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Côte-d'Ivoire, Élections présidentielles
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Jofrere
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Inscrit le: 01 Mar 2004
Messages: 1327
Localisation: Paris

MessagePosté le: Mer 29 Déc 2010 14:14    Sujet du message: Répondre en citant

Samuel a écrit:
Je propose a tout le monde d'arreter de discuter avec toi.

Soundjata Kéita a écrit:
Entièrement d'accords avec toi.
Htp, Sunjata

chabine a écrit:
Chacun a le droit d'avoir son avis, et de prendre position. Mais le mensonge, la désinformation, la malhonnêteté ne devraient pas avoir leur place dans un débat honnête et respectueux. Voilà pourquoi je suis du même avis que samuel et Soundjata Keita.

Laughing Laughing Laughing
mais quand allez vous donc grandir et accepter simplement que quelqu'un soutienne un point de vue différent du votre.
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lolo01
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Inscrit le: 02 Oct 2005
Messages: 565

MessagePosté le: Mer 29 Déc 2010 15:10    Sujet du message: Répondre en citant

Voici un document secret des militaires français / Kahia 2 : Le plan pour tuer Gbagbo
Citation:

Notre voie-28/12/2010

Le document est classé « Secret défense ». Grâce à des amitiés dans certains milieux français, nous en avons obtenu copie. Il a été à Paris. Il porte la griffe du général de brigade Didier Castres, adjoint du Centre de planification et de conduite des opérations de l’état-major des armées françaises, 14, rue Saint Dominique, 75700 Paris SP 07. Il était initialement adressé au général de brigade Francis Autran (commandant de la Force Licorne entre le 10 décembre 2009 et le 10 juin 2010) à Abidjan. Ce document a dû être réactualisé, exactement un mois avant le premier tour de la présidentielle ivoirienne, le 1er octobre 2010. Il a dû atterrir dans les mains du général Jean Pierre Palasset qui commande la force Licorne depuis le 10 juin 2010. Il a pour objet d’expliquer et de détailler l’opération montée par la DGSE pour renverser le président Gbagbo, quel que soit le verdict des urnes. Cette opération a pour nom de code « RCI/opération LICORNE : KAHIA 2/30 MILITAIRES COS-DIVISION ACTION DGSE ». Ce document vient éclairer tous ceux qui croient que les Ivoiriens accusent à tort le gouvernement français de comploter contre la Côte d’Ivoire. A lire et à conserver pour l’histoire.

Contexte général

La signature de l’Accord de Ouagadougou intervient après un mois de négociations directes conduites sous l’égide de Blaise Compaoré, président burkinabé et président en exercice de la Cedeao, ancien allié de Gbagbo ,avant d’être accusé par celui-ci de complot à son encontre. Le Dialogue direct inter-Ivoiriens proposé par Laurent Gbagbo en décembre 2006, en plein enlisement diplomatique et militaire, visait à court-circuiter les nombreux médiateurs extérieurs, en particulier l’Onu et le Groupe de travail international, considéré comme la voix du Conseil de sécurité. Exit les occidentaux, les 3500 Français de l’opération Licorne, les 9100 casques bleus de l’Onuci, exit également le Premier ministre soutenu par la communauté internationale, Charles Konan Banny. Laurent Gbagbo et Guillaume Soro s’arrogent les rôles principaux de la transition ivoirienne. L’Accord de Ouagadougou prévoit des disposilions concernant les principaux points de divergence : l’identification des citoyens ivoiriens en vue des élections, le désarmement des miliciens et l’intégration des états-majors et forces armées dans une structure unifiée. Sur la question de l’identification des citoyens ivoiriens, les parties au dialogue inter-lvoiriens conviennent de la reprise sur l’ensemble du territoire des audiences foraines pour une période de trois mois «dès la mise en place du nouveau gouvernement issu de l’accord». Ces audiences foraines doivent notamment délivrer des jugements supplétifs tenant lieu de certificats de naissance à des personnes nées en Côte d’Ivoire mais qui n’ont jamais été déclarées à l’état civil Ces documents, actes de naissance et jugements supplétifs, permettront aux citoyens âgés de 18 ans et plus de s’inscrire sur la liste électorale et de se voir délivrer, par la suite, leur carte d’identité nationale et leur carte d’électeur. Des élections présidentielles “ouvertes, démocratiques et transparentes” devraient suivre l’aboutissement du processus d’identification des citoyens. Concernant les forces combattantes – les Forces armées nationales de la Côte d’Ivoire (FANCI), loyales au président Gbagbo, et les rebelles des Forces armées des Forces Nouvelles (FAFN) – l’Accord prévoit le regroupement des milices sur 17 sites prévus à cet effet en vue de leur désarmement, démobilisation et réinsertion, Un service civique leur est offert, «dans le but de les encadrer et de les former pour de futurs emplois civils ou militaires», L’intégration des deux formations rivales dans une armée unifiée doit se faire sous la direction d’un Centre de commandement intégré (CCI), organe paritaire commandé conjointement par le chef d’état-major général des Fanci, Philippe Mangou, et le chef d’état-major des FAFN, Soumaïla Bakayoko. Le CCI sera chargé de : - «la contribution à l’élaboration de la politique de défense et de sécurité ; - la mise en œuvre du Programme national de désarmement, de démobilisation et de réinsertion (Pnddr), sous la supervision des Forces impartiales ; - l’opérationnalisation des tâches militaires et de sécurité liées au processus de sortie de crise ; - la sécurisation des audiences foraines, des opérations d’identification, ainsi que la sécurité du processus électoral ; - la mise en place d’unités militaires et paramilitaires mixtes ; - la coordination des mesures visant à garantir la protection de la libre circulation des personnes et des biens sur toute l’étendue du territoire national». En outre, l’Accord ouvre l’amnistie aux “crimes et délits relatifs aux atteintes à la sûreté de l’Etat liés aux troubles qui ont secoué la Côte d’Ivoire et commis entre le 17 septembre 2000 et la date d’entrée en vigueur du présent Accord, à l ‘exclusion des crimes économiques, des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité». De même, les sanctions personnelles votées par le Conseil dé sécurité des Nations unies doivent être levées. Enfin, l’accord demande le retrait progressif des forces françaises participant à l’Opération Licorne et de l’Onuci. Les premières doivent quitter la zone de confiance séparant le nord du sud et rebaptisée «ligne verte», une ligne imaginaire allant d’est en ouest, jalonnée de postes d’observation occupés par les forces françaises dont la présence serait réduite de moitié tous les deux mois jusqu’à leur suppression totale. Des corps de police mixtes. composés de rebelles et des Forces de défense et de sécurité (FOS). La mise en œuvre de l’accord est placée sous l’évaluation d’un Comité d’évaluation et d’accompagnement (CEA) composé d’un président (le Facilitateur , i.e. Blaise Compaoré, ou son représentant) et de trois représentants respectifs des deux parties à l’accord (Gbagbo et Soro). Ce sont ces deux parties qui décideront éventuellement d’élargir le Comité à d’autres membres de la classe politique ivoirienne. Marginalisés par le Dialogue direct inter-Ivoiriens, les autres candidats à la présidence, Henri Konan Bédié, président du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), et Alassane Dramane Ouattara, président du Rassemblement des républicains (RDR), candidat de l’Elysée, sont appelés à siéger aux côtés de Soro et de Gbagbo au Cadre permanent et de réconciliation, un “organe de veille et de dialogue permanent” ayant pour objectif “de renforcer la cohésion nationale”. Il se dégage de cet accord une volonté de fermer les yeux sur les conflits et rancunes passés au profit d’une maîtrise, par Laurent Gbagbo et GuiIlaume Soro, de la vie politique et du processus de réconciliation nationale. La communauté internationale qui avait trouvé dans la nomination de Charles Konan Banny au poste de Premier ministre un contrepoids à la capacité de nuisance de Laurent Gbagbo, jugé en partie responsable des obstacles qui ont émaillé le processus de transition qui devait éventuellement se conclure par la tenue d’élections présidentielles, se trouve écartée de l’accord. Pourtant, il s’agit moins d’un désaveu complet de la communauté internationale par les acteurs ivoiriens que d’une tentative de gestion interne de la crise, compte tenu de la méfiance persistant entre les acteurs. L’ONUCI et l’Opération Licorne demeurent pertinentes dans ce contexte, même si leur mission doit être adaptée en conséquence. Tel est bien le sens de l’Accord qui n’exige pas le retrait complet des forces étrangères avant la tenue des élections. Ainsi. le processus du Ddr est soumis à la supervision des “forces impartiales” (opération Licorne et Onuci), de même que la “ligne verte”, anciennement “zone de confiance”. Depuis la signature de l’Accord, le décret entérinant la création du Centre de commandement intégré a été promulgué par Laurent Gbagbo le 18 mars, tandis que les chefs d’état-major respectifs des Fanci et des Fafn ont pris connaissance de l’Accord et de leur rôle dans la restructuration des forces armées ivoiriennes. Lassitude ou optimisme, la communauté internationale a réagi promptement à la signature de l’Accord. L’Union africaine a demandé officiellement à l’Onu de réduire le nombre de ses casques bleus, la France a annoncé la diminution du nombre de ses forces participant à l’opération Licorne de 3500 à 3000, et le Fmi a annoncé une visite prochaine sur place. La vigilance reste évidemment de mise. Dans cette perspective, des investigations menées en profondeur par les éléments de la communauté française du renseignement et les principaux alliés engagés avec eIle dans la résolution du conflit ivoirien ont permis de mettre au jour la volonté non avouée du clan présidentielle de bloquer l’avancée du processus électoral qui devrait, selon les différents accords, débuter le 31 octobre par l’élection présidentielle.

Contexte spécifique La directive CEMA citée en référence dans la présente fiche d’orientation générale s’est profondément inspirée des conclusions des recherches qui ont été menées sur le théâtre ivoirien pour confier au Centre de planification et de conduite des opérations de l’état-major des armées françaises l’évaluation d’une opération assez spécifique dont la coordination sera confiée au COMANFOR. Le Centre de planification et de conduite des opérations qui se retrouve au cœur KAHIA2 s’est vu confier, conformément à ses missions régaliennes et en tant que centre nerveux de la chaîne de commandement opérationnel en amont, la veille stratégique et la planification, puis en aval la conduite de cette opération voulue et décidée par les autorités politiques françaises au plus haut niveau en vue d’obtenir un changement d’interlocuteur au sommet de l’Etat ivoirien, garantissant par effet induit le maintien du leadership français dans la sous-région. Les travaux conduits par la chaîne planification ont consisté à dégager une stratégie spécifique pour anticiper les visées bellicistes du clan présidentiel, en établissant une synthèse des évolutions des risques de crise et à préparer les options militaires proposées au Cema. A cet égard, le caractère transverse des options proposées à la haute hiérarchie militaire dans la planification et la conduite de l’opération en projection permettra d’éviter qu’il y ait une rupture au moment du passage de la planification à la conduite de l’opération dans un délai relativement cours. II est recommandé au Comanfor, maître d’œuvre sur le théâtre ivoirien de KAHlA2, de mettre en place une cellule de crise commandée par un officier supérieur de son choix afin d’en 2 (deux) compétences complémentaire. 1- Une compétence géostratégique qui sera le fait d’officiers d’expérience chargés de l’anticipation opérationnelle et de synthèse apportant une expertise géostratégique avec un découpage du théâtre ivoirien. Il va s’agir de procéder lors de l’opération en projection, au déploiement des unités spécialisées du service action de la DGSE afin de neutraliser les principaux sites institutionnels, les résidences officielles et non officielles des présidents des institutions, les principaux bâtiments civils et militaires présentant un intérêt avéré qui seront préalablement localisées par le système Helios. 2- Une compétence fonctionnelle prenant en compte la logistique, la conduite, les systèmes de communication et le renseignement en profondeur. Toutes ces données seront fournies en temps réel par les bureaux J pour “Joint”. Il s’agit d’une structure dérivée de la structure Otan. Cette organisation fonctionnelle sera complétée par des cellules d’expertise particulières et par les officiers de liaison Drm/Dgse présents sur le théâtre ivoirien. Le bataillon de Licorne devra conduire, dans le cadre de la stratégie validée par le Cema, à compter du 30/09/2010, un exercice de franchissement amphibie sur les bords de la lagune ébrié, à proximité de l’ex- camp du 43ème Bima. L’objectif sera de valider Ies savoir-faire tactiques des équipages du peloton d’éclairage et d’investigation qui sera déployé. Cette opération spéciale et clandestine a une haute valeur stratégique pour les plus hautes autorités politiques françaises et leurs alliés civils et militaires ivoiriens discrètement impliqués dans le dispositif opérationnel qui œuvre à l’avènement au soir du 31 octobre d’un nouvel ordre politique dans ce pays où les intérêts économiques et militaires doivent être maintenus et renforcés. Prévue pour ne durer que 48 heures, l’opération Kahia 2, selon la capacité opérationnelle retenue, devra s’exécuter dans le secret le plus complet en lignes arriere ennemies et avec un effectif réduit de 30 commandos du COS pour la partie officielle et de la division action pour ce qui est de l’aspect clandestin. Les commandos du Commandement des opérations spéciales (Cos) qui ont la capacité d’intervenir dans les 3 (trois) dimensions : terre, air et mer, se chargeront de la collecte des données pour l’Ema, qui, après analyses, appréciera de déployer un effectif et du matériel plus important. 6 (six) petits groupes de 5 (cinq) éléments seront déposés en avant-garde et rejoindront graduellement l’arrière des lignes ennemies par leurs propres moyens et transmettront les préparatifs du clan présidentiel ivoirien. 5 (cinq) éléments du 13ème Rdp indispensable dans la recherche et la transmission des données seront mis à contribution. 5 (cinq) nageurs du commando Hubert prépositionné à Lomé seront planifiés pour arriver la nuit sur la côte abidjanaise. Ce commando sera chargé de préparer l’arrivée éventuelle par voie de mer de combattants hostiles au régime ivoirien imposé par les accords de Ouagadougou préparés par la division action de la Dgse. Au cours de cette opération de portée hautement stratégique, les commandos du Cos et du service action de la Dgse qui seront directement en projection ont discrètement été présentés au Cema en marge de la préparation à laquelle ils ont pris part sous le commandement du général Hogard. Il s’est agi d’un exercice final d’un cycle de préparation sur 6 (six) mois dédié à KAHIA2 avant leur projection sur le théâtre ivoirien. La composante essentielle pour cette opération s’articulera autour des éléments du premier cercle du Cos. Leur mission ne sera pas de remplacer les unités existantes sur le théâtre ivoirien. Mais de créer et réaliser une mission dans un environnement très hostile et spécifique.

1 – Le 1er Rpima 2 – Les commandos marine (Forfusco) 3 – Le Cpa 10 4 – Le 12ème Rdp 5 – Le Daos 6 – L’antenne Ciet 7 – L’Ehs Seront les principales composantes de Kahia 2.




Marvel,

Tu sais,primo, il ne suffit d'avoir une formation pour s'octroyer le titre de meilleur analyste. Les journalistes français qui passent tous par les meilleures écoles ne font pas toujours preuve d'intelligence et de rigueur que requiert leur cursus pour analyser les faits qu'ils commentent. Ils parlent au nom de l'Occident et de ses intérêts d'abord mais pas en observateur critique soucieux de la vérité. Regardez l'interview de Pascal Clark face à l'ancien journaliste Alain Toussaint, on aurait dit une pionne du Quai d'Orsay. Voilà c'est dit.

Deusio,
Tu parles de droit. J'ai envie de rire. Si tu en sais tant sur les RI malgré ta formation, tu aurais dû tout de suite observé que le droit dont parle les Nations impérialistes occidentales, c'est seulement le droit des plus forts mais pas celui de tous. Dans le cas de l'Irak, de l'Afghanistan, du Ziimbabwe, du Biafra, de l'ex Congo Belge, et j'en passe je ne crois pas que le fameux droit auquel tu sembles vouer un culte ancestral ait été respecté.

Je crois qu'il faut que tu mette à rude épreuve pratique tes léçons de RI à la réalité des pratiques sur le terrain. A bon entendeur salut
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youngsoldier
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MessagePosté le: Mer 29 Déc 2010 15:42    Sujet du message: Répondre en citant

On ne remerciera sûrement jamais assez ces personnes qui comme Hannibal dépoussièrent de temps en temps notre histoire pour faire comprendre pourquoi le présent dans lequel nous vivons est ce qu'il est.

Effectivement je n'avais pas fait le rapprochement entre le rôle de l'Onu au Congo Rdc et celui qu'elle joue en CI, depuis des décennies on rejoue les mêmes pièces de théâtre sur le continent et généralement ça se termine toujours de la même façon. Ca sera toujours une erreur d'impliquer ces gens là (ONU et "communauté internationale") et de leur donner autant de pouvoir, toujours !
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marvel02
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MessagePosté le: Mer 29 Déc 2010 17:27    Sujet du message: Répondre en citant

lolo01 a écrit:

Marvel,

Tu sais,primo, il ne suffit d'avoir une formation pour s'octroyer le titre de meilleur analyste. Les journalistes français qui passent tous par les meilleures écoles ne font pas toujours preuve d'intelligence et de rigueur que requiert leur cursus pour analyser les faits qu'ils commentent. Ils parlent au nom de l'Occident et de ses intérêts d'abord mais pas en observateur critique soucieux de la vérité. Regardez l'interview de Pascal Clark face à l'ancien journaliste Alain Toussaint, on aurait dit une pionne du Quai d'Orsay. Voilà c'est dit.


Je ne me suis jamais dit meilleur analyste. C'est argument, contre argument, c'est tout. Mais je suis prudent sur les critiques des profanes, même s'ils drainent une cohorte de soutiens profanes. La science ne s'acquiert pas dans la rue. Pour critiquer un journaliste, j’ai la faiblesse d’utiliser un autre journaliste.

lolo01 a écrit:
Deusio,
Tu parles de droit. J'ai envie de rire. Si tu en sais tant sur les RI malgré ta formation, tu aurais dû tout de suite observé que le droit dont parle les Nations impérialistes occidentales, c'est seulement le droit des plus forts mais pas celui de tous. Dans le cas de l'Irak, de l'Afghanistan, du Ziimbabwe, du Biafra, de l'ex Congo Belge, et j'en passe je ne crois pas que le fameux droit auquel tu sembles vouer un culte ancestral ait été respecté.

Si le droit était respecté systématiquement partout, il n'existerait même plus, mais coulerait de sources. Je disais sur un autre post, que les imperfections du droit, internationale notamment, font partie du programme de première année. Ce qui me fait réagir, c'est quand on nous le sort comme une découverte récente, un secret magique connu des seuls initiés, ou qui ne se sont appliqués que dans de rares cas de la pauvre Afrique à plaindre. N'est ce pas de la désinformation et de la manipulation des moins sachants? Des milliers de thèses et de pratiques existent pour réparer et contrer les imperfections des RI. Le secret ne réside pas chez un vieux sache caché je ne sais où dans la propagande
"faciliste" de jene sais quel groupe. C'est tout ce que j'essaie de dire. Je n'ai aucune confiance absolu en l'ONU, ni en la CPI. Je connais leur imperfection souvent mieux que beaucoup qui ont fait profession de les critiquer et qui critiquent d'ailleurs en tapant à côté. Mon problème n'est pa slà. Mais je dis, halte à la manipulation. Gbagbo a un conseiller juridique, semble t-il compétent, s'il avait à redire des accords qu'il signait il en a eu le temps. Qu'il ne vienne pas raconter qu'il est pris au piège. Qu'il ne joue pas au surpris que l'ONU ne parte pas quand il les y invite, alors qu'il sait qu'il n'est pas reconnu par ceux à qui il demande de dégager. Il a signé que ces gens là avait le droit d'imposer leur certification par tous les moyens. Bref, c'est cette manipulation que je réprouve et que je condamne.
Pour le reste qu'on me prenne pour un idiot, je m'octroie le droit de préciser que je tombe pas d'un arbre sur le sujet, et que j'en sais un peu quelque chose.

lolo01 a écrit:
Je crois qu'il faut que tu mette à rude épreuve pratique tes léçons de RI à la réalité des pratiques sur le terrain. A bon entendeur salut

Pratique? Shocked Tiens, justement, tu devrais en toucher un mot à nos théoriciens. Moi, ça m'occupe 10 heures par jour en live. Pas en meeting, pas en livre, pas en réunion amateur pas en website.

mais bon, je ne suis pas indispensable vous savez. Si le milieu est acquis à la branlette, faites donc. Mais respectez s'il vous plait l'opinion contraire. Je me suis fais des amis ici qui sont obligés de communiquer essentiellement pas messages privés pour me parler à cause d'une certaines terreur qui règne ici. Je me permets d'en citer un seul, Benny avec qui je n'ai jamais perdu le contact même quand je n'interviens pas ni lui, mais nous ne pouvons échanger librement parce que la violence aux idées non conformes aux prédicateurs attitrés est devenu la règle. Permettez que je refuse de laisser diffuser ce que j'estime comme étant délire de profanes, au moins sur ce que je connais un peu. Je ne suis pas le roi dans ces choses là, mais je connais un tout petit peu pour les avoir étudié à un niveau dont je n'ai pas à rougir (en tout cas pas sur internet ni e, librairie), et pour les pratiquer aussi, à mon médiocre niveau, tous les jours. Libre à chacun de retenir ou pas.

La démocratie, est-ce si difficile?
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Gnoka
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MessagePosté le: Mer 29 Déc 2010 23:02    Sujet du message: Répondre en citant

J’ai toujours suivi avec une certaine incrédulité les échanges sur ce site dont je suis lecteur assidu depuis des années. Par ailleurs, depuis le début de la crise ivoirienne, je suis devenu un lecteur constant du présent thread. Je m’accorde sur plusieurs points au propos de Marvel02 sur sa conception du panafricanisme. La profusion des échanges virtuels sur ce concept s’apparente pour moi à de vaines et interminables discussions de salon. Nous n’avons pas besoin de disserter pendant 200 ans (dixit Marvel02) pour s’en convaincre que l’avenir du continent africain réside dans une union politique et économique de grande envergure. Nous n’avons donc pas besoin d’emprunter les exemples d’imageries animales. La balkanisation à l’état actuel des républiques nègres notamment au sud du Sahara condamne les habitants de ces contrées à être les spectateurs de l’évolution humaine. La crise ivoirienne nous renvoie le reflet de cette triste image où les africains se voient dicter la conduite par ceux la même qui les maintiennent les bras en arrière et la tête sous pression…

Bref, tout ceci pour dire que de nombreux africains sont angoissés par la suite tragique de la situation ivoirienne. Laurent GBAGBO sera certainement tué dans les prochains jours ou mois. Pour les nombreux patriotes africains qui, chaque jour passant, se dénombrent par millions, les responsables d’un tel forfait sont et resteront les valets locaux, les nègres de salon, seuls coupables désignés aux yeux de tous les africains d’avoir importé la guerre sur les paisibles et fertiles terres de la Côte d’Ivoire.

