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  <title>Africa blues</title>
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  <content:encoded><![CDATA[<p>Lisez, c&#8217;est pas dans les JT et c&#8217;est édifiant.  Nous savons qu&#8217;un tremblement de terre de cette magnitude au Japon n&#8217;aurait pas causé autant de morts et de dégâts.  Ce qui a tué c&#8217;est la pauvreté et pour en comprendre les mécanismes un peu d&#8217;histoire ne fait pas de mal.   Il est crucial de comprendre  que notre générosité envers les haïtiens va en fait , pour une bonne partie, aller dans les poches des créanciers occidentaux et des potentats locaux.  Le maintien d&#8217;une dette honteuse et injuste est au c&#339;ur de la problématique du développement en Haïti.  Choisissez bien à qui vous donnez !
Bonne lecture à tous.</p>

<pre>Tiptop</pre> <p>L&#8217;une des plus grandes opérations d&#8217;aide de l&#8217;histoire risque fort de ressembler à celle de l&#8217;après tsunami de 2004 sauf si un modèle de reconstruction radicalement différent est adopté. Haïti a été partiellement détruit suite à un violent séisme de magnitude 7. Chacun y va de sa larme et les médias, en nous abreuvant d&#8217;images apocalyptiques, relayent les annonces d&#8217;aides financières que les généreux Etats vont apporter. On entend qu&#8217;il faut reconstruire Haïti, ce pays où la pauvreté et « la malédiction » s&#8217;abattent. Aujourd&#8217;hui donc, on s&#8217;intéresse à Haïti. Les commentaires ne vont pas au-delà du terrible tremblement de terre. On nous rappelle précipitamment que c&#8217;est l&#8217;un des pays les plus pauvres de la planète mais sans nous en expliquer les causes. On nous laisse croire que la pauvreté est venue comme ça, que c&#8217;est un fait irrémédiable : « c&#8217;est la malédiction qui frappe ».
Il est indiscutable que cette nouvelle catastrophe naturelle entraîne des dégâts matériels et humains tout autant considérables qu&#8217;imprévus. Une aide d&#8217;urgence est donc nécessaire et tout le monde est d&#8217;accord sur ce point. Pourtant, la pauvreté et la misère ne trouvent pas leurs sources dans ce tremblement de terre. Il faut reconstruire le pays parce que celui-ci a été dépossédé des moyens de se construire. Haïti n&#8217;est pas un pays libre ni même souverain. Au cours des dernières années, ses choix de politique intérieure ont été réalisés par un gouvernement qui est constamment sous la pression d&#8217;ordres venus de l&#8217;extérieur du pays et des man&#339;uvres des élites locales.
Haïti est traditionnellement dénigré et souvent dépeint comme un pays violent, pauvre et répressif dans le meilleur des cas. Peu de commentaires rappellent l&#8217;indépendance acquise de haute lutte en 1804 contre les armées françaises de Napoléon. Plutôt que de souligner la démarche humaine et le combat pour les Droits de l&#8217;Homme, la sauvagerie et la violence seront les caractéristiques assimilées aux Haïtiens.
Il est indispensable de revenir sur la lutte d&#8217;émancipation menée par le peuple haïtien, car en représailles à cette double révolution, à la fois anti-esclavagiste et anti-coloniale, le pays a hérité de « la rançon française de l&#8217;Indépendance » correspondant à 150 millions de francs or (soit le budget annuel de la France de l&#8217;époque). En 1825, la France décide que « Les habitants actuels de la partie française de Saint-Domingue verseront à la caisse fédérale des dépôts et consignations de France, en cinq termes égaux, d&#8217;année en année, le premier échéant au 31 décembre 1825, la somme de cent cinquante millions de francs, destinée à dédommager les anciens colons qui réclameront une indemnité. |2| »
Cela équivaut à environ 21 milliards de dollars d&#8217;aujourd&#8217;hui. Dès le départ, Haïti doit payer le prix fort, la dette sera l&#8217;instrument néo-colonial pour entretenir l&#8217;accès aux multiples ressources naturelles de ce pays.
Le paiement de cette rançon est donc l&#8217;élément fondateur de l&#8217;Etat haïtien et a débouché sur la constitution d&#8217;une dette odieuse. En termes juridiques, cela signifie qu&#8217;elle a été contractée par un régime despotique et utilisée contre les intérêts des populations. La France puis les Etats-Unis, dont la zone d&#8217;influence s&#8217;élargit à Haïti, occupée par les marines états-uniens dès 1915, en sont pleinement responsables. Alors qu&#8217;il aurait été possible de faire face aux douloureuses responsabilités du passé en 2004, le rapport de la Commission Régis Debray |3| préfère écarter l&#8217;idée d&#8217;une restitution de cette somme en prétextant qu&#8217;elle n&#8217;est pas « fondée juridiquement » et que cela ouvrirait la « boîte de Pandore ». Les requêtes du gouvernement haïtien en place sont rejetées par la France : pas de réparations qui tiennent. La France ne reconnaît pas non plus son rôle dans l&#8217;ignoble cadeau qu&#8217;elle fît au dictateur « Baby Doc » Duvalier en exil en lui offrant le statut de réfugié politique et donc l&#8217;immunité.
Le règne des Duvalier commence avec l&#8217;aide des Etats-Unis en 1957 : il durera jusqu&#8217;en 1986, date à laquelle le fils « Baby Doc » est chassé du pouvoir par une rébellion populaire. La violente dictature largement soutenue par les pays occidentaux a sévi près de 30 ans. Elle est marquée par une croissance exponentielle de sa dette. Entre 1957 et 1986, la dette extérieure a été multipliée par 17,5. Au moment de la fuite de Duvalier, cela représentait 750 millions de dollars. Ensuite elle monte, avec le jeu des intérêts et des pénalités, à plus de 1 884 millions de dollars |4|. Cet endettement, loin de servir à la population qui s&#8217;est appauvrie, était destiné à enrichir le régime mis en place : il constitue donc également une dette odieuse. Une enquête récente a démontré que la fortune personnelle de la famille Duvalier (bien à l&#8217;abri sur les comptes des banques occidentales) représentait 900 millions de dollars, soit une somme plus élevée que la dette totale du pays au moment de la fuite de « Baby Doc ». Un procès est en cours devant la justice suisse pour la restitution à l&#8217;Etat haïtien des avoirs et des biens mal acquis de la dictature Duvalier. Ces avoirs sont pour l&#8217;instant gelés par la banque suisse UBS qui avance des conditions intolérables quant à la restitution de ces fonds |5|. Jean-Bertrand Aristide, élu dans l&#8217;enthousiasme populaire puis accusé de corruption avant d&#8217;être rétabli au pouvoir comme marionnette de Washington et finalement d&#8217;en être chassé par l&#8217;armée états-unienne, n&#8217;est malheureusement pas innocent en ce qui concerne l&#8217;endettement et les détournements de fonds. Par ailleurs, selon la Banque mondiale, entre 1995 et 2001, le service de la dette, à savoir le capital et les intérêts remboursés, a atteint la somme considérable de 321 millions de dollars.
