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  <description><![CDATA[Economie, politique dans l'écosystème]]></description>
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  <content:encoded><![CDATA[Les chiffres officiels, produits par les agences de l’ONU, sur la base des déclarations des gouvernements, et plus ou moins bien recoupés et redressés, nous en donnent une idée imparfaite. <strong>Au début de l’automne 2011, où en est la situation mondiale de l’accès à l’eau potable et à l’assainissement ?<br />
</strong><ins></ins>

Les chiffres officiels, produits par les agences de l’ONU, sur la base des déclarations des gouvernements, et plus ou moins bien recoupés et redressés, nous en donnent une idée imparfaite.<br />

En matière d’assainissement, plus de <strong>2,6 milliards</strong> de personnes n’ont pas accès à un assainissement correct. Cela ne signifie pas des toilettes chez soi avec un raccordement à l’égout comme le plus souvent dans les pays du « nord ».<br />

Pour l’eau, on compte les gens qui « ont accès à un point d’eau amélioré » selon les autorités nationales. <br />

<strong>886 millions</strong>
Source JMP 2010<br />


Valide pour l’ONU, cet accès ne signifie pas grand-chose d’évident pour nous, qui ouvrons le robinet à la maison 24h sur 24, contrairement à 4 milliards d’humains. Il s’agit en fait de bénéficier au minimum d’un puits autour duquel on se sera assuré (en principe) de l’absence de contamination animale et humaine. On est incapable d’affirmer que cette eau est « potable ».<br />

Quant «  l’accès à l’eau de boisson » (sic) cela signifie que la source est située à moins d’un kilomètre (15 minutes) de l’endroit de son utilisation et qu’il est possible d’obtenir régulièrement au moins 20 litres d’eau par habitant et par jour.<br />
Ce sont les femmes et les filles qui sont à 72% de corvée d’eau.<br />

En fait, les études urbaines ponctuelles indiquent que le nombre de résidents urbains, en particulier des bidonvilles des mégapoles du sud, n’ayant pas un accès adéquat à l’eau serait beaucoup plus important que ce qu’indiquent les chiffres officiels. Il en va de même pour la situation de l’assainissement.<br />
Les données obtenues au niveau de 43 villes africaines indiquent qu’en réalité, 83 % de la population ne disposaient pas de toilettes raccordées aux égouts. Pour les grandes villes d’Asie, ce pourcentage est de 55 %<br />

Dans certains pays parmi les plus pauvres, il n’y a pas eu de recensement depuis 10 ou 20 ans. Même lorsqu’un recensement est organisé, rares sont les États qui les communiquent sincèrement du fait que ces mauvais résultats pourraient durcir les conditionnalités à l’octroi de prêts ou entraîner des conséquences sur la représentation électorales des plus précaires ainsi constamment sous-évalués et sous représentés.<br />


<ins>L’échec des privatisations et des PPP (Partenariats Publics Privés)</ins><strong></strong>

Dès les années 90, les institutions internationales, Banque Mondiale et FMI, ont présenté la marchandisation de l’eau comme le moyen le plus efficace pour couvrir sur toute la surface du globe ce «service essentiel ». Elles ont conditionné les prêts au développement à la prétendue gestion optimale par les entreprises privées de notre bien commun.<br />
 
Les grandes sociétés transnationales de l’eau, Véolia, Suez, SAUR, Thames Water, etc… se sont précipitées sur cette opportunité. La formule d’exploitation choisie, la concession, ne pouvait pas effacer, à la fin du siècle dans les pays pauvres, son inefficacité à son début dans les pays riches, qui avait entraîné la définition du service et de la gestion publics. Malgré la mise en œuvre du Partenariat Public Privé (PPP), sous forme d’affermage ou de contrats de gestion, de BOT , en 2011, on peut affirmer qu’elles ont échoué. <br />

À quelques exceptions près, malgré des licenciements massifs, des suppressions de compteurs, des augmentations indésirables pour les usagers, etc. elles n’ont pas réussi à dégager des profits considérés suffisants pour investir à long terme dans les infrastructures ou financer les branchements.<br />
 
Un rapport récent de la Banque Mondiale  établit d’ailleurs que les projets de PPP n’ont permis l’accès à l’eau courante que par, environ, 24 millions de branchements supplémentaires au cours des quinze dernières années dans le « Sud ». Les pauvres qui meurent de l’absence d’eau potable et d’assainissement peuvent-ils attendre qu’un grand et profitable marché de l’eau y trouve son compte ? <br />


<strong>Avancées et ambiguïtés du droit humain à l’eau potable et l’assainissement.</strong><ins></ins>

Le 28 juillet 2010, l’AG de l’ONU a reconnu le droit humain fondamental à l’eau potable et à l’assainissement.<br />

Deux mois plus tard, le Conseil des droits de l’homme précisait à la fois que l’exercice de ce droit devait être opposable aux États, qui devaient le transcrire dans leur législation nationale, mais que les sociétés privées pouvaient jouer un rôle important dans ce cadre, prouvant ainsi l’efficacité du lobbying des transnationales.<br />

Se met en place ainsi une pièce importante de leur dispositif dans les pays pauvres : sécuriser les contrats de partenariat (PPP) grâce à des législations sur mesure, tandis que leur périmètre se limiterait aux segments les plus profitables, ceux qui valorisent, sans investissement lourd, leur avance technologique sur la gestion des réseaux et la facturation. Pour le reste, les sociétés publiques de patrimoine ou de gestion, gérées selon les normes du privé, et les POP, petits opérateurs privés locaux, feront l’affaire.<br />
  

<strong>Crise de la dette et extension de la privatisation de l’eau et de l’assainissement</strong><ins></ins>

La crise de la dette dans laquelle se débat actuellement le capitalisme mondialisé entraîne deux types de stratégies pour les majors de l’eau :<br />

D’un côté, comme Veolia, on se recentre sur un plus petit nombre de pays, essentiellement intermédiaires et émergents, pour profiter des contractions prévisibles du commerce mondial qui vont les conduire à développer leur marché intérieur. On compte profiter de nouvelles possibilités d’investir, soit par l’intervention des banques européennes ad hoc, comme en Europe centrale, soit par la participation au capital de sociétés d’économie mixte, comme en Chine. <br />

D’un autre côté, on compte se servir des conditionnalités des prêts, comme en Grèce, pour racheter au meilleur prix des participations importantes dans les sociétés publiques acculées à la privatisation.<br />





<strong>La course derrière la croissance des chiffres d’affaire et des profits.
</strong><ins></ins>
Ces constats viennent remettre à leur place les affirmations de ces multinationales, et du Conseil mondial de l’eau qu’elles dominent, sur leur volonté,  d’abord humanitaire ( !), de participer à la mise en œuvre immédiate et globale du droit humain fondamental à l’eau potable et à l’assainissement.<br />

Ces entreprises ne s’intéressent aux « solutions » que si elles rapportent une croissance suffisante de leur rentabilité.<br />

Voilà la clé de la compréhension des projets que le Conseil mondial de l’eau, présidé par le salarié de Veolia, Loïc Fauchon, ne manquera pas de mettre en musique au Forum mondial de l’eau à Marseille en mars 2012.]]></content:encoded>
</item>
<item rdf:about="http://www.grioo.com/blogs/letigre/index.php/2011/08/07/3990-comptes-et-mecomptes-des-multinationales-de-leau">
  <title></title>
  <link>http://www.grioo.com/blogs/letigre/index.php/2011/08/07/3990-comptes-et-mecomptes-des-multinationales-de-leau</link>
  <dc:date>2011-08-07T12:46:13+00:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>letigre</dc:creator>
  <dc:subject></dc:subject>
  <description></description>
  <content:encoded><![CDATA[Les deux majors de l’eau et de l’assainissement Veolia et Suez viennent de publier leurs comptes semestriels.
Seuls importent leurs profits.
Pas un mot de la situation mondiale de l'accès à l'eau et à l'assainissement en particulier en Afrique. Leurs performances sont contrastées :<br />


En ce qui concerne Veolia  eau et assainissement, le CA a augmenté de 5,5%, mais le résultat opérationnel a baissé de 18%.<br />

Les dirigeants dénoncent ici les conséquences du référendum gagné par les partisans de l'eau publique en italie, l’influence de l'action des activistes français de Eau bien commun sur les conditions de renouvellement des contrats de délégation de service public en France, le rôle d’ATTAC Maroc dans l’échec du contrat Tanger, Tétouan, Rabat….<br />

Cependant, c’est toujours l’eau qui fournit le taux de marge de résultat opérationnel le plus élevé, même s’il s’est effondré en 2011, passant de 9,9% à 7,8%.

<strong><br />
Pour Antoine Frérot, PDG, l’urgence est d’améliorer très rapidement la capacité de Veolia à générer plus de profit</strong><ins></ins>.<br />

Selon lui, il faut «faire de Veolia Environnement un groupe plus réactif face à son environnement, plus efficace, centré sur un nombre de pays sensiblement réduit, avec un nombre d’entités et d’activités plus limité avec un objectif clair : améliorer au plus vite (la) profitabilité… ».<br />

Aussi, d’ici 2013, le groupe réduira son implantation géographique de 77 à moins de 40 pays, vendra plus de 4 milliards d’actifs en 3 ans et au moins 1,3 milliard en 2011.<br />

Pour l’eau, Veolia concentrera ses efforts sur l’Europe centrale et la Chine.<br />

<strong>Quid de l’Afrique subsaharienne, qui ne représente déjà  que moins de 0,5% de son chiffre d’affaire ?<br /></strong>
Veolia eau voit sa gestion contestée dans les deux seuls pays où elle est encore implantée :<br />
Au Gabon, la SEEG n'est pas capable de réaliser suffisamment d'adductions et n'investit pas assez pour desservir les quartiers hauts.<br />
Au Niger la SEEN est critiquée pour le coût élevé du mètre cube et son incapacité à desservir largement la population<br /><br />






Malgré la violence du plan de restructuration annoncé de longue date,  l’action perdait encore près de 4% vendredi, continuant une descente de 48% depuis un an. <br /><br />



Pour Suez , le CA  est en hausse de 11,3%, dont CA eau Europe de 3,5%.Résultat net (semestriel) à 581 m€, en baisse de 14%, en raison d’éléments exceptionnels en 2010.<br /><br />


Selon J.L. Chaussade, le D.G. la bonne profitabilité actuelle et les excellentes perspectives  sont les conséquences :<br /><br />


•	Des formules d’indexation tarifaires  entraînant la hausse du prix de l’eau.<br />

•	Du renouvellement et  du gain de nombreux contrats de DSP en France et en Espagne.<br />

•	Du nouveau modèle contractuel : les « contrats sont basés sur l’usage raisonné de l’eau » et la protection de la ressource. Les profits sont faits sur la valeur plutôt que sur le volume.<br />

•	Du nouveau modèle de gouvernance de la gestion de l’eau en France. L’exemple est donné de la société locale Suez dédiée, « Eaux de Normandie », qui comprend dans son conseil d’administration, 3 administrateurs issus de la société civile.<br /><br />


Il est vrai que Suez a déjà accompli sa restructuration, depuis ses mécomptes en Amérique latine, d’où elle a été chassée par les peuples. Par exemple, <strong>elle est absente en Afrique subsaharienne.<br /><br />