Que ceux de Douala, Luanda, Brazzaville, Lomé, Accra, Bangui, Kinshasa, Pretoria, Niamey, Dakar… qui appellent de les leurs vœux, au nom du diktat onusien, aux crimes en Côte d’Ivoire, soient conscients de leur collaboration au dessein des anciens négriers et oppresseurs séculaire de l’Afrique.

Gnoka
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Chabine
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Inscrit le: 02 Mar 2005
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MessagePosté le: Jeu 30 Déc 2010 01:55    Sujet du message: Répondre en citant

Jofrere a écrit:
Samuel a écrit:
Je propose a tout le monde d'arreter de discuter avec toi.

Soundjata Kéita a écrit:
Entièrement d'accords avec toi.
Htp, Sunjata

chabine a écrit:
Chacun a le droit d'avoir son avis, et de prendre position. Mais le mensonge, la désinformation, la malhonnêteté ne devraient pas avoir leur place dans un débat honnête et respectueux. Voilà pourquoi je suis du même avis que samuel et Soundjata Keita.

Laughing Laughing Laughing
mais quand allez vous donc grandir et accepter simplement que quelqu'un soutienne un point de vue différent du votre.


Je sais pas, moi... quand tu posteras des messages argumentés et dignes d'intérêt, peut-être ? Rien ne t'empêche de débattre à l'infini avec marvel, ceci dit...

marvel02 a écrit:
Monsieur Afrobeat, c'est Chabine qui vous a donné l'autorisation de m'insulter? C'est ça vos arguments? Panafricain, Kainfri et autres modo vraiment modérés, j'en appelle à une motion d'ordre svp.

afrobeat a écrit:

Il existe une caractéristique propre aux esprits confus : c'est leur incapacité à d'imprégner de la dialectique Ce manipulateur de cour de récréation confond instruction et intelligence, instruction et connaissance, souveraineté et vassalité etc (la liste est longue, que de confusions dans ce post...)
Il se targue d'avoir une formation de "haut" niveau et tombe dans le piège de tous ceux de son espèce qui mettent leur confiance dans divers parchemins : ils se croient dispensés du bon sens, d'instrospection, de recul, condamnés à obeir à des modèles et des cobncepts dont il faut espérer un miracle pour qu'ils parviennent un jour à les remettre en question.
Condamné donc à cet hermétisme de la pensée et de l'intelligene, ils n'ont plus d'autre choix que de s'adonner à leur sport favori : LA CONFUSION ET L'AMALGAME...


Arf, marvel, mon cher marvel (tu vois, moi aussi j'ai fait des progrès en hypocrisie... euh... en diplomatie ! Wink ), tu ne vas pas nous faire ton numéro de victime persécutée, maintenant ! Quand tu t'adresses ainsi à Soundjata :
marvel02 le Ven 17 Déc 2010 à 13:53 a écrit:
Sunjata, je retire ce que j'ai écrit ce matin, pour résumer à ceci:
Votre numéro de donneurs de leçons inexemplaire fait ch...!

c'est encore moins respectueux que quand on t'accuse de t'adonner à ton sport favori. Donc, stp, un peu de dignité., tu ne veux pas que je te tienne la main non plus ? Tu t'en remettras aisément Laughing

Personne ne te chasse d'ici, je rajouterai même que je recommande à tous de ne pas utiliser les nombreux étalages de vie privée auxquels tu t'es livré ici pour procéder à des attaques personnelles contraires à la Charte. Pas envie d'avoir à modérer ni ça, ni les cacas nerveux qui s'en suivraient inévitablement, vu la taille de ton égo. Par contre, mon cher, il va falloir apprendre à faire la différence entre attaque personnelle et expression d'un désaccord.

De toutes façons, tout n'est pas perdu, regarde, tu as un nouveau supporter : Bienvenue, Gnoka ! Wink
_________________
"Le colonialisme et ses dérivés ne constituent pas à vrai dire les ennemis actuels de l'Afrique. À brève échéance ce continent sera libéré. Pour ma part plus je pénètre les cultures et les cercles politiques plus la certitude s'impose à moi que LE PLUS GRAND DANGER QUI MENACE L'AFRIQUE EST L'ABSENCE D'IDÉOLOGIE."
Cette Afrique à venir, Journal de bord de mission en Afrique occidentale, été 1960, Frantz Fanon, Pour la Révolution Africaine
2011, annee Frantz Fanon
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Chabine
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Messages: 3040

MessagePosté le: Jeu 30 Déc 2010 02:48    Sujet du message: Répondre en citant

Des fois, j'ai l'impression qu'il y en a qui ne lisent pas les infos postées Confused
Quand je lis ça :
sidesma a écrit:
(...) dire que la C.I n'a aucune richesse a apart le cacao est une ignorance, et dans ce cas on n'a rien compris de ce qui est en train de se passer.

je dis très bien, mais si c'est pour continuer avec ça :
sidesma a écrit:
(...)
Pour la france, il faut une marionnette en côte d'ivoire,car la côte d'ivoire occupe une position géo stratégique très importante.

A part le cacao,il y a beaucoup à contrôler là bàs:
le port d'abidjan,principal centre des exportations et importations ivoiriennes!

la fôret,la biotechnologie et les groupes pharmaceutiques ont besoin de beaucoup de végétaux pour fabriquer des produits dans ces domaines.
La forêt ivoirienne est très convoitée par beaucoup.


Ouais, bon... Le cacao, le port, la forêt, les éléphants aussi, non ? Didier Drogba ? Rolling Eyes
Bon, je reposte l'article que j'avais déjà mis ici avant :

https://www.cia.gov/library/publications/the-world-factbook/geos/iv.html

Citation:
Since 2006, oil and gas production have become more important engines of economic activity than cocoa. According to IMF statistics, earnings from oil and refined products were $1.3 billion in 2006, while cocoa-related revenues were $1 billion during the same period. Cote d'Ivoire's offshore oil and gas production has resulted in substantial crude oil exports and provides sufficient natural gas to fuel electricity exports to Ghana, Togo, Benin, Mali and Burkina Faso. Oil exploration by a number of consortiums of private companies continues offshore, and President GBAGBO has expressed hope that crude output could reach 200,000 barrels per day by the end of the decade.


Traduction partielle :
"Depuis 2006, le pétrole et le gaz sont devenus des moteurs de l'économie plus importants que le cacao. Selon les statistiques du FMI, les revenus issus du pétrole et des produits raffinés étaient de 1,3 Milliards $ en 2006, contre 1 Milliard $ de revenus issus du cacao sur la même période"

Vous pensez qu'on aurait droit à autant de comédie internationale juste pour du cacao ? Confused

sidesma a écrit:
Si on ne comprend ,rien, au lieu d'écrire n'importe quoi,
Il faut prendre des cours de françafrique!
Le bémol, c'est que le spécialiste en la matière, mr xavier verschave est mort en 2005.
Il faut aller alors rendre visite à la l'association survie.

Ou alors, il faut un Michel Collon ou un Thierry Meyssan pour nous éclairer
sur le fait que les occidentaux ne soutiennent jamais des gens bons pour leur peuple,mais seulement des gens qui assurent les intérêts de l'occident!
C'est ça qui est la vérité!


C'est le minimum à savoir pour comprendre ce qui s'est passé au gabon en 2009, au togo en 2005 et en C.I maintenant!


C'est très intéressant, tout ça, sauf qu'on connait et qu'on en a largement débattu sur ce forum il y a des années. Tu donnes l'impression de venir de découvrir les travaux de Survie France, c'est très bien, mais concrètement, nous sommes assez nombreux à être au courant.

sidesma a écrit:
En outre; la position française fait peur ,dans ce conflit :
(...)

Elle a refusé de payer les salaires des fonctionnaires ivoiriens,


C'est la France qui payait les salaires des fonctionnaires ivoiriens d'habitude ? Rolling Eyes

sidesma a écrit:
Elle est le seul pays ,pour le moment qui a accepté un soit disant embassadeur de Ouattara!


Euh... nan, la demande est en cours d'agrément, à ce jour :
http://www.leparisien.fr/international/l-ambassade-de-cote-d-ivoire-recoit-ses-ressortissants-au-compte-gouttes-29-12-2010-1206493.php

En outre, il y a au moins aussi l'ONU à avoir accepté l'ambassadeur nommé par Ouattara :
http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=24060

Citation:
[b]Côte d'Ivoire : l'ambassadeur de Ouattara reconnu par l'ONU

Alassane Ouattara, Président élu de Côte d'Ivoire.
24 décembre 2010 – Le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a salué vendredi la décision prise la veille par l'Assemblée générale de l'ONU de reconnaître l'ambassadeur auprès des Nations Unies nommé par le Président élu de Côte d'Ivoire Alassane Ouattara.
"Le Secrétaire général salue la décision de l'Assemblée générale d'accepter les lettres de créance des représentants de Côte d'Ivoire présentées le 22 décembre par Jean-Marie Kacou Gervais, le ministre des affaires étrangères du Président Alassane Ouattara", a dit son porte-parole dans une déclaration.

"Cette importante décision reflète la position unie de la communauté internationale s'agissant de la légitimité du nouveau gouvernement dirigé par le Président Ouattara", a-t-il ajouté.

Ban Ki-moon a exprimé sa gratitude au Président de l'Assemblée générale, Joseph Deiss, au Président de la Commission des lettres de créance, l'Ambassadeur Vanu Gopala Menon de Singapour, et à tous les membres de la Commission des lettres de créance.

La Côte d'Ivoire est confrontée à une grave crise politique depuis le second tour de l'élection présidentielle du 28 novembre. Alassane Ouattara a été déclaré vainqueur face au Président sortant Laurent Gbagbo, qui refuse de reconnaître sa défaite et de quitter le pouvoir. La victoire d'Alassane Ouattara a été reconnue par la communauté internationale, y compris l'ONU, l'Union africaine et la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (CEDEAO).


Par contre, je vois que personne, ici, n'a commenté le faux scoop du 24 décembre sur le soi-disant vote à l'unanimité de l'Assemblée Générale de l'ONU, reconnaissant Ouattara comme Président élu... Perso, depuis vendredi, je cherche le numéro de la résolution (directement sur le site de l'ONU, pas de temps à perdre avec des médias manipulateurs), je n'ai toujours pas trouvé. L'ONU elle-même ne mentionne pas le vote à l'unanimité dans son communiqué. Par contre, Le Point et compagnie (mais, bizarrement, pas Le Monde), ça y va, hein... Mais bon, comme je suis nulle en Relations Internationales (et en DroAt, n'en parlons pas...), peut-être que je ne suis pas au courant que les votes à l'unanimité ne font plus l'objet de résolutions numérotées... Laughing
Cette "info" n'a pas vraiment été claironnée par les médias TV que j'ai pu voir... La ficelle était trop grosse, peut-être ? Twisted Evil

sidesma a écrit:
Je pense que là; ce sont des éléments très important qui montrent bien que la france cherche des ennuis en Côte d'ivoire,
il n'y a aucun doute possible à cela.

Ah bon ? Sans blague ! Laughing


Gnata (2ème Gaou ! Twisted Evil ), je trouve que tu balaies un peu vite les sources d'infos que j'ai posté plus haut, venant d'ONG qui n'ont rien à voir avec l'ONU (à moins qu'on ne m'aie menti... Confused ), et qui sont sévères envers le régime de KLG depuis longtemps :
Survie France en mars 2003 : http://survie.org/billets-d-afrique/2003/112-mars-2003/article/cote-d-ivoire-criminalites-cachees
par exemple.

J'ai plutôt du respect pour Survie France, qui me semble inféodée à personne. Sauf si quelqu'un me démontre le contraire Confused

On dit quoi, sur ça ?
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"Le colonialisme et ses dérivés ne constituent pas à vrai dire les ennemis actuels de l'Afrique. À brève échéance ce continent sera libéré. Pour ma part plus je pénètre les cultures et les cercles politiques plus la certitude s'impose à moi que LE PLUS GRAND DANGER QUI MENACE L'AFRIQUE EST L'ABSENCE D'IDÉOLOGIE."
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Chabine
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MessagePosté le: Jeu 30 Déc 2010 04:01    Sujet du message: Répondre en citant

youngsoldier a écrit:
On ne remerciera sûrement jamais assez ces personnes qui comme Hannibal dépoussièrent de temps en temps notre histoire pour faire comprendre pourquoi le présent dans lequel nous vivons est ce qu'il est.

Effectivement je n'avais pas fait le rapprochement entre le rôle de l'Onu au Congo Rdc et celui qu'elle joue en CI, depuis des décennies on rejoue les mêmes pièces de théâtre sur le continent et généralement ça se termine toujours de la même façon. Ca sera toujours une erreur d'impliquer ces gens là (ONU et "communauté internationale") et de leur donner autant de pouvoir, toujours !


Et dans le prolongement de ce rappel historique sur l'Angola, en voici un autre sous une plume de choix, mais pas avant d'avoir posé un préalable indispensable :

Gbagbo n'est PAS et ne sera jamais Lumumba.
Même s'il devait connaître le même sort, comme certains adeptes de la démocratie et du tout puissant "droAt international" l'appellent de leurs voeux.

Ceci étant précisé, concentrons-nous sur les MÉCANISMES à l'oeuvre, dans la Côte d'Ivoire d'aujourd'hui comme dans le Congo de 1960/61 :

Citation:

Le grand succès des ennemis de l'Afrique, c'est d'avoir corrompu les Africains eux-mêmes. Il est vrai que ces Africains étaient directement intéressés par le meurtre de Lumumba. Chefs de gouvernements fantoches, au sein d'une indépendance fantoche, confrontés jour après jour à une opposition massive de leurs peuples, ils n'ont pas été longs à se convaincre que l'indépendance réelle du Congo les mettrait personnellement en danger.
Et il y eut d'autres Africains, un peu moins fantoches, mais qui s'effraient dès qu'il est question de désengager l'Afrique de l'Occident. On dirait que ces Chefs d'État africains ont toujours peur de se trouver face à l'Afrique. Ceux-là aussi, moins activement, mais consciemment, ont contribué à la détérioration de la situation au Congo. Petit à petit, on se mettait d'accord en Occident qu'il fallait intervenir au Congo, qu'on ne pouvait laisser les choses évoluer à ce rythme.
Petit à petit, l'idée d'une intervention de l'ONU prenait corps. Alors on peut dire aujourd'hui que deux erreurs simultanées ont été commises par les Africains.
Et d'abord par Lumumba quand il sollicita l'intervention de l'ONU. Il ne fallait pas faire appel à l'ONU. L'ONU n'a jamais été capable de régler valablement un seul des problèmes posés à la conscience de l'homme par le colonialisme, et chaque fois qu'elle est intervenue, c'était pour venir concrètement au secours de la puissance colonialiste du pays oppresseur.
Voyez le Cameroun. De quelle paix jouissent les sujets de M. Ahidjo tenus en respect par un corps expéditionnaire français qui, la plupart du temps, a fait ses premières armes en Algérie ? L'ONU a cependant contrôlé l'autodétermination du Cameroun et le gouvernement français y a installé un "exécutif provisoire".
Voyez le Viet-Nam.
Voyez le Laos.
Il n'est pas vrai de dire que l'ONU échoue parce que les causes sont difficiles.
En réalité l'ONU est la carte juridique qu'utilisent les intérêts impérialistes quand la carte de la force brute a échoué.
Les partages, les commissions mixtes contrôlées, les mises sous tutelle sont des moyens internationaux de torturer, de briser la volonté d'expression des peuples, de cultiver l'anarchie, le banditisme et la misère.

Car enfin, avant l'arrivée de l'ONU, il n'y avait pas de massacres au Congo. Après les bruits hallucinants propagés à dessein à l'occasion du départ des Belges, on ne comptait qu'une dizaine de morts. Mais depuis l'arrivée de l'ONU, on a pris l'habitude chaque matin d'apprendre que les Congolais s'entremassacraient.
On nous dit aujourd'hui que des provocations répétées furent montées par des Belges déguisés en soldats de l'Organisation des Nations Unies. On nous révèle aujourd'hui que des fonctionnaires civils de l'ONU avaient en fait mis en place un nouveau gouvernement le troisième jour de l'investiture de Lumumba. Alors on comprend beaucoup mieux ce que l'on a appelé la violence, la rigidité, la susceptibilité de Lumumba.
Tout montre en fait que Lumumba fut anormalement calme.
Les chefs de mission de l'ONU prenaient contact avec les ennemis de Lumumba et avec eux arrêtaient des décisions qui engageaient l'État du Congo. Comment un chef de gouvernement doit-il réagir dans ce cas ? Le but recherché et atteint est le suivant : manifester l'absence d'autorité, prouver la carence de l'État.
Donc motiver la mise sous séquestre du Congo.
Le tort de Lumumba a été alors dans un premier temps de croire en l'impartialité amicale de l'ONU. Il oubliait singulièrement que l'ONU dans l'état actuel n'est qu'une assemblée de réserve, mise sur pied par les Grands, pour continuer entre deux conflits armés la "lutte pacifique" pour le partage du monde. Si M. Ileo en août 1960 affirmait à qui voulait l'entendre qu'il fallait pendre Lumumba, si les membres du cabinet Lumumba ne savaient que faire des dollars qui, à partir de cette époque, envahirent Léopoldville, enfin si Mobutu tous les soirs se rendait à Brazzaville pour y faire et y entendre ce que l'on devine mieux aujourd'hui, pourquoi alors s'être tourné avec une telle sincérité, une telle absence de réserve vers l'ONU ?

Les Africains devront se souvenir de cette leçon. Si une aide extérieure nous est nécessaire, appelons nos amis. Eux seuls peuvent réellement et totalement nous aider à réaliser nos objectifs parce que précisément, l'amitié qui nous lie à eux est une amitié de combat.
Mais les pays africains de leur côté, ont commis une faute en acceptant d'envoyer leurs troupes sous le couvert de l'ONU. En fait, ils admettaient d'être neutralisés et sans s'en douter, permettaient aux autres de travailler.
Il fallait bien sûr envoyer des troupes à Lumumba, mais pas dans le cadre de l'ONU. Directement. De pays ami à pays ami. Les troupes africaines au Congo ont essuyé une défaite morale historique. L'arme au pied, elles ont assisté sans réagir (parce que troupes de l'ONU) à la désagrégation d'un État et d'une nation que l'Afrique entière avait pourtant salués et chantés. Une honte.

Notre tort à nous, Africains, est d'avoir oublié que l'ennemi ne recule jamais sincèrement. Il ne comprend jamais. Il capitule, mais ne se convertit pas.
Notre tort est d'avoir cru que l'ennemi avait perdu de sa combativité et de sa nocivité. Si Lumumba gêne, Lumumba disparaît. L'hésitation dans le meurtre n'a jamais caractérisé l'impérialisme.
Voyez Ben M'Hidi, voyez Moumié, voyez Lumumba. Notre tort est d'avoir été légèrement confus dans nos démarches. Il est de fait qu'en Afrique, aujourd'hui, les traîtres existent. Il fallait les dénoncer et les combattre. Que cela soit dur après le rêve magnifique d'une Afrique ramassée sur elle-même et soumise aux même exigences d'indépendances véritables ne change rien à la réalité.

Des Africains ont cautionné la politique impérialiste au Congo, ont servi d'intermédiaires, ont cautionné les activités et les singuliers silences de l'ONU au Congo.
Aujourd'hui ils ont peur. Ils rivalisent de tartufferies autour de Lumumba déchiqueté. Ne nous y trompons point, ils expriment la peur de leurs mandants. Les impérialistes eux aussi ont peur. Et ils ont raison car beaucoup d'Africains, beaucoup d'Afro-Asiatiques ont compris. Les impérialistes vont marquer un temps d'arrêt. Ils vont attendre que "l'émotion légitime se calme". Nous devons profiter de ce court répit pour abandonner nos craintives démarches et décider de sauver le Congo et l'Afrique.
(...)
Car nul ne connait le nom du prochain Lumumba. Il y a en Afrique une certaine tendance représentée par certains hommes. C'est cette tendance dangereuse pour l'impérialisme qui est en cause. Gardons-nous de jamais l'oublier : c'est notre sort à tous qui se joue au Congo.

Frantz Fanon
"La mort de Lumumba : pouvions-nous faire autrement ?"

Afrique Action, n°19, 20 février 1960
repris dans "Pour la Révolution Africaine" (1964)


Putain, ce type (nommé ambassadeur du GPRA à Accra un mois après avoir écrit ces lignes) n'y connaissait que dalle en relations ni en droit international... Razz

Aujourd'hui, moyennant la réserve exprimée sur Gbagbo, tout y est, il suffit de changer les noms. A la place de Bann Ki moun, je ferais attention à mes arrières : y'a qu'à voir comment à fini Dag Hammarskjöld... Le crime ne paie pas toujours Confused

Par contre, là où ça se corse, c'est que je veux bien voir quel pays africain va envoyer des troupes en CI, alors que ça chauffe au Nigéria, au Sénégal, en Tunisie (who's next ? Twisted Evil ). Du côté de la propagande médiatique "occidentale", apparemment, les vieilles ficelles semblent avoir perdu de leur efficacité : les charniers, les faux génocides, on a déjà donné ailleurs (j'ai cherché sur les forums de discussions de sites ivoiriens, ils en parlent pas). Et manifestement, les exactions contre les troupes de l'ONU en CI ne semblent pas émouvoir grand monde (en tous cas, pas moi, quand on sait quel sale boulot ils ont fait et continuent de faire en Haïti). Et puis, surtout, les peuples "occidentaux" ont d'autres chats à fouetter en ce moment. Alors convaincre les opinions publiques d'envoyer des troupes, que ce soit en provenance des pays "occidentaux" ou africains, bon courage, les gars... À moins qu'on ne balance aux Ivoiriens les soldats Népalais dont les Haïtiens ne veulent plus... Confused Sauf si ces derniers se lassent de toujours se taper le sale boulot (apparemment, c'est dur dur pour les casques bleus bengalis à Abidjan, ces jours-ci...).
Bref : qui va s'y coller ? Halliburton ?

Sinon, quelle que soit l'issue de ce cirque, ça promet pour les élections en RDC, au Cameroun et (surtout) au Nigeria l'année prochaine. Maintenant que la démocraSSie est devenue THE priorité absolue sur le continent... Confused
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Gnata
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MessagePosté le: Jeu 30 Déc 2010 07:48    Sujet du message: Répondre en citant

Chabine a écrit:
Gnata (2ème Gaou ! Twisted Evil ), je trouve que tu balaies un peu vite les sources d'infos que j'ai posté plus haut, venant d'ONG qui n'ont rien à voir avec l'ONU (à moins qu'on ne m'aie menti... Confused ), et qui sont sévères envers le régime de KLG depuis longtemps :
Survie France en mars 2003 : http://survie.org/billets-d-afrique/2003/112-mars-2003/article/cote-d-ivoire-criminalites-cachees
par exemple.

J'ai plutôt du respect pour Survie France, qui me semble inféodée à personne. Sauf si quelqu'un me démontre le contraire Confused

On dit quoi, sur ça ?