Toute l&#8217;aide financière annoncée actuellement suite au tremblement de terre est déjà perdue dans le remboursement de la dette !
Selon les dernières estimations, c&#8217;est la Banque interaméricaine de développement (417,5 millions de dollars) et le FMI (165 millions de dollars) qui détiennent la part la plus importante de la dette extérieure multilatérale. La Banque Mondiale, quant à elle détient 38,8 millions de dollars. Sous leur houlette, le gouvernement applique les « plans d&#8217;ajustement structurel » remaquillés en « Documents Stratégiques pour la Réduction de la Pauvreté » (DSRP). En échange de la reprise des prêts, on concède à Haïti quelques annulations ou allégements de dette insignifiants mais qui donnent une image bienveillante des créanciers. L&#8217;initiative Pays Pauvres Très Endettés (PTTE) dans laquelle Haïti a été admise est une man&#339;uvre typique de blanchiment de dette odieuse comme cela été le cas avec la République démocratique du Congo |6|. On remplace la dette odieuse par de nouveaux prêts soi-disant légitimes. Le CADTM considère ces nouveaux prêts comme partie prenante de la dette odieuse puisqu&#8217;ils servent à payer cette antique dette. Il y a continuité du délit.
En 2006, quand le FMI, la Banque mondiale et le Club de Paris acceptèrent que l&#8217;initiative PPTE s&#8217;élargisse à Haïti, le stock de la dette publique extérieure totale était de 1.337 millions de dollars. Au point d&#8217;achèvement de l&#8217;initiative (en juin 2009), la dette était de 1.884 millions. Une annulation de dette d&#8217;un montant de 1.200 millions de dollars est décidée afin de « rendre la dette soutenable ». Entre temps, les plans d&#8217;ajustement structurel ont fait des ravages, notamment dans le secteur agricole dont les effets ont culminé lors de la crise alimentaire de 2008. L&#8217;agriculture paysanne haïtienne subit le dumping des produits agricoles étasuniens. « Les politiques macro-économiques soutenues par Washington, l&#8217;ONU, le FMI et la Banque mondiale ne se soucient nullement de la nécessité du développement et de la protection du marché national. La seule préoccupation de ces politiques est de produire à bas coût pour l&#8217;exportation vers le marché mondial |7| ». C&#8217;est donc scandaleux d&#8217;entendre le FMI dire qu&#8217;il « se tient prêt à jouer son rôle avec le soutien approprié dans ses domaines de compétence |8| ».
Indépendamment de la question de la dette, il est à craindre que l&#8217;aide prenne la même forme que celle qui a accompagné le tsunami qui a frappé, fin décembre 2004, plusieurs pays d&#8217;Asie (Sri Lanka, Indonésie, Inde, Bangladesh) |10| ou encore l&#8217;après-cyclone Jeanne en Haïti en 2004. Les promesses n&#8217;ont pas été tenues et une grande partie des fonds ont servi à enrichir des compagnies étrangères ou les élites locales. Ces « généreux dons » proviennent pour la majorité des créanciers du pays. Plutôt que de faire des dons, il serait préférable qu&#8217;ils annulent les dettes d&#8217;Haïti à leur égard : totalement, sans conditions et immédiatement. Peut-on vraiment parler de don quand on sait que cet argent servira en majeure partie soit au remboursement de la dette extérieure soit à l&#8217;application de « projets de développement nationaux » décidés selon les intérêts de ces mêmes créanciers et des élites locales ? Il est évident que, sans ces dons dans l&#8217;immédiat, il ne serait pas possible de faire rembourser cette dette dont la moitié au moins correspond à une dette odieuse. Les grandes conférences internationales d&#8217;un quelconque G8 ou G20 élargi aux IFI ne feront pas avancer d&#8217;un iota le développement d&#8217;Haïti mais reconstruiront les instruments qui leur servent à asseoir le contrôle néo-colonial du pays. Il s&#8217;agira d&#8217;assurer la continuité dans le remboursement, base de la soumission, tout comme lors des récentes initiatives d&#8217;allégement de la dette.
19 janvier par Sophie Perchellet, Éric Toussaint
CADTM
Fondé en Belgique le 15 mars 1990, le Comité pour l&#8217;Annulation de la Dette du Tiers Monde (CADTM) est un réseau international constitué de membres et de comités locaux basés en Europe, en Afrique, en Amérique latine et en Asie. Il agit en coordination avec d&#8217;autres organisations et mouvements luttant dans la même perspective (Jubilé Sud et d&#8217;autres campagnes agissant pour l&#8217;annulation de la dette et l&#8217;abandon des politiques d&#8217;ajustement structurel). Son travail principal : l&#8217;élaboration d&#8217;alternatives radicales visant la satisfaction universelle des besoins, des libertés et des droits humains fondamentaux.</p>]]></content:encoded>
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<item rdf:about="http://www.grioo.com/blogs/tiptop/index.php/2009/09/04/2742-victoire-dali-bongo-au-gabon-qui-setonnera">
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  <content:encoded><![CDATA[<p>Petite piqure de rappel pour ceux qui ne comprennent  pas pourquoi les Gabonnais (pas dupes de cette comédie électorale) s&#8217;en prennent à l&#8217;ambassade de France.
Année  1990, c&#8217;est le fameux mais hypocrite discours de Mitterrand de la Baule sur la nécessaire démocratisation des ex colonies françafricaines. Les potentats locaux se sont crus obligés de plus afficher des scores staliniens aux élections.  90% ça fait tache. Quelques années plus, les Pasqua boys, vrais spécialistes en élections truqués, exportent  leurs logiciels maison chez Bongo. Pour la cuisine électorale, ils ont fait leurs preuves à Paris (Tiberi s&#8217;en souvient encore !). Bref tout est fait pour sauver les apparences et que rien ne change.</p> <pre>Aujourd&#8217;hui encore quand Robert .Bourgi, le monsieur Afrique de Sarkozy dit que : « Ali Bongo est son candidat », qui peut douter de son &#8217;influence</pre>

