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  <title>saskwash</title>
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  <content:encoded><![CDATA[<p>Les principales thématiques développées par Cheikh Anta Diop</p> <p><strong>Les thématiques présentes dans l'&#339;uvre de Cheikh Anta Diop peuvent être regroupées en six grandes catégories :</strong></p>


<p>a. L'origine de l'homme et ses migrations. Parmi les questions traitées&nbsp;: l'ancienneté de l'homme en Afrique, le processus de différentiation biologique de l&#8217;humanité, le processus de sémitisation, l&#8217;émergence des Berbères dans l&#8217;histoire, l'identification des grands courants migratoires et la formation des ethnies africaines.</p>


<p>b. La parenté Égypte ancienne/Afrique noire. Elle est étudiée selon les aspects suivants&nbsp;: le peuplement de la vallée du Nil, la genèse de la civilisation égypto-nubienne, la parenté linguistique, la parenté culturelle, les structures socio-politiques, etc.</p>


<p>c. La recherche sur l'évolution des sociétés. Plusieurs développements importants sont consacrés à la genèse des formes anciennes d'organisation sociale rencontrées dans les aires géographiques méridionale (Afrique) et septentrionale (Europe), à la naissance de l'État,.à la formation et l'organisation des États africains après le déclin de l'Égypte, à la caractérisation des structures politiques et sociales africaines et européennes avant la période coloniale ainsi qu'à leur évolution respective, aux modes de production, aux conditions socio-historiques et culturelles qui ont présidé à la Renaissance européenne.</p>


<p>d. L'apport de l'Afrique à la civilisation. Cet apport est restitué dans de nombreux domaines&nbsp;: la métallurgie, l'écriture, les sciences (mathématiques, astronomie, médecine, ...), les arts et l'architecture, les lettres, la philosophie, les religions révélées (judaïsme, christianisme, islam), etc.</p>


<p>e. Le développement économique, technique, industriel, scientifique, institutionnel, culturel de l'Afrique. Toutes les questions majeures que pose l'édification d'une Afrique moderne sont abordées&nbsp;: maîtrise des systèmes éducatif, civique et politique avec l'introduction et l'utilisation des langues nationales à tous les niveaux de la vie publique&nbsp;; l'équipement énergétique du continent&nbsp;; le développement de la recherche fondamentale&nbsp;; la représentation des femmes dans les institutions politiques&nbsp;; la sécurité&nbsp;; la construction d'un État fédéral démocratique, etc. La création par Cheikh Anta Diop du laboratoire de datation par le radiocarbone qu'il dirige jusqu'à sa disparition est significative de toute l'importance accordée à "l'enracinement des sciences en Afrique".</p>


<p>f. L'édification d'une civilisation planétaire. L'humanité doit rompre définitivement avec le racisme, les génocides et les différentes formes d&#8217;esclavage. La finalité est le triomphe de la civilisation sur la barbarie. Cheikh Anta Diop appelle de ses v&#339;ux l'avènement de l'ère qui verrait toutes les nations du monde se donner la main "pour bâtir la civilisation planétaire au lieu de sombrer dans la barbarie" (Civilisation ou Barbarie, 1981). L&#8217;aboutissement d&#8217;un tel projet suppose&nbsp;:</p>


<p>- la dénonciation de la falsification moderne de l'histoire&nbsp;: "La conscience de l'homme moderne ne peut progresser réellement que si elle est résolue à reconnaître explicitement les erreurs d'interprétations scientifiques, même dans le domaine très délicat de l'Histoire, à revenir sur les falsifications, à dénoncer les frustrations de patrimoines. Elle s'illusionne, en voulant asseoir ses constructions morales sur la plus monstrueuse falsification dont l'humanité ait jamais été coupable tout en demandant aux victimes d'oublier pour mieux aller de l'avant" (Cheikh Anta Diop, Antériorité des civilisations nègres &#8211; mythe ou vérité historique ?, Paris, Présence Africaine, p. 12).</p>


