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Côte-d'Ivoire, Élections présidentielles
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marvel02
Grioonaute régulier


Inscrit le: 30 Aoû 2006
Messages: 318

MessagePosté le: Sam 11 Déc 2010 14:08    Sujet du message: Répondre en citant

Hannibal a écrit:
Salut mon Frère,

Mon Frère, nous gagnerons à ne pas mélanger non plus les propos. Je te parle de travaux, tu aurais du me dire les quels par exemple. Mais tout de suite, tu l'associes à un travail théorique sans rapport à la réalité alors que tu n'en sais rien rien. Nous sommes en sciences sociales, la plupart des réflexions sont basées sur les acquis de l'expérience donc de l'histoire économique ou du "développement. Et puis je n'incriminais pas TOUS les responsables africains aux affaires comme tu sembles élargir mon propos. J'ai évalué la prestation de DEUX candidats, Gbagbo et Ouattara, que j'ai trouvé en décalage pour ne pas dire"médiocre", pis pour celui que l'on présente comme excellent économiste.


Ouattara est un excellent économiste. Il a une très bonne formation, une carrière réussi au meilleur niveau de l’économie. Il n’a pas besoin d’une certification panafricaine absolument pour cela. C’est quand tu entres dans des rejets dogmatiques comme ça, que nos approches sont inconciliables.

Hannibal a écrit:
Enfin, désolé, mais je ne rentre pas dans ce débat Praticien Vs Théoricien, Ancien Vs Moderne..., c'est un vieux débat qui existe depuis que le monde est monde. Je n'hésite pas chaque deux jours à me replonger dans les ouvrages (philo, histoire, économie...) et en même temps tous les samedi de participer à une réunion d'organisations panafricaines où l'on confronte les idées tout en mettant en place les actions concrètes, à se confronter à l'exigence du management collectif de voir le fossé entre les livres et la réalité, et le lendemain, je me replonge dans mon activité professionnelle qui n'a strictement souvent rien à voir avec une bonne partie de ce qui m'est le plus cher, le Panafricanisme.


Pour le débat praticiens/théoriciens/observateurs-militant il est réel. Je comprends que tu ne veuilles pas y entrer parce que tu veux être tout à la fois. En réalité tu n’es qu’observateur-militant. Théoricien, je ne te mets pas dedans, tu n’es pas spécialiste. Praticien non plus, le panafricanisme pratique se joue en Afrique en raccordant des bouts réels. Tu n’y es pas, tu n’exerces donc rien dans le rapprochement des hommes, des institutions, des lois ou des idées, des économies ou des Etats d’Afrique. Tu diffuses des théories c'est tout. Les réunions auxquels tu participes ne sont que des échanges entre observateurs. Averti, tu l'es surement, dévoué sans doute, intelligent à n’en point douter, mais tu n’es qu'observateur et militant. Pas du tout théoricien, pas du tout praticien. Ce n’est pas une insulte, ce n'est qu'un fait que je te mets au visage pour t'inciter à passer à une autre étape si tu y tiens au lieu d'espérer que le peu que tu fais rempli toutes les cases.

Citation:
Revenons au débat sur ce point précis.
Nous parlons souvent des IFI sans rentrer dans les détails. Prenons quelques cas là dessus.
Je vais te faire juste un aperçu rapide d'un des aspects qui aurait du être développé dans le débat qui nous interesse entre Gbagbo et Ouattara. Il y a aujourd'hui, après 25 ans d'application des PAS (devenus PPTE), un lien direct entre le "sous-développement" et les mesures macro-économiques imposées par les IFI. Aucun pays au monde aujourd'hui dit industrialisé, se trouvant à notre stade d'évolution, n'a réussi à se relever en confinant l'Etat au rôle de la défense, de police et d'administration. C'est une vraie folie. Or, ce n'est pas être communiste qu'à ce stade de d'évolution, que l'Etat soit l'un des acteurs majeurs dans les domaines des infrastructures, de la santé, de l'éducation, de la souveraineté alimentaire...

Et tous les Etats du monde sont souvent dépensiers. C'est pourquoi, les méthodes rigoureuses et d'évaluation doivent etre appliquées afin de le rendre plus performant. Mais jamais, au grand jamais, la réponse à la mauvaise gestion de l'Etat n'a été sa dépossession des secteurs stratégiques. Or, c'est ce qui est préconisé par les IFI comme réponse stupide.

L'Angleterre, les Etats-Unis, l'Allemagne, la France, le Japon... pour ne citer qu'eux, car c'est bien eux qui vendent les PAS à travers leurs domination au Conseil d'administration des IFI, ont tous sans exception (à part les sorties de grands conflits) procédé à l'Autofinancement (à travers la maitrise de la monnaie donc des vraies banques nationales de développement), la protection ou le protectionnisme (mot devenu tabou dans la bouche des africains) ou la protection des secteurs stratégiques comme l'Agriculture pour assurer la souveraineté alimentaire (ce qu'ils font encore aujourd'hui malgré leur niveau de développement avancé à travers la PAC ou les subventions agricoles américaines...alors qu'il le refuse aux pays si démunis comme les nôtres), l'éducation massive des populations, la santé comme priorité...

Un exemple parmi tant d'autres. Aujourd'hui, pas d'il y a 50 ans comme tu aimes à le dire, un défi qui nous est commun et réel au moment je t'écris, c'est que nous ne pouvons développer un secteur agricole conséquent tourné prioritairement vers la satisfaction des besoins essentiels des populations et ensuite capable de concurrencer les autres sur le marché mondial si L'ETAT (je mets en gras) africain du Congo ou de CI ou encore un Etat Fédéral continental ne subventionne massivement nos agriculteurs. C'est la seule option possible, sinon, il faut faire une croix au développement. Pour que l'Etat le fasse, on ne peut compter sur le financement des autres (évidemment, ils ne viendront pas financer notre développement), disai-je pour le faire, il faut absolument reconquérir la souveraineté montéraire à travers la maitrise de la monnaie donc l'Autofinancement.

Nous ne sommes pas dans les théories inventées dans la tête des théoriciens qui n'ont aucune prise avec la réalité. On parle ici des acquis de l'expérience historique vérifiés et appliqués avec succès dans plusieurs cas.


Sur les IFI nous avons déjà eu ce débat, notamment sur CP avec un type dont je ne partageais pas les vues, mais extrêmement brillant et dont j’oublie le pseudo. Je critiquais fermement le libéralisme des IFI imposé dans les années 80 et 90, et je doutais sérieusement de leur moindre efficacité. Sur ce point on ne se contredit pas. Autant sur l’autofinancement de l’économie telle que tu la développes et les subventions aux agriculteurs. Je ne retire rien à ton propos, c’est ce qu’il faut faire. Mais nous sommes jusque là dans la théorie du mieux faire. Maintenant, il faut le faire. Si non, ça ne sera que des théories pieuses, qui seront périmées avant le moindre essai. Et c’est cela que je vous reproche. Viens au ministère de l’agriculture et fait avancer ça. Evidemment, tu gagneras 150.000 FCFA par mois. Evidemment il y’a des coupures de courant au Congo et pas de sécurité sociale. Mais si un autre kamit ne vient pas mettre cette sécurité sociale, s’il n’y a pas une action coordonnée de gens qui rament dans le même sens, laisse tomber tes belles théories. Car ce n'est que de la théorie pure. Même si tu prends un exemple concret qui a réussi en Tanzanie, il faut alors l'appliquer à grande échelle. Pas dire qu'il faut l'appliquer mais venir le faire quelque soit le niveau d'action, il faut agir.
Et c’est la situation d’isolement dans laquelle je me trouve. Je finis par paraitre farfelu parce qu’on est pas trois à soutenir qu'il faut subventionner l'agriculture. Je me suis vu répondrre une fois que c'est métier libéral comme les autres, que je suis communiste ou que sais je! Et quand je viens lire ici tes certifications de panafricanisme pour me dire que je suis dans le vrai ou le faux selon les théories que j'approuve ou pas, c'est déprimant crois moi.

Citation:
Je ne résiste pas à te citer ce célèbre passage du Président américain Ulyse Grant, vainqueur du Sud sécessionniste, confronté au PAS de l'époque que voulait lui imposer l'Angleterre :

Citation:
... pendant des siècles, l'Angleterre a pu bénéficier d'un régime de protection qu'elle a poussé à l'extrême [...]. Sans nul doute, c'est à ce système qu'elle doit sa puissance actuelle. Au bout de deux siècles, l'Angleterre a trouvé bon d'adopter le libre-échange parce qu'elle pense que la protection ne peut plus rien lui apporter. Eh, bien, Messieurs, ce que je sais de mon pays me porte à croire que d'ici deux siècles, lorsque l'Amérique aura tiré ce qu'elle peut tirer d'un système de protection, elle aussi adoptera le libre-échange.


Et il l'ont fait. Ils ne l'ont pas prophétiser durant 200 ans espérant un extraterrestre pour le faire à leur place pendant qu'il sirotait des pinha colada sur une île plus accueillante que les montagnes de l'Uttah et propice au développement des idées.

Hannibal a écrit:
Voilà mon Frère, les défis modernes du Panafricanisme qui me tiennent à coeur. Et ce défi est d'abord politique, ni Ouattara ni Gbagbo ne sont à la hauteur car il s'agit d'un changement radical de paradigme en matière de développement. Aucun pays africain, isolé ne peut le faire, d'où l'impératif d'une union politique. Au-delà de nos débats actuels, les pro ou les anti Gbagbo, doivent comprendre que la CI n'a aucun avenir seul ni le Congo d'ailleurs, au risque de disparaitre nous n'avons pas d'autres choix que d'envisager le Panafricanisme politique tant torpillé par les Houphouet B.

Je suis persuadé que Ouattara a plus les capacités de le comprendre et de le mettre en place que Gbagbo.

Hannibal a écrit:
Les dons, les aides ou que sais-je encore ou même les rafistolages avec les institutions internationales de développement qui pilulent en Afrique ne sont pas la réponse à l'immense défi de notre développement. Et seul aucun d'entre nous ne peut s'en sortir durablement et structurellement de la situation. Encore moins avec Ouattara et Gbagbo au-delà de la controverse. Le Panafricanisme politique reste l'horizon le plus réaliste pour notre survie collective. Ne perdons pas notre temps dans des confrontations inutiles...


Comment tu expliques que toi tu sois totalement nourri à l'ombre de l'argent du même buana, à 100% depuis des décennies et que tu interdises à celui qui est resté au pays de prendre le peu qui lui est tendu? Comment oses-tu ai-je envie de te dire, en profitant du système de Buana là bas jusqu'au coup et même au delà, oser engueuler le pauvre local qui vraiment n'en prend qu'un maigre bout?
Ce n'est pas la solution pour résoudre nos problèmes, on est d'accord. Mais c'est la réalité du peu qui nous arrive et sans quoi on est mort. Et je trouve déplacé d'avoir même le courage de reprocher l'usage de cette aide sous prétexte que des travaux existent, pendant que tu es plein dans le système. Venez, rentrez pour que nous travaillions à d'autres solutions. Mais ne jouez pas ce jeu, vous n'êtes pas crédibles.

Citation:
Le leader africain aujourd'hui qui braque les IFI, c'est sa mort politique assurée. Et l'Etat africain seul qui se hasarde, ne pourra tenir longtemps la rébellion. L'Equateur, le Venezuala, la Bolivie tiennent le coup à cause d'une démarche collective et concertée. Esperons que cela gagne du terrain dans la sous-région.

Venez travailler à ce braquage collectif auquel nous croyons tous. Pas le théoriser depuis là bas, confortablement dans vos avantages.
Ceci n'a rien de personnel envers toi, mais tous vos groupes de super kamit panafricains certificateurs et juges des autres, bien lovés chez l'ennemi et qui savent ce qu'il faut faire au pays (on d'accord sur le fond d''ailleurs) mais qui n'ont jamais essayé, sauf à critiquer et à juger me gonflent. Ils ne foutent rien, n'aident personne, sauf leur égo et leur confort.

Cordialement
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Black Shadow
Grioonaute 1


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Messages: 201

MessagePosté le: Sam 11 Déc 2010 14:38    Sujet du message: Répondre en citant

marvel02 a écrit:
Black Shadow a écrit:
marvel02 a écrit:
J'avais dans un premier temps réagi point par point. Mais ce genre d'échange n'est pas productif. Alors je m'incline en me retirant. Tu as raison Chabine sur toute la ligne. Bonne journée.


A Marvel02,
Nous vous lisons sur grioo sans a priori, mais vous faite preuve d'une certaine mauvaise foi étonnante. Vous savez que vous ne pouvez pas fournir le moindre texte de l'ONU à l'appui de votre thèse comme vous le demande votre interlocutrice.


Si vous ne me suivez pas dans mon raisonnement, rejetez ce que je dis, c'est tout. Je ne suis pas là pour avoir raison absolument. Il y'a des résolutions des N.U. qui encadrent le rôle de l'ONU en CI. Celle qui crée le certificateur date de juillet 2008 si je ne me trompe pas (de mémoire, franchement). Si ça vous interesse, cherchez. Si vous trouvez que c'est inutile, donnez moi tort, ça ne me dérange pas. Ca ne change rien à ma vie, je ne me sens pas meilleur parce que je suis applaudi dans un forum. Le monde entier affirme que c'est la certification onusienne qu'il faut suivre. Sauf grioo? Qu'est ce que ça peut me foutre?
Mais quand mon interlocutrice commence à me demander pourquoi l'ONU n'a t-il pas certifié au Gabon,au Congo ou ailleurs, là j'y vois de la mauvaise foi. Et comme je suis souvent taxé d'avoir des réponses peu courtoises (c'est sans doute vrai), pour éviter de la traiter d'ignorante en D.I. je préfère accepter que j'ai tort. Pour la sérénité des débats, parce que moi ça m'importe peu d'avoir raison. ici je te réponds par politesse.

C'est pas une "loi de l'ONU" qu'il faut rechercher donnant à l'ONU cette mission. A chaque action de l'ONU correspond une résolution. Celle-ci fixe les contours de la mission. Je les lis quand ils tombent, mais si ce n'est pas pour mon boulot, je ne veux plus faire des dossiers pour avoir raison. J'interviens ici sans même corriger mes fautes, je ne vais pas me fatiguer à faire des recherches (en bas débit svp, je suis au Congo) juste pour avoir raison alors que le monde entier agit comme je le comprends. Le certificateur est l'autorité finale de confirmation des élections et des résultats. Alors si même l'Afrique du sud de l'ANC est impérialiste maintenant, et les coréens Ban Ki Moon et Choi à la solde de la françafricaine ONU, croyez ce que vous voulez. D'autant que c'est conforme aux idéologies des pères, au moins vous ne risquez pas de vous faire traiter de panafricains radicalement différent d'untel, grave hérésie!

Citation:
Si les traités arrivent bien avant la constitution dans la pyramide de Kelsen (traité-constitution-loi-règlement), ils doivent toujours être conformes à la constitution pour être ratifiés c'est-à-dire intégrés dans l'ordre juridique interne.

Comment veux tu qu'un traité voté par 180 pays et applicable à tous, soit conforme aux 180 constitutions? Là c'est une question de bon sens quand même!
Quand un traité n'est pas conforme à la constitution d'un pays (ce pays le savait quand il se négociait), la constitution est modifiée pour la rendre conforme au traité (que son pays a approuvé au N.U., car ce n'est pas impératif). S'il ne le fait pas, il peut tout à faire refuser de faire partie de ce traiter. Ou avoir négocié des closes particulières (ce qui a été refusé aux Etats sur le traité de Rome instituant la Cour pénale internationale. Il l'ont approuvé, mais jamais ratifié). Mais ce particularisme est précisé dans le traité. On dit ici, le traité s'appliquera comme suit, là, comme cela, etc... une fois voté, on va dans son pays pour le ratifier, et au besoin, modifier la constitution pour intégrer cet engagement international. Ca arrive tous les jours.

Pour le cas de la côte d'ivoire ce n'est pas un traité (et encore moins une loi, sic!), c'est une résolution (juillet 2008 et c'est 1800 et quelque, vraiment, cherche) qui institue le certificateur. C'est approuvé par la Cote d''ivoire. Le soir même ou le représentant de l'ONU contestait l'arrêt du CC ivoirien, la question est posée à Choi, qui affirme être, conformément à ce texte, l'autorité finale. Le journaliste de RFI repose même la question, "est ce que cela signifie que toutes les institutions doivent s'y conformer?" Il répond que oui, évidemment. Et nous mettrons tout en oeuvre pour que cela soit respecté." Point. Et c'est ce qui est entrain de se passer. Souveraineté gnagnagna, c'est dans la tête de Gbagbo. S'il ne savait pas ce qu'il signait, c'est son problème. Il n'aura raison nulle part. Sauf peut etre sur Grioo.

Pourtant, cette certification pose un réel problème de droit international qui échappe à ces débats. Même au delà de la certification d'ailleurs.
En principe (je reviens sur les principes car la première source du droit internationale, c'est la coutume), l'ONU comme ses Etats membres pris individuellement sont habilités à reconnaitre un Etat, et non un régime. La France reconnait la Côte d'ivoire, par exemple, mais elle n'a pas vocation à reconnaitre le régime ivoirien comme étant le bon ou pas. Ca c'est la règle et le principe.
C'est depuis la crise haïtienne, au début des années 90 que pour la première fois, une résolution de l'ONU affirmait que Raoul Cedras devait laisser le pouvoir à un régime démocratiquement élu. Depuis là, puisque le droit international est essentiellement jurisprudentielle, l'élection est de plus en plus recommandée dans les résolutions des Nations Unies. D'où, une certaine exigence démocratique, même si elle n'a toujours pas les moyens de l'imposer. Avec la crise en RDC ou les élections ont été supervisées par l'ONU (mais heureusement en ayant le même avis que le CC), puis maintenant en CI, suite à la résolution nommant le certificateur et sa reconnaissance comme autorité finale (je n'invente pas l'expression), et le fait qu'il s'impose sur l'avis contraire du CC, cela fera jurisprudence, et dans bien des cas, l'ONU s'avisera à déclarer un vainqueur. C'est à craindre. C'est d'ailleurs pour ce motif que la Chine et la Russie se sont montrés réticents (j'ai lu les journaux de la semaine, ne me demandez pas les rapports de l'administration diplomatique russe. Croyez moi ou allez chercher, ou donnez moi tort). Car la Russie est souvent critiquée sur ses élections, et avec ce précédents, les autres se permettront de lui donner des leçons, ou de reconnaitre X ou Y leaders. Elle s'en foutra bien sûr, mais l'effet médiatique est désastreux. C'est pourquoi je disais d'entrée de jeu que, cette élection d'Alassane fera date, parce que beaucoup voudront soit imposer désormais un certificateur partout, soit empêcher que cela se répète. tel est le débat. Mais revenir pour savoir qui avait raison entre l'ONU et le CC ivoirien, c'est vraiment du débat d'arrière garde. On n'en est plus là. C'est l'ONU pour 100% des juristes officiels.


Marvel02,

Vous me dites que vos arguments sont à prendre ou à laisser. dont acte. Je ne suis intervenu dans ce débat juridique que dans la mesure où votre raisonnement me semblait particulièrement faible. En vous demandant de développer j'espérais découvrir des éléments pertinents qui m'échappent actuellement. En précisant que j'étais juriste je pensais vous inciter à muscler votre argumentaire. Je constate que j'ai eu tort.

Vous avez pourtant tous les éléments à votre disposition. Corrigez moi si je me trompe:
1) La constitution ivoirienne n'a pas été abrogée ou modifiée (ou l'info m'a échappée, mes journées sont très chargées)
2) La Cour constitutionnelle reste l'institution juridique suprême en matière de contentieux électoral
3) L'ONU n'est que le certificateur càd le tiers qui s'exprime sur la conformité, la régularité et la sincérité du processus. comme tout certificateur, celui-ci accorde sa signature ou la refuse et c'est tout.

La Côte d'Ivoire est peut-être une république bannanière aux moeurs tropicales mais ce n'est pas encore un vulgaire territoire sous administration de l'ONU. Il y a un État, une constitution et des institutions, peut-être plus pour longtemps...et c'est malheureux.
_________________
Il dit
le griot à la langue pendante
" vous irez plus loin encore
dans la forêt blanche
des bétons entassés
et vous pleurerez
dans les quartiers boueux
d'une ville sans refuge "
Il dit aussi
le griot nouveau
" regardez !
il est des hommes
que les révoltes étreignent ".

Véronique Tadjo, Laterite, Paris, Hatier, coll. "monde noir", 1984.
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marvel02
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MessagePosté le: Sam 11 Déc 2010 15:35    Sujet du message: Répondre en citant

Black Shadow a écrit:

Marvel02,

Vous me dites que vos arguments sont à prendre ou à laisser. dont acte. Je ne suis intervenu dans ce débat juridique que dans la mesure où votre raisonnement me semblait particulièrement faible. En vous demandant de développer j'espérais découvrir des éléments pertinents qui m'échappent actuellement. En précisant que j'étais juriste je pensais vous inciter à muscler votre argumentaire. Je constate que j'ai eu tort.

Je ne suis pas juriste et je ne peux produire un commentaire d'arrêt comme un vrai pro. Alors désolé de vous décevoir, mais je n'essaie même pas. Mais j'avoue ma surprise que vous pensiez qu'un traité non conforme à une constitution est rejeté.

Citation:
Vous avez pourtant tous les éléments à votre disposition. Corrigez moi si je me trompe:
1) La constitution ivoirienne n'a pas été abrogée ou modifiée (ou l'info m'a échappée, mes journées sont très chargées)
2) La Cour constitutionnelle reste l'institution juridique suprême en matière de contentieux électoral
3) L'ONU n'est que le certificateur càd le tiers qui s'exprime sur la conformité, la régularité et la sincérité du processus. comme tout certificateur, celui-ci accorde sa signature ou la refuse et c'est tout.

Ca serait alors intéressant, si le débat vous intéresse, que vous sortiez alors le raisonnement juridique qui fait approuver la décision du certificateur comme finale, par l'ensemble des institutions internationale et des Etats. Dire qu'ils ont tous mis le droit en sourdine dans une complicité universelle françafricaine, c'est politique. Le juriste dans sa recherche à trouver quoi? Rien? Ils se trompent tous? Tous sauf vous?

Citation:
La Côte d'Ivoire est peut-être une république bannanière aux moeurs tropicales mais ce n'est pas encore un vulgaire territoire sous administration de l'ONU. Il y a un État, une constitution et des institutions, peut-être plus pour longtemps...et c'est malheureux.

La CI avait un Etat dictatorial, une constitution taillé "contre-alassane" et des institutions manipulées et corrompues. Plus pour longtemps. Heureusement.

Je viens d'apprendre que Gbagbo appelle à négocier, le président de la république refuse. Le SG de la présidence affirme qu'il n'ya aura négociation que lorsque Gbagbo aurait quitté le palais qu'il squatte.
J'aurai été conseiller de Ouattara que j'aurai plutôt donné un ultimatum aux rebelles (càd Gbagbo et les siens): quittez le pouvoir en 48h et vous ne serez pas poursuivit. S'il veulent négocier le nombre d'heures, 48 ou 72, oui, on discute.
Je ne comprends vraiment pas pourquoi il s'entête. Maintenant il affirme qu'il n'y aura pas guerre en CI après l'avoir incitée, provoquée, en vain. Il est pathétique.
Vite, qu'il appartienne au passé, et que la CI se réveille.
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Panafricain
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MessagePosté le: Sam 11 Déc 2010 18:56    Sujet du message: Répondre en citant

Un post qui n'est pas lié à l'aspect judirique, mais le texte de l'article ci-dessous est très intéressant à postériori au vu de la posture (je parle bien de posture) anti française de Gbagbo. L'article, issu de la Lettre du Continent, était intitulé :

Comment la France soutient financièrement le régime Gbagbo

Au pays sans élection, seul le business a droit de cité. Les opérateurs français sont souvent debout pour préserver leurs parts de marché sur la Lagune (plus de 15%, contre 2% en moyenne dans le reste du monde). Même les Chinois n`ont pas encore réussi à accoster à Abidjan.

La France dispose en Côte d`Ivoire, d`un champ tricolore de 140 filiales de grands groupes (Bolloré, Bouygues, CFAO, Boccard, Veritas, Sanofi-Aventis…) et 500 PME-PMI de droit local. Troisième débouché au sud du Sahara, le pays reste également le premier marché de la zone franc, devant le Sénégal.