Salut Miss, je ne connais pas cette ONG mais je trouve qu'elle n'a pas fait ses devoirs, apparemment elle fait dans l'anachronisme et dans du mimétisme journalistique, au moment du soi-disant charnier de Yopougon personne ne parlait encore des Escadrons de la mort, c'est surtout après 2002, après que la rébellion d'Allassane ait coupé le pays ne deux...
Je t'ai dit de me donner un lien (aurais-je dû ajouter "crédible" ?) et non les divagations d'une obscure ONG...

Si je n'ai pas commenté le lien de cette ONG Survie la première fois que tu l'as posté c'était parce qu'il ne valait pas la peine...

Un journal Francais ayant pignon sur rue (Le Figaro ?) avait été condamné par un tribunal francais en son temps à payer des sous pour dédommagements à Laurent Gbagbo et à sa femme pour diffamation justement sur cette histoire d'escadron de la mort. ce journal fût le premier à parler des escadrons de la mort de Mme Gbagbo (sur le supposé assassinat du journaliste franco-canadien Guy André-Keiffer et d'autres personnes), si cette ONG-Survie n'a pas été poursuivie c'était sûrement parce qu'elle n'avait fait que reprendre cette information déjà fausse qui à force d'être reprise est devenue un fait avéré, en journalisme une info même fausse semble tenir lieu de vérité du moment qu'elle est répétée ad nauseam...

Un peu d'Histoire: Le terme "Escadron de la mort" fût utilisé pour la première fois par les Francais pendant la guerre d'Algérie, c'est une expression qu'ils connaissent bien, voulant faire plier Gbagbo ils ont visé sa femme et Bertin Kadet (celui qui a armé l'armée Ivoirienne plus décemment) une véritable bande de couards qui contre toute décence s'attaquent aux femmes et aux enfants de leurs victimes...

Sans être un génie on trouvait suspect qu'assis dans leurs bureaux parisiens ces journalistes francais savaient d'avance que les assassinats ponctuels qui se produisaient à 6000 km étaient l'oeuvre des escadrons de la mort, ils n'avaient même pas la patience d'attendre les conclusions des enquêtes sur les lieux...

Qui plus est, si cet escadron était vraiment sous les ordres de Mme Gbagbo, pourquoi n'avoir pas donné l'ordre d'en finir directement avec ce truand d'Allassane au lieu de s'attaquer à des comédiens ou à un journaliste français polygame sans intérêt ?
Tout le monde en Côte-d'Ivoire sait qui a tué Balla Keita et pour quoi il a été tué, le Gnl Robert Guei, Me Boga Doudou (ministre de l'intérieur en 2002 sous Laurent Gbagbo), Guy-André Keiffer...

Encore une fois en Côte-d'Ivoire, nous savons qui est capable de tuer sans aucun remord et il se terre présentement lui et sa soldatesque dans un hôtel de passe en plein centre d'Abidjan protégé par la France et les USA.

Laurent Gbagbo a fait 30 dans l'opposition sans utiliser d'arme à feu, pourtant c'est pas les propositions qu'il n'a pas eues, lorsqu'il organisait les marches il était devant, lui et sa femme, ça lui a valu de faire la prison plusieurs fois (lui et sa femme), c'est pas comme certains délinquants qui appellent à l'insurrection sur une radio Onusienne transformée pour l'occasion en centre de propagande pour rebelles, pour se vautrer après dans chambre d'hôtel.

En conclusion (parce qu'il y en a ): Ce qu'il ne faut pas perdre des yeux c'est leur haine pour Laurent Gbagbo depuis 2000 jour de son élection, pour le reste ils sont capable d'inventer bien des choses, ça fait 8 ans qu'on les entend vociférer par ONG interposées, nous sommes vaccinés !

L'ONG de la blondasse de Allassane (Children of Africa) ne fût-elle pas au centre des soi-disants enfants esclaves travaillant dans nos champs de café et de cacao ? elle a presque réussi à ne plus faire vendre notre cacao, on a dû batailler pour démontrer que c'était faux. Cette golddigger a assez de moyens pour financer n'importe quelle obscure ONG dite indépendante, bref ne perd pas des yeux l'essentiel, s'ils essaient de te montrer la lune avec leur main gauche, regarde plutôt ce qu'ils cachent dans leur main droite... !
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marvel02
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MessagePosté le: Jeu 30 Déc 2010 13:11    Sujet du message: Répondre en citant

Si les panafricains des année 60 n'avaient pas commis d'erreurs, avaient les bonnes stratégies résultants des bonnes analyses, ils auraient réussi leur coup et nous n'en serions pas là 50 ans plus tard, presque au degré zéro. Ce n'est pas parce qu'il y'avait des ennemis intérieurs, car çà, il y'en aura toujours! Je me rappelle d'un ami, qui m'a dit un jour "tu n'es pas choqué que les africains trahissent des africains? J'en suis estomaqué. Ca ne te dis rien? Ca devrait te révolter!". Oui c'est ça, comme Fanon. Eh ben non, je ne suis pas choqué: c'est une donnée qu'il faut prendre en compte dès le début de l'action, et être plus fort, plus inventif et plus déterminé qu'eux pour les contrer. Il faut avoir la tête froide pour résoudre les problèmes et non un angélisme bonenfant, pour s'insurger quand le mal est à nos portes. Le mal existe, c'est comme ça. Les gens ne sont pas pour vous aimer, mais pour gagner. Je ne vois pas pourquoi mon pays serait membre du conseil de sécurité de N.U. et ne favorisera pas un petit peu le Gabon-frère s'il en a l'occasion. Il faut donc savoir négocier les accords établis avec l'ONU (ou le FMI, ou Total, ou n'importe qui), faire évaluer sa négociation, la contre évaluer, avant de signer. Mais pas des diplomaties à l'emporte pièce et puis crier dans la rue qu'on s'est fait rouler et qu'il faut faire bloc. Derrière l'incompétence? Sans moi!

Excusez moi de ne pas citer des livres mais de revenir sur ce que je sais et que j'ai vu et vécu, les africains négocient mal. Très mal. Faute de lobbies, faute d'organes d'études stratégiques compétents et équipés, faute d'espions industriels ou politiques. Car une négociation réussie se prépare en amont. Avec autant de faiblesses, on se fera bouffer à chaque fois. Pas la peine de venir pleurnicher après sur les méchants blancs alors qu'on est incompétent. Oui le blanc est méchant comme dit Fanon, c'est une certitude.
Et ce qui est tout aussi sûr, c'est que ça ne changera pas. Le chinois nous bouffera autant, et demain, ça sera le brésilien, si n'apprenons pas à corriger nos faiblesses (les vrais faiblesses mais dénoncer les traitres dans nos rangs, car même les USA en ont dans les leurs) et rechercher des puretés idéologiques totalement fantasques.

C'est pour ça que je n'aime pas du tout ce culte aveugle pour des gens qui au final ont perdu. Mince, hérésie! He oui, je ne suis pas très religieux, mais un pragmatique total! Si on répète les mêmes choses que les anciens, on reprend les mêmes visions pour apporter les mêmes réponses, nous serions donc maso puisque l'échec est au bout et nous le savions.
Non je suis pas non plus en "croyant du droit". Je ne suis pas juriste dans le sens académique. Le droit est un de mes instruments d'analyse (et de travail). Mais Les gens sont ici dans une espèce d'extrémisme enfantin, qui veut qu'on soit ONUlâtre, ou anti-ONU. Ce qui dans un sens comme dans l'autre est ridicule. Comme je le dis souvent pour les antifrançais de France, qui s'y engraissent en affirmant pour ceux du continent que toute coopération avec la France conduit à notre mort. Foutaise!. Ou Gbagbo antifrancais après avoir été mis par la France, entrainé ses armées par elle etc... Je ne suis pas un extrémiste quelque soit le sujet, avec des hypothèses totalement bonnes et des complètement mauvaises. Ca n'existe pas dans la réalité et ceux qui vous vendent ces extrémismes vous mentent.

Vous n'êtes pas obligé de penser comme moi, mais pour moi le but de la politique est de rendre l'homme heureux. La finalité de la lutte politique et sociale africaine ce n'est même pas le panafricanisme. Mais le bien être de l'homme noir. Le panafricanisme n'est qu'un moyen qui me parait au jour d'aujourd'hui le plus plausible pour atteindre ce but de bien être. D'ou je me définis comme panafricain. Mais attention, ce n'est pas une profession de foi religieuse, avec ses saints, ses évangiles et ses prophètes et ses prédicateurs comme certains qui le tournent ainsi. Les citations selon saint Fanon me font penser à ces versets qui affirment que si vous invoquer le non de Jésus aucun poison ne saura vous faire de mal, alors que nous savons bien que cela ne marche pas. Pourtant, tant d'adeptes du christianisme depuis 1600 ans qu'il existe (j'ai pas dit 2000 ans exprès). Il y'a une histoire, des pères, mais surtout beaucoup d'échecs qu'il va falloir réparer, pour créer les options de demain.

Il faut parfois se demander pourquoi les militants révolutionnaires une fois au pouvoir n'appliquent que très peu leur programme. De Mitterand on s'accorde à dire qu'il n'a pas plus de 20% de gauche. Pourquoi Lula, l'inquiétant gauchiste, devient "le président libérale qui fait un peu de social"? Pourquoi les extrémistes échouent toujours? Parce que la réalité est au centre. Un coup de barre à gauche, un coup à droite au nord ou au sud selon la conjecture, et on avance. Il n'y a pas de chemin tout tracé, sans aucune embuche, rond pont, tentation, ou nids de poule.
Je ne reviendrai pas sur Lumumba et les autres pour ne pas nourrir cette masturbation sur un passé génial est des hommes héroïques qui nous ont laissé pauvres et orphelins, et dont la remise en cause vous voue aux pires insultes. Mon but était de dire que je ne crois pas aux extrémistes de quelques bords que ce soit. Ni de la science, ni du poids de l'histoire, ni de l'importance du militantisme, ni des héros-modèles.

Les africains me semblent avoir un problème de projection dans le présent et dans futur. On ne réalise que difficilement le temps qui passe et les changements qui vont avec. Nous sommes comme largués. Le panafricanisme est un cadre (le meilleur à mon sens) pour déployer une déployer une politique de cohésion et de progrès. Mais ce n'est pas une vision. Je me fais insulter ici parce que j'ai dit que la souveraineté est une notion du XXè siècle qui n'a plus de sens de nos jours. C'est incroyable.

Cordialement.
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Gnata
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MessagePosté le: Jeu 30 Déc 2010 15:52    Sujet du message: Répondre en citant

Le genre d'informations sélective et lente à se faire entendre...
L'ONU tire sur la foule et fait 4 bléssés.
Citation:
http://news.abidjan.net/h/385251.html
Après les incidents qui ont eu lieu le mardi 28 décembre 2010 à Niangon, dans la commune de Yopougon, entre Onuci et populations, la commune d’Abobo a connu hier mercredi 29 décembre, ses premières échauffourées entre les mêmes forces et les populations abobolaises. Bilan: un blessé.

Tout a commencé le matin d’hier. Lorsque les populations d’Abobo ont aperçu une colonne de véhicules de l’Onuci sur le boulevard menant à Abobo-Agripac. L’endroit où des éléments des Fds (L'Armée régulière) ont trouvé la mort, le 16 décembre 2010, après que des marcheurs leur aient tiré dessus. Lors de la marche du Rhdp dite pacifique. Alertés par les accrocs de Yopougon, les Abobolais qui n’entendent plus laisser les soldats onusiens entrer dans les quartiers d’Abobo, pour y «distribuer des armes blanches à certaines personnes proches de Ouattara», ont tout de suite dressé un barrage. Pour empêcher le convoi des hommes de Young Jin Choï, d’arriver à destination et procéder à ce qu’on leur a toujours reproché en Côte d’Ivoire.

C’est alors que, pour forcer le passage, les soldats onusiens ont tiré des coups de feu en l’air. Ce qui a davantage provoqué la curiosité des populations d’Abobo-Agripac. Elles ont donc, elles aussi, érigé un barrage pour stopper les tireurs de l’onuci. Bloqués au carrefour Agripac, il a fallu l’intervention du CeCOS, pour les sortir des griffes des populations révoltées. Recommandant à leurs frères d’armes venus de l’hôtel Sebroko de rebrousser chemin, afin d’éviter toute complication. Après des discussions, les onusiens ont finalement décidé de suivre les conseils des hommes du Général Guai Bi Poin. Décidant de rebrousser chemin. Et c’est là que le drame va se produire. Selon des témoignages recueillis sur place, en provenance du carrefour Agripac, les éléments de Choï ont remarqué qu’une foule compacte s’est amassée au premier barrage qu’ils ont forcé. C’est alors qu’un des Casques bleus a tiré dans la foule. Après qu’il ait reçu de son chef (un soldat sénégalais), l’ordre de faire usage de son arme. Faisant ainsi quatre (4) blessés parmi les populationes civiles aux mains nues.

Ces derniers ont été immédiatement transférés à l’hôpital militaire d’Abidjan (Hma). Affaire à suivre.

Frimo D. K
koukoudf@yahoo.fr

- Pour ces Pombeiros nouvelle génération, il faut leur tirer dessus à l'arme lourde, à vue !
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MessagePosté le: Jeu 30 Déc 2010 17:40    Sujet du message: Répondre en citant

J'ai lu très attentivement ce forum et j'avoue que vous m'apprenez bcp de choses qui me permettent de relativiser la position de la France et de la communauté internationale. En revanche j'ai une petite question: c'est aux yeux du monde entier que le président du conseil constitutionnel a invalidé les voix dans 7 départements du Nord de la Cote d'ivoire. Même s'il y'a eu du bourrage des urnes je suppose qu'il existe quelques honnêtes gens là bas qui ont voté sans enfreindre aucune loi. Alors les panafricanistes ces populations du nord ne sont'ils pas des africains ou bien devront nous construire les états unis d'afrique sans eux ? Car au delà de toutes discussions anti-occident c'est le respect de l'autre africain qui est en cause dans cette histoire.
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Soundjata Kéita
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MessagePosté le: Jeu 30 Déc 2010 18:55    Sujet du message: Répondre en citant

SOUVERAIN_CIV a écrit:
J'ai lu très attentivement ce forum et j'avoue que vous m'apprenez bcp de choses qui me permettent de relativiser la position de la France et de la communauté internationale. En revanche j'ai une petite question: c'est aux yeux du monde entier que le président du conseil constitutionnel a invalidé les voix dans 7 départements du Nord de la Cote d'ivoire. Même s'il y'a eu du bourrage des urnes je suppose qu'il existe quelques honnêtes gens là bas qui ont voté sans enfreindre aucune loi. Alors les panafricanistes ces populations du nord ne sont'ils pas des africains ou bien devront nous construire les états unis d'afrique sans eux ? Car au delà de toutes discussions anti-occident c'est le respect de l'autre africain qui est en cause dans cette histoire.
Je comprends fort bien ton inquétude, mais pour pouvoir travailler avec les populations de ces régions, il faut d'abords pouvoir les soustraire des factions dites "rebelles" qui les terrorisent depuis 8 ans déjà.
Or, ce qui se passe, dans la majorité des pays d'Afrique, c'est que les peuples qui y résident ont pour autorité de tutelle des intermédiaires cooptés par les anciennes puissances coloniales et non pas des personnes choisis par eux, après discussions entre eux.

Le caractére dictatorial des régimes politiques françafricains a pour principale conséquence d'alimenter la méfiance collective, la peur de son voisin, d'attiser les haines dites "tribales", etc.
Ces régimes se maintiennent en semant constamment la confusion dans les esprits des gens, en les montant les uns contre les autres, exploitant leurs forces et leurs faiblesses uniquement pour satisfaire le maintient au pouvoir de cette caste de gouverneurs noirs.

Au Congo Brazzaville, cette dynamique de travail à fini par totalement gangréner la mentalité politique des congolais, dont les schémas idéologiques n'ont aucune portée sortie des limites de leur village natale, voir de leur parcelle familiale. Et ce à telle enseigne que même les initiatives et les prises de positions se revendiquant du panafricanisme y sont suspect de tribalisme.

Or, dans le cas de CI, non seulement, la gouvernement Gbagbo n'a pas été en mesure de libérer les populations sous régime Wattara, mais en plus, il a échoué, à travers ces discours, à rassurer ces populations en leur faisant bien comprendre que les discours tribalismes distillés par la propagande des chefs "rebelles" ne sont que pur mensonge.

Je crois que le FPI, le gouvernement et Gbagbo ne devrait pas ménager leurs efforts pour expliquer aux populations vivants actuellement en zone occupée qu'ils travaillent aussi pour eux et avec eux, et pas seulement avec les populations résidant en zone gouvernementale.

Htp, Sunjata
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MessagePosté le: Jeu 30 Déc 2010 22:49    Sujet du message: Répondre en citant

SOUVERAIN_CIV,
Ce site n’est pas peuplé exclusivement d’affreux extrémistes panafricanistes anti-occident. En tout cas, Marvel02 qui a encore rendu une excellente copie (à mon sens) ne semble pas de ceux-là.
Les populations des 7 départements du nord Côte d’Ivoire sont bel et bien des africains dont le sort angoisse de nombreux patriotes africains. Qu’arrivera-t-il des habitants d'Abidjan si les faiseurs de guerre passent à la vitesse onusienne ?
A mon humble avis, ce qui est en cause n’est pas le respect de l’africain épris de droit et de démocratie à la sauce onusienne. Ce qui est en cause est ce que NOUS redoutons le plus ici : la guerre civile !
MARVEL02,
Tu gagneras en pertinence si tu arrêtais de tout ramener à ta petite personne. Tu es jeune avec une expérience vitale très minuscule. Ta fougue rend moins potable ton discours. Aucune domination humaine n’est éternelle. Les ancêtres nègres furent vaincus et vendus comme des vils bétails sur les marchés. Et puis vint la colonisation et le néocolonialisme actuel. Tout ce que je peux te dire est que les choses ne resteront pas en l’état pour l’éternité. C’est d’ailleurs le pourquoi de ces échanges. Emery Patrice Lumumba était un homme de son temps avec peu d’expérience des relations internationales ; j’ose penser que ce sera point le cas de Laurent GBAGBO. Ce dernier ne sera pas sacrifié sous l’autel de l’ONU.
Take care !
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Trublion-2011
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MessagePosté le: Jeu 30 Déc 2010 23:29    Sujet du message: Répondre en citant

Bonjour à tous,
Je suis depuis quelques jours les échanges sur ce topic hautement intéressant dans l'histoire générale de l'Afrique. Il est vrai, que progressivement cela m'a démangé d'intervenir car je suis contre les positions défendues par certains intervenants.

Ce qui est fabuleux avec beaucoup d'africains, c'est ce manque flagrant de cohérence dans les principes qu'ils défendent.

On dénonce les médias occidentaux, alors qu'un espace comme grioo nous permet de nous faire notre propre opinion loin des mass médias principaux. La liberté de la presse dont nous jouissons ici, c'est de pouvoir entendre un autre son de cloche. Or il me semble qu'en CI, Gbagbo instrumentalise autant les médias que les occidentaux le font chez eux. Mais comme Gbagbo fait cela pour une cause juste, pour libérer l'Afrique, il faut lui pardonner cette tendance dictatoriale c'est cela ?

On dénonce les institutions que les blancs ont installé chez nous. Mais le jour où ces institutions dévoyées servent les causes de notre candidat préféré on devient subitement moins regardant et on joue sur le légalisme. Toute personne de bon sens sait que le conseil constitutionnel ivoirien ou gabonais sont de vastes blagues. Ce n'est pas parce qu'il y a des CC dans les pays occidentaux, et que leurs membres sont nommés que c'est une bonne chose dans l'absolu.

On se dit démocrate mais on est prêt à soutenir un hold up électoral avec des arguments tordus : tel candidat serait moins pire pour le pays que l'autre qui a gagné donc tant mieux s'il usurpe le pouvoir car c'est pour le bien de tous. La démocratie ne consiste pas en l'élection du meilleur ou des meilleurs. Il s'agit simplement d'un consensus ou la minorité laisse les représentants de la majorité gouverner.

D'ailleurs quand on essaie de voir en quoi Gbagbo serait meilleur pour la CI que Ouattara, on vous dit d'abord que ce dernier est vendu aux puissances occidentales -je pense qu'il est en effet le candidat rêvé des USA et de la droite française- Si vous indiquez aux thuriféraires de Gbagbo que ce dernier a passé de nombreux contrats avec les sociétés françaises, leur ligne de défense évolue. Avec Gbagbo ce serait du gagnant/gagnant. Oui pourquoi pas, mais j'aimerais voir ces contrats pour en avoir le coeur net.

Gbagbo serait victime d'un complot international parce qu'il aurait la simple vélléité de renégocier les contrats, de faire 50/50 et cela ne plairait pas à la françafrique ?
Il faut alors savoir de quelle françafrique on parle. Parce que contrairement aux idées reçues, la françafrique n'est pas un bloc monolythique. Il y a plusieurs lignes de faille dans ce système : il y a la françafrique chiraco-gaulliste, la françafrique des socialistes mitterandiens canal historique. C'est cette dernière qui a avalisé la victoire de Gbagbo en 2000. Certains de ses membres en 2010 continuent de soutenir leur généreux donateur en fustigeant l'immixion de la France dans les affaires intérieures ivoiriennes : Cambadélis, Loncle, Labertit, Lang, etc.

Donc il y a eu bourrage d'urnes dans le nord et il est naturel d'eliminer les voix des citoyens de cette région. Intéressant, il n'y avait pas eu cette rhétorique à la fin du premier tour. De plus le nord géographique ne représente pas la moitié de la population donc c'est bien dans le sud, où Ouattara a limité les écarts qu'il a pour moi gagné les élections. Le report des voix Bédié a fonctionné à ma grande surprise.

Ouattara fait des scores à la soviétique dans le nord. Soit. Mais cela est-il nécessairement et uniquement lié à une menace sur les populations ? Ne faudrait-il pas y voir ce fameux phénomène africain du "c'est à notre tour de manger, c'est à notre tour de gouverner" ??

La seule chose qui justifie une telle inconstance dans les principes, c'est que beaucoup ici pensent que Ouattara est le chef et au moins le financier de la rebellion. Si c'est le cas, Gbagbo aurait du amasser les preuves et traduire ce dernier en justice. Dès lors qu'il ne l'a pas fait et qu'il est allé aux élections en signant des compromis avec Ouattara (Marcoussis- Prétoria), il n'a pas à venir pleurnicher. Gbagbo a voulu la certification de l'ONU en pensant que cela pourrait contrer la CEI dont la composition lui était défavorable.
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marvel02
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MessagePosté le: Ven 31 Déc 2010 04:19    Sujet du message: Répondre en citant

Ca fait plaisir de voir les paroles se libérer. Les gens modérés ou pro-ouattara avoir droit de citer ici.