<p>quand on connait le pouvoir opérationnel de la cellule africaine élyséenne sous la 5ème république ? Comment s&#8217;étonner ? Jean de la guérivière (journaliste au monde, auteur des « fous d&#8217;Afrique »), quelqu&#8217;un d&#8217;assez complaisant vis-à-vis de la françafrique, rappelait qu&#8217;en 1998 une mission d&#8217;observateurs Français s&#8217;est rendu au gabon pour surveiller la régularité du scutin lors des présidentielles. Qui organise ce voyage? Robert Bourgi  avocat du président Bongo depuis plus de 20 ans et déjà conseiller de l&#8217;Elysée pour les affaires africaines.  La lettre dans laquelle il rend compte des préparatifs au chef de l&#8217;état gabonais commence par un savoureux « Bonjour Papa » et se termine ainsi « Allez Papa, vous nous reviendrez à Paris en triomphateur des élections. Dieu vous garde. Votre fidèle et respectueux Robert. » En clair, en donnant du « papa » à Omar, Ali Bongo a tout du « frère » pour lui ! Ecouter Robert sur http://www.voxafrica.com/fr/p/news/headlines/gabon-les-revelations-exclusives-de-robert-bourgi</p>


<p>Pour ceux pas encore convaincus de l&#8217;incroyable duplicité et cynisme de nos dirigeants en matière de magouille électorale en terre d&#8217;Afrique,  lisez ce communiqué de Survie France pour les élections récentes de sassou Nguesso au congo Brazzaville.
L&#8217;Observatoire congolais des droits de l&#8217;Homme (OCDH) qui a organisé une mission d&#8217;observation électorale et rendu un rapport documenté conclut : « Cette élection présidentielle, vu le très faible taux de participation, les fraudes et irrégularités constatées, n&#8217;a été ni juste, ni transparente et équitable ; et n&#8217;a pas exprimé la volonté du peuple congolais » (1). Cependant une certaine Coordination des observateurs franco-africains (COFA) juge, elle, le scrutin « globalement satisfaisant » au prétexte que «  les standards européens ne sont pas à adapter au Congo ». Cette coordination, présidée par Jean-Michel Fourgous, député-maire UMP d&#8217;Elancourt (France), comprend, entre autres, Jean-François Mancel, député de l&#8217;Oise, Lev Forster et Pierre André Gaborit, tous deux avocats à la Cour de Paris et Ari Ben Acoune, directeur des services d&#8217;une communauté d&#8217;agglomération. Jean-Michel Fourgous et Jean-François Mancel s&#8217;en sont pris également, dans un communiqué, au chef de la délégation de la Commission Européenne au Congo, M. Miguel Amado pour ses « propos partisans ». M. Amado avait déclaré que l&#8217;une des raisons pour lesquelles l&#8217;UE n&#8217;avait pas envoyé d&#8217;observateurs à la présidentielle congolaise était le gonflement du fichier électoral. Selon lui, le fichier électoral a été gonflé de plus de 60% avec 2,2 millions d&#8217;électeurs pour une population de 3,6 millions d&#8217;habitants.
Parmi les observateurs, M.M. Jacques Toubon et Patrick Gaubert, députés européens, ont déclaré : « Le matériel électoral était bien sur place dans les bureaux de vote, les listes d&#8217;émargement étaient disponibles et les représentants locaux de la Conel <a href="commission nationale électorale mise en place par Sassou Nguesso">commission nationale électorale mise en place par Sassou Nguesso</a> étaient équipés de téléphones portables pour parer à tout problème ».
Le soutien impudent apporté par ces hommes politiques et juristes français à la propagande du dictateur Sassou Nguesso constitue une agression à l&#8217;égard du peuple congolais bâillonné et opprimé. Une manifestation de protestation contre cette parodie d&#8217;élection a en effet été violemment réprimée à Brazzaville le 15 juillet. L&#8217;Observatoire congolais des droits de l&#8217;Homme dénonce également « le harcèlement des journalistes étrangers venus à Brazzaville couvrir cette élection et la confiscation du processus par le gouvernement qui une fois de plus vient de confirmer à l&#8217;opinion publique nationale et internationale son manque de volonté d&#8217;instaurer une véritable démocratie dans le pays. »</p>


<p>Il est trop tôt pour décortiquer la fraude électorale au Gabon mais il est important de comprendre que si les français ne connaissent pas bien M. Bourgi, les gabonnais ,eux , savent à leur dépend le savoir faire de ce monsieur et de ses réseaux en matière électorale.</p>]]></content:encoded>
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<item rdf:about="http://www.grioo.com/blogs/tiptop/index.php/2009/07/12/2686-le-discours-dobama-en-afrique">
  <title>Le discours d'Obama en Afrique</title>
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  <content:encoded><![CDATA[<p>D&#8217;abord  les intentions, Obama vient au Ghana pour le pétrole, tout comme Sarkozy lors des funérailles de Bongo.  Mais il est assez intelligent pour comprendre les enjeux symboliques. Sarkozy doit enrager de voir avec quel enthousiasme  Obama est accueilli alors que lui même se faisait siffler au Gabon et conspué au Sénégal.  Discours similaire à celui de Dakar ?  Des similitudes forcément il y en a. On tombe aisément dans le cliché volontariste, le « yes we can » des temps de crise. Pour ce qui est des différences&#8230;</p> <p>&#8226;	Obama est noir. Son père est africain. Forcément ça compte, mais il serait complètement stupide voire raciste de prétendre que sa popularité en Afrique ne tient qu&#8217;à ça.</p>