</strong>
Ce sont uniquement des critères de rentabilité qui déterminent son implantation et ses modes de gestion. Dans ce cadre,  l’entreprise dit s’adapter aux contraintes de préservation de la ressource et  de technicité croissante dans le traitement de l’eau pour se développer. <br />

Elle reflète à sa manière la volonté des usagers de contrôle et de délibération sur ce bien commun, par l’exercice technocratique de la participation de membres de la « société civile », choisis pour être compatibles avec ses objectifs financiers.<br /><br />



<strong>La course derrière la croissance des chiffres d’affaire et des profits.</strong><ins></ins><br />
<strong><br />

 Ce message, que ces PDG délivrent aux marchés et aux  Bourses, vient remettre à leur place leurs affirmations  sur leur volonté de participer à la mise en œuvre immédiate et globale du droit humain fondamental à l’eau potable et à l’assainissement.</strong><ins></ins><br />

Il faut rappeler qu'environ 1 milliard de personnes n'a pas accès à l'eau potable dans le monde, 4 milliards n'ont pas d'eau potable au robinet 24h/24, tandis que 2,6 milliards ne disposent d'aucun assainissement hygiénique de base.<br />
Pour plus d’un quart de la population dans plusieurs pays d’Afrique subsaharienne, la collecte de l’eau prend plus d’une demi-heure par voyage aller-retour.<br />

Ce sont les femmes et les filles à 72% qui se chargent de la corvée d'eau, au détriment du temps passé, par exemple, à l'éducation.<br />

Dans les grandes villes, les progrès de l'accès minimum à l'eau est loin de compenser la croissance démographique.<br />
80% des maladies recensées ont une origine hydrique...<br />








Ces entreprises ne s’intéressent aux « solutions » dans la mise en oeuvre de ce droit de l'homme essentiel que si elles rapportent une croissance suffisante de leur rentabilité.<br />

On est loin des promesses faites, au début des années 90, par les institutions de Bretton Wood et les mêmes multinationales, sur l'efficacité optimale  de la privatisation de ce bien commun<br /><br />

<strong>Double casquette, double langage.</strong><br />
Mais les entreprises transnationales de l'eau savent aussi tenir un autre langage.<br />
Elles ont créé des fondations à leur nom ; ce qui leur permet de faire voir une vitrine attrayante et au goût du jour. Elles repeignent en vert et aux couleurs de l'humanitaire la réalité qu'elles expliquent par ailleurs clairement aux marchés.<br />
Les séquences publicitaires sur les télévisions françaises sont significatives.<br />
Alors qu'elles ne sont pas ou très peu engagées en Afrique, les majors de l'eau exhibent ici ou là les réalisations de leurs fondations, minuscules par rapport aux tâches à réaliser .<br />
Il s'agit d'un saupoudrage financé conjointement avec d'autres acteurs, dont la Coopération décentralisée, souvent sans lendemain.<br />

 
Au Cameroun, la fondation Veolia a su mettre en place des réfections de réservoirs et des adductions d'eau dans le Nde, a réparé par endroits l'assainissement vétuste de Bangangte, ou apporté des solutions aux problèmes de déchets de Dschang avec l'Association des maires francophones. Quid des solutions globales ?
<br />
Mais les commandes sont tenues fermement par les maisons-mères. Animées par des salariés de ces groupes, <q>bénévoles</q> ou pas, elles ont à leur tête Jean Louis Chaussade et Antoine Frérot.<br />
Aussi, il n'étonnera personne que la fondation Veolia soit intervenue en 2003, à Douala, dans un quartier pauvre pour essayer de résoudre les problèmes d'adduction: c'était la bonne méthode pour se faire une idée concrète des difficultés qui attendraient le bénéficiaire de la privatisation de la SNEC. Car une des raisons des échecs précédents des transnationales à été une méconnaissance grave des conditions locales et des réseaux.
Après que l'ONEP marocaine ait remporté l'appel d'offre et créé la Camerounaise des eaux, qu'est devenue cette initiative ? <br /><br />

<strong>Une nouvelle stratégie : dans un énorme marché globalisé potentiel trouver les niches permettant de réaliser le maximum de profit</strong><br /><br />
















Voilà la clé de la compréhension des « solutions » que le Conseil mondial de l’eau, présidé par le salarié de Veolia, Loïc Fauchon, ne manquera pas de mettre en musique au Forum mondial de l’eau à Marseille en mars 2012.<br />
<br />


<strong>L’apport décisif du Forum alternatif mondial sur l’eau à Marseille, du 10 au 17 mars 2012 (FAME).<br />
</strong><ins></ins><br />
En face de ce forum officiel, se tiendra un autre forum, le FAME.<br />

Que sera le FAME ? <br /><br />



 <li>Le rendez-vous mondial de toutes celles et ceux qui se battent pour l’eau bien commun, <br /></li>
 <li>contre son accaparement, <br /></li>
 <li>contre les pollutions de surface et souterraines (gaz de schistes, agriculture productiviste…), <br /></li>
 <li>contre la gestion privée et technocratique. - L’expression des mobilisations  pour l’eau  en Europe et dans le monde. <br /></li>
 <li>La parole sera donnée aux communautés et aux institutions qui font vivre le retour en gestion publique directe de l’Eau et de l’assainissement dans la perspective d’une autre politique mondiale. - <br /></li>
 <li>Ce sera  aussi des spectacles et des créations sur le thème de l’Eau source de vie.  - <br /></li>
 <li>Les acteurs des luttes et les victimes viendront accuser les dominants  dans le cadre d’un Tribunal des peuples sur l’eau, où ils seront jugés. <br /></li>
 <li>Un programme d’accès à l’eau, global, efficace, financé, sera élaboré et soumis à la discussion des peuples et des gouvernements du monde. <strong><ins></ins></strong><br /></li>
</ul><br />
Je vous tiendrai au courant des prochaines étapes de la construction de ce forum.<br /><br />



<strong>Le FAME sera le vrai forum où les peuples discutent des affaires publiques</strong><ins></ins>]]></content:encoded>
</item>
<item rdf:about="http://www.grioo.com/blogs/letigre/index.php/2009/12/21/2900-copenhague-le-discours-de-chavez">
  <title>Copenhague : le discours de Chavez</title>
  <link>http://www.grioo.com/blogs/letigre/index.php/2009/12/21/2900-copenhague-le-discours-de-chavez</link>
  <dc:date>2009-12-21T10:09:05+00:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>letigre</dc:creator>
  <dc:subject></dc:subject>
  <description></description>
  <content:encoded><![CDATA[<p>On attend le discours du père de la nation, Paul Biya...</p> <p>Monsieur le président, messieurs, mesdames, excellences, amies et amis&nbsp;: Je vous promets que je ne vais pas parler plus que celui qui a le plus parlé ici cet après-midi.</p>


<p>Permettez-moi un commentaire initial qu&#8217;il faut prendre comme faisant parti des points préalablement soulevés par les délégations du Brésil, de la Chine, de l&#8217;Inde, et de la Bolivie: nous demandions la parole mais il n&#8217;a pas été possible de la prendre.</p>


<p>La représentante de la Bolivie &#8212; j&#8217;en profite pour saluer le président Evo Morales, qui est là-bas, président de la République de la Bolivie &#8212; a dit parmi d&#8217;autres choses &#8212; j&#8217;ai pris note &#8212;&nbsp;: "Le texte présenté n&#8217;est pas démocratique, il n&#8217;est pas inclusif".</p>


<p>J&#8217;arrivais à peine et nous nous asseyions quand nous entendons la Présidente de la séance précédente, la Ministre, dire qu&#8217;il y avait un document là, mais que personne ne connaît. J&#8217;ai demandé ce document, nous ne l&#8217;avons pas encore&nbsp;; je crois que personne ne sait rien de ce document, top secret. Maintenant, certainement la camarade bolivienne l&#8217;a dit&nbsp;: "Il n&#8217;est pas démocratique, il n&#8217;est pas inclusif".</p>


<p>Maintenant, mesdames, messieurs&nbsp;: est-ce que n&#8217;est pas précisément la réalité de ce monde&nbsp;? Est-ce que nous sommes dans un monde démocratique&nbsp;? Est-ce que le système mondial est inclusif&nbsp;? Pouvons-nous attendre quelque chose de démocratique, inclusif du système mondial actuel&nbsp;? Ce que nous vivons sur cette planète est une dictature impériale et depuis ici nous continuons de la dénoncer&nbsp;: A bas la dictature impériale et que vivent les peuples, la démocratie et l&#8217;égalité sur cette planète&nbsp;!</p>


<p>Ce que nous voyons ici est reflet de cela&nbsp;: une exclusion. Il y a un groupe de pays qui se croient supérieurs à nous ceux du Sud, à nous le Tiers Monde, à nous les sous-développés, ou comme dit mon grand ami Eduardo Galeano, nous les pays écrasés comme écrasés par un train qui nous a roulé dessus durant l&#8217;histoire.</p>


<p>Ne nous étonnons donc pas de cela, ne nous étonnons pas&nbsp;: Il n&#8217;y a pas de démocratie dans le monde, et ici nous sommes, une fois encore, devant une preuve de la puissante dictature impériale mondiale.</p>


<p>Ici deux jeunes hommes sont montés <a href="NDT&nbsp;: il parle de deux militants de Greenpeace">NDT&nbsp;: il parle de deux militants de Greenpeace</a>, heureusement, les agents de l&#8217;ordre ont été décents, quelques poussées par là, et ils ont collaboré&nbsp;: non&nbsp;?</p>


<p>Là-dehors il y a beaucoup de gens&nbsp;: vous le savez&nbsp;? Clairement ils ne tiennent pas dans ce salon. J&#8217;ai lu dans la presse qu&#8217;il y a eu de multiples détentions, de multiples protestations intenses là dans les rues de Copenhague, et je veux saluer tous ces gens qui sont là-dehors, la plupart d&#8217;entre eux sont des jeunes (Applaudissements). Certes, ce sont des jeunes gens préoccupés beaucoup plus que nous je crois, et avec juste raison par l&#8217;avenir du monde. La majorité de ceux qui sont ici ont le soleil dans le dos&nbsp;; ceux qui sont dehors ont le soleil devant eux et ils s&#8217;inquiètent beaucoup.</p>


<p>On pouvait me dire, monsieur le président, un fantôme parcourt le Copenhague, en paraphrasant Karl Marx, le grand Karl Marx. Un fantôme parcourt les rues de Copenhague, et je crois que ce fantôme marche en silence dans cette salle, il passe entre nous, il passe par les couloirs, sort par dessous, monte. Ce fantôme est un fantôme épouvantable, presque personne ne veut le nommer. Le capitalisme est le fantôme&nbsp;! (Applaudissements) Presque personne ne veut le nommer, c&#8217;est le capitalisme. Là les peuples rugissent, là dehors ils sont entendus.</p>


<p>J&#8217;ai lu plusieurs slogans qui sont peints dans les rues, et je crois que les slogans de ces jeunes gens j&#8217;en ai entendu certains quand sont venus le jeune homme et la jeune fille là-bas. Il y en a deux que j&#8217;ai notés, deux slogans puissants entendus parmis d&#8217;autres&nbsp;:</p>