Trublion-2011 a écrit:
On dénonce les médias occidentaux, alors qu'un espace comme grioo nous permet de nous faire notre propre opinion loin des mass médias principaux. La liberté de la presse dont nous jouissons ici, c'est de pouvoir entendre un autre son de cloche. Or il me semble qu'en CI, Gbagbo instrumentalise autant les médias que les occidentaux le font chez eux. Mais comme Gbagbo fait cela pour une cause juste, pour libérer l'Afrique, il faut lui pardonner cette tendance dictatoriale c'est cela ?

On dénonce les institutions que les blancs ont installé chez nous. Mais le jour où ces institutions dévoyées servent les causes de notre candidat préféré on devient subitement moins regardant et on joue sur le légalisme. Toute personne de bon sens sait que le conseil constitutionnel ivoirien ou gabonais sont de vastes blagues.

On se dit démocrate mais on est prêt à soutenir un hold up électoral avec des arguments tordus : tel candidat serait moins pire pour le pays que l'autre qui a gagné donc tant mieux s'il usurpe le pouvoir car c'est pour le bien de tous. La démocratie ne consiste pas en l'élection du meilleur ou des meilleurs. Il s'agit simplement d'un consensus ou la minorité laisse les représentants de la majorité gouverner.


Il y'a de quoi se poser des questions sur le degré de tolérance démocratique des africains et en arriver à se demander comme l'autre, "et si l'Afrique refusait le développement?" Et pourquoi pas, "et si l'Afrique refusait la démocratie"? Elle en aurait le droit, mais pour aller vers quoi? L'incertitude de types qui s'accrocheraient et estimeraient qu'ils sont nos protecteurs contre notre propre avis et sans limitation de mandat? C'est inquiétant.

Au fond, la différence réelle entre un mandat sous Gbagbo ou un sous Ouattara, sera de l'ordre de 5%. Vraiment pas grand chose parce que les données sont complexes. Ca ne sera pas le grand soir avec l'un (10 ans passés, on arien vu) ni avec l'autre (les méthodes qu'il préconise sont connu, il n'y a pas de miracle). Il n'y aura pas d'indépendance ou de souveraineté porteuse avec Gbagbo, il n'y aura pas plus vente du pays ou de déferlement des capitaux d'investissement avec Ouattara. C'est pour une telle nuance que l'on refuse l'alternance comme une catastrophe qui justifie que la démocratie soit remise en doute?
Si nous revenons sur l'arrivée des socialo-communistes en France en 1981, qui là est un véritable chamboulement dans le contexte de l'époque, et de quoi faire flipper sérieusement les gaullistes, nous constaterons qu'un seul administrateur public avait refusé de plier aux ordres d'un gouvernement qui a l'oeil de Moscou. C'était un jeune sous-préfet, Philippe De Villiers qui démissionna. On comprend aujourd'hui qu'avec de telles réactions, il ait fini aux extrêmes: anti européen, souverainiste, catho-conservateur etc.... Et on sait aussi, car nous avons le recul maintenant, que les socialo-communistes en question n'ont pas imposé tellement de différence à la France.

On fait trop de bruit pour rien. Juste pour une alternance qui ne correspondrait pas à un certain cahier idéologique, on va embraser tout un pays?

Revenons sur l'histoire politique de l'Angola, pour reprendre un exemple déjà pris et sur lequel je n'avais pas souhaité m'approfondir, ce que je fais maintenant afin de démontrer la réalité des complexités politiques.

Jonas Savimbi a toujours entretenu des liens très forts avec l'ANC et ses dirigeants. Il les a financé durant l'apartheid, et l'ANC l'a soutenu une fois au pouvoir et jusqu'à sa mort. L'avant dernier Jeune Afrique (numéro 2606, expiré le 25 décembre dernier y revient Page 39) et plusieurs autres écrits, même pas secrets ou "wikileaksés" en témoignent. Grâce aux diamants de sa zone de contrôle, le "galo negro" ("Coq noir", surnom de Savimbi) finançait ce mouvement et ses leaders, tout en prenant les armes des blancs qui opprimaient les mêmes chez eux, pour combattre le MPLA au pouvoir en Angola. Savimbi n'était pas plus bête qu'un autre: il savait que l'apartheid ne durerait pas éternellement et qu'il avait tout à gagner de s'arranger des amitiers avec l'ANC, pour ne pas se retrouver cernés. Alors que depuis 1992 Savimbi était presque abandonné de tous, même les USA on préféré faire confiance à un régime communiste (qu'ils ont combattu, et donc, acceptant une défaite quelque part), celui du MPLA toujours au pouvoir. Mais Mandela n'a pas voulu le lâcher, menaçant régulièrement Luanda d'intervenir s'il privilégiait la poursuite de la solution militaire contre Jonas. Son successeur Mbeki non plus n'a pas laché le Galo, noircissant les relations entre Luanda et Pretoria. Si bien que, alors que tous deux sont membres de la SADC (l'équivalent de la CEDEAO au sud), aucun voyage officiel ne s'était fait dans un sens comme de l'autre jusqu'à l'arrivé de Jacob Zuma l'an passé.
Et, tenez vous bien, l'Angola n'aurait jamais été assez fou pour s'attaquer à l'Afrique du sud ni sous apartheid, ni après. Parce qu'il n'aurait pas eu dans les deux cas un parrain pour l'accompagner. Seul, il signait sa mort. Il ne pouvait que bouder dans son coin.

Rappelons aussi que l'idéologie officielle de l'UNITA était la revendication des racines négroafricaines de l'Angola. Ils appelaient le pouvoir de Luanda les "assimilados", sous entendus assimilés aux blancs qui continuent à poursuivre une colonisation sous-couvert. UNITA signifie Union nationale pour l'indépendance totale de l'Angola, et indépendance totale signifie pour lui, libérer le pays des métis qui avaient pris le pouvoir à Luanda. Car ce problème en Angola est réel: au bout de 500 ans de colonisation (sans doute la plus longue au monde), l'élite des Neto et Dos Santos n'a rien culturellement de local (sauf en discours et en poésie), et ils cultivent ouvertement cette extra-africanité. Ajouté à quoi, le MPLA à la prise de son indépendance s'est lié d'un accord officiel de soutien avec le Portugal (post-salazariste, dirigé par une junte appelée le MFA càd, Mouvement des forces armées) qui demandait à préserver les avantages de ses ressortissants et pour l'Etat portugais. Ce à quoi le MPLA n'avait rien à redire mais qui révulsait Savimbi, qui y voyait une sorte de "Portugafrique" (version locale de la Françafrique). Savimbi traitait les membres du MPLA de "faux noirs". Si bien qu'il a souvent été traité de raciste.

Les soutiens qu'il aura plus tard des Etats Unis ou encore d'Israel, ne viendront que petit à petit.
Sur le terrain idéologique, Savimbi a plus a dire pour se revendiquer d''une vision afrocentrée que le MPLA fondé avec des portugais anticolonialistes et communistes, et qui une fois indépendant n'a jamais perdu le soutien total de son colonisateur.
Ce n'est donc pas parce qu'il a pris les armes des sud-africains racistes qu'il va être automatiquement jeté aux démons.
En revanche, ce n'est parce qu'il était afrocentré (à sa manière) que l'on va oublier qu'il fut un sanguinaire sans vergogne. Ou qu'à la fin, son combat n'avait plus d'idéologie, ni de sens autre que la recherche du pouvoir personnel. Personnellement je n'aurai jamais collaboré avec l'Afrique du sud d'apartheid. C'est comme voter front national pour signaler une contestation, c'est au dessus de mes forces. Mais Savimbi au même moment qu'il est soutenu par l'Afrique du sud ségrégationniste, l'est aussi très activement et très officiellement par la Zambie de Kenneth Kaunda qui, faut-il le rappeler, dirige pourtant un parti unique officiel qu'il a fondé et qu'il a inscrit d'obédience communiste, et qu'il est issu d'un pays, la Zambie, qui a connu la ségrégation raciale du type sud-africain avant qu'il ne le rende indépendant, qui est un vrai pilier panafricain, soutenant activement tous les mouvements de libération et radicalement opposé à l'Afrique du sud.
Le Zaïre de Mobutu qui lui a aussi apporté un soutien sans faille à l'UNITA de Savimbi, est aussi le seul pays a avoir appelé tous les pays d'Afrique à la guerre contre l'Afrique du sud, à la tribune des nations unies. Avec cette phrase forte (reprise à F. Fanon) que "l'Afrique a la forme d'un révolver dont le Zaïre est la gachette. Pour ma part, disait le maréchal, je suis prêt à prendre mes responsabilités dans cette guerre contre l'Afrique du sud".

Petit clin d'oeil aux péripéties de l'ONU en RDC en 1960: le corps expéditionnaire tunisien avait apporté parce ce biais, un stock d'armée destiné aux combattants angolais, qui est arrivé à bon port, via Holden Roberto et qui a ainsi créé sa faction. C'est d'ailleurs Roberto qui peut le plus se revendiquer du soutien et des amitiés du clan panafricain officiel de l'époque, et pas le MPLA, puisqu'il a reçu le soutien direct de ce groupe, notamment de Sékou Touré qui lui a donné un passeport Guinée pour le suivre aux Nations Unies, d'où il est intervenu dans un discours enflammé pour défendre l'indépendance de son pays, alors que l'auditoire attendait le discours guinéen. Autre super-curiosité c'est qu'Holden Roberto avait un mouvement politique plutôt pro Kongo : il dirigeait un Mouvement des peuples du nord de l'angola, et s'imaginait roi d'un royaume Kongo ressuscité et englobant l'ensemble de l'Angola moderne. Mais là aussi il ne faut lui porter rigueur et le traiter de tribaliste, puisqu'à Kinshasa ou il est né et a vécu son long exil jusqu'à l'entrée en guerre, les associations politiques nègres tolérés par le colons étaient uniquement celle d'affinités ethniques (sans doute diviser pour mieux régner). Il y'avait celle des Mongo (ANAMONGO), des Baluba (BALUBAK), des Bayanzi et la plus célèbre, l'ABAKO (association des bakongos) qui dominait Kinshsa a pu avoir le poste de président de la république via Kasavubu, quand Lumumba obtint la majorité parlementaire pour être le premier ministre. C'est dans ce contexte qu'il crée l'association des Bazombo (sous-ethnie kongo majoritaire parmi les exilés angolais de Kinshasa) ou dans lequel adhèrera Savimbi qui n'est pas Bazombo, et même pas kongo, mais ovimbundu.
C'est Roberto Holden qui est l'ami de Lumumba. Pas Neto, dont je doute qu'ils se soient jamais rencontrés.

Bref, la politique c'est compliqué. Ne résumons pas les choses à des soutiens ici ou là ou des visions orientées. Comme Houphouët avait envoyé un ambassadeur en Afrique du sud raciste (ambassadeur qui par la suite est devenu guéïste, puis adepte chevronné de l'ivoirité alors que ses gosses sont métisses de mère blanche... ouf!) qu'il est le démon.

Méfions-nous de la simplification, et des extrêmes.

Gnoka, merci pour ton conseil, je tâcherai de le suivre.


Dernière édition par marvel02 le Ven 31 Déc 2010 04:45; édité 3 fois
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Didier_Daan
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MessagePosté le: Ven 31 Déc 2010 04:33    Sujet du message: Répondre en citant

Trublion-2011 a écrit:
Ce qui est fabuleux avec beaucoup d'africains, c'est ce manque flagrant de cohérence dans les principes qu'ils défendent.

En voici un autre "Africain" qui va nous montrer comment traverser la Mer Morte...pfffff!!!
Trublion-2011 a écrit:
On dénonce les médias occidentaux, alors qu'un espace comme grioo nous permet de nous faire notre propre opinion loin des mass médias principaux. La liberté de la presse dont nous jouissons ici, c'est de pouvoir entendre un autre son de cloche..

Grioo est (en principe) un espace d'information (et/ou de complément d'information) et d'échanges. Alors vous ne dites rien d'original.
Trublion-2011 a écrit:
Or il me semble qu'en CI, Gbagbo instrumentalise autant les médias que les occidentaux le font chez eux. Mais comme Gbagbo fait cela pour une cause juste, pour libérer l'Afrique, il faut lui pardonner cette tendance dictatoriale c'est cela ?.

Oh là, le dadais ou l'escroc (?!), comme si cette histoire de Côte d'Ivoire n'était pas un tour politique de malin-malin et demi. What a pity, si vous ne l'avez pas vu ainsi!!!
Ecoutez, vous êtes du camp Ouattara et les autres, comme MOI, sont du camp Gbagbo. Voilà où on en est. Les leçons d'objectivité et de bon sens, franchement, c'est du domaine de l'auto-jouissance intellectuelle. La limite pour moi, c'est le bain de sang, que ce soit des innocents ou des acteurs principaux de ce "jeu".
Trublion-2011 a écrit:
Ouattara fait des scores à la soviétique dans le nord. Soit. Mais cela est-il nécessairement et uniquement lié à une menace sur les populations ? Ne faudrait-il pas y voir ce fameux phénomène africain du "c'est à notre tour de manger, c'est à notre tour de gouverner" ??.

Lorsqu'on lit ce truc, on se dit que en effet, on à faire ici à un gars qui s'essaie dans la prestidigitation ou bien à l'escroquerie. On ne gobe pas le numéro, Mr.
Trublion-2011 a écrit:
La seule chose qui justifie une telle inconstance dans les principes, c'est que beaucoup ici pensent que Ouattara est le chef et au moins le financier de la rebellion. Si c'est le cas, Gbagbo aurait du amasser les preuves et traduire ce dernier en justice. Dès lors qu'il ne l'a pas fait et qu'il est allé aux élections en signant des compromis avec Ouattara (Marcoussis- Prétoria), il n'a pas à venir pleurnicher. Gbagbo a voulu la certification de l'ONU en pensant que cela pourrait contrer la CEI dont la composition lui était défavorable.

MDR!!! Comme si Gbagbo n'avait pas pris en compte votre scénario. La preuve, il est là. Je vous rejoins si vous pensez que ce Gbagbo a été assez "gentil" avec l'autre de l'hôtel du Golf. Il aurait dû gagner dès le 1er tour. Non? Ainsi on ne serait pas dans cette impasse...
Kainfri a écrit:
Y a plein de politiques français (dont des socialistes) qui invitent LG à quitter le pouvoir: en quoi sont-ils plus ou moins crédibles que celui-ci?

Y a plein de pays et la "communauté internationale" (dont des gars du parti majoritaire de ton pays et des neo-cons) qui invitent LG à quitter le pouvoir: en quoi sont-ils plus crédibles que celui-ci? Je m'adresse au défenseur de la Constitution de la CI. En outre, je serais intéressé de voir ce genre de question posée à un partisan du Président de l'hôtel du Golf...
Kainfri a écrit:
Et pour le moment la Sofres, Total, Bouygues, Bolloré, Euro-RSCG semblent voir leurs intérêts protégés!

Oui, comme si ces mêmes n'en veulent pas plus. Comme si cette histoire d'élection en CI n'est pas une petite pièce du "jeu" politique...
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SOUVERAIN_CIV
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MessagePosté le: Ven 31 Déc 2010 05:53    Sujet du message: Répondre en citant

Soundjata Kéita a écrit:
SOUVERAIN_CIV a écrit:
J'ai lu très attentivement ce forum et j'avoue que vous m'apprenez bcp de choses qui me permettent de relativiser la position de la France et de la communauté internationale. En revanche j'ai une petite question: c'est aux yeux du monde entier que le président du conseil constitutionnel a invalidé les voix dans 7 départements du Nord de la Cote d'ivoire. Même s'il y'a eu du bourrage des urnes je suppose qu'il existe quelques honnêtes gens là bas qui ont voté sans enfreindre aucune loi. Alors les panafricanistes ces populations du nord ne sont'ils pas des africains ou bien devront nous construire les états unis d'afrique sans eux ? Car au delà de toutes discussions anti-occident c'est le respect de l'autre africain qui est en cause dans cette histoire.
Je comprends fort bien ton inquétude, mais pour pouvoir travailler avec les populations de ces régions, il faut d'abords pouvoir les soustraire des factions dites "rebelles" qui les terrorisent depuis 8 ans déjà.
Or, ce qui se passe, dans la majorité des pays d'Afrique, c'est que les peuples qui y résident ont pour autorité de tutelle des intermédiaires cooptés par les anciennes puissances coloniales et non pas des personnes choisis par eux, après discussions entre eux.

Le caractére dictatorial des régimes politiques françafricains a pour principale conséquence d'alimenter la méfiance collective, la peur de son voisin, d'attiser les haines dites "tribales", etc.
Ces régimes se maintiennent en semant constamment la confusion dans les esprits des gens, en les montant les uns contre les autres, exploitant leurs forces et leurs faiblesses uniquement pour satisfaire le maintient au pouvoir de cette caste de gouverneurs noirs.

Au Congo Brazzaville, cette dynamique de travail à fini par totalement gangréner la mentalité politique des congolais, dont les schémas idéologiques n'ont aucune portée sortie des limites de leur village natale, voir de leur parcelle familiale. Et ce à telle enseigne que même les initiatives et les prises de positions se revendiquant du panafricanisme y sont suspect de tribalisme.

Or, dans le cas de CI, non seulement, la gouvernement Gbagbo n'a pas été en mesure de libérer les populations sous régime Wattara, mais en plus, il a échoué, à travers ces discours, à rassurer ces populations en leur faisant bien comprendre que les discours tribalismes distillés par la propagande des chefs "rebelles" ne sont que pur mensonge.

Je crois que le FPI, le gouvernement et Gbagbo ne devrait pas ménager leurs efforts pour expliquer aux populations vivants actuellement en zone occupée qu'ils travaillent aussi pour eux et avec eux, et pas seulement avec les populations résidant en zone gouvernementale.
Htp, Sunjata

J'espère bien que GBAGBO et son gouvernement iront vers eux. Mais conviens avec moi que ce serait difficile d'aller leur expliquer qu'il les considère comme des ivoiriens alors que le Conseil constitutionnel vient d'annuler leur vote. En fait j'ai l'impression qu'ils sont condamnés penalement( oui c'est car être dechu de son vote est une sanction pénale) pour avoir été envahi par une rebellion. n'étais-ce pas à au président d'alors donc GBAGBO de les protéger contre ces sanguinaire analphabètes?
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Gnata
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MessagePosté le: Ven 31 Déc 2010 08:38    Sujet du message: Répondre en citant

SOUVERAIN_CIV a écrit:
Mais conviens avec moi que ce serait difficile d'aller leur expliquer qu'il les considère comme des ivoiriens alors que le Conseil constitutionnel vient d'annuler leur vote. En fait j'ai l'impression qu'ils sont condamnés penalement( oui c'est car être dechu de son vote est une sanction pénale) pour avoir été envahi par une rebellion.


Permets-moi... Mais que veux-tu que les juges du Conseil Constitutionnel fassent avec des PV aussi grossièrement frauduleux où les tricheurs ont poussé le cynisme jusqu'à ne même pas s'appliquer pour faire correctement de simples additions ? Que veux-tu que ces juges fassent de ça ? Imagines-toi en tant que juge, avec dans les mains ce genre de monstruosités, tu dois prendre une décision ? Que fais-tu avec ça ? Tu les comptabilises ou tu les annules ?

Épargne-moi la lithanie sur la reprise des votes, les tricheurs auraient dû y penser avant de commettre leurs crimes, ils auraient dû penser que ceux du conseil const. sont des proches de Gbagbo et que leurs abus pouvaient leur couter cher s'ils étaient pris.

C'est pas vrai que ce que les rebelles n'ont pas eu en trichant, ils l'auront par le droit, non, il ne s'agit pas d'abuser de tous les subterfuges pour arriver à ses fins mêmes les plus antinomiques, soit les lois sont suivies et tu gagnes, soit tu triches jusqu'au bout et tu gagnes, mais si par malheur tu es pris la main dans le sac au milieu du processus, attends-toi à subir les conséquences...Encore une fois, on ne triche pas et quand on est pris on brandit la loi ?! De qui se fout-on ?

Les gens du Nord qui ont été lésés par ces annulations sont encore Ivoiriens au même titre que leurs concitoyens de France et de Fresco, dont les votes ont été aussi annulés.

Les juges du Conseil Constitutionnel auraient pu effectivement ordonner une reprise du vote mais ils ne l'ont pas fait, pourquoi ? parce que comme tout juge ils peuvent décider sur un verdict de faire jurisprudence, et ils l'ont fait, était-ce une manière pour eux de sanctionner les tricheries ? I don't know but Iam pretty sure it was the main reason (and they were damn right) prochainement, càd dans 5 ans si les rebelles désarment maintenant, p-e qu'ils sauront mieux tricher ou apprendre au minimum à faire des additions tout analphabètes qu'ils sont, à quelque chose malheur est toujours bon, leur niveau d'instruction évoluera !...

Le débat des votes frauduleux n'en est pas un de droit, il s'agit simplement d'une tricherie qui a mal tourné... le seul problème de droit qui s'est posé, c'est celui de la Commission électorale Indépendante avec son président (Youssouf bakayoko) qui s'est pris personnellement pour la structure administrative qu'il présidait...

Citation:
n'étais-ce pas à au président d'alors donc GBAGBO de les protéger contre ces sanguinaire analphabètes?

Tu as entièrement raison, et je suis d'avis, après cette crise, s'il ne se fait pas zigouillé entre-temps, que ceux qui se sont sentis lésés par ce manquement portent plainte contre l'état qu'il représente !
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Hannibal
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MessagePosté le: Ven 31 Déc 2010 09:59    Sujet du message: Répondre en citant

Encore une fois, mes excuses aux cousins de CI.
Il est plus enrichissant de vous lire sur les faits de ce conflit que de divaguer avec l'histoire. Je réitère mes remerciements aux frères ivoiriens qui nous éclairent sans recraches dans ce drame qui se joue sous nos yeux, hélas impuissants.
Mais il est toujours bon de trouver la moindre lucarne pour éclairer nos jeunes. Quand j'aurais le temps, j'ouvrirai un débat sur l'histoire politique du Panafricanisme des origines à nos jours car il y a beaucoup de méprise sur cette question, même involontaire. Il ne s'agit pas des masturbations intellectuelles, mais la Politique est d'abord CONNAISSANCE avant toute action. Et la Conscience Historique se nourrit aussi de CONNAISSANCE pour créer chez l'être le Sentiment Historique. La Conscience Historique renforce le sentiment de participer à l'histoire, de faire l'histoire, donc fait de nous des patriotes, des hommes capables de choix, capables de défendre la liberté...

Deux mots rapidement. J'ai commencé mon texte sur l'Angola en disant entre autres : "Je vais m'y essayer à grandes touches, pour vous éclairer."

Mais hélas, cette précaution ne semble être comprise. Je me suis juste appuyé sur le MPLA pour apporter un éclairage sur les dynamiques géostratégiques en Afrique noire depuis les 50 dernières années. Le même travail peut être fait sur tous les mouvements de libération nationale FRELIMO, ANC, FLN... même sur l'UNITA, qui historiquement ne fait partie de la catégorie des premiers.

