>


<p>A l'aube du IIIème millénaire l'industrialisation en Afrique a pris un grand retard. Elle doit donc désormais occuper une place prépondérante dans les projets de «&nbsp;dynamique d'auto développement&nbsp;» de l'UA. Il ne fait pas de doute que, d'une part, les atouts et d'autre part, les possibilités de réguler un taux de croissance annuel permettant un relèvement du niveau de vie et un contrôle du taux de chômage sont des opportunités à saisir très rapidement. Il semble tout à fait honorable d?accorder la priorité aux secteurs traditionnels du décollage économique (agriculture, élevage, pêche, extraction des ressources pétrolières et minières).</p>


<p>Les produits devront être transformés sur place et les efforts d'expansion portés rapidement à d'autres types d'industries (automobiles, navales, informatiques, pharmaceutiques, etc.). Tous ces secteurs, encore inexistants ou très peu développés en Afrique nécessiteront une étroite collaboration entre l'Afrique et les pays industrialisés d?Amérique du Nord (Etats-Unis, Canada) et du Sud, d'Asie (Chine populaire, Japon, Corée du Sud) et de l'Union Européenne.</p>


<p>L'objectif visé ici est double&nbsp;: le transfert et la maîtrise des innovations technologiques des Africains, d?une part, et le relèvement du niveau de vie et l'amélioration des conditions de vie, d'autre part. Il est indéniable que produire des voitures et des ordinateurs sur place permettra, non seulement de les vulgariser, mais encore et surtout, de les acquérir à moindre coût. Rappelons que près de 70% des importations de l'Afrique portent sur des produits manufacturés.</p>


<p>Les échanges sont la clé du commerce, lui-même vitrine du niveau économique d'un Etat&nbsp;; d'où la nécessité de mettre en place une dynamique de libre-échange régional en vue de faciliter l'accès aux marchés intérieurs et d'augmenter les exportations vers les autres continents afin d'accroître la part de notre continent dans le commerce international . Car il s'agit en définitive de garantir et renforcer avant tout l'écoulement des produits de consommation locale. Le commerce extérieur du continent pourra par exemple s'organiser autour des «&nbsp;poids lourds&nbsp;» de l'économie africaine, qui du reste, disposent d'infrastructures portuaires de qualité&nbsp;: l'Afrique du Sud (Saldanha, Le Cap), la Côte-d'Ivoire (Abidjan), le Nigeria (Burutu, Bonny, Port Harcourt), la Libye (Zuwaytinah et Tobrouk) et l?Egypte (Alexandrie, Port Saïd et Suez). Il est impératif d'envisager la construction d'un port de grands tonnages sur la côte orientale, entre le Soudan et le Mozambique.</p>


<p><strong>4°) Pétrole et mines</strong></p>


<p>Pour assurer de meilleures productions et garantir le contrôle des exportations et des ventes, la création de sociétés africaines de pétrole est impérieuse. Elle permettra entre autres, de limiter les détournements et scandales (Affaire Elf). Nous suggérons que la gestion soit assurée en partenariat&nbsp;: 30% (investisseurs étrangers)&nbsp;; 40% (Etats africains, producteurs ou non)&nbsp;; et 30% (particuliers et entreprises africaines). Deux autres suggestions&nbsp;: la transformation des structures d'enseignement pétrolier d'Algérie en un Institut Africain du Pétrole et des Hydrocarbures (IAPH) afin d'assurer la formation des techniciens, et la création d'un Institut Africain des Mines (IAM) en Afrique du Sud ou en Angola et dont les missions seront identiques à celles de l'IAPH. En résumé, l'UA devra, conformément à sa vocation, envisager&nbsp;:</p>


<p>1 - De maîtriser et coordonner l'ensemble des activités pétrolifères du continent&nbsp;;</p>


<p>2 - D'en fixer les conditions d'exploitation et les prix&nbsp;;</p>


<p>3 - De financer les projets de recherches. A défaut, d'en fixer les grandes lignes, elle encouragera des initiatives du genre de l'Association des Pays Africains Producteurs de Pétrole (APPA) créée en 1987.</p>


<p><strong>5°) Infrastructures de base</strong></p>


<p>Nous avons mentionné plus haut l'importance du commerce et de l'économie dans la bonne marche d?un Etat. Il va de soi que des bases saines et solides leur sont indispensables.</p>


<p>Ce sont&nbsp;:</p>


<p>1 -Le transport routier&nbsp;: secteur à développer par la construction d'autoroutes permettant de relier toutes les capitales d?Etat et les villes africaines&nbsp;;</p>


<p>2 -Le transport ferroviaire&nbsp;: construction d'un réseau ferroviaire adéquat désenclavant les régions rurales et consolidant les relations urbaines à une double échelle, régionale et continentale. C'est un autre point décisif pour la libre circulation des produits de consommation&nbsp;;</p>


<p>3 Les autres infrastructures&nbsp;: scolaires, universitaires, sanitaires, et des logements sociaux sur l'ensemble du continent. L'urgence est de loger décemment les populations africaines. Il sera souhaitable pour l'UA d'encourager à l'échelle continentale la création de sociétés immobilières dont l'essentiel des actions sera détenu par des Africains. Ces logements socio-économiques (du type HLM) devraient avant tout être adaptés aux populations et au milieu naturel.</p>


<p><strong>6°) Energie et eau</strong></p>


<p>L'Union Africaine doit tout faire pour permettre à tous les citoyens du continent d'accéder à l'eau potable et à l?électricité. De ce fait elle prendra toutes les dispositions et mesures nécessaires pour relever ce défi par&nbsp;:</p>


<p>1 - La création d'une Société Africaine d'Electricité. Celle-ci devra produire l'électricité à partir de différents procédés adaptés aux diverses régions (hydraulique, éolienne, thermique ou fossile)&nbsp;;</p>