<p>L&#8217;un est&nbsp;: "Ne changez pas le climat, changez le système", et je prends cette phrase pour nous&nbsp;: Ne changeons pas le climat, changeons le système et, par conséquent, nous commencerons à sauver la planète. Le capitalisme, le modèle de développement destructif est entrain d&#8217;en finir avec la vie, et menace certainement d&#8217;en finir avec l&#8217;espèce humaine.</p>


<p>L&#8217;autre phrase pousse à la réflexion, très en phase avec la crise bancaire qui a parcouru le monde et qui le frappe encore, et la manière dont les pays riches du Nord ont aidé les banquiers et les grandes banques&nbsp;; les seuls États-Unis pour sauver des banques..., bon, j&#8217;ai perdu le chiffre, mais c&#8217;est astronomique. Ils disent dans les rues&nbsp;: "Si le climat était une banque, ils l&#8217;auraient déjà sauvé", et je crois que c&#8217;est vrai. Si le climat était une banque capitaliste, les plus grands, les gouvernements riches l&#8217;auraient déjà sauvé.</p>


<p>Je crois qu&#8217;Obama n&#8217;est pas arrivé, il a reçu le Prix Nobel de la Paix presque le même jour où il envoyait encore 30 000 soldats pour tuer des innocents en Afghanistan, et il vient se présenter maintenant ici avec le Prix Nobel de la Paix, le Président des États-Unis.</p>


<p>Les États-Unis ont la petite machine pour faire des billets, pour faire des dollars et ils ont sauvé..., bon, ils croient avoir sauvé les banques et le système capitaliste.</p>


<p>Bien, je ferme la parenthèse, c&#8217;est cela que je voulais faire là-bas, parce que nous levions la main pour accompagner le Brésil, l&#8217;Inde, la Bolivie, et la Chine, dans leur position intéressante que le Venezuela et les pays de l&#8217;Alliance Bolivarienne <a href="NDT&nbsp;: l&#8217;Alba">NDT&nbsp;: l&#8217;Alba</a> partagent avec fermeté&nbsp;; mais, bon, ils ne nous ont pas donné la parole, ne me comptez pas ces minutes, s&#8217;il vous plaît, Président, c&#8217;était pour dire cela.</p>


<p>Eh bien, soyez fixés, en venant là j&#8217;ai eu le goût de connaître cet écrivain français, Hervé Kempf. Je recommande ce livre, je le recommande, il est traduit en espagnol &#8212; il est là Hervé &#8212; aussi en français, et en anglais sûrement, Comment les riches détruisent la planète, de Hervé Kempf. En cela il dit ce que le Christ a dit&nbsp;: "Il sera plus facile de faire passer un chameau dans le chas d&#8217;une aiguille, que de faire entrer un riche dans le royaume des cieux". Le Christ Notre Seigneur a dit cela:
Les riches détruisent la planète. Est-ce que cela veut dire qu&#8217;ils pensent partir ailleurs quand ils auront détruit ici, ils ont des plans pour partir pour une autre planète&nbsp;? Jusqu&#8217;à présent on n&#8217;a rien vu sur l&#8217;ensemble de la galaxie.</p>


<p>À peine j&#8217;ai reçu ce livre &#8212; Ignacio Ramonet me l&#8217;a offert, il est aussi ici dans la salle &#8212; et en terminant le prologue ou le préambule il y a cette phrase très importante. Kempf dit ceci&nbsp;: "Nous ne pourrons pas réduire la consommation matérielle au niveau mondial si nous ne faisons pas en sorte que les puissants descendent de quelques marches, et si nous ne combattons pas l&#8217;inégalité&nbsp;; il est nécessaire d&#8217;avoir en tête le principe de base écologiste, si utile à l&#8217;heure de prendre conscience&nbsp;: penser globalement et agir localement, additionnons-y le principe qu&#8217;impose la situation&nbsp;: moins consommer et mieux distribuer". Je crois que c&#8217;est un bon conseil que nous donne cet écrivain français Hervé Kempf.</p>


<p>Et bien, monsieur le président, le changement climatique est, sans doute, le problème environnemetal le plus dévastateur de ce siècle&nbsp;: des inondations, des sécheresses, des orages violents, des ouragans, le dégel, la montée du niveau moyen de la mer, l&#8217;acidificacion des océans et des vagues de chaleur, tout cela accentue l&#8217;impact des crises globales qui nous frappent.</p>


<p>L&#8217;actuelle activité humaine surpasse les seuils de soutenabilité en mettant en danger la vie sur la planète&nbsp;; mais face à cela aussi nous sommes profondément inégaux, je veux le rappeler. Les 500 millions de personnes les plus riches&nbsp;: cinq cents millions !, c&#8217;est 7 %: sept pour cent !, seven percent de la population mondiale. Ceux là, les 7 % sont responsables, ces 500 millions de personnes les plus riches sont responsables de 50 % des émissions polluantes, tandis que les 50 % plus pauvres sont responsable de seulement 7 % des émissions polluantes.</p>


<p>C&#8217;est pourquoi j&#8217;attire l&#8217;attention, il est un peu bizarre de placer ici les États-Unis et la Chine au même niveau. Les États-Unis ont environ 300 millions d&#8217;habitants&nbsp;; la Chine a presque cinq fois plus de population que les États-Unis. Les États-Unis consomment plus de 20 millions de barils de pétrole quotidiens, la Chine arrive à peine à 5 ou 6 millions de barils quotidiens. On ne peut pas demander la même chose aux États-Unis et à la Chine. Je crains que là il faille discuter.</p>


<p>Il faut que nous puissions, les chefs de l&#8217;état et de gouvernement, nous asseoir et discuter vraiment, vraiment, de ces sujets.</p>


<p>Ensuite, monsieur le président, 60 % des écosystèmes de la planète sont abîmés, 20 % de l&#8217;écorce terrestre est dégradé. Nous avons été les témoins impassibles de la déforestation, de la transformation des terres, de la désertification, des altérations des cours d&#8217;eau douce, la surexploitation des ressources de la mer, de la contamination et de la perte de la diversité biologique. L&#8217;utilisation exacerbée de la terre dépasse de 30 % sa capacité de régénération. La planète perd sa capacité de s&#8217;autoréguler, cela la planète le perd&nbsp;; chaque jour plus d&#8217;ordures qui ne peut en être absorbé sont produites. La survie de notre espèce martèle la conscience de l&#8217;humanité.</p>


<p>Malgré l&#8217;urgence, deux ans de négociations se sont écoulés pour conclure une deuxième période d'engagemenst sous le Protocole de Kyoto et nous assistons à ce rendez-vous qui se terminera sans accord réel et significatif.</p>


<p>Et, certes, sur le texte qui vient d&#8217;on ne sait où &#8212; comme l&#8217;a qualifié le représentant chinois &#8212; le Venezuela dit et les pays de l&#8217;Alba nous disons, que nous n&#8217;acceptons pas, comme nous l&#8217;avons déjà dit, aucun autre texte que celui qui provient des groupes de travail, du Protocole de Kyoto et de la Convention, ce sont les textes légitimes qui étaient discutés avec tant d&#8217;intensité durant ces dernières années et depuis des heures ici. Je crois que vous n&#8217;avez pas dormi&nbsp;; en plus de cela vous n&#8217;avez pas déjeuné, vous n&#8217;avez pas dormi&nbsp;: hein&nbsp;? Il ne me semble pas logique que sorte un document "qui vient de nulle part", comme on dit.</p>


<p>L&#8217;objectif scientifiquement soutenable pour la réduction des émissions de gaz polluants est d&#8217;obtenir un accord de coopération à long terme, et on dirait bien, aujourd&#8217;hui, à cette heure, que cela semble avoir échoué, pour l&#8217;instant. Quelle est la raison&nbsp;? Sans aucun doute la raison est l&#8217;attitude irresponsable et le manque de volonté politique des nations les plus puissantes de la planète.
Personne ne doit se senter offensé, je recours au grand José Gervasio Artigas qui a dit&nbsp;: "Avec la vérité pas d&#8217;offense pas de peur"&nbsp;; mais, en vérité c&#8217;est une attitude irresponsable, d&#8217;avancées, de reculs, d&#8217;exclusion, d&#8217;une manière élitiste d&#8217;un problème qui se posent à tous et que nous pourrons seulement résoudre tous ensemble.</p>


<p>Le conservatisme politique et l&#8217;égoïsme des grands consommateurs, des pays les plus riches dénotent une haute insensibilité et un manque de solidarité envers les plus pauvres, les affamés, les plus vulnérables aux maladies, aux catastrophes naturelles.</p>


<p>Monsieur le président, un nouvel accord unique applicable est indispensable. Un accord unique appliqué à des parties absolument inégales, de part l&#8217;ampleur de leurs contributions et de leurs capacités économiques, financières et technologiques et qui se fonde sur le respect strict des principes contenus dans la Convention.</p>


<p>Les pays développés devraient établir des engagements inaliénables, clairs et concrets dans la diminution substantielle de leurs émissions et assumer les obligations d&#8217;assistance financière et technologique aux pauvres pays, pour faire face aux dangers destructeurs du changement climatique. En ce sens, la singularité des états insulaires et des pays les moins développés devrait être pleinement reconnue.</p>


<p>Monsieur le président, le changement climatique n&#8217;est pas le seul problème qui affecte aujourd&#8217;hui l&#8217;humanité&nbsp;; d&#8217;autres fouets et injustices nous guettent, le fossé qui sépare les pays riches et pauvres n&#8217;a pas arrêté de s&#8217;agrandir, malgré tous les Objectifs du Millénaire, le Sommet de Monterrey sur le financement, tous ces sommets &#8212; comme le disait ici le Président du Sénégal, en dénonçant une grande vérité, des promesses et des promesses et des promesses inaccomplies, et le monde continue sa marche destructive.</p>


<p>Le total des revenus des 500 individus les plus riches du monde est supérieur aux total des revenus des 416 millions des personnes les plus pauvres. 2 800 millions de personnes vivent dans la pauvreté, avec moins de deux dollars par jour, cela représente 40 % de la population globale&nbsp;: 40% de la population globale&nbsp;! Qui obtiennent seulement 5 % des revenus mondiaux.</p>


<p>Aujourd&#8217;hui environ 9,2 millions d&#8217;enfants par an meurent avant d&#8217;atteindre la cinquième année de vie, et 99,9 % de ces morts ont lieu dans les pays pauvres. Dans ces pays le taux de mortalité infantile est de 47 morts pour 1 000 naissances&nbsp;; mais il est de seulement 5 pour 1 000 dans les pays riches. L&#8217;espérance de vie de la planète est de 67 ans, dans les pays riches elle est de 79, tandis que dans plusieurs nations pauvres cet âge est de seulement 40 ans.</p>


<p>S&#8217;ajoutent les 1 100 millions d&#8217;habitants qui n&#8217;ont pas accès à l&#8217;eau potable&nbsp;; 2 600 millions sans service d&#8217;assainissement&nbsp;; plus de 800 millions d&#8217;analphabètes et      1020 millions de personnes affamées. C&#8217;est là la scène du monde.</p>


<p>Maintenant, la cause&nbsp;: quelle est la cause&nbsp;? Parlons de la cause, ne fuyons pas les responsabilités, ne fuyons pas la profondeur de ce problème. La cause, sans doute &#8212; je reviens au sujet &#8212; de tout ce panorama désastreux est le système métabolique, destructif du capital et de son modèle incarné&nbsp;: le capitalisme.
Ici il y a une citation que je veux vous lire, brièvement, de ce grand théologien de la Libération, Leonardo Boff, comme nous savons, un brésilien, nuestroamericano.</p>


