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Côte-d'Ivoire, Élections présidentielles
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marvel02
Grioonaute régulier


Inscrit le: 30 Aoû 2006
Messages: 318

MessagePosté le: Mer 05 Jan 2011 11:10    Sujet du message: Répondre en citant

Olmeque a écrit:

Le conseil constitutionnel a le droit!!! Pourtant 1. il a été décrédibilisé d'un revers de la main par certains occidentaux sous prétexte que ses membres sont des proches de Gbagbo Laughing Ça c'était gros... Et pourtant c'est passé comme une lettre à la poste en occident et avec des africains. C'est pourquoi on en revient toujours à la "conscientisation" de nos peuples, à l'image des et à la conduite des occidentaux vis à vis des Africains, ainsi qu'au panafricanisme. 2. Les jeux politiques sont acceptés en occidents, pourquoi ça devrait nous être refusés ou avoir une connotations plus sombre, uniquement parce que c'est en Afrique. Et puis pour justifier ce mode de penser la, on te fait des démonstrations scabreuses dignes de la bouche d'un colon du 18e siècle: "...on n'est pas prêt...nous les africains on ne sait pas faire ça, la preuve regarde...". 3. En France, comme pour la Côte d'ivoire, les membres du conseil sont nommés par le pouvoir en place ( président république, président assemblé, président sénat) ...


1. Ce ne sont pas les occidentaux qui ont décrédibilisé d'un revers de la main les institutions ivoiriennes, ce sont les ivoiriens eux-mêmes, Laurent Gbagbo en tête, en allant voir Mbeki pour l'accord de Pretoria. Parmi les conditions pour faire appel à l'ONU et à certificateur, il y'a le manque de confiance dans les institutions locales de la part des acteurs politiques. C'est écrit noir sur blanc et j'ai déjà publié ce texte ici. je ne comprends pas le but de cette propagande mensongère. Vous vous mentez vous même et perdez la compréhension de la marche de l'histoire. Mais si vous mentir le monde entier, c'est que vous avez vraiment perdu les pédales.

2. Les enjeux politiques sont acceptés en occident, signifie qu'on accepte le résultat électoral suite à de simples sondages de sortie des urnes. Une heure après la fermeture des bureaux on se félicite. On ne fait le sauvage.

3. Tu es entrain de rechercher ce qui différencie le CC français de l'ivoirien? Le premier s'en tient au droit, le second au choix politique. Il n'avait pas le droit de prendre la décision qu'il a prise (annuler des départements). Peu importe, la mise en place d'un certificateur le désavouait déjà. Donc cette décision était de toutes les façons sans effets, conformément aux accords de Marcoussis, Pretoria et Ouagadougou qui sont le cadre de l'organisation de ces élections.


Citation:

Pareil l'Africain à qui il suffit de dire "le conseil constitutionnel est trop proche de Gbagbo" pour qu'il réclame l'anarchie et "le gouvernement d'hôtel" ou l'ingérence à "gogo" est très malhonnête ou n'est pas conscientisé. Et ceci parce que c'est l'arbre qui cache la forêt cette affaire; sans même commencer avec l'ingérence à outrance, un beau matin en se levant on ne décide pas que la plus haute institution de son pays ou d'un pays voisin ne vaut rien juste parce qu'elle se trouve en Afrique ou bien accepté l'affirmation parce qu'elle provient d'un occidental, ça c'est être très compléxé. C'est pourquoi on tourne toujours autour du panafricanisme, c'est parce que c'est la réponse naturelle, solidaire, vers laquelle te pousse ton "état conscient" du problème Occident-Afrique.


Le panafricanisme ne peut être une usine de fabrication de mensonges pour protéger un régime peu ragoutant. Ca vous permet de faire du populisme, mais heureusement, ceux que vous touchez et manipulez ne sont pas dans les cercles de décision. Parce que l'administration se fait avec des dossiers concret. Pas des évocations de l'histoire tout azimut et des raccordages au forceps pour que l'actualité corresponde à l'idéologie. Dans les dossiers, il y'a les accords, et les termes de ceux ci par ceux qui savent les lire. Pas comme dans la foire panafricaine-de-Paris où l'on sort d'un lycée d'informatique, d'un cour de pilotage ou d'un BTS d'étalage en grande surface, pour passer pour grand maitre de l'histoire, du droit ou des relations internationales grace à des clics internets. Et même quand on sort de droit, d'histoire, économie etc... avec BAC++ et 10 ans d'enseignement, 5 livres, la plupart si non tous n'ont jamais connu un morceau de pouvoir sur ce continent dont le pilotage est majestueusement théorique et lointain.
Car ceux qui l'ont fait, sont devenus beaucoup plus modeste et plus réservés. Demandez à Obenga. Il ne vous dira même pas pourquoi ce silence. Il y'a des choses qui ne se théorisent pas, même si on le voulait.
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Panafricain
Super Posteur


Inscrit le: 22 Fév 2004
Messages: 1124

MessagePosté le: Mer 05 Jan 2011 11:55    Sujet du message: Répondre en citant

samuel a écrit:


Le vrai probleme de Gbagbo c'est celui que beaucoup d'entre nous sur ce forum on souligne et que Monenembo a repris (c'est a croire que ce prix Renaudot frequente beaucoup Grioo car on reconnait a la lettre pres des idees et des themes developpes ici): Gbagbo a le tort de ne pas appartenir a certains cercles internationaux et de refuser le role du negre de service qu'on veut lui faire jouer. Certains n'ont eu de cesse de nous le repeter: ''il n'est pas frequentable''. En fait il n'est meme pas presentable. Seulement, selon toute probabilite ils vont devoir s'accomoder pour longtemps de ce personnage ''mal fagoote'' qu'ils voudraient voir efface de la surface de la Terre. Il est la. Il est debout et il a son peuple derriere lui. Ceux qui ne supportent pas cela n'ont plus qu'a crever de depit.


Je pense que Monenembo se trompe sur toute la ligne en décrivant Gbagbo comme "n'appartenant pas à certains cercles internationaux". On parle quand même de quelqu'un qui est président de la Côte d'Ivoire depuis dix ans bon sang. Arrêtez de le voir comme l'opposant syndicaliste de condition modeste des années 70 et 80. Il y a bien longtemps que ce Gbagbo là est mort.

Aujourd'hui les réseaux de Gbagbo vont de Total à Bolloré en passant par Bouygues, sans parler les réseaux angolais, chinois, russes, ghanéens, voire américains etc Je pense que tout le monde ici sait que Gbagbo a de très bonnes relations avec Thabo Mbeki. On peut penser que même si les relations ne sont pas aussi bonnes avec Zuma, l'Afsud n'a aucune hostilité à son égard. Qu'on arrête de nous bassiner avec le fait que Gbagbo n'a pas de "réseaux". Il en a, comme toute personne qui occuperait le poste de président d'un des deux ou trois pays francophones les plus importants d'Afrique. Ses interlocuteurs sont les patrons des grandes institutions internationales, de grandes entreprises, ou des chefs d'Etat étrangers. D'ailleurs si Gbagbo n'avait aucun réseau, vous pensez qu'il serait encore entrain de faire un bras de fer à l'heure actuelle ?