<p>2 -La création d'une Société Africaine des Eaux dont l'ambition sera de participer à plus de la moitié du capital des sociétés locales ou nationales. Comme pour les entreprises de communication et de transport, les prérogatives d'exception ou de priorité doivent lui être accordées par les Etats africains. En élaborant des études, la construction de canaux doit être rapidement envisagée afin de fournir de l'eau aux pays et régions déficitaires (du Sahel ou non). L'UA contribuera à la fourniture de l'eau dans toutes les régions du continent en procédant également à la création ou dynamisation de sociétés de production d'eau minérale. Au vu d'exigences récurrentes, des appels d'offres doivent rapidement être lancés.</p>


<p><strong>B) Autres détails</strong></p>


<p>L'objectif est d'harmoniser le rythme et la nature du développement, tout en réduisant les écarts encore trop flagrants en Afrique, entre les villes et les zones rurales. Il s'agit là d'un impératif. C'est pourquoi il nous importe de revenir ou nous attarder sur certains détails et généralités.</p>


<p><strong>1°) L'économie rurale</strong></p>


<p>L'Union Africaine mettra à la disposition des populations des zones rurales - les laisser pour compte -, un programme d'aide économique axé sur l'octroi de crédits bancaires, de projets individuels ou collectifs dans les secteurs clés (agriculture, pêche, élevage, pisciculture, artisanat) selon les réalités locales et des facilités d'exportation ou d'importation de denrées périssables africaines.</p>


<p>Ces initiatives devront présenter le triple avantage classique&nbsp;: fixer les populations, freiner l'exode rural et le chômage. Des réseaux de communication en bon état en constitueront le support.</p>


<p><strong>2°) Le tourisme</strong></p>


<p>Les atouts du continent ne sont plus à démontrer.</p>


<p>L'UA doit tout mettre en oeuvre pour faciliter le développement des activités touristiques et dynamiser ainsi l'économie de certaines zones rurales. Car de nombreux cas attestent que cette activité est un grand soutien aux activités de production traditionnelle (agriculture, pêche, artisanat). L'arrière-pays des Etats africains ne devrait pas en souffrir comme c'est le cas depuis des décennies. Une remarque toutefois&nbsp;: le patrimoine naturel et culturel ne sera préservé que par une prise de conscience générale de sa valeur.</p>


<p><strong>3°) Politique sociale</strong></p>


<p>La politique sociale sera axée sur trois secteurs fondamentaux&nbsp;: l'éducation, la santé et le logement.</p>


<p>a) L'éducation Il s'agira de créer dans les zones rurales et «&nbsp;déficitaires&nbsp;» en la matière, les conditions favorables à «&nbsp;l'éclosion&nbsp;» intellectuelle et scientifique des jeunes autochtones. Comme pour le logement, l'UA doit s'efforcer de construire des écoles, collèges et lycées, avec la contribution des populations locales&nbsp;:</p>


<p>1 - Des crèches, garderies d'enfants et écoles maternelles afin d'alléger les tâches socioprofessionnelles des femmes et rendre du coup disponible et «&nbsp;mobilisable&nbsp;» cette partie de la population active en dégageant les énergies&nbsp;;</p>


<p>2 Construire des établissements scolaires dans chaque village ou regroupement de villages. Chaque école sera dotée de&nbsp;: Salles de classe équipées de vestiaires. Une cantine scolaire. Une bibliothèque. Des laboratoires de Travaux Pratiques.  Une salle d'informatique. Des installations sportives.</p>


<p>3 - Des établissements d'enseignement secondaires avec pour certains des programmes d?enseignement professionnel spécialisé axé sur les besoins locaux.</p>


<p>Ceux-ci seront dotés de toutes les structures commodes suivantes&nbsp;: De salles de classe équipée de vestiaires. D'un internat. D'une bibliothèque et d'une salle d'informatique&nbsp;; de laboratoires de Travaux Pratiques (histoire, géographie, sciences naturelles, physique et chimie, etc.) et de langues étrangères&nbsp;; d'une vidéothèque&nbsp;; De terrains de football. Des infrastructures sportives (terrains de basket-ball, de hand-ball, terrains de volley-ball, gymnase et piscine)&nbsp;; D'une salle de jeux. Un des objectifs prioritaires de l'éducation doit être de favoriser sur le continent les échanges interscolaires et inter-universitaires afin d'enrichir les connaissances culturelles de la jeunesse africaine en particulier entre le nord et le sud ou encore l'est et l'ouest du continent.</p>


<p>L'efficacité de toutes ces initiatives ne pourra à notre sens être garantie que dans la mesure où un vaste programme d'alphabétisation obligatoire pour tous pourra être mené activement et très méticuleusement. Les innombrables enfants enrôlés dans les guerres et autres conflits constituent une hérésie des temps modernes au même titre que leur exploitation ou maltraitance (pédophilie, esclavage, drogue).</p>


<p>En marge de tout ceci les institutions panafricaines doivent les garder à l'abri de toute discrimination (raciale, religieuse). Bien que majoritaires en Afrique, dans une certaine mesure les modérations de protection des minorités les concernent en premier lieu.</p>


<p><strong>b) Santé et logement</strong></p>


<p>Chaque village ou regroupement de villages doit être doté d'un centre hospitalier et d'une maternité, équipés de tous les services adéquats. La politique de logement doit garantir à tous l'accès facile au logement. Une des mesures urgentes de l'UA sera de créer une société immobilière capable de construire des logements sociaux sur l'ensemble du continent. Dans ce cadre également les crédits doivent être accessibles au plus grand nombre et les modalités allégées. Il est important de concevoir des types de logements adaptés au milieu culturel et au paysage géographique africains.</p>


<p><strong>III/ COMMISSION DES AFFAIRES SOCIALES ET CULTURELLES</strong></p>


<p>Celle-ci est abordée en deux volets autonomes mais complémentaires&nbsp;: le social et le culturel.</p>


<p><strong>A) Affaires sociales</strong></p>


<p>Toute politique sociale a pour objectif essentiel&nbsp;: l'élévation du niveau de vie, puis l'amélioration par la transformation des conditions socio-économiques des populations.</p>