<p>&#8226;	Les discours d&#8217;Obama excellent dans la capacité à redonner espoir.  Ceux de Sarkozy provoquent et divisent.  Ce n&#8217;est pas qu&#8217;une question de forme.  Obama a une conscience historique qui manque cruellement à Sarkozy.</p>


<p>&#8226;	Les états unis n&#8217;ont pas été une nation colonisatrice sur le continent noir.  Certes ils ont inventé le néo colonialisme économique (aujourd&#8217;hui toujours très vivace) mais les méfaits des multinationales sur le continent noir ne sont pas perçu de la même façon que le néo colonialisme paternaliste à la française qui irrigue tous les circuits décisionnels  dans le pré carré jusque dans les rapports sociaux.</p>


<p>&#8226;	Les américains se sont peu ingérés  (en tous cas discrètement) dans la vie politique des pays partenaires.  Les  neo colonies françaises elles, ont toujours le franc CFA, les accords de coopération   et  des  dictatures qu&#8217;elles ne se sont pas choisi. Le camerounais sait bien que Paul Biya est l&#8217;homme d&#8217;ELF et des réseaux françafricains .</p>


<p>&#8226;	Au fond Obama  délivre le discours volontariste que les africains, mais aussi les occidentaux, souhaite entendre.
Cependant il omet de rappeler que l&#8217;Afrique moderne n&#8217;est pas le produit des seuls africains.  Frontières , constitutions,  institutions, encadrement militaire et administratif ont été imposés par les occidentaux et leurs laquais africains.  Le continent est toujours une terre de pillage, profondément aliéné par 5 siècles de domination car il n&#8217;a pas été donné aux africains la possibilité de s&#8217;émanciper politiquement et d&#8217;inventer leur propre modernité.  Des  leaders comme Sankara, Olympio, Lumumba, Nyobe, Mounié  et bien d&#8217;autres ont relevé le défi.  Ils ont été massacrés ou mis à l&#8217;écart.</p>]]></content:encoded>
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<item rdf:about="http://www.grioo.com/blogs/tiptop/index.php/2009/06/13/2661-le-prix-nobel-de-la-paix-pour-omar-bongo">
  <title>Le prix Nobel de la paix pour Omar Bongo</title>
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  <content:encoded><![CDATA[<p>Je propose le prix Nobel de la paix à Omar Bongo à titre postume. C&#8217;est la première fois qu&#8217;un chef d&#8217;état africain fasse autant l&#8217;unanimité chez nos dirigeants et une certaine presse. Voila un africain qui ne fait pas la guerre ! Rendez-vous compte &#8230; Et que serait la francophonie sans lui ? Que de médisance chez certains détracteurs. Oser dire qu&#8217;il a arrosé tout le monde, soutenu les pires dictatures, détourné l&#8217;argent public &#8230;</p> <pre></pre>

<p>Le peuple Gabonais l&#8217;aime. C&#8217;est une évidence. 42 ans au pouvoir ! D&#8217;ailleurs y a-t-il un opposant digne de ce nom au Gabon ? 79,18 % des suffrages en 2005. Seul Chirac a fait mieux ! Bongo a du certainement avoir un Le Pen local face à lui&#8230;
De plus Bongo est un homme prévoyant. Le peuple gabonais lui est redevable d&#8217;avoir fait fructifier la rente pétrolière dans l&#8217;immobilier parisien. L&#8217;argent est en sécurité dans des banques qui ont encore le bon goût de pratiquer le secret bancaire.
J&#8217;espère quand même que le peuple Gabonais ne sera pas ingrat vis-à-vis de la France comme hélas, beaucoup d&#8217;africains. Le Gabon est par habitant le premier bénéficiaire de l&#8217;aide au développement (Dix fois plus qu&#8217;au Burkina !). C'est le contribuable Français qui lui a permis d&#8217;accéder au score honorable de 123ème rang (sur 177) en termes de développement humain (IDH).
Car comme nous a dit le vieux sage : « L'Afrique sans la France, c'est la voiture sans le chauffeur. La France sans l'Afrique, c'est une voiture sans carburant».
Merci à Omar Bongo au nom de tous les Français de nous avoir permis de rouler pendant 40 ans. D&#8217;avoir soutenu la vie démocratique chez nous sans aucun esprit partisan.</p>]]></content:encoded>
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  <dc:date>2009-02-07T16:20:54+00:00</dc:date>
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  <content:encoded><![CDATA[<p>Kouchner  partie prenante de la françafric ? Au fond est-ce une surprise ? Son silence a toujours été assourdissant concernant ce qui  doit être considéré comme « le plus long scandale de la république ».  Barbouzerie, assassinats politiques, guerres secrètes, corruption, détournement des deniers publics, financement occulte des partis politiques, soutien actif des dictatures en place,  mépris des peuples asservis&#8230; A t-on jamais entendu Kouchner dénoncer la politique africaine de la France ? Non, en revanche son cynisme éclate quand il taille en pièce le secrétariat aux droits de l&#8217;homme. ..</p> <p>Certes son silence ne le rend pas coupable. L&#8217;affaire n&#8217;est de toute façon pas pénale. Ce qui ne fait aucun doute en revanche ce sont les liens de Monsieur Kouchner avec cette Françafrique  qui, même si celui-ci réussit à prouver la légalité de ses affaires, constituent en soi LE scandale. M. bongo a placé plus que la dette de son pays dans les paradis fiscaux et dans l&#8217;immobilier de luxe.  Il a compromis beaucoup d&#8217;hommes politiques de tout bord, c&#8217;est à ça qu&#8217;il doit sa survie. Sa population, alors que le Gabon regorge de pétrole, végète dans la misère la plus crasse. Qui peut croire une seule seconde qu&#8217;Omar Bongo cherche à améliorer le sort de ses citoyens par la mise en place d&#8217;une « sécurité sociale »? Le naïf Monsieur Kouchner ? Kouchner, jeune médecin à Cochin s&#8217;est fait connaître au Biafra où, en réalité, la France de Foccart et de Total soutenait la rébellion contre le pouvoir central du Nigeria (déjà une guerre pour les ressources&#8230;).  L&#8217;humanitaire dévoyé : une vieille histoire.  Kouchner s&#8217;est toujours tu. Rony Brauman  l&#8217;avait à juste titre épinglé sur sa responsabilité morale dans la désastreuse affaire de l&#8217;arche de Zoé.
Ce qui est intéressant dans le livre de Péan c&#8217;est qu&#8217;on comprend mieux les raisons de l&#8217;éviction de Bockel.  L&#8217;idiot, outre ses piques assassines sur la françafrique, avait remis en cause les juteux contrats de coopération avec  Sassou et Bongo, les partenaires en affaires de monsieur K !
On peut cependant s&#8217;interroger sur les motivations de Pierre Péan.  Règlement de compte ?  Crédible. Kouchner aurait pactisé avec un homme désigné comme l&#8217;ennemi juré sinon de la France en tous cas de Péan et de ses amis : le président du Rwanda, Paul Kagamé. Or Pierre Péan, au risque du révisionnisme,  a toujours cherché à minorer  les crimes français au Rwanda.  Le Rwanda&#8230; cette plaie purulente qui hantera nos consciences dans les décennies à venir. &#8230;</p>]]></content:encoded>
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  <dc:date>2008-07-10T16:15:33+00:00</dc:date>
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  <content:encoded><![CDATA[<p>Il ne viendrait à personne l&#8217;idée de défendre ce personnage ubuesque et grossier, dont le triste bilan est catastrophique à maintes égards. Ne parlons pas du taux d&#8217;inflation de 165 000%, ce chiffre n&#8217;a plus aucun sens, mais plutôt du peuple affamé et soumis au caprice de l&#8217;ogre.</p> <p>Depuis des semaines, Mugabe et sa sinistre comédie du pouvoir attirent l&#8217;attention des journaux et des télévisions. Certes les réactions outragées de nos vertueuses démocraties justifie cette couverture, mais un tel succès médiatique peut s&#8217;expliquer aussi par le fait que Mugabe se rapproche des vieux clichés tenaces sur les dictateurs africains, toujours folkloriques et forcément très cruels. On ne l&#8217;a pas encore accusé de cannibalisme mais cela ne saurait tarder. Ne rions pas, beaucoup ont eu droit à cet aimable vocable ! Il rejoint le club médiatiquement très vendeurs des Bocassa, Mobutu, Amin Dada et autres truculents dictateurs africains. Mais à l&#8217;inverse de ces derniers, lui a décidé de faire bande à part. Et c&#8217;est une faute impardonnable au yeux de la communauté internationale. Pour cela il ne lui sera rien pardonné.</p>