Si on compare avec Gbagbo, Ouattara a été ministre au début des années 90. ça fait 17 ans qu'il n'a plus de responsabilités en Côte d'Ivoire. Le monde a totalement changé depuis le début des années 90. La plupart des dirigeants qui étaient en poste quand Ouattara était aux affaires s'en sont allés. A priori, pour bénéficier d'un soutien international, il vaut mieux être dans la position de Gbagbo (président en exercice depuis 10 ans) que dans celle de Ouattara (1er ministre il y a 17 ans).
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sidesma
Grioonaute 1


Inscrit le: 21 Avr 2005
Messages: 211
Localisation: rennes

MessagePosté le: Mer 05 Jan 2011 12:43    Sujet du message: Répondre en citant

Panafricain a écrit:


Si on compare avec Gbagbo, Ouattara a été ministre au début des années 90. ça fait 17 ans qu'il n'a plus de responsabilités en Côte d'Ivoire. Le monde a totalement changé depuis le début des années 90. La plupart des dirigeants qui étaient en poste quand Ouattara était aux affaires s'en sont allés. A priori, pour bénéficier d'un soutien international, il vaut mieux être dans la position de Gbagbo (président en exercice depuis 10 ans) que dans celle de Ouattara (1er ministre il y a 17 ans).



Position très partisane, car avoir des réseaux ne dépend pas du fait que l'on soit ou que l'on ait été président récemment ou pas.

ce que l'on voit en C.I montre bien que les réseaux Ouattara sont plus puissant que ceux de Gbagbo :

L'onu est avec Ouattara, les usa avec ouattara,la france avec Ouattara,l'U.A avaec Ouattara,la cedeao avec Ouattara,

Les usa et la france ne veulenet pas se mouiller avec leur militaires, sinon ils l'auraient déjà fait.

la france sait comment les ivoiriens ont vécu la perte des leurs dans les affrontements de 2002.

Alors, ils cherchent tous quelqu'un qui va faire ce sale boulot:
Ils ont pensé à la cedeao,pour l'affrontement physique.


Les réseaux Gbagbo sont faibles,par contre, il a l'avantage d'avoir l'armée ivoirienne et les jeunes patriotes.
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Panafricain
Super Posteur


Inscrit le: 22 Fév 2004
Messages: 1124

MessagePosté le: Mer 05 Jan 2011 15:50    Sujet du message: Répondre en citant

samuel a écrit:
Je trouve très curieuse la soudaine reconversion de Panafricain qui se range maintenant derrière Tierno Monenembo après s’être montré furieusement anti-Gbagbo tout au long de ce débat.


Tu es sûr d'avoir bien lu l'article de Monenembo ? Il me semble qu'il dit qu'il ne conteste pas la victoire de Ouattara et qu'il le pense plus outillé que les deux autres candidats pour diriger la Côte d'Ivoire. C'est assez clair comme position non ?

J'ai dit que je trouvais son titre exagéré, mais que j'étais d'accord avec lui quand il disait que Ouattara, Gbagbo et Bédié n'avaient pas sur dépasser leurs intérêts partisans et mettre au dessus l'intérêt de la Côte d'Ivoire.

Citation:
Or, ce que dit Monenembo, c’est ce que nous n’avons cessé de dire et de répéter sur ce site : a savoir que la diabolisation de Laurent Gbagbo relève plus de la défense d’intérêts géostratégiques et économiques que de la défense de la démocratie.


Monenembo dit aussi que Gbagbo a perdu les élections. Peux tu me citer les intérêts économiques et géostratégiques dont tu parles ? J'ai posté un article de "La lettre du continent" qui était intitulé "comment Paris soutient financièrement le régime gbagbo", mais faut croire que tu ne l'as pas lu.

Concernant les intérêts économiques, j'ai eu la discussion avec des amis qui me disaient que la Côte d'Ivoire était un grand pays pétrolier. Or elle produit moins de barils de pétrole (50 000) que le Cameroun (73 000 en 2009), et donc La Côte d'Ivoire ne fait pas partie aujourd'hui des producteurs stratégiques de pétrole en Afrique. A titre de comparaison, l'Angola produit près d'1,5 millions de barils par jour et le Nigeria 2,3. Je suis allé regarder les chiffres des réserves pétrolières par pays. Là non plus, la Côte d'Ivoire n'a pas d'importance significative. En plus, c'est Total qui s'est vu octroyer un permis dans une zone jugée "prometteuse". Ce n'est pas Total qui cherchera à destabiliser Gbagbo alors que le gars vient de leur attribuer un permis pétrolier.

Citation:
Panafricain prépare-t-il le terrain pour une retraite en catastrophe sur un terrain plus ‘’neutre’’ ou il aura tout loisir de claironner son ‘’objectivité’’ lorsqu’il sera démontré, comme cela se précise de plus en plus, que la plupart des gouvernements et des observateurs internationaux se sont laissé emmener en bateau par un lynchage médiatique savamment orchestré et que des deux larrons en présence le plus voleur n’est peut-être pas celui qu’on pense et qu’a tout le moins la question méritait peut-être d’être examinée plus sérieusement avant toute conclusion hâtive au lieu de se contenter de dire des les toutes premières heures que ‘’Laurent Gbagbo a perdu les élections et doit partir IMMEDIATEMENT’’ ?


Je n'ai aucun doute sur le fait que Gbagbo ait perdu les élections. On est entrain de parler de quelqu'un qui n'a jamais gagné une élection à la régulière en Côte d'Ivoire face à ses deux principaux adversaires que sont Ouattara et Bédié.

-En 2000, il s'impose face à Guei après un scrutin qualifié par lui même de "calamiteux" (une bonne centaine de morts, Ouattara et Bédié exclus du scrutin) et après s'être autoproclamé président sur RFI et la RTI. Il refuse les propositions de l'Afsud, des Usa, de l'Union africaine et de la Cedeao de refaire les élections. Grâce à la reconnaissance de Paris (gouvernement socialiste Jospin), il s'installe dans le fauteuil présidentiel.

De 2005 à 2010, les élections sont repoussées à six reprises. Pendant ce temps il fait un mandat cadeau. On me dira qu'il avait la rebellion qui l'empêchait de gouverner à sa guise, mais enfin...

En 2010, après le 1er tour, (scores validés par Yao N'dré n'est ce pas Laughing), Gbagbo =38% des voix, Ouattara+Bédié = 57%. L'arithmétique est claire et simple.