<p>- la réaffirmation de l'unité biologique de l'espèce humaine fondement d&#8217;une nouvelle éducation qui récuse toute inégalité et hiérachisation raciales&nbsp;: "... Donc, le problème est de rééduquer notre perception de l'être humain, pour qu'elle se détache de l'apparence raciale et se polarise sur l'humain débarrassé de toutes coordonnées ethniques." (Cheikh Anta Diop, "L'unité d'origine de l'espèce humaine", in Actes du colloque d'Athènes&nbsp;: Racisme science et pseudo-science, Paris, UNESCO, coll. Actuel, 1982, pp. 137-141).</p>


<p><strong>L'ensemble de ces grandes problématiques définit de façon claire et cohérente un cadre, des axes et un programme de travail.</strong></p>


<p>L'apport méthodologique et les acquis du colloque du Caire</p>


<p>Pour sortir l'Afrique du paradigme anhistorique et ethnographique dans lequel anthropologues et africanistes l'avaient confinée Cheikh Anta Diop adopte une méthodologie de recherche qui s'appuie sur des études diachroniques, le comparatisme critique, la pluridisciplinarité&nbsp;: archéologie, linguistique, ethnonymie/toponymie, sociologie, sciences exactes, etc.. Grâce à une approche à la fois analytique et synthétique il lui a été possible de rendre aux faits historiques, sociologiques, linguistiques, culturels du continent africain, leur cohérence et leur intelligibilité. La nouvelle méthodologie en matière d'histoire africaine que préconise et met en &#339;uvre Cheikh Anta Diop dans ses travaux est exposée dans son livre Antériorité des civilisations nègres &#8211; mythe ou vérité historique ?, (op. cit., pp. 195-214) et largement commentée par le professeur Aboubacry Moussa Lam (cf. bibliographie).</p>


<p>S'agissant de l'Égypte ancienne alors étudiée dans son contexte négro-africain, Cheikh Anta Diop écrit&nbsp;:</p>


<p>"Partant de l'idée que l'Égypte ancienne fait partie de l'univers nègre, il fallait la vérifier dans tous Ies domaines possibles, racial ou anthropologique, linguistique, sociologique, philosophique, historique, etc. Si l'idée de départ est exacte, l'étude de chacun de ces différents domaines doit conduire à la sphère correspondante de l'univers nègre africain. L'ensemble de ces conclusions formera un faisceau de faits concordants qui éliminent le cas fortuit. C'est en cela que réside la preuve de notre hypothèse de départ. Une méthode différente n'aurait conduit qu'à une vérification partielle qui ne prouverait rien. Il fallait être exhaustif" (Cheikh Anta Diop, Antériorité des civilisations nègres &#8211; mythe ou vérité historique ?, Paris, Présence Africaine, 1967, p. 275).</p>


<p>En 1970, l'UNESCO sollicite Cheikh Anta Diop pour devenir membre du Comité scientifique international pour la rédaction d'une Histoire générale de l'Afrique. Son exigence d'objectivité le conduit à poser trois préalables à la rédaction des chapitres consacrés à l'histoire ancienne de l'Afrique. Les deux premiers consistent en la tenue d'un colloque international, organisé par l'UNESCO, réunissant des chercheurs de réputation mondiale, pour d'une part, traiter de l'origine des anciens Égyptiens, et d'autre part faire le point sur le déchiffrement de l'écriture méroïtique. En effet, une confrontation des travaux de spécialistes du monde entier lui paraissait indispensable pour faire avancer la science historique. Le troisième préalable concerne la réalisation d'une couverture aérienne de l'Afrique afin de restituer les voies anciennes de communication du continent.</p>


<p>C'est ainsi que se tient au Caire du 28 janvier au 3 février 1974, organisé par l'UNESCO dans le cadre de la Rédaction de l'Histoire générale de l'Afrique, le colloque intitulé&nbsp;: "Le peuplement de l'Égypte ancienne et le déchiffrement de l'écriture méroïtique".</p>