<p><strong>1°) Politique sanitaire</strong></p>


<p>S'il nous fallait résumer la politique sanitaire, elle se solderait à une absence chronique de sécurité sociale à l'échelle continentale et paupérisation. Car, la misère, l?analphabétisme et l'illettrisme, autant que les maladies telles la lèpre, la tuberculose, le paludisme et le sida bien sûr, continuent de menacer le continent. Il est urgent pour l'Union Africaine de mener en compagnie des autorités nationales des campagnes d'information et de sensibilisation auprès des populations africaines sur l'hygiène et la propreté. Procéder ensuite à la construction d'hôpitaux disposant de tous les services nécessaires selon les régions.</p>


<p>Il est important de rappeler que l'UA devra avoir droit de regard dans la gestion des hôpitaux quel que soit le pays. Le développement de la médecine traditionnelle et de la pharmacopée doit être encouragé et un véritable programme d'assistance et d'aide médicale aux malades porteurs du virus VIH doit être maintenue. La poursuite des efforts de protection des mineurs se complètera par un programme d'assistance médicale pour les jeunes toxicomanes et d'un plan d'aide sociale de réinsertion. Et les mesures d'aide concerneront évidemment les personnes handicapées.</p>


<p><strong>2°) Sécurité sociale</strong></p>


<p>Mise en place également d'un système de sécurité sociale garantissant la prise en charge d'une partie des soins médicaux à l'intérieur et en dehors du continent. Dans cet esprit, l'UA devra accorder une attention toute particulière aux millions de ressortissants africains expatriés vivant dans la misère. Au séjour à l'étranger devraient être en priorité réservé aux Africains exerçant ou étudiant dans des domaines non maîtrisé sur le continent, ainsi qu'aux chercheurs, aux diplomates et aux commerçants. Sur ce dernier point, des mesures d'urgences doivent être prises pour faciliter le rapatriement des familles le souhaitant dans leurs pays d'origine.</p>


<p><strong>3°) Protection de l'enfance africaine</strong></p>


<p>Mettre sur pied une politique de protection des mineurs des pratiques illégales et immorales, et promotion de l'éducation. L'UA devra promulguer des lois pour&nbsp;:</p>


<p>1 - Sanctionner les diplomates des Etats africains accrédités à l?étranger, dont la responsabilité est avérée dans la maltraitance des enfants&nbsp;;</p>


<p>2 - Réprimer sur le sol africain tout individu coupable de mauvais traitements, de pratiques esclavagistes et pédophiles.</p>


<p>4°) Education, enseignement supérieur et recherche scientifique</p>


<p>Nous avons déjà mentionné l'importance de l'éducation et de la formation. Car, elles constituent la base du progrès et de l'évolution de toute société humaine. C'est pourquoi l'un des objectifs premiers de l'UA devra être la mise en place d'une politique éducative basée sur les échanges scolaires, universitaires et scientifiques afin de créer une «&nbsp;école nouvelle&nbsp;» dont le but est la formation des femmes et des hommes «&nbsp;nouveaux&nbsp;» capables d'assumer des responsabilités dans l'évolution du continent comme acteurs de la vie politique, économique et sociale. a) Enseignement primaire et secondaire</p>


<p>Parmi d'autres mesures, on notera&nbsp;:</p>


<p>1 - Création d'un Conseil Scientifique Pédagogique Africain (CSPA) chargé d'élaborer et d'harmoniser les programmes d'enseignement du niveau primaire et du secondaire&nbsp;;</p>


<p>2 'L'institution dans chaque ville du continent d'établissements d'enseignement primaires et secondaires à vocation panafricaine&nbsp;;</p>


<p>3 - Mise en place des programmes d'enseignement adaptés aux réalités socioculturelles et aux besoins économiques et technologiques de l'Afrique. L'objectif visé est de donner la possibilité aux jeunes africains de se forger une véritable identité africaine et une personnalité consciente de ses devoirs civiques.</p>


<p>C'est pourquoi les programmes scolaires devraient davantage mettre l'accent sur notre environnement écologique, politique, économique et social, en accordant une priorité exclusive à l'enseignement de l'histoire, de la géographie, de la littérature, de la philosophie et de l'économie africaine.</p>


<p><strong>b) Enseignement supérieur</strong></p>


<p>La construction régulière et tous les cinq ans d'établissements d'enseignement supérieur (universités, instituts et instituts supérieurs spécialisés) à vocation panafricaine dans tous les Etats africains. Ceux-ci seront dotés de tous les cycles de formation de la 1ère année au doctorat. Ainsi chaque faculté pourra avoir en son sein plusieurs départements autonomes aptes à créer des filières et passerelles de formation dès la première année. On parlera par exemple de Faculté d'histoire avec des départements d'histoire politique&nbsp;; économique, sociale ou de l'art.</p>


<p><strong>c) Recherche scientifique et technologique</strong></p>


<p>La Commission des ressources humaines, sciences et technologies devra dans l'immédiat, procéder à la mise en place d'une véritable politique de recherche scientifique et technologique. Celle-ci passe par la création d'un Institut Africain de Recherches Scientifiques et Technologiques (IAREST) ou Centre Africain de Recherches Scientifiques et Technologiques (CAREST) dont le siège sera dans un pays africain doté de structures adéquates, avec des bureaux dans chaque pays ou villes africaines dotées d'une université.</p>


<p>Nous pensons que sa mission pourra être la suivante&nbsp;:</p>


<p>1 - Centraliser toutes les données scientifiques et autres informations sur les travaux de recherches actuels ou anciens traitant de l'Afrique, réalisés par des chercheurs africains et étrangers&nbsp;;</p>


<p>2  Dynamiser la recherche scientifique et technologique sur le continent&nbsp;;</p>


<p>3 - Coordonner et harmoniser les programmes de recherches en Afrique en fonction des besoins du continent en matière de développement&nbsp;;</p>


<p>4 -Etablir des liens de coopération scientifique entre l'Afrique et les autres pays du monde entier&nbsp;;</p>


<p>5 - Octroyer des bourses et participer au financement des travaux de recherches des étudiants et chercheurs africains.</p>


<p><strong>B) Affaires culturelles</strong></p>


<p>Mise en place d'une politique de promotion des cultures africaines sur place et à l'étranger. Création dans chaque ville africaine et à travers le monde, de Centres Culturels Africains (CCA). Sur le plan continental ces centres seront le creuset de l'unité et permettront aux peuples africains d'approfondir leurs cultures.</p>