Je n'ai pas pris position en bien ou en mal sur le MPLA ; je n'ai pas dit que le MPLA de 1963 à nos jours est panafrcain. J'ai justement relevé le fait que l'échec de 1963 dont les causes historiques sont connues, est à la base du virage idéologique vers Cuba, URSS et la Chine de la plupart des mouvements de libération nationale. Car l'Afrique "libre" venait de renoncer à aider aider clairement celle qui se battait encore contre les colonisateurs sur le terrain le plus rude de la lutte, c'est à dire la lutte armée, à ce moment l'UNITA n'était pas encore née. Et le MPLA fait partie de ces mouvements avec ses métisses et cap-verdiens, y compris les angolais dits de "souche", et dont Savimbi et sa propagande s'employait à dénier leur "angolanité" après la libération alors que ces métisses et autres "faux angolais" ont pour la plupart mort armes à la main, un peu de l'ivoirité sambivienne quoi.

Le MPLA, l'ANC, le FRELIMO... à partir de 1963, n'avaient d'autre choix que le soutien de l'EST. C'est ainsi. Il faut le dire le camp des riches de l'Europe occidentale n'a jamais soutenu un mouvement de libération nationale en Afrique noire. Jamais ! Il y a des preuves documentaires (je les produirai dans le débat approprié), où Houphouët et Ahidjo envoyaient des télégrammes à l'ONU contre l'UPC et les mouvements de Sekou Touré et Modibo Keïta les traitant de racistes et d'anti-blancs et arguaient que l'Afrique noire ne voulait pas de l'Indépendance. C'est le NON de Sekou Touré à De Gaulle qui a ruiné le projet de Ge Gaulle et Houphouet de la Communauté Franco-africaine qui a obligé ensuite le général français à accorder l'indépendance nominale. Et curieusement Houphouet et Ahidjo se présentaient comme les "Pères" de l'Indépendance. Usurpateurs, va !

Cette tendance aussi qui consiste à confondre Marxisme et Panafricanisme, relève de la méconnaissance de l'histoire politique du Panafricanisme. Les leaders historiques du Panafricanisme qui ont d'ailleurs été les mentor politiques de Nkrumah, il s'agit de Padmore et Du Bois, ont toujours été très méfiants avec le Communisme. Padmore a d'ailleurs écrit le premier ouvrage de référence sur le Panafricanisme politique "Panafricanisme ou Communisme" pour se méfier de cette pieuvre. Césaire, un panafrcaniste absolu, démissionna avec fracas du parti communisme français dans une lettre ouverte à Tores, en disant qu'il ne souhaitait pas que le Nègre rencontre cette pieuvre sur sa voie

C''est pour dire que l'échec de 1963, a eu des conséquences sans précédent sur notre histoire récente. L'Afrique unie n'aurait pas à basculer radicalement vers l'Est ou l'ouest car le consensus aurait prévalu entre nous. Aussi, nous aurons été une force, or, désunis, individuellements, miniscules, nous nous sommes prostitué vers les uns ou les autres pour chercher aide militaire ou financière que le Continent ne nous offrait pas.

J'ai discuté avec les officiels angolais d'aujourd'hui, beaucoup ne connaissaient même pas la Liga Africa, ancêtre panafricaniste du MPLA. Et la génération actuelle de ce parti ne connait même pas ses racines panafricaines tellement inféodés au Marxisme depuis 1963.

Aussi, les deux camps Est-Oust après 1963 qui se sont affronté sur le continent n'ont jamais été aussi étanches et isolés. Il y a toujours eu des passerelles entre eux pour des raisons tactiques, je peux en citer des exmples. Ainsi Ngouabi livra Moulélé à Mobutu alors qu'officiellement le congo soutenait le MPLA contre l'UNITA. EN échange Mobutu a livré Diawara, Ikoko et Olouka à Ngouabi. Les exemples sont légion. Mais cela, n'enlève rien aux grandes divergences idéologiques des deux groupes. la complexité on peut toujours en trouver ici et là.

Enfin, de tous les mouvements de libération nationale qui ont viré vers l'EST en 1963, seule l'ANC a gardé son âme panafricaine une fois arrivé au pouvoir. C'est ainsi que Mbeki a repris le concept de C. A. DIOp : "La Renaissance Africaine" pour mobiliser le Panafricanisme comme seule issue au défi d'aujourd'hui.

Nos défis contemporains nous les connaissons, mais avoir une base historique, évite de refaire les erreurs d'hier.

Panafricainement,

Hannibal
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Ngahou
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MessagePosté le: Ven 31 Déc 2010 12:22    Sujet du message: Pas si sûr Répondre en citant

marvel02 a écrit:
SIDESMA ton argumentation est foireuse,

Le fait d'être apprécié par des étrangers pour ses qualités ne justifie pas les soupçons de vouloir détruire son propre pays. C'est totalement absurde. Et quel pays? Un pays aux aboies, qui quelque soit le régime vivra sous perfusion international de ces même pays et institutions internationales. Vendre le pays c'est quoi d'ailleurs? Signer des contrats en dehors des reglementation officielles pour favoriser tel ou tel? D'abord, il n'ya pas d'entreprise ivoirienne ou de capitaux important pour avoir des contrats de poids, donc Alassane ou Gbagbo, s'en tourneront vers les étrangers. C'est un fait. Par ailleurs, la France vient d'être sanctionné par l'Union européenne pour avoir obtenu un marché sur le chemin de fer marocain, sans appel d'offre, alors que les allemands et les espagnols notamment étaient en lice. Il y'a des règlementations internationales qui fonctionnent. Je ne vois pas ce que ferai Alassane, que n'a pas fait Gbagbo.
La seule différence c'est que là où Gbagbo a obtenu 100, Alassane en obtiendra 1000. Parce qu'il inspire la confiance et le sérieux. Est ce là sa faute?

C'est Gbagbo qui a négocié le PPTE avec le FMI et non Alassane qui n'aurait d'ailleurs pas fait mieux, de son propre aveu. A quel moment il va vendre le pays? Quel est cette expression d'ailleurs stupide que de "vendre le pays"?
Dès fois je me demande si c'est avec des enfants que je débats.
On ne peut pas gouverner de nos jours avec un président qui laisse indifférent ou qui est haï. Quelque soit le pays qu'il gouverne. Le problème de Gbagbo on l'assez dit, c'est que la France officielle, institutionnelle lui a toujours fermé la porte. Ce n'est pas un homme raffiné, ni de bonne compagnie, il n'a pas de carrière internationale, n'est dans aucun milieu, malgré ses multiples efforts. C'est tous ce qui les différencie. Mais à signer des contrats d'exploitation avec le reste du monde, ils chercheront à signer les mêmes, Ouattara obtenu plus de succès parce qu'il est invité au goûté dans la famille du secrétaire américain aux finance, ou que le responsable de la Banque européenne de développement fut autrefois son subalterne. Voilà. Et ce n'est pas un crime, c'est un atout. Ouattara n'en a pas eu froid aux yeux, il a battit tout sa campagne sur cela: je suis un banquier, j'ai des amis partout, j'en ferai profiter à la Côte d'ivoire, a t-il répété inlassablement. Ona aussi entendu dire trouver de l'argent, c'est mon métier. Faites moi confiance, j'en mobilisera à foison pour ce pays.
Les ivoiriens lui ont donné cette confiance.

Mais ne venez pas me sortir que lui va signer des contrats que Gbagbo aurait refusé, c'est n'importe quoi. Gbagbo a tout signé avec une place de choix pour la France. Je pense même avec une culture plus universelle (alors que celle de Gbagbo est franco-française à fond) aura plus de nuance. Par ailleurs, lors de leur débat télévisé, Gbagbo a émis ses lourdes reserves quant à la construction africaine, quand en revanche, Ouattara, fidèle à son ouverture d'esprit, s'en dit déterminé à renforcer l'intégration et l'union africaine qui sont nos seule véritables voies de sorties de la misère et du sous développement.

J'attends ici une phrase, un fait, un geste de Gbagbo sur le panafricanisme. Rien, rien, rien.

Obama a été soutenu par le monde entier, et Bush presque uniquement par la droite américaine. Obama est donc venu pour détruire les Etats Unis?
Que vaut la Côte d'ivoire entre nous soit dit, pour ce que vous appelez la communauté internationale? Quelles sont ces richesses faramineuses dont regorge ce pays, qui va expliquer un complot international reliant les Etats Unis, la France, la Grande Bretagne, la Corée du Sud, l'Afrique du sud, le Japon ou encore Singapour? Hyundai à lui seul est plus rentable que toute la Côte d'Ivoire exploité à fond la caisse. D'autre part, honnêtement, tu crois que les USA avec le sméthodes qu'on leur connait, tel qu'ils ont eu la peau de Saddam, ou bien avant cela de Noriega, ont besoin de tergiverser 15 ans pour placer un poulain au pouvoir en Cote d'ivoire? Ouattara est majoritaire. Il suffisait d'imposer uen élection avec lui, il gagnait. Pourquoi avoir attendu 15 ans, alors que la très puissante Cote d'Ivoire avec ces richesses miraculeuse se refusait à eux? Ouattara était déjà l'ami de Sarkozy alors ministre du budget quand mourrait Houphouët. Pourquoi avoir attendu si longtemps? C'est idiot.
La Cote d'Ivoire n'est pas Cuba (jadis soutenu par Moscou).
Et quel complot mon dieu, juste pour changer un président après une élection, comme si cela n'existait pas chez ces pays eux mêmes. Et ce Ouattara, il sera éternel une fois au pouvoir, favorisant éternellement le développement des économies occidentales qui sont au seuil de la mort sans la Cote d'ivoire (puisque tel est votre délire)?

C'est vraiment enfantin. J'aime la démocratie mais il faut que mon gars gagne.... N'importe quoi.
J'aurai voulu m'enfoncer dans l'explication mais je sais bien que de vous tous, vivant essentiellement en France, aucun ne quittera ce pays quand Dominique Strauss Khan, patron du FMI en sera le président. Aucun n'en appellera à la guerre, ni au déni des élections.

Bref Ouattara a gagné, les ivoiriens vont passer Noel sans le sous.Puis le réveillon. Rien ne changera. Personne n'a fait attention à l'annonce de Gbagbo, la solution militaire se prépare. Le Nigeria est déterminé. Obama a appelé personnellement Goodluck Jonathan.

Curieusement (je me dois de partager cette information), il y'a des troupes angolaises qui sont arrivées à Brazzaville en partance pour la Cote d'ivoire; je n'ai pas compris si pour soutenir les forces nouvelles ou le camp Gbagbo. Mais je confirme, des angolais sont présentement à Brazzaville, pour rejoindre la Côte d'ivoire.


Bjr marvel
J'ai lu avec attention ton argument et on peut l'interpréter de plusieurs manières.

Bon bref, moi je dirais deux, choses, quand un pays ou un groupe de pays s'intéresse à un autre pays, ça peut être pour des raisons économiques ou pour des raisons géostratégiques, d'ailleurs, les USA ne s'intéressent pas au Burkina Faso pour leur richesse, mais plus pour pouvoir contrôler le sahel.

Ce n'est pas parce que Huyndai pèse plus que la côte d'ivoire que celle-ci n'intéresse pas les autres pays, , à l'époque de l'assassinat de Patrice Lumumba, le Congo ne valait pas et ne vaut toujours pas économiquement grand chose, pourtant toute la communauté internationale voulait sa mort. Par contre, un pays c'est aussi ce qu'on peut découvrir dans son sous-sol.

Moi je dis une chose, aucun de ces deux candidats ne méritent qu'une seule goute de sang soit versé pour eux, ils ont tous les deux montré leur limite, et je ne pense pas qu'ils puissent faire mieux que ce qu'ils ont déjà fait
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Panafricain
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MessagePosté le: Ven 31 Déc 2010 15:00    Sujet du message: Répondre en citant

@Gnata : la discussion sur les PV a eu lieu dans un autre topic, et j'ai clairement montré que le PV qui a circulé partout, supposé démontrer la fraude du camp Ouattara ne démontrait rien du tout. Et qu'au contraire même, on pouvait se demander si ce n'était pas une manip du camp Gbagbo pour essayer d'invalider une zone où Ouattara faisait le plein de voix;.

Je ne vais pas refaire ici les arguments, mais chacun peut aller les lire ds le topic sur la désoccidentalisation de la Côte d'Ivoire, prendre sa calculatrice et comparer avec les résultats du 1er.

Quant à Yao Ndré, il sait parfaitement que le territoire ivoirien est considéré comme une seule circonscription lors des présidentielles. Donc il ne pouvait annuler les votes sur une partie du territoire sans annuler l'ensemble. Un verdict prononcé en violation du droit ne peut pas faire jurisprudence Laughing

Gnata a écrit:
SOUVERAIN_CIV a écrit:
Mais conviens avec moi que ce serait difficile d'aller leur expliquer qu'il les considère comme des ivoiriens alors que le Conseil constitutionnel vient d'annuler leur vote. En fait j'ai l'impression qu'ils sont condamnés penalement( oui c'est car être dechu de son vote est une sanction pénale) pour avoir été envahi par une rebellion.


Permets-moi... Mais que veux-tu que les juges du Conseil Constitutionnel fassent avec des PV aussi grossièrement frauduleux où les tricheurs ont poussé le cynisme jusqu'à ne même pas s'appliquer pour faire correctement de simples additions ? Que veux-tu que ces juges fassent de ça ? Imagines-toi en tant que juge, avec dans les mains ce genre de monstruosités, tu dois prendre une décision ? Que fais-tu avec ça ? Tu les comptabilises ou tu les annules ?

Épargne-moi la lithanie sur la reprise des votes, les tricheurs auraient dû y penser avant de commettre leurs crimes, ils auraient dû penser que ceux du conseil const. sont des proches de Gbagbo et que leurs abus pouvaient leur couter cher s'ils étaient pris.

C'est pas vrai que ce que les rebelles n'ont pas eu en trichant, ils l'auront par le droit, non, il ne s'agit pas d'abuser de tous les subterfuges pour arriver à ses fins mêmes les plus antinomiques, soit les lois sont suivies et tu gagnes, soit tu triches jusqu'au bout et tu gagnes, mais si par malheur tu es pris la main dans le sac au milieu du processus, attends-toi à subir les conséquences...Encore une fois, on ne triche pas et quand on est pris on brandit la loi ?! De qui se fout-on ?

Les gens du Nord qui ont été lésés par ces annulations sont encore Ivoiriens au même titre que leurs concitoyens de France et de Fresco, dont les votes ont été aussi annulés.

Les juges du Conseil Constitutionnel auraient pu effectivement ordonner une reprise du vote mais ils ne l'ont pas fait, pourquoi ? parce que comme tout juge ils peuvent décider sur un verdict de faire jurisprudence, et ils l'ont fait, était-ce une manière pour eux de sanctionner les tricheries ? I don't know but Iam pretty sure it was the main reason (and they were damn right) prochainement, càd dans 5 ans si les rebelles désarment maintenant, p-e qu'ils sauront mieux tricher ou apprendre au minimum à faire des additions tout analphabètes qu'ils sont, à quelque chose malheur est toujours bon, leur niveau d'instruction évoluera !...

Le débat des votes frauduleux n'en est pas un de droit, il s'agit simplement d'une tricherie qui a mal tourné... le seul problème de droit qui s'est posé, c'est celui de la Commission électorale Indépendante avec son président (Youssouf bakayoko) qui s'est pris personnellement pour la structure administrative qu'il présidait...

Citation:
n'étais-ce pas à au président d'alors donc GBAGBO de les protéger contre ces sanguinaire analphabètes?

Tu as entièrement raison, et je suis d'avis, après cette crise, s'il ne se fait pas zigouillé entre-temps, que ceux qui se sont sentis lésés par ce manquement portent plainte contre l'état qu'il représente !
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Hannibal
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MessagePosté le: Ven 31 Déc 2010 17:28    Sujet du message: Répondre en citant

VIDEO - EXCLUSIF – Laurent Gbagbo s’explique sur euronews :

Lien : http://fr.euronews.net/2010/12/31/exclusif-laurent-gbagbo-sexplique-sur-euronews/
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Kainfri
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MessagePosté le: Sam 01 Jan 2011 16:53    Sujet du message: Répondre en citant

Gnata a écrit:
Permets-moi... Mais que veux-tu que les juges du Conseil Constitutionnel fassent avec des PV aussi grossièrement frauduleux où les tricheurs ont poussé le cynisme jusqu'à ne même pas s'appliquer pour faire correctement de simples additions ? Que veux-tu que ces juges fassent de ça ? Imagines-toi en tant que juge, avec dans les mains ce genre de monstruosités, tu dois prendre une décision ? Que fais-tu avec ça ? Tu les comptabilises ou tu les annules ?


Qu'ils appliquent la loi ivoirienne et que les élections soient reprises dans les 45 jours.
Etonnant que les HYPOCRITES qui hurlent à la "souverraineté violée" ne soient pas choqués que la loi d'un pays ne soit pas appliquée...

Gnata a écrit:
Les juges du Conseil Constitutionnel auraient pu effectivement ordonner une reprise du vote mais ils ne l'ont pas fait, pourquoi ? parce que comme tout juge ils peuvent décider sur un verdict de faire jurisprudence, et ils l'ont fait, était-ce une manière pour eux de sanctionner les tricheries ? I don't know but Iam pretty sure it was the main reason (and they were damn right) prochainement, càd dans 5 ans si les rebelles désarment maintenant, p-e qu'ils sauront mieux tricher ou apprendre au minimum à faire des additions tout analphabètes qu'ils sont, à quelque chose malheur est toujours bon, leur niveau d'instruction évoluera !...

Ils ont violé la loi tout simplement.
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Kainfri
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MessagePosté le: Sam 01 Jan 2011 16:55    Sujet du message: Répondre en citant

Panafricain a écrit:
@Gnata : la discussion sur les PV a eu lieu dans un autre topic, et j'ai clairement montré que le PV qui a circulé partout, supposé démontrer la fraude du camp Ouattara ne démontrait rien du tout. Et qu'au contraire même, on pouvait se demander si ce n'était pas une manip du camp Gbagbo pour essayer d'invalider une zone où Ouattara faisait le plein de voix;.

Je ne vais pas refaire ici les arguments, mais chacun peut aller les lire ds le topic sur la désoccidentalisation de la Côte d'Ivoire, prendre sa calculatrice et comparer avec les résultats du 1er.

Ben c'est simple, tout était à Bouake.
C'est marrant, au 1er tour ADO y avait fait 83.000 votes, HKB 63.000 et LG 19.000
Si on en croit ce PV, ADO aurait fait 42.000 au second tour, et LG 22.000

Donc en gros le vote ADO se serait écroulé dans une zone qui lui est favorable...

Enfin, curieux qu'on parle de "nombreuses fraudes" et qu'on ne montre qu'un unique PV un peu douteux
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Kainfri
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MessagePosté le: Sam 01 Jan 2011 17:02    Sujet du message: Répondre en citant

Gnata a écrit:
sur le supposé assassinat du journaliste franco-canadien Guy André-Keiffer et d'autres personnes

En gros il lui est arrivé quoi à Kieffer selon toi?
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Merikama
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MessagePosté le: Sam 01 Jan 2011 18:46    Sujet du message: Répondre en citant

Les vrais realités de la communaute internationale

L’on semble l’avoir oublié, mais Goodluck Jonathan, lui, s’en souvient sûrement. C’était un certain 14 avril 2007, puis le 21 du même mois. Ces jours là, les Nigérians avaient été appelés aux urnes, aux fins d’élire le successeur d’Obasanjo.

Le Président sortant, en réalité président sorti (après avoir tout tenté pour se maintenir), organisa l’un des scrutins les plus scabreux de l’histoire électorale ouest africaine, pour imposer au peuple nigérian le ticket de son choix à la magistrature suprême ; A savoir le tandem Yarad’ua – Goodluck. Le chouchou de la Communauté Internationale et de la Fondation Carter qu’il avait jusque là été, n’avait pas hésité à recourir à l’irruption flagrante, violente et meurtrière de l’armée nigériane dans le processus électoral.

Des images, édifiantes, en avaient été diffusées dans le monde entier. Elles restent vivaces dans l’esprit de tous, hormis peut-être chez ces amnésiques volontaires qui président de nos jours aux destinées de la Communauté internationale. En tout cas qui orientent l’essentiel de ses prises de position.

Rappelons, en passant, qu’en amont, Obasanjo-le-grand-démocrate avait déjà pris le soin d’écarter Atiku Abubacar, son dauphin naturel au sein du PDP tombé en disgrâce pour avoir mené la fronde contre sa tentative de modification constitutionnelle. Cela, de la manière que l’on sait, et que cet autre Démocrate africain adoubé par la Communauté internationale, Thabo MBeki, essaiera plus tard, mais en vain, de rééditer contre Jacob Zuma.

La « Communauté Internationale », les dirigeants européens notamment, semblent avoir oublié ou tourné la page de cet épisode. Aussi convient-il de leur rappeler les termes de la résolution adoptée à Strasbourg par le Parlement européen le 24 mai 2007.
Dans ladite résolution, les députés européens s’étaient en effet accordés sur le fait que «les élections présidentielles et fédérales au Nigeria, en 2007, sont demeurées très en deçà des normes élémentaires internationales et régionales en matière d’élections démocratiques et ne sauraient être considérées comme crédibles, libres et équitables». En conséquence, ils avaient demandé aux autorités du Nigeria d’organiser de nouvelles élections, suite aux graves irrégularités constatées par les observateurs internationaux, lors des scrutins régional, législatif et présidentiel des 14 et 21 avril.

Rappelant qu’au moins 50 personnes avaient été tuées lors du scrutin nigérian, le texte invitait l’Union à ne pas poursuivre les relations avec le nouveau gouvernement nigérian «comme si de rien n’était» et demandait que l’aide apportée par l’Union européenne au Nigeria ne soit pas allouée aux structures fédérales ou étatiques tant que de nouvelles élections crédibles n’auront pas été organisées.

Franchement donc, Goodluck Jonathan, principal bénéficiaire de ce hold-up électoral du siècle, n’a de leçon de démocratie à ne donner à personne. Et puis, n’a-t-il pas mieux à faire, face aux pogroms en gestation à Jos ou Maiduguri, plutôt que de se constituer bras séculier, prêt au massacre d’une moitié du peuple ivoirien, même à l’appel des dirigeants irresponsables de l’autre moitié ?

On pourrait aisément expliquer le zèle du président nigérian et sa détermination à voler au secours de Mr. Ouattara, au point de vouloir porter la guerre sur le sol ivoirien : En vérité, les rebelles de Soro n’ont fait, le 28 novembre 2010, que rééditer dans le septentrion ivoirien, le triste exploit de l’armée nigériane en 2007 au Nigéria.

Mais comment pourrait-on accepter que Goodluck Jonathan, lui-même imposé au peuple nigérian, et mieux (ou pire), comment se faire à l’idée que l’armée nigériane, après avoir ainsi étouffé la libre expression de son peuple, puissent s’ériger aujourd’hui en zorros légitimants, ainsi qu’en référents démocratiques ? En outre, comment ladite Communauté internationale peut-elle occulter le fait que, partout où elle a été appelée en mission de maintien de la paix, cette armée s’est plutôt illustrée par des casseroles de toutes sortes, notamment par des violations répétées des droits humains de civils, et par le viol ?