<p>Ce colloque rassemble une vingtaine de spécialistes appartenant aux pays suivants&nbsp;: Égypte, Soudan, Allemagne, USA, Suède, Canada, Finlande, Malte, France, Congo et Sénégal. La contribution très constructive des chercheurs africains tant au plan méthodologique qu'au niveau de la masse des faits apportés et instruits, a été reconnue par les participants et consigné dans le compte-rendu du colloque, notamment dans le domaine de la linguistique&nbsp;: "un large accord s'est établi entre les participants". "Les éléments apportés par les professeurs DIOP et OBENGA ont été considérés comme très constructifs. (&#8230;) Plus largement, le professeur SAUNERON a souligné l'intérêt de la méthode proposée par le professeur OBENGA après le professeur DIOP. L'Égypte étant placée au point de convergence d'influences extérieures, il est normal que des emprunts aient été faits à des langues étrangères&nbsp;; mais il s'agit de quelques centaines de racines sémitiques par rapport à plusieurs milliers de mots. L'égyptien ne peut être isolé de son contexte africain et le sémitique ne rend pas compte de sa naissance&nbsp;; il est donc légitime de lui trouver des parents ou des cousins en Afrique."<a href="cf. Histoire générale de l&#8217;Afrique, Paris, Afrique/Stock/Unesco, 1980, pp. 795-823">cf. Histoire générale de l&#8217;Afrique, Paris, Afrique/Stock/Unesco, 1980, pp. 795-823</a>.</p>


<p>S'agissant de la culture égyptienne&nbsp;: "Le professeur VERCOUTTER a déclaré que, pour lui, l'Égypte était africaine dans son écriture, dans sa culture et dans sa manière de penser. Le professeur LECLANT a reconnu ce même caractère africain dans le tempérament et la manière de penser des Égyptiens."</p>


<p>Le rapport, dans sa conclusion générale indique que "La très minutieuse préparation des communications des professeurs Cheikh Anta DIOP et OBENGA n'a pas eu, malgré les précisions contenues dans le document de travail préparatoire envoyé par l'UNESCO, une contrepartie toujours égale. Il s'en est suivi un véritable déséquilibre dans les discussions."</p>


<p>Depuis 1974, les découvertes archéologiques, les études linguistiques, les études génétiques, l'examen de la culture matérielle, l'étude de la philosophie, etc. ne font que confirmer chaque jour davantage les grandes orientations de recherche recommandées par le Colloque du Caire.</p>]]></content:encoded>
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  <content:encoded><![CDATA[<p><strong>resumé biographique</strong></p> <p>Cheikh Anta Diop naît en 1923 dans un petit village du Sénégal, Caytou. L'Afrique est sous la domination coloniale européenne qui a pris le relai de la traite négrière atlantique commencée au 16ème siècle. La violence dont l'Afrique est l'objet, n'est pas de nature exclusivement militaire, politique et économique. Théoriciens (Voltaire, Hume, Hegel, Gobineau, Lévy Bruhl, etc.) et institutions d'Europe (l'institut d'ethnologie de France créé en 1925 par L. Lévy Bruhl, par exemple), s'appliquent à légitimer au plan moral et philosophique l'infériorité intellectuelle décrétée du Nègre.</p>


<p>La vision d'une Afrique anhistorique et atemporelle, dont les habitants, les Nègres, n'ont jamais été responsables, par définition, d'un seul fait de civilisation, s'impose désormais dans les écrits et s'ancre dans les consciences. L'Égypte est ainsi arbitrairement rattachée à l'Orient et au monde méditerranéen géographiquement, anthropologiquement, culturellement.</p>


<p><strong>Oeuvre de Cheikh Anta Diop&nbsp;: contexte historique et idéologique</strong></p>


<p>C'est donc dans un contexte singulièrement hostile et obscurantiste que Cheikh Anta Diop est conduit à remettre en cause, par une investigation scientifique méthodique, les fondements mêmes de la culture occidentale relatifs à la genèse de l'humanité et de la civilisation. La renaissance de l'Afrique, qui implique la restauration de la conscience historique, lui apparaît comme une tâche incontournable à laquelle il consacrera sa vie.</p>