<p>Sur le plan international l'objectif sera d'établir les contacts entre les peuples africains et ceux du monde entier par le moyen de la culture, permettant ainsi aux jeunes de la diaspora de renouer avec leur passé culturel. Ces Centres culturels seront dotés de&nbsp;:</p>


<p>1 - Une grande bibliothèque universitaire et scientifique. Celle-ci sera constituée en priorité de tous les ouvrages publiés sur l'Afrique par les chercheurs africains et étrangers&nbsp;;</p>


<p>2 - Une salle de lecture constituée de quotidiens africains et étrangers, de journaux économiques et politiques&nbsp;; de magazines culturels et littéraires et de revues scientifiques et spécialisées universels&nbsp;;</p>


<p>3 - Une vidéothèque constituée de films (documentaires et fictions) africains et étrangers&nbsp;;</p>


<pre>4 - Une ou plusieurs salles de cinéma dont la priorité sera accordée aux productions africaines ;</pre>


<p>5 -Au moins une salle d'informatique équipée d'Internet utilisable pour les cours d'informatique&nbsp;;</p>


<p>6 - Des salles de conférences, de spectacles et d?expositions d'art&nbsp;;</p>


<p>7 - Un Institut International des Langues destiné à l'enseignement et à l'apprentissage des langues africaines et internationales&nbsp;;</p>


<p>8 - Un café et un restaurant spécialisé dans la cuisine africaine. Il est important de souligner que comme pour les infrastructures sanitaires, l'Union Africaine aura un droit de regard sur les équipements scolaires, universitaires et culturels.</p>


<p>Nous espérons, Excellence, que ce document retiendra votre attention et vous sera un témoignage concret des jeunes africains qui croient en notre cher Continent, déterminés à contribuer à son essor au plus vite. Veuillez recevoir, Excellence, l'expression de notre considération distinguée.</p>


<p>Groupe de Travail des Etudiants Africains de France (GTEAF)</p>


<p>S/c Jean Martial MBAH</p>


<p>13 bis, rue Henri BARBUSSE</p>


<p>93130 NOISY-LE-SEC (FRANCE)</p>


<p>Auteur&nbsp;: Elangzakalindoua
Email&nbsp;: jmambah@hotmail.fr
Date de publication&nbsp;: 16/02/07 - 17:08</p>


<pre></pre>


<p>Tags: Etats-Unis d'Afrique | union africaine | Panafricanisme</p>]]></content:encoded>
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  <link>http://www.grioo.com/blogs/lepangolin/index.php/2007/02/07/1721-congo-mort-en-prison-du-commissariat-de-ouenze-brazzaville</link>
  <dc:date>2007-02-07T14:17:59+00:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>lepangolin</dc:creator>
  <dc:subject></dc:subject>
  <description></description>
  <content:encoded><![CDATA[<p>Au Congo à cause de l'impunité et des moeurs policières et militaires empreintes de beaucoup de violence, dans ce pays les policiers et les militaires ont acquis la mauvaise pratique de torturer leurs prisonniers à la place de vrais interrogatoires et enquêtes.</p>


<p>La preuve encore un mort de plus dans un comissariat de police. Cela se passe à Ouenze quartier nord de Brazzaville ce 23 janvier 2007. Il nous faut denoncer de telles pratiques pour qu'elles cessent. Chers internautes veuillez relayer cette information par tous les moyens possibles.</p>


<p>Nous vous donnons à lire le communique de l'OCDH.</p> <p>OBSERVATOIRE CONGOLAIS  DES DROITS DE L&#8217;HOMME
Organisation non gouvernementale de promotion, de protection et de défense des droits de l&#8217;homme, de la démocratie et de l&#8217;Etat de droit, dotée du statut d&#8217;Observateur auprès de la Commission africaine des droits de l&#8217;homme et des peuples, membre de la Fédération internationale des ligues des droits de l&#8217;Homme (FIDH) et de l&#8217;Organisation mondiale contre la Torture (OMCT).</p>


<p>Lauréat 2006 du Prix des droits de l&#8217;Homme de la République Française</p>


<p>B.P.&nbsp;: 4021 Brazzaville - CONGO E-mail&nbsp;: ocdh.brazza@voila.fr</p>


<p>CP 070602</p>


<p>COMMUNIQUE  DE PRESSE
Brazzaville, le 06 février 2007. L&#8217;Observatoire congolais des droits de l&#8217;homme (OCDH) exprime sa vive préoccupation et condamne le meurtre, commis le 23 janvier 2007, au commissariat de police de Ouenzé 2 (Ouenzé mandzandza) sur la personne de M. Guy Yombo.</p>


<p>Arrêté depuis le 13 janvier 2007, par des agents de police du Commissariat de Ouenzé 2 dans le 5ème arrondissement de Brazzaville, sans mandat et visiblement sans motif connu de la famille, la victime est décédée dans des conditions non encore élucidées, après 12 jours de garde à vue dans les geôles du commissariat susmentionné. Selon des informations parvenues à l&#8217;OCDH, Guy Yombo, la trentaine révolue, a succombé à la suite des actes de torture et de mauvais traitements qui ont laissé des stigmates sur son corps. Cette garde à vue illégale et arbitraire a été effectuée sans que la famille de la victime ne soit informée et surtout à l&#8217;insu du Parquet de grande instance de Brazzaville. Ce meurtre perpétré dans un commissariat de police confirme la réalité de l&#8217;univers carcéral congolais et pose le problème du non respect des engagements internationaux  du Congo relatifs à la dignité des personnes privées de liberté qui sont souvent victimes de torture, de traitements cruels, inhumains et dégradants de la part des agents des services de police. Par conséquent, l&#8217;Observatoire congolais des droits de l&#8217;homme recommande&nbsp;:</p>


<p>Aux autorités judiciaires&nbsp;:</p>


<p>-          d&#8217;ouvrir une enquête afin d&#8217;établir les circonstances de ce décès et d&#8217;engager des poursuites judiciaires à l&#8217;endroit des auteurs de ce crime&nbsp;;</p>


<p>-          d&#8217;effectuer de manière systématique des visites régulières par le Procureur de la république dans les commissariats de police afin de prévenir les gardes à vue abusives&nbsp;;</p>