Citation:
Car a l’évidence Raila Odinga par exemple, qui était l’un des partisans les plus farouches de l’usage de la force contre Gbagbo n’était plus si sur de lui au sortir des entretiens avec ce dernier. On se souvient que c’était Thabo Mbeki qui avait été désigné comme médiateur de l’Union Africaine. Mais Thabo Mbeki ayant été tres vite taxé de ‘’partialité’’ pour avoir rendu un rapport qui n’était pas favorable a Ouattara, l’Union Africaine s’est trouvée dans l’obligation de lui trouver un remplaçant.


Odinga a été mis dans la délégation de la Cedeao à Abidjan pour rappeler à Gbagbo qu'un accord de partage du pouvoir n'est pas de mise---> Il a répété que Gbagbo doit s'en aller.

Personne ne sait exactement ce qu'il y a dans le rapport Mbeki, à moins que tu ne sois dans le secret des Dieux ? J'ai lu dans la lettre du Continent que Mbeki avait proposé un accueil en Afsud et l'immunité à Gbagbo. Pourquoi l'aurait-il fait si Gbagbo avait gagné les élections ? Pourquoi le Nigeria lui propose t-il l'asile ? Parcequ'il a gagné ?

Citation:
On peut d’ailleurs en dire autant de Jean Ping qui serait venu ‘’remettre un ultimatum a Gbagbo’’ avant de se trouver obligé de démentir que tel était l‘objet de sa mission au sortir de sa conversation avec ce dernier.


Je pense que certaines choses t'échappent. L'Union Africaine n'a jamais émis d'ultimatum contre Gbagbo. C'est la CEDEAO qui l'a fait. Jean Ping ne pouvait donc que démentir puisqu'il n'est pas président de la Cedeao! La Cedeao a bien menacé d'user de la force contre Gbagbo non ? L'Union Africaine reconnait bien ouattara comme vainqueur non ? Où est donc l'ambiguïté là dedans ?


Citation:
Aujourd’hui , c’est Jonathan Goodluck himself qu’on avait presque convaincu de lever une armée contre la Cote d’Ivoire qui nous dit qu’une résolution pacifique du conflit est privilégiée, que les discussions vont se poursuivre, qu’il ne fallait pas s’attendre a un dénouement rapide, etc. Etc. alors même qu’on nous disait, la veille encore, que c’était ‘’la médiation de la dernière chance’’, après laquelle les armes allaient parler.


A titre perso, je n'ai jamais cru à l'option militaire et je pense qu'il s'agissait avant tout de montrer les muscles.

Citation:
Bref ! L’option de la guerre s’éloigne de plus en plus au grand désespoir de la France et de tous ceux qui rêvaient d’assouvir leurs fantasmes aux relents de sadisme juste pour illustrer quelque théorie fumeuse de relations internationales et passer pour un champion intellectuel sur Grioo.


Une partie de la "France" soutient Gbagbo. Bolloré, Euro RSCG, Verges, Bouygues Total, certains anciens de l'extrême droite tandis que Nicolas Sarkozy a clairement exprimé sa position (d'une façon que je désapprouve à titre personnel). Mais étant le président, sa voix compte plus que celle de tous les autres réunis. C'est aussi simple que ça. On assiste ici à un duel franco français et non à la lutte contre l'impérialisme.


Citation:
Mieux encore, la position de Ouattara apparait de jour en jour suspecte. Par exemple, pourquoi refuser un recomptage des voix sous l’égide d’une commission internationale telle que proposée par Gbagbo ? Si tant est qu’il est sur d’avoir gagné les élections, en quoi ce recomptage serait-il préjudiciable à son camp ? Pourquoi s’empresser de dire que ‘’les discussions sont terminées’’, qu’il n’y a plus rien à se dire et que la seule option possible est désormais l’usage de la force ?


Au nom de quoi accepterait-il de recompter les voix alors que tout le monde sait que Gbagbo a perdu ? Les résultats de l'élection étaient connus de toutes les personnes bien informées dès le lendemain du second tour, soit trois jours avant que la CEI ne les proclame.


Citation:
De tout ceci nous retiendrons au moins une leçon qui est certaine : les choses changent en Afrique. Il devient de jour en jour plus difficile aux puissances occidentales, malgré les énormes moyens déployés, de se faire obéir au doigt et à l’ œil.


Ce n'est pas en Afrique que les choses changent. C'est simplement que le monde a changé et que la guerre froide est finie. Il est moins facile qu'auparavant de faire des coups fourrés, des assassinats de dirigeants, mais l'Afrique, et la Côte d'Ivoire en particulier, dépend toujours économiquement de l'Occident, des prêts de la banque mondiale, des avances financières de la France, de l'aide de la Chine etc Et ce n'est pas le pseudo nationalisme de Gbagbo qui y a changé quelque chose.


Citation:
On a des gouvernements de plus en plus rétifs, de plus en plus imprévisibles, des opinions publiques qui se mobilisent, des organisations politiques capables d’exprimer certaines formes de résistance aux diktats impérialistes.


je crois que c'est l'agréable suprise de cette crise de voir que l'opinion publique africaine est capable de se mobiliser. J'espère que cette capacité de mobilisation se manifestera à d'autres occasions que la défense d'un ancien opposant battu qui s'accroche au pouvoir.


Citation:
On en a la preuve dans la frustration et le dépit qu’expriment des personnages plutôt pathétiques comme Sarkozy qui, après avoir donné des ultimatums a Gbagbo et poussé la CEDEAO a la guerre, constate avec amertume que toutes ses stratégies pour faire plier celui-ci ont échoué et que l’époque n’est plus ou on aurait peut-être embarqué Ouattara sur un Transall pour aller le déposer sur son trône a Bangui ou a Abidjan. Esperons seulement que les grioonautes retiendront aussi la lecon.


C'est ce que je disais plus haut, le monde a changé.
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afrobeat
Grioonaute régulier


Inscrit le: 14 Aoû 2007
Messages: 312

MessagePosté le: Mer 05 Jan 2011 16:49    Sujet du message: Répondre en citant

Citation:
Au nom de quoi accepterait-il de recompter les voix alors que tout le monde sait que Gbagbo a perdu ? Les résultats de l'élection étaient connus de toutes les personnes bien informées dès le lendemain du second tour, soit trois jours avant que la CEI ne les proclame


Qui sont ces gens bien informés? je te rappelle que cette affirmation est aussi de même nature que celle du camp gbagbo qui prétende avoir les vrais résultats dans lesquels gbagbo est le vainqueur...
Tout ceci peut paraître flou, mais quand on a un peu de discernement et de lucidité-sans préjugés et préconçus sur la personne de gbagbo, sans cette haine injustifiée que beaucoup d'entre vous lui porte sous le prétexte inavoué "qu'il ne mérite pas sa place"- on comprend aisement qu'il est le vainqueur de cette élection, sinon dis-moi(toi qui a l'air d'être si bien "informé") pour quoi à la fermeture des bureaux de vote la CEI nous annonce un taux de participation de 70%(ça personne ne peut le nier, c'est des chiffres officiels qui ont été annoncés publiquement, même si les medias font semblant d'être amnésique sur ce point...),mais qui, par je ne sais quel alchimie se retrouve à 81% après la proclamation "hasardeuse" de monsieur bakayoko à l'hotel du golf? ou est la cohérence?