<p>Leonardo Boff dit, sur ce sujet, ce qui suit&nbsp;: "Quelle est la cause&nbsp;? Ah !, la cause est le rêve de chercher le bonheur à travers de l&#8217;accumulation matérielle et le progrès sans fin, en utilisant pour cela la science et la technique, avec lesquelles toutes les ressources de la Terre peuvent être exploités sans bornes", et il cite ici Charles Darwin et sa sélection naturelle, la survie des plus forts&nbsp;; mais nous savons que les plus forts survivent sur les cendres des plus faibles.</p>


<p>Jean Jacques Rousseau &#8212; faut-il toujours le rappeler &#8212; disait cela&nbsp;: "Entre le fort et le faible la liberté opresse". C&#8217;est pourquoi l&#8217;empire parle de liberté, c&#8217;est la liberté pour opresser, pour envahir, pour assassiner, pour anéantir, pour exploser, c&#8217;est sa liberté. Et Rousseau ajoute la phrase salvatrice&nbsp;: "Seule la loi libère".</p>


<p>Il y a plusieurs pays qui jouent à "ici il n&#8217;y a pas de document <a href="secret">secret</a>", parce que précisément ils ne veulent pas de loi, ils ne veulent pas de norme, parce que l&#8217;inexistence de cette norme leur permet de jouer leur liberté exploitante, leur liberté irrésistible. <a href="immuable ?">immuable ?</a>
Faisons un effort et pressons-nous, ici et dans les rues, pour que sorte d&#8217;ici un compromis, que l&#8217;on sorte un document qui engage les pays les plus puissants de la Terre&nbsp;! (Applaudissements).</p>


<p>Je vous demande, Président, Leonardo Boff&nbsp;: l&#8217;avez-vous connu, Boff&nbsp;? Je ne sais pas s&#8217;il a pu venir Leonardo, je l&#8217;ai connu il y a peu au Paraguay&nbsp;; je l&#8217;ai toujours lu &#8212;&nbsp;: "Une Terre finie peut-elle supporter un projet infini ?" La thèse du capitalisme&nbsp;: le développementisme infini, c&#8217;est un modèle destructif, acceptons-le.</p>


<p>Ensuite Boff nous demande&nbsp;: "Qu&#8217;est-ce que nous pourrions attendre de Copenhague ?". À peine cette confession simple&nbsp;: ainsi que nous sommes nous ne pouvons pas continuer, et une intention simple&nbsp;: Allons-nous changer d&#8217;une direction&nbsp;? Faisons-le, mais sans cynisme, sans mensonges, sans doubles calendriers, sans documents "venus de nulle part", avec la vérité en avant.</p>


<p>Jusqu&#8217;à quand, nous demandons-nous depuis le Venezuela, monsieur le président, mesdames, messieurs, jusqu&#8217;à quand allons-nous permettre de telles injustices et inégalité&nbsp;? Jusqu&#8217;à quand allons-nous tolérer l&#8217;actuel ordre économique international et les mécanismes de marché en vigueur&nbsp;? Jusqu&#8217;à quand allons-nous permettre que de grandes épidémies comme le Sida frappe des populations entières&nbsp;?</p>


<p>Jusqu&#8217;à quand allons-nous permettre que les affamés ne puissent pas se nourrir ni nourrir leurs propres enfants&nbsp;? Jusqu&#8217;à quand allons-nous permettre que des millions d&#8217;enfants continuent de mourir de maladies guérissables&nbsp;? Jusqu&#8217;à quand allons-nous permettre des conflits armés qui massacrent des millions d&#8217;êtres humains innocents, pour s&#8217;approprier le pouvoir sur les ressources d&#8217;autres peuples&nbsp;?</p>


<p>Arrêtez les agressions et les guerres, nous demandons nous les villages du monde aux empires, à ceux qui cherchent à continuer de dominer le monde et nous exploitent&nbsp;! Plus de bases militaires impériales ni de coups d&#8217;État&nbsp;!</p>


<p>Construisons un ordre économique et social plus juste et équitable. Éradiquons la pauvreté. Arrêtons tout de suite les hauts niveaux d&#8217;émission, freinons la dégradation de l&#8217;environnement et évitons la grande catastrophe du changement climatique. Intégrons-nous dans le noble objectif d&#8217;être tous plus libres et solidaires&nbsp;!</p>


<p>Monsieur le président, il y a deux siècles presque un vénézuélien universel, un libérateur de nations et un précurseur de consciences, a laissé pour la postérité un apophtegme empli de volonté&nbsp;: "Si la nature s&#8217;oppose, nous lutterons contre elle et nous ferons qu&#8217;elle nous obéit". C&#8217;était Simón Bolívar, Le Libérateur.</p>


<p>Depuis le Venezuela bolivarien, où un jour comme aujourd&#8217;hui, certes, il y a 10 ans exactement nous avons vécu la plus grande tragédie climatique de notre histoire, la tragédie de Vargas, comme on l&#8217;appelle&nbsp;; depuis ce Venezuela dont la révolution essaie de conquérir une justice pour tout son peuple, ce qui est seulement possible par le chemin du socialisme...</p>


<p>Le socialisme, l&#8217;autre fantôme dont parlait Karl Marx, celui-là marche aussi par là&nbsp;; ou plutôt c&#8217;est comme un contre-fantôme. Le socialisme, c&#8217;est le chemin pour le salut de la planète, je n&#8217;en ai pas de moindre doute. Et le capitalisme est le chemin vers l&#8217;enfer, vers la destruction du monde.</p>


<p>Le socialisme, depuis ce Venezuela qui affronte les menaces de l&#8217;empire nord-américain, depuis ces pays nous façonnons l&#8217;ALBA, l&#8217;Alliance Bolivarienne, nous exhortons, avec respect, mais de tout mon âme j&#8217;exhorte, au nom de nombreux sur cette planète, les gouvernements et les peuples de la Terre, en paraphrasant Simón Bolívar, le Libérateur&nbsp;: si la nature destructive du capitalisme s&#8217;oppose, nous lutterons contre lui et nous ferons en sorte qu&#8217;il nous obéisse, nous n&#8217;attendrons pas des bras croisés la mort de l&#8217;humanité.</p>


<p>L&#8217;histoire nous appelle à l&#8217;union et à la lutte. Si le capitalisme résiste, nous sommes obligés d&#8217;engager la bataille contre le capitalisme et d'ouvrir les chemins du salut de l&#8217;espèce humaine. Cela nous échoit, en levant les drapeaux du Christ, de Mahomet, de l&#8217;égalité, de l&#8217;amour, de la justice, de l&#8217;humanisme, du vrai humanisme le plus profond. Si nous ne le faisions pas, la création la plus merveilleuse de l&#8217;univers, l&#8217;être humain, disparaîtra&nbsp;: il disparaîtra&nbsp;!</p>


<p>Cette planète a des milliers de millions d&#8217;années, et cette planète a vécu des milliers de millions d&#8217;années sans nous, l&#8217;espèce humaine&nbsp;; c&#8217;est-à-dire qu&#8217;elle n&#8217;a pas besoin de nous pour exister. Maintenant, nous sans la Terre nous ne pouvons pas vivre, et nous détruisons la Pachamama, comme dit Evo, comme disent nos frères aborigènes de l&#8217;Amérique du Sud.</p>


<p>Finalement, monsieur le président, déjà pour finir, écoutons Fidel Castro quand il dit&nbsp;: "Une espèce est en danger d&#8217;extinction&nbsp;: l&#8217;homme". Ecoutons Rosa Luxemburg quand elle dit&nbsp;: "Le socialisme ou la barbarie". Ecoutons le Christ Rédempteur, quand il dit&nbsp;: "Bienheureux les pauvres, parce que le royaume des cieux sera pour eux"
Monsieur le président, mesdames et messieurs, soyons capables de faire en sorte que cette Terre ne soit pas la tombe de l&#8217;humanité, faisons de cette Terre un ciel, un ciel de vie, de paix et de fraternité pour toute l&#8217;humanité, pour l&#8217;espèce humaine.</p>


<p>Monsieur le président, mesdames et messieurs, très grand merci et bon appétit.</p>]]></content:encoded>
</item>
<item rdf:about="http://www.grioo.com/blogs/letigre/index.php/2006/12/18/1573-de-lelectoralisme-du-pc-a-la-soupe-de-sos-racisme">
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  <link>http://www.grioo.com/blogs/letigre/index.php/2006/12/18/1573-de-lelectoralisme-du-pc-a-la-soupe-de-sos-racisme</link>
  <dc:date>2006-12-18T22:55:43+00:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>letigre</dc:creator>
  <dc:subject></dc:subject>
  <description></description>
  <content:encoded><![CDATA[Tandis que le PC ne lutte que pour sa survie, l'association SOS intronise Sevran professeur en développement ! <pre></pre>


Pour le travail, je séjourne à Marseille encore quelques mois. <br />

La semaine dernière, je me suis rendu un soir à une réunion des « collectifs antilibéraux pour une candidature commune » du 3eme arrondissement.<br />
 Je comptais leur proposer de mettre le PS et l’UMP locaux au pied du mur : allaient-ils dénoncer le racisme et l’eugénisme de Pascal Sevran,  la complaisance à son endroit de figures de leurs partis ?<br />

Comment vous décrire l’ambiance dans cette assemblée ?<br />

Moyenne d’âge, 60 ans ; une obsession pour presque tous  ces vieux membres du PCF : comment faire passer en force, ou avec vaseline, la candidature tant désirée de leur préférée, leur secrétaire générale, Marie Georges Buffet.<br />

La méthode les divisant plus que de raison, comme un mariage avorté dans les vieilles familles, ils se sont presque tous éclipsés à l’heure des pantoufles et du journal télévisé.<br />

Je fis donc ma proposition aux retardataires. 
Mais ma voix forte ne troubla pas  leur babil sénile. 
A la fin, un militant s’approcha de moi, et d’une voix suave, me déclara en me frôlant : « N’évoquons pas cette déclaration gênante de Sevran ; ne réveillons pas la bête immonde. » <br />

Je les laissais donc à leurs rites funéraires, la diffusion de l’Huma du samedi sur le marché, et à leur bal musette du dimanche midi sur France 2.<br />

Je me rassurais : le CRAN (malgré sa soi-disant représentativité), le collectif de Ribbe, le MRAP, le gouvernement  du Niger (malgré ses tares antidémocratiques), avaient déjà déposé plainte.
Sevran et ses idées n’allaient pas en sortir indemnes !<br /><br />



Consultant le « desk » vers 20 heures, ce soir, je lis avec une certaine stupéfaction une dépêche AFP, que je reproduis.<br />


Pascal Sevran prêt à faire un reportage sur l'Afrique, selon SOS Racisme
AFP 18.12.06 | 19h59 <br />

L'animateur Pascal Sevran a accepté le principe de se rendre en Afrique pour réaliser un reportage traitant des "réalités actuelles" du continent, à la suite de ses propos contestés sur le sexualité des Noirs comme cause de la famine, a affirmé lundi S0S Racisme, dans un communiqué. <br />