L`an dernier, Paris a dégagé un excédent commercial de 150 millions € grâce aux exportations de biens d`équipement. Une position qui explique un soutien massif au régime de Laurent Gbagbo, pour ne pas gripper la machine à sous.

Ainsi, en février 2008, le Trésor français a accordé un prêt relais de 225 millions $pour le remboursement des arriérés dus à la Banque mondiale. De quoi faciliter la défense du dossier ivoirien auprès de Washington. En mars 2009, deuxième décaissement majeur de Bercy : 200 millions $ pour apurer les créances de la Banque africaine de développement (BAD). Quelques mois plus tard, le Club de Paris (créanciers publics, dont la France) concédait un premier allègement de dette en libérant 455 millions $.

Pour le business hexagonal, qui représente un tiers du PIB ivoirien, le meilleur est à venir, au risque de faire sauter le tabou sur l`aide liée. Sur les 6 100 milliards F CFA de la dette ivoirienne, la créance de la France atteint 2 700 milliards (5,1 milliards €) ! Un pactole qui passera en 2011 à l`ardoise magique du PPTE (pays pauvres très endettés).

Une partie de l`annulation de la dette bilatérale française sera reconvertie en C2D (contrat désendettement-développement) pour des projets d`infrastructures et la relance du business français. De quoi mieux comprendre l`euphorie du ministre ivoirien de l`économie et des finances, Charles Diby Koffi , le 1er juillet à Paris, devant les hommes d`affaires français mobilisés par Ubifrance. Avec la Banque Lazard comme conseiller financier et BNP Paribas, comme chef de file du Club de Londres, Diby était en lévitation au sommet de la Tour Eiffel !

Source : La Lettre du Continent N°592 du 15 juillet 2010
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marvel02
Grioonaute régulier


Inscrit le: 30 Aoû 2006
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MessagePosté le: Dim 12 Déc 2010 12:14    Sujet du message: Répondre en citant

Panafricain,
Tiens, voilà un panaf qui ne semble pas porter Gbagbo dans son coeur. Bravo, je ne suis pas seul! Mais attention, les mollah vont t'exclure...

En réalité, les investissements français en Côte d’Ivoire profitent aux ivoiriens aussi (emploi, développement, partage de savoir, contributions fiscales etc). Je n’aurai pas tapé sur Gbagbo à cause de cela, même si bien entendu, je lui aurai conseillé de diversifier les partenaires économiques, tout en se forgeant un tissu économique national destiné à être le plus performant, pour être à l’abri des chantages économiques.

Mais il règne dans certains milieux pseudo-intellectuels africains une certaine idéologie extrémiste antifrançaise, cristallisée dans le concept fourre-tout de « françafrique ». Il s’installe en réalité un dogmatisme intellectuel obscurantiste qui ressemble fort à l’islamisme des ayatollahs en moins consistant: ici, la plupart du temps, il s’agit de vociférer contre la France où l’on vit et prospère, tels des adolescents souffrant d’un complexe d’Œdipe mal refoulé. C’est sous le sceau de cette paranoïa que le fait d’ouvrir ses portes à la France devient un crime.
Ce qui m’embête, c’est de voir Gbagbo jouer les antifrançais de circonstance et entrainer avec lui ces pauvres jeunes manipulables, à la conscience politique et analytique primaire, qui s’excitent comme des puces dès qu’ils entendent qu’il y’a de la casse antifrançaise quelque part. Ils se sont fait rouler dans la farine par celui qu’on surnomme à juste titre le boulanger. Pas moi. Je ne suis pas né de la dernière pluie. Je n'ai pas appris l'analyse politique, la philosophie de l'histoire ou l'administration publique sur internet. Gbagbo n'a jamais réussi à m'enfariner, pas même une fois. L'histoire m'a donné raison. Hélas, car quel gâchis!

Malheureusement ça ne donnera aucune leçon dans le futur parce que l’obscurantisme est ainsi bâti. Il suffira qu’un sanguinaire kleptocrate cite Sankara, qu’il lèvera le même fanatisme de la part des mêmes qui, imbus, se considèrent comme unité de mesure, propriétaire même du bon choix et du bon engagement sur le continent. Mais, attention, jamais ils n'iront vivre chez ce parfait type qui s'encadre dans leur idéologie (qui est fou?)!
En 2012, ces français-panafricains ceux là même pour qui le crime de Ouattara est d'être trop ami des gens chez qui eux ils mangent et d'avoir été du FMI (critiqué à raison d'ailleurs) iront donner leur voix à n’en point douter à DSK à la présidentielle française. Il n’y a qu’eux qui y voient de la cohérence.

On est panafricain ? C’est pas à Paris. Venez bâtir l’Afrique unie et prospère. Le reste ce sont des branlettes de salon qui n’ont pas prise sur la réalité, qui ne font avancer personne. Gbagbo a un bilan, et c’est pas parce qu’il avait combattu Houphouët (en allant se planquer à paris d’ailleurs, sic !) que son bilan change : il a divisé la CI, on a perdu 10 ans, pour être dans une crise encore plus forte qu’à son arrivée. Et je ne vois aucun analyste dire, qu’avec Alassane comme président, la CI continuera la division. Je n’en vois aucun dire qu’avec ADO, la prospérité du pays est en danger. Je n’en ai pas entendu un seul prétendre Ouattara c’est pire. Mais parce qu’il est membre du camp des houphouëtistes (pourtant le développeur de ce pays et le créateur de son unité, mais on s'enfout de ça, il n'était pas copain avec Sékou Touré, c'est ça qui compte !), il faut le rejeter si non on n’est pas panafricain : ce n’est même plus de l’analyse, mais de l’obscurantisme religieux.

Le problème de l'Afrique, j'en suis persuadé, c'est avant tout l'aliénation mentale, on est d'accord. Mais ceux qui ce sont désalliénés, leur problème c'est dans l'engagement. Nous sommes trop en arrière pour son développement. Timorés, nous ne voulons pas prendre de risque pour ce continent, bâtir avec nos mains, nous sacrifier pour lui. Se donner sans compter pour avancer concrètement. Et quand nous avons eu la chance d'étudier, nous nous pétrissons dans l'orgueil d'être les meilleurs, les seuls à pouvoir etc... alors que les fruits demeurent invisibles. L'action absente. Si nous ne travaillons pas, nous n'y arriveront pas. Si nous continuons à faire prospérer les autres en leur payant nos impôts, nous en privons les notres. Ecrivez autant de livres que vous voulez, c'est au pied du mur que l'on reconnait un maçon.
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Hannibal
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MessagePosté le: Dim 12 Déc 2010 16:50    Sujet du message: Répondre en citant

Salut Frère Marvel2,

Tu écris :
Citation:
Ouattara est un excellent économiste. Il a une très bonne formation, une carrière réussi au meilleur niveau de l’économie. Il n’a pas besoin d’une certification panafricaine absolument pour cela. C’est quand tu entres dans des rejets dogmatiques comme ça, que nos approches sont inconciliables.


Ouattara est excellent économiste est une appréciation relative. Très bonne formation, pourquoi pas. Je ne le conteste pas. Mais quelle est sa pensée propre ou sa contribution à la réflexion économique ? Sans prétention, habitué aux travaux économiques, ni sur le développement, ni sur l'économie en général, je suis incapable de donner une référence de ce Monsieur. Les experts africains en économie sont regroupés au sein du "Codesria". Les patrons là bas sont connus, un nom revient à tous ceux qui ont approché la discipline, c'est Samir Amin, dont je partage pas les idées toujours car trop marquées à gauche, mais qui depuis 40 ans, ne cesse de produire de la réflexion.

Il faudrait peut-être que tu me dises ce que tu entends par "DOGME" car cela fait plusieurs fois que tu m'assènes un peu facilement son joli qualitatif.

Les IFI sont d'abord et avant tout des institutions financières totalement sous influence politique, ce qui n'enlève rien à la qualité de "certains" cadres qui y travaillent, quand ils en ont. C'est ainsi que la plupart des présidents de Banque Mondiale ont souvent été au Secrétariat d'Etat à la défense américaine soit comme ministres soit comme dirigeants importants. C'est le cas de McNamara, John McCloy ou Paul Wolfowitz pour ne citer que ceux là. Et je ne vois aucun rapport entre l'excellence en économie et le fait d'être choisi politiquement pour servir tel ou tel intérêt. Un excellent économiste opposé à la politique de Washington ne sera jamais approuvé par les Etats-Unis au poste d'adjoint du PDG de l'organisation. Mais un médiocre aura plus de chance surtout s'il est serviable.

Les travaux les plus intéressants sur les IFI que je lis, me viennent des économistes de l'Amérique latine, c'est d'une richesse immense. Ai-je mis un préalable de "panafricanité" pour apprécier l'excellence de leur travail ? Où est le dogmatisme dans tout ça ? Ai-je dit que tel économiste africain est meilleur que Ouattara parce qu'il se déclare panafricain ?
Tu apprécies Ouattara, c'est bien, et c'est une appréciation relative et non la mienne. Pour ma part, politiquement, il ne m'intéresse pas et encore moins sur le plan économique, j'ai déjà eu l'occasion d'expliquer pourquoi, donc inutile de faire des répétitions.

Citation:
Pour le débat praticiens/théoriciens/observateurs-militant il est réel. Je comprends que tu ne veuilles pas y entrer parce que tu veux être tout à la fois. En réalité tu n’es qu’observateur-militant. Théoricien, je ne te mets pas dedans, tu n’es pas spécialiste. Praticien non plus, le panafricanisme pratique se joue en Afrique en raccordant des bouts réels. Tu n’y es pas, tu n’exerces donc rien dans le rapprochement des hommes, des institutions, des lois ou des idées, des économies ou des Etats d’Afrique. Tu diffuses des théories c'est tout. Les réunions auxquels tu participes ne sont que des échanges entre observateurs. Averti, tu l'es surement, dévoué sans doute, intelligent à n’en point douter, mais tu n’es qu'observateur et militant. Pas du tout théoricien, pas du tout praticien.

Ok, mon Frère, tu me mets dans la case que tu veux. Cela ne m'offusque nullement. Mais je le dis encore, ce débat ne m'intéresse pas. Je ne revendique aucun statut en la matière dans la catégorie des jugements osés que tu apportes.

Citation:
Ce n’est pas une insulte, ce n'est qu'un fait que je te mets au visage pour t'inciter à passer à une autre étape si tu y tiens au lieu d'espérer que le peu que tu fais rempli toutes les cases.

Je viens de te dire que cela ne me formalise pas. De plus, je n'ai jamais dit que mon rôle avait telle ou telle limite. Je suis un militant panafricain dans tous les sens du terme. Si je réunis assez d'éléments pour bâtir une contribution théorique au panafricanisme, je le ferais. Si je dois participer à une organisation politique d'action, je le ferais sans hésiter. Si je dois coller les affiches parce que sur le moment, c'est nécessaire, eh ben, je le ferais sans hésiter aussi. Au nom du panafricanisme, je suis prêt a à aller le plus loin possible, les Frères qui me lisent savent que je suis une valeur sûre dans ce domaine sans fanfaronnade.

Citation:
Et c’est la situation d’isolement dans laquelle je me trouve. Je finis par paraitre farfelu parce qu’on est pas trois à soutenir qu'il faut subventionner l'agriculture. Je me suis vu répondrre une fois que c'est métier libéral comme les autres, que je suis communiste ou que sais je! Et quand je viens lire ici tes certifications de panafricanisme pour me dire que je suis dans le vrai ou le faux selon les théories que j'approuve ou pas, c'est déprimant crois moi.

Je déplore la situation dans laquelle tu te trouves.
Ceci dit, j'ai l'impression que les critiques que je fais au système, tu le prends sur la tronche et de façon assez personnelle. Mais je regrette, tu n'y es pas responsable. Et surtout, tu es rentré au pays dans un projet personnel, tu n'as pas été mandaté par une organisation panafricaine et dont les membres (moi en particulier) t'auront laché seul au front.

Citation:
Je suis persuadé que Ouattara a plus les capacités de le comprendre et de le mettre en place que Gbagbo.

C'est ton choix, mais je pourrais dire aussi que c'est du DOGME. Car pour moi, Ouattara est dans un moule idéologique en économie. Donc aller contre les IFI, est un changement de paradigme qui ne se voit pas tous les jours chez ses gens là. Mais bon, ton jugement relatif vaut ce qu'il vaut, mais pas pour moi.

Citation:
Comment tu expliques que toi tu sois totalement nourri à l'ombre de l'argent du même buana, à 100% depuis des décennies et que tu interdises à celui qui est resté au pays de prendre le peu qui lui est tendu? Comment oses-tu ai-je envie de te dire, en profitant du système de Buana là bas jusqu'au coup et même au delà, oser engueuler le pauvre local qui vraiment n'en prend qu'un maigre bout?


Mon Frère,
Je te dis sérieusement, avec ce genre d'arguments, ce débat va tourner aux attaques personnelles. Faisons tous attention. On se connait. Que je sache, je ne crois pas que tu aies décidé par amour de réaliser le panafricanisme de laisser tout tomber en Occident, carrière prometteuse et Co pour appliquer le panafricanisme dans les ministères au quotidiens contre les gros théoriciens assis confortablement en Europe. Auquel cas, je n'étais pas au courant et là je te tire mon chapeau. Si dans ton cheminement personnel, tu es au pays et que tu poses des actes panafricains tous les jours, c'est tant mieux et je t'en félicite. Par ailleurs, j'ai la liberté de croire ou de ne pas croire à ce que tu annonces comme réalisation au pays dans le panafricanisme. Donc, tes énonciations ne sont pas automatiquement des vérités.

Le système buana dont tu parles, c'est bien lui qui profite de moi. Car si par hasard, je m'étais trouvé à faire mes études dans un pays non occidental, j'aurais sans doute, le même parcours sans plus. Ce système, je ne l'ai pas créé, il existe avant moi, je me bats avec les autres, pour qu'il cesse de nous assujettir. Le "NOUS" est global car si c'était pour ma carrière, j'aurais pu choisir l'intégrationnisme à la française et j'aurais moins de souci à me faire. D'ailleurs mon entourage ne comprend pas toujours ce penchant au lieu de construire ici. Si tu as profité du système étant ici, ce n'est pas ma perception actuellement.

Mon Frère, ma destination est le continent. Tout est fait dans mon parcours pour rentrer chez moi. Contrairement à toi, je ne vise pas la fonction publique, je prendrais le temps que cela exige pour préparer un retour tout en étant indépendant autant que possible sur le plan professionnel, financier et économique. J'y travaille tous les jours. Je ne veux pas me retrouver là bas à faire le courtisan du premier imbécile venu. Non, la lutte se prépare et s'organise.

Je ne suis ni coupé des réalités, ni des frères de combat sur le terrain. Tu le sais car je peux immédiatement te donner par mail des contacts à rencontrer dans ce sens. Enfin, je me rends tous les deux ans pour avancer les projets perso pour le retour, ce sera le cas sans doute en Aout prochain.

Je m'excuse auprès des autres de devoir ainsi parler de moi, il y a plus sérieux que ma petite personne. Je pense à mes cousins de Cote d'Ivoire !

Panafricainement,

Hannibal
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« C’est la Voix des sans-voix pour dénoncer ceux qui se croient au-dessus de la Loi. Et qui se prennent pour le Roi des Rois. Les Martyrs sont morts pour la Résistance. Ils ont payé très cher pour notre Indépendance. Ce Chant pour leur exprimer notre reconnaissance. Oui, ce cri d’alarme pour nous révolter. » : Méway
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Chabine
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MessagePosté le: Lun 13 Déc 2010 03:22    Sujet du message: Répondre en citant

http://www.bakchich.info/Cote-d-Ivoire-pour-l-orgueil-de-l,12596.html


Citation:
Côte d’Ivoire, l’Afrique aux Africains !
TRIBUNE LIBRE / mardi 7 décembre par AREF MOHAMED AREF


Lettre ouverte aux juristes africains pour protester contre la violation caractérisée de la souveraineté de l’Etat de Côte d’Ivoire et pour l’honneur de l’Afrique.

Actionnaire de Bakchich, qui n’a jamais été tendre avec les dérives du régime ivoirien en général et de son (toujours ?) chef d’Etat Laurent Gbagbo, Mohammed Aref lance un appel au calme sur la situation en Côte d’Ivoire. Et invite l’Union Africain et le continent à mettre franchement les mains dans le cambouis ivoirien pour trouver une issue à la crise. Sans attendre, comme trop souvent, un coup de pouce de l’extérieur… Tribune.

Mesdames et Messieurs les Juristes du Continent africain, Chers Collègues,

Comme vous tous, j’ai constaté avec amertume et consternation les critiques ouvertement formulées par un fonctionnaire des Nations Unies et le Chef de l’Etat français à peine une heure après son prononcé à l’encontre d’une décision judiciaire rendue par le Conseil Constitutionnel de l’Etat souverain de Côte d’Ivoire.

Sans prendre partie le moins du monde en faveur ni contre la décision du Conseil Constitutionnel, de la CEI, de l’un ou l’autre des candidats ivoiriens, il est de notre devoir de relever :

1°/ qu’il n’appartient pas à un fonctionnaire d’une organisation internationale ni à un Chef d’Etat étranger de considérer comme quantité négligeable la décision prise par une instance judiciaire d’un Etat indépendant ;

2°/ qu’il existe des recours internationaux ouverts très largement tant aux parties en litige qu’à toute organisation qu’il s’agisse en particulier des organes des traités ou des autres organes et notamment ceux des Nations Unies organisés en application de la Charte des Nations Unies. La Côte d’Ivoire est partie entre autres à la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples ainsi qu’au Pacte international relatif aux droits civils et politiques ainsi qu’à son protocole facultatif qui prévoient la possibilité d’un recours à l’encontre des décisions juridictionnelles d’un Etat qui peuvent ainsi être examinés par des experts du droit parfaitement indépendants tant des candidats que de l’ancien colonisateur que du représentant du Secrétaire Général des Nations Unies, davantage partie prenante dans le processus électoral ivoirien et en tout cas insusceptible d’avoir qualité pour apprécier une décision d’une instance juridictionnelle d’un Etat souverain qui n’a pas été mis sous tutelle de cette organisation.

3°/ qu’il est navrant et révoltant de constater une fois de plus que les instances d’un Etat africain indépendant sont méprisées outrageusement.

4°/ qu’il ne viendrait à l’idée de personne de dire que Al Gore a été élu aux lieu et place de Bush lors des élections on ne peut plus contestables intervenues aux Etats-Unis il y a à peine quelques années aux lieu et place des instances judiciaire américaines.

5°/ que la fameuse « communauté internationale » s’est bien gardée d’adopter la même attitude que celle intolérable qu’elle a prise pour la Côte d’Ivoire lorsqu’il s’est agi des élections qui se sont déroulées en Egypte et que, dans le même temps, la même « communauté internationale » a qualifié d’ « irrégulières » et de « frauduleuses ».

L’HONNEUR ET L’ORGUEIL DE L’AFRIQUE

En conséquence, il nous appartient et il est temps pour nous d’exprimer notre révolte contre une nouvelle tentative de colonisation de notre Continent faute de quoi, nous allons soumettre la désignation des instances politiques dirigeantes de nos pays respectifs aux dictats des Chefs d’Etats des grandes puissances qui, comme nous le savons tous, ne sont mus que par les intérêts mercantiles de leurs propres pays et de leurs hommes d’affaires.

C’est pourquoi nous devons inviter la véritable communauté internationale à respecter l’Afrique et les Africains au même titre que ceux des autres continents.

Nous devons également encourager l’Union Africaine à persévérer dans la recherche d’un règlement politique accepté par les deux parties en litige et, à défaut, à soumettre le litige judiciaire qui oppose les deux candidats ivoiriens arrivés au deuxième tour à une instance internationale indépendante appartenant à notre continent, et ce, conformément aux Traités et Conventions signés par la Côte d’Ivoire en transmettant à cette instance le dossier du Conseil Constitutionnel ivoirien.

Un minimum de sursaut d’orgueil me semble indispensable pour défendre l’honneur de l’Afrique et donner un exemple de respect de la règle de droit ainsi que des institutions chargées de la dire.

A Djibouti, le 06 décembre 2010

AREF MOHAMED AREF

_________________
"Le colonialisme et ses dérivés ne constituent pas à vrai dire les ennemis actuels de l'Afrique. À brève échéance ce continent sera libéré. Pour ma part plus je pénètre les cultures et les cercles politiques plus la certitude s'impose à moi que LE PLUS GRAND DANGER QUI MENACE L'AFRIQUE EST L'ABSENCE D'IDÉOLOGIE."
Cette Afrique à venir, Journal de bord de mission en Afrique occidentale, été 1960, Frantz Fanon, Pour la Révolution Africaine
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Chabine
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MessagePosté le: Lun 13 Déc 2010 04:09    Sujet du message: Répondre en citant

Salut Didier_Daan, j'avais oublié de te répondre :
Didier_Daan a écrit:

Au fait, Chabine, un autre pays Africain sera très prochainement dans la tourmente, et nous une fois de plus en proie à la "communauté internationale": le (sud) Soudan!!!

Oui, figure-toi que celui qui m'a mise au courant de ce fait a la (fausse) réputation de détester l'Afrique et les Africains : il s'agit de Mr Confiant, écrivain martiniquais de grand talent, qui suit de près l'actualité du continent. Comme quoi... Confused

Didier_Daan a écrit:
Ogo, tout ce que j'attends de Gbagbo 2.0, c'est la sortie du CFA. Juste çà!!

Et c'est ce qui se joue dans la crise Ivoirienne, en arrière-plan. C'est pour cela que la France ne peut lâcher le morceau. Saddam Hussein est tombé et a été pendu haut et court pour avoir voulu sortir son pays du système $. Confused

J'avais oublié ça au passage, aussi :
marvel02 a écrit:
Mais quand mon interlocutrice commence à me demander pourquoi l'ONU n'a t-il pas certifié au Gabon,au Congo ou ailleurs, là j'y vois de la mauvaise foi.

et moi j'y vois de l'invention pure et dure, car je n'ai jamais écrit ça sur ce topic. Mais bon, l'habitude de déformer la réalité et/ou les propos de ses interlocuteurs, c'est difficile, on finit par se mélanger les pinceaux, à force. C'est pas grave Wink

marvel02 a écrit:
Black Shadow a écrit:

Marvel02,

Vous me dites que vos arguments sont à prendre ou à laisser. dont acte. Je ne suis intervenu dans ce débat juridique que dans la mesure où votre raisonnement me semblait particulièrement faible. En vous demandant de développer j'espérais découvrir des éléments pertinents qui m'échappent actuellement. En précisant que j'étais juriste je pensais vous inciter à muscler votre argumentaire. Je constate que j'ai eu tort.

Je ne suis pas juriste et je ne peux produire un commentaire d'arrêt comme un vrai pro. Alors désolé de vous décevoir, mais je n'essaie même pas. Mais j'avoue ma surprise que vous pensiez qu'un traité non conforme à une constitution est rejeté.

Rolling Eyes

marvel02 a écrit:
Je viens d'apprendre que Gbagbo appelle à négocier, le président de la république refuse. Le SG de la présidence affirme qu'il n'ya aura négociation que lorsque Gbagbo aurait quitté le palais qu'il squatte.
J'aurai été conseiller de Ouattara que j'aurai plutôt donné un ultimatum aux rebelles (càd Gbagbo et les siens): quittez le pouvoir en 48h et vous ne serez pas poursuivit. S'il veulent négocier le nombre d'heures, 48 ou 72, oui, on discute.
Je ne comprends vraiment pas pourquoi il s'entête. Maintenant il affirme qu'il n'y aura pas guerre en CI après l'avoir incitée, provoquée, en vain. Il est pathétique.
Vite, qu'il appartienne au passé, et que la CI se réveille.


Comme, d'après les Goebbels en Boubou des temps modernes, c'est désormais KLG qui a incité et provoqué la Guerre en CI, dans pas longtemps, on va venir nous expliquer :
- que c'est KLG qui, Premier Ministre d'Houphouët-Boigny quand il est décédé, en 93, a essayé de passer en force, en conflit (déjà !) avec les institutions ivoiriennes, et a voulu priver HKB du poste de Président par intérim qui lui revenait de droit.
- que c'est KLG qui a provoqué la tentative de coup d'état (contre lui même !) en septembre 2002
- que c'est KLG qui a fait tirer les troupes françaises contre les manifestants Ivoiriens, devant l'hôtel Ivoire, en novembre 2004 (mais oui, KLG est partout !)