<p>-          de veiller aux atteintes à l&#8217;intégrité physique et morale des personnes en garde à vue dans les commissariats de police.</p>


<p>Au Gouvernement&nbsp;:</p>


<p>De lutter contre l&#8217;impunité des auteurs de violations des droits de l&#8217;homme et de veiller, en toute circonstance, au strict respect de ses engagements internationaux en matière des droits de l&#8217;homme, notamment la convention contre la torture et les autres peines ou traitements cruels, inhumains et dégradants ratifiée par le Congo en 2003.</p>


<p>Contacts téléphoniques&nbsp;: +242 551 34 50 // 553 15 73
http://www.clickoblog.com/a4fbaeac79b3dff17a259389a17034ded</p>]]></content:encoded>
</item>
<item rdf:about="http://www.grioo.com/blogs/lepangolin/index.php/2007/01/27/1689-pour-la-construction-dune-information-specialisee-de-lagriculture-en-afrique">
  <title></title>
  <link>http://www.grioo.com/blogs/lepangolin/index.php/2007/01/27/1689-pour-la-construction-dune-information-specialisee-de-lagriculture-en-afrique</link>
  <dc:date>2007-01-27T17:13:59+00:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>lepangolin</dc:creator>
  <dc:subject></dc:subject>
  <description></description>
  <content:encoded><![CDATA[<p>INTRODUCTION</p>


<p>Les enjeux d&#8217;une agriculture performante en Afrique depuis les années 1960 passent par une maîtrise informationnelle et veille stratégique  totalement aux mains des africains eux-mêmes.</p> <p>Est-il nécessaire d&#8217;évoquer la place centrale du secteur agricole dans les économies et sociétés d&#8217;Afrique&nbsp;?
Et plus remarquablement la position stratégique de l&#8217;agriculture dans le commerce extérieur de ces pays&nbsp;?
Les analystes et spécialistes du développement ont toujours rappelé avec insistance le rôle que devrait jouer l&#8217;agriculture pour le développement économique des PVD en général  et des pays d&#8217;Afrique en particulier.</p>


<p>Est-il encore besoin d&#8217;évoquer l&#8217;ampleur de l&#8217;asservissement de l&#8217;agriculture africaine à l&#8217;économie mondiale. Cette dépendance à l&#8217;étranger est profondément exprimée par les conséquences de la chute des prix des produits agricoles africains, tout comme de la concurrence sur le sol africain et paradoxalement par des produits venants des pays industrialisés et d&#8217;Asie.</p>


<p>A la fin des années 1960, il était toujours difficile de trouver des Etats africains qui se seraient dotés d&#8217;un outil d&#8217;information et de formation stratégique autonome. En un mot une politique de veille agricole. C'est encore le cas aujourd'hui. Très peu de pays d&#8217;Afrique disposerait d&#8217;un tel outil.</p>


<p>Au contraire on observe que c&#8217;est toujours les anciennes puissances coloniales et les institutions internationales (FMI, Banque Mondiale, FAO, USAID, etc.&#8230;) qui produisent l&#8217;information sur l&#8217;agriculture africaine et peuvent donc de la sorte diriger l'agriculture africaine vers des destinations non souhaitées par les africains eux-mêmes. La situation pour l&#8217;Afrique francophone, est dominée par des organes français qui se disputent à outrance cet espace et font leur beurre sur l'incompétence et le manque de volonté des Africains à se prendre en charge.</p>


<p>En vérité la presque totalité de l&#8217;information agricole de Etats africains, quels qu&#8217;ils soient est contrôlée par les organes occidentaux, alors que l&#8217;agriculture représenterait 80% à 95% des chances de développement de ces pays, car ce dernier étant à plus de 85% des populations paysannes.</p>


<p>Sur le plan purement concurrentiel de la globalisation de l&#8217;économie mondiale, l&#8217;avenir de l&#8217;agriculture de ces pays ne peut se faire sans outil d'information et de vulgarisation technique. Une évolution dans le sens du développement de cet outil s&#8217;imposerait donc pour ces pays comme nécessité.</p>


<p><strong>Un mouvement de création de l&#8217;outil d&#8217;information</strong></p>


<p>Il est encore vrai d&#8217;observer que l&#8217;arrivée massive des outils d&#8217;information et de veille dans chacun des Etats d&#8217;Afrique n&#8217;a pas encore lieu.
Il apparaît nécessaire de plaider pour favoriser en même temps dans ces pays de la création des outils d&#8217;information de veilles agricoles.
De leur accès libre dans les deux sens c&#8217;est-à-dire institution-paysans et paysans-institutions. Et pourquoi pas dans la foulée de la mise en place d&#8217;un droit à l&#8217;information spécialisée.
Tous ses éléments devront servir au décollage de l&#8217;agriculture africaine, donc à la réduction de la pauvreté.
Des outils performants dans cette catégorie devrant obligatoirement rivaliser avec ceux des pays occidentaux afin de ne pas se laisser distancer dans la concurrence mondiale.</p>


<p>ETATS DES LIEUX</p>


<p>Aujourd&#8217;hui, s&#8217;il faut esquisser un inventaire, nous devrons reconnaître que l&#8217;Afrique subit de plein fouet les assauts de la mondialisation de l&#8217;économie mondiale. Et libération prononcée par l&#8217;organisation mondiale du commerce, ouvrirait certaines portes de développement pour l&#8217;agriculture africaine que si ce dernier( paysan africain) sont bien informés en temps et en stratégies afin d&#8217;anticiper sur les effets négatifs possibles.</p>


<p>Aucune réponse efficace ne peut se faire sans outil efficace d&#8217;information.
La mise en place d&#8217;une information efficace pour l&#8217;agriculture africaine s&#8217;avère obligatoire pour plusieurs raisons, entre autre&nbsp;:
·	1/ informer les paysans africains de ce qui se fait pour améliorer les performances agricoles.
·	2/ abolir les barrières entre différents acteurs.
·	3/ mettre en lumière tous les arsenaux stratégiques des pays en concurrence avec l&#8217;agriculture africaine.
·	4/ révéler de nouvelles filières. etc.
·	5/ rendre les communautés paysannes visibles au près des institutions.</p>