Evoquant "une sortie par le haut de cette polémique", le président de SOS Racisme, Dominique Sopo, précise avoir rencontré Pascal Sevran "afin d'étudier ce qu'il était possible de réaliser afin d'éclairer dans la sérénité et la pédagogie les réalités actuelles de l'Afrique".<br />

"A l'issue d'une discussion constructive, et au cours de laquelle les ambiguïtés ont pu être levées, Pascal Sevran a accepté le principe de se rendre en Afrique afin d'y réaliser un reportage traitant de ces problématiques, reprenant ainsi la proposition lancée par SOS Racisme quelques jours auparavant", ajoute le texte.
"Une rencontre aura lieu début janvier avec l'Association de la presse panafricaine (APPA) afin de discuter des modalités et de l'axe de ce voyage", souligne le communiqué.<br />

Les propos de M. Sevran avaient déclenché un déluge de protestations, et deux associations avaient annoncé leur intention de porter plainte contre lui: le Conseil représentatif des associations noires (Cran) et le Collectif des Antillais, Guyanais, Réunionnais et Mahorais (Collectifdom).
Le PDG de France Télévisions, Patrick de Carolis, a évoqué la possibilité d'introduire une nouvelle clause dans les contrats des animateurs, leur imposant "le respect des valeurs et l'éthique de la télévision publique". France 2, chaîne sur laquelle M. Sevran anime une émission de variété, lui a adressé un "sévère avertissement".<br /><br />



On savait que SOS  Racisme n’était qu’une courroie de transmission du PS, mais de là à servir la soupe préparée par Jack Lang et Delanoe pour dédouaner leur bon ami Sevran et adoucir les condamnations judiciaires qui ne vont pas manquer de le frapper...<br />
Ainsi les propos racistes et eugénistes, proférés sans gène et avec force, deviennent de simples "ambigüités".<br />
 


Après Dieudonné qui va faire risette à Le Pen, il est moins étonnant que l’anti palestinien Sopo, partisan masqué du mur de l'aparteid entre Israël et la Palestine, comme son mentor Dray, se distingue par ses compromis avec les négrophobes.<br />

Il voudrait qu’on croie qu’il parle au nom des noirs et des antiracistes.
On ne lui a rien demandé à ce Sopo là !<br />


Voilà donc Sevran intronisé, d’un coup de baguette magique par Sopo, pédagogue serein des réalités du développement en Afrique. Cette fois, il va nous dispenser le cours qu’il faut ! <br />


Nous nous passerons de ce professeur, de ce prétendu « réalisateur »,  uniquement qualifié par la famine qui règne à SOS Racisme.<br /><br />



Pour le reste, continuons le combat contre la négrophobie, et l’eugénisme.]]></content:encoded>
</item>
<item rdf:about="http://www.grioo.com/blogs/letigre/index.php/2006/12/12/1551-de-la-legende-du-sexe-surdimensionne-des-noirs-du-fantasme-collectif-de-sevran-et-de-ses-amis-lang-et-delanoe-des-demi-silences-de-la-presse">
  <title></title>
  <link>http://www.grioo.com/blogs/letigre/index.php/2006/12/12/1551-de-la-legende-du-sexe-surdimensionne-des-noirs-du-fantasme-collectif-de-sevran-et-de-ses-amis-lang-et-delanoe-des-demi-silences-de-la-presse</link>
  <dc:date>2006-12-12T02:45:23+00:00</dc:date>
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  <dc:creator>letigre</dc:creator>
  <dc:subject></dc:subject>
  <description></description>
  <content:encoded><![CDATA[Une élucidation du soutien de figures du Parti socialiste à Sevran <pre></pre>
Je ne suis pas pris toute la journée par l’obsession de faire rendre gorge à Pascal Sevran.<br />


Entre deux besognes, ce soir, je regardais distraitement  « i-tele », lorsque j’ai aperçu le visage souriant de Jack Lang, à Ris Orangis, derrière Ségolène Royal et Cali, qui appelaient les jeunes à s’inscrire sur les listes électorales.<br />

Avant-hier, Le Monde écrivait : "Seul Jack Lang, l'ancien ministre socialiste de la culture, a jusqu'ici volé à son secours, affirmant "avec force que, par ses comportements et par ses actes, Pascal Sevran est profondément antiraciste". "
Voilà donc, sous les sunlights, le cher ami de ce raciste et eugéniste, qui parade en terre populaire.<br />
Il n’est pas seul à avoir revêtu la toge de défenseur de notre dandy sur le retour. 
Selon Le Figaro du 11, « le maire de Paris Bertrand Delanoë, lors d'un déjeuner de presse hier, a parlé de Sevran comme d'un «vrai ami» dont il est certain qu'il n'a «jamais été effleuré par la  moindre pensée raciste». Son seul problème, selon Delanoë, c'est qu'il se laisse aller à des «formules à l'emporte-pièce». ».<br />

Ces « formules » d’ailleurs les chaînes de télé, les radios, les journaux, à l’exception notable de Libération et de l’Humanité, en oublient la moitié et édulcorent le reste.<br />

Le Monde : « Le chansonnier (sic), évoquant la famine au Niger, avait déclaré qu'il "faudrait stériliser la moitié de la planète". Il commentait un passage de son livre Le Privilège des jonquilles (Albin-Michel), paru en début d'année, où il écrit : "Les coupables sont facilement identifiables (...). Ils signent leurs crimes en copulant à tout va, la mort est au bout de leurs bites."
Le Figaro : « L’animateur a déclenché une polémique après la publication de propos contenus dans son livre ''Le Privilège des jonquilles'' paru en janvier dernier. "L'Afrique crève de tous les enfants qui y naissent sans que leurs parents aient les moyens de les nourrir. Je ne suis pas le seul à le dire. Il faudrait stériliser la moitié de la planète."  Il avait par la suite assumé publiquement ces déclarations, avant de les atténuer dimanche, dans Le Parisien. "Aux hommes et aux femmes que j'ai pu peiner, je veux dire ma tendresse et leur présenter mes excuses", a-t-il dit au journal, assurant être victime d'une "manipulation".<br />

Le microcosme médiatique et politique, tellement à cheval, sur le sens issu de la restitution du contexte, a donc fait l’impasse sur celui-ci.<br />
Mais, en creux, que pensent tout bas, confusément, nos journalistes un brin embrouillés ?<br />

Sevran a pourtant été interviewé par Var Matin sur un passage précis de son livre « Le privilège des jonquilles », où il avait écrit : « La bite des noirs est responsable de la famine en Afrique », et devant l’indignation du journaliste, avait poursuivi : «Et alors ? C'est la vérité ! L'Afrique crève de tous les enfants qui y naissent sans que leurs parents aient les moyens de les nourrir. Je ne suis pas le seul à le dire. Il faudrait stériliser la moitié de la planète !».<br />

Voilà donc un « profond antiraciste », qui, contrairement à chacun d’entre nous, n’a «jamais été effleuré par la  moindre pensée raciste».<br />

J’ai repris sur une étagère les deux excellents livres de Serge Bile : « La légende du sexe surdimensionné des Noirs », aux éditions du Serpent à plumes, et « Noirs dans les camps nazis ».<br />

Les fameuses lois de Nuremberg, réprimant les « non aryens » dès 1935, ne visaient pas que les juifs mais concernaient aussi les Noirs installés à l’époque en Allemagne. Ces Afro Allemands, stérilisés de force, faisaient d’ailleurs partie des premiers contingents de déportés envoyés par Hitler dans les camps de concentration bien avant guerre. L’article de France Soir n’était donc pas manipulateur !<br />
C’était, sans doute, un très efficace « contrôle des naissances ».<br />

Car, les allemands de l’époque, suivaient comme une bible les analyses racistes, eugénistes et délirantes d’Hitler dans Mein Kampf, qui reprochait, entre autres, aux français d’avoir opposé pendant la guerre de 14 aux valeureux chevaliers teutons des noirs, considérés à mi-chemin entre les singes et les hommes. Cela ne faisait, d’ailleurs, que prolonger les stérilisations perpétrées par les troupes coloniales allemandes en Namibie.<br />

Il faut dire que si grande est la force sadomasochiste du mythe du sexe surdimensionné des noirs qu’une des façons de se libérer  de l’angoisse d’être dominé par cette pseudo puissance consiste à la castrer, pour Sevran et ses compères, dans l’inconscience et dans l’imprécation, presque de « bonne foi», mais pour d’autres, dont ils sont les précurseurs fantasmatiques, dans le passage à l’acte et la violence atroce.<br />

Ainsi, les amis, les partenaires de Sevran, se retrouvent purgés de cette concurrence, et peuvent exposer tranquillement leur déni..<br />

Nous ne laisserons pas leur chance à leurs « chansons » !]]></content:encoded>
</item>
<item rdf:about="http://www.grioo.com/blogs/letigre/index.php/2006/12/08/1539-pascal-sevran-on-va-lui-rentrer-dans-le-lard">
  <title>Pascal Sevran, on va lui rentrer dans le lard !</title>
  <link>http://www.grioo.com/blogs/letigre/index.php/2006/12/08/1539-pascal-sevran-on-va-lui-rentrer-dans-le-lard</link>
  <dc:date>2006-12-08T02:26:08+00:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>letigre</dc:creator>
  <dc:subject></dc:subject>
  <description></description>
  <content:encoded><![CDATA[<p>Trop, c'est trop. Le racisme anti-africain est multiforme. Il n'est plus temps de l'observer, de le déplorer, mais de le combattre.</p> <p>Voilà ce que Claude Ribbe nous a envoyé hier.
Communiqué du Collectif DOM</p>

<blockquote><p>Paris  7 décembre 2006</p>
<p>
Dans une interview publiée le  week-end dernier dans Var Matin, M.
Pascal Sevran, animateur de télévision de France 2, était interrogé
sur un extrait de son dernier livre, Le privilège des jonquilles ,
paru chez Albin Michel le 4 janvier 2006 où il avait écrit&nbsp;: «La bite
des noirs est responsable de la famine en Afrique».  M. Sevran a
justifié de tels propos en ajoutant&nbsp;: «Et alors&nbsp;? C'est la vérité&nbsp;!
L'Afrique crève de tous les enfants qui y naissent sans que leurs
parents aient les moyens de les nourrir. Je ne suis pas le seul à le
dire. Il faudrait stériliser la moitié de la planète !». M Sevran,
interrogé par Europe 1 sur ces déclarations indignes a déclaré&nbsp;: «Je
n'ai pas de comptes à rendre, ni à vous ni à personne. Je dis ce que
je veux et j'écris ce que je veux&nbsp;! » Des déclarations aussi
ouvertement racistes, un éloge aussi clair de l'eugénisme tombent sous
le coup de nos lois. Contrairement à ce que semble croire M. Sevran,
qui a la chance de pouvoir dire et écrire ce qu'il veut, il aura des
comptes  à rendre aux magistrats. Le Collectif des Antillais,
Guyanais, Réunionnais et Mahorais (Collectif Dom) a en effet chargé ce
jour Me Gilbert Collard de déposer plainte contre lui. Le Collectif
demande par ailleurs de la manière la plus solennelle à M.
Patrick de Carolis, président de France Télévisions, d'interdire
immédiatement M. Sevran d'antenne. Il est en effet inimaginable qu'un
apologiste de l'eugénisme et un raciste déclaré continue à apparaître
sur une chaîne du service public au moment où ce même service public
se déclare prêt à faire des efforts pour s'ouvrir à la diversité.</p>
<p></p>
<p>
Claude Ribbe,</p>
<p>
Président du Collectif Dom
Membre de la Commission nationale consultative des Droits de l'Homme</p></blockquote>