Si, demain matin, le FMI fait faillite (soyons fous ! demandons l'impossible !), qui sait, peut-être nous expliquera-t-on que c'est le résultat de la mauvaise gestion de KLG, l'ancien Directeur Général adjoint du FMI de l'époque Camdessus !!!

Bref. Comme on dit chez moi : "Dans la grappe de couillons, c'est pas moi le(la) plus mûr(e) !"

KLG n'est certainement pas un saint (en tous cas pas pour moi), et je suis très attentive aux critiques qui ont été formulées ici par certains frères Ivoiriens (cf. aussi l'article posté par Panaf'). On peut être en désaccord, le débat est l'essence de la démocratie, mais la malhonnêteté intellectuelle, franchement... très peu pour moi Confused

A lire, cet article d'analyse d'un chercheur Français, sur la crise Ivoirienne, et sur les errements de la politique de la France à cet égard (Bwana qui demande des comptes à Bwana, ça change...). De quoi rafraîchir la mémoire à ceux qui l'ont sélective...

http://www.cairn.info/revue-politique-etrangere-2005-4-page-793.htm

Citation:
Les opinions sur la consistance politique et la force militaire de la rébellion nordiste sont très partagées. Rien ne destinait Guillaume Soro, leader estudiantin visant le pouvoir à Abidjan, à devenir le quasi-président d’un État fantôme à Bouaké, seconde ville de Côte-d’Ivoire ; mais rien ne préparait non plus les acteurs du coup d’État de septembre 2002, planifié à l’échelle du pays, à se replier sur la zone nord, après la résistance inattendue de la gendarmerie d’Agban, au cœur d’Abidjan. Qui étaient-ils, qui les appuyait, que voulaient-ils ? À ces questions, pas de réponse simple – des hypothèses provisoires, et une certitude : certainement pas un mouvement armé de l’ombre, le MPCI, surgissant soudain au grand jour.
Les témoignages convergent sur un coup d’État à plusieurs composantes, aidé et appuyé par le Burkina Faso (comme lors de ses actions de déstabilisation successives du Liberia ou de la Sierra Leone), et qui n’a dû qu’à son échec à Abidjan de se cantonner à la zone nord. L’opposition branche politique/branche militaire se double de la rivalité de factions organisées autour d’Ibrahim Coulibaly, ex-garde du corps d’Alhassane Ouattara, ou de Guillaume Soro, factions qui correspondent peu ou prou au profond clivage nordiste entre ethnies Sénoufo et Malinké.


La suite ici
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marvel02
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MessagePosté le: Lun 13 Déc 2010 11:49    Sujet du message: Répondre en citant

Salut frérot,

Hannibal a écrit:
Salut Frère Marvel2,
Tu écris :
Citation:
Ouattara est un excellent économiste. Il a une très bonne formation, une carrière réussi au meilleur niveau de l’économie. Il n’a pas besoin d’une certification panafricaine absolument pour cela. C’est quand tu entres dans des rejets dogmatiques comme ça, que nos approches sont inconciliables.


Ouattara est excellent économiste est une appréciation relative. Très bonne formation, pourquoi pas. Je ne le conteste pas. Mais quelle est sa pensée propre ou sa contribution à la réflexion économique ?


Théorie quand tu nous tiens!
La pensée économique n'est pas le clou de l'économie. Si je parlais de Samir Amin, j'aurai dit que c'est un excellent théoricien. Pas plus. La pratique économique c'est autre chose et ce ne sont pas les meilleurs penseurs qui sont les meilleurs éxécutant, ni leur pensée appliquée. Et d'ailleurs, ce que j'ai constaté dans la pensée économique (contrairement aux autres domaines des sciences sociales), c'est que les penseurs partent d'un constat d'un certain comportement économique et tente de l'éclairer, de le codifier, de lui donner un nom, de le soumettre à l'analyse. Mais ce fonctionnement économique celui qui le crée n'a généralement jamais écrit le moindre bouquin. C'est un bac +3 à 5, ou même pas, un acteur économique, qui tente simplement de répondre à une situation ponctuelle dans son travail.
Tu es tellement féru de théorie que seuls des théoriciens ont de la valeur à tes yeux. Mais permet que pour moi, c'est la pratique qui l'emporte. Surtout que dans notre système africain, dont on ne se départi pas quand on est en France, l'enseignement c'est le nec plus ultra du domaine, tu persistes dans cette vision. Je ne le crois pas. Ouattara serait un chercheur, qu'il aurait moins mes faveurs.

Hannibal a écrit:
Il faudrait peut-être que tu me dises ce que tu entends par "DOGME" car cela fait plusieurs fois que tu m'assènes un peu facilement son joli qualitatif.

Un dogme est un jugement considéré comme fondamental et impératif. Quand tu me dis que tu soutiens Gbagbo pour des raisons "historiques" (parce qu'il a combattu Houphouët) tu quittes le relativisme expérimental qui doit patronner à l'analyse politique pour t'enfermer dans un dogme qui n'a même pas prise avec la réalité et l'actualité. Idem lorsque tu rejettes Ouattara pour avoir été premier ministre d'Houphouët, 17 ans plus tard et dans un bain de crise qui n'a plus rien à voir avec Houphouët, ce n'est plus réaliste. Ce n'est même plus de l'analyse politique, c'est de la génétique, ou je ne sais pas moi, du racisme peut être, j'en sais rien.

Hannibal a écrit:
Les IFI sont d'abord et avant tout des institutions financières totalement sous influence politique, ce qui n'enlève rien à la qualité de "certains" cadres qui y travaillent, quand ils en ont. C'est ainsi que la plupart des présidents de Banque Mondiale ont souvent été au Secrétariat d'Etat à la défense américaine soit comme ministres soit comme dirigeants importants. C'est le cas de McNamara, John McCloy ou Paul Wolfowitz pour ne citer que ceux là. Et je ne vois aucun rapport entre l'excellence en économie et le fait d'être choisi politiquement pour servir tel ou tel intérêt. Un excellent économiste opposé à la politique de Washington ne sera jamais approuvé par les Etats-Unis au poste d'adjoint du PDG de l'organisation. Mais un médiocre aura plus de chance surtout s'il est serviable.


A partir d'un certain niveau de responsabilité, l'exercice des tâches comporte une valeur politique. Même dans une entreprise ou dans une association importante. On n'est pas vice président, DGA ou parfois directeur sans une enquête même sur la religion et les fréquentations. Ainsi va le monde, et ça ne changera pas. Mais cela ne signifie pas, comme dans notre pays, qu'on privilégie le choix politique à la compétence. C'est un assemblage des deux. Et dans un système qui fonctionne, il n'y aura de médiocre.
Tu risques de me pousser à soutenir le FMI alors que fondamental, j'en suis opposé. Ouattara est bon dans la pratique de son métier. On n'est pas nommé par hasard, et il n'y avait pas que lui. Ce n'est pas un parent à Houphouët, il a eu des concours difficiles et été choisi parmi des cadres politiquement plus engagés que lui. Ce que tu fais c'est du dénigrement gratuit.

Hannibal a écrit:
Ok, mon Frère, tu me mets dans la case que tu veux. Cela ne m'offusque nullement. Mais je le dis encore, ce débat ne m'intéresse pas. Je ne revendique aucun statut en la matière dans la catégorie des jugements osés que tu apportes.

C'est cette habitude de dire que "ton panafricanisme est radicalement différent du mien, et inconciliable" qui est agaçant, comme si je cherchais à te ressembler ou que tu étais l'unité de mesure. Tu me pousses alors à te dire que je ne cherche pas à te ressembler, et aller voter un type demain, parce qu'en 1974, il avait dit "Houphouët voleur". Effectivement sur les leçons que nous devons tirer de l'histoire, la manière de les tirer et de les imputer, je suis radicalement différent de toi. Mais inconciliable, je ne crois pas. Il n'y a que les morts et les imbéciles qui ne change pas d'avis. Je te souhaite longue vie, et tu n'es pas un imbécile.

Hannibal a écrit:
Je suis un militant panafricain dans tous les sens du terme. Si je réunis assez d'éléments pour bâtir une contribution théorique au panafricanisme, je le ferais. Si je dois participer à une organisation politique d'action, je le ferais sans hésiter. Si je dois coller les affiches parce que sur le moment, c'est nécessaire, eh ben, je le ferais sans hésiter aussi. Au nom du panafricanisme, je suis prêt a à aller le plus loin possible, les Frères qui me lisent savent que je suis une valeur sûre dans ce domaine sans fanfaronnade.

C'est cet autojugement qui m'a un peu agacé. "Je suis une valeur sur selon mes amis et supporters donc je trace ce qui est ou pas panafricain." Excuse moi si j'ai mal compris, mais c'est ainsi que je l'ai pris, d'où j'ai parlé de "certificateur du panafricanisme". Je ne crois pas que les choses doivent avancer ainsi. Pour moi, hier dimanche, j'ai accompagné un ami à une réunion de l'association PSC (Pont sur le Congo) qui milite pour que le pont sur le fleuve qui sépare Kinshasa et Brazzaville soit enfin construit. Je en suis pas membre de cette association parce que je ne suis pas une valeur sûr, je n'ai rien à y apporter. Lui, il est opérateur économique dont le chiffre d'affaire est constitué essentiellement aux échanges avec la RDC. Dans leur association, il y'a des élus provinciaux du bas Congo, des conseiller aux ministères des transports des deux pays, des présidents d'associations des kinois de Brazzaville ou l'inverse, le représentant de la BDEAC etc...
Eux, ce sont des valeurs sûrs sur ce projet là. Ils ont une décision, une influence, un signature, une connaissance... qui peut faire avancer ce dossier. Aucun d'entre eux n'a jamais entendu parler d'Omutunde, de Marcus Garvey ni ne peut se souvenir de l'année de la mort de Sankara. Mais leur tâche pour faire avancer le panafricanisme est de loin à des années lumières de ce que toi, la valeur sure, et ceux qui te le reconnaissent, pourriez faire.
Qu'est ce que nous voulons au final? Avancer ou avoir les honneurs? Je ne méconnais pas l'importance de la vision. Mais je critique le fait qu'elle se substitue à tout.

Hannibal a écrit:
Citation:
Et c’est la situation d’isolement dans laquelle je me trouve. Je finis par paraitre farfelu parce qu’on est pas trois à soutenir qu'il faut subventionner l'agriculture. Je me suis vu répondrre une fois que c'est métier libéral comme les autres, que je suis communiste ou que sais je! Et quand je viens lire ici tes certifications de panafricanisme pour me dire que je suis dans le vrai ou le faux selon les théories que j'approuve ou pas, c'est déprimant crois moi.

Je déplore la situation dans laquelle tu te trouves.
Ceci dit, j'ai l'impression que les critiques que je fais au système, tu le prends sur la tronche et de façon assez personnelle. Mais je regrette, tu n'y es pas responsable. Et surtout, tu es rentré au pays dans un projet personnel, tu n'as pas été mandaté par une organisation panafricaine et dont les membres (moi en particulier) t'auront laché seul au front.


Sic! Tu me fais penser à cette phrase du Robert qui dit que "les habitants de l'Egypte antique venaient probablement d'Afrique", alors que l'Egypte est en Afrique et ses habitants n'ont pas à y venir! une organisation panafricaine n'a pas à me mandater en Afrique, c'est un non sens. Quant au projet personnel, le panafricanisme est pour moi un projet personnel avant tout, et s'il rencontre des adeptes, c'est avec joie. Qu'ils soient conscients ou pas. Mais je n'ai pas à être mandaté sauf par des gens qui sont au front ou en exil forcé, mais qui connaissent le front. Ce qui n'est pas le cas des mandants externes.

Hannibal a écrit:
Citation:
Je suis persuadé que Ouattara a plus les capacités de le comprendre et de le mettre en place que Gbagbo.

C'est ton choix, mais je pourrais dire aussi que c'est du DOGME. Car pour moi, Ouattara est dans un moule idéologique en économie. Donc aller contre les IFI, est un changement de paradigme qui ne se voit pas tous les jours chez ses gens là. Mais bon, ton jugement relatif vaut ce qu'il vaut, mais pas pour moi.

Eh ben voilà, je ne crois pas qu'aller contre les IFI (encore un dogme) soit l'impératif vital! Je ne suis pas contre les IFI mais contre les solutions jusque là proposées (PPTE, PAS). Mais je reste convaincu qu'un ordre financier mondial est indisponible. Qu'un système bancaire mondial est salutaire. Pour peu qu'il soit bien étudié.
Et qui mieux que des gens comme Ouattara pour avoir exécuté et analyser les résultats de ses programmes peut en donner les meilleures orientations et éviter les pièges? Des théoriciens qui n'ont pas la moindre expérience de la réalité de la gestion des hommes? Je n'y crois pas. Comme je ne crois pas non plus au gestionnaire des hommes sans base théorique ou avec un base faible. Ouattara comprend l'impératif du combat continental.

Hannibal a écrit:
Citation:
Comment tu expliques que toi tu sois totalement nourri à l'ombre de l'argent du même buana, à 100% depuis des décennies et que tu interdises à celui qui est resté au pays de prendre le peu qui lui est tendu? Comment oses-tu ai-je envie de te dire, en profitant du système de Buana là bas jusqu'au coup et même au delà, oser engueuler le pauvre local qui vraiment n'en prend qu'un maigre bout?


Mon Frère,
Je te dis sérieusement, avec ce genre d'arguments, ce débat va tourner aux attaques personnelles. Faisons tous attention. On se connait. Que je sache, je ne crois pas que tu aies décidé par amour de réaliser le panafricanisme de laisser tout tomber en Occident, carrière prometteuse et Co pour appliquer le panafricanisme dans les ministères au quotidiens contre les gros théoriciens assis confortablement en Europe. Auquel cas, je n'étais pas au courant et là je te tire mon chapeau. Si dans ton cheminement personnel, tu es au pays et que tu poses des actes panafricains tous les jours, c'est tant mieux et je t'en félicite. Par ailleurs, j'ai la liberté de croire ou de ne pas croire à ce que tu annonces comme réalisation au pays dans le panafricanisme. Donc, tes énonciations ne sont pas automatiquement des vérités.


Alors tu ne me connais pas ou tu fais semblant. Comme toi j'ai étudié en dehors de mon pays, et de mon continent, je n'ai jamais pensé y rester un seul jour après. Jamais. je ne suis pas d'ailleurs un franco-éberlué, et tu le sais. Je suis membre d'un parti politique depuis l'âge de 18 ans (ce que tu m'as d'ailleurs toujours reproché). Je n'ai étudié et vécu que pour servir mon pays. La guerre m'a retenu en Europe, j'ai connu l'exil. Le jour où le chef de mon parti a été autorisé à rentrer, je suis rentré trois semaines après, en abandonnant tout. Je suis rentré pour un salaire de 135.000 FCFA, 200 euros. Tu penses que c'était pire pour moi en France? Je suis revenu en France pour compléter ma formation. Tu me parles d'absence de carrière prometteuse? Oh, Hannibal, pas de mauvaise foi s'il te plait. Ma femme m'a dit, si tu pars, renonçant à la carrière qui t'attend en France, je divorce. J'ai pris mon billet le 30 mai, le 9 juin je recevais la demande de divorce par la poste, et le 11 j'étais quand même dans l'avion. Tu peux le vérifier, tu connais mon ex-femme.

Je m'excuse de ces digressions personnelles, mais c'est parfois choquant de lire certains procès d'intention. Je ne suis pas un panafricain des samedi après midi, ni un opportuniste politique après avoir fait informatique ou aviation à l'école. J'ai consacré ma vie au développement de ce pays et de ce continent, choix que j'ai fait très tôt, et je l'ai parfois payé très cher. Je connais ces campagnes de dénigrement des africains de France qui sont lancées vers tous ceux qui ont le courage de rentrer relever leur pays, et dont même Ouattara est ici victime. Je sais que je n'en suis pas à l'abri. Sauf par souci d'éclairage, c'est une donnée que j'ai intégrée et je m'en fous. C'est le résultat sur le continent qui compte pour moi.

Je ne demande pas une reconnaissance, mais je réitère mon appel à rentrer, travailler à tous les niveaux pour que ce continent avance.

hannibal a écrit:
Le système buana dont tu parles, c'est bien lui qui profite de moi.


Peut importe qui profite de qui. Ce qui est sur c'est que l'Afrique n'en profite pas. Si j'ai soulevé ce sujet, c'est juste parce que j'ai trouvé indécent que tu rejettes les IFI et les aides européennes comme la peste pour nous qui sommes au pays, alors que tu vis dedans, à fond la caisse. Si toi tu peux faire quelques arrangements avec le dogme parce que tu n'as pas créé cette situation qui nous asservi et qu'il faut dès fois faire avec en attendant mieux, tu es incohérent en exigent une radicalité de la part des autres.

Hannibal a écrit:
Je ne suis ni coupé des réalités, ni des frères de combat sur le terrain. Tu le sais car je peux immédiatement te donner par mail des contacts à rencontrer dans ce sens. Enfin, je me rends tous les deux ans pour avancer les projets perso pour le retour, ce sera le cas sans doute en Aout prochain.

Tu ne peux connaitre les intérêts à arbitrer dans le quotidien de l'action si tu n'as pas suivi le fonctionnement d'un parti politique. Tu ne pas comprends les lourdeurs ou les facilités à faire approuver un projet ou un décret si tu n'en as pas suivi au moins un du début jusqu'à la fin. A fortiori celui qui en a suivi 20 (je ne dis pas que c'est moi), tu ne l'atteindras jamais, quelque soit tes lectures, tes causeries avec les gens ou ta présence prolongée au pays. Il faut être dans l'action pour comprendre l'action et la critiquer. Surtout pour la faire avancer. faire avancer le débat c'est bien aussi, mais ce n'est pas la finalité.

Hannibal a écrit:
Je m'excuse auprès des autres de devoir ainsi parler de moi, il y a plus sérieux que ma petite personne. Je pense à mes cousins de Cote d'Ivoire !

Panafricainement,

Hannibal

Idem. Et ca sera vraiment bien qu'on arrête là. Si tu veux bien.
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Jofrere
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MessagePosté le: Lun 13 Déc 2010 12:11    Sujet du message: Répondre en citant

Jofrere a écrit:
Black Shadow a écrit:

si vous ne respecter pas une telle institution, c'est le peuple qui s'est doté de ladite institution que vous piétinez. C'est malheureusement à ce triste spectacle que nous sommes conviés depuis peu en Côte d'Ivoire de la part de ceux qui n'ont que mépris pour les peuples d'Afrique.

Laughing Laughing

Salut Black Shadow, un peu navré de mon post précédent, court et ambigu mais on n'a pas toujours le temps de développer sa pensée, je vais donc le faire ici.

1)Le fait qu'une décision d'une cour constitutionnelle soit mise à mal comme c'est le cas dans l'affaire ivoirienne représente un dangereux précédent et pose problème à tous les démocrates de quelque bord que ce soit.

2)la comparaison avec l'élection américaine de 2000 me parait totalement innappropriée parceque les institutions américaines ont acquis malgré leurs imperfections une légitimité certaine au cours des siècles. Donc même si tout le monde sait qu'il s'est passé des choses réellement troubles à l'occasion de la 1ere élection de Bush, nul n'aurait songé à s'opposer aux décisions qui ont été prises en dehors du cadre constitutionnel.

3)Dans le cas de la CI Côte d'ivoire, on n'est évidemment pas dans ce cadre et ça tout le monde devrait le comprendre. L'élection qui vient de se passer est la toute première réellement démocratique dans ce pays. Un tel scrutin est on peut dire fondateur de la démocratie ivoirienne.

4)De plus, cette élection s'est déroulé dans un contexte de tension et de passion exacerbées. Il apparaissait impossible qu'elle puisse se conclure autrement que par une décision incontestable et acceptée de tous.

5)Nos pays sont dotés de tous les attributs de la démocratie depuis les indépendances, pouvoir exécutif, pouvoir législatif, pouvoir judiciaire avec toutes les strates d'appel jusqu'aux cours suprêmes et autres conseils constitutionnels. Pendant 50 ans, ces différents organes ont servi à cautionner toutes les turpitudes électorales, tous les coups d'état qu'on connait et nul n'a jamais songé à leur reconnaitre la moindre crédibilité. Lorsque le conseil constitutionnel du Togo a proclamé la victoire de Faure Eyadema, nul n'a sérieusement songé à reconnaitre à cet organe la moindre légitimité.

6)Le président sortant aurait du faire preuve d'intelligence et comprendre que même si le conseil constitutionnel avait le droit de prendre une telle décision, vu le contexte il n'en avait pas la légitimité. Il avait par contre celle de faire revoter dans les départements en question. la décision qui a été prise est malheureusement lourde de conséquence pour la démocratie africaine comme je le rappelais en préambule.
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Hannibal
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MessagePosté le: Lun 13 Déc 2010 16:38    Sujet du message: Répondre en citant

Salut mon Frère,

On aura beau essayé, mais cela ne marche pas.
C'est ainsi.

marvel02 a écrit:
Idem lorsque tu rejettes Ouattara pour avoir été premier ministre d'Houphouët, 17 ans plus tard et dans un bain de crise qui n'a plus rien à voir avec Houphouët, ce n'est plus réaliste. Ce n'est même plus de l'analyse politique, c'est de la génétique, ou je ne sais pas moi, du racisme peut être, j'en sais rien.


Il y a certainement un peu de tout dans mon propos, de l'eugenisme au racisme, mais rien d'analyse politique. Tu prends ce que tu veux mon Frère.

J'ai décrit les conditions historiques qui ne m'ont jamais attiré vers Ouattara. Ensuite, j'ai bien dit qu'aujourd'hui, comme hier, son positionnement politique sur des questions qui me semblent essentielles, ni lui, ni Gbagbo d'ailleurs ne sont à la hauteur.

Et je reprécise, que des deux, avec toutes les réserves du monde, j'aurais choisi Gbagbo car contrairement à toi, et c'est ton droit, Ouattara depuis 17 ans, n'est pas archange (mieux qu'un ange) que cela. En plus, du fait qu'il a toujours été dans les coulisses du pouvoir dictatorial d'Houphouet sans avoir levé un pouce contre les violations des libertés, les accointances ouvertes entre ce régime et celui d'Apartheid en A-S, la déstabilisation de la sous-région pour traquer les nationalistes africains pour le compte de la France..., il a exercé presque les pleins pouvoirs en tant que premier ministre alors qu'Houphouet fut grabataire. Il a appliqué avec un zèle bien prononcé les mesures d'ajustement structurels (comme Gbagbo d'ailleurs) et il n'a pas toujours été démocrate avec les libertés publiques (lois anti-casseurs et incarcération d'opposants). Je ne vois en quoi il serait différent aujourd'hui plutôt qu'hier. Le débat entre les deux, l'a bien montré.

Je n'ai pas dit que parce que Gbagbo fut opposant historique contre la dictature d'Houphouet, régime politique dont les Ouattara sont issus, que cela faisait de Ggbgbo un messie. J'ai reconnu les échecs de son régime, mais j'ai bien dit et je l'assume, des deux, devant le vide avec toutes les réserves du monde, je choisirais Gbagbo.

Mais dans l'absolu, je suis dans la position d'Abiola.
Et pour rappel, la Cote d'Ivoire est en crise politique permanente depuis la succession d'un dictateur qui s'appelle Houphouet B. que cela plaise ou non de le rappeler. Ce n'est pas du racisme, mais c'est la vérité historique. C'est le point de départ de la situation actuelle. Si le mentionner, c'est du racisme, tant pis !
La succession d'Houphouet qui est fondamentalement liée à la crise actuelle et qui tire sa source d'une appréciation différente de la loi fondamentale de CI entre un certain Ouattara et Bédié, est-ce Gbagbo le diable incarné qui avait allumé cette braise ?

Je ne vais pas modifier une appréciation que je trouve cohérente parce que la tienne est différente d'autant que je peux m'autoriser aussi de la qualifier des pires mots qui passent par la tête.

Maintenant, tu tires les conclusions que tu veux.