Est-ce le soutien des puissants et l'assurance d'impunité qui fait que certains avant de commettre des forfaits aussi grossiers ne s'entourent pas des précautions d'usage et de la simple rigueur arithmétique?

Panafricain, l'objectif d'un echange c'est pas de faire l'effort d'avoir réponse à tout,comme tu sembles le croire. Il faut argumenter? mais tout en donnant de la cohérence à ton propos, ça évite de passer pour un petit bavard...

Pour éviter que cet echange ne se reduident qu'à du bavardage improductif, donc à la diversion,J'attends donc tes explications sur le passage en un clin d'oeil des 70% officiel au 81% qui ressortent des résultats du golf.
Merci d'avance!
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Fela Anikulapo Kuti - Sorrow tears and blood
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samuel
Grioonaute régulier


Inscrit le: 28 Jan 2005
Messages: 428

MessagePosté le: Mer 05 Jan 2011 18:12    Sujet du message: Répondre en citant

Panafricain, je n'ai ni le temps ni la force de repondre point par point a chacun des ''arguments'' que tu presentes. Ce genre d'echanges ou on cherche coute que coute a avoir raison contre l'autre meme lorsqu'a l'evidence on dit la meme chose me semble improductif et inutile. A Grioo, nous avons suffisamment de matamores intellectuels qui passent leur temps a bomber le torse et a se renvoyer la balle comme au ping-pong pour que j'en rajoute.

Je me contenterai donc de reaffirmer (ou de mieux expliquer) ma position.

Tu ecris:

Citation:
Tu es sûr d'avoir bien lu l'article de Monenembo ? Il me semble qu'il dit qu'il ne conteste pas la victoire de Ouattara et qu'il le pense plus outillé que les deux autres candidats pour diriger la Côte d'Ivoire. C'est assez clair comme position non ?


J'ai bien lu l'article. Mais peut-etre que nous avons deux methodes de lecture differentes. En fait Monenembo ne prend pas partie pour Gbagbo ou Ouattara comme tu sembles le suggerer: voici ce qu'il dit:

Citation:
Qui a gagné les élections en Côte d'Ivoire, qui les a perdues en Guinée ? Cette question qui a l'air d'embraser l'univers n'a aucun sens dans les faubourgs de Conakry et d'Abidjan


Pour Monenembo aussi cette question ''n'a aucun sens''.

Citation:
Nous ne soutenons pas Laurent Gbagbo, nous nous contentons de rappeler un principe.


S'il se defend de ''soutenir'' Gbagbo, c'est bien parce qu'une lecture superficielle de son article pourrait le laisser supposer. c'est pourquoi il lui faut rappeler un principe qui n'est a priori ni ''pro-Gbagbo'', ni ''pro-Ouattara''. Plus loin il ecrit:

[code]Nous ne contestons pas non plus l'élection d'Alassane Ouattara (nous sommes même convaincus que psychologiquement et techniquement, il est mieux outillé que n'importe lequel de ses concurrents pour gouverner). [/quote]

''Mieux outille'' ne veut pourtant pas dire que c'est lui qui a gagne les elections. Le ''nous ne contestons pas'' n'est pas non plus une admission sans equivoque de la victoire de Ouattara. Cela veut dire simplement que son propos n'est pas la, qu'au fond il n'en sait rien. Qu'il se peut bien que Ouattara ait gagne les elections mais que son article n'a pas pour but de demontrer cela ou son contraire. Il se veut neutre. Il n'a pas a choisir entre les deux.

Citation:
Henri Konan Bédié, Laurent Gbagbo, Alassane Ouattara, où est la différence ? Ils forment le trio maléfique qui a ruiné le pays d'Houphouët-Boigny.


Ou encore:

Citation:
Ce raffut fait autour de Ouattara est tel qu'il en devient suspect. Que veut sauver la communauté internationale, à la fin : la Côte d'Ivoire ou un de ses protégés ? Ouattara et Gbagbo sont les loups-jumeaux de la politique ivoirienne : même teint, même sourire carnassier, même poids électoral (l'un contrôlant la Commission électorale et l'autre la Cour suprême).


Ceci me semble assez clair. Ils ont ''le meme poids electoral'' et il ne dit pas que l'un ou l'autre a gagne. Je crois que c'est ce qui resume la these de Monenembo.

Tu ecris:

Citation:
Peux tu me citer les intérêts économiques et géostratégiques dont tu parles ?


Eh bien, les voici. Ils sont cites par Monenembo et ce sont les memes que nous avons reaffirmes a maintes reprises sur ce forum:

Citation:
Nous n'allons pas apprendre à des géopoliticiens de métier que la Côte d'Ivoire est la pierre angulaire de la sous-région et que, si elle sombre, elle risque d'entraîner ses voisins...


Pour le reste, c'est tant mieux si tu n'es pas pour l'option militaire. Au moins sur ce point-la nous sommes d'accord meme si tu te montrais moins affirmatif il y a encore peu.
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samuel
Grioonaute régulier


Inscrit le: 28 Jan 2005
Messages: 428

MessagePosté le: Mer 05 Jan 2011 18:32    Sujet du message: Répondre en citant

Apparemment, ceux qui, de facon tout a fait morbide, revaient de voir la Cote d'Ivoire plongee dans le chaos et Laurent Gabgbo enterre sous les bombes US risquent d'etre decus. Ils vont devoir se contenter de regarder des films d'horreur pour nourrir leurs fantasmes car Ouattara vient de s'aligner sur les positions de son adversaire et dit maintenant ''preferer une solution pacifique''. Voila qui est bien. On ne peut que se feliciter de ce brusque retour du bon sens s'il est sincere et s'il ne cache pas des preparatifs actifs vers une action armee. Bref! Les jours a venir nous edifieront.

Citation:
Alassane Ouattara, reconnu par la communauté internationale comme le président élu de la Côte d'Ivoire, a dit mercredi préférer une solution pacifique à l'option militaire pour sortir son pays de la crise. Lire la suite l'article

Dans un entretien à la chaîne de télévision France 24, il a exclu tout risque de guerre civile en Côte d'Ivoire, soulignant qu'une éventuelle intervention militaire pourrait se limiter à "venir chercher Laurent Gbagbo", le président sortant qui refuse de quitter le pouvoir depuis fin novembre.

"Ce type d'opération est possible, s'il continue, c'est à cela qu'il s'expose", a estimé Alassane Ouattara, interrogé depuis l'hôtel du Golf d'Abidjan, où il vit reclus depuis plus d'un mois avec son gouvernement. "La situation est bloquée du fait de Laurent Gbagbo."