<p>Voir aussi  http://www.dailymotion.com/video/xre7m_pascal-sevran-et-la-bite-des-noirs</p>


<p>L&#8217;affaire semble claire.
On ne fume pas le calumet de la paix, comme Dieudo, avec les racistes en attendant qu'ils édulcorent leurs idées et adoucissent leurs pratiques&nbsp;!
Il faut se joindre par tous les moyens à cette action en justice et à l&#8217;exigence de l&#8217;exclusion d&#8217;antenne de ce mondain raciste et eugéniste arrogant, soutien actif de Sarkozy.
Il faut se préparer, le cas échéant, à manifester devant France Télévision et le siège de son parti, l&#8217;UMP, à Paris et en région.
Mobilisons nous dans la rue, dans les journaux, sur les plateaux de télévision.
Concernons nos associations et les partis auxquels nous appartenons.
Apportons toutes les explications, menons la lutte des idées.</p>


<p>Les africains, et les pauvres, ne se feront pas stériliser et diffamer par les petits-maîtres du racisme parisien, comme s&#8217;ils étaient leurs chiens ou leurs chats.</p>]]></content:encoded>
</item>
<item rdf:about="http://www.grioo.com/blogs/letigre/index.php/2006/11/27/1507-que-faire-du-paris-saint-germain">
  <title>Que faire du Paris Saint Germain?</title>
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  <dc:date>2006-11-27T16:04:08+00:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>letigre</dc:creator>
  <dc:subject></dc:subject>
  <description></description>
  <content:encoded><![CDATA[<p>Le laissez-faire pendant 20 ans des autorités fait le jeu du racisme violent.</p> <p>Les journaux, ce matin, reparlent encore du Paris Saint Germain, mais pas pour ses performances sportives.<br /></p>


<p>Quand je suis arrivé dans la banlieue parisienne, à Noisy le Grand, venant de Marseille, j&#8217;ai été intrigué par des tags sur les murs de soutien à l&#8217;équipe de l&#8217;OM.<br /></p>


<p>Je me suis rendu au Parc des Princes, et j&#8217;ai compris la différence.  Insultes racistes, insécurité dues à la «&nbsp;couleur ». Je me retrouvais quarante ans en arrière, lorsqu&#8217;il fallait choisir ses heures et son quartier pour sortir avec une personne d&#8217;une autre couleur.</p>


<p>Les plus jeunes ne le savent peut-être pas&nbsp;: la société française a fait un certain chemin depuis l&#8217;époque de la fin de l&#8217;époque coloniale et des indépendances. Le savoir n&#8217;empêche pas de lutter encore contre l&#8217;intolérable.</p>


<p>Mais au Parc, impossible d&#8217;amener ses enfants.
Vous l&#8217;avez fait, vous ?<br /></p>


<p>Contrairement à Marseille, où au stade, à la suite du travail de Tapie, aucune tribune ne nous est interdite, où vous pouvez débarquer dans n&#8217;importe quel club de supporteurs, boire un coup dans une ambiance plutôt chaleureuse, surement métissée,  <strong>l&#8217;apartheid ethnique violent s&#8217;est développé à Paris</strong>. Personne ne peut nous faire croire que la direction du club, la Mairie de Paris, et le Ministère de l&#8217;Intérieur n&#8217;y sont pour rien&nbsp;!</p>


<p>Le Ministre de l&#8217;Intérieur, grand supporteur du PSG, se tient au courant des agissements des hooligans :<br /></p>


<p>Dans leur rapport «&nbsp;Hooliganisme&nbsp;: bilan de saison 2005-2006 », les RG estiment que le PSG, «&nbsp;leader du hooliganisme français », constitue «&nbsp;le fer de lance de la mouvance ultraviolente ». «&nbsp;La mouvance de hooligans du kop Boulogne&nbsp;» peut rassembler «&nbsp;600 à 800 individus aguerris et déterminés&nbsp;» mais est «&nbsp;essentiellement constituée d'un groupe de fait dit «&nbsp;des indépendants&nbsp;»  comprenant 300 personnes ». Cette mouvance «&nbsp;recrute parmi les membres les plus violents des associations d'ultras siégeant dans la même tribune comme les Gavroches, les Rangers ou les Boulogne Boys&nbsp;» et «&nbsp;draine 100 à 200 jeunes sympathisants issus des mouvances nationalistes et responsables des agressions racistes aux abords du Parc des Princes ». S'y ajoutent encore une vingtaine de «&nbsp;skinheads néonazis&nbsp;» et «&nbsp;les éléments les plus violents de la tribune Auteuil ».
Sarkozy assiste souvent aux matchs, mais pas dans la même tribune.<br /></p>


<p>Il serait de son devoir de faire arrêter les matchs afin d&#8217;interpeler sur le champ les auteurs de saluts nazis et autres insultes et mots d&#8217;ordre racistes contre les équipes et les joueurs.
Un service d&#8217;ordre renforcé devrait assurer notre sécurité autour du stade.</p>


<p>La Mairie socialiste de Paris subventionne grassement le club. Elle n&#8217;a mis en place, depuis le temps, aucune stratégie de versement conditionnel de la subvention.</p>


<p>Quant à la direction du club, on peut s&#8217;interroger sur sa faiblesse souvent, et ici, de sa complicité. A-t-elle des raisons uniquement mercantiles&nbsp;? <br /></p>


<p>Selon le quotidien l'Equipe, le PSG a bel et bien suggéré une minute de silence avant le match de dimanche à Nantes, en hommage à l&#8217;ultra parisien.
Elle a laissé faire à Nantes, sans commentaire, une marche de soutien.
Le président du PSG, Alain Cayzac, a accepté le principe de payer une partie des frais d'hospitalisation de Mounir Douchaer, blessé au thorax par la balle qui fut fatale à son voisin de tribune.<br /></p>


<p>Plus, les joueurs devront porter un brassard noir au cours du prochain match à Paris pour marquer leur participation au deuil de l&#8217;ultra raciste qui, selon toute vraisemblance, participait à un pogrom, où, il aurait pu d&#8217;un coup, tuer les deux ennemis fantasmatiques du Bloc Identitaire&nbsp;: juifs et noirs.<br /></p>


<p><strong>Les joueurs noirs accepteront-ils, à la Dieudonné, de porter le brassard à la mémoire de ceux qui les accueillent avec des cris de singe?</strong><br /></p>


<p>A voir&#8230;</p>]]></content:encoded>
</item>
<item rdf:about="http://www.grioo.com/blogs/letigre/index.php/2006/11/26/1504-echos-du-barrage-hydroelectrique-de-memvele">
  <title></title>
  <link>http://www.grioo.com/blogs/letigre/index.php/2006/11/26/1504-echos-du-barrage-hydroelectrique-de-memvele</link>
  <dc:date>2006-11-26T18:19:06+00:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>letigre</dc:creator>
  <dc:subject></dc:subject>
  <description>Un aspect des magouilles autour des grands travaux</description>
  <content:encoded><![CDATA[<p>Un aspect des magouilles autour des grands travaux</p> <p>J&#8217;ai eu vendredi un long coup de fil avec un de mes amis au Cameroun.
Il me racontait la «&nbsp;petite histoire&nbsp;» d&#8217;un barrage au pays des Boulous&nbsp;: Le barrage hydroélectrique de 200MW  de Memvele, sur le Ntem.
Le projet était en sommeil depuis 1992 du fait de l&#8217;absence de financement et de l&#8217;opposition des organisations écologiques, qui voulaient protéger le parc de Campo Ma&#8217;an. Il a été réactivé depuis 2003, au cours du premier voyage du président Biya en Chine, où il avait obtenu l&#8217;accord de principe d&#8217;un financement.
L&#8217;effet d&#8217;annonce, largement médiatisé par le pouvoir, voulait adoucir la colère des Camerounais ulcérés par les coupures de courants de cette année là, pudiquement nommées «&nbsp;délestages », qui ont coûté 1 point de PIB au pays.
Au cours d&#8217;un voyage en France au 1er trimestre 2005, le premier ministre Inoni Ephraim a obtenu de compléter le tour de table de ceux qu&#8217;on appelle les «&nbsp;bailleurs&nbsp;» de fonds. (Au Cameroun, dans les journaux, Cameroon Tribune en tête, l&#8217;expression n&#8217;a pas tout à fait son sens de prêteurs, qui doivent être remboursés, avec intérêt, par le travail du peuple.)
Dans la zone, les marchés frontaliers avec le Gabon et la Guinée Equatoriale ne sont pas électrifiés et certaines grandes boutiques, et même les hôtels, fonctionnent avec des groupes électrogènes. L&#8217;électrification peut non seulement générer des emplois mais aussi faire fonctionner des structures existantes (télécentres communautaires, centres de santé etc.).
Cependant, d&#8217;ores et déjà, une meilleure coopération entre les communes, sur intervention de l&#8217;Etat, pourrait aider à élargir le réseau d&#8217;électricité à toutes les communes. Par exemple, le réseau d&#8217;électricité d&#8217;Ebebeyin pourrait être élargi à Kye Ossi, ville importante, qui se trouve dans l&#8217;immédiate proximité et qui n&#8217;est toujours pas électrifiée.</p>


<p>Plutôt que de régler tout de suite ce problème, et d&#8217;autres, qui touchent à la privatisation du service public d&#8217;électricité, sous les objurgations de la Banque mondiale et des USA, au problème d&#8217;Alucam (je vous en reparlerai), le gouvernement à préféré la fuite en «&nbsp;avant ».
Au fil du temps, le coût du projet est devenu relativement lourd&nbsp;: 142,3 milliards Fcfa au bas mot, plus vraisemblablement autour de 200 milliards. Avec des financements en provenance de la Banque de développement des Etats de l&#8217;Afrique centrale (Bdeac), et des bailleurs de fonds internationaux, préqualifies, mais qui restent à choisir parmi ceux ayant manifesté leur intérêt pour le projet. Le démarrage des travaux est prévu, en principe, en  2007. D&#8217;où la mobilisation observée au Cameroun, pour pouvoir tenir les délais et rendre l&#8217;investissement opérationnel dès l&#8217;année 2011.</p>


<p>Echaudé par les difficultés à faire admettre rapidement la faisabilité d&#8217;un autre projet d&#8217;envergure, le Barrage sur Le Lom et la Pangar, qui fera l&#8217;objet d&#8217;un autre billet, le gouvernement a décidé de nommer un expert rompu à l&#8217;étude du développement durable.</p>


<p>Vous savez que, pour la classe dirigeante, tout ouvrage important, financé par les bailleurs de fonds et sur les nouvelles enveloppes issues du point d&#8217;achèvement de l&#8217;initiative PPTE, constitue une rente qu&#8217;il faut extorquer et se répartir.
Mais je n'oublie pas la politique d'enrichissement et de prédation des pays bailleurs ou/et donateurs. J'y reviendrai dans un autre billet!</p>


<p>Or, l&#8217;un des seigneurs locaux, n&#8217;est autre que très corrompu général Asso&#8217;o, très proche «&nbsp;compagnon d&#8217;armes&nbsp;» du président.</p>