<p>C&#8217;est ainsi qu&#8217;il s'attache, dès ses études secondaires à Dakar et St Louis du Sénégal, à se doter d'une formation pluridisciplinaire en sciences humaines et en sciences exactes, nourrie par des lectures extrêmement nombreuses et variées.S'il acquiert une remarquable maîtrise de la culture européenne, il n'en est pas moins profondément enraciné dans sa propre culture. Sa parfaite connaissance du wolof, sa langue maternelle, se révèlera être l'une des principales clés qui lui ouvrira les portes de la civilisation pharaonique. Par ailleurs, l'enseignement coranique le familiarise avec le monde arabo-musulman.</p>


<p>A partir des connaissances accumulées et assimilées sur les cultures africaine, arabo-musulmane et européenne, Cheikh Anta Diop élabore des contributions majeures dans différents domaines. L'ensemble se présente comme une &#339;uvre cohérente et puissante qui fait de Cheikh Anta Diop un savant et un humaniste.</p>


<p>On se propose dans une première partie de dégager de manière concise quelques-uns des traits essentiels de son &#339;uvre. En second lieu, on présente la poursuite de l'&#339;uvre du savant dans le domaine de l'histoire et de l'égyptologie.</p>


<p>La reconstitution scientifique du passé de l'Afrique et la restauration de la conscience historique</p>


<p>Au moment où Cheikh Anta Diop entreprend ses premières recherches historiques (années 40) l'Afrique noire ne constitue pas "un champ historique intelligible" pour reprendre une expression de l'historien britannique Arnold Toynbee. Il est symptômatique qu'encore au seuil des années 60, dans le numéro d'octobre 1959 du Courrier de l'UNESCO, l'historien anglo-saxon Basile Davidson introduise son propos sur la "Découverte de l'Afrique" par la question&nbsp;: "Le Noir est-t-il un homme sans passé ?"</p>


<p>Dans son récent ouvrage Cheikh Anta Diop, Volney et le Sphinx, Théophile Obenga montre magistralement en quoi consiste l'originalité et la nouveauté de la problématique historique africaine ouverte et développée par Cheikh Anta Diop&nbsp;:</p>


<p>"En refusant le schéma hégélien de la lecture de l'histoire humaine, Cheikh Anta Diop s'est par conséquent attelé à élaborer, pour la première fois en Afrique noire une intelligibilité capable de rendre compte de l'évolution des peuples noirs africains, dans le temps et dans l'espace <a href="...">...</a> Un ordre nouveau est né dans la compréhension du fait culturel et historique africain. Les différents peuples africains sont des peuples "historiques" avec leur État&nbsp;: l'Égypte, la Nubie, Ghana, Mali, Zimbabwe, Kongo, Bénin, etc. leur esprit, leur art, leur science. Mieux, ces différents peuples historiques africains s'accomplissent en réalité comme des facteurs substantiels de l'unité culturelle africaine". [Théophile Obenga, Leçon inaugurale du colloque de Dakar de février-mars 1996 intitulé&nbsp;: "L'&#339;uvre de Cheikh Anta Diop - La Renaissance de l'Afrique au seuil du troisième millénaire", Actes du colloque de Dakar à paraître).</p>