Selon lui, le président sortant "tente de gagner du temps, tout le monde le sait, pour pouvoir recruter des mercenaires et des miliciens pour tuer les Ivoiriens, pour exporter des valises d'argent dans certains pays amis".

"La Côte d'Ivoire ne peut pas rester dans cette situation beaucoup plus longtemps", a estimé Alassane Ouattara, tout en se refusant à appeler à une intervention militaire alors que plusieurs membres de son entourage ont récemment estimé qu'il s'agissait de la seule option encore disponible.

Les dirigeants de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) ont brandi la menace d'un recours à la "force légitime" pour chasser Laurent Gbagbo du pouvoir.

Mais ils semblent actuellement se résigner à des négociations marathon pour arriver à leur but.

Ils ont affirmé mardi que Laurent Gbagbo acceptait de "négocier une issue pacifique à la crise sans conditions préalables". Mais l'entourage du président sortant continue à considérer la victoire de son champion comme "non négociable".

LA CÔTE D'IVOIRE NE SERA PAS "EMBRASÉE"

A la question: "L'heure est-elle venue d'une option militaire ?", Alassane Ouattara a répondu mercredi: "Non, je suis pour la paix dans mon pays (...) Je préfère une solution pacifique, une solution négociée".

"Je tiens à ce que l'issue soit pacifique mais Laurent Gbagbo ne veut rien entendre. En réalité, ceci démontre que ce n'est pas un homme d'Etat il n'aime pas les Ivoiriens, il ne tient qu'à sa personne, qu'à un pouvoir qu'il est en train d'usurper", a-t-il insisté.

"L'intervention militaire ne veut pas dire que la Côte d'Ivoire sera embrasée. Il s'agit, comme ceci a été fait ailleurs en Afrique ou dans d'autres pays, de venir chercher Laurent Gbagbo et le sortir du palais présidentiel (...) Les risques des guerre civile que j'entends n'existent point du tout", a assuré Alassane Ouattara.

Le président reconnu par les Nations unies et la Cédéao a rendu hommage à l'armée ivoirienne "pour sa retenue" dans cette crise. Laurent Gbagbo n'a ni le soutien des militaires ni le soutien des urnes, a-t-il estimé.

Il a en revanche fait état "d'assassinats dans les quartiers populaires d'Abidjan, des tueries, des viols".

Selon l'Onu, les violences postélectorales, imputées à des partisans de Gbagbo, ont fait au moins 170 morts.

Des diplomates et des sources de sécurité ont fait état d'escadrons de la mort opérant la nuit dans les quartiers favorables à Alassane Ouattara.

Les Nations unies s'inquiètent également du marquage de maisons d'opposants politiques de Gbagbo, avec mention de leur appartenance ethnique.

Laure Bretton, édité par Yves Clarisse
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hormheb
Grioonaute 1


Inscrit le: 31 Déc 2005
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MessagePosté le: Mer 05 Jan 2011 19:13    Sujet du message: PUBLICATIONS: SECOND TOUR DES ELECTIONS EN COTE D'IVOIRE Répondre en citant

PUBLICATIONS: SECOND TOUR DES ELECTIONS EN COTE D'IVOIRE :

http://www.interwatch.org/


C'est quand meme etonnant que la presse classique ne mentionne pas les reserves des observateurs issus d'autres pays africains.
Il ya pas de dates pour les videos, mais tous ces details au minimum amenent a remettre en question les conclusions de Choi et exigent une analyse plus approfondie de ces resultats du second tour.
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Olmeque
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MessagePosté le: Mer 05 Jan 2011 20:33    Sujet du message: Répondre en citant

marvel02 a écrit:
Olmeque a écrit:

Le conseil constitutionnel a le droit!!! Pourtant 1. il a été décrédibilisé d'un revers de la main par certains occidentaux sous prétexte que ses membres sont des proches de Gbagbo Laughing Ça c'était gros... Et pourtant c'est passé comme une lettre à la poste en occident et avec des africains. C'est pourquoi on en revient toujours à la "conscientisation" de nos peuples, à l'image des et à la conduite des occidentaux vis à vis des Africains, ainsi qu'au panafricanisme. 2. Les jeux politiques sont acceptés en occidents, pourquoi ça devrait nous être refusés ou avoir une connotations plus sombre, uniquement parce que c'est en Afrique. Et puis pour justifier ce mode de penser la, on te fait des démonstrations scabreuses dignes de la bouche d'un colon du 18e siècle: "...on n'est pas prêt...nous les africains on ne sait pas faire ça, la preuve regarde...". 3. En France, comme pour la Côte d'ivoire, les membres du conseil sont nommés par le pouvoir en place ( président république, président assemblé, président sénat) ...


1. Ce ne sont pas les occidentaux qui ont décrédibilisé d'un revers de la main les institutions ivoiriennes, ce sont les ivoiriens eux-mêmes, Laurent Gbagbo en tête, en allant voir Mbeki pour l'accord de Pretoria. Parmi les conditions pour faire appel à l'ONU et à certificateur, il y'a le manque de confiance dans les institutions locales de la part des acteurs politiques. C'est écrit noir sur blanc et j'ai déjà publié ce texte ici. je ne comprends pas le but de cette propagande mensongère. Vous vous mentez vous même et perdez la compréhension de la marche de l'histoire. Mais si vous mentir le monde entier, c'est que vous avez vraiment perdu les pédales.

2. Les enjeux politiques sont acceptés en occident, signifie qu'on accepte le résultat électoral suite à de simples sondages de sortie des urnes. Une heure après la fermeture des bureaux on se félicite. On ne fait le sauvage.

3. Tu es entrain de rechercher ce qui différencie le CC français de l'ivoirien? Le premier s'en tient au droit, le second au choix politique. Il n'avait pas le droit de prendre la décision qu'il a prise (annuler des départements). Peu importe, la mise en place d'un certificateur le désavouait déjà. Donc cette décision était de toutes les façons sans effets, conformément aux accords de Marcoussis, Pretoria et Ouagadougou qui sont le cadre de l'organisation de ces élections.


Citation:

Pareil l'Africain à qui il suffit de dire "le conseil constitutionnel est trop proche de Gbagbo" pour qu'il réclame l'anarchie et "le gouvernement d'hôtel" ou l'ingérence à "gogo" est très malhonnête ou n'est pas conscientisé. Et ceci parce que c'est l'arbre qui cache la forêt cette affaire; sans même commencer avec l'ingérence à outrance, un beau matin en se levant on ne décide pas que la plus haute institution de son pays ou d'un pays voisin ne vaut rien juste parce qu'elle se trouve en Afrique ou bien accepté l'affirmation parce qu'elle provient d'un occidental, ça c'est être très compléxé. C'est pourquoi on tourne toujours autour du panafricanisme, c'est parce que c'est la réponse naturelle, solidaire, vers laquelle te pousse ton "état conscient" du problème Occident-Afrique.