<p>Ce vieux dignitaire, actuellement aux abois, en raison de l&#8217;agitation de la récente campagne anticorruption, qui a épargné l&#8217;armée mais qui terrorise ses interlocuteurs habituels, a donc décidé de placer un homme à lui, bien que natif d&#8217;un autre village que le sien, comme secrétaire permanent.
Il s&#8217;agissait de Philémon Mendo, qui, tout frais débarqué d&#8217;une université parisienne, s&#8217;était vu confier la lourde tache de maquiller les études et le suivi environnementaux, prétextes à la participation de la Banque Mondiale au Pipe Doba Kribi.
Asso&#8217;o l&#8217;a donc fait nommer Secrétaire permanent, poste ad hoc de pilotage du projet, juteux dans la phase largement informelle d&#8217;étude.
Facilitateur, notre Philemon a largement arrosé les notables à l&#8217;entour, distribué généreusement les marchés, tout en continuant son enrichissement personnel, ostensiblement démontré, Mercedes à l&#8217;appui.
Mais il aurait éconduit à plusieurs reprises son mentor, qui, c&#8217;est bien connu, se montre toujours très pressé et très gourmand dans les retours sur «&nbsp;investissement ». Il ne gagne officiellement que 600 000 FCFA et doit économiser bien plus que sa paye, le pauvre&nbsp;!
La vengeance a été rapide et terrible&nbsp;: le 8 septembre, un décret du premier Ministre le remplaçait par Dieudonné Bisso.
Le feuilleton n&#8217;est pas terminé. A la suite d&#8217;un manifeste du 29 septembre des chefs  de la région, inquiets de ne plus percevoir leur manne, on s'apprêterait nommer Mendo, qui a fait ses preuves, à un nouveau poste où son savoir-faire ferait merveille!
Restent les vrais problèmes locaux, jamais évoqués, sinon par les organisations écologistes&nbsp;:
1)	Les expropriations et les déplacements de population sans contrepartie suffisante et immédiate. Profiteront-ils un jour de l'éléctricité et à quel prix? Le projet prévoit un coût de 15,3FCFA le KWH, qui sera largement revu à la hausse.
2)	La prostitution crée par la présence des travailleurs isolés de leur famille
3)	Les dommages infligés au Parc de Campo
4)	Les maladies développées par une grande surface d&#8217;eau plus ou moins stagnante, onchocercose, trypanosomiase, etc..</p>



<p>Je reviendrai dans un prochain billet sur les grands travaux et les barrages.</p>]]></content:encoded>
</item>
<item rdf:about="http://www.grioo.com/blogs/letigre/index.php/2006/11/23/1494-la-deliquescence-previsible-de-dieudonne-mballa-mballa">
  <title></title>
  <link>http://www.grioo.com/blogs/letigre/index.php/2006/11/23/1494-la-deliquescence-previsible-de-dieudonne-mballa-mballa</link>
  <dc:date>2006-11-23T12:50:22+00:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>letigre</dc:creator>
  <dc:subject></dc:subject>
  <description></description>
  <content:encoded><![CDATA[<p>La maladie idéologique de Dieudonné a atteint le point où on n'a même plus envie du lui apporter des soins palliatifs.</p> <p>Au cours de ces deux dernières années, je suis intervenu quelques fois dans les débats sur Dieudo sur ce site.
A l'occasion du dernier "exploit" de notre héros au sourire si doux, à la fête de nos ennemis du Front National, je me vois contraint de vous donner une fois de plus mon point de vue, et de vous rappeler mes anciens propos.
Ca ne vous a pas semblé un peu à côté de nos pompes, Dieudonné et Gollnish se serrant la main et se tutoyant avec le sourire&nbsp;? Nous ne sommes pas nés d&#8217;hier, pour se mettre «&nbsp;naïvement&nbsp;» à l&#8217;écoute du FN et de ses adeptes, puisque le nouveau Dieudo est arrivé.
Lisez donc le programme de Le Pen, et de ceux qui voudraient nous rendre la vie impossible, car ce n&#8217;est pas tabou. Comment pactiser avec ceux  pour qui nous sommes de vrais boucs émissaires, dont c&#8217;est le fonds de commerce, ceux qui hurlaient, l&#8217;année dernière, pour faire intervenir l&#8217;armée dans les banlieues&nbsp;!
La confusion de Dieudo est presque totale.
Revisionnez son intervention sur son site, triste farce qui n'amuse plus personne&nbsp;: tout est dans tout, il y a du bien et du mal partout, on est libre, on va où on veut, etc&#8230;.
On a de la peine devant les portes ouvertes ainsi pitoyablement «&nbsp;enfoncées ».
Comme le disait Eric Brochant hier dans l'émission de Frédéric Taddei, -Ce soir (ou jamais)- on assiste en direct à la déchéance pathologique de Dieudonné.
Celui qui s'autoproclamait "représentant de la diaspora noire", puis, de façon mensongère " descendant d'esclaves", pour, hors de l'Histoire, s&#8217;autoriser à stigmatiser les juifs d'aujourd'hui, a rencontré ses réels maîtres à penser, antirépublicains, qui comparent la France à une grande famille.
Le Pen l'a mis à sa place idéologique, "fils d'une bretonne", comme lui, français, par le "sang".</p>


<p>J'ai relu mes billets des années précédentes. L'évolution était prévisible, enracinée dans une conception du monde qui se cherchait. Puis, sous les coups de ses adversaires, paranoïa aidant, Dieudonné s'est entouré d'une cour protectrice d'anarchistes de droite aux connexion avec le FN.</p>


<p>Voici deux textes que j'ai publié dans les débats, sur Grioo:</p>


<p>Mars 2004
Dieudonné,
C&#8217;est quoi ton job&nbsp;?
D&#8217;abord, tu es un peu mégalo pour un humoriste, si tu parles au premier degré&nbsp;: «&nbsp;moi, représentant de la diaspora africaine », et largement autoproclamé.
Peut-être, au Cameroun, certains pensent-ils, de droit divin, coutumier, du plus fort&#8230; représenter la communauté nationale toute entière&nbsp;?
Pourquoi pas l&#8217;Afrique, les noirs dans le monde&#8230;
Eh, les commentateurs, vous vous envoyez beaucoup de «&nbsp;frères », comme si, même dans la plupart des familles, la fraternité n&#8217;était pas dominée par le pouvoir et l&#8217;argent.
Rigole un peu de toi Dieudo, fais-leur un sketch sur les feintes de cette fraternité pateline&nbsp;!
Le village, la démocratie dans les chefferies traditionnelles, tu nous la bailles belle, Mballa&#8230;.
Pourquoi, au Cameroun, Mballa Mballa, le pouvoir des Beti s&#8217;appuie-t-il sur les structures traditionnelles, alors même que le droit de s&#8217;inscrire sur les listes électorales est en pratique sujet à caution&nbsp;?
J&#8217;ai envie que tu te moques du tribalisme qui fait tant de mal au pays dont tu revendiques d&#8217;être issu.
Pour te moquer des orthodoxes, des intégristes, des xénophobes, des racistes, fais nous rire sur leur paradis à tous, l&#8217;imaginaire béat, jamais analysé, de ces fameuses «&nbsp;racines ».
Ce faisant, tu pourrais toucher un peu d&#8217;universel en riant. bien sur, chacune meilleure que les autres, plus proche du «&nbsp;divin&nbsp;» et qui nous soutiendrait dans l&#8217;ascension vers la canopée ethnique.
Cher Dieudo, je t&#8217;écris tout cela parce que je t&#8217;aime beaucoup.
Tu as raison de dénoncer l&#8217;idéologie totalitaire de ceux qui appliquent leurs concepts critiques au  monde entier mais pas à eux, les soi-disant bien pensants.
(ce qui nous contraint au passage à examiner nos idées à l&#8217;aune de cette critique)
Critiquer et distinguer.
Quelle est la spécificité de l&#8217;extermination des juifs&nbsp;?
Elle a été scientifiquement programmée et volontairement menée à son terme.
Elle s&#8217;appuyait sur une idéologie raciste totalitaire, pseudo-scientifique, synthétisée par les nazis.
S&#8217;en rapproche l&#8217;extermination des Tutsi par les Hutu.
Venons-en à nos Loubavitch censés représenter l&#8217;intégrisme et l&#8217;orthodoxie de la religion juive&nbsp;: ils le signalent caricaturalement pour tous depuis le film de Gérard Oury et le rôle de De Funes.
A l&#8217;époque, aucun soupçon de propagande antisémite là-dedans.
Les juifs français pouvaient  analyser ce qu&#8217;ils pouvaient encore prendre pour des travers du judaïsme.
Depuis, les religieux traditionalistes et les politiciens d&#8217;extrême droite ont gagné la partie dans une population traversée comme une autre par le racisme.
Affirmation des règles de la préservation traditionnelle de l&#8217;ethnie&nbsp;: le Grand rabbin Sitruk, autorité religieuse juive institutionnelle rappelait à l&#8217;envi l&#8217;interdiction des mariages avec les non juifs. (grands meetings du Bourget)
La judéité est matrilinéaire.
Affirmation que toute attaque de la politique de l&#8217;Etat d&#8217;Israël est une sorte de prétexte antisémite.
Cher Dieudo, plutôt que de mener la controverse sur le Sionisme, mettons en avant la lutte des juifs français et des Israéliens pour la libération des Palestiniens, contre le mur de l&#8217;apartheid, pour une solution pacifique et juste.
Pour le coup, comment soutenir la parole et les actions de ces minoritaires juifs qui font rayonner au-dessus des déterminations ethniques leur humanité&nbsp;?
«&nbsp;Frères », voilà nos frères. Dieudo, avec l&#8217;arme percutante et iconoclaste de ton humour, que peux-tu faire pour leur combat difficile de résistants&nbsp;?
Minloo Ze</p>