La fin, qui consiste à « déloger Gbagbo pour asseoir Ouattara par tous les moyens », justifierait-elle cette brutale amnésie collective ? En tout état de cause, il importe que ladite communauté prenne garde. Elle sera tenue comme principal responsable de toutes exactions que l’armée nigériane, totalement aux antipodes d’une véritable armée républicaine, pourrait être amenée à perpétrer en République de Côte d’Ivoire.

Autre situation, autre incohérence de la Communauté internationale : le Mali de 2002. Cette année là, Ibrahim Boubacar Keïta (IBK), ancien Premier ministre d’Alpha Oumar Konaré, quoi que favori dans les sondages comme dans l’imaginaire populaire, fut éliminé dès le 1er tour de la présidentielle, avec seulement quatre mille voix environ de moins que celui qui sera, au deuxième tour, le challenger du président élu. Mais il aura fallu, pour aboutir à un tel résultat, que la Cour Constitutionnelle annule plus de cinq cent mille des deux millions environ de suffrages exprimés.

Qui plus est, plusieurs urnes de Bamako furent portées disparues, et mentionnées comme tel dans l’arrêt de ladite juridiction, alors même qu’IBK avait fait un véritable tabac dans la capitale. Cela s’est fait, au vu et au su de la « communauté internationale », ainsi que de ses innombrables soit disant observateurs. Parmi ces derniers, du reste, certains avaient même pris un fonctionnaire du ministère de l’’intérieur en flagrant délit de tripatouillage des enveloppes destinées à la Cour Constitutionnelle !

Alors, la question est : Pourquoi s’était-elle tue, elle qui, dans le cas ivoirien, semble si pointilleux quant au respect des suffrages populaires ? IBK, quant à lui, en considération des lois et les règlements de la République du Mali, avait opté de se soumettre à la décision de la Cour constitutionnelle, seule juridiction habilitée à proclamer les résultats présidentiels dans ce pays. Dura lex sed lex, avait-il dit devant 50 000 personnes, réunies en meeting au stade du 26 mars et prêtes à tout pour que leur victoire leur soit reconnue. Mais on le voit bien, il ne semble pas faire école en Côte d’Ivoire.

Des émules, il en fera par contre en Guinée. Comme l’atteste Cellou Dalein Diallo dans le N°2606 du magazine parisien Jeune Afrique :
« Je me suis conformé à la décision de la Cour suprême … Néanmoins, je ne comprends pas que la Cour suprême ait refusé d’examiner mes réclamations, pourtant appuyées de preuves irréfutables. … Elle a subi des pressions pour aller vite…. Quand j’ai voulu le report du scrutin après les événements survenus en Haute Guinée, j’ai reçu des appels du Quai d’Orsay, de l’Union européenne …… Ils ont exprimé leur impatience… La communauté internationale a été plus soucieuse de la rapidité du scrutin que de sa crédibilité. »

A la question, «Donc vous contestez la légitimité d’Alpha Condé ? » il répondra : Il est un président légal. Je conteste les résultats, mais je suis légaliste. Dont acte.


Et que dire de ce qui se passe, aujourd’hui et sous nos yeux, en Biélorussie, avec ses 600 opposants condamnés à des peines de prison et l’arrestation de plusieurs anciens candidats à la présidentielle du dimanche 19 décembre 2010 ?

La communauté internationale prendra-elle des sanctions contre Loukachenko ? Il est permis d’en douter. On peut également s’autoriser à parier que tout se passera pour elle «comme si de rien n’était », concernant, outre ce pays, l’Egypte, le Sri Lanka, la Thaïlande, la Libye, l’Iran.

Comme quoi, ces vers de La Fontaine restent d’une dramatique actualité en ces jours de globalisation – mondialisation :
Selon que vous serez puissant ou misérable,
Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir.

El Hadj Sékou Amadou BAMBA
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"L’esclave qui n’est pas capable d’assumer sa révolte ne mérite pas que l’on s’apitoie sur son sort. Cet esclave répondra seul de son malheur s’il se fait des illusions sur la condescendance suspecte d’un maître qui prétend l’affranchir". THOMAS SANKARA

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MessagePosté le: Sam 01 Jan 2011 21:07    Sujet du message: Répondre en citant

Merikama a écrit:
Les vrais realités de la communaute internationale

L’on semble l’avoir oublié, mais Goodluck Jonathan, lui, s’en souvient sûrement. C’était un certain 14 avril 2007, puis le 21 du même mois. Ces jours là, les Nigérians avaient été appelés aux urnes, aux fins d’élire le successeur d’Obasanjo.

Le Président sortant, en réalité président sorti (après avoir tout tenté pour se maintenir), organisa l’un des scrutins les plus scabreux de l’histoire électorale ouest africaine, pour imposer au peuple nigérian le ticket de son choix à la magistrature suprême ; A savoir le tandem Yarad’ua – Goodluck. Le chouchou de la Communauté Internationale et de la Fondation Carter qu’il avait jusque là été, n’avait pas hésité à recourir à l’irruption flagrante, violente et meurtrière de l’armée nigériane dans le processus électoral.

Des images, édifiantes, en avaient été diffusées dans le monde entier. Elles restent vivaces dans l’esprit de tous, hormis peut-être chez ces amnésiques volontaires qui président de nos jours aux destinées de la Communauté internationale. En tout cas qui orientent l’essentiel de ses prises de position.

Rappelons, en passant, qu’en amont, Obasanjo-le-grand-démocrate avait déjà pris le soin d’écarter Atiku Abubacar, son dauphin naturel au sein du PDP tombé en disgrâce pour avoir mené la fronde contre sa tentative de modification constitutionnelle. Cela, de la manière que l’on sait, et que cet autre Démocrate africain adoubé par la Communauté internationale, Thabo MBeki, essaiera plus tard, mais en vain, de rééditer contre Jacob Zuma.

La « Communauté Internationale », les dirigeants européens notamment, semblent avoir oublié ou tourné la page de cet épisode. Aussi convient-il de leur rappeler les termes de la résolution adoptée à Strasbourg par le Parlement européen le 24 mai 2007.
Dans ladite résolution, les députés européens s’étaient en effet accordés sur le fait que «les élections présidentielles et fédérales au Nigeria, en 2007, sont demeurées très en deçà des normes élémentaires internationales et régionales en matière d’élections démocratiques et ne sauraient être considérées comme crédibles, libres et équitables». En conséquence, ils avaient demandé aux autorités du Nigeria d’organiser de nouvelles élections, suite aux graves irrégularités constatées par les observateurs internationaux, lors des scrutins régional, législatif et présidentiel des 14 et 21 avril.

Rappelant qu’au moins 50 personnes avaient été tuées lors du scrutin nigérian, le texte invitait l’Union à ne pas poursuivre les relations avec le nouveau gouvernement nigérian «comme si de rien n’était» et demandait que l’aide apportée par l’Union européenne au Nigeria ne soit pas allouée aux structures fédérales ou étatiques tant que de nouvelles élections crédibles n’auront pas été organisées.

Franchement donc, Goodluck Jonathan, principal bénéficiaire de ce hold-up électoral du siècle, n’a de leçon de démocratie à ne donner à personne. Et puis, n’a-t-il pas mieux à faire, face aux pogroms en gestation à Jos ou Maiduguri, plutôt que de se constituer bras séculier, prêt au massacre d’une moitié du peuple ivoirien, même à l’appel des dirigeants irresponsables de l’autre moitié ?

On pourrait aisément expliquer le zèle du président nigérian et sa détermination à voler au secours de Mr. Ouattara, au point de vouloir porter la guerre sur le sol ivoirien : En vérité, les rebelles de Soro n’ont fait, le 28 novembre 2010, que rééditer dans le septentrion ivoirien, le triste exploit de l’armée nigériane en 2007 au Nigéria.

Mais comment pourrait-on accepter que Goodluck Jonathan, lui-même imposé au peuple nigérian, et mieux (ou pire), comment se faire à l’idée que l’armée nigériane, après avoir ainsi étouffé la libre expression de son peuple, puissent s’ériger aujourd’hui en zorros légitimants, ainsi qu’en référents démocratiques ? En outre, comment ladite Communauté internationale peut-elle occulter le fait que, partout où elle a été appelée en mission de maintien de la paix, cette armée s’est plutôt illustrée par des casseroles de toutes sortes, notamment par des violations répétées des droits humains de civils, et par le viol ?

La fin, qui consiste à « déloger Gbagbo pour asseoir Ouattara par tous les moyens », justifierait-elle cette brutale amnésie collective ? En tout état de cause, il importe que ladite communauté prenne garde. Elle sera tenue comme principal responsable de toutes exactions que l’armée nigériane, totalement aux antipodes d’une véritable armée républicaine, pourrait être amenée à perpétrer en République de Côte d’Ivoire.

Autre situation, autre incohérence de la Communauté internationale : le Mali de 2002. Cette année là, Ibrahim Boubacar Keïta (IBK), ancien Premier ministre d’Alpha Oumar Konaré, quoi que favori dans les sondages comme dans l’imaginaire populaire, fut éliminé dès le 1er tour de la présidentielle, avec seulement quatre mille voix environ de moins que celui qui sera, au deuxième tour, le challenger du président élu. Mais il aura fallu, pour aboutir à un tel résultat, que la Cour Constitutionnelle annule plus de cinq cent mille des deux millions environ de suffrages exprimés.

Qui plus est, plusieurs urnes de Bamako furent portées disparues, et mentionnées comme tel dans l’arrêt de ladite juridiction, alors même qu’IBK avait fait un véritable tabac dans la capitale. Cela s’est fait, au vu et au su de la « communauté internationale », ainsi que de ses innombrables soit disant observateurs. Parmi ces derniers, du reste, certains avaient même pris un fonctionnaire du ministère de l’’intérieur en flagrant délit de tripatouillage des enveloppes destinées à la Cour Constitutionnelle !

Alors, la question est : Pourquoi s’était-elle tue, elle qui, dans le cas ivoirien, semble si pointilleux quant au respect des suffrages populaires ? IBK, quant à lui, en considération des lois et les règlements de la République du Mali, avait opté de se soumettre à la décision de la Cour constitutionnelle, seule juridiction habilitée à proclamer les résultats présidentiels dans ce pays. Dura lex sed lex, avait-il dit devant 50 000 personnes, réunies en meeting au stade du 26 mars et prêtes à tout pour que leur victoire leur soit reconnue. Mais on le voit bien, il ne semble pas faire école en Côte d’Ivoire.

Des émules, il en fera par contre en Guinée. Comme l’atteste Cellou Dalein Diallo dans le N°2606 du magazine parisien Jeune Afrique :
« Je me suis conformé à la décision de la Cour suprême … Néanmoins, je ne comprends pas que la Cour suprême ait refusé d’examiner mes réclamations, pourtant appuyées de preuves irréfutables. … Elle a subi des pressions pour aller vite…. Quand j’ai voulu le report du scrutin après les événements survenus en Haute Guinée, j’ai reçu des appels du Quai d’Orsay, de l’Union européenne …… Ils ont exprimé leur impatience… La communauté internationale a été plus soucieuse de la rapidité du scrutin que de sa crédibilité. »

A la question, «Donc vous contestez la légitimité d’Alpha Condé ? » il répondra : Il est un président légal. Je conteste les résultats, mais je suis légaliste. Dont acte.


Et que dire de ce qui se passe, aujourd’hui et sous nos yeux, en Biélorussie, avec ses 600 opposants condamnés à des peines de prison et l’arrestation de plusieurs anciens candidats à la présidentielle du dimanche 19 décembre 2010 ?

La communauté internationale prendra-elle des sanctions contre Loukachenko ? Il est permis d’en douter. On peut également s’autoriser à parier que tout se passera pour elle «comme si de rien n’était », concernant, outre ce pays, l’Egypte, le Sri Lanka, la Thaïlande, la Libye, l’Iran.

Comme quoi, ces vers de La Fontaine restent d’une dramatique actualité en ces jours de globalisation – mondialisation :
Selon que vous serez puissant ou misérable,
Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir.

El Hadj Sékou Amadou BAMBA

Si je comprends bien le conseil constitutionnel a tranché l'on doit l'accepter. Mais a t'il dit le droit? Je crois que c'est ça la vraie question. Personne n'est dupe sur le jeu de la communauté internationale mais entre nous Gbagbo ou Ouattara sont plus violents avec les ivoiriens que ne le sera jamais la communauté internationale. Chacun semble ici parlé d'une souverainété violée par l'étranger mais et toutes ces voix des ivoiriens à Fresco et dans le Nord annulés par la simple volonté de la CEI et du conseil constitutionnel. Je suis désolé mais si l'on nie la souverainété de son propre peuple pourquoi s'offusquer que les autres ne respecte pas cette souverainété. ça parait naïf mais tant que nous accepterons de justifier des comportements de dictateur des uns et des autres par des raisons de souverainété on va droit dans le mur. J'ai l'impression que chers panafricanistes vous vous accomoderez bien d'un président qui massacre son peuple à la mougabé ou Gbagbo tant qu'il produit un discours anti-occident. Or je pense la panafricanisme c'est d'abord la retrouvaille des africains, la défense des Africains...Bizarrement vous n'êtes pas nombreux à défendre défendre habitants du Nord de la Cote Ivoire ou ceux de Fresco qui ont vu leur vote annulés par les élucubrations d'un certain Connseil constitutionnel. Faites attention car vous devoyer le panafricanisme
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MessagePosté le: Sam 01 Jan 2011 22:45    Sujet du message: Répondre en citant

Et ben BONNE ANNÉE, les gens !!!

Hein ! Quand même ! Bande de sauvages !!! Twisted Evil Twisted Evil Twisted Evil

Et ça repart dans la baston, comme si de rien n'était ! Rolling Eyes

Perso, je sens que je vais me retirer de ce débat dans pas longtemps, car je n'arrive plus à suivre, entre :

- ADO qui n'a rien, absolumment rien à voir avec la rebellion, mais c'est bien sûr...
Trublion-2011 a écrit:
La seule chose qui justifie une telle inconstance dans les principes, c'est que beaucoup ici pensent que Ouattara est le chef et au moins le financier de la rebellion.

(au fait, bienvenue - quand même - sur le forum, Trublion-2011 Wink
bientôt, on viendra dire la même chose de Guillaume Soro, tant qu'on y est, après tout, c'est lui qui a gueulé le plus fort pour inciter la CPI à poursuivre Gbagbo (et ce n'est pas étonnant, venant de lui), donc de là à le réhabiliter par un tour de passe-passe médiatico-je-me-fous-pas-mal-de-ta-gueule dont notre chère "comédie internationale" a le secret, je ne serais pas étonnée outre mesure... Rolling Eyes

- Gbagbo est responsable de la rebellion (ou ex-rebellion ? À force de lire ça dans la presse française, moi-même je sais plus... Confused ), comme semble le penser même Gnata, ici :
Gnata a écrit:
Citation:
n'étais-ce pas à au président d'alors donc GBAGBO de les protéger contre ces sanguinaire analphabètes?

Tu as entièrement raison, et je suis d'avis, après cette crise, s'il ne se fait pas zigouillé entre-temps, que ceux qui se sont sentis lésés par ce manquement portent plainte contre l'état qu'il représente !

Donc, le gars, en fait, il s'enmerdait, tout seul, au pouvoir, et il a décidé d'organiser une rebellion contre son propre régime ? Donc c'est lui qu'on devrait poursuivre, c'est ça ?

- L'Afrique n'avance pas, non pas parce que "l'Occident" ne nous veut pas que du bien, mais parce que les dirigeants africains ne savent pas négocier. En fait, l'ONU, le FMI, la Banque Mondiale, etc... ils sont gentils, c'est nous qui sommes bêtes...
marvel02 a écrit:
Si les panafricains des année 60 n'avaient pas commis d'erreurs, avaient les bonnes stratégies résultants des bonnes analyses, ils auraient réussi leur coup et nous n'en serions pas là 50 ans plus tard, presque au degré zéro. Ce n'est pas parce qu'il y'avait des ennemis intérieurs, car çà, il y'en aura toujours! Je me rappelle d'un ami, qui m'a dit un jour "tu n'es pas choqué que les africains trahissent des africains? J'en suis estomaqué. Ca ne te dis rien? Ca devrait te révolter!". Oui c'est ça, comme Fanon. Eh ben non, je ne suis pas choqué: c'est une donnée qu'il faut prendre en compte dès le début de l'action, et être plus fort, plus inventif et plus déterminé qu'eux pour les contrer. Il faut avoir la tête froide pour résoudre les problèmes et non un angélisme bonenfant, pour s'insurger quand le mal est à nos portes. Le mal existe, c'est comme ça. Les gens ne sont pas pour vous aimer, mais pour gagner. Je ne vois pas pourquoi mon pays serait membre du conseil de sécurité de N.U. et ne favorisera pas un petit peu le Gabon-frère s'il en a l'occasion. Il faut donc savoir négocier les accords établis avec l'ONU (ou le FMI, ou Total, ou n'importe qui), faire évaluer sa négociation, la contre évaluer, avant de signer. Mais pas des diplomaties à l'emporte pièce et puis crier dans la rue qu'on s'est fait rouler et qu'il faut faire bloc. Derrière l'incompétence? Sans moi!
(...)
Je ne reviendrai pas sur Lumumba et les autres pour ne pas nourrir cette masturbation sur un passé génial est des hommes héroïques qui nous ont laissé pauvres et orphelins, et dont la remise en cause vous voue aux pires insultes.

A ce rythme là, Mobutu a été un grand dirigeant africain, puisque LUI a su négocier avec l'ONU, les USA, la France, la Belgique, etc... Et après lui, les Congolais ne sont ni orphelins ni (surtout) pauvres, n'est-ce-pas ?
Ah ! Je devrais rajouter que Mobutu, comme ses alter-égo d'aujourd'hui, était un grand panafricain, puisqu'il suffit de vivre sur le continent pour l'être. Peu importe ce qu'on y fabrique... Confused

Bref ! Arrivée à un certain degré et de mauvaise foi (partagée par les 2 camps, même s'il y en a un qui est plus grossier), je n'arrive plus à suivre.

C'est valable pour toi aussi, Gnata. Je n'arrive pas à suivre tes contorsions concernant le régime de KLG. Les exactions semblent être bien réelles des 2 côtés (ce qui, quelque part, est assez normal dans une situation de guerre) Confused

La situation actuelle semble être arrivée à un niveau d'opacité assez inextricable, des 2 côtés. Chaque camp aligne sa vision fort partielle d'une réalité insaisissable, et fait preuve de plus ou moins de mauvaise foi.

C'est dommage que la discussion ait été éclatée en plusieurs topics, parce que des arguments intéressants ont été apportés ailleurs. Notamment une forte remise en cause de la posture soi-disant anti-française de Gbagbo. Tellement antifrançaise que ses avocats le sont (et pas qu'eux...).

Sincèrement, je renonce à suivre. Comme pour Haïti, où j'avais renoncé presqu'avant le 1er tour de la Présidentielle. Les échos que j'ai de là-bas par mes amis haïtiens sont... d'une opacité plus qu'épaisse, et n'augurent rien de bon pour l'avenir Confused

Je souhaite sincèrement que les Ivoiriens aient plus de chance (c'est, malgré tout, moins le bordel chez eux qu'en Haïti, quand même), et que les bruits de bottes se calmeront aux frontières. La conjoncture y est favorable, entre troubles sociaux (Tunisie, Algérie, Nigeria), attentats (Nigeria, Egypte), problèmes militaires (Sénégal/Casamance), tensions diplomatiques intra-africaines (RDC/Angola, Sénégal/Gambie) et révélations de scandales de malversations impliquant - Ô rage ! Ô désespoir ! - de vénérables institutions telles que la BEAC (Gabon), ou des états comme le Niger. Tout cela en plus des petits problèmes habituels et autres joies de régimes 100% démocratiques qui existaient déjà avant le 28 novembre, et dont les médias "occidentaux" se contrefoutent... Si, avec tous ces chats à fouetter, des états africains décident une action militaire contre la CI quand même, vraiment, je suis désolée, mais la vision du journaliste (et non pas du saint... Rolling Eyes ) Fanon n'aura pas pris une ride, en 50 ans.

"War does not determine who is right - only who is left."
Bertrand Russell

Si la guerre était bonne, pourquoi les plus grands fabriquants d'armes de la planète ne la décrètent-ils pas chez eux ?

Je souhaite à nos frères Ivoiriens de pouvoir retrouver la Paix dans leur pays, en cette nouvelle année 2011. Wink
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"Le colonialisme et ses dérivés ne constituent pas à vrai dire les ennemis actuels de l'Afrique. À brève échéance ce continent sera libéré. Pour ma part plus je pénètre les cultures et les cercles politiques plus la certitude s'impose à moi que LE PLUS GRAND DANGER QUI MENACE L'AFRIQUE EST L'ABSENCE D'IDÉOLOGIE."
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marvel02
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MessagePosté le: Sam 01 Jan 2011 23:55    Sujet du message: Répondre en citant

Bonne année à toutes et à tous, de tous bords.

Qui donc conseil si mal Gbagbo?
En appelant à la rescousse deux avocats français particulièrement sulfureux, je me demande comment l'ossature défensive de Gbagbo auprès des panafricains antifrançais épidermiques (en théorie, en théorie seulement...) pourra tenir. Quoique les thèses qu'il avançaient étaient tirées par les cheveux, Gbagbo vient de confirmer ce que les observateurs sérieux disent: Gbagbo rêvent d'entrer dans des réseaux français d'influence de la politique africaine, mais il n'a jamais été reçu. Désespéré, et persuadé qu'on ne garde le pouvoir que comme ça, il a embauché deux barbouzes aux domaines d'expertises peu ragoutant.

Rolland Dumas, ancien ministre des affaires étrangères de François Mitterand dont il fut un ami personnel est le concepteur de la françafrique version socialiste. Impliqué dans des tas de coups fourrés telle l'affaire des frégates de Taïwan, l'affaire Elf, la succession de Giacometti (et condamné pour cette dernière), son improbité morale n'est plus à refaire. Même les socialistes l'ont mis à la retraite, refusant d'assumer ce qu'il représente, et n'étant plus qu'une machine à suspicion. Qu'est ce Gbagbo a s'enticher de lui, si non vouloir profiter de son expérience en réseaux françafricains, en trafic d'arme, ou en circulation discrète de fond? Il ne sait faire que cela.

L'autre c'est Jacques Vergès. Avocat des causes perdues avec un goût particulier pour les génocidaires, il a à son actif, le nazi Klaus Barbie, Slobodan Milosevic, des khmers rouges ou encore le terroriste Carlos. Beau tableau de chasse auquel Gbagbo vient volontairement se crucifier. Car on peut dire que dès qu'on voit son ombre, on a compris que la cause est sans appel.