Citation:
C'est cette habitude de dire que "ton panafricanisme est radicalement différent du mien, et inconciliable" qui est agaçant, comme si je cherchais à te ressembler ou que tu étais l'unité de mesure. Tu me pousses alors à te dire que je ne cherche pas à te ressembler, et aller voter un type demain, parce qu'en 1974, il avait dit "Houphouët voleur". Effectivement sur les leçons que nous devons tirer de l'histoire, la manière de les tirer et de les imputer, je suis radicalement différent de toi. Mais inconciliable, je ne crois pas. Il n'y a que les morts et les imbéciles qui ne change pas d'avis. Je te souhaite longue vie, et tu n'es pas un imbécile.


Enfin, je ne sais pas ce qui est plus agaçant entre le fait de traiter quelqu'un de "dogmatique" et le fait de fonder une différence par le constat du démonstratif "TON" ?

Ce n'est pas la première fois que nous échangeons sur ces questions, je peux m'appuyer sur ce que je considère comme "TON" Panafricanisme sans vouloir te lancer un DEFI d'être un autre moi-même Frère.
Nous ne sommes pas jumeaux et c'est très bien ainsi. Depuis la Conférence de 1900, il y a eu plusieurs courants panafricains. Déjà entre Marcus Garvey et Du-Bois, il y avait des différences, le premier était contre la coopération avec les Négriers-Blancs en fondant une puissance noire, une église noie, une Maison noire où siégerait le président Noir pour les Noirs des Etats-Unis, une croix noire, des poupées noires... alors que le second était portée vers un combat plus structuré sur des concepts d'Unité et les deux ont été des militants et des contributeurs de haute qualité du Panafricanisme historique qui nous est parvenu par Nkrumah. Et je ne te parle même pas des groupuscules plus radicaux ou plus modérés sur cette question. Je m'arrête là comme tu es faché avec l'histoire. Non, cela ne me gêne pas que nous ayons des appréciations différentes sur le Panafricanisme.

J'ai passé du temps à travailler à mon modeste niveau (et je continue à le faire) avec certains Frères et Soeurs à ce que les Panafricains dans leur ensemble tant dans la diaspora qu'au Congo s'unissent et se structurent, à créer des réseaux... J'en suis arrivé à la conclusion bien simple : certaines différences resteront irrémédiables, vaut mieux travailler à ce que ceux qui ont une certaine cohérence s'unissent et accepter que ceux avec lesquels les différences sont fondamentales s'organisent à leur manière. C'est ainsi, donc, rassure-toi, je ne cherche pas à ce que tu me ressembles et je ne suis la jauge de personne.

Comme sur Grioo où vous êtes un certain nombre à avoir une cohérence de vue, au Congo, vous allez vous organiser sur les mêmes bases, et c'est tant mieux ainsi.


marvel02 a écrit:

Alors tu ne me connais pas ou tu fais semblant. Comme toi j'ai étudié en dehors de mon pays, et de mon continent, je n'ai jamais pensé y rester un seul jour après. Jamais. je ne suis pas d'ailleurs un franco-éberlué, et tu le sais. Je suis membre d'un parti politique depuis l'âge de 18 ans (ce que tu m'as d'ailleurs toujours reproché). Je n'ai étudié et vécu que pour servir mon pays. La guerre m'a retenu en Europe, j'ai connu l'exil. Le jour où le chef de mon parti a été autorisé à rentrer, je suis rentré trois semaines après, en abandonnant tout. Je suis rentré pour un salaire de 135.000 FCFA, 200 euros. Tu penses que c'était pire pour moi en France? Je suis revenu en France pour compléter ma formation. Tu me parles d'absence de carrière prometteuse? Oh, Hannibal, pas de mauvaise foi s'il te plait. Ma femme m'a dit, si tu pars, renonçant à la carrière qui t'attend en France, je divorce. J'ai pris mon billet le 30 mai, le 9 juin je recevais la demande de divorce par la poste, et le 11 j'étais quand même dans l'avion. Tu peux le vérifier, tu connais mon ex-femme.

Je m'excuse de ces digressions personnelles, mais c'est parfois choquant de lire certains procès d'intention. Je ne suis pas un panafricain des samedi après midi, ni un opportuniste politique après avoir fait informatique ou aviation à l'école. J'ai consacré ma vie au développement de ce pays et de ce continent, choix que j'ai fait très tôt, et je l'ai parfois payé très cher. Je connais ces campagnes de dénigrement des africains de France qui sont lancées vers tous ceux qui ont le courage de rentrer relever leur pays, et dont même Ouattara est ici victime. Je sais que je n'en suis pas à l'abri. Sauf par souci d'éclairage, c'est une donnée que j'ai intégrée et je m'en fous. C'est le résultat sur le continent qui compte pour moi.

Je ne demande pas une reconnaissance, mais je réitère mon appel à rentrer, travailler à tous les niveaux pour que ce continent avance.


La tonalité de ce débat consistant à tout ramener à ta situation actuelle au pays, avait déjà les germes d'un dérapage. Nous nous connaissons mon Frère, mais pas tant que cela à la vérité. Tu es tout à fait en droit de douter de ce que j'affirme ici comme actions personnelles ou réalisations tendant à valoriser une argumentation.

Ce que ta femme, que je respecte et auprès de qui je m'excuse d'en parler ici, t'a dit au creux de l'oreille au sujet de ton retour au pays, il n'y a que vous deux qui savez en quoi cela retourne. La formule "nous nous connaissons, pas de mauvaise foi" peut donner à penser que j'ai été témoin de tes professions de foi que tu énonces ici. Non, je ne sais que ce que tu me dis de toi, et comme c'est pas dans mes habitudes, je ne cherche à fouiller dans la vie privée d'autrui pour confirmer quoi que ce soit. Ce n'est pas un dénigrement ni la recherche d'une antériorité dans le Panafricanisme, mais je ne t'ai pas toujours connu Panafricain et encore moins si grandiloquent en la matière. Donc, permets que j'ai la liberté de croire ou de ne pas croire ne serait-ce qu'à 10% de ce que tu énonces.

Honnêtement, j'aimerais arrêter définitivement d'aborder les choses sous cet angle à l'avenir.

marvel02 a écrit:

Idem. Et ca sera vraiment bien qu'on arrête là. Si tu veux bien.


Oui, c'est sage comme attitude, car je n'interviendrais plus sur ce sujet et crois-moi, je ne cherche pas avoir le dernier mot.

Bon vent.
Seules nos actions respectives seront les meilleurs témoins de notre contribution à l'Histoire de ce Peuple qui nous est cher !

Panafricainement,

Hannibal
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« C’est la Voix des sans-voix pour dénoncer ceux qui se croient au-dessus de la Loi. Et qui se prennent pour le Roi des Rois. Les Martyrs sont morts pour la Résistance. Ils ont payé très cher pour notre Indépendance. Ce Chant pour leur exprimer notre reconnaissance. Oui, ce cri d’alarme pour nous révolter. » : Méway
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marvel02
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MessagePosté le: Lun 13 Déc 2010 20:15    Sujet du message: Répondre en citant

Hannibal a écrit:
Ce n'est pas un dénigrement ni la recherche d'une antériorité dans le Panafricanisme, mais je ne t'ai pas toujours connu Panafricain et encore moins si grandiloquent en la matière.


La veille je disais:
Marvel02 a écrit:
C'est cet autojugement qui m'a un peu agacé. "Je suis une valeur sur selon mes amis et supporters donc je trace ce qui est ou pas panafricain." Excuse moi si j'ai mal compris, mais c'est ainsi que je l'ai pris, d'où j'ai parlé de "certificateur du panafricanisme"


Tu ne peux pas t'empêcher d'être l'unité de mesure du panafricanisme hein. Ok, j'y survivrai.
Hannibal a écrit:
Donc, permets que j'ai la liberté de croire ou de ne pas croire ne serait-ce qu'à 10% de ce que tu énonces.

Comme je l'ai dit sur le débat juridique, je n'ai pas besoin d'être cru, je ne suis pas en campagne.

Hannibal a écrit:
Honnêtement, j'aimerais arrêter définitivement d'aborder les choses sous cet angle à l'avenir.


Marvel02 a écrit:
]Idem. Et ca sera vraiment bien qu'on arrête là. Si tu veux bien.
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MessagePosté le: Lun 13 Déc 2010 20:35    Sujet du message: Répondre en citant

http://venancekonan.com/aspx/mes-ecrit/3199-Une-tragicomdie-ivoirienne.html

Lecouple formé par Laurent et Simone Gbagbo incarne la dérive du pouvoir en Côte d’Ivoire. Portrait au vitriol : Une tragicomédie ivoirienne

Article publié dans le journal français Le Monde, le samedi 11 Décembre 2010

Simone, habillée de blanc, comme si elle était à un mariage, le sien. Simone qui cherche les lèvres de Laurent, les trouve et les embrasse. La foule applaudit. Simone rayonnante, prend la main de Laurent, qui sourit de toutes ses dents refaites au Maroc, et les deux posent devant les objectifs des photographes. Ce 4 décembre 2010 est le jour de Simone. Elle a retrouvé son Laurent. Laurent, l’infidèle. Pour le dernier acte de leur tragédie commune. Pendant ce temps, dehors, le peuple gronde. Il n’accepte pas que Laurent lui vole sa voix qu’il lui a refusée. Des corps tombent un peu partout dans le pays. Simone et Laurent en ont-ils conscience ?

Il y a dix ans, dans ce même décor du palais présidentiel d’Abidjan, Simone versait une petite larme en regardant son Laurent prêter serment en tant que président de la république de Côte d’Ivoire. Puis elle se jeta dans ses bras, éperdue de bonheur. Au même moment, dans le quartier de Yopougon, on assassinait une soixantaine de personnes derrière la prison civile.

Flashback. Nous sommes au début des années quatre-vingt. Les socialistes venaient d’arriver au pouvoir en France. Laurent, qui portait alors des rouflaquettes et des lunettes à monture carrée de bellâtre débarquait en France. Il se proclamait socialiste et fuyait un régime qui ne pouvait que déplaire aux socialistes français. Le vieil Houphouët-Boigny avait certes fait de son pays le plus développé de sa région, mais il était allergique au mot démocratie, du moins tel qu’il était perçu en Europe. Laurent, qui se proposait de chasser le vieillard du pouvoir, afin de bâtir dans son pays le socialisme ne pouvait que plaire aux camarades socialistes français. Le camarade Guy Labertit lui donna le gîte et le couvert, pendant que le camarade Henri Emmanuelli trouvait en lui un frère jumeau. Ils étaient nés le même jour.

Les camarades soutiendront Laurent dans son exil, pendant qu’au pays, Simone se débrouillait comme elle pouvait pour faire bouillir la marmite. Elle n’avait pas été gâtée par la nature, Simone. Certaines mauvaises langues l’avaient surnommée Gargamel, du nom de ce personnage de la bande dessinée de Peyo à qui on lui prête une certaine ressemblance. Mais quelle combattante, Simone ! Rien ne pouvait la faire reculer dans sa volonté d’instaurer un régime démocratique et socialiste dans son pays. Cela compensait tout le reste. En 1990, sous la poussée d’un vent venu de la Russie, le « Vieux », comme on appelait Houphouët-Boigny, parce qu’il était vraiment vieux, avait ouvert son pays au multipartisme. Et Laurent rentra pour créer son parti. Lors de sa première apparition à la télévision, un de ses fidèles lui essuya le visage en s’exclamant : « on dirait Jésus Christ. » D’où son surnom de Christ de Mama, du nom de son village, en pays Bété. Là-bas où, dans la tradition, le chef est tout simplement le plus fort, celui qui arrive à conquérir le pouvoir et à le garder, peut importe comment.

Les camarades de France accompagneront Laurent jusqu’à ce qu’il prenne le pouvoir en ce mois d’octobre 2000. Il avait convaincu Robert Guéï, le tombeur d’Henri Konan Bédié, d’écarter ce dernier ainsi que Ouattara de la course présidentielle. Il avait aussi fait croire au naïf Guéï qu’il le laisserait gagner l’élection et accepterait d’être son premier ministre. Au dernier moment, après que Guéï se soit déclaré vainqueur, Laurent a fait descendre le bon peuple dans la rue, et après un bain de sang, a réussi à chasser l’ancien putschiste du pouvoir. Je vous l’ai dit, à Mama, le chef est celui qui réussit à obtenir le pouvoir et à le garder, peu importe comment.
Dix ans de pouvoir de Laurent ! Quelle tragédie !

Tout ce que les Ivoiriens lui demandaient étaient qu’il réconcilie leur pays déchiré par l’ivoirité créée par Bédié. Laurent choisit de les diviser davantage. Il y eut d’abord ce charnier qui inaugura le règne, puis le refus de laisser Ouattara se présenter aux législatives qui suivirent, les femmes du parti de ce dernier violées par des policiers, et Simone qui s’exclama « Qu’avaient-elles à aller manifester ? » Il y eut aussi cette insouciance. Laurent se dépêcha d’épouser une seconde femme. La loi de son pays dont il est le garant interdit la polygamie, mais les traditions le permettent. Il choisit les traditions. Nady, la nouvelle élue du cœur de Laurent était plus jeune et, disons-le, plus belle que Simone. Tout son entourage lui emboîta le pas, en choisissant de préférence les miss. Et il y eut cette rébellion. Tout le monde dans le pays savait que des déserteurs de l’armée vivaient dans les contrées voisines et menaçaient de revenir. Ils l’avaient déjà tenté une fois, au début du règne de Laurent. Laurent dit aux Ivoiriens :

« celui qui s’amuse à attaquer le pays recevra une pluie de feu sur la tête. D’ailleurs je vais créer deux bataillons pour surveiller le nord. » Il oublia de le faire et s’en alla en vacances. Insouciance, insouciance. A son retour, Laurent le socialiste augmenta les salaires de ses ministres, leur offrit de nouvelles limousines, les décora et s’en alla en Italie. Et les rebelles vinrent. Commença alors la danse macabre des escadrons de la mort. Il n’était pas question de perdre ce pouvoir si chèrement acquis. Benoît Dakoury-Tabley, l’ancien médecin personnel de Laurent, assassiné. Son frère Louis venait de s’afficher comme membre de la rébellion. Le comédien Camara Yérêfè, dit « H », assassiné lui aussi, avec des dizaines d’autres moins connus.

Les escadrons tuèrent jusqu’à ce que Laurent et Simone soient menacés de tribunal pénal international. Laurent jura, la main sur le cœur, que jamais, ni lui, ni Simone n’avait armé d’escadron. Et comme par hasard, les escadrons disparurent dans la nature. Il n’empêche qu’un policier trouva le moyen de tuer en plein jour, Jean Hélène, le correspondant de RFI à Abidjan. Les camarades de Paris commencèrent à trouver que le camarade Laurent en faisait un peu trop. Le camarade François Hollande trouva même qu’il était devenu infréquentable.

Mars 2004. Les opposants voulaient manifester pour demander l’application de l’accord de Linas-Marcoussis que Laurent avait entériné à Kleber, en janvier 2003. 120 morts selon l’ONU. 500, selon l’opposition. Novembre de la même année, bombardements des villes de Bouaké et Korhogo. Et cette bombe qui s’égare sur un camp militaire français. Neuf morts. Combien par la suite, dans le bras de fer qui opposa Laurent à la France ? Personne ne le sait. Mais les Français vivant en Côte d’Ivoire expérimentèrent alors les joies du retour au pays en charter. Et puis, et puis… Que de sang versé depuis l’arrivée de Laurent sur le trône ! Que de roublardise ! Que d’argent détourné, que d’enrichissements fulgurants des membres du clan, pendant que le peuple qui avait porté Laurent le socialiste au pouvoir croupissait dans la misère ! Et cette corruption de toute la société !

Et puis, cette élection sans cesse reportée, pendant cinq ans. Cela n’a pas empêché les camarades Jack Lang et Jean-Marie Le Guen de trouver Laurent à nouveau fréquentable, et d’aller faire la bamboula avec lui.
Et, au bout du long parcours, cette élection finalement organisée et… perdue. Et la volonté du peuple confisquée. Quelle tragédie, Laurent. Les camarades de Paris ne veulent plus t’accompagner. Le peuple de Côte d’Ivoire non plus.

Mais nous arrivons au dernier acte, Laurent. Est-ce pour cela que Simone a mis sa robe de mariée ? Elle t’a retrouvé Laurent. Elle tenait à dire au monde entier qu’elle avait toujours été là, à tes côtés, malgré tes infidélités. Elle a toujours été là, depuis le temps où vous militiez dans la clandestinité. Laurent, elle t’a accompagné dans ta tragédie qui fut aussi celle de ton pays. Ton pays qui te demandait tout simplement de l’aimer. Que t’est-il arrivé, à toi, Laurent l’historien ? Le pouvoir rend-t-il vraiment fou ? Ne sais-tu pas comment finissent ceux qui tentent de confisquer un pouvoir que le peuple leur a refusé ? N’est-ce pas toi qui disais à Milosevic qu’il ne pouvait pas avoir raison contre le monde entier ? Penses-tu, à ton tour, pouvoir avoir raison contre le monde entier ? Avais-tu besoin de finir de cette façon ? Oui, je le sais, chez toi, le pouvoir appartient à celui qui sait le prendre et le conserver, peu importe comment.

Tu le sais aujourd’hui, Laurent. Personne ne peut te laisser piétiner la jeune démocratie ivoirienne dont tu as pourtant été l’un des pères. Le camarade Jack Lang te l’a rappelé. Personne ne peut te laisser tuer la démocratie en Afrique. Parce qu’ils sont encore nombreux, ceux qui sont convaincus que malgré tout, malgré les hommes comme toi, comme Tanja du Niger, comme Moussa Dadis Camara de Guinée, une aube nouvelle est toujours possible en Afrique, une aube chargée de promesses en démocratie, en liberté, en justice, et en prospérité.


Dernière édition par Panafricain le Lun 13 Déc 2010 20:42; édité 2 fois
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Panafricain
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MessagePosté le: Lun 13 Déc 2010 20:38    Sujet du message: Répondre en citant

http://www.mediapart.fr/club/edition/les-invites-de-mediapart/article/131210/je-ne-suis-pas-un-partisan-aveugle-de-gbagbo-ma
Michel Lambret
Je ne suis pas un partisan aveugle de Gbagbo, mais...

Edition : Les invités de Mediapart
Je ne suis pas un partisan aveugle de Laurent Gbagbo. J'ai vécu plusieurs années en Côte d'Ivoire à partir de 1988, j'y retourne régulièrement depuis pour des séjours plus ou moins longs, de deux ou trois mois à une année entière parfois. Je connais le profond désir de changement des Ivoiriens qui aspirent plus que tout à la paix et au bonheur.

Je connais bien le sentiment de lassitude qui règne dans le pays, lassitude vis à vis de l'état de "drôle de guerre" qui règne dans ce pays toujours coupé en deux dans les faits, lassitude vis à vis de tous ceux qui ont été incapables de trouver une solution à ce problème, lassitude qui se cristallise sur le nom de Laurent Gbagbo, de Ouattara, des forces nouvelles et sur celui de la communauté internationale et de la France. Mais je continue à rêver pour ce pays que j'aime d'un avenir meilleur que celui que la France-afrique lui réserve.

Après avoir regardé jeudi soir le premier volet de l'enquête consacrée à cinquante ans de Françafrique, sur France 2, je reste stupéfait !
Stupéfait que le parallèle qui existe entre ce qui s'est déroulé par le passé dans d'autres pays africains et ce qui se déroule depuis 2002 en Côte d'Ivoire ne saute pas aux yeux des commentateurs et journalistes qui connaissent parfaitement ce jeu trouble que la France joue depuis 1960 sur ce continent.

Je suis persuadé de deux choses. La première est que si Mr Ouattara accède au pouvoir en Côte d'Ivoire, il n'apportera pas le bonheur et la paix tant attendue, il n'améliorera pas la condition des citoyens ivoiriens et encore moins celle des habitants du nord du pays (ses plus fervents partisans). Le nord de la Côte d'Ivoire n'a aucun potentiel économique. La seule priorité économique qui concerne le nord de la CI est l'amélioration des voies de communications vers les pays voisins (Burkina Faso et Mali au premier chef et ensuite un axe vers la Guinée).

La seconde est que dans quelques années, ou plus vraisemblablement dans une à deux décennies, d'autres journalistes nous raconterons comment l'Elysée à tenter de renverser Laurent Gbagbo en septembre 2002 et comment après l'échec de cette tentative il a créé une situation de partition de fait du pays qui aurait du amener à un effondrement économique de la Côte d'Ivoire et à une chute du régime.

Tous les éléments qui démontrent l'implication de l'Elysée dans la crise ivoirienne et sa volonté manifeste de ne pas laisser gouverner Laurent Gbagbo depuis septembre 2002 sont là sous nos yeux. L'Elysée est parvenu en partie à ses fins, Laurent Gbagbo n'a été réellement en capacité d'exercer sereinement le pouvoir que 18 mois. Depuis 2003, il partage même officiellement ce pouvoir avec les rebelles (accords de Marcoussis) et au final ces dernières années son premier ministre, Guillaume Soro, n'est autre que l'ancien chef des rebelles.

Aujourd'hui, on va même essayer de nous convaincre que c'est l'intervention militaire de la France qui a sauvé la présidence de Laurent Gbagbo en 2002. La vérité est pourtant toute autre et est très facile à vérifier. Le 19 septembre 2002 éclate la tentative de coup d'état, des combats ont lieu dans de nombreuses localités du pays et à Abidjan. Laurent Gbagbo se trouve à Rome, il fait appel à la France et demande que soient activés les accords de défense qui lient la Côte d'Ivoire et la France. L'Elysée refuse, arguant qu'il s'agit d'une affaire ivoiro-ivoirienne et propose à Gbagbo un asile doré en France.

Contre toute attente Gbagbo regagne immédiatement Abidjan, il y est accueilli dès sa descente d'avion par de très nombreux habitants d'Abidjan et aussi par des militaires et des policiers fidèles. Son retour à Abidjan fait basculer la partie des militaires indécis dans le camp de la loyauté à la république.

Ce n'est que plusieurs jours plus tard, alors que les rebelles ont échoué dans la prise de contrôle d'Abidjan et qu'ils se replient vers le nord du pays que la France interviendra au motif d'éviter des massacres inutiles, créant ainsi une ligne de front et aussi les conditions de la partition de fait du pays.

Les accords de défense qui lient la France à ses anciennes colonies africaines ne se limitent pas aux agressions venues de l'extérieur de ces pays, ils peuvent aussi être activés pour défendre les gouvernements légalement élus contre des tentatives de renversement.
Les interventions militaires de la France au Tchad sont là pour l'attester.

Il est de notoriété publique que Chirac n'a pas accueilli l'élection de Gbagbo en 2000 avec joie. Les premières décisions de Gbagbo en tant que président n'ont pas amélioré les relations entre l'Elysée et Abidjan et les relations entre Gbagbo et Chirac ont viré à la franche détestation. Mais en France, c'était alors l'époque de la cohabitation Chirac Jospin. A partir de mai 2002, fini la cohabitation, l'Elysée et Chirac ont les mains libres.

Comme d'autres observateurs, je ne peux m'empêcher de penser que le déclenchement de la tentative de coup d'état en Côte d'Ivoire moins de 5 mois après la réélection de Chirac n'est pas fortuite. Peut-être va on tenter de nous faire croire qu'il n'y a plus de cellule africaine à l'Elysée et que, sous le règne de Sarkozy, les relations de la France avec ses anciennes colonies devenues des pays indépendants sont enfin normalisées. Si cela était vrai, pourquoi ce domaine échappe toujours au ministère des affaires étrangères et au regard de l'assemblée nationale?

La Françafrique existe toujours, elle ne poursuit plus l'unique but de l'indépendance énergétique de la France. Quels sont ses buts? Empêcher un véritable démarrage économique de ces pays qui les mettrait en position de force dans la commercialisation de leurs ressources pétrolières, minières, etc. Pour cela il est impératif d'avoir des gouvernants africains dociles.

Laurent Gbagbo a des qualités et des défauts mais la docilité n'est assurément pas ce qui le caractérise, alors que Ouattara !!!

La CI possède un réel potentiel économique qui reste inexploité. Le potentiel économique dont je parle ne consiste pas à céder son pétrole contre quelques compensations financières ni à continuer à écouler sa production de cacao à vil prix (prix fixé à Londres à la bourse du café-cacao qui est complètement déconnecté du marché de ces matières premières). L'expression du potentiel économique de la CI passe par la transformation et la valorisation d'une partie de ses productions, cela implique de sortir ce pays de l'influence de la France (influence qui s'exerce avec la bénédiction des USA).