<p>Avril 2004</p>


<p>Je reçois ta contribution sur le débat qui met en cause Dieudo.
Après ma première contribution, j&#8217;ai vu évoluer la controverse.
J&#8217;ai lu le premier entretien avec Grioo, jusqu&#8217;au dernier, avec Hermaphrodite et le Mague.
Ce qui me frappe, c&#8217;est la confusion, les hésitations, les repentirs, le travail de réflexion de Dieudo sur ce qu&#8217;il est et prétend représenter&nbsp;:
Avec Grioo, il revendiquait des «&nbsp;racines&nbsp;» africaines, Beti, et se posait comme le représentant d&#8217;une «&nbsp;communauté&nbsp;» noire en France.
Voir ma première contribution.
Aujourd&#8217;hui, il déclare, et j&#8217;en suis heureux, «&nbsp;Je n&#8217;ai pas de race&#8230;, noir, ce n&#8217;est pas une race&#8230;, je n&#8217;ai pas d&#8217;ethnie&#8230;, je suis métis&#8230;&nbsp;»
Il peut affirmer ensuite, preuve d&#8217;une pensée qui, pour le moins se cherche, qu&#8217;il est descendant d&#8217;esclaves&#8230;
Soi-disant tel, il se permet d&#8217;assurer que des juifs avaient été marchands d&#8217;esclaves.
S&#8217;il avait lu avec soin le «&nbsp;Code Noir&nbsp;» dont il a fait cadeau à Jean Pierre Elkabach, il se serait douté que les juifs étant chassés liminairement de ces «&nbsp;terres chrétiennes&nbsp;» par la volonté des rois, ils auraient eu du mal à y vendre et y acheter des esclaves.
Quant à la traite elle-même, il se peut que des armateurs bordelais juifs, les fameux «&nbsp;marchands portugais&nbsp;» y aient participé.
Peut-être des juifs portugais y ont joué un rôle non négligeable.
Encore faudrait-il que l&#8217;historien retrouve leur trace.
Cette façon confuse de penser son identité par rapport à l&#8217;histoire des noirs évoque la justification à posteriori.
Dieudo cherche, dans un certain affolement intellectuel, des bouées de sauvetage idéologiques.
Mais il les trouve, sans le savoir, dans les théories qu&#8217;il prétend combattre&nbsp;:
Depuis la Révolution Française, le lien est rompu entre les fautes des ancêtres, des parents, et le citoyen qui en est issu.
Quand je rencontre un allemand, pour moi, ce n&#8217;est pas un «&nbsp;boche&nbsp;» ou un nazi.
Je ne lui renvoie pas une fantasmatique culpabilité.
Le juif à qui je parle n&#8217;est pas celui qui a laissé faire les massacres de Sabra et de Chatila.
Si un juif s&#8217;est livré à la traite au 17eme siècle, on ne peut pas dire aux juifs d&#8217;aujourd&#8217;hui&nbsp;: «&nbsp;vous vous livrez à la traite, vous les juifs&nbsp;! »
Faire semblant d&#8217;aller vers la connaissance historique pour y rechercher de pseudo-faits qu&#8217;on va utiliser pour stigmatiser un groupe, une nation, une ethnie, dans une sorte d&#8217;éternel présent, voilà une forme de pensée religieuse, orientée par le racisme.
Voilà une façon de penser qui ne pourra rien contre les «&nbsp;évidences&nbsp;» religieuses issues des «&nbsp;révélations », et dont une était censée concerner la «&nbsp;malédiction&nbsp;» des fils de Cham, les noirs.
Dieudo rameute, comme il peut, quelques soutiens, après son bide de chez M.O Fogiel.
Israël, ce n&#8217;est pas l&#8217;état nazi.
Certaines théories de l&#8217;extrême droite israélienne ressemblent à des théories soutenues par les nazi, mais pas de façon systématique et totalisante.
L&#8217;extrême droite israélienne n&#8217;a pas hésité à instrumentaliser l&#8217;imagerie nazie pour stigmatiser Rabin, «&nbsp;Hitler, éructaient-ils », pour préparer l&#8217;opinion à son assassinat.
Peut-on, à notre tour, se servir de ces imprécations, et les «&nbsp;retourner&nbsp;» à ceux qui les envoient&nbsp;?
Ce n&#8217;est pas la bonne façon de poser les problèmes et le bon terrain.
Les blagues de Dieudo ne sont pas, comme je l&#8217;ai montré uniquement «&nbsp;vaseuses », le mot signifie, quand même, qui a un rapport avec la vase des bas-fonds, mais racistes.
Le fait qu&#8217;on l&#8217;attaque plus que Loeb ou autres ne dispense d&#8217;aucune analyse sur le fond.
En effet, quelle conception du monde nous permet de critiquer Loeb&nbsp;?
Ne constituez donc pas l&#8217;humoriste, brouillon et contradictoire, Dieudonné comme le porte-parole d&#8217;une «&nbsp;communauté&nbsp;» qui n&#8217;est que virtuelle&nbsp;:
Ce débat est une phase de la marche contrastée vers la constitution organisée de la révolte des gens identifiés comme noirs en France, et ceux qui les soutiennent, contre les discriminations et le racisme.
Quelle parole à porter, pour opposer et proposer, quelles luttes à développer&nbsp;?
Quels amis, quels ennemis&nbsp;?
Ce processus est peut-être engagé&#8230;
D&#8217;abord, pour combattre le racisme et la discrimination des autres, comment prétendre s&#8217;armer de la même conception raciste du monde&nbsp;?</p>



<p>Minloo Ze</p>


<p>Pour les connexions de Dieudo et de son entourage avec le FN, lire l'article de Libé, ci-aprés:</p>


<blockquote><p>Article de Libération, du 20/11/2006, Christophe Forcari, sur les connexions FN de Dieudonné. http://www.liberation.fr/actualite/politiques/218130.FR.php</p></blockquote>

<p>Il y a une semaine, le fantaisiste se rendait à la Fête bleu, blanc, rouge. Le FN se déclarait surpris. Pourtant, leurs connexions sont nombreuses.
Dieudonné à la fête du FN&nbsp;: une visite pas si mystérieuse
Le Pen, le 12 novembre, au Bourget. Les passerelles entre le FN et Dieudonné ne manquent pas.
Par Christophe FORCARI
QUOTIDIEN&nbsp;: lundi 20 novembre 2006</p>


<p>Tout le monde l'a vu, certains l'ont reçu sur leur stand. Mais officiellement, aucun des responsables frontistes n'était au courant de la venue du fantaisiste Dieudonné, samedi 11 novembre, à la convention présidentielle bleu, blanc, rouge de Jean-Marie Le Pen au Bourget. Une «visite spontanée», assure Dieudonné, venu «en homme libre». Il est pourtant difficile de croire que le pourfendeur de Marie-France Stirbois à Dreux en 1997, condamné en mars 2006 en première instance pour avoir déclaré que les juifs «étaient tous des négriers reconvertis dans la banque», ait pu s'inviter au BBR sans s'être assuré auparavant qu'il pourrait effectivement rentrer de manière courtoise. Ou se faire complaisamment photographier à sa sortie du Parc des expositions du Bourget en bonne place au milieu d'une escouade de DPS, les gros bras du FN, hilares.
Une série de photos publiées sur le site d'Allain Jules Meynié (1), un proche de Dieudonné, montre sa proximité avec quelques figures frontistes ou issues de la droite nationale bien connues. L'ex-directeur de campagne de Dieudonné, Marc Robert, de son vrai nom Marc Georges, est un ancien militant frontiste. Candidat aux municipales de 1995 à Eragny (Val d'Oise), photographié au BBR en compagnie de Jean-Michel Dubois, lui-même élu de ce département, il reconnaît avoir été «dans une certaine mesure, la cheville ouvrière de cette rencontre». «L'opération avait été préparée de fraîche date. Des contacts ont été pris pour s'assurer qu'il allait bien pouvoir rentrer», confie Marc Robert.
Conspirateur réjoui. Pourtant, au FN, tout le monde feint de ne pas avoir été informé. C'est Farid Smahi, ancien conseiller régional FN d'Ile-de-France, «ami de très longue date d'Ahmed Boualek», responsable de l'association La banlieue s'exprime (2), qui a guidé Dieudonné à travers les stands et lui a proposé de se rendre sur celui de l'association de Jany Le Pen, SOS enfants d'Irak. Ce jour-là, il laisse comprendre, à coups de lourds sous-entendus et avec une mine de conspirateur réjoui, qu'il n'est pas pour rien dans cette visite. Une semaine après, Farid Smahi affirme qu'il n'était «pas au courant», qu'il n'y est «pour rien» et qu'il a été «agréablement surpris». L'organisateur des grandes manifestations frontiste, Jean-Michel Dubois, assure lui aussi n'y être pour rien. «La sécurité m'a appelé pour me dire que Dieudonné était à l'entrée et me demander des instructions. Je n'étais pas au courant, pas plus que le président», raconte Jean-Michel Dubois. Même version pour Olivier Martinelli, le directeur de cabinet de Le Pen, à la différence près que c'est une secrétaire qui l'informe. Et s'il est photographié en compagnie de Dieudonné sur le stand de la Corse, c'est que cet insulaire n'a pas voulu faillir «aux traditions d'hospitalité» de l'île de Beauté. Toujours selon son récit, Olivier Martinelli s'est alors empressé de transmettre la nouvelle «au président qui <a href="lui">lui</a> a dit qu'il pouvait rentrer». Louis Aliot, le secrétaire général du FN et directeur adjoint des campagnes lepénistes, a été prévenu par le directeur national du DPS, Jean-Pierre Chabrut, au moment où Dieudonné payait son billet d'entrée. Peu enthousiasmée par cette présence, Marine Le Pen affirme qu'elle n'en savait rien. «Pas plus que Bruno Gollnisch», ajoute-t-elle .
Marine Le Pen dispose pourtant de personnes dans son proche entourage pour la tenir avertie des intentions de Dieudonné. A commencer par Marie Chatillon, actuellement employée au service de communication du Front. Sur plusieurs photos, elle apparaît aux côtés de Dieudonné, lui claquant la bise au passage. «Je crois qu'elle le connaît parce qu'elle a fait du chant choral», assure Eric Iorio, responsable de la propagande au FN. Surtout, son époux, Frédéric Chatillon, est un ancien responsable du GUD. Aujourd'hui à la tête d'une entreprise baptisée Riwal communication, il a joué les intercesseurs pour le compte de Dieudonné auprès de nombreuses personnalités libanaises, lors d'un voyage organisé fin août 2006 .Au cours de cette escapade, Frédéric Chatillon l'aurait présenté à de nombreuses personnalités, dont Lahoud Aoun, le président du groupe Hezbollah au parlement libanais. L'ex-responsable gudiste a longtemps été considéré comme entretenant des liens assez proches avec le général Tlass, ancien ministre syrien de la Défense et éditeur de brochures révisionnistes en plusieurs langues. «J'ai appelé aussitôt Frédéric Chatillon. Il m'a dit qu'il n'était pas au courant», dit Eric Iorio. Le couple Chatillon connaît bien Dieudonné, puisqu'il avait convié Marine Le Pen à un dîner en compagnie du fantaisiste. «Une invitation que j'ai déclinée», assure celle-ci.
Moulin de Valmy. Autour de Dieudonné, les passerelles vers le FN ne manquent pas. A commencer par Alain Soral, écrivain pamphlétaire qui s'est fait remarquer par ses prises de positions anticommunautaristes et antisionistes. Il était du voyage au Liban. Alain Soral a été reçu à deux reprises par Le Pen lui-même. Il a même été l'inspirateur d'une partie du discours tenu par le Président du Front national au pied du moulin de Valmy le 20 septembre. Marine Le Pen en a discuté «une demi-douzaine de fois avec lui. On a confronté nos idées et on est tombé d'accord sur la même ligne». Une autre photo, toujours sur le site Allain Jules Meynié, montre Dieudonné, donnant l'accolade à Jean-Emile Néaumet, alias Nicolas Gauthier, journaliste au mensuel le Choc du mois, qui l'a interviewé pour le compte de ce magazine. Dieudonné y déclarait entre autres&nbsp;: «Dorénavant, un antisémite est quelqu'un que le Crif (Conseil représentatif des institutions juives) n'aime pas», se posant ainsi, lui aussi, en victime diabolisée. «Sa présence ne doit rien au hasard, croyez-le bien», affirme un cadre du parti d'extrême droite qui soupçonne, sourire aux lèvres, Le Pen lui-même, d'avoir négocié en direct cette visite avec Dieudonné.
(1) http://allainjules.blogspot.com
(2) www.labanlieuesexprime.org</p>]]></content:encoded>
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