Va t-on nous expliquer qu'en réalité, il s'agit d'avocats réputés pour leur panafricanisme ancestral, qui ont aidé je ne sais quel maquisard libérateur que les jeunes générations que nous sommes auraient oublié?
Non, j'espère pas. Gbagbo est un homme qui cherche à sauver ses fesses, et tous les moyens sont bons. Sans morale, sans zones interdites, sans préférences nationales ou haine antifrançaise prétendues.
Ce que j'ai en débattant contre Gbagbo, c'est qu'il s'est toujours arrangé pour me fournir en arguments.

Si je reprends un argument cher à Kainfri, je dirai, imaginez que ce soit Ouattara qui ait fait appel à ces barbouzes. Quel boucan aurait-on fait!
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Gnata
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MessagePosté le: Dim 02 Jan 2011 01:27    Sujet du message: Répondre en citant

Bonne et heureuse année à tous.
Lanny Davis, lobbyiste américain de Laurent Gbagbo démissionne,
http://www.grioo.com/ar,lanny_davis_lobbyiste_americain_de_laurent_gbagbo_demissionne,20331.html
Ce qui était demandé à Mr Davis c'était de faire connaître la vérité des élections présidentielles Ivoiriennes aux congressistes et aux médias américains, au lieu de ça Mr Davis s'est pris comme un simple intermédiaire entre Obama et Gbagbo... Si Gbagbo voulait un intermédiare, qui plus est gratuit, l'ambassadeur américain à Abidjan (qu'il ne veut pas même plus voir en photo à cause de l'abduction du président de la CEI) aurait fait l'affaire.

Obama en bon démocrate avait proposé à Gbagbo de quitter le pouvoir et qu'il allait lui offrir une retraite dorée aux USA, en bon politicien Gbagbo lui a dit qu'il allait reflechir à la proposition.

Lorsque Obama le petit Luo usait ses fonds de couches, Gbagbo était déjà en politique, depuis quand un préseident dit à un autre de quitter ses fonctions pour lui offrir une retraite dorée ? D'où peut bien lui venir ce genre de culot ? Obama démontre ce que j'ai toujours soupconné de lui, qu'il est de la même trempe que Sarkozy c'est juste qu'il est plus subtil... Plus jamais Gbagbo n'a voulu prendre d'appels venant de Obama après ce coup de fil arrangé par Mr Davis.

Mr Davis ne s'est pas investi dans ce qu'on lui a demandé, c'était au-dessus de ses moyens, qu'il démissionne était une porte de sortie qu'il a saisie...
Chabine a écrit:
- Gbagbo est responsable de la rebellion (ou ex-rebellion ? (...) comme semble le penser même Gnata, ici :
Gnata a écrit:
Citation:
n'étais-ce pas à au président d'alors donc GBAGBO de les protéger contre ces sanguinaire analphabètes?

Tu as entièrement raison, et je suis d'avis, après cette crise, s'il ne se fait pas zigouillé entre-temps, que ceux qui se sont sentis lésés par ce manquement portent plainte contre l'état qu'il représente !

Donc, le gars, en fait, il s'enmerdait, tout seul, au pouvoir, et il a décidé d'organiser une rebellion contre son propre régime ? Donc c'est lui qu'on devrait poursuivre, c'est ça ?

Hein ? ... J'ai dis qu'après cette crise que ceux qui se sont sentis lésés par le fait que Gbagbo (Président de la republique) n'ait pas pu défendre les biens et les personnes le poursuive (lui et l'Institution qu'il représente), cela ne veut pas dire qu'il n'a pas été attaqué par une rebellion ou qu'il s'est inventé lui-même une rebellion, où vas-tu chercher ça ? ceux qui veulent recouvrir leurs pertes peuvent légalement poursuivre qui de droit, les juges liront le droit, je ne sais pas ce qui est confus ?
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"Always be intolerant to ignorance but understanding of illiteracy (..)in those homely sayings (mother wit) was couched the collective wisdom of generations" I know why the caged bird sings, p99, Maya Angelou


Dernière édition par Gnata le Dim 02 Jan 2011 02:30; édité 1 fois
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Gnata
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MessagePosté le: Dim 02 Jan 2011 02:23    Sujet du message: Répondre en citant

Panafricain a écrit:
@Gnata : la discussion sur les PV a eu lieu dans un autre topic, et j'ai clairement montré que le PV qui a circulé partout, supposé démontrer la fraude du camp Ouattara ne démontrait rien du tout. Et qu'au contraire même, on pouvait se demander si ce n'était pas une manip du camp Gbagbo pour essayer d'invalider une zone où Ouattara faisait le plein de voix;.
À part de la prétention, qu'est-ce que tu as bien pu démontrer ? le Coréen Choi qui est plus anti-Gbagbo que toi a avoué qu'il y avait eu des fraudes... Ce PV est apparemment faux, tu l'avoues, mais tu le compare à un autre du premier tour dont tu n'as aucune ceritude qu'il est juste, tu dis qu'untel n'a pas plus de 50.000 voix, ce qui faux, tu dis que Allassane aurait du gagner dans les zones où il a triché, soit, mais pourquoi avoir triché s'il se savait si confiant ? ...
Kainfri a écrit:
(...)
Que d'arguties... Tu es à toi-seul un cas sociologique assez terrifiant,le mot hypocrite venant de toi sonne comme un doux compliment, je vais le prendre comme tel !
Je peux comprendre un Africain qui est anti-Occident oubien même un Africain qui alligne ses opinions sur ceux de l'Occident, mais toi qui est contre tout ce qui panafricaniste ou Afrocentrique, tu es inclassable, pffff.

***C'est rare que dans les crises les choses soient simples et claires à comprendre, ce serait trop facile, certaines personnes ajoutent à la complexité de la situation leur grain de sel de confusion, c'est ainsi, il faut apprendre à faire avec ...
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MessagePosté le: Dim 02 Jan 2011 02:36    Sujet du message: Répondre en citant

Gnata a écrit:
Chabine a écrit:
- Gbagbo est responsable de la rebellion (ou ex-rebellion ? (...) comme semble le penser même Gnata, ici :
Gnata a écrit:
Citation:
n'étais-ce pas à au président d'alors donc GBAGBO de les protéger contre ces sanguinaire analphabètes?

Tu as entièrement raison, et je suis d'avis, après cette crise, s'il ne se fait pas zigouillé entre-temps, que ceux qui se sont sentis lésés par ce manquement portent plainte contre l'état qu'il représente !

Donc, le gars, en fait, il s'enmerdait, tout seul, au pouvoir, et il a décidé d'organiser une rebellion contre son propre régime ? Donc c'est lui qu'on devrait poursuivre, c'est ça ?

Hein ? ... J'ai dis qu'après cette crise que ceux qui se sont sentis lésés par le fait que Gbagbo (Président de la republique) n'ait pas pu défendre les biens et les personnes le poursuive (lui et l'Institution qu'il représente), cela ne veut pas dire qu'il n'a pas été attaqué par une rebellion ou qu'il s'est inventé lui-même une rebellion, où vas-tu chercher ça ? ceux qui veulent recouvrir leurs pertes peuvent légalement poursuivre qui de droit, les juges liront le droit, je ne sais pas ce qui est confus ?

Sois indulgent avec moi, 2ème Gaou Razz N'oublie pas que je suis nulle en Relations Internationales...
En fait, ce qui m'étonne, c'est qu'on pense à aller chercher des noises au Président d'un état qui subit une agression armée caractérisée, avant d'aller demander des comptes, je sais pas, moi, par exemple :
- aux leaders de l'insurrection armée, déjà (oui, je sais, Ouattara n'a rien à voir avec ça, il ne les a jamais vus, il ne sait même pas qu'ils existent) ; Soro, par exemple (oui ? non ? peut-être ?)
- aux forces d'interposition qui étaient censées justifier leur présence en CI par cet objectif : désarmer la rébellion = l'ONUCI ! Oui ? Non ? Peut-être ?

Voilà pourquoi je suis surprise qu'on envisage de demander des comptes aux chef de l'état agressé, avant de se poser ce genre de questions. C'est vrai que l'état est garant du maintien de la paix civile (et donc de la sécurité des biens et du respect des droits des citoyens), mais dans ce cas précis, c'est un peu la logique de la double peine, non ? Confused

Bref, de toutes façons, je n'arrive plus à suivre. Ça devient tellement n'importe quoi qu'à ce rythme là, la CI risque de rattraper Haïti (au niveau du marasme politique, pour le reste, y'a de la marge...).

Je ne vous le souhaite pas. Bon courage aux frères Ivoiriens, une fois de plus.
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Cette Afrique à venir, Journal de bord de mission en Afrique occidentale, été 1960, Frantz Fanon, Pour la Révolution Africaine
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MessagePosté le: Dim 02 Jan 2011 02:46    Sujet du message: Répondre en citant

AFFAIRES ANGOLAISES

En matière d'histoire politique, d'analyse des relations internationales, il n'y a pas de certitudes. Il existera toujours un accord secret ou une conversation qui sera déterminant, et que les acteurs peuvent décider de taire à jamais. Avec de gros moyens d'études stratégiques ou d'espionnage (contrôle des mouvements de fonds des acteurs ou organismes, filatures, écoutes téléphoniques, etc...) on peut s'approcher de la vérité sans toujours être sûr de la détenir en totalité. D'où la différence qui existe entre les écrits du meilleur analyste politique dans ses livres ou son cours à la fac, et la réalité des notes diplomatiques qui ne traineront jamais dans une fac, dans un livre, sauf peut-être des rares évènements comme Wikileaks. D'ou, je ne cesse de dire que la théorie c'est bien, mais ce n'est pas toujours la réalité. Même l'acteur impliqué dans la décision (le grand frère témoin qui nous raconte des faits auxquels il a participé par exemple), ne connait que son angle de vue.

Ce que je sais du combat angolais, c'est que trois mouvements ont combattu. Le plus ancien, et qui déclenche les hostilités, c'est le FNLA de Roberto Holden, soutenu par les premiers Etats indépendants d'Afrique, et dont est membre Jonas Savimbi. Le différents régimes du Congo Kinshasa depuis Lumumba jusqu'à Mobutu, conserveront leur soutient au FNLA.
Le MPLA d'Agostino Neto naitre plus tard et se présentera comme la solution communiste. Mais il est vrai aussi que Roberto n'arrivait plus à se débarrasser de l'image ethnique de ses origines. Pour cette raison, Jonas Savimbi se désolidarise en 1966 et créé l'UNITA, grace à un soutien de Mobutu du Zaïre, de Kaunda de Zambie, et plus brièvement de Nierere. Toutes les branches de ce combat auront des soutiens de par toute l'Afrique qui soutient la libération des peuples. Même si le MPLA bénéficie des solidarités communistes en plus.

En 1975, à l'approche du dénouement, au lieu de procéder à des élections pour mettre en place les nouvelles institutions et déclarer l'indépendance, le Portugal choisit de ne donner l'indépendance qu'au MPLA. C'est donc unilatéralement que Neto proclame l'indépendance et annonce que le MPLA sera parti unique à obédience marxiste. Le nouveau régime est rapidement reconnu par la majorité des pays Africains pour qui comptait l'indépendance avant tout, et non qui va gouverner ni comment.

Le FNLA et l'UNITA (et les FLEC: front de libération de l'enclave de Cabinda, né entre temps) déclenchent immédiatement la guerre d'Angola, qui elle durera 17 ans. L'URSS et Cuba viennent soutenir le nouveau pays communiste, provoquant le soutien des USA, via Mobutu, à Savimbi et Roberto. Holden Roberto perdra la grande partie de ses forces dans une tentative ratée d'assaut sur Luanda (en 1976 je crois), et se retirera progressivement du jeu à la fin des années 70 lorsqu'il ira en exil en France. Il reviendra pour se présenter à l'élection présidentielle de 1991. Battu, il bénéficiera du statut de co-père de l'indépendance et décédera en 2007.
Savimbi, véritable génie de la guerilla, poursuit lui le combat avec ce qui lui reste comme amis qui ont refusé de reconnaitre le régime de Luanda fabriqué par le Portugal puis téléguidé par la Russie et Cuba, en tête le maréchal du Zaïre, Mobutu Sese Seko Kuku Ngbendu wa za Banga.

A ma connaissance donc, modeste et pas du tout absolue, le MPLA n'a jamais été d'un discours panafricain, ni afrocentré, ni n'a été privilégié par rapport aux autres factions de libération de l'Angola.
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marvel02
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MessagePosté le: Dim 02 Jan 2011 03:08    Sujet du message: Répondre en citant

Chabine a écrit:

- ADO qui n'a rien, absolumment rien à voir avec la rebellion, mais c'est bien sûr...

Personnellement je souhaite qu'il ait à avoir avec cette rebellion. Il me décevra au cas contraire. Pour l"heure, rien n'est prouvé.

Chabine a écrit:
- L'Afrique n'avance pas, non pas parce que "l'Occident" ne nous veut pas que du bien, mais parce que les dirigeants africains ne savent pas négocier. En fait, l'ONU, le FMI, la Banque Mondiale, etc... ils sont gentils, c'est nous qui sommes bêtes...

Toi tu veux du bien de l'occident? C'est le leitmotiv de ton action? Mais pourquoi veux tu que l'occident te veuille QUE du bien ou que les organisme internationaux soient ou pas gentil? Ce ne sont pas des qualificatifs qui font partie du langage politique ou géostratégique. Tant que certains d'entre vous n'auraient pas compris ça, vous continuerez à vous battre contre des ombres.

Chabine a écrit:
A ce rythme là, Mobutu a été un grand dirigeant africain, puisque LUI a su négocier avec l'ONU, les USA, la France, la Belgique, etc... Et après lui, les Congolais ne sont ni orphelins ni (surtout) pauvres, n'est-ce-pas ?
Ah ! Je devrais rajouter que Mobutu, comme ses alter-égo d'aujourd'hui, était un grand panafricain, puisqu'il suffit de vivre sur le continent pour l'être. Peu importe ce qu'on y fabrique... Confused

Cette tendance à vouloir exagérer, extrémiser les propos des autres pour placer des critiques faciles, ne peut pas donner de débats constructifs.
Mobutu a autant échoué que Nkruma ou Sékou Touré. Pourquoi et comment mieux faire. Là est le seul débat d'avenir pour le panafricanisme. Pas nous raconter que certains perdants avaient la bonne solution et la bonne application, mais les autres n'étaient pas gentils.

Chabine a écrit:
Si la guerre était bonne, pourquoi les plus grands fabriquants d'armes de la planète ne la décrètent-ils pas chez eux ?

Ah Chabine, chère Chabine,
Les armes ne sont pas faites que pour faire la guerre!!! Y'en a qui les achete pour ne pas avoir à faire la guerre justement. La dissuasion, se montrer prêts et capables. Les plus gros consommateurs d'armes ce sont les pays riches et en paix. Mais quand on pense qu'on fabrique les armes parce qu'ils ne sont pas gentils... effectivement c'est difficile à comprendre.

Mais au fond, je te donne raison sur un point: la discussion avec toi est inutile.
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Chabine
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MessagePosté le: Dim 02 Jan 2011 03:21    Sujet du message: Répondre en citant

marvel02 a écrit:
AFFAIRES ANGOLAISES

En matière d'histoire politique, d'analyse des relations internationales, il n'y a pas de certitudes. Il existera toujours un accord secret ou une conversation qui sera déterminant, et que les acteurs peuvent décider de taire à jamais. Avec de gros moyens d'études stratégiques ou d'espionnage (contrôle des mouvements de fonds des acteurs ou organismes, filatures, écoutes téléphoniques, etc...) on peut s'approcher de la vérité sans toujours être sûr de la détenir en totalité. D'où la différence qui existe entre les écrits du meilleur analyste politique dans ses livres ou son cours à la fac, et la réalité des notes diplomatiques qui ne traineront jamais dans une fac, dans un livre, sauf peut-être des rares évènements comme Wikileaks. D'ou, je ne cesse de dire que la théorie c'est bien, mais ce n'est pas toujours la réalité.

Ah bon ??? Donc pas besoin d'avoir des cours de Relations Internationales, donc ??? Razz
Pour une fois que je suis d'accord avec ce que tu racontes Wink (c'est l'esprit du Nouvel An...)

marvel02 a écrit:
Même l'acteur impliqué dans la décision (le grand frère témoin qui nous raconte des faits auxquels il a participé par exemple), ne connait que son angle de vue.

Euh... ouais, peut-être, mais bon, perso, je fais quand même largement plus confiance à l'analyse d'un témoin direct/acteur de l'histoire tel que Fanon (le journaliste du Moudjahid et ambassadeur du GPRA, pas le théoricien "Saint" Fanon), qui a cotoyé Lumumba et tous les leaders africain de l'époque, dans le contexte de lutte active de l'époque, plutôt qu'aux historiens plus ou moins biaisés + la lecture + l'interprétation plus ou moins alambiquée que nous, pauvres mortels, pouvons en faire, en fonction de nos prismes idéologiques respectifs, ainsi que de notre honnêteté intellectuelle, on va dire... fluctuante... Confused
Fanon donne plus de détails sur les tractations en coulisses ayant précédé le drame Congolais dans l'article dont je n'ai reproduit que la fin. L'intérêt étant de comprendre le processus, le mécanisme à l'oeuvre. Le rôle biaisé de l'ONU a quand même été largement analysé et caractérisé dans cette affaire, donc qu'on vienne nous présenter cette institution comme l'ange Gabriel aujourd'hui, euh... Confused

marvel02 a écrit:
Ce que je sais du combat angolais, c'est que trois mouvements ont combattu. Le plus ancien, et qui déclenche les hostilités, c'est le FNLA de Roberto Holden, soutenu par les premiers Etats indépendants d'Afrique, et dont est membre Jonas Savimbi. Le différents régimes du Congo Kinshasa depuis Lumumba jusqu'à Mobutu, conserveront leur soutient au FNLA.
Le MPLA d'Agostino Neto naitre plus tard et se présentera comme la solution communiste. Mais il est vrai aussi que Roberto n'arrivait plus à se débarrasser de l'image ethnique de ses origines. Pour cette raison, Jonas Savimbi se désolidarise en 1966 et créé l'UNITA, grace à un soutien de Mobutu du Zaïre, de Kaunda de Zambie, et plus brièvement de Nierere. Toutes les branches de ce combat auront des soutiens de par toute l'Afrique qui soutient la libération des peuples. Même si le MPLA bénéficie des solidarités communistes en plus.

En 1975, à l'approche du dénouement, au lieu de procéder à des élections pour mettre en place les nouvelles institutions et déclarer l'indépendance, le Portugal choisit de ne donner l'indépendance qu'au MPLA. C'est donc unilatéralement que Neto proclame l'indépendance et annonce que le MPLA sera parti unique à obédience marxiste. Le nouveau régime est rapidement reconnu par la majorité des pays Africains pour qui comptait l'indépendance avant tout, et non qui va gouverner ni comment.

Le FNLA et l'UNITA (et les FLEC: front de libération de l'enclave de Cabinda, né entre temps) déclenchent immédiatement la guerre d'Angola, qui elle durera 17 ans. L'URSS et Cuba viennent soutenir le nouveau pays communiste, provoquant le soutien des USA, via Mobutu, à Savimbi et Roberto.

Ah ben tiens, je me demandais quand est-ce que ce point crucial allait arriver dans la discussion... Holden est réputé depuis loooooongtemps pour avoir été un agent de la CIA (et dire qu'il a été au chevet du même Fanon, sur son lit de mort... Confused Remarque qu'à Washington, c'était certainement plus pratique, pour lui...).

Mongo Beti, également témoin de son époque, contrairement à nous, a une lecture légèrement différente du parcours de Roberto Holden :

Citation:
Sékou Touré-Roberto Holden-C.I.A. : même combat

L'attitude du gouvernement guinéen dans l'affaire angolaise mérite aussi d'être brièvement évoquée.

Lorsque des patriotes angolais regroupés au sein du Mouvement populaire de libération de l'Angola (M.P.L.A.) déclenchent, le 4 février 1961, la lutte contre le colonialisme portugais, les puissances de l'O.T.A.N. (Organisation du traité de l'Atlantique nord) sentent la nécessité de préparer des marionnettes capables de jouer, le moment venu, le jeu néocolonial. Elles décident la mise sur orbite de Roberto Holden, à qui il sera demandé de créer un contre-mouvement de libération. Le gouvernement guinéen, dont le prestige sur la scène africaine et internationale est suffisamment importante pour camoufler alors les menées américaines, assure la couverture de l'opération.

Sur le rôle joué par l'Etat guinéen dans cette affaire, laissons parler M. Sékou Touré. C'est l'hebdomadaire parisien Afrique-Asie du lundi 29 décembre 1975, peu suspect d'hostilité à l'égard du pouvoir installé à Conakry, qui recueille une confidence proprement criminelle : « Tout d'abord, qui est Roberto Holden ? La vérité, c'est que Roberto Holden a été en fait lancé dans l'arène politique internationale, puis encouragé à devenir le porte-parole du mouvement de libération de l'Angola par la République de Guinée. Ce qu'on ignore généralement, en Afrique et dans le monde, en raison de notre discrétion volontaire sur cette page de l'histoire africaine... c'est que c'est nous qui l'avons guidé dans ses premiers pas. C'est nous qui avons sorti cet homme de la clandestinité... C'est ainsi que, sur notre intervention, le G.R.A.E.[12] fut reconnu, en juillet 1963, par le Comité de libération [PAGE 95] de l'O.U.A., et Roberto Holden, considéré comme chef d'Etat, put siéger comme tel à l'O.U.A. Le gouvernement de Kinshasa, sous la direction de Mobutu, s'empressa d'interdire au M.P.L.A.[13] toute activité sur le territoire zaïrois, bouclant la frontière entre le Zaïre et l'Angola sur toute la longueur : un coup terrible venait d'être porté à la lutte de libération en Angola. »

Après de tels aveux, le traître peut toujours « découvrir », par la suite, que Roberto Holden était manipulé par « certains services secrets de l'impérialisme ». Espérait-il cacher cette trahison des intérêts du peuple angolais en lutte en envoyant un contingent-suicide en Angola en 1975 ? Il est à noter que cette mascarade lui a en tout cas permis de se débarrasser d'officiers gênants. Certains parmi ceux qui avaient eu la mauvaise idée de revenir autrement que dans un cercueil ont été arrêtés dès leur retour à Conakry en juillet 1976. Hassan Il n'avait pas mieux fait en expédiant, lui aussi, un contingent-suicide sur le front du canal de Suez en 1973.


http://mongobeti.arts.uwa.edu.au/issues/pnpa02/pnpa2_05.html

Cette question de la lutte angolaise + l'analyse du cas Sekou Touré que fait Mongo Beti mériteraient un topic à lui seul, mais c'est vrai que c'est pas mal de mettre l'actualité immédiate en perspective.

marvel02 a écrit:
Holden Roberto perdra la grande partie de ses forces dans une tentative ratée d'assaut sur Luanda (en 1976 je crois), et se retirera progressivement du jeu à la fin des années 70 lorsqu'il ira en exil en France. Il reviendra pour se présenter à l'élection présidentielle de 1991. Battu, il bénéficiera du statut de co-père de l'indépendance et décédera en 2007.
Savimbi, véritable génie de la guerilla, poursuit lui le combat avec ce qui lui reste comme amis qui ont refusé de reconnaitre le régime de Luanda fabriqué par le Portugal puis téléguidé par la Russie et Cuba, en tête le maréchal du Zaïre, Mobutu Sese Seko Kuku Ngbendu wa za Banga.