Normalement, la France aurait du être la première à aider la CI dans cette voie car la CI en se développant aurait apporté du travail à un bien plus grand nombre d'habitants de la sous-région comme elle le fait déjà depuis longtemps. Cela aurait diminué la pression migratoire vers la France de pays comme le Mali, le Niger, le Burkina Faso et d'autres. Mais force est de constater que si l'immigration est un argument souvent brandi à des fins électoralistes et de politique intérieure, quand se présentent de réelles opportunités pour palier à ce problème d'immigration, nos dirigeants semblent beaucoup moins intéressés.
Je suis arrivé depuis longtemps à la conclusion que l'immigration régulière autant qu'irrégulière a un double rôle : c'est une nécessité pour notre économie qui est régit par le capitalisme et c'est un formidable outil politique et électoraliste mais cela ne constitue en aucune façon un réel problème pour nos gouvernants !
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Panafricain
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MessagePosté le: Lun 13 Déc 2010 20:59    Sujet du message: Répondre en citant

Venance Konan

http://venancekonan.com/aspx/mes-ecrit/3188-Coup-dEtat-rbellion-nous-voulons-savoir.html

Coup d’Etat et rébellion : nous voulons savoir

M. Laurent Gbagbo nous a annoncé que c’est M. Alassane Ouattara qui est l’auteur du coup d’Etat de 1999, de la tentative de coup d’Etat de 2001 et le père de la rébellion de 2002. A la bonne heure, suis-je tenté de dire. Et il a promis tout dire lors de son face à face avec son challenger. Enfin, nous allons avoir les réponses à un certain nombre de questions qui nous taraudaient depuis de longues années. Monsieur Gbagbo dit que c’est M. Ouattara qui a fait le coup d’Etat. Qu’il nous dise donc pourquoi au moment de ce coup d’Etat il a été ramené de Libreville dans un avion du président Bongo qui a atterri à Bouaké, malgré les frontières fermées, et pourquoi, par la suite, il a réclamé et obtenu des postes juteux au gouvernement. Souvenez-vous de sa fameuse phrase : « si c’est un coup d’Etat RDR, qu’on nous le dise. »

Si c’est M. Ouattara qui avait fait le coup d’Etat, M. Gbagbo avait-il besoin de poser cette question ? Et si c’est le cas, qu’avait-il à réclamer ? On se souvient du texte de son plumitif Freedom Neruda qui avait à l’époque déploré que son parti n’ait obtenu que des ministères difficiles et pas juteux. On se souvient aussi que quelques mois après la mise en place du gouvernement, les ministres du RDR en ont été chassés et Guéï s’est retrouvé seul avec les ministres du FPI. Qui étaient les conseillers de Guéï ? Tous des hommes de Gbagbo. Que dire des propos de gens comme Zouin Honoré, membre de la junte, qui avait déclaré que le coup d’Etat était le fait du FPI ? Et Lida Kouassi qui disait qu’il sillonnait les camps militaires pendant ce coup d’Etat ?

Alors, Laurent Gbagbo vraiment innocent dans ce coup d’Etat ? Laurent Gbagbo, le démocrate, celui qui n’a plus de mots assez durs pour fustiger les coups d’Etat n’avait-il pas trouvé celui perpétré contre Bédié salutaire et républicain ? C’est bien lorsque cela arrive aux autres, mais très mauvais quand on me le fait. Lorsque l’on est démocrate, ce n’est pas à géométrie variable, M. Gbagbo.

Laurent Gbagbo doit se souvenir aussi de ce charnier qui avait marqué son entrée en fonction. Qui en est l’auteur ? Nous voulons savoir. Parlons de la tentative de coup d’Etat de janvier 2001 que l’on avait baptisé le complot de la Mercedes noire. J’avais interviewé IB au Benin en 2007, et il m’avait déclaré qu’il était l’auteur de cette tentative. Lorsque je lui ai demandé ce qu’il voulait en tentant ce coup, il m’avait répondu que s’il avait marché, il se serait « assis là où les chefs d’Etat s’asseyent ». Cette interview avait été reprise par le quotidien L’Inter. Je suis impatient d’avoir la version de M. Laurent Gbagbo sur cette affaire.

Parlons à présent de la rébellion de 2002. Les Ivoiriens n’ont pas la mémoire courte. Laurent Gbagbo nous avait dit, un soir, en direct à la télévision qu’il s’était tellement armé pour protéger notre pays que « celui qui s’amusera à vouloir nous attaquer recevra une pluie de feu sur la tête. » Nous attendons toujours cette pluie de feu. Blaise Compaoré n’avait-il pas demandé à Laurent Gbagbo de faire rentrer au pays les déserteurs de son armée qui se trouvaient chez lui ? Quelle a été la réponse de notre chef d’Etat ? Il a émis des avis de recherche contre eux en promettant des primes. Pourquoi, lui qui n’avait rien à voir avec le coup d’Etat de 1999, lui qui avait été « élu démocratiquement », ne cherchait pas à réconcilier les enfants de ce pays, plutôt que de pourchasser ceux qui avaient perpétré le coup de 1999 ? Sans doute parce qu’ils savaient des choses qu’il ne voulait pas voir sur la place publique.

Boga Doudou qui était le ministre de l’intérieur ne nous avait-il pas dit qu’il savait à quel feu rouge les déserteurs de notre armée qui se trouvaient à Ouagadougou s’arrêtaient ? Alors, dites-nous, Monsieur Gbagbo, lorsque l’on est chef d’un Etat et que l’on a toutes ces informations, surtout lorsque l’on a déjà eu à faire face à une première tentative de coup de force, comment peut-on se laisser surprendre par moins d’une centaine de déserteurs qui réussissent à occuper la moitié de son territoire ? Dites nous aussi comment Boga Doudou a été tué, lui qui ne se déplaçait pas sans une garde prétorienne d’une centaine de policiers. Comment ses assassins ont-ils pu accéder à son domicile ? Combien de ses gardes du corps ont été tués durant l’attaque ? On ne nous en a jamais parlé.

Nous voulons savoir la vérité aujourd’hui. Et pendant que nous y sommes, dites nous aussi qui a tué Robert Guéï. Affi N’guessan qui était alors Premier ministre nous avait dit que Guéï avait été tué pendant qu’il se rendait à la télévision pour revendiquer le coup qui était en train de se dérouler. Qu’il nous explique comment un général qui va se proclamer chef d’Etat à la télévision peut s’y rendre tout seul, en jogging. Et son épouse, et son aide de camp et toute sa maisonnée qui ont été tués, qu’avaient-ils à voir dans l’affaire ?

Et que nous dit-il enfin des propos des prêtres qui disent qu’en réalité le pauvre général Guéï s’était caché à la cathédrale d’où il a été extrait pour être conduit à la mort par des gendarmes ? Lida Kouassi avait aussi déclaré que les ministres se battaient tous pour avoir des commissions sur les achats d’armes ? Est-ce vrai ? Si c’est le cas, le chef de l’Etat a-t-il sanctionné ces ministres dont les intérêts personnels avaient pris le pas sur l’intérêt national ? Nous nous rappelons aussi qu’au début de cette guerre, le même Lida Kouassi avait annoncé que Bouaké avait été libéré, ce qui avait entraîné des représailles de la part des rebelles contre les populations civiles qui avaient commencé à manifester leur joie. Lida n’est-il pas aussi responsable de ces morts ? Et les escadrons de la mort. Qui les actionnait ? Pourquoi ont-ils brusquement disparu lorsque l’on a menacé de traduire Laurent Gbagbo devant un tribunal international ? Est-ce simplement un hasard ?

Parlons aussi de mars 2004. Pourquoi Laurent Gbagbo a envoyé son armée, contre des civils qui voulaient tout juste manifester pour l’application de l’accord de Linas-Marcoussis, des civils qui pour la plupart se trouvaient dans leurs domiciles ? Pourquoi ? Et combien d’hommes et de femmes sont-ils tombés ce jour-là ? L’ONU a parlé de plus de cent morts. Et les bombardements de Bouaké et Korhogo en novembre 2004, combien d’ivoiriens ont-ils tués ? Et ces jeunes gens tués au carrefour de la RTI, et ces gens tués à Anyama, Agboville ? Laurent Gbagbo, l’heure de dire toute la vérité a sonné. Nous vous attendons.
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marvel02
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MessagePosté le: Lun 13 Déc 2010 22:47    Sujet du message: Répondre en citant

Séminaire de l’Organisation Internationale de la Francophonie New York, USA, 11 décembre 2008 a écrit:


De la certification du processus électoral dans un pays après conflit :
Le cas de la Côte d’Ivoire.

« La certification » est une activité récente des Nations Unies. Elle date des années 2000. Lorsque, après une crise profonde, les populations et les acteurs politiques d’un Etat membre, manquent cruellement de confiance dans les institutions nationales impliquées dans les élections (Commission Electorale, Ministère de l’Intérieur, Justice, Forces de l’Ordre), des accords politiques avalisés par une Résolution du Conseil de Sécurité peuvent amener les aux Nations Unies à « certifier », c’est-à-dire, « attester » que les étapes fondamentales du processus électoral se sont déroulées selon les normes et principes internationaux de d’équité, de liberté, d’inclusivité et de transparence. Ce type de mandat est très rare. Dans l’histoire des Nations Unies, cela n’a été exécuté que dans deux (2) pays : Le Timor-Est en 2007 et le Népal en 2008. Le troisième mandat de certification concerne le processus électoral en Côte d’Ivoire. 26. En Côte d’Ivoire, quatre (4) instances sont chargés de s’assurer que le processus électoral se déroule de façon régulière, libre, transparente et pacifique : i) la Cour Constitutionnelle est chargée de connaître du contentieux pour les élections présidentielles et législatives ; ii) le Facilitateur (le Président du Burkina-Faso) a un rôle d’arbitre pour la mise en œuvre de l’Accord Politique d’Ouagadougou (APO) ; iii) les observateurs nationaux et internationaux se prononceront sur le processus ; iv) en plus de ces trois premières instances, le Conseil de Sécurité6 a donné mandat au Représentant Spécial du Secrétaire Général de l’ONUCI pour certifier toutes les étapes du processus électoral en cours (Résolution 1514 -XV du 14 décembre 1960; Résolution du Conseil de Sécurité, 1765 du 16 juillet 2007).

Par consensus entre le Certificateur et les acteurs clés nationaux et internationaux, les cinq critères principaux suivants feront l’objet de cette certification : i) un environnement paisible et sécurisé ; ii) un processus inclusif, c’est-à-dire sans exclusion ; iii) des médias libres et équitables ; iv) des listes électorales fiables et ; v) des résultats acceptés. Les trois premiers critères feront l’objet de certification « implicite » ; les deux derniers de certification « explicite », par une déclaration formelle du SRSG.
http://wwwboehibenoit.ivoire-blog.com/archive/2010/12/12/la-problematique-des-elections-apres-un-conflit-et-de-la-cer.html



ONUCI a écrit:
1. Pourquoi la certification des élections en Côte d`Ivoire ?

La certification des élections en Côte d`Ivoire répond à une demande des parties signataires de l`accord de Pretoria de 2005 de voir les Nations Unies accompagner le processus électoral dans le contexte de sortie de crise, en vue d`élections ouvertes, libres, justes et transparentes.
La résolution 1765 adoptée en juillet 2007 par le Conseil de Sécurité des Nations Unies, en son paragraphe 6, confie au Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies (RSSG) le mandat de certification. Il exerce ce mandat à titre exclusif et personnel.

2. Qu`est-ce que la certification des élections?

Le Certificateur est mandaté par le Conseil de Sécurité pour certifier que tous les stades du processus électoral fourniront toutes les garanties nécessaires pour la tenue d`élections présidentielle et législative ouvertes, libres, justes et transparentes, conformément aux normes internationales.

Le Certificateur doit donc s`assurer que toutes les garanties nécessaires sont réunies pour la réussite des élections en Côte d`Ivoire. Il s`agit de sauvegarder: aussi bien le processus que les résultats des élections. Le mandat de certification est un outil au service du peuple ivoirien pour organiser des élections dont il sera fier.


3. Qu`est-ce que la certification n`est pas?

Il ne s`agit pas a priori de rechercher les failles dans le processus électoral et de les sanctionner. Il ne s`agit pas non plus de certifier toutes les étapes des élections, contrairement à certaines idées répandues, mais de veiller à ce que toutes les étapes se déroulent conformément aux normes.


4. Quelles sont les étapes à certifier?

La résolution 1826 adoptée le 29 juillet 2008 par le Conseil de Sécurité des Nations Unies rappelle que "la publication de la liste électorale est une étape cruciale du processus électoral" et "prie le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies de certifier cette liste d`une manière explicite". Il est bien entendu que les résultats seront également certifiés d`une façon explicite. C`est une phase du processus tout aussi cruciale que celle de la liste des électeurs.
Les trois autres critères cadres ainsi que les composantes du critère-cadre liste électorale, tels que les audiences foraines, l`enregistrement des électeurs, etc. seront certifiés d`une façon implicite, compte tenu de leur caractère dynamique.


5. Quels sont les critères de la certification?

Cinq critères-cadres ont été retenus en concertation avec les acteurs politiques ivoiriens et le Facilitateur, à savoir, la paix, l`inclusion, les médias d`Etat, la liste électorale et les résultats:

- La paix: le processus ainsi que les résultats doivent se dérouler dans un climat apaisé.

- L`inclusion: le processus électoral doit inclure tous les citoyens qui remplissent les conditions pour être électeurs, et pour la candidature, toute personne éligible.

- Les médias d`Etat: leur impartialité et leur accès équitable et égal à tous les candidats, partis et groupements politiques, doivent être garantis.

- La liste électorale: une liste partiale et non inclu­sive ne sera pas certifiée. Une fois la liste électorale certifiée explicitement, le Certificateur n`admettra pas sa remise en cause de façon rétroactive.

- Les résultats: les résultats des élections seront certifiés d`une façon explicite. Une fois certifiés, le Certificateur n`admettra pas que les résultats fassent l`objet de contestations non démocratiques ou de compromissions.[b]


6. Quel est le mode opératoire de la certification?

Une Cellule d`experts établie au sein de l`ONUCI assiste le Certificateur dans sa mission de certification. A partir des cinq critères de la certification, la cellule effectue un suivi au quotidien de toutes les étapes du processus électoral ; elle identifie, développe et met régulièrement à jour les éléments permettant d`évaluer le processus.

Elle souligne les avancées et relève les anomalies ou éléments de risque, conformément à son rôle de veille ; elle les porte à la connaissance du Certificateur qui peut alors déclencher les leviers d`action nécessaires à la correction des anomalies constatées afin de [b]ramener le processus dans le respect des critères-cadres concernés.



7. Quels sont ses moyens d`action?

En cas de dysfonctionnement porté à sa connaissance, le Certificateur dispose de quatre niveaux d`action:

1) Il discute avec les acteurs impliqués et/ ou les autorités concernées afin d`attirer leur attention sur les éléments de risque ; il les encourage à prendre toutes les mesures correctives nécessaires.

2) Si cette concertation n`aboutit pas, il contacte les protagonistes ivoiriens afin de trouver des solutions au niveau national.

3) Si cette démarche n`aboutit pas, le Certificateur a la possibilité de faire appel au Facilitateur pour son arbitrage.

4) Si l`arbitrage n`aboutit pas, il fait rapport au Conseil de Sécurité pour les mesures appropriées.


8. L`ONU a-t-elle déjà certifié les élections dans d`autres pays?

L`ONU a accompli des missions de certification dans certains pays comme le Timor en 2007 et le Népal en 2008. Dans ces cas, l`ONU avait un rôle principal dans l`organisation des élections.
La Côte d`Ivoire sera un autre cas de certification où le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies doit certifier des élections dont il n`est, pas l`organisateur, c`est un défi.


9. Quels sont les moyens disponibles pour assurer la transparence des élections, qui est essentielle pour la certification?

Le processus électoral ivoirien, dans le contexte de sortie de crise, dispose d`un solide mécanisme pour assurer sa transparence. Ceci à quatre niveaux, à savoir:

1) la coopération de deux opérateurs techniques électoraux (INS et SAGEM) ;

2) une composition pluraliste de la CEI ;

3) la présence des Forces Impartiales et de l`ONUCI;

4) une présence importante des observateurs nationaux et internationaux.

Ce mécanisme à quatre niveaux est un formidable atout pour la réussite de la mission de certification des élections en Côte d`Ivoire.


10. Est-ce que la sauvegarde des résultats fait partie du mandat de certification?

Le Certificateur entend sauvegarder les résultats légitimes avec engagement, honneur et détermination. Il veillera à ce que les résultats soient respectés; que le vainqueur soit celui qui a gagné les élections; que les résultats ne fassent l`objet ni de contestations non démocratiques, ni de compromissions.

Au cas peu probable où les résultats légitimes seraient contestés par des moyens non démocratiques, le Certificateur, ayant également comme mandat fondamental le maintien de la paix et de la stabilité en Côte d`Ivoire en tant que chef de l`ONUCI, doit sauvegarder les résultats par tous les moyens dont il dispose au service du peuple ivoirien.


Source: www.onuci.org/leaflet/Depliant%20certification.pdf


Dès fois il est plus facile de faire une recherche c'est vrai, que de s'époumoner à réexpliquer la même chose.
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Panafricain
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MessagePosté le: Mar 14 Déc 2010 01:50    Sujet du message: Répondre en citant

@ Marvel : thanks pour le post. Très complet sur le processus de certification. Assez clair et limpide même selon moi.
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sidesma
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MessagePosté le: Mar 14 Déc 2010 11:57    Sujet du message: Répondre en citant

Si bagbo a des ennuis ,c'est que la françafrique sait que sa présence la dérange, n'allez pas cherchez loin!

Ali bongo a truqué les élections et pourtant il a été félicité par sarkozy avant la déclaration officielle des résultats!
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marvel02
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MessagePosté le: Mar 14 Déc 2010 17:01    Sujet du message: Répondre en citant

Panafricain a écrit:
@ Marvel : thanks pour le post. Très complet sur le processus de certification. Assez clair et limpide même selon moi.

Quand on ne veut pas voir, quand on s'est juré djà sapropre vérité, même le limpide on le refuse. La preuve:
sidesma a écrit:
Si bagbo a des ennuis ,c'est que la françafrique sait que sa présence la dérange, n'allez pas cherchez loin! Ali bongo a truqué les élections et pourtant il a été félicité par sarkozy avant la déclaration officielle des résultats!

J'ai dit beaucoup de mal du camarade Gbagbo, mais je lui reconnais toutefois un talent: c'est un agitateur et un manipulateur d'esprit hors catégorie.

J'ai bien aimé cette "Lettre à mon ami Pablo'' du journaliste Venance konan, au président du Conseil constitutionnel. Je prends des extraits explicites.
Citation:
Tu étais l’un des premiers militants du FPI encore dans la clandestinité. Et lorsque, beaucoup plus tard, tu fus nommé à la tête du Conseil Constitutionnel, je dis à tous mes interlocuteurs que sur le plan de la compétence, et de la rigueur intellectuelle, tu étais inattaquable.
Le vendredi 3 décembre 2010, l’histoire t’a mis face à tes responsabilités. Des amis et moi avions fait le pari qu’en ce moment crucial pour notre pays, l’intellectuel, le scientifique, prévaudrait sur le militant. Nous avons perdu. Quelle tragédie pour nous tes amis, Pablo ! (...) Ce droit dit que si les résultats sont contestés dans une région et qu’ils sont de nature à entacher l’ensemble du scrutin, on annule l’élection et on la reprend dans 45 jours.(...)
Tu as contesté les résultats de sept régions, ce qui a abouti selon toi, à inverser le résultat final. (...) Mais, Pablo, sur quoi t’es-tu basé pour procéder à ces annulations ?
Mais surtout, Pablo, sur quoi t’es-tu basé pour prononcer ces annulations, lorsque les préfets de ces régions, représentants de l’Etat, les observateurs de la communauté internationale, l’ONU, dont nous avons tous accepté au préalable le rôle de certificateur, ont tous produit des rapports attestant que s’il y a eu des incidents, ceux-ci n’étaient pas de nature à entacher le résultat des votes ? Tu avais une semaine, selon la loi dont tu es le gardien, pour examiner sereinement tous les 22000 PV. Tu veux nous faire croire, Pablo, que tu as fait tout cela en une journée ? Pablo, Pablo !
Le plus grave, c’est que, même en retirant les votes que tu as invalidés, Ouattara restait le gagnant avec un peu plus de 50%. Nous avons tous sorti nos calculettes et c’est clair. Et c’est bien ce que M. Choi avait dit. Où as-tu acheté ta machine à calculer, Pablo ? Méfie-toi des produits chinois. Tous les lecteurs de cet article peuvent à leur tour sortir leurs machines à calculer.
(...)
La constitution te donnait le dernier mot. Mais tu sembles avoir oublié que c’est nous, Ivoiriens, Laurent Gbagbo en tête, qui avons accepté, justement parce que nous n’avions pas confiance en nos propres institutions, que l’ONU certifie en fin de parcours les résultats de notre élection. Tu sais bien, toi le grand juriste, que les accords particuliers prévalent sur le droit général. C’est bien pour cette raison que le Conseil constitutionnel que tu présides ne s’est pas prononcé sur les candidatures de Bédié et de Ouattara qui ne respectaient pas la constitution au sens strict. Nous avons accepté que M. Choi certifie les résultats du premier tour. Pourquoi ne pourrait-il plus certifier ceux du second tour ? Alors, que nous chantes-tu là, Pablo ?
(...)
Te souviens-tu de ce que ton gourou avait dit à Abengourou, en 1999, lors de la "fête de la liberté". Il disait ceci, à propos de Slobodan Milosevic : "lorsque tu es dans un village et que tout le monde dit que ce pagne est blanc, si toi, tu le vois en noir, il faut te poser des questions. Milosevic a le monde entier contre lui. Où croit-il pouvoir aller ?" Oui, Pablo, où crois-tu que vous pourrez aller, toi, Gbagbo, et toute votre bande, avec la CEDEAO, l’Union Africaine, l’ONU, les pays les plus importants de notre région, du monde entier contre vous ?

Et comme Laurent Gbagbo l’a dit en 1999, si vous êtes les seuls à voir en noir un pagne que tout le monde voit blanc, c’est que vous avez un problème
Source: page d'accueil Grioo


L'argument du recomptage des voix est capital ici. cela m'avait échappé. En effet, je viens de refaire le calcul, si le Conseil constitutionnel invalide les régions du nord comme il l'a fait et ne reconnait l'élection que dans le reste du pays, c'est tout de même Alassane Dramane OUATTARA qui l'emporte avec 50,3% selon ma calculatrice (made in Taïwan. C'est pas tout à fait la Chine).
Or il y'a un principe de droit administratif. Je reviens sur les principes parce que quand on a bien fait sa première année, on tient les bases pour la vie.
Un document administratif comportant une faute (d'orthographe, de grammaire, de mathématique etc...) est repris et corrigé par l'institution émettrice quand cette faute impacte sur la portée du jugement. Or en annulant les régions du nord (décision juridique), son calcul du reste des voix s'avère une erreur mathématique, qui entache profondément les résultats. Il devient même contradictoire, d'où le conseil constitutionnel est tenu de reprendre le document avec un meilleur calcul mathématique. Il n'a plus le droit d'ajouter une région de plus à annuler ou quoi que ce soit, puisque ce n'est pas la réexaminer mais juste reprendre son calcul parce que mathématiquement faux, et de suivre les conclusions mathématiques qui s'imposent.

On peut mentir sur les phrases, le sens de la vie et ce qu'on veut, mais sur les mathématiques on en ment pas. Il appartient aux institutions administratives de la Côte d'ivoire de renvoyer l'arrêt du conseil proclamant les résultats pour correction de la faute. Et Yao Ndré aura beau affirmer que 1+2 = 4, la même faute constatée lui sera renvoyée à l'infini, jusqu'à ce qu'il rende aux maths leur incorruptibilité.

Oui je sais... c'est la françafrique qui a inventé les math, ou qui avait inoculé à Yao Ndré un mauvais poison qu'il lui a fait oublier de retrancher une région de plus. Ouais ouais...
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Jofrere
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MessagePosté le: Mar 14 Déc 2010 17:57    Sujet du message: Répondre en citant

sidesma a écrit:
Si bagbo a des ennuis ,c'est que la françafrique sait que sa présence la dérange, n'allez pas cherchez loin!