<p>Osons la question de fond : pourquoi les médias et les gouvernements occidentaux tirent à boulets rouges sur Mugabe ? Parce que ce n&#8217;est pas un démocrate ? Parce qu&#8217;il affame son peuple ? A cause des 15 000 personnes tués par la guérilla en sept ans ? Ou bien parce qu&#8217;il s&#8217;en est pris à la minorité blanche (1200 tués) qui s&#8217;accaparait les richesses du pays ?</p>


<p>Allons donc, la terre africaine est un continent où les dictateurs sont choyés et même reçu en grande pompe dans la patrie des droits de l&#8217;homme. Pourquoi ne s&#8217;attaque t-on pas par exemple à Sassou Nguesso, Omar Bongo, Paul Biya, Idriss déby pour ne citer que des francophones ? Ils ne brillent pas pour leur sens démocratique ni pour leur bilan économique. Mais poser la question c&#8217;est déjà y répondre : ils font parti du pré carré. Il y a les dictateurs fréquentables, c&#8217;est à dire ceux qui servent nos intérêts et les autres&#8230; Au fond n&#8217;est-ce pas plutôt parce que Mugabe ne fait pas semblant, qu&#8217;il ne se conforme pas à la pittoresque comédie des urnes et du jeu démocratique qu&#8217;il est voué aux gémonies ? Il est de bon ton de jouer le simulacre démocratique en Afrique si l&#8217;on veut faire de vieux os comme Omar Bongo. Mais à l&#8217;inverse de ce dernier, Mugabe est un tyran qui s&#8217;assume. C&#8217;est un fait suffisamment rare pour être souligné.</p>



<p>Il dérange parce que son bras d&#8217;honneur nous renvoie à la figure toute l&#8217;hypocrisie des pseudos discours généreux sur l&#8217;Afrique. La comédie du G8 ne trompe personne. Pour les multinationales comme Bolloré, Elf, Bouygues pour ne parler que des françaises (mais le sont-elles vraiment ?), l&#8217;Afrique doit rester cette zone de non-droit avec des états clients où toutes les magouilles sont permises.</p>



<p>C&#8217;est peu de dire que le continent est sous tutelle internationale. Hier nous avions les réseaux Foccart et ses succédanées (Nébuleuse Pasqua, Mitterrand&#8230;), cette françafrique dont on peine à signer l&#8217;acte de décès (voir la récente éviction de Bocquel sous la pression d&#8217;Omar Bongo). Aujourd&#8217;hui le système néocolonial prend d&#8217;autres formes plus insidieuses (rôle du FMI, ONG à l&#8217;action douteuse, l&#8217;U.E et maintenant la Chine&#8230;). L&#8217;Afrique moderne avec ses réussites et ses désastres est un maillon essentiel de la mondialisation. C&#8217;est notre « créature » tout autant que celle des africains qu&#8217;on ne peut exonérer de toutes responsabilités. Mais tout est fait pour culpabiliser l&#8217; « l&#8217;homme africain » incapable de « rentrer dans l&#8217;histoire », dixit le discours de Dakar. Le désastre annoncé au Zimbabwe est paradoxalement un signe d&#8217;espoir. Cet état (je n&#8217;ose dire « ce peuple » car celui-ci n&#8217;a jamais eu droit au chapitre) veut s&#8217;affranchir de toute tutelle. Aujourd&#8217;hui avec Mugabe, c&#8217;est pour le pire. Mais demain ? Sankara, Mounié, Nyobe, Lumumba, Olympio étaient des hommes d&#8217;états qui avaient le sens du « bien commun » mais nul ne saurait dire ce que leurs pays seraient advenu sous leur action. Et pour cause, nous les avons assassiné ! C&#8217;est aux africains de reprendre le flambeau pour que Mugabe ne soit pas le seul et pitoyable symbole de l&#8217;indépendance en Afrique. Mais laisserons nous faire ces hommes providentiels quand ils apparaîtront ? La juge Eva Joly a montré dans son dernier ouvrage que pour un dollar qui rentre en Afrique, deux en sortent pour alimenter l&#8217;économie monde et les paradis fiscaux. Et l&#8217;on s&#8217;étonne que les peuples africains soient pauvres ?</p>