<p>I-INFORMER</p>


<p>Aucun pays d&#8217;Afrique tout seul ne peut efficacement concurrencer les grandes puissences agricoles telles les USA? l'union européenne et l'Asie, sans se doter de l&#8217;outil information et de veille stratégique. Il lui faut mutualiser ses ressources avec ses pairs d'Afrique.
La rudesse de la concurrence internationale et des stratégies  oblige à avoir des sources sures d&#8217;information et des statistiques fiables ayant pour origine les Africains eux-mêmes.
C&#8217;est pour cela qu&#8217;il faut  mettre en place des outils de veille pour anticiper des attaques éventuelles.
La vitesse de la circulation des biens et des statistiques dans le cadres de la mondialisation, des pays occidentaux et asiatiques forcent l&#8217;Afrique à rendre performante  sa communication.</p>


<p>A/ mise en place des outils d&#8217;information et de veille</p>


<p>N&#8217;ont pas encore compris le la nécessité de mettre en lace ses outils, si les pays Afrique, la société civile les acteurs du monde paysans depuis les indépendances ont, depuis fort longtemps compris l&#8217;importance de ces outils. D&#8217;où la création dans plusieurs pays d&#8217;Afrique notamment de l&#8217;Ouest des radio-rurales gérée par les communautés paysannes elles-même. Ces radios rurales ont montré-leur limites et semblent insuffisantes.</p>


<p>La création d&#8217;un organe pan-africain d&#8217;information ayant des sources en Afrique, on ose penser combler les insuffisances évoquées ci-haut.</p>


<p>Le développement de cet outil  se fera sentir dans l&#8217;avenir comme nécessité stratégique afin de rendre performante l&#8217;agriculture.</p>



<p>B/ UNE INFORMATION MODERNE</p>


<p>Les nouveaux outils de veille et d&#8217;information pour être performant se doivent d&#8217;utiliser&nbsp;:
L&#8217;Internet aussi pour répondre en temps réel et atteindre tout le monde. Cette modernisation sera à la mesure de l&#8217;ambition des enjeux.
Nous citerons par exemple la création d'un site interactif et des radios rurales locales et continentale.</p>


<p>Des centres de documentation techniques centrés sur les problèmes du monde rural, de l'élévage, de l'agriculture et des problèmes de commercialisation.</p>


<p>Ces outils comme toute chose débutante n&#8217;est pas encore parfait et devra tout au long de son existence s&#8217;améliorer constamment.
Nous citerons par exemple la création d&#8217;un site interactif.
D&#8217;un outil de publication en temps des flux et chiffres sur les cours des matières premières, des intrants agricoles ainsi que des cours mondiaux des monnaies.</p>]]></content:encoded>
</item>
<item rdf:about="http://www.grioo.com/blogs/lepangolin/index.php/2006/12/26/1613-arrestations-illegales-au-sein-de-larmee-congolaise">
  <title></title>
  <link>http://www.grioo.com/blogs/lepangolin/index.php/2006/12/26/1613-arrestations-illegales-au-sein-de-larmee-congolaise</link>
  <dc:date>2006-12-26T12:57:24+00:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>lepangolin</dc:creator>
  <dc:subject></dc:subject>
  <description></description>
  <content:encoded><![CDATA[<p>Je vous envoie une information et je vous prie de relayer celle-ci car ce qui se passe au pays est intolérable. Merci beaucoup.
Comme d'habitude en Afrique, des arrestations illégales, je vous demande de diffuser cette information auprès des ambassades occidentales, africaines de là où vous vous trouvez et des médias, pour faire pression et reveler le quotidien des congolais sous le pouvoir du fameux président de l'Union Africaine.</p> <p>Arrestations illégales au sein de l'armée congolaise</p>


<p>Bonjour</p>



<p>Faites moi connaître ce que vous entreprenez.
Merci de votre soutien.
Ce sont les libertés humaines qui sont bafouées quotidiennement au Congo.
Vous pouvez contacter l'avocat du sergent Mouélé c'esr Maître Foutou à brazzaville.
Ce genre de pratique doit cesser dans une démocratie et une vraie armée.
Il faut signaler que l'on en veut au Sergent Mouélé car il serait le seul élément du régiment originaire du sud du Congo, le reste de l'effectif étant acquis au pouvoir se «&nbsp;prétendant&nbsp;» nordiste.</p>


<p>Mouélé Kibaya</p>


<p><strong>Arrestations illégales au sein de l'armée congolaise,</strong></p>


<p>Le sergent Mouélé Rodrigue Memoire, du premier régiment Blindé de la zone Militaire n° 9 a été arrêté le 17 novembre 2006, dans la matinée à la caserne à Mpila où il était de service.</p>


<p>Le commandant Mandjo de la sécurité militaire est venu le prendre à son lieu de travail comme quoi il devait aller répondre devant le Général  Blaise Adoua (commandant de la zone militaire n°9). A titre de rappel&nbsp;: Le Général Blaise Adoua fut l&#8217;un des accusés du procès de  l&#8217;affaire dite des  353 disparus du Beach de Brazzaville.</p>


<p>Le récit de l&#8217;arrestation du sergent Mouélé et de ses camarades ( Sergent Olandzobo et Caporal Chef Ngoteni. )
Le caporal chef Atipo Engambé déjà aux arrêts à la maison d'arrêt de Brazzaville, qui selon les dires du chef de corps du régiment blindé (le colonel Oyouba), aurait  eu à  citer le sergent Mouélé Rodrigue Memoire, le sergent Olandzobo, le caporal chef Ngoteni, avoir participé avec lui ensemble dans l'assassinat d'un jeune homme après l'avoir battu et brûlé&nbsp;; celui -ci mourut de ses blessures une semaine après au CHU de Brazzaville, ceci se passe courant août  2006.</p>