Le panafricanisme ne peut être une usine de fabrication de mensonges pour protéger un régime peu ragoutant. Ca vous permet de faire du populisme, mais heureusement, ceux que vous touchez et manipulez ne sont pas dans les cercles de décision. Parce que l'administration se fait avec des dossiers concret. Pas des évocations de l'histoire tout azimut et des raccordages au forceps pour que l'actualité corresponde à l'idéologie. Dans les dossiers, il y'a les accords, et les termes de ceux ci par ceux qui savent les lire. Pas comme dans la foire panafricaine-de-Paris où l'on sort d'un lycée d'informatique, d'un cour de pilotage ou d'un BTS d'étalage en grande surface, pour passer pour grand maitre de l'histoire, du droit ou des relations internationales grace à des clics internets. Et même quand on sort de droit, d'histoire, économie etc... avec BAC++ et 10 ans d'enseignement, 5 livres, la plupart si non tous n'ont jamais connu un morceau de pouvoir sur ce continent dont le pilotage est majestueusement théorique et lointain.
Car ceux qui l'ont fait, sont devenus beaucoup plus modeste et plus réservés. Demandez à Obenga. Il ne vous dira même pas pourquoi ce silence. Il y'a des choses qui ne se théorisent pas, même si on le voulait.


Salut Samuel, je ne parle que du conseil constitutionnel, ensuite ce que Gbagbo et Ouattara feront on verra. Personnellement, il a été rapporté tellement de chose qui aurait été dit, que j'attends plutôt les actes.

Marvel dans notre dernière discussion je t'ai rapporté une contradiction, pour enfin comprendre le pourquoi de ton positionnement. "T'a complètement botté en touche", c'est pourquoi je n'ai même pas pris la peine de te répondre. La encore je parle de conseil consitutionnel alors rapprochons nous des points de désaccord des partis, pas des accords. Ensuite ce serait pas mal de laisser ta rage contre Gbagbo et de rester sur le sujet. Parce que je crois que tu as très bien compris pourquoi j'ai cité le système nord américain ou français puisque tu dits que c'est le droit qui compte. Les pouvoirs du conseil constitutionnel étaient confirmés de commun accord avant l'élection ça n'a pas à changer. Et c'est ce conseil qui a droit sur cette question, je ne te l'apprends pas, le comité d'élection ou le certificateur ne s'occupe que de leurs élections. Si on n'est pas satisfait, on travaillera à son évolution, mais pas au milieu d'une élection??!! Tu parles de sauvagerie, ça me semble plutôt civilisés comme vision à contrario de tenter "le forcing". Et oui je compare les Ivoiriens avec ceux sur qui ils ont contrefait leur système, pourquoi je ne devrai pas, ils sont trop civilisés et on est trop sauvage? On manque d'éducation c'est sûre, mais on est surtout trop complexé...et manipulable à souhait, n'est ce pas plutot ça qui nous rend "sauvage comme tu dits". On y reviendra toujours à la conscientisation de toute façon, si tu penses que c'est pour le plaisir de philosopher ça te regarde. Et ton usine à panafricain, faudrait la re-calibrer parce que les modèles qui en sorte sont vraiment trop variable Laughing
Au fait pour ton attaque personnelle, moi je suis plutôt de la génération des livres, pas des click sur internet, et je ne suis en compétition avec personne, de toute façon, je suis dans le forum depuis 5 ou 6 ans on me connait deja, je n'arriverai pas a me faire passer pour plus grand que je le suis même si je le voulais. Rolling Eyes
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Gnoka
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MessagePosté le: Mer 05 Jan 2011 21:59    Sujet du message: Répondre en citant

Salut à tous,
Je souhaiterais rappeler que ma 1ère inscription sur ce forum date d’il y a 5 ou 6 ans. Mon pseudo fut désactivé sans doute cause d’inactivité ou un truc de ce genre. Que cela soit clair. Je ne suis point un minot de cet exercice de la controverse Idea .
Je suis sincèrement désolé car assimilé la religion musulmane au terrorisme est pour moi infâmant et abject n’en déplaise à JOFRERE et Panafricain , semble-t-il des fervents partisans de la solution violente. D’autre part, je persiste et signe que les partisans de l’option militaire sont des collabos, des ennemis et traîtres de la cause africaine. Ces individus sont en fait des terroristes en puissance. Enfin, j’avais appelé à la modération et non au boycott Razz .
Citation:
Trop jeune aussi pour l'avoir vu évoluer au fil des ans, surtout comparé à d'autres forums de la sphère Afro. Nous sommes imparfaits, on peut toujours mieux faire, mais je te mets au défi de trouver un forum exempt de tout dérapage dans la sphère pré-citée. Nous faisons de notre mieux, mais nous sommes, pour nombre d'entre nous, habitués à style de débat des uns et des autres. Nous avons appris à connaître nos avatars virtuels depuis des années.

Si je comprends bien Chabine, les anciens de ce site nègre ont le libre-ticket de lancer des appels aux meurtres sur Internet en toute impunité. C’est en plus moins charmant cette prétention à faire croire que ce forum serait le moins ordurier de la sphère Afro Confused !!!!
Et puis ma parole, où avez-vous vu les demandes de censure dans mon propos Shocked ?
Citation:
Sidesma me demande mon avis sur OUATTARRA : eh ben, pour moi, au-delà de sa longue expérience, ce n’est point un homme providentiel ; il ne sera jamais Nelson MANDELA, le héros vivant Africain. Sachez que je souhaitais sa victoire le 28 novembre 2010. Aujourd’hui, nous avons sous nos yeux un homme qui invite des étrangers à venir ensemencer le chaos en Cote d’Ivoire et la désolation sur le continent Africain au nom du réalisme politique ou de la maîtrise de la science des relations internationales ou de la prétendue démocratie.
GNOKA

Explication de texte :
Eh oui, j’avais souhaité la victoire de OUATTARA au 2ème tour. Mais, la haute instance ivoirienne, le conseil constitutionnel, a donné gagnant GBAGBO. Eh ben pour moi depuis le 3/12/2010, le Président GBAGBO est le vainqueur des élections ivoiriennes : http://www.congopage.com/forums/viewtopic.php?f=1&t=12383&sid=77e79414781ec9fdf67fb953669775fb/
Voyez-vous, je ne suis pas un mouton qui suit bêtement le berger dénommé communauté internationale. C'est d'ailleurs très conciliant que les notables africains aient eu un sursaut de lucidité en s'orientant enfin vers la négociation et le compromis. C'est une très belle preuve que les africains savent négocier et que l'on s'éloigne du sinistre et morbide cas congolais.
Enfin, je préfère m’aligner sur le propos de SAMUEL et de croire à une sortie pacifique de cette crise ivoirienne. Tant pis pour les partisans de la solution violente, ceux qui rêvaient de voir la Côte d'Ivoire plongée dans le chaos et Laurent Gabgbo enterré vivant sous le poids des bombes américaines.
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Hannibal
Grioonaute 1


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MessagePosté le: Jeu 06 Jan 2011 07:07    Sujet du message: Répondre en citant

Salut cher frère Gnoka,

Je sais que tu es un ancien lecteur de ce forum, mais de-là à te voir t'inscrire directement dans un débat, cela m'étonne (agréablement) quand même.