<pre></pre>]]></content:encoded>
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  <dc:date>2008-06-05T19:04:16+00:00</dc:date>
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  <content:encoded><![CDATA[<p>Le procès de la Françafrique est déjà largement instruit : guerres secrètes, assassinats politiques, barbouzerie, trafic d&#8217;armes, pillage des ressources naturelles, corruption, soutien actif aux dictateurs en place et j&#8217;en passe. Cependant une large partie de nos concitoyens sont encore ignorants de ces faits (les grands médias ne font pas leur boulot) et plus grave nos élus sont à l&#8217;écart de ce qu&#8217;il est convenu d&#8217;appeler le domaine réservé de la présidence. Il n&#8217;y a jamais eu sous la Vème république un contrôle démocratique de la politique africaine française.</p>

<pre>Au vu du bilan catastrophique de cette politique, tant au niveau Français qu&#8217;africain, il serait naïf de penser que nous pourrions nous</pre>

<p>désengager après plus de 150 ans de colonialisme et de néocolonialisme, bien que la chose soit tentante. Aussi ma question est la suivante : comment assainir les relations franco africaines ?</p> <p>Comment peut-on ne pas faire l&#8217;impasse sur le nerf de la guerre à savoir d&#8217;une part les véritables enjeux politiques, économiques et militaires et d&#8217;autre part les nombreux réseaux mafieux qui gravitent autour dans lesquels intérêts nationaux et privés se confondent. Sachant que les fortunes personnelles de certains dirigeants excèdent la dette de ces pays comment alors dissocier une vrai politique de co-développement avec la lutte contre la grande corruption ? Très concrètement, ne s&#8217;agirait-il pas au niveau européen de s&#8217;attaquer aux paradis fiscaux ?</p>]]></content:encoded>
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<item rdf:about="http://www.grioo.com/blogs/tiptop/index.php/2008/06/05/2447-pour-quelques-degres-de-plus-dans-la-desinformation">
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  <dc:date>2008-06-05T18:58:13+00:00</dc:date>
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  <content:encoded><![CDATA[<p>L&#8217;émission « pour quelques degrés de plus » animée par Marie Drucker approche de quelques degrés le zéro absolu du foutage de gueule. Le comble de la malhonnêteté est atteint lors du reportage sur la forêt tropicale au Cameroun.
On commence par un portrait presque idyllique d&#8217;une société de bois européenne : souci écologique, traçabilité ect...Pourquoi pas ?
Ensuite zoom sur le port de Douala où on apprend que 60% de l&#8217;exportation des essences précieuses se fait de façon occulte. Ce n&#8217;est pas un scoop. On sait depuis bien avant le procès ELF que les circuits illégaux de matières premières africaines (Hydrocarbures et bois au Cameroun) ont contribué à financer les partis politiques français par le biais des rétrocommissions et autres malversations. Cette mafiafrique, dont les paradis fiscaux européens et les élites africaines sont les pivots, est très bien décrite dans les livres de F.X.Verschave et la juge Eva Joly, j&#8217;y renvoie pour plus de détails. J&#8217;ai d&#8217;ailleurs des contacts qui travaillent dans les statistiques économiques Camerounaises et qui m&#8217;ont bien décrit les arcanes du système de détournement.</p> <p>Donc le port de Douala. Mais qui le gère ? Le groupe Bolloré ! Evidemment cette information capitale pour comprendre la déforestation sauvage au Cameroun n&#8217;est pas dite dans le reportage.</p>


<p>Mais on tombe dans l&#8217;abject quand les plans suivants montrent de simples camerounais qui coupent quelques arbres (dont certains sont précieux) pour construire des cabanes ou des ponts en bois. Le montage tend ainsi à rendre coupable les Africains eux-mêmes de la déforestation et par conséquence du réchauffement planétaire. Un comble quand on connaît la consommation énergétiques des occidentaux et celle des africains ! Déjà Stephen Smith dans son livre « Négrologie p 36 » accusait 85 % des africains de cuisiner au feu de bois et de défricher la foret primaire !</p>


<p>Rien n&#8217;est dit de la noria des innombrables grumiers qui drainent illégalement vers le port des millions de mètres cubes de bois. Ce n&#8217;est pas pour la cuisine ! La France est le premier importateur du bois venu du bassin du Congo. Les entreprises européennes coupent en Afrique en un jour ce que les moyens traditionnels les plus intensifs ne pourraient couper en plusieurs années. Voici un extrait du rapport des amis de la terre sur la société italienne FIPCAM « Hold up dans les forêts du Cameroun », « il demeure possible de couper illégalement l&#8217;équivalent de plus d&#8217;un million d&#8217;Euros de bois et le revendre sur le marché européen en toute impunité. La dénonciation de ce nouveau cas d&#8217;exploitation forestière illégale illustre une pratique de plus en plus courante, à savoir l&#8217;adhésion à un organisme de protection permettant à l&#8217;entreprise de &#8217;verdir son image&#8217; ». En effet, selon les Amis de la Terre, la FIPCAM, au-delà de ses déclarations de bonnes intentions, serait membre de la fondation européenne pour la préservation des ressources forestières de la forêt africaine. Toutefois, cette société ne serait pas la seule à profiter de ce paravent &#8217;vert&#8217;, les pratiques douteuses de plusieurs de membres de la fondation ayant déjà été, par le passé, mises en avant par des associations. « L&#8217;exploitation forestière au Cameroun profite toujours aux mêmes : les forêts se vident de leurs bois précieux, les animaux disparaissent sous la pression des braconniers et les populations locales se retrouvent au bout du compte encore plus pauvres, dans un environnement dégradé, dont elles ne pourront plus tirer aucun bénéfice. »</p>