Ali bongo a truqué les élections et pourtant il a été félicité par sarkozy avant la déclaration officielle des résultats!

Donc il faudrait nous aussi féliciter Gbagbo pour avoir truqué les élections, c'est ça le raisonnement?
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Chabine
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MessagePosté le: Mar 14 Déc 2010 23:18    Sujet du message: Répondre en citant

marvel02 a écrit:

ONUCI qui est d'accord avec elle-même, le contraire eut été étonnant... a écrit:
3. Qu`est-ce que la certification n`est pas?

Il ne s`agit pas a priori de rechercher les failles dans le processus électoral et de les sanctionner. Il ne s`agit pas non plus de certifier toutes les étapes des élections, contrairement à certaines idées répandues, mais de veiller à ce que toutes les étapes se déroulent conformément aux normes.

et encore moins de valider des résultats, et de proclamer un vainqueur, n'est-ce-pas... Ils le disent eux-mêmes...


marvel02 a écrit:

ONUCI qui est d'accord avec elle-même, le contraire eut été étonnant... a écrit:
5. Quels sont les critères de la certification?

Cinq critères-cadres ont été retenus en concertation avec les acteurs politiques ivoiriens et le Facilitateur, à savoir, la paix, l`inclusion, les médias d`Etat, la liste électorale et les résultats:

- La paix: le processus ainsi que les résultats doivent se dérouler dans un climat apaisé.

- L`inclusion: le processus électoral doit inclure tous les citoyens qui remplissent les conditions pour être électeurs, et pour la candidature, toute personne éligible.


- Les médias d`Etat: leur impartialité et leur accès équitable et égal à tous les candidats, partis et groupements politiques, doivent être garantis.

- La liste électorale: une liste partiale et non inclu­sive ne sera pas certifiée. Une fois la liste électorale certifiée explicitement, le Certificateur n`admettra pas sa remise en cause de façon rétroactive.

[b]- Les résultats: les résultats des élections seront certifiés d`une façon explicite. Une fois certifiés, le Certificateur n`admettra pas que les résultats fassent l`objet de contestations non démocratiques ou de compromissions.[b]


La paix dans la zone Nord, pendant et après le 2nd tour des élections :

http://news.abidjan.net/article/?n=383342

Citation:

Odienné / Les pro-Gbagbo traqués et massacrés
Publié le mardi 14 décembre 2010 | Notre Voie


Le lundi 29 novembre 2010, les rebelles d’Alassane Ouattara, aidés des militants du RHDP, ont pillé et détruit, au quartier Résidentiel nord d’Odienné, les domiciles de Dr. Touré Amara, actuel ministre du Commerce, par ailleurs DDC du candidat Laurent Gbagbo d’Odienné et d’Affoun Bamba, DDC de Minignan. Une horde d’assaillants conduits par le rebelle Massa mènent, depuis le 27 novembre 2010, une chasse contre les personnes favorables au président Gbagbo. Dr. Touré Amara, qui a pu sortir d’Odienné grâce à l’intervention du préfet de la localité, nous a confié, hier, la voix encore pleine de douleur. “A Odienné, c’est la chasse aux militants proches de Gbagbo. Tous nos camarades sont obligés de se cacher. Ma maison et celle d’Affoun Bamba ont été pillées et brûlées. C’est Massa, le garde du corps de Gaoussou Touré, commissaire régional du RDR, qui conduit le mouvement”, soutient Dr. Touré Amara. Selon d’autres sources jointes à Odienné, la maison et le champ d’anacarde du secrétaire de section FPI de Bogodougou ont été détruits et brûlés. Le champ d’anacarde du secrétaire de section d’Odienné 2, Diabaté Moussa, a connu le même sort. La nuit de mercredi 1er décembre à jeudi, les militants du RHDP ont pillé le domicile de la secrétaire OFFPI, Touré Adja Massandjé et volé sa moto. Ils ont ensuite ligoté et chicoté son mari devant les enfants. Cette même nuit, les assaillants ont enlevé deux membres de la famille dont on est toujours sans nouvelles.

Dans le village de Seydougou, Massa et ses chiens enragés ont menacé de mort le responsable du FPI, Sékou Fofana, avant de lui arracher sa moto et son téléphne portable. A Tienko, le secrétaire de section a quitté le village sous la menace des rebelles. Son domicile a été saccagé. A Madinani, selon nos sources, c’est la terreur et la désolation dans le département. Partout, les pro-Gbagbo sont pourchassés et battus à sang. “C’est inhumain ce qui se passe dans la partie nord du pays”, a déclaré Touré Amara. Pour sa part, Cissé Laciné, DDC de Madinani dont le domicile a été ravagé par le feu et qui s’inquiète du sort de nombreux miltants disparus accuse : “Choï et L’Onuci seront tenus pour responsables de ce qui arrivera à nos camarades ”.

Délon’s Zadé


L'ONUCI était là pour quoi, déjà, au départ ? Rolling Eyes

PS : si les observateurs n'ont pas relevé d'exactions pendant le scrutin dans les régions hors du contrôle des rebelles, il semblerait cependant que des exactions graves aient été commises par le camp de KLG après le 2nd tour (voir articles à ce sujet sur abidjan.net).

Comment un scrutin organisé dans un pays en état de guerre larvée peut-il être validé (quelque soit le vainqueur) ? Que foutent l'ONU et les troupes françaises en CI ? Manifestement, rien pour désarmer les "rebelles" sortis de nulle part et financés par l'opération du St-Esprit, ce qui pourtant était leur mandat premier...
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"Le colonialisme et ses dérivés ne constituent pas à vrai dire les ennemis actuels de l'Afrique. À brève échéance ce continent sera libéré. Pour ma part plus je pénètre les cultures et les cercles politiques plus la certitude s'impose à moi que LE PLUS GRAND DANGER QUI MENACE L'AFRIQUE EST L'ABSENCE D'IDÉOLOGIE."
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MessagePosté le: Mar 14 Déc 2010 23:37    Sujet du message: Répondre en citant

Bon, ce ne sont que des juristes Ivoiriens, donc ça ne vaut rien (contrairement à l'ONU qui voit tout... Rolling Eyes )

http://news.abidjan.net/article/?n=383391

Citation:
Crise post électorale - Les vérités de professionnels de Droit
Publié le mardi 14 décembre 2010 | Le Temps

Depuis les élections du 28 novembre 2010, la Côte d’Ivoire est le théâtre d’une situation des plus épiques. Les deux instances chargées des élections proclament chacune un Président élu : la Commission électorale indépendante (Cei) opte, dès le jeudi 2 décembre 2010, pour l’ancien Premier ministre, Alassane Dramane Ouattara et le Conseil constitutionnel, le vendredi 3 décembre 2010, pour le Président de la République sortant, Laurent Gbagbo.
La situation se complique davantage, lorsque ce même vendredi 3 décembre 2010, le Représentant spécial du Secrétaire général de l’Onu, Choï, "entre en scène" et prend partie pour la Commission électorale indépendante (Cei), désavouant ainsi le Conseil constitutionnel. Dans sa déclaration du 3 décembre 2010, il soutient, en effet, que « Même si toutes les réclamations déposées par La majorité présidentielle auprès du Conseil constitutionnel étaient prises en compte en nombres de Procès-verbaux, et donc de votes, le résultat du second tour de l’élection présidentielle tel que proclamé par le Président de la Cei le 2 décembre ne changerait pas, confirmant le candidat Alassane Ouattara vainqueur de l’élection présidentielle ».

Le problème se pose dès lors de savoir lequel des deux candidats est légitime et véritablement sorti vainqueur des urnes ?
Ce problème revient au point de savoir laquelle des deux instances est compétente pour décider et quel est le rôle du Représentant spécial du Secrétaire général de l’Onu. Pour y répondre, il suffit d’interroger la Constitution ivoirienne du 1er août 2000 et les lois ivoiriennes pertinentes et même les règles et principes du droit international. C’est en s’appuyant sur ces textes que nous nous prononcerons sur les trois points, à savoir:

I- la proclamation des résultats provisoires par la Cei,

Dans sa déclaration précitée du 3 décembre sur la certification des élections, le Représentant spécial du Secrétaire général de l’Onu, révèle être « globalement » satisfait des critères de certification de l’élection présidentielle. Mais, il décide de ne s’en tenir qu’aux résultats provisoires proclamés par la Cei. Il est largement suivi, en cela, par les pays occidentaux, le Secrétaire général de l’Onu et quelques pays africains.
Et, pourtant, les faits, tels qu’ils se sont déroulés, révèlent de graves irrégularités commises par la Cei.

A- Les faits

Pour bien comprendre les faits qui se rapportent à la Cei, il importe, au préalable, de la présenter brièvement.
La Commission électorale indépendante est une autorité administrative indépendante chargée, aux termes de l’article 32, alinéa 3 de la Constitution, de « l’organisation et la supervision… des élections ». L’article 2 de la loi portant organisation, composition, attribution et fonctionnement de la Cei, complété par l’article 59 nouveau du code électoral, précise qu’il est imparti à la Cei un délai de trois jours pour proclamer les résultats provisoires et transmettre les Procès-verbaux accompagnés des pièces justificatives au Conseil constitutionnel en vue de statuer sur les contestations éventuelles et de proclamer les résultats définitifs.
Si cette procédure a été respectée au premier tour, au second tour il n’en a pas été de même et le Président de la Cei est allé au-delà de ses compétences comme les faits le démontrent.
Jusqu’au mercredi 1er décembre 2010 à 23h30, alors que le délai expirait à minuit, le Président de la Cei déclarait, sur l’antenne de la Radiodiffusion télévision ivoirienne, que les résultats n’étaient pas encore consolidés et qu’il ne pouvait pas les divulguer. Ces résultats provisoires n’ont donc pu être proclamés, faute de consensus des membres de la Cei.
Le jeudi 2 décembre 2010 vers 17h, contre toute attente, alors que la Cei était forclose, son Président se rend à l’Hôtel du Golf pour "proclamer les résultats provisoires".
Il importe de relever, à ce stade, trois données assez éloquentes. Elles se rapportent à l’auteur, au lieu et aux destinataires de la proclamation des résultats provisoires :
l L’auteur de la proclamation, c’est, non la Commission dans son ensemble, mais son Président. Celui-ci se rend tout seul à l’Hôtel du Golf pour proclamer des résultats non validés par la Commission centrale, faute de consensus. Et, les résultats sont proclamés, non plus région par région, comme au premier tour, mais globalement. Il donne, avec un taux de participation de près de 81%, Alassane Dramane Ouattara vainqueur avec 54,10 % des voix contre 45,90 % à Laurent Gbagbo.
l Le lieu de la proclamation, c’est, non le siège de la Cei, mais l’Hôtel du Golf, qui n’est pas un lieu quelconque. Cet hôtel est, à la fois, le lieu de résidence officielle des rebelles, devenus Forces nouvelles depuis les Accords de Linas-Marcoussis de janvier 2003 ; le Quartier général de contrôle des élections du Premier ministre, Guillaume Soro, Secrétaire général des Forces nouvelles et le siège de campagne du candidat Alassane Dramane Ouattara ;
l Les destinataires sont bien ciblés. Ce n’est pas le peuple ivoirien, mais ce sont les ambassadeurs de France et des Usa, le Représentant spécial du Secrétaire général de l’Onu, le Représentant spécial du facilitateur (Burkina Faso) et uniquement les médias français, en l’absence de la presse nationale et des représentants du candidat Laurent Gbagbo.

B- Les irrégularités

L’ensemble des faits ci-dessus rapportés sont constitutifs d’irrégularités graves commises par la Commission et surtout par son Président. L’on peut distinguer les atteintes à la loi électorale en général du cas spécifique de l’inexistence de la proclamation.
Les atteintes à la loi électorale, qui peuvent être brièvement passées en revue, n’appellent pas de développements particuliers. On en mentionnera trois.
C’est d’abord la violation de l’article 59 nouveau du code électoral. Celui-ci prescrit, que le Président de la Cei procède « à la proclamation provisoire de résultats en présence des représentants des candidats ». En l’espèce, ceux-ci, tout particulièrement ceux de Lmp n’ont pas été conviés à la proclamation des résultats.
C’est ensuite l’atteinte portée aux principes élémentaires destinés à garantir une élection libre, juste et transparente. Il en va particulièrement ainsi de la sincérité du scrutin et de l’impartialité du Président de la Cei, l’organe chargé des élections et qui est précisément à cet effet qualifié d’autorité administrative indépendante.
C’est enfin, la rupture de l’égalité des candidats à l’élection présidentielle. Elle consiste dans le fait d’avoir "proclamé les résultats provisoires ", non au siège de la Cei : lieu neutre, mais au Quartier général de campagne de l’un des candidats, en l’occurrence Alassane Dramane Ouattara.
Le Représentant spécial du Secrétaire général de l’Onu n’ignore pas les différentes irrégularités rapportées ci-dessus. Il en est bien conscient. C’est pourquoi, tout en les occultant, il tente de les justifier par la présence des forces de l’ordre qui, on ne sait comment, auraient "exacerbé" les "divisions internes" à la Cei.
L’inexistence de la proclamation des résultats provisoires procède de ce qu’elle est le fait, non de la Commission, mais de son Président tout seul. La Cei, comme déjà indiqué, n’a pas en effet, été capable de prendre une décision. Le Représentant spécial du Secrétaire général de l’Onu le reconnaît expressément, dans sa déclaration du 3 décembre 2010. Il y énonce : « Malgré mon appel à la Cei pour qu’elle proclame promptement les résultats provisoires du 28 novembre 2010, la Cei a été incapable de le faire sans retard, en raison de divisions internes ».
Bloquée et forclose, la Cei n’a pu délibérer valablement, ni même matériellement pour prendre une décision. Dès lors, Monsieur Bakayoko Youssouf, fut-il le Président, ne peut se substituer à la Commission pour décider en ses lieu et place. Une telle décision doit être déclarée inexistante et réputée nulle et de nul effet. Elle est donc insusceptible de conférer des droits au profit d’un destinataire quelconque.

II- La proclamation des résultats définitifs par le Conseil constitutionnel

Autant le Représentant spécial du Secrétaire général de l’Onu se dit satisfait de la proclamation des élections opérée par la Cei, autant il émet de sérieuses réserves, voire des objections à la décision du Conseil constitutionnel. Et, il va jusqu’à se substituer au Conseil constitutionnel pour proclamer vainqueur Alassane Dramane Ouattara.
Une telle attitude constitue purement et simplement un mépris pour nos Institutions, tout particulièrement pour le Conseil constitutionnel. Pour s’en convaincre qu’il suffise de passer en revue les attributions du Conseil constitutionnel relativement à l’élection présidentielle se rapportant à l’examen des réclamations électorales et à la proclamation des résultats.

A- L’examen des réclamations

Il revient au juge constitutionnel, conformément à l’article 94 de la Constitution de statuer «sur… les contestations relatives à l’élection du Président de la République… ». C’est pourquoi, en sa qualité de candidat, Laurent Gbagbo a saisi le Conseil constitutionnel pour qu’il se prononce sur les irrégularités commises dans certaines régions, dont le Nord. Cette démarche n’est pas en contradiction avec les critères de certification, qui prescrivent que les contestations doivent être faites « de manière pacifique par les voies appropriées ». Celles-ci s’entendent des voies légales et c’est là une exigence fondamentale de l’Etat de droit.
Pour y parvenir, le contentieux de l’élection présidentielle confère de larges pouvoirs au Conseil constitutionnel. Parmi ceux-ci, l’on ne retiendra que deux.
Le premier pouvoir l’amène à examiner les contestations relatives à l’élection en tenant dûment compte des irrégularités commises et susceptibles d’entacher les résultats. C’est donc à la juridiction suprême qu’il revient d’apprécier le caractère déterminant ou non de l’irrégularité.
Le second pouvoir, tout aussi important, est celui qui consiste à réformer, éventuellement, les résultats, c'est-à-dire à proclamer élu un candidat autre que celui qui a été implicitement déclaré vainqueur par la Cei.
Le juge constitutionnel français, même s’il n’a pas eu à user du pouvoir de réformation, a eu à annuler les résultats d’un certain nombre de bureaux de vote. Pour ne citer que deux exemples, l’un ancien et l’autre récent. L’ancien, le 27 avril 1988, douze bureaux de vote ont vu leurs résultats annulés : un en Guadeloupe, trois en Nouvelle Calédonie et même huit en Métropole. Le récent, ce sont les résultats du premier tour de scrutin qui ont été annulés en avril 2002 avec rectification desdits résultats.
Le Représentant spécial du Secrétaire général de l’Onu se refuse à admettre l’existence d’irrégularités de nature à influer sur les résultats des élections. Pour ce faire, il n’hésite pas à distinguer les observateurs et experts selon qu’ils sont des Occidentaux ou des Africains. Il qualifie ainsi, tout en se gardant d’en fournir le critère, les premiers de "crédibles" et les seconds, a contrario, de non crédibles. Il emboîte ainsi le pas à un journaliste français qui, d’un ton méprisant et dédaigneux parlant des experts et observateurs africains, les qualifie d’« observateurs sortis d’on ne sait où ». Et, pourtant ces experts et observateurs africains, dépourvus de toute crédibilité, parmi lesquels figurent en bonne place ceux de l’Union africaine, ont été accrédités par la Commission électorale indépendante.
La plupart des experts et observateurs africains ont, en effet, révélé, avec force détails, dans les zones Cno et plus particulièrement au Nord, entre autres : empêchement à la participation des électeurs au vote, bourrage des urnes, interdiction des présences des représentants Lmp aux bureaux de vote, intimidation par les rebelles armés, violations graves de Droits de l’Homme, dont viols et assassinats des militants et sympathisants Lmp…, tous faits de nature à impacter les résultats des élections.
Pour ne rapporter qu’un exemple: dans la vallée du Bandama, la Commission électorale régionale a attribué à Alassane Dramane Ouattara un total de 244.471 voix, alors qu’en réalité il n’avait obtenu que 149.598 voix, soit 94.873 voix supplémentaires frauduleusement attribuées.

B- La proclamation des résultats

La proclamation des résultats définitifs est une étape importante, qui intervient après celle des résultats provisoires par la Cei et qui épuise la compétence du juge constitutionnel. L’on ne saurait faire l’économie de cette phase, comme semble l’indiquer le Représentant spécial du Secrétaire général de l’Onu.
L’article 63 nouveau prescrit, en effet : « le résultat définitif de l’élection du Président de la République est proclamé, après examen des réclamations éventuelles, par le Conseil constitutionnel et publié selon la procédure d’urgence ». C’est pour exercer ses compétences que le Conseil constitutionnel s’est réuni pour statuer et a proclamé les résultats définitifs le vendredi 3 décembre 2010, vers 16h30 devant la presse nationale.
Et, tenant dûment compte du caractère déterminant des irrégularités, le Conseil invalide partiellement certains résultats et proclame le candidat Laurent Gbagbo vainqueur, avec 51,45 % des voix contre 48,55 % des voix pour Alassane Dramane Ouattara avec un taux de participation de 71%, reconnu par tous les observateurs et les parties prenantes au processus électoral.
C’est en sa qualité de juge de l’élection qu’il revient au Conseil constitutionnel de proclamer les résultats définitifs. Le dernier mot lui appartient. Aux termes de l’article 98 de la Constitution « les décisions du Conseil constitutionnel ne sont susceptibles d’aucun recours… ». Elles ont donc autorité absolue de chose jugée. Ce texte ajoute que les décisions du Conseil. «s’imposent aux pouvoirs publics, à toute autorité administrative, juridictionnelle, militaire et à toute personne physique ou morale ». Elles s’imposent également aux Etats étrangers et aux organisations internationales, y compris l’Onu en raison de la souveraineté de la Côte d’Ivoire.
Le Conseil constitutionnel, juridiction suprême de l’Etat, ne saurait donc être considéré comme une chambre d’enregistrement de la Cei, simple autorité administrative, fut-elle indépendante.
Comme on le voit, la phase juridictionnelle est incontournable. Aucun candidat ne saurait être proclamé définitivement élu, s’il n’a été reconnu comme tel par le Conseil constitutionnel.

III- Le rôle de certificateur du Représentant spécial du Secrétaire général

Le problème se pose ici de savoir si sa qualité de certificateur confère au Représentant spécial du Secrétaire général le pouvoir de décider et de récuser, en plein processus électoral, le Conseil constitutionnel. La réponse négative ne fait aucun doute. Car la validation des résultats provisoires du Président de la Cei est une immixtion dans les affaires intérieures de la Côte d’Ivoire.

A- La validation des résultats provisoires de la Cei…..

De l’ensemble des faits, l’on peut déduire que soit le Représentant spécial n’a pas une idée bien claire de sa mission, soit il en a, mais est partial. On peut pour ce faire, émettre deux observations relativement à son attitude.
La première, c’est que le Représentant spécial du Secrétaire général décide de ne s’en tenir qu’aux résultats non consolidés de la Cei, à partir de documents fournis par celle-ci. En s’octroyant le pouvoir de valider les "résultats provisoires" "proclamés" par le Président de la Cei, il invalide du même coup les résultats définitifs proclamés par le Conseil constitutionnel.
La seconde observation, c’est le mépris qu’il affiche pour les Institutions ivoiriennes, comme il l’a déjà fait pour les Institutions africaines. Il décide souverainement d’arrêter la procédure au stade des résultats provisoires, irrégulièrement proclamés par le Président de la Cei et de ne point tenir compte de la phase juridictionnelle, la plus importante de la proclamation des résultats définitifs par le Conseil constitutionnel.
A la vérité, il ne fait que ce qui l’arrange. Pour le premier tour, il a bien accepté les deux phases de l’élection présidentielle et pour le second tour, il ignore la phase juridictionnelle. La raison évoquée, d’ailleurs dans le milieu diplomatique, est tirée de ce que la Commission est indépendante, alors que le Conseil constitutionnel, parce que ses membres sont nommés par le Président de la République, ne le serait pas.
C’est le lieu de rappeler que dans la plupart des Etats, y compris la France, le mode de désignation du Conseil constitutionnel est le même, le pouvoir de nomination étant partagé entre le Président de la République et le Président de l’Assemblée nationale. Il faut rappeler également que la Cei est composée de représentants des partis politiques et des Forces nouvelles, qui y sont majoritaires. Sur trente deux membres, cinq seulement sont de La majorité présidentielle, alors que les vingt sept autres représentent le candidat adverse, tout particulièrement le Rdr, son parti et les Forces nouvelles, issues de la rébellion armée.

B- Une immixtion dans les affaires intérieures de la Côte d’Ivoire

Le Représentant spécial du Secrétaire général en décidant de ne reconnaitre que les résultats provisoires a largement outrepassé ses pouvoirs.
Le mandat du certificateur ne consiste pas, en effet, à valider les résultats définitifs. Certifier, n’est pas valider. Il s’agit de vérifier la conformité du processus électoral aux règles qui l’encadrent. Le certificateur a pour mission de porter témoignage aux Nations unies de ce qui est fait en Côte d’Ivoire relativement au processus électoral et non de sanctionner. Il ne peut donc remettre en cause une décision du Conseil constitutionnel sans fouler aux pieds les principes même des Nations unies.
Le refus du certificateur de reconnaître la décision du Conseil constitutionnel, juridiction suprême de la Côte d’Ivoire, est une décision grave, consistant en une immixtion dans les affaires intérieures de l’Etat ivoirien. Il contrevient, en cela, à la résolution S/RES/1765 du Conseil de sécurité des Nations unies du 16 juillet 2007 réaffirmant, en son préambule, « son ferme attachement au respect de la souveraineté, de l’indépendance… de la Côte d’Ivoire ». Cette résolution rappelle également « l’importance des principes … de non-ingérence ».
En définitive, le rôle de certificateur n’est qu’un rôle d’arbitre et de conciliateur. En agissant, comme il l’a fait, le Représentant spécial du Secrétaire général de l’Onu bafoue la légalité républicaine et exacerbe les tensions alors que sa mission consiste précisément à consolider l’Etat de droit et la paix.