A ma connaissance donc, modeste et pas du tout absolue, le MPLA n'a jamais été d'un discours panafricain, ni afrocentré, ni n'a été privilégié par rapport aux autres factions de libération de l'Angola.


À noter que Lumumba aussi avait sollicité l'aide des USA avant sa chute (cf. article de Fanon). Aide qui lui a été refusée, et avec mépris (la presse l'avait traité lors de sa visite sur place de "président de la jungle"). On se demande pourquoi... probablement qu'il n'avait pas la classe, les manières, le raffinement d'un Mobutu Sese Seko, ce gentleman a qui les USA ont ouvert les bras par la suite ??? Rolling Eyes
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"Le colonialisme et ses dérivés ne constituent pas à vrai dire les ennemis actuels de l'Afrique. À brève échéance ce continent sera libéré. Pour ma part plus je pénètre les cultures et les cercles politiques plus la certitude s'impose à moi que LE PLUS GRAND DANGER QUI MENACE L'AFRIQUE EST L'ABSENCE D'IDÉOLOGIE."
Cette Afrique à venir, Journal de bord de mission en Afrique occidentale, été 1960, Frantz Fanon, Pour la Révolution Africaine
2011, annee Frantz Fanon
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Hannibal
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MessagePosté le: Dim 02 Jan 2011 07:18    Sujet du message: Répondre en citant

Chabine a écrit:

Mongo Beti, également témoin de son époque, contrairement à nous, a une lecture légèrement différente du parcours de Roberto Holden :

Citation:
Sékou Touré-Roberto Holden-C.I.A. : même combat

L'attitude du gouvernement guinéen dans l'affaire angolaise mérite aussi d'être brièvement évoquée.

Lorsque des patriotes angolais regroupés au sein du Mouvement populaire de libération de l'Angola (M.P.L.A.) déclenchent, le 4 février 1961, (.......)


Chabine,

Merci Mwasi pour cet extrait. (na tondi yo bo tondi : merci beaucoup).
F. Fanon, n'était pas un gros théoricien comme moi, lui au moins été au charbon au point d'y donner la vie, le sacrifice suprême d'un combattant. Et les dates qu'il consigne, sont des faits et non des recherches d'historien comme moi. De plus, quand c'est consigné par Beti, lui qui était familier de tous ses leaders, il n'y a pas meilleure preuve...

Si j'ai mis en gras le seul paragraphe de l'année "1961", c'est pour dire qu'à cette date le MPLA existait déjà alors que l'UNITA n'existait pas encore.

Le premier édifice d'un travail historique sérieux, est la chronologie. Si ce préalable n'est pas rempli on peut faire dire aux évènements n'importe quoi, les contorsionner à sa sauce, selon ses sensibilités propres inavouées, mais que les initiés comprennent très facilement.

Précisions importantes, sans même citer des ouvrages pour ne pas faire pédant, même Wikipédia peut nous être utile :

MPLA : fondé en 1956, lien : http://fr.wikipedia.org/wiki/Mouvement_populaire_de_lib%C3%A9ration_de_l%27Angola

FNLA : fondé en 1956, lien : http://fr.wikipedia.org/wiki/FNLA

UNITA : fondé en 1966, lien : http://fr.wikipedia.org/wiki/Jonas_Savimbi

Or, si on s'en tient à mes deux premiers textes, je n'ai pas évoqué le FNLA parce que le débat était autour du MPLA et de l'UNITA. Ensuite, j'ai toujours soutenu que le MPLA avait une antériorité sur le front de la Lutte que l'UNITA. Ce qui est confirmé par Fanon, qui parle de ce mouvement dès 1961 alors qu'à cette époque un certain Savimbi n'était pas connu au bataillon. Et je crois que ma principale contribution, était de montrer les racines panafricaines depuis Lisbonne du MPLA. Dans le cadre de la Liga Africana (mise en place par Du Bois et Padmore), ancêtre politique du CONCP (Comité des Organisations Nationalistes des Colonies Portugaises), qui donneront plus tard le MPLA et PAIGC pour la Guinée et le Cap-Vert. Etudiants à Lisbonne, les A. Neto et bien d'autres jeunes comme les Cabral sont issus de ce moule politique.

J'ai bien expliqué comment le MPLA a perdu son âme panafricaine comme beaucoup d'autres mouvements dès 1963 avec la naissance de l'OUA. Et vous remarquerez que dans ma chronologie, j'avais exclu l'UNITA de ce débat de 1963 car ce mouvement n'existait pas simplement.

Tout ce débat est bien beau, mais je ne voudrais pas ceux qui nous lisent et qui veulent s'informer, surtout pour nos jeunes, en rapport avec l'actualité, se focalisent sur tel ou tel détail.

Ce qui me chaut, ici c'est que le regard de nos jeunes ne soit porté vers le doigt, mais plutôt vers l'essentiel. Ici, l'essentiel, c'est l'échec de 1963 et ses conséquences. Voilà, le plus important.
- 1963, c'est la confirmation de l'Afrique balkanisée.
- 1963, c'est le refus de l'Afrique "indépendante" d'aider massivement comme un seul homme (ou une femme d'ailleurs) celle qui était encore en lutte.
- 1963, c'est la division fatale de l'Afrique vers l'est ou l'Ouest.
- 1963, c'est la mise entre parenthèse du Panafricanisme c'est à dire d'une Afrique qui ne se bat pour elle même, mais pour être zone d'influence de telle ou telle puissance.
- 1963, c'est la consécration de l'infâme concept de "Développement" contre celui de "La Renaissance Africaine" plus approprié pour un Peuple qui a été bousillé plus 4 siècles durant...

Car ce qu'il faut retenir, d'après la formule d'Unité de Nkrumah, échouée en 1963, il aurait été impossible dans un grand ensemble que nous soyons totalement pro-Est ou pro-Ouest, d'autant que tous les leaders n'avaient pas les mêmes sensibilités sur la question. Nous aurions eu naturellement, à dégager des consensus. L'Afrique aurait fait vraiment la POLITIQUE au lieu d'être objet de jeu d'influence des autres. Notre seul point de ralliement de consensus aurait été nos intérêts d'abord et avant tout, c'est ce qu'on appelle autrement : AFROCENTRICITE. C'est bien ce que tout responsable fait dans les relations internationales, préserver ses intérêts avant ceux des autres.



_______________

C'est ma dernière contribution sur ce sujet précis.
Je me suis défini très tôt Panafricain, pour avoir compris ce message. Jamais je ne me suis positionné par rapport à mes origines claniques, tribales ou régionales. Cela m'a coûté (et me coûte encore souvent), des incompréhensions et des qualificatifs d'idéaliste ou de naïf auprès de mes compatriotes du Congo-Brazza (même des miens), alors que ces concepts sont familiers du débat public dans les pays comme le Sénégal, le Ghana, le Mali, la Guinée, la Tanzanie et bien d'autres. Entendu que malgré ton bagage, tu ne feras jamais de carrière politique avec ça, l'ethno-régionalisme étant le réalisme pour exister politiquement.
Progressivement, je vois que nos rangs grossissent et grâce à l'impasse ethno-régionaliste congolaise, les esprits s'éveillent. Nous nous battrons pour que le Congo fasse sa mutation idéologique dans ce sens.

Quant aux Frères et Soeurs sur La Lagune Ébrié, de ce drame qui se joue sous nos yeux, j'espère que les esprits vont comprendre définitivement le message Panafricain. Les humiliations dont sont victimes les autorités ivoiriennes actuellement donneront à réfléchir sur l'inutilité de nos proto-nations et des Etats nains et incapables d'assurer le métabolisme de base de nos Peuples. A fortiori, impuissants sur le plan international. Cela m'a fondu le coeur quand Gbagbo avoue que parce que je ne suis pas une puissance nucléaire que Sarkozy peut se permettre ses insolences et pro-Ouattara ou pro-Gbagbo, cela doit nous interpeller tous. Dans ce bas monde, la force fait Loi !

Panafricainement,

Hannibal
_________________
« C’est la Voix des sans-voix pour dénoncer ceux qui se croient au-dessus de la Loi. Et qui se prennent pour le Roi des Rois. Les Martyrs sont morts pour la Résistance. Ils ont payé très cher pour notre Indépendance. Ce Chant pour leur exprimer notre reconnaissance. Oui, ce cri d’alarme pour nous révolter. » : Méway
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Hannibal
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MessagePosté le: Dim 02 Jan 2011 07:22    Sujet du message: Répondre en citant

Désolé, c'est pas volontaire pour les polices de caractères. J'ai remarqué qu'elles sont relatives plus grandes qu'après avoir validé.
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« C’est la Voix des sans-voix pour dénoncer ceux qui se croient au-dessus de la Loi. Et qui se prennent pour le Roi des Rois. Les Martyrs sont morts pour la Résistance. Ils ont payé très cher pour notre Indépendance. Ce Chant pour leur exprimer notre reconnaissance. Oui, ce cri d’alarme pour nous révolter. » : Méway
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marvel02
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MessagePosté le: Dim 02 Jan 2011 13:25    Sujet du message: Répondre en citant

Tu croyais que je n'ai pas fais un tour sur Wikipedia?
Et si je te disais que le FNLA n'est créé qu'en 1962 et pas 56, mais qu'il reste antérieur au MPLA??? C'est ici, l'histoire officiel du FNLA par le FNLA lui même. C'est en français, vous pouvez y aller. Je n'ai pas voulu m'approfondir sur les dates, et d'ailleurs je les ai évité, en parlant juste d'antériorité et de reconnaissance légitime du FNLA, d'où j'insiste sur l'association des bazombo qui est véritablement l'ancêtre du FNLA, qui a déjà une légitimité internationale, et au nom de qui est créé le GRAE (Gouvernement de la République angolaise en exil).
Eh Chabine ma chère Chabine (ce n'est pas hypocrite, et je ne te déteste pas contrairement à ce que tu crois), les RI académiques servent à savoir décortiquer tout ça et non à avoir l'information clé. Ca, c'est la pratique. Quand il n'y a ni l'un ni l'autre, c'est le flou total. Ce qui craint, c'est qu'avec ce flou on manipule des masses. Je ne suis là que pour dire, "attention, c'est plus compliqué que ça."

J'ai ici vu la vague de satisfaction sur une certaine histoire angolaise, et j'ai été effrayé. Le MPLA n'est pas le combattant historique de la lutte de libération de l'Angola.
Ca c'est de la réécriture de l'histoire pour se conformer aux évènements actuels, comme dans le roman "1984" de George Orwell ou il y'a un ministère de vérité, chargé de justifier que son ennemi du jour a toujours été un ennemi, puis une fois la paix signée, il doit justifier qu'ils ont toujours ami et effacer la guerre qui les a déchiré. Tout ça pour le camarade Gbagbo, chef d'un régime notoirement corrompu, violent et antidémocratique. Je ne l'accepte pas. Ce sont des méthodes soviétiques, encouragées par ce panafricanisme longtemps teinté de communisme, ou l'on dénonce la manipulation impérialiste via la CIA à tout va, alors que leurs pays sont occupés par milliers de soldats soviétiques qui dictent la politique et pérennisent la guerre juste par soucis de progande internationale.
La vérité est que les USA ont envahi le Japon ou la Corée du sud, ils en ont fait des puissances économiques de premier plan.

Evidemment, nous pouvons ouvrir un topic plein sur l'histoire de la libération de l'Angola. Je parie que beaucoup de lecteurs ici viennent de découvrir Holden Roberto, pourtant reconnu chef d'Etat de l'Angola en lutte durant plus d'une décennie, avec siège à l'OUA, et soutenu de partout. On pourra aussi y développer les mouvements de libération des autres pays, on retombera toujours sur ces acteurs oubliés ou tus par la propagande de ces panafricanistes rougis au communisme. Frelimo, ANC, Guinée et Cap vert. Pour ma part, bien que je sois idéologiquement anticommuniste radical et sans concession, et je l'ai toujours été, je comprends que la tactique ait poussé ces combattants à accepter la main tendue de Moscou. Parce que je sais que la politique oblige à certaines compromissions parfois difficiles à avaler. Mais qu'on ne nous présente pas les choses comme étant toujours toutes blanches ou toutes noires.

Sékou a donné à Roberto la tribune internationale (mais aussi Bourguiba, Boumedienne et Nasser) je l'ai dit. Mais c'est sous Lumumba en RDC que le GRAE prend son existence officielle alors qu'il est proclamé 5 ans plus tôt.
Le MPLA a réécrit son histoire, s'est donné le beau rôle qu'il n'a jamais eu dans les faits. La réalité c'est que c'est lui qui convenait le mieux au colon portugais, et c'est à lui que l'indépendance fut donné unilatéralement alors que sur le terrain, le GRAE était reconnu. Je en dis pas quil fallait la donner au GRAE, mais aux trois, puis organiser des élections pour savoir qui aura quel rôle. La conséquence de ce trucage organisé par le colon, avec le soutien des soviétiques et leurs valets locaux sur le continent (pour reprendre la phraséologie chère aux militants de l'époque), ce fut la guerre sauvage qui déchira ce pays durant 17 ans. Pire que le Congo-Kinshasa qui ne connut que 5 ans de troubles et d'occupation d'armées diverses.

Les accusations de manipulation par une vilaine puissance étrangère sont le fruit d'un discours argumentaire simpliste. On peut dire que sous la guerre froide, la France est manipulée par les Etats Unis. C'est d'ailleurs les USA qui ont voulu que la France ne soit pas dans le camp des perdants (alors qu'elle l'est, Pétain était légitime!), et Churchill qui l'a imposé au conseil de sécurité de l'ONU parce qu'il ne voulait pas être seul face aux USA. J'ai toujours été frappé par l'encadrement de l'Elysée qui se trouve entre l'ambassade américaine et britannique. Est ce que la France ne s'est pas déployée à sa manière? Dans la politique, pire encore dans les RI il y'a des soutiens. Il faut en avoir, c'est impératif, si non ton ennemi les aura. Tu diras alors qu'il n'est pas gentil? Non, il a mieux négocié son truc. L'important c'est l'équilibre entre ce qu'on gagne et ce que l'on donne. Mais on donnera toujours.
Mais quand on vient faire de l'isolationnisme-souverainiste une doctrine d'avenir, et je vois les panafricains se précipiter dans ce non sens, je dis non. Quand ONU, communauté internationale, démocratie, IFI deviennent des gros mots, je dis qu'on perds les pédales. Quand on arrive pas à dompter la pluie on jure sur sa disparition? Il y'aura toujours un type qui va négocier ses relations avec eux, et vous foutra à la porte. Vous aurez alors été politiquement médiocres, et il n'y aura plus qu'à pleurer sur les ingérences ou que sais-je. L'ONU est domptable, comme les IFI et tout autre chose. Qu'il y'ait un communauté internationale c'est inévitable dans le sens actuel de l'histoire. Il faut donc écrire les règles. Pas signer des accords, et dénoncer la machine parce qu'on perdu.

Quelqu'un me disait que les organismes de sondage (français) que Gbagbo a payé à prix d'or, 9 fois de suite pour le rassurer, était manipulé par l'Elysée car le président ivoirien d'alors (au mandat épuisé depuis 5 ans et ne se maintenant que grâce à l'accord de Pretoria et donc l'ONU), n'aurai jamais accepté une élection s'il n'était pas sûr de la gagner. Alors on l'a fait croire qu'il ne pouvait que gagner, et on est allé aux urnes, et il a perdu. C'est peut-être vrai. Mais alors c'est Gbagbo le nul.

Les rangs des panafricains grossissent, et les tendances avec. Il faut les respecter. On ne peut pas s'enfermer tous dans une propagande religieuse à vision unique, fabriquée pour orienter une pensée unique. Pour moi, si je les prends au mot et à l'histoire personnelle, Ouattara est plus panafricain que Gbagbo qui estime que l'intégration africaine va trop vite.
Je ne suis pas non plus fou à croire que tout se passe dans la pure vérité. Je suis près à des mensonges de propagande pour affermir le groupe. Mais pas pour soutenir un régime corrompu, sanguinaire et antidémocratique. A ce jeu, vous me trouverez toujours sur votre chemin.

Cordialement.


Dernière édition par marvel02 le Dim 02 Jan 2011 13:59; édité 1 fois
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MessagePosté le: Dim 02 Jan 2011 13:54    Sujet du message: Répondre en citant

TORDUS DU MONDE ENTIER, UNISSEZ-VOUS !


Les détracteurs de François MITTERRAND disaient de lui qu’il avait deux avocats : Robert BADINTER pour le « droit » et Roland DUMAS pour le « tordu ». Je ne sais pas si Laurent GBAGBO a dans son entourage un avocat pour le droit mais pour le tordu, j'ai ma petite idée Laughing Laughing Laughing




marvel02 a écrit:

Rolland Dumas, ancien ministre des affaires étrangères de François Mitterand dont il fut un ami personnel est le concepteur de la françafrique version socialiste. Impliqué dans des tas de coups fourrés telle l'affaire des frégates de Taïwan, l'affaire Elf, la succession de Giacometti (et condamné pour cette dernière), son improbité morale n'est plus à refaire. Même les socialistes l'ont mis à la retraite, refusant d'assumer ce qu'il représente, et n'étant plus qu'une machine à suspicion. Qu'est ce Gbagbo a s'enticher de lui, si non vouloir profiter de son expérience en réseaux françafricains, en trafic d'arme, ou en circulation discrète de fond? Il ne sait faire que cela.


Petit complément au palmares de Roland DUMAS

http://www.lefigaro.fr/politique/2010/11/25/01002-20101125ARTFIG00578-karachi-l-etrange-decision-du-conseil-constitutionnel.php



Citation:
La décision du Conseil constitutionnel de valider les comptes de la campagne présidentielle d'Edouard Balladur, en octobre 1995, n'a certainement pas fini de faire parler d'elle. Dans le cadre de l'enquête préliminaire du juge Van Ruymbeke, chargé du volet financier de l'affaire Karachi, les enquêteurs de la Division nationale des investigations financières ont découvert en octobre un compte-rendu de trois rapporteurs, issus du Conseil d'Etat et de la Cour des Comptes, qui avaient demandé à l'époque le rejet du compte de campagne de l'ex-premier ministre.

Sur un ton mordant, Martine Denis-Linton, Rémi Frentz et Laurent Touvet, y font part de leurs doutes sur l'origine des 10,25 millions de francs en liquide versés le 26 avril 1995 sur le compte de campagne du candidat. Une somme que les familles des victimes de l'attentat de Karachi soupçonnent aujourd'hui de provenir de rétrocommissions perçues en marge de la vente de trois sous-marins au Pakistan. Les rapporteurs notent ainsi que «le candidat ne sait manifestement pas quelle argumentation opposer» aux questions sur le versement effectué trois jours seulement après la défaite d'Edouard Balladur au premier tour de l'élection.


Vente de tee-shirts

Les trois rapporteurs n'ont guère été convaincus par les explications que leur a données l'ancien premier ministre. Selon le compte-rendu, Edouard Balladur leur a dit que «ces sommes proviendraient de ventes diverses de gadgets et de tee-shirts, ainsi que de collectes au drapeau effectuées lors de manifestations et réunions publiques organisées lors de la campagne». Les rapporteurs notent que le versement des 10,25 millions de francs n'a été accompagné d'aucun justificatif, contrairement à la pratique. Dans une tribune au Figaro , le 26 avril 2010, Edouard Balladur assurait avoir «eu recours à l'ensemble des moyens légaux (...) en parfaite transparence».

Les rapporteurs s'étonnent de la décision d'Edouard Balladur de verser les 10,25 millions de francs en une seule fois, alors que les autres versements étaient réguliers : «On voit mal un ancien ministre des Finances endetté pour 31 millions de francs [le montant de l'emprunt contracté par l'association de financement de la campagne d'Edouard Balladur] laisser dormir jusqu'à 10 millions dans un coffre au lieu de les placer pour récupérer quelque intérêt...» Au total, les rapporteurs établissent que 13,2 millions de francs en espèces ont été déposés sur le compte d'Edouard Balladur. Une somme qui représente «26 fois les sommes ainsi recueillies par M. Jospin», notent-ils.


Le rôle crucial de Roland Dumas

Mais malgré cet avis consultatif, présenté lors de la séance du 3 octobre 1995, les Sages ont validé les comptes de campagne d'Edouard Balladur au cours d'une séance houleuse, le 11 octobre. Une décision sur laquelle Roland Dumas, qui présidait alors le Conseil constitutionnel, semble avoir pesé de tout son poids. Dès le début de la séance, selon les informations du quotidien Le Monde, le socialiste met en garde les huit autres membres du Conseil : il leur explique que les comptes de campagne de Jacques Chirac, le nouveau chef de l'Etat, présentent aussi des recettes injustifiées et des dépassements «beaucoup plus sérieux» que ceux d'Edouard Balladur : «Peut-on prendre le risque d'annuler l'élection présidentielle et de nous opposer, nous, Conseil constitutionnel, à des millions d'électeurs et ainsi remettre en cause la démocratie ?» aurait demandé Roland Dumas.

L'ancien ministre des Affaires étrangères de François Mitterrand, aurait donc demandé aux trois rapporteurs d'«oublier» la provenance incertaine des versements en liquides. La méthode ne fait pas l'unanimité auprès des Sages, si bien que le vote final est très serré : quatre nommés par le pouvoir socialiste s'opposent à la validation des comptes, et quatre autres nommés par la droite- l'approuvent. Sans surprise, Roland Dumas vient départager les deux camps en votant «pour». Grâce à cette décision, Edouard Balladur a touché plus de 30 millions de francs de remboursement de la part de l'Etat. De quoi rembourser le prêt contracté pour la campagne.


Des débats couverts par le secret

Interrogé une première fois par Le Monde à la mi-octobre, Roland Dumas assurait ne pas avoir «le souvenir d'avoir infirmé le rapport des rapporteurs. Je ne me souviens pas qu'il y ait eu le moindre problème sur les comptes de campagne de M. Balladur, comme je ne me rappelle pas que leur rejet ait été préconisé». Changement de cap : il assume désormais la méthode employée en 1995 et se dit même «favorable à la publication du procès-verbal» des débats.

Pour qu'une telle publication puisse avoir lieu, il faudrait convaincre les parlementaires de modifier la loi organique du 7 novembre 1958 selon laquelle les délibérations des Sages sont couverts par le secret pendant 25 ans - jusqu'en 2020 en l'occurrence. Il y a dix jours, l'actuel président du Conseil constitutionnel, le chiraquien Jean-Louis Debré, avait usé de ce motif pour opposer une fin de non-recevoir au juge Van Ruymbeke, qui avait sollicité la communication du contenu des débats.



Bonne année à chacun, tordu ou non Laughing Laughing Laughing
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