<p>Je ne mets pas en cause l&#8217;évidente sincérité de Marie Drucker dans ses choix éditoriaux. Déjà elle n&#8217;avait pas brillé dans son droit d&#8217;inventaire sur le Général de Gaulle en omettant ses deux grandes « &#339;uvres » : la foccartisation des indépendances africaines et la bombe atomique française. Mais j&#8217;ai tout de même envie de lui dire ceci, en paraphrasant un vieil adage : dans le journalisme, il n&#8217;y a pas d&#8217;indépendance, il n&#8217;y a que des preuves d&#8217;indépendances.</p>]]></content:encoded>
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<item rdf:about="http://www.grioo.com/blogs/tiptop/index.php/2008/05/21/2434-les-dessous-des-emeutes-de-la-faim-ce-quon-ne-nous-dit-pas">
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  <dc:date>2008-05-21T18:36:16+00:00</dc:date>
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  <content:encoded><![CDATA[<p>Voici un excellent article d'Odile Tobner qui nous sort un petit peu de la pensée unique ....</p> <p>Autant les graves atteintes aux droits de l&#8217;homme, qui sont commises en ce moment au Tchad et au Cameroun, trouvent peu d&#8217;échos dans les médias - la disparition au Tchad de Ibni Oumar Mahamat Saleh, leader d&#8217;un parti d&#8217;opposition, et de bien d&#8217;autres victimes de la répression de la population civile, l&#8217;emprisonnement au Cameroun des artistes Joe la Conscience et Lapiro de Bango et de nombreux autres Camerounais, qui n&#8217;ont fait qu&#8217;user de leur liberté de protestation, n&#8217;émeuvent pas les voix officiellement chargées de la défense des droits humains - autant les « émeutes de la faim » ont fait un tabac médiatique.
On retrouve là en effet tous les traits de l&#8217;Afrique qu&#8217;on aime, naturellement misérable et victime d&#8217;on ne sait quelle malédiction. Tous les poncifs sont au rendez-vous : « Ils sont trop nombreux, ils ne savent pas cultiver ». Tous les messies se sont précipités pour apporter leurs bons conseils. On a claironné le montant des aumônes de l&#8217;aide alimentaire. Selon Le Figaro du 18 avril : « Face la crise alimentaire mondiale, Nicolas Sarkozy annonce que l&#8217;aide française sera portée à 60 millions d&#8217;euros <a href="défense de rire">défense de rire</a> dès 2008. » Seule manquait au rendez-vous la description de réalités occultées.
Non seulement l&#8217;Afrique peut nourrir ses habitants mais elle nourrit, entre autres, notre continent. D&#8217;immenses surfaces sont consacrées en Afrique au thé, au café, au cacao, à la banane, à l&#8217;arachide, toutes productions destinées à l&#8217;exportation. Ces productions enrichissent d&#8217;une part les grosses entreprises, étrangères pour la plupart, qui détiennent d&#8217;immenses plantations, d&#8217;autre part toute la chaîne de la spéculation sur les marchés internationaux, tandis qu&#8217;elles laissent les populations dans la plus grande pauvreté. Le salaire d&#8217;un ouvrier agricole au Cameroun, sur une bananeraie exploitée par une société française, est de 25 000 FCFA, 38 euros mensuels. Soit moins de 1000 FCFA pour dix heures quotidiennes de travail, tandis que le carburant au Cameroun, pays producteur de pétrole, est à 600 FCFA le litre à la pompe. La bouteille de gaz de 30 kg est à 6000 FCFA, le sac de ciment également. L&#8217;électricité est à 70 FCFA le kW (deux fois plus cher que le prix moyen en France). Autant dire que l&#8217;accès à ces modestes biens est réservé à une minorité. Le marché du gaz, du ciment, de l&#8217;électricité, produits localement, est possédé majoritairement par des sociétés étrangères qui dictent les prix.
Les productions vivrières locales sont concurrencées par l&#8217;invasion des sous-produits de l&#8217;industrie agroalimentaire française : farine, poulets. Le pain, de très basse qualité, est consommé au détriment du bâton de manioc, bien plus nourrissant, facile à produire localement, et qui serait à l&#8217;abri des fluctuations du marché mondial. Bien loin d&#8217;aider les producteurs locaux, tout est fait pour les racketter, les décourager. Le transport intérieur est pénalisé par toutes sortes de prélèvements qui s&#8217;ajoutent au prix prohibitif des carburants. Mais l&#8217;Aide française au développement vient de subventionner au Cameroun la production de haricots verts pour l&#8217;industrie agroalimentaire de la conserverie française.
Avec les salaires qu&#8217;elles touchent, les ouvrières de la mise en boîte ne peuvent pas subvenir à leurs besoins les plus élémentaires. La liste des aberrations économiques que subit l&#8217;Afrique serait infinie. Mais les peuples qui en sont victimes sont sans voix, muselés par des pouvoirs féroces pour leur population mais sans courage, sans intelligence, sans imagination, quand il s&#8217;agit d&#8217;être asservis aux intérêts de l&#8217;ancienne puissance coloniale et des organismes économiques internationaux représentant ceux des grandes puissances mondiales. Ressent-on, dans ces conditions, l&#8217;injure que constitue l&#8217;aide, particulièrement dérisoire et méprisante, avec quelques larmes en prime pour s&#8217;apitoyer sur ceux qui ont faim ?
Odile Tobner</p>]]></content:encoded>
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  <dc:date>2008-02-01T17:19:27+00:00</dc:date>
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  <content:encoded><![CDATA[<p>Voici un article très interressant paru dans le monde:</p>