<p>Le  sergent Mouéle, le sergent Olandzobo et le caporal chef Ngoteni, furent reçus et entendus par le Général Adoua, et le Géneral Issongo. Ces derniers ne reconnurent pas les faits qui leurs sont reprochés. Malgré les explications qu'ils ont fournies pour expliquer qu'ils ne reconnaissaient pas les faits, ils furent tous les trois emprisonnés au sous sol à la zone militaire n°9 abandonnés à eux-mêmes, sans soins et nourriture. Ils étaient  nourris et soignés par leurs parents mis au courant quelques jours après. Tous les trois  commencèrent à tomber malades du fait des traitements subis.</p>

<pre></pre>

<p>C&#8217;est finalement le 15 décembre 2006 qu'ils ont été mis à la disposition de la gendarmerie après les pressions des familles et de l&#8217;avocat du sergent Mouélé.</p>


<p>Le 16 décembre 2006, la gendarmerie ouvrit donc  les auditions: le sergent Mouélé, le sergent Olandzobo et le caporal chef Ngoteni, déclarèrent ne pas reconnaître les faits. Surtout que le caporal chef Atipo déclara qu'il n'avait jamais cité le sergent Mouélé, le sergent Olandzobo et  le caporal chef Ngoteni dans le fameux acte d'assassinat. C'est le début de la confusion totale&nbsp;: qui a dit que le sergent Mouele, le sergent Olandzobo et le caporal chef Ngoteni, avaient participé dans le fameux acte d'assassinat? Personne n&#8217;ose répondre à cette question qui devait mettre fin à la détention illégale.</p>


<p>Il faut noter que l'officier de police judiciaire a refait les auditions trois fois, en trois jours différents et le caporal Atipo confirmait  toujours qu'il n'avait jamais cité le sergent Mouélé, le sergent Olandzobo et le caporal chef Ngoteni.</p>


<p>Les trois sont actuellement déferés à la maison d'arrêt  de Brazzaville sous la  pression insidieuse du général Adoua qui semble faire peur à beaucoup de monde du corps judiciaire, certains avocats contactés par la famille du sergent Mouélé ayant refusé de prendre l&#8217;affaire à la seule évocation du nom du Général Blaise Adoua qui soutiendrait la thèse selon laquelle ils sont mis aux arrêts parce que parait-il que le caporal chef Atipo les a cités.  Mais ce dernier continue à démentir formellement  les dires des chefs militaires qui prétendent avoir arrêté le sergent Mouélé, le sergent Olandzobo et  le caporal chef Ngoteni , parce que le caporal chef Atipo les aurait cité comme complices!!!</p>


<p>Autre intérrogation inquiétante pour la suite de l&#8217;affaire, on ne sait pas ce que le  commandement militaire a fait des procès verbaux de sortis de l&#8217;audition menée par  l'officier de police judiciaire de la gendarmerie nationale?</p>


<pre>Le sergent Mouele, sergent Olandzobo et le caporal chef Ngoteni, sont toujours en détention illégale à la maison d'arrêt de Brazzaville et aucune procédure judiciaire et même n&#8217;ont été respectées car la présomption d'innocence ( garantie par la fameuse constitution de 2002 et le code de procédure pénale en vigueur au Congo )  demeure  jusqu'a ce les faits soient prouvés.</pre>

<p>Il faut noter  que des menaces de mort auraient été proférées à leurs égard pendant leur détention au sous sol à la zone militaire n°9; le caporal chef Ngoteni a été torturé; brûlé aux pieds avec des sacs plastiques.</p>


<p>Il y a beaucoup de d&#8217;inquiétudes  et de mauvaises intentions dans l'évolution de cette affaire. Je suis inquiet.</p>


<p>Romain Mouélé.</p>]]></content:encoded>
</item>
<item rdf:about="http://www.grioo.com/blogs/lepangolin/index.php/2006/12/18/1572-immigration-encore-un-drame-102-morts-de-trop">
  <title>Immigration : encore un drame 102 morts de trop ?</title>
  <link>http://www.grioo.com/blogs/lepangolin/index.php/2006/12/18/1572-immigration-encore-un-drame-102-morts-de-trop</link>
  <dc:date>2006-12-18T21:55:09+00:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>lepangolin</dc:creator>
  <dc:subject></dc:subject>
  <description></description>
  <content:encoded><![CDATA[<p>A qui la faute&nbsp;?  A la jeunesse&nbsp;?</p>