Ceci dit, une fois n'est pas coutume, je note que nous sommes globalement sur la même longueur d'onde sur la crise qui secoue nos cousins des Lagunes. Et tu as bien raison de le rappeler, pour nous qui avons vécu les pires atrocités des guerres au Congo (j'en ai connu tout le cycle de 1993 à 1996, j'étais dans le théâtre des opérations même). Et on me dira que celles de 1997 à 2002 ont été plus dures encore et, pour quels résultats d'autant que les mêmes protagonistes ont fini par s'amnistier mutuellement, en se dédommageant sur le dos des pauvres populations, fanatisées, excitées à détruire le frère ou la sœur d'en face, tous perdants aujourd'hui. Évidemment, de la guerre, je sais de quoi il s'agit...

Plus généralement, j'ai noté des croisements que je n'aurais observé en temps normal. Je n'avais pas soupçonné que l'on pouvait se rapprocher avec certains dans ce genre de circonstances alors qu'en 2002-2004 au plus fort de la crise ivoirienne, avec les les mêmes acteurs à quelques exceptions près, nous étions si éloignés. Il ne me viendra pas l'idée de considérer ceux avec lesquels nous nous sommes opposés sur la même affaire hier, sont devenus plus intelligents aujourd'hui, et tous ne sont pas panafricains d'ailleurs.

Et hélas, mais très très peu, m'éloigner de ceux que je croyais partager un peu plus. Après l'étonnement, à bien y réfléchir, dans certains cas, c'est même rassurant, et pour le présent et pour l'avenir. Enfin, cela donne de l'enseignement sur l'Être humain en général...

Gnoka, je te vois venir, et je sais ce que tu vas me reprocher. D'avance, je te signale que cela fait partie des péripéties. Ma devise que tu connais bien ne varie que très difficilement quelque soit les circonstances. Je vais le redire : je serai jamais tribaliste parce que j'ai un tribaliste en face de moi, je ne serai jamais raciste parce que j'ai un raciste en face, je ne serai jamais violent, sans manière, sans éducation, sans façon... parce que j'ai un individu qui se caractérise par ces jolis qualificatifs. Tout dans mon éducation intellectuelle, sportive (surtout, pour ceux me connaissent sur ce terrain là), professionnelle, spirituelle et familiale, je dis bien TOUT, m'éloigne de ce champ où l'échange devient un moyen d'alimenter le moulin à bêtise, d'irrespect, d'irrévérence et de violence gratuite, surtout malsaine.

Le mot "débat" a été tellement galvaudé qu'il sied de parler de communication si l'on veut avoir "un échange civilisé", car la communication fait appel à la manière, au caractère et plus largement au comportement. Il ne s'agit pas d'être "contre" ou "anti" pour se croire utile, il s'agit d'être capable de défendre une idée pour ce qu'elle est d'abord, ce qu'elle a de meilleur avant de courir vers la comparaison caricaturale...

Chabine
Mboté Mwasi,


Un Gnoka qui sollicite la modération ? cela m'étonne car je fus son modérateur sous d'autres cieux et j'en sais quelque chose.
Sans méchanceté, il est particulièrement venimeux. Vous ne tarderez Laughing à le constater.

Panafricainement,
(oui, panafricain, car c'est ce que je suis ou c'est tout ce que j'ai pour n'avoir jamais été autre chose)

Hannibal
_________________
« C’est la Voix des sans-voix pour dénoncer ceux qui se croient au-dessus de la Loi. Et qui se prennent pour le Roi des Rois. Les Martyrs sont morts pour la Résistance. Ils ont payé très cher pour notre Indépendance. Ce Chant pour leur exprimer notre reconnaissance. Oui, ce cri d’alarme pour nous révolter. » : Méway
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Gnata
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MessagePosté le: Jeu 06 Jan 2011 07:45    Sujet du message: Répondre en citant

Le jeudi 16 décembre 2010 voilà à quoi ressemblait la marche dite pacifique de Ouatara et ses ouailles, aidés en hommes, en logistique en armes en renseignements et en... courage par la force francaise Licorne (remarquez bien les blancs pistolets à la ceinture) et l'ONUci (certains brigands portaient leurs casques et leurs brassards).

L'on peut voir le commandant des rebelles (Wattao) cet ancien cuisinier de l'armée normale qui galvanise ses troupes dans un francais scabreux, il a à peine les mots pour leur souhaiter bonne crève, je vous épargne les instructions en langue Dioula de ses lieutenants à peine capable de manipuler des RPG ou des lance-roquettes.

À 6:17 min le petit voyou pleurnichard kalash à la main, dit ce qu'il en est, à savoir que ses autres frères d'armes aussi lobotomisés que lui sont éparpillés dans la ville d'Abidjan (on saura qu'ils y en avaient en fait dans d'autres villes), ceux qui ont payé le prix cher dans cette marche qui n'avait de pacifique sont les policiers avec 10 morts, aucun de ces truands n'a été interpéllé par l'ONu, ni eu de sanction international, ni reçu des avis pour des exactions, ni souffert l'humiliation d'être traité de tous les noms, rien , rien de rien.

Toute cette racaille a été repoussée par l'armée regulière, depuis ce jour ils ne peuvent plus sortir de la république du GolfDougou, l'accès terrestre leur a été bloqué.


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Gnata
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MessagePosté le: Jeu 06 Jan 2011 09:52    Sujet du message: Répondre en citant

À propos des tricheries dans les zones CNO sous contrôle rebelles, quelques vidéos d'observateurs Africains, bien-sûr leurs observations n'ont jamais été pris en compte, seules celles des Observateurs de l'Union Européenne (qui soi dit en passant n'ont pas été déployés dans les zones CNO du nord sous contrôle rebelle) ont été pris en compte...