Fait à Abidjan, le 9 décembre 2010
Collectif des juristes pour
la sauvegarde de la légalité républicaine

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MessagePosté le: Mar 14 Déc 2010 23:55    Sujet du message: Répondre en citant

J'aimerais bien savoir quels principes de droit international transcendant autorisent ce genre de mesures :

http://news.abidjan.net/article/?n=383401


Citation:
Sanctions de l`UE contre onze proches de Laurent (La liste)
Publié le mardi 14 décembre 2010 | AFP


L`Union européenne va prendre des sanctions à l`encontre de onze proches du dirigeant ivoirien Laurent Gbagbo, mais pas M. Gbagbo lui-même, ont indiqué mardi des sources diplomatiques européennes.

L`UE avait annoncé lundi qu`elle comptait accroître la pression sur le régime de M. Gbagbo via des restrictions de visas et un gel d`avoirs, face à son refus de reconnaître la victoire d`Alassane Ouattara à l`élection présidentielle.

Parmi les noms se trouvant sur cette liste figurent le conseiller pour la sécurité de M. Gbagbo, Kadet Berlin, le secrétaire général de la présidence, Desiré Tagro et le président du Conseil constitutionnel, Yao N`Dre.

Il y a également les noms de Pascal Affi N`Guessan, secrétaire général du parti de Laurent Gbagbo, le Front populaire ivoirien (FPI) et le directeur général de la radio-télévision publique RTI, Pierre Israel Amessan Brou.Les sanctions devraient devenir effectives d`ici quelques jours.

Le capitaine Anselme Seka Yapo, garde du corps de l`influente Simone Gbagbo, l`épouse de M. Gbagbo, figure sur la liste de l`UE.

Parmi les personnes visées, se trouvent encore le secrétaire général du Conseil national de la communication et audiovisuel (Cnca), Franck Anderson Kouassi, le général de gendarmerie, Georges Guiai Bi Poin qui dirige le Centre de commandement des opérations de sécurité (Cecos) et le chef de la Garde républicaine, le général Dogbo Ble.

Le vice chef d`état-major de la Marine ivoirienne, l`amiral Vagba Faussignau, est sur la liste tout comme le colonel Ahouman Brouha Nathanael, patron du groupe de sécurité du président de la République (GSPR).

L`Union avait indiqué lundi son intention de cibler notamment "les responsables qui ont refusé de se placer sous l`autorité du Président démocratiquement élu".

Deux semaines après la présidentielle du 28 novembre, la Côte d`Ivoire reste plongée dans une crise institutionnelle sans précédent avec deux chefs d`Etat proclamés, le sortant Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara, reconnu par une communauté internationale quasi-unanime comme étant le président légitime.

Alassane Ouattara a été donné vainqueur par une Commission électorale indépendante (CEI) avec 54,1% des suffrages mais le Conseil constitutionnel, acquis à Laurent Gbagbo, a invalidé ces résultats et proclamé ce dernier président avec 51,45% des voix.


Pourquoi cibler les proches de Gbagbo et pas Gbagbo lui-même, dis donc ? Mystère et boule de gomme ! Rolling Eyes

PS : et si "LA" Communauté Internationale faisait pareil avec les avoirs de Jean-Claude Duvalier, qui coule une retraite dorée (pour bons services rendus ?) en France, depuis 24 ans ? Ah non, là, pas possible (ça doit pas être "démocratique", sûrement... ) : http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2010/02/03/006-Suisse-Duvalier-fonds.shtml

Bon, la tension monte sur le front social, aux Antilles, donc je ne reste pas. Bon courage aux frères Ivoiriens, quelle que soit l'issue Confused
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"Le colonialisme et ses dérivés ne constituent pas à vrai dire les ennemis actuels de l'Afrique. À brève échéance ce continent sera libéré. Pour ma part plus je pénètre les cultures et les cercles politiques plus la certitude s'impose à moi que LE PLUS GRAND DANGER QUI MENACE L'AFRIQUE EST L'ABSENCE D'IDÉOLOGIE."
Cette Afrique à venir, Journal de bord de mission en Afrique occidentale, été 1960, Frantz Fanon, Pour la Révolution Africaine
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marvel02
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MessagePosté le: Mer 15 Déc 2010 02:03    Sujet du message: Répondre en citant

Chabine, chère Chabine,

Je t'ai cité des textes antérieures à l'élection, issus d'aucun camp protagoniste, connus et approuvés par les deux camps. Ils sont clairs et limpides: le dernier à se prononcer c'est le certificateur onusien qui est au dessus des autres instances de l'élection, dont le CC explicitement cité. Il a pouvoir d'imposer sa certification par tous les moyens aux acteurs. Y'a pas débat. Dès le début je le disais, c'est pure masturbation, manipulation et tentative désespérée de justifier l'injustifiable. C'est 100% de la planète est du même avis. Enfin, je comprends le gout de la polémique, mais on peut aussi être raisonnable. Revenez dans 5 ans, y'aura une autre élection.

Les textes que tu produis sont partisans, sciemment orientés. Quand ça commence par "les rebelles d'Alassane Ouattara", je ne m'attends pas à une analyse honnête, je n'ai donc pas lu la suite. D'autant qu'ils étaient tous d'accord de celui qui doit certifié le déroulement, ce n'est pas le camp Gbagbo, auteur de ce texte.

C'est terrible cette manie que tu as de tirer des parallèles entre tout et tout. Heureusement que tu n'appliques pas le même procédé à la médecine: "pourquoi on a opéré mon père quand il était malade, et moi on me donne juste des cachets? Pourquoi as-ton refusé un scanner à Martin Luther King et aujourd'hui on a exclu un médecin qui n'en a pas appliqué...". Et c'est comme ça que nous entrons dans une propension au martyr, et que nous pourchassons comme des sorciers ceux qui osent inviter au raisonnement, au relativisme, et au raisonnement scientifique. Nous détruisons notre propre combat parce que même la mauvaise météo est attribuée au racisme et à l'empêchement de l'Afrique de se développer.

L'ONU n'a pas tous les pouvoirs, ni n'intervient partout pareil, pour les mêmes solutions, ni n'est un saint censé tout réussir. C'est Gbagbo et les autres acteurs ivoiriens qui ont invité cet organisme à faire ce qu'il a fait. Les accords de Pretoria ne concernent pas Haïti. La loi européenne du temps de Duvalier n'est pas la même que celle d'aujourd'hui... Bref tous ceci n'a pas besoin d'être dit pour être compris.
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sidesma
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MessagePosté le: Mer 15 Déc 2010 11:27    Sujet du message: Répondre en citant

Cher Marvel02, il s'agit d'une lutte entre l'afrique, et la france-afrique.
L'afrique représentée par bagbo,et la france-afrique par Ouattara.
Tout africain ,toute personne qui aime l'afrique sait de quel côté il doit se ranger.

C'est impossible que tu dises que Ouattara n'est pas françafricain, car il est ami de longue date de sarkozy et sarkozy etait maire à neuilly dans les années 1990 quand il a marié Ouattara avec dominique,sa femme, elle aussi françafricaine.


Bagbo n'est pas parfait,certes, il n'y a pas de doutes, mais nous sommes dans une situation ou nous devons accepter, soit la colonisation par l'arrivée de Ouattara au pouvoir et le retour des occidentaux dans le contrôle des richesses ivoiriennes,ainsi que le repositionnement des bases militaires en Côte d'ivoire.

Avec bagbo, les colons sont en difficulté et ils le savent,ils savent que pour eux ce sera difficile si bagbo se maintient au pouvoir.


Alors tout africain qui ne veut plus être sous la botte des occidentaux sait que bagbo représente cette alternative
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Benny Da B'
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MessagePosté le: Mer 15 Déc 2010 13:39    Sujet du message: Répondre en citant

Chabine,

Je ne peux que saluer ton soucis d'essayer de t'informer par toi même en allant sur les sites de journaux Ivoiriens.

Seulement, il faut être bien conscient que tu ne trouveras sur Abidjan.net que la stricte image de la division du pays actuelle. Avec tout ce que cela comporte de manipulations voir mensonges.

Pour exemple, tu reportes deux articles de journaux, dont :

L'un de Le Temps => Journal de la seconde épouse du Président Gbagbo
L'autre de Notre Voie => Journal fondé par Gbagbo lui même.

Alors forcément, tu y trouveras tout ce dont tu as besoin pour approfondir ce que tu cherches.

A l'inverse, existe des journaux, tout aussi partisan, qui dirait l'exacte opposé de ce qui est reporté.

C'est là a mon sens toute la difficulté d'essayer de libre la crise en cote d'ivoire à travers sa presse (via le web).

PS : Le débat sur le juridisme pointilliste engagé par le camp Gbagbo me semble tout à fait hors de propos. Nous n'en sommes plus là à mon sens. On chercher à nous faire débattre de quelque chose qui permet d'évacuer le fond du problème qui est le retournement "étonnant" des scores.

Ceci est à traiter AVANT le débat sur le droit.
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Benny Da B'
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MessagePosté le: Mer 15 Déc 2010 13:52    Sujet du message: Répondre en citant

Quand aux effets de manches sur les "massacres" dans le Nord qui serait à feu et à sang à cause des rebelles. . . bon ... permet de remettre en doute cela ... Madinani j'y suis passsé il y a deux semaines ... et c'est tout aussi calme que toutes les autres fois ou j'y suis passé.

Maintenant, c'est sur que, croire pour le camp Gbagbo qu'il peut nier totalement des départements entiers de la Côte d'Ivoire et s'imaginer que ses représentants locaux seront acceuillis à bras ouvert par les populations locales est un peu naïf (pour ne pas dire qu'on nous prend pour des C...sur ce coup) J'aimerais voir, le jour ou on annulera les votes de tous les DOM à une élections présidentielle, la manière dont vous acceuillerez le préfet dans vos marchés... vois-tu ...
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Benny Da B'
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MessagePosté le: Mer 15 Déc 2010 14:02    Sujet du message: Répondre en citant

Chabine a écrit:


J'aimerais bien savoir quels principes de droit international transcendant autorisent ce genre de mesures :

]Sanctions de l`UE contre onze proches de Laurent (La liste)[/b]
Publié le mardi 14 décembre 2010 | AFP


Aucun ... en effet. Chaque pays (ou organisation de pays) est tout à fait libre de faire ce que bon lui semble sur ces sujets.

Tou comme toi tu es libre d'héberger qui tu veux, et de dépanner en thunes qui tu veux, du montant que tu souhaites...

Ce qui autorise donc l'UE à prendre des sanctions sur son territoire, c'est son propre débat interne et au parlement.

Si LG le souhaite il peut dès ce soir décider de geler les avoirs de sarkozy et Obama dans les banques ivoiriennes et les interdire de visas ...
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marvel02
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MessagePosté le: Mer 15 Déc 2010 15:51    Sujet du message: Répondre en citant

sidesma a écrit:
Cher Marvel02, il s'agit d'une lutte entre l'afrique, et la france-afrique.
L'afrique représentée par bagbo,et la france-afrique par Ouattara.
Tout africain ,toute personne qui aime l'afrique sait de quel côté il doit se ranger.

Ben voyons. Et en quoi Gbagbo qui affiche une haine viscérales des maliens, burkinabè, dioula en général et autres ivoiriens ayant des parents extérieurs, est-il un pro africain? Quand est ce qu'à commencé cette lutte de Gbagbo contre la françafrique, qu'a t-il fait contre n 10 ans de pouvoir?

Citation:
C'est impossible que tu dises que Ouattara n'est pas françafricain, car il est ami de longue date de sarkozy et sarkozy etait maire à neuilly dans les années 1990 quand il a marié Ouattara avec dominique,sa femme, elle aussi françafricaine.


Puis, rassure moi d'entrée de jeu que toi même tu n'habites pas la France et que tu ne t'es pas marié devant un maire français et que tu n'as aucun ami français. Car si c'est cela la preuve d'être françafricain, Cheikh Anta Diop fut alors un grand françafricain! Comme Laurent Gbagbo, marié jadis à un française (ou françafricaine, ô la méchante!)en France.
Je croyais bêtement que le débat était entre deux candidats à une élections et qu'un seul devait être le gagnant. Ainsi, depuis le début tu avais arrêté que si c'est c'est Ouattara, on françafricanisera la chose?

Citation:
Bagbo n'est pas parfait, certes, il n'y a pas de doutes, mais nous sommes dans une situation ou nous devons accepter, soit la colonisation par l'arrivée de Ouattara au pouvoir et le retour des occidentaux dans le contrôle des richesses ivoiriennes,ainsi que le repositionnement des bases militaires en Côte d'ivoire.


Ouattra est ivoirien, comment vulez vous qu'il colonise son propre pays? C'est encore la théorie de l'ivoirité qui domine dans ton esprit. Pour moi, cette théorie est ce qu'il y'a de plus antipanafricain. Pourquoi Sarkozy (né de père hongrois)) n'a t-il pas colonisé la France pour le compte de la Hongrie, ou Obama les USA pourle compte du Kenya (d'ailleurs c'est un argument des extrémistes républicain qui voient en lui un pion islamiste)? Parce que tu estimes que Ouatara est plus bête que Sarkozy, parce qu'il est noir?

Non Gbagbo n'est pas parfait, effectivement. Ce n'est plus qu'un gibier de la Cour pénale internationale. Ce n'est pa sun panafricain, personne ici n'a pu me donner le moindre témoignage sur cet encrage. Il a même déclaré que l'union africaine va trop vite; c'est déjà trop avancé et qu'on devrait prendre tout notre temps pour s'intégrer.

Mais au final, on s'en fout puisqu'il a perdu et définitivement perdu. Il n'y a plus à se demander quel camp on choisi. Il a perdu, il force. Excuse moi d'être démocrate (un connerie françafricaine, je sais), et de respecter le verdict du peuple.

Citation:
Alors tout africain qui ne veut plus être sous la botte des occidentaux sait que bagbo représente cette alternative


Dis-moi, tu habites en France? Laughing
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Kainfri
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MessagePosté le: Mer 15 Déc 2010 18:00    Sujet du message: Répondre en citant

Je crois que Serge Bilé a tout dit sur sa page Facebook:

Serge Bilé a écrit:
Drôle de matinée. En l’espace de quelques minutes, j’ai reçu deux coups de fil diamétralement opposés depuis Abidjan. Le premier de quelqu’un qui m’est extrêmement proche et qui est surtout très proche du camp d’Alassane Ouattara. Il m’a demandé de rentrer dare-dare parce qu’on a besoin de moi maintenant dans leur équipe, sans plus de précision. Je lui ai répondu que ça ne m’intéressait pas. Dix minutes plus tard, l’écrivaine Calixte Beyala, qui se trouve actuellement à Abidjan, me fait appeler et me demande à son tour, cette fois, de rejoindre le camp de Laurent Gbagbo et de participer à sa défense. Je lui ai répondu, là encore, que ça ne m’intéressait pas. Au risque d’être incompris ou de me fâcher même avec des gens que j’aime bien, je maintiens ce que crois. Il faut, pour sortir de l’impasse ivoirienne actuelle, revenir là ou ça a coincé et reprendre le vote dans les sept régions du nord où ils ont été arbitrairement annulés. Tout ce qu’on pourra me dire sur la primauté du conseil constitutionnel, les circonstances de l’annonce des résultats de la commission électorale indépendante, les rebelles, et tutti quanti, ne m’intéresse pas et ne me fera pas varier d’un iota. Ceux qui me reparlent aujourd’hui du coup d’état de 2002 sont souvent les mêmes qui ont avalisé celui, "sans effusion de sang", de Guéï qui a amené par la suite Gbagbo au pouvoir, lequel Gbagbo s’est réjoui de ce coup d'état parce qu'il permettait, selon lui, de faire avancer la démocratie. Ceux qui me parlent aujourd’hui de déni de démocratie ont t-ils oublié de dire que le parti au pouvoir a, il n’y a pas si longtemps, cautionné un scrutin présidentiel non démocratique, dont ont été exclu Bédié et Ouattara. Ceux qui me parlent aujourd’hui d’ingérence étrangère ont-ils oublié que, dans son face à face électoral tendu avec Guéï, c'est depuis la résidence de l'ambassadeur de France à Abidjan que Gbagbo a lancé son appel à ses militants pour qu’ils descendent dans la rue. On a vu le bain de sang qui a suivi. Enfin, je m’étonne que ceux qui me parlent aujourd’hui du respect de la loi n’aient pas bronché à l’annonce de la candidature d’Adama Dahico qui n’était pourtant pas légale, vu qu’il a été naturalisé, ce qui ne lui permettait pas, par conséquent, de se présenter à l’élection présidentielle. Aujourd’hui, qu’on le veuille ou non, qu’on vocifère ou non, qu'on s'insulte ou non, nous sommes dans la merde. Chacun peut rejeter la faute sur l’autre et maugréer à l’infini, ça ne changera rien. Si Gbagbo reste au pouvoir, la tension va demeurer, et les choses peuvent dégénérer d’un moment à l’autre. Si Ouattara prend le pouvoir, d’une façon ou d’une autre, (à mes yeux cela ne peut et ne doit se faire sans l’aval du conseil constitutionnel), la tension demeurera, et les choses pourront tout autant dégénérer d’un moment à l’autre. Et, comme c’est parti, personne ne va céder, pas plus à leur niveau qu’au niveau de leurs partisans, ce qui repousse à tout jamais les espoirs de réunification et l’idée même de vivre en paix. Moi, ma solution, je l’ai dit et répété, ici, depuis l’annonce des résultats, c’est de reprendre le scrutin dans les régions contestés avec cette fois une surveillance accrue des bureaux de vote. C’est ma solution. D’autres en ont peut-être de meilleures. Que chacun les expose en ayant à l’esprit que c’est seulement en restaurant la confiance et non en assénant ses propres vérités ou en montrant les muscles qu’on pourra s’en sortir. En attendant, je laisse aux émissaires des deux présidents le soin d’aller chercher d’autres proies ailleurs. Moi, je ne mange pas de ce pain là
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Kainfri
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MessagePosté le: Mer 15 Déc 2010 18:05    Sujet du message: Répondre en citant

J'imagine qu'Ogo & les autres vont nous confirmer/infirmer si c'est vrai que c'est depuis l'ambassade "coloniale" française que Gbagbo a lancé sa campagne contre Gueï, si c'est vrai j'imagine qu'ils auront une explication solide! Laughing

Et tout comme Bilé, j'ai toujours pas compris pourquoi on reprend tout simplement pas le vote dans les 7 régions. Je suis certain que la RTI se fera un plaisir de filmer tout cela...
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Chabine
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MessagePosté le: Mer 15 Déc 2010 19:56    Sujet du message: Répondre en citant

Benny Da B' a écrit:
Chabine,

Je ne peux que saluer ton soucis d'essayer de t'informer par toi même en allant sur les sites de journaux Ivoiriens.

Seulement, il faut être bien conscient que tu ne trouveras sur Abidjan.net que la stricte image de la division du pays actuelle. Avec tout ce que cela comporte de manipulations voir mensonges.

Pour exemple, tu reportes deux articles de journaux, dont :

L'un de Le Temps => Journal de la seconde épouse du Président Gbagbo
L'autre de Notre Voie => Journal fondé par Gbagbo lui même.

Alors forcément, tu y trouveras tout ce dont tu as besoin pour approfondir ce que tu cherches.

A l'inverse, existe des journaux, tout aussi partisan, qui dirait l'exacte opposé de ce qui est reporté.

C'est là a mon sens toute la difficulté d'essayer de libre la crise en cote d'ivoire à travers sa presse (via le web).


Contente d'avoir de tes news, Benny Wink J'espère de tout coeur que ça va aller mieux chez vous, même si je ne vois pas très bien comment.
Je n'ai jamais vécu dans des circonstances de guerre, et n'ai connu que 48h de couvre-feu + quelques jours d'émeutes (grève générale de 2009), par contre, je sais ce que c'est de ne pas pouvoir s'approvisionner en denrées de base, soit parce qu'il n'y en a pas, soit à cause de prix exorbitants, ça a duré 5 grosses semaines chez nous, l'an dernier Confused

Je sais très bien que je ne sais pas ce qui se passe chez vous. Je ne sais pas ce qui s'est passé en France pendant le mouvement de grève contre la réforme des retraites (à 8000 km, les média ne nous ont parlé que des usagers-pris-en-otage et de la neige, vers la fin). Je ne suis même pas sûre de suivre correctement ce qui se passe chez moi. J'essaie juste de me faire une opinion, en allant vers plusieurs sources. Il y en a pour tous les bords sur Abidjan.net, des médias pro-Gbagbo que tu soulignes à l'AFP, en passant par Nord-Sud, qui ne me semble pas être follement pro-Gbagbo. A chacun d'essayer de comprendre. Je pense que ça doit être dur y compris pour les Ivoiriens de la diaspora. Je sais ce que c'est, j'ai exactement le même problème pour suivre ce qui se passe au Venezuela. Les media accessibles via le net sont comme mes proches au pays : dans des divisions manichéennes Confused Je me rappelle, le jour du vote, aux présidentielles de 2006, les média français parlaient de l'ambiance tendue à Caracas, en même temps, j'échangeais avec mes proches sur place, qui me disaient que tout allait bien. De toutes façons, les média français racontent n'importe quoi sur l'Amérique Latine, il suffit d'écouter ce que racontent les personnes interviewées en V.O. pour s'en rendre compte.

Par contre, j'ai horreur de ceux qui tentent de blaguer les gens, avec des histoires alambiquées du genre c'est Gbagbo qui a provoqué la guerre, ADO n'a jamais ne serait-ce qu'entendu parler de la rébellion (il ne doit même pas savoir qu'elle existe, en fait !), ou autres fadaises du genre c'est Gbagbo qui a appelé l'ONU à cors et à cris, un jours où il s'ennuyait (sans doute pour faire une petite belote, pourquoi pas...). Je n'aime pas les affabulateurs, les manipulateurs de bas étage, les arracheurs de dents et autres télé-évangélistes imprécateurs pour brebis en perdition. J'en supporte déjà suffisemment au quotidien, dans la colonie où je vis. Désolée, j'ai un cerveau, et je m'en sers.

Benny Da B' a écrit:
PS : Le débat sur le juridisme pointilliste engagé par le camp Gbagbo me semble tout à fait hors de propos. Nous n'en sommes plus là à mon sens. On chercher à nous faire débattre de quelque chose qui permet d'évacuer le fond du problème qui est le retournement "étonnant" des scores.

Ceci est à traiter AVANT le débat sur le droit.

Le débat sur le juridisme n'arrange personne à partir du moment où on se rend compte, de part et d'autre, qu'on ne peut pas blaguer les gens éternellement. Les élections ne se sont pas déroulées dans un climat propice, il fallait les annuler et revoter. Ni faire statuer la Cour Constitutionnelle, ni (encore moins !) proclamer des résultats depuis un Hôtel devant les caméras françaises. Ou inventer un prétendu Droit International qui otorgue à l'ONU le droit divin de décider du résultat des élections à la place des institutions nationales concernées, alors que primo, ce droit n'existe nulle part sur la planète, et deuxio, l'ONUCI n'a pas été foutue d'effectuer sa mission première en CI, à savoir le maintien de la paix et le désarmement des rebelles. Tu parles d'une légitimité ! Arrêtons de se foutre de la gueule des gens.

Si le juridisme enmerde les gens, et bien YAKA faire comme "au bon vieux temps". Celui de l'assassinat de Sankara et de la prise de pouvoir par Blaise Compaoré, par exemple.

Si on peut s'asseoir sur le droit, pourquoi se faire chier à organiser des élections ? Autant demander à l'ONU, l'UE ou sa grand-mère quel candidat lui fait le plus plaisir, et puis merde pour le reste. Tant qu'on y est....

C'est comme ce matin, je commentais avec un ami Haïtien l'imbécilité de la proposition de Michel Martelly, d'organiser le 2nd tour du scrutin présidentiel en Haïti avec les 18 candidats du 1er tour. Je lui demandais est-ce que, par hasard, il n'y a pas un machin qui s'appelle "Constitution" en Haïti, et qu'est-ce qu'elle prévoit. Il me répond : "Non mais ce n'était qu'une proposition de Martelly". Non mais, si le premier imbécile venu peut y aller de sa proposition farfelue, sans qu'on se réfère aux textes qui ont fondé la Nation du pays concerné, ben je sais pas, moi... Autant organiser un 100m avec les candidats, et puis le plus rapide gagne. Ou une course en sacs. Ou un vidé de carnaval, je sais pas... Faut arrêter de CHIER sur le peuple, à un moment, aussi... Mad

Benny Da B' a écrit:
Quand aux effets de manches sur les "massacres" dans le Nord qui serait à feu et à sang à cause des rebelles. . . bon ... permet de remettre en doute cela ... Madinani* j'y suis passsé il y a deux semaines ... et c'est tout aussi calme que toutes les autres fois ou j'y suis passé.