<p>Nations nègres et Culture &#8211; De l'Antiquité nègre égyptienne aux problèmes culturels de l'Afrique d'aujourd'hui&#8211; que publie en 1954 Cheikh Anta Diop aux Éditions Présence Africaine créées par Alioune Diop est le livre fondateur d'une écriture scientifique de l&#8217;histoire africaine. La reconstitution critique du passé de l'Afrique devient possible grâce à l'introduction du temps historique et de l'unité culturelle. La restauration de la conscience historique devient alors elle aussi possible.</p>]]></content:encoded>
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  <title>Cheikh Anta Diop</title>
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  <content:encoded><![CDATA[<p>Cheikh Anta Diop&nbsp;: Pionnier et prophète de la Renaissance africaine en 1948</p> <p>Bien que rien n&#8217;ait été fait pour associer l&#8217;image de Cheikh Anta Diop aux évènements culturels et sportifs marquant cette Can d&#8217;Egypte, l&#8217;histoire et le destin semblent avoir rattrapé un impardonnable oubli&nbsp;: C&#8217;est bien Cheikh Anta Diop, à travers ses recherches et travaux scientifiques, qui est parvenu à démontrer que les origines de l&#8217;humanité se trouvaient dans les civilisations de la vallée du Nil, et que l&#8217;Egypte était le berceau de la civilisation humaine. Le match Egypte &#8211; Sénégal n&#8217;est donc pas seulement une rencontre sportive. C&#8217;est aussi un moment de l&#8217;histoire, dans la mesure où il se déroule le jour même de l&#8217;anniversaire de la mort de l&#8217;intellectuel sénégalais que le monde entier a reconnu comme un savant. Grâce à son immense contribution à la connaissance de l&#8217;Egypte pharaonique. Premier égyptologue d&#8217;Afrique et surnommé &#8220; le dernier pharaon &#8221;, Cheikh Anta Diop n&#8217;était pas un intellectuel des amphithéâtres. Il passait le clair de son temps entre les laboratoires et les colloques internationaux. Pour faire avancer les recherches en sciences humaines et en sciences exactes&nbsp;; partager les savoirs et les expériences et surtout rétablir la place de l&#8217;Afrique noire dans l&#8217;histoire universelle. A travers des débats houleux et contradictoires. Convaincu que&nbsp;: &#8220; l&#8217;Egypte jouera, dans la culture africaine repensée et rénovée, le même rôle que les antiguités gréco-latines dans la culture occidentale &#8221; (extrait de civilisation ou Barbarie, Paris, présence africaine, 1981, page 12), Cheikh Anta Diop a montré le chemin à suivre. Il pense que le chemin du salut du continent passe par un retour à l&#8217;Egypte&nbsp;; dans tous les domaines de la culture (lire la contribution de Médard Nono Ndefo).
Détermination.
Pionnier et prophète de la Renaissance africaine en 1948, Cheikh Anta Diop a vite et très tôt compris la nécessité pour l&#8217;Afrique de s&#8217;unir (voir son article publié dans Jeune Afrique en 1965). A l&#8217;instar de l&#8217;ancien président ghanéen Kwame Nkrumah, le savant sénégalais a toujours milité pour la création d&#8217;un Etat fédéral démocratique africain englobant l&#8217;ensemble des Etats du continent. Même si tus les chefs d&#8217;Etat et de gouvernement ne partagent pas cette façon de voir les choses, l&#8217;idée fait son chemin. La transformation de l&#8217;Organisation de l&#8217;Unité africaine (Oua) en Union africaine montre bien que rien n&#8217;est statique. Il y a eu des progrès révélateurs de l&#8217;ouverture de l&#8217;Afrique à la modernité. Mieux, l&#8217;avènement de l&#8217;Union africaine indique l&#8217;entrée de l&#8217;Organisation panafricaine dans un processus irréversible.
On comprend alors pourquoi l&#8217;égyptologue Dou kaya qui nous a accordé un entretien (lire l&#8217;interview) dans ce dossier est plein d&#8217;espoir. Au sujet justement parmi ses responsables des fervents disciples de Cheikh Anta Diop. Ce grand homme qui nous a quitté, mais dont la puissance de l&#8217;&#339;uvre rappelle sans cesse l&#8217;étendue de notre dette vis-à-vis de lui. Ce chercheur fidèle a un idéal et d&#8217;une intégrité morale et intellectuelle infaillible. Sa détermination était basée sur des convictions solides. Une attitude inhabituelle dans un continent malade de la trahison et de l&#8217;échec des clercs.
Complot.
Le silence et l&#8217;indifférence, voire le mépris affiché par certaines autorités africaines à l&#8217;endroit du P. Cheikh Anta Diop sont incompréhensibles, inadmissibles et désespérants. Tout se passe comme si ce digne fils de l&#8217;Afrique, qui nous a rendu si fier de notre histoire, est toujours la victime d&#8217;un complot ourdi par les ennemis de la vérité historique et scientifique vingt ans après sa disparition&nbsp;! Comment comprendre cet ostracisme&nbsp;? L&#8217;héritage de Cheikh Anta Diop doit être assumé, approfondi et développé par tous ceux et celles qui se soucient du devenir de l&#8217;Afrique qu&#8217;il a tant aimé.</p>]]></content:encoded>
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