<p>Telle serait la question que tout africain devrait se poser, en effet c&#8217;est une catastrophe de voir disparaître ainsi des vies humaines dans la fleur de l&#8217;âge.
Non seulement que tout africain devrait se sentir endeuillé, mais tout faire pour que ces disparus soient les derniers.
Ce week-end , la mer a encore  pris sa part dans cette tragique relation qui  l&#8217;Afrique à l&#8217;Europe. Comme d&#8217;habitude c&#8217;est toujours les Africains qui continuent à payer.</p> <p>102 africains disparus en mer pour avoir tenté de rejoindre sur des frêles embarcations l&#8217;Espagne par les Iles Canaries.
L&#8217;Afrique ne finit toujours pas d&#8217;aligner des catastrophes et d&#8217;offrir ainsi à la face du monde surtout des pseudo intellectuels occidentaux en mal de reconnaissance sociale dans leur pays et aux racistes d&#8217;étaler sans retenue et tact leur racisme viscéral vis-à-vis de l&#8217;Africain.
On aurait pensé qu&#8217;après la signature des accords entre le gouvernement français représenté par le ministre de l&#8217;intérieur Nicolas Sarkozy par ailleurs candidat aux élections présidentielles françaises de 2007 et le gouvernement sénégalais d&#8217;une part et d&#8217;autre part après la visite du premier ministre espagnol Zapatero que l&#8217;hémorragie de la jeunesse africaine en général et sénégalaise en particulier allait cesser. Que nous n&#8217;allions plus connaître ce genre de drame avec autant de morts dans l&#8217;indifférence totale de toute l&#8217;Afrique.
Le drame de ce week-end, une fois encore vient de nous rappeler que le problème de la jeunesse africaine reste entier.
Ce drame doit cette fois-ci interpeller la conscience de tout africain qui se veut digne et humain, partout où il se trouve. En effet comment toute l&#8217;Afrique peut-elle admettre qu&#8217;un
Alors je dis que quand une société humaine ne fait rien pour sa progéniture, alors elle cesse d&#8217;être humaine, elle devient cannibale voire assimilable à une société animale, même là-aussi la lionne chasse pour nourrir ses petits. Alors qu&#8217;en est-il des hommes, ici Africain&nbsp;?
Quand une société ne parvient plus à offrir un rêve d&#8217;un futur humanisé et radieux à sa jeunesse, cette société là ne mérite plus d&#8217;exister&nbsp;! Les politiques dans ces pays n&#8217;ont plus lieu d&#8217;être et d&#8217;exister, c&#8217;est le niveau zéro de la société que l&#8217;on atteint.
Dans ce cas à quoi servent donc toutes les institutions, partis politiques, associations, et sociétés civiles dans ces pays, si l&#8217;on ne peut plus retenir ces enfants à vivre à ses côtés&nbsp;? Je peux donc dire que toutes ces choses ne sont que des simulacres comme pour faire semblant que les Africains sont aussi des humains&nbsp;? je me pose finalement toutes ces questions.
Alors si toutes les choses que je viens de citer existent bel et bien et ne sont pas des simulacres, alors il est temps que les Africains se regardent en face et prennent leur responsabilités historiques.
Les discours justifiant à tout va l&#8217;immigration comme quoi à cause de la misère, que sa jeunesse est obligée de jouer à la roulette russe ne peuvent plus nous servir de remontant moral. Les faux-fuyants usités depuis plusieurs siècles doivent cesser d&#8217;avoir cours.
Il est temps que la jeunesse africaine, au lieu de prendre le risque de mourir en mer et laisser pendant ce temps les politiques qui les ont conduit à la misère en paix, doivent décider d&#8217;exiger leur part de vie dans leur pays respectifs. Comme ils le disent «&nbsp;rester en Afrique c&#8217;est déjà mourir », moi je leur dis autant mourir dignement sur place pour faire changer les choses.
Cette jeunesse doit se mettre en avant garde d&#8217;un mouvement continental de contestation citoyenne civile pour que cesse pareil drame.
La jeunesse africaine se doit révéler   qu&#8217;elle est majoritaire et représente l&#8217;avenir de ce continent , en effet elle représente 2/3 de toute la population  africaine.
Si elle s&#8217;organise dans un mouvement de conscience qui traverse les frontières, elle va gagner son droit à l&#8217;existence de digne humains.
Dans toutes les capitales africaines, les jeunes se mettaient simultanément en mouvement, par exemple en investissant tous les lieux de la factice politique de leur pays, comme les fameux parlements pour exiger des  pseudo politiques à la solde des exploiteurs et négriers des africains. Je suis convaincu que les choses vont bouger dans le sens de la vie.
Je vois dèjà certains ignorants objecter qu&#8217;un tel mouvement n&#8217;aboutirait pas, en effet ceux qui le disent ont raison car le but de tels propos est de dissuader toute union des peuples africains, car les problèmes sont les mêmes et le africains continuent à se comporter comme des biches face au lion, lesquelles préfèrent la fuite à l&#8217;affrontement. En effet la grande majorité des Africains ont toujours des conduites de fuite en avant face aux problèmes, de tous temps l&#8217;histoire africaine est souillée par cette attitude.
Heureusement pour ma part que certains peuples se sont vaillamment illustrés dans le combat pour la dignité humaine. Je citerais par exemple le cas de la jeunesse héroïque de l&#8217;Afrique du Sud qui est arrivée à bout de l&#8217;apartheid, Mandela avait commencé son combat pour la dignité humaine très jeune, ce fut le cas de Lumumba mort dans la trentaine. Dans des pays d&#8217;Afrique, les jeunes se sont tous effacés au profit des vieux qui n&#8217;ont jamais respecté le lien intergénérationnel qui fonde toute société humaine évoluée.</p>


<p>On donc doit regarder  dans l&#8217;histoire africaine pour avoir des raisons qui fondent l&#8217;optimisme et permettent de dire que cela ne peut plus durer, l&#8217;Afrique si elle est vraiment un continent d&#8217;Hommes est appelée à évoluer et changer positivement.
Fonder l&#8217;espoir dans la lutte n&#8217;est pas une vaine utopie, mais plutôt la réalité qui attend toute l&#8217;Afrique, la jeunesse africaine doit se rebeller.
Elle doit s&#8217;inspirer des jeunes de Soweto, ceux-là même qui ont lutté contre l&#8217;apartheid, ces jeunes ont bravé les chiens et canons de l&#8217;apartheid. En prenant exemple sur cette lutte, les choses vont changer. En effet les jeunes sud-africains sont descendus dans la rue pour combattre, ils ont préféré mourir en homme libre que de fuir leur pays, quel est le pays de l&#8217;Afrique australe aux alentours de l&#8217;Afrique du Sud ou des autres zones qui aurait connu une vague de refugiés ou d&#8217;immigrés Sud-Africains&nbsp;? A ma connaissance aucun, Dieu sait seul comment les racistes du gouvernement de l&#8217;apartheid les incitaient à l&#8217;exil, Non&nbsp;! Aucun jeune sud-africain a fui, ils ont préféré rester. Et pourtant ces jeunes vivaient dans un enfer, ce que les jeunes des autres pays africains n&#8217;ont jamais connu.
La solution adoptée par cette dernière a toujours été celle de la facilité, émigrer qui a ses ressorts moraux et philosophiques dans une culture de non responsabilité et de la fuite en avant, la culture de soumission totale à toute pression. Cette autre jeunesse est incapable de se rebeller contre l&#8217;ordre établi d&#8217;où qu&#8217;il vienne. Les Aînés leur ayant inculqué cette mauvaise culture du moment qu&#8217;eux-mêmes avaient depuis longtemps fait allégeance de soumission totale au colonisateur et à l&#8217;Occident.
Cette philosophie auto-suicidaire conduit droit au mur voire à la disparition des Africains sur le continent.
C&#8217;est pourquoi je lance sur ce blog un manifeste intitulé «&nbsp;102 disparus de trop et ça suffit&nbsp;! »
Nous devons nous mobiliser pour que cela change assez de blabla§&nbsp;!</p>]]></content:encoded>
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