Ben je suis rassurée d'apprendre par toi que le calme et la paix règnent sur l'ensemble de ton pays. Vraiment. J'imagine donc que des gens comme Sita Coulibaly sont en pleine santé, en pleine forme, et que les infos qui circulent sur le net au sujet d'exactions diverses (dans chaque camp) sont aussi mensongères que le charnier de Timisoara. Tant mieux pour le peuple Ivoirien. Sincèrement.

L'an dernier aussi, pendant les émeutes de Fort-de-France, des bruits alarmants ont circulé dans tous les sens, finalement personne n'a été tué. Si c'est aussi pacifique chez vous, je m'en réjouis.

*MadinInA, c'est chez moi, t'étais là, et tu m'as pas dit ça, Benny ? Razz Alors que je suis là à me faire du souci pour toi... Wink

Benny Da B' a écrit:
Maintenant, c'est sur que, croire pour le camp Gbagbo qu'il peut nier totalement des départements entiers de la Côte d'Ivoire et s'imaginer que ses représentants locaux seront acceuillis à bras ouvert par les populations locales est un peu naïf (pour ne pas dire qu'on nous prend pour des C...sur ce coup) J'aimerais voir, le jour ou on annulera les votes de tous les DOM à une élections présidentielle, la manière dont vous acceuillerez le préfet dans vos marchés... vois-tu ...

Arf... on nous l'a déjà fait, de façon détournée, mais en violant le code électoral, au 1er tour des élections présidentielles de 2002, mon cher. Je te raconterai un autre jour... Confused Et ça ne nous empêche pas de recevoir le président des français à grands coups de madras, de tambours et d'effusions imbéciles, hein, t'inquiète...

Benny Da B' a écrit:
Chabine a écrit:


J'aimerais bien savoir quels principes de droit international transcendant autorisent ce genre de mesures :

]Sanctions de l`UE contre onze proches de Laurent (La liste)[/b]
Publié le mardi 14 décembre 2010 | AFP


Aucun ... en effet. Chaque pays (ou organisation de pays) est tout à fait libre de faire ce que bon lui semble sur ces sujets.

Tou comme toi tu es libre d'héberger qui tu veux, et de dépanner en thunes qui tu veux, du montant que tu souhaites...

sauf que moi, je ne fais chier personne avec un droit international soi-disant transcendant quand ça m'arrange, et puis quand ça ne m'arrange plus, hop ! plouf plouf ! ben c'est comme ça et pas autrement, et si t'es pas content, ben c'est même prix ici.

Benny Da B' a écrit:
Ce qui autorise donc l'UE à prendre des sanctions sur son territoire, c'est son propre débat interne et au parlement.


Ah oui ? Et il a siégé quand ça, au sujet de la situation en CI ? Peut-être en ce moment même, le parlement Européen est en séance plénière. Les problèmes en CI vont sûrement prendre le pas sur l'excellente situation économique des états membres de l'UE, sans doute... Ah si, j'ai vérifié sur leur site : c'est à l'ordre du jour, ce sera voté demain. On verra bien. Puisque c'est aux autres de décider à votre place, de toutes façons... Attendons, attendons...

Benny Da B' a écrit:
Si LG le souhaite il peut dès ce soir décider de geler les avoirs de sarkozy et Obama dans les banques ivoiriennes et les interdire de visas ...

Chiche ! Twisted Evil
Non, sérieux : pourquoi ne pas geler les avoirs de Gbagbo, directement ? Hum ? Petits soucis avec le droit, quel qu'il soit ? Peur que Koudou ouvre sa grande bouche et raconte certaines petites bricoles ? Les paris sont ouverts !

Kainkain : Excellent, le post de Serge Bilé (je l'avais oublié, alors qu'il est chez nous ! Razz ) !!! Je comprends qu'il ne mange pas de ce pain là (d'où qu'il vienne, du reste) : il y a vraiment de quoi se casser les dents net, tellement il est rassis !
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sidesma
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MessagePosté le: Mer 15 Déc 2010 21:56    Sujet du message: Répondre en citant

Ouattra est ivoirien, comment vulez vous qu'il colonise son propre pays? C'est encore la théorie de l'ivoirité qui domine dans ton esprit. Pour moi, cette théorie est ce qu'il y'a de plus antipanafricain. Pourquoi Sarkozy (né de père hongrois)) n'a t-il pas colonisé la France pour le compte de la Hongrie, ou Obama les USA pourle compte du Kenya (d'ailleurs c'est un argument des extrémistes républicain qui voient en lui un pion islamiste)? Parce que tu estimes que Ouatara est plus bête que Sarkozy, parce qu'il est noir?



Marvel, sarkozy ne sera jamais président de côte d'ivoire,les pdg des multinationales de ce monde sont tous des blancs, ils ne seront jamais présidents de la côte d'ivoire!
Alors comment se procurer les richesses de ce pays s'ils ne peuvent pas le diriger?
Ils comptent sur un soutien, ce soutien est un autochtone, quelqu'un du pays,quelqu'un qui pourra les laisser accéder facilement aux richesses
pour continuer à piller l'Afrique.

Ouattara est justement la personne sur qui les occidentaux comptent pour piller la C.I.

le fait qu'il est noir n'a rien à voir avec le fait qu'il est associé à l'occident.


D'après toi, pourquoi les occidentaux sont pour ouattara?

Parcequ'il a de belles dents blanches?
L'occident compte sur ouattara car il va faciliter l'accès aux matières premières à ces voyous,c'est ça la réalité,Marvel.
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sidesma
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MessagePosté le: Mer 15 Déc 2010 22:12    Sujet du message: Répondre en citant

Marvel, il y a une chose que tu dois comprendre, car apparemment tu ne connais pas les mécanismes de la france-afrique, au vu de ce que tu écris.

Bongo, sassou nguessou, paul biya,Eyadéma,houphouet boigny,étaient ou sont tous françafricains,
Ouattara est un françafricain.
Ils sont tous originaires d'afrique, mais ce sont des françafricains, des personnes qui dirigent un pays pour servir les desirs de l'occident.La couleur de peau n'a rien à voir là dedans.

Ainsi, foccart et mitterand étaient des françafricains, chirac,sarkozy,
giscard d'estaing,bolloré,et autres pdg d'Elf,de total, et autres grandes compagnies qui pillent l'Afrique sont des Françafricains.Leur frères sont
les françafricains d'afrique.


Il y a des françafricains d'Afrique ( bongo, etadéma,sassou,biya,outtara,compaoré )
et ceux d'Europe ( chirac,mitterand,sarkozy,giscard d'estaing,bolloré....
Tous n'ont qu'un seul principe :
piller l'afrique, se mettre plein les poches tout en n'ayant aucune pitié
envers les populations africaines qui meurent de faim ou de maladie.




Les françafricains d'Europe ne peuvent pas diriger l'afrique, de façon directe, alors ils se servent de quelques pions, des frères à eux, françafricains d'afrique, qui partagent la même idéologie,pour atteindre cet objectif



ces gens de la françafrique sont à l'origine de tous les problèmes de l'Afrique.


Aujourd'hui,tous les françafricains, d'europe et d'afrique, sont derrière
leur "frère" ouattara,car ils savent que si ouattara est président ,ils vont tous se partager la côte d'ivoire comme un vulgaire gateau
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Merikama
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MessagePosté le: Jeu 16 Déc 2010 00:53    Sujet du message: Répondre en citant

Serge Bilé a écrit:
Moi, ma solution, je l’ai dit et répété, ici, depuis l’annonce des résultats, c’est de reprendre le scrutin dans les régions contestés avec cette fois une surveillance accrue des bureaux de vote.

Supposant que cela soit possible, dans ce cas, il faudrait aussi reprendre le scrutin pour les Ivoiriens de France (qui représentent des dizaines de milliers de voix potentiels pour le camp présidentiel), annulé par la CEI.

Ceux qui pensent que le LMP serait contre la reprise du scrutin dans ces fameux sept départements se trompent lourdement. Le LMP (revoir tous les discours du président du FPI, Affi N'Guessan sur les conditions d'une élection libre, transparente et crédible comme gage de paix) a d'ailleurs été le seul à réclamer les quartes points suivants :

1/. Le désarmement total des Rebelles et le redéploiement de l'administration en zone CNO avant les élections.

2/. Le COMPTAGE ELECTRONIQUE de tous les votes, ce qui aurait permis d'éliminer tout risque de valider des résultats biaisés par des bourrages d'urnes.

3/. La sécurisation totale du scrutin en zone CNO par les forces en place (ONU, Licorne, Forces de défense et de sécurité ivoiriennes) de manière conjointe.

4/. Une Commission Électorale véritablement indépendante seulement constituée de TECHNOCRATES non colorés politiquement.

Pour ceux qui veulent vérifier si ces propositions ont toujours été celles du LMP, peuvent consulter les archives du journal "Notre Voie", qui est un organe du Front Populaire Ivoirien.

Je tiens à marteler que toutes ces propositions LEGITIMES ont été REJETÉES par les REBELLES soutenus par la "communauté internationale". En total violation des Accords, les Rebelles fortement encouragés par la "communauté internationale" n'ont jamais désarmés. La "communauté internationale" se contentant d'exercer une PRESSION INOUIE sur Koudou L. Gbagbo pour qu'il organise les élections avec des Rebelles toujours en armes. Leur argument ayant été :

"en Afghanistan, en Irak, qui sont des pays toujours en guerre, des élections s'y sont pourtant déroulées. Le désarmement est une revendication de Gbagbo pour se maintenir au pouvoir."

Vous pouvez vérifier cette argumentation qui cautionne la partition du pays et défend l'idée d'organiser une élection PRÉSIDENTIELLE avec des voyous en arme occupant toute une moitié du territoire national, dans les archives du journal "Le Patriote", un organe du RDR (le parti d'Alassane Ouattara). Serge Bilé qui est un grand journaliste d'investigation, pourrait se mettre à la tâche pour vérifier cela.

Koudou L. Gbagbo il est vrai, a été naïf, croyant que ces voyous désarmeraient après la "flamme de la paix", tout comme il a été naïf d'entamer un "dialogue direct" avec ces terroristes. Il a fait confiance aussi bien aux Rebelles qu'à la "communauté internationale" espérant ainsi avoir la paix. Or ces MONSTRES n'avaient qu'une seule idée en tête, le fait partir du pouvoir par tous les moyens.

Pendant les négociations portant sur la composition de la CEI, la "communauté internationale" a soutenu bec et ongle, le maintient d'une "CEI" partisane en lieu et place d'une commission véritablement INDEPENDANTE, comme l'a toujours réclamé le camp présidentiel. Aboutissant à une CEI à 80% Pro-Rebelle et donc Pro-"communauté internationale".

La "communauté internationale" a refusé de faire le travail qu'elle s'était elle-même assignée : le désarmement des Rebelles. Elle a aussi refusé de sécuriser les élections, laissant les militants LMP à la merci des Rebelles toujours en armes. Elle a refusé le décompte électronique des résultats, préférant le décompte manuel, porte ouverte aux fraudes massives, dont elle espérait en tirer profit, d'autant plus qu'elle pensait contrôler la CEI. En effet, elle savait à la lumière de toutes les enquêtes d'opinions sur le terrain que son poulain Alassane Ouattara, ne pourrait JAMAIS gagner ces élections présidentielles dans un contexte de totale transparence. D'ailleurs, quel peuple dans le monde a commis l'exploit d'élire DEMOCRATIQUEMENT comme président, son propre Bourreau ???

Il ressort de tout ceci que celui qui a le plus à perdre en cas de reprise du scrutin dans les 7 départements + la diaspora des ivoiriens de France, dans un cadre de TRANSPARENCE TOTALE c'est bien Alassane D. Ouattara et certainement pas Koudou L. Gbagbo. C'est pourquoi, vous n'entendrez jamais la "communauté internationale" réclamer à cor et à cri une reprise de ce scrutin dans ces circonscriptions.

Citation:
Ceux qui me parlent aujourd’hui d’ingérence étrangère ont-ils oublié que, dans son face à face électoral tendu avec Guéï, c'est depuis la résidence de l'ambassadeur de France à Abidjan que Gbagbo a lancé son appel à ses militants pour qu’ils descendent dans la rue.

On est ici en 2000 à une époque où Koudou L. Gbagbo (tout comme la quasi-totalité des "Jeunes Patriotes") faisait encore naïvement confiance à la France (une grave erreur), allant même jusqu'à demander en septembre 2002 lors de la tentative du coup d'État de cette même France sous le couvert des Rebelles d'Alassane Ouattara, une activation par celle-ci des accords de défense la liant à la Côte d'Ivoire, ce qu'elle a bien entendu refusé. C'est depuis lors qu'il a compris le double jeux de la France.

Par conséquent, ce n'est pas parce qu'on a été naïf en 2000 qu'on se doit de le rester en 2010. Surtout après les évènements de novembre 2004. L'Esclave ne se révolte que lorsqu'il prend la pleine mesure de son État. Ceci est une LOI Universelle, ne pas la comprendre est indigne d'un intellectuel.
_________________


"L’esclave qui n’est pas capable d’assumer sa révolte ne mérite pas que l’on s’apitoie sur son sort. Cet esclave répondra seul de son malheur s’il se fait des illusions sur la condescendance suspecte d’un maître qui prétend l’affranchir". THOMAS SANKARA

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marvel02
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MessagePosté le: Jeu 16 Déc 2010 11:46    Sujet du message: Répondre en citant

Merikama a écrit:

Ceux qui pensent que le LMP serait contre la reprise du scrutin dans ces fameux sept départements se trompent lourdement. Le LMP (revoir tous les discours du président du FPI, Affi N'Guessan sur les conditions d'une élection libre, transparente et crédible comme gage de paix) a d'ailleurs été le seul à réclamer les quartes points suivants :

...etc


Les déclarations de Gbagbo avant les élections, nous avons eu la chance de survivre à l'après élection pour savoir ce qu'elles valent: des mensonges d'autocrates qui n' a pas l'intention de lâcher le pouvoir. Mobutu, Bongo, Eyadema, Biya... nous ont servi ce type de soupe jusqu'au dégout.

« Reconnaitrez-vous votre défaite le cas échéant ? Réponse de LG : Oui ». Nous sommes alors à 3 jours avant le second tour. Il n’y avait plus de désarmement ou le système de comptage de voix douteux. « Je vais gagner. Tous les sondages me le prédisent. Je mettrai les héritiers d’Houphouët à la retraite. Blablabla ». C’était dans les mêmes conditions qu’il avait accepté. Une fois les résultats proclamés on met en doute tout le processus ? C'est trop malhonnête.
Reprendre les élections dans les 7 départements du nord, avec les mêmes électeurs, Gbagbo sera toujours battu. Bilé se trompe à cause de cette incompréhension du droit que Gbagbo s’emploie à nourrir. Il n’y a rien à reprendre du tout et on ne reprendra rien parce que Gbagbo le veut. Le second tour s’est bien déroulé et la certification du certificateur onusien est sans appel, correcte et finale. 100% des juristes officiels du monde l'ont compris, on se fiche de l'avis de tel journal ou de tel commentateur. Gbagbo n’a convaincu personne au niveau international par la pirouette du Conseil constitutionnel et cela n’a intimidé personne, ni n’a remis quoique ce soit en cause. Il a perdu, il doit partir. S’il ne le fait pas pacifiquement, il partira par la force. POINT BARRE.

S’il fait tuer Ouattara, il y’aura de nouvelles élections, coordonnées par le gouvernement légitime de Guillaume SORO, et auxquelles Gbagbo aura droit de participer (s’il n’est pas poursuivi jusque là), mais pas en tant que président. Il n'y a ni négociation, ni hypothèse meilleur, ni explication. C’EST FINI, ET DEFINITIVEMENT FINI.
Devant c'est plus maïs, c'est guerre ou départ. La décision lui appartient. Vous ses supporters avez la responsabilité.

Citation:
Citation:
Ceux qui me parlent aujourd’hui d’ingérence étrangère ont-ils oublié que, dans son face à face électoral tendu avec Guéï, c'est depuis la résidence de l'ambassadeur de France à Abidjan que Gbagbo a lancé son appel à ses militants pour qu’ils descendent dans la rue.

On est ici en 2000 à une époque où Koudou L. Gbagbo (tout comme la quasi-totalité des "Jeunes Patriotes") faisait encore naïvement confiance à la France (une grave erreur), allant même jusqu'à demander en septembre 2002 lors de la tentative du coup d'État de cette même France sous le couvert des Rebelles d'Alassane Ouattara, une activation par celle-ci des accords de défense la liant à la Côte d'Ivoire, ce qu'elle a bien entendu refusé. C'est depuis lors qu'il a compris le double jeux de la France.

Par conséquent, ce n'est pas parce qu'on a été naïf en 2000 qu'on se doit de le rester en 2010. Surtout après les évènements de novembre 2004. L'Esclave ne se révolte que lorsqu'il prend la pleine mesure de son État. Ceci est une LOI Universelle, ne pas la comprendre est indigne d'un intellectuel.


Donc si je comprends bien, la France est mauvaise quand elle ne soutient pas le maintien d'une roitelet par ses armées. D'habitude, n'est ce pas le contraire que l'on reproche à la françafrique?

A propos de Françafrique, Sidesma, j'aimerai juste savoir si tu habites en France. Je refuses désormais le débat avec les gens qui vous disent "fuyez la France comme le diable, ne prenez rien d'elle", alors qu'ils y vivent, s'y goinfrent, y font tous leurs projets, l'enrichissent et pour la plupart y mourront".
Cher frère, Gbagbo veut se maintenir au pouvoir, pour son bien être personnel. Il n'y a rien de magique là dedans, c'est l'attitude de tous les dictateurs: françafricains, ougandais ou népalais, un assoifé du pouvoir est un assoifé du pouvoir. Il ne donne rien à l'Afrique, il n'a jamais défendu l'afrique, il ne défend que son fauteuil et rien que son fauteuil. Quand il l'auran, tu n'auras rien, comme les 10 dernières années. Rien.
De toute manière, on en peut pas s'imposer au peuple même si on pense qu'on a raison. Le peuple a décidé.
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sidesma
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MessagePosté le: Jeu 16 Déc 2010 11:59    Sujet du message: Répondre en citant

Aujourd'hui tous les françafricains, d'europe (bolloré,sarkozy,et autres) et d'afrique(sassou nguessou,bongo,compaoré et autres ), sont avec leur frère Ouattara,ils veulent virer bagbo pour piller la côte d'ivoire!

les rares pays qui soutiennent bagbo sont : chine, russie, angola

l'angola est l'un des rares pays d'Afrique,dont les dirigeants sont opposés à l'arrivée de Ouattara le françafricain à la tête de la côte d'ivoire.
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sidesma
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MessagePosté le: Jeu 16 Déc 2010 12:22    Sujet du message: Répondre en citant

A propos de Françafrique, Sidesma, j'aimerai juste savoir si tu habites en France. Je refuses désormais le débat avec les gens qui vous disent "fuyez la France comme le diable, ne prenez rien d'elle", alors qu'ils y vivent, s'y goinfrent, y font tous leurs projets, l'enrichissent et pour la plupart y mourront".
Cher frère, Gbagbo veut se maintenir au pouvoir, pour son bien être personnel. Il n'y a rien de magique là dedans, c'est l'attitude de tous les dictateurs: françafricains, ougandais ou népalais, un assoifé du pouvoir est un assoifé du pouvoir. Il ne donne rien à l'Afrique, il n'a jamais défendu l'afrique, il ne défend que son fauteuil et rien que son fauteuil. Quand il l'auran, tu n'auras rien, comme les 10 dernières années. Rien.
De toute manière, on en peut pas s'imposer au peuple même si on pense qu'on a raison. Le peuple a décidé.[/quote]



Tu n'as pas compris, Marvel,pour tout le respect que je te dois,
Tu n'as pas de bonnes bases marvel,
pour comprendre les problèmes des relations obscurs qui lient la france à l'afrique, il te faut avoir compris ses principes.

je te conseille de lire le livre la france-afrique, de XAVIER VERSCHAVE


Bagbo n'atteint pas, en matière de dictature, feu Eyadéma,
ni Mobutu, ni encore Sassou nguessou,arrête stp d'écrire n'importe quoi.


La politique africaine est contrôlée par une cellule spéciale afrique,de l'Elysée.Le président français, sarkozy, comme ses prédécesseurs a des conseillers, tel Robert bourgui, qui eux, connaissent bien les richesses des pays africains et sont associés en général aux multinationales.

Ce sont les multinationales, elf,bolloré,total, qui choisissent le candidat qui est le mieux placé pour préservé les intérêts français.

Après, l'Elysée valide ce chois, car elle fait confiance aux conseillers du président français.Ok?


essaie au moins d'apprendre la base du fonctionnement de la françafrique avant d'écrire ce que tu écris.


Marvel, si tuer et appauvrir les gens,voler et semer le désordre et la guerre, est une bonne chose alors la france est une très bonne nation.
Alors un homme qui pense ainsi est à craindre!

Si semer le désordre ,la guerre,la corruption et appauvrir en pillant les pays est mauvais,alors la france est un pays voyou!

C'est à toi de voir, en général est voyou ou délinquant tout homme qui tue,vole et violente.En aucune façon le braquage est un acte louable

Alors, à partir de là tu sais très bien dans quel camp ton pays la france se situe.

I
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sidesma
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MessagePosté le: Jeu 16 Déc 2010 12:30    Sujet du message: Répondre en citant

Si il existe un homme sur cette terre, qui prétend que sassou nguessou a été installé au pouvoir par les congolais, alors, il est tres naif celui la!



Celui qui croit que la france ne choisit pas de candidat en Afrique est l'homme le plus stupide et le plus idiot que la terre n'ai jamais eu!


Celui qui pense que les troupes françaises sont en Afrique pour protéger les africains ou les français d'afrique, est un attardé mental grave ou un aliéné


Les chefs d'état africains tyran n'on jamais de problèmes:

comaporé,eyadéma,sassou,mobutu,les ennuis n'atteignent que les panafricains


Si quelqu'un pense que la france aime l'afrique en choisissant bagbo,c'est un âne pur,qu'il soit blanc ou noir!

La france s'enrichit sur l'afrique et s'en fout de son peuple.
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MessagePosté le: Jeu 16 Déc 2010 12:31    Sujet du message: Du calme Répondre en citant

Je suis les différents posts depuis un moment; les frustrations de certains s'étalent au grand jour, tournant à l'affrontement verbale entre personnes. Chez certains il y a un mélange de jalousie, de frustration. Comment avoir une pensée juste et claire ? Pendant que certains s'affrontent déjà verbalement laissant apparaitre une violence intérieure, d'autres aiguisent leurs armes , chacun de leur côté...non pas pour le bien être de l'Afrique.
Je sais ce que c'est la guerre pour l'avoir vécu au Congo et être à 2 doigts de la mort; J'ai été témoins de nombreux horreurs.
Et oui, l'Afrique est puissante et forte pour se détruire, mais pour construire cela prend tellement de temps.
Que le peuple ivoirien fasse leur guerre si cela est inévitable,.
Que les pro Ouatarra convaincus de la justesse de leur combat quittent le pays où ils se trouvent et qu'ils aillent se battre sur le terrain, qu'ils prennent les armes; qu'ils suivent une formation pour le maniement de ses armes.
Que les pro Gabbo convaincus de la justesse de leur combat aillent également sur le terrain et se battre armes à la mains. Au couteau, à la machette, avec une mitraillette, au bazooka, avec des orgues de staline.

Peut être que pour certains, ça sera là une occasion pour exprimer leurs diverses frustrations. Et lorsque tout cela sera terminé, quand le sang aura coulé, lorsque nombres femmes et jeunes filles seront violées, lorsque de nombreux enfants seront tués, mourront faute de soins médicaux, mouront d'épuisement de faim de maladies au milieu des forêts afin de fuir les zones de combat, peut être on comprendra un peu mieux les choses.
Peut être que certains verront des militaires européens former des gens de leur propre peuple pour se faire tuer entre eux; tout cela pour mettre en place Ouatarra ou gbagbo.
Si seulement on savait mettre toute cette énergie pour construire au lieu de détruire.. le peu qu'il i y a.
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