<p>C'est un monde enchanté où l'on vogue d'une villa de 9 pièces avec piscine à Nice à un hôtel particulier de l'Ouest parisien. Un univers surréaliste peuplé de Bugatti payées cash plus de 1 million d'euros. Un microcosme constellé d'une myriade de comptes bancaires. Oligarques russes? Rois du pétrole saoudiens? Stars d'Hollywood ? Non : chefs d'Etat africains producteurs de pétrole pour la plupart, mais dont les populations comptent parmi les plus pauvres de la planète.</p> <p>Le fait que des dirigeants du continent noir investissent dans l'immobilier en France, qu'ils séjournent à Paris dans un luxe inouï, que leurs familles bénéficient de largesses financées dans la plus grande opacité n'est pas une révélation. Mais, cette fois, l'inventaire de ce patrimoine vertigineux n'est pas dressé par des militants tiers-mondistes en lutte contre la "Françafrique". Il se lit dans les 34 procès-verbaux rédigés entre juin et novembre 2007 par les policiers de l'Office central pour la répression de la grande délinquance financière (OCRGDF).</p>


<p>Cette enquête policière, dont Le Monde a pu prendre connaissance, a été ouverte par le parquet de Paris en juin 2007. Elle faisait suite à une plainte pour "recel de détournement d'argent public" déposée en mars par trois associations françaises, visant cinq chefs d'Etat : le Gabonais Omar Bongo Ondimba, le Congolais Denis Sassou Nguesso, le Burkinabé Blaise Compaoré, l'Angolais Eduardo Dos Santos, et le Guinéen Teodoro Obiang.</p>


<p>Au fil des centaines de pages du dossier se dessine une singulière carte du Paris africain, sorte de Monopoly où les présidents auraient jeté leur dévolu sur les artères les plus huppées. Foisonnant et cossu, le patrimoine immobilier est surtout localisé "dans des quartiers à forte valeur marchande, soulignent les policiers. Paris 16e, 8e et 7e arrondissements pour Omar Bongo et son épouse, Paris 16e et Neuilly-sur-Seine pour Jeff Bongo <a href="un des fils d&#039;Omar Bongo">un des fils d'Omar Bongo</a>, Le Vésinet pour le frère de Denis Sassou Nguesso, Courbevoie pour Wilfrid Nguesso <a href="neveu du président du Congo">neveu du président du Congo</a> ou Paris 16e pour Chantal Compaoré <a href="épouse du président burkinabé">épouse du président burkinabé</a>".</p>


<p>La découverte la plus spectaculaire se situe entre les Champs-Elysées et la plaine Monceau, dans le 8earrondissement de la capitale. Là, un hôtel particulier a été acquis le 15 juin 2007 pour la somme de 18,875 millions d'euros par une société civile immobilière (SCI). Celle-ci associe deux enfants du président gabonais, Omar Denis, 13 ans, et Yacine Queenie, 16ans, son épouse Edith, qui se trouve être la fille du président congolais Denis Sassou Nguesso, et un neveu de ce dernier, Edgar Nguesso, 40 ans.</p>


<p>Au total, sont répertoriés 33 biens (appartements, hôtel particulier et maisons) appartenant au Gabonais Omar Bongo ou à sa famille, et 18 autres dont le président congolais et ses proches sont propriétaires. Le patrimoine de loin le plus imposant concerne M.Bongo lui-même. Son nom est associé à pas moins de 17 propriétés immobilières, dont deux appartements avenue Foch (88 m2 et 210 m2) et un de 219 m2 lui aussi situé dans le 16e arrondissement. A Nice, une propriété "est constituée de deux appartements (170 m2 et 100 m2), trois maisons (67,215 m2 et 176 m2) et d'une piscine", précise le procès-verbal. "Un chef d'Etat, en fonctions depuis quarante ans dans un pays pétrolier et qui a des revenus officiels importants, peut économiser suffisamment d'argent pour acheter plusieurs appartements à Paris, explique Me François Meyer, avocat d'Omar Bongo et de sa famille. Surtout avec les prix très bas de l'immobilier pratiqués il y a vingt ou trente ans."</p>


<p>Selon les policiers, le président Bongo dispose de quatre adresses distinctes à Paris. Ali Bongo, qui est son fils et aussi son ministre de la défense depuis 1999, est également propriétaire avenue Foch tandis que son épouse Edith possède deux immenses logements dans le 7earrondissement, non loin de la tour Eiffel. De Nice à Neuilly-sur-Seine en passant &#8211; souvent &#8211; par le 16e arrondissement parisien, l'enquête recense aussi les propriétés de Jean Ping, ex-gendre d'Omar Bongo et actuel ministre des affaires étrangères, et d'autres fils du président gabonais comme Omar-Denis junior et Jeff, ainsi que de filles comme Audrey, Yacine Queenie, ou petite-fille comme Nesta Shakita.</p>


<p>En comparaison de ce petit empire immobilier, les autres chefs d'Etat visés apparaissent comme de petits propriétaires. Discret, le président congolais Denis Sassou Nguesso ne fait qu'"utiliser", selon les policiers, la Villa Suzette du Vésinet (Yvelines). Cette coquette demeure de 485 m2 était juridiquement la propriété de son frère Valentin, jusqu'à ce que, quelques semaines avant le décès de ce dernier à la fin 2004, elle soit cédée à une société de droit luxembourgeois aux actionnaires anonymes.</p>


<p>Les enquêteurs ont également répertorié un appartement de 9 pièces acheté à Paris (17e) en 2007 pour 2470000 euros par l'épouse du président congolais Antoinette Sassou Nguesso. Ils mentionnent aussi le logement de 10 pièces à 1 600 000 euros acquis en 2005 à Paris par leur fils Denis Christel, ainsi que l'hôtel particulier de 7 pièces avec piscine intérieure à Neuilly-sur-Seine acheté 3,15 millions d'euros en 2006 par Julienne, leur fille cadette.</p>


<p>Les mêmes policiers n'ont découvert aucun bien immobilier appartenant au président angolais Dos Santos ni au Burkinabé Blaise Compaoré. Seule la déclaration d'impôt sur la fortune de Chantal, l'épouse de ce dernier, a montré qu'elle possède deux biens immobiliers à titre personnel dans le 16e arrondissement. Dans le même quartier, le président guinéen Teodoro Obiang est propriétaire d'un appartement. Epluchant les fichiers fiscaux et bancaires, les enquêteurs de l'OCRGDF ont non seulement dressé la liste des biens immobiliers, mais aussi des comptes bancaires accueillant en France les avoirs de dirigeants africains et de leur famille.</p>]]></content:encoded>
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