Remarquez dans la première vidéo l'ex-premier ministre du Togo Joseph Kofi-goh qui dit qu'il y a eu irrégularités mais ne dit pas où (par diplomatie) ... quant aux autres observateurs ils disent nommément les lieux des crimes, enjoy !

http://www.youtube.com/watch?v=rvbZ-De_nbQ&feature=related
http://www.youtube.com/watch?v=j8y8eQEydiE&NR=1
http://www.youtube.com/watch?v=V2jEsm2m9M8&feature=related
http://www.youtube.com/watch?v=S5ekt3WyYD4&feature=related
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SOUVERAIN_CIV
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MessagePosté le: Jeu 06 Jan 2011 11:49    Sujet du message: Répondre en citant

Olmeque a écrit:
marvel02 a écrit:
Olmeque a écrit:

Le conseil constitutionnel a le droit!!! Pourtant 1. il a été décrédibilisé d'un revers de la main par certains occidentaux sous prétexte que ses membres sont des proches de Gbagbo Laughing Ça c'était gros... Et pourtant c'est passé comme une lettre à la poste en occident et avec des africains. C'est pourquoi on en revient toujours à la "conscientisation" de nos peuples, à l'image des et à la conduite des occidentaux vis à vis des Africains, ainsi qu'au panafricanisme. 2. Les jeux politiques sont acceptés en occidents, pourquoi ça devrait nous être refusés ou avoir une connotations plus sombre, uniquement parce que c'est en Afrique. Et puis pour justifier ce mode de penser la, on te fait des démonstrations scabreuses dignes de la bouche d'un colon du 18e siècle: "...on n'est pas prêt...nous les africains on ne sait pas faire ça, la preuve regarde...". 3. En France, comme pour la Côte d'ivoire, les membres du conseil sont nommés par le pouvoir en place ( président république, président assemblé, président sénat) ...


1. Ce ne sont pas les occidentaux qui ont décrédibilisé d'un revers de la main les institutions ivoiriennes, ce sont les ivoiriens eux-mêmes, Laurent Gbagbo en tête, en allant voir Mbeki pour l'accord de Pretoria. Parmi les conditions pour faire appel à l'ONU et à certificateur, il y'a le manque de confiance dans les institutions locales de la part des acteurs politiques. C'est écrit noir sur blanc et j'ai déjà publié ce texte ici. je ne comprends pas le but de cette propagande mensongère. Vous vous mentez vous même et perdez la compréhension de la marche de l'histoire. Mais si vous mentir le monde entier, c'est que vous avez vraiment perdu les pédales.

2. Les enjeux politiques sont acceptés en occident, signifie qu'on accepte le résultat électoral suite à de simples sondages de sortie des urnes. Une heure après la fermeture des bureaux on se félicite. On ne fait le sauvage.

3. Tu es entrain de rechercher ce qui différencie le CC français de l'ivoirien? Le premier s'en tient au droit, le second au choix politique. Il n'avait pas le droit de prendre la décision qu'il a prise (annuler des départements). Peu importe, la mise en place d'un certificateur le désavouait déjà. Donc cette décision était de toutes les façons sans effets, conformément aux accords de Marcoussis, Pretoria et Ouagadougou qui sont le cadre de l'organisation de ces élections.


Citation:

Pareil l'Africain à qui il suffit de dire "le conseil constitutionnel est trop proche de Gbagbo" pour qu'il réclame l'anarchie et "le gouvernement d'hôtel" ou l'ingérence à "gogo" est très malhonnête ou n'est pas conscientisé. Et ceci parce que c'est l'arbre qui cache la forêt cette affaire; sans même commencer avec l'ingérence à outrance, un beau matin en se levant on ne décide pas que la plus haute institution de son pays ou d'un pays voisin ne vaut rien juste parce qu'elle se trouve en Afrique ou bien accepté l'affirmation parce qu'elle provient d'un occidental, ça c'est être très compléxé. C'est pourquoi on tourne toujours autour du panafricanisme, c'est parce que c'est la réponse naturelle, solidaire, vers laquelle te pousse ton "état conscient" du problème Occident-Afrique.


Le panafricanisme ne peut être une usine de fabrication de mensonges pour protéger un régime peu ragoutant. Ca vous permet de faire du populisme, mais heureusement, ceux que vous touchez et manipulez ne sont pas dans les cercles de décision. Parce que l'administration se fait avec des dossiers concret. Pas des évocations de l'histoire tout azimut et des raccordages au forceps pour que l'actualité corresponde à l'idéologie. Dans les dossiers, il y'a les accords, et les termes de ceux ci par ceux qui savent les lire. Pas comme dans la foire panafricaine-de-Paris où l'on sort d'un lycée d'informatique, d'un cour de pilotage ou d'un BTS d'étalage en grande surface, pour passer pour grand maitre de l'histoire, du droit ou des relations internationales grace à des clics internets. Et même quand on sort de droit, d'histoire, économie etc... avec BAC++ et 10 ans d'enseignement, 5 livres, la plupart si non tous n'ont jamais connu un morceau de pouvoir sur ce continent dont le pilotage est majestueusement théorique et lointain.
Car ceux qui l'ont fait, sont devenus beaucoup plus modeste et plus réservés. Demandez à Obenga. Il ne vous dira même pas pourquoi ce silence. Il y'a des choses qui ne se théorisent pas, même si on le voulait.


Salut Samuel, je ne parle que du conseil constitutionnel, ensuite ce que Gbagbo et Ouattara feront on verra. Personnellement, il a été rapporté tellement de chose qui aurait été dit, que j'attends plutôt les actes.

Marvel dans notre dernière discussion je t'ai rapporté une contradiction, pour enfin comprendre le pourquoi de ton positionnement. "T'a complètement botté en touche", c'est pourquoi je n'ai même pas pris la peine de te répondre. La encore je parle de conseil consitutionnel alors rapprochons nous des points de désaccord des partis, pas des accords. Ensuite ce serait pas mal de laisser ta rage contre Gbagbo et de rester sur le sujet. Parce que je crois que tu as très bien compris pourquoi j'ai cité le système nord américain ou français puisque tu dits que c'est le droit qui compte. Les pouvoirs du conseil constitutionnel étaient confirmés de commun accord avant l'élection ça n'a pas à changer. Et c'est ce conseil qui a droit sur cette question, je ne te l'apprends pas, le comité d'élection ou le certificateur ne s'occupe que de leurs élections. Si on n'est pas satisfait, on travaillera à son évolution, mais pas au milieu d'une élection??!! Tu parles de sauvagerie, ça me semble plutôt civilisés comme vision à contrario de tenter "le forcing". Et oui je compare les Ivoiriens avec ceux sur qui ils ont contrefait leur système, pourquoi je ne devrai pas, ils sont trop civilisés et on est trop sauvage? On manque d'éducation c'est sûre, mais on est surtout trop complexé...et manipulable à souhait, n'est ce pas plutot ça qui nous rend "sauvage comme tu dits". On y reviendra toujours à la conscientisation de toute façon, si tu penses que c'est pour le plaisir de philosopher ça te regarde. Et ton usine à panafricain, faudrait la re-calibrer parce que les modèles qui en sorte sont vraiment trop variable Laughing
Au fait pour ton attaque personnelle, moi je suis plutôt de la génération des livres, pas des click sur internet, et je ne suis en compétition avec personne, de toute façon, je suis dans le forum depuis 5 ou 6 ans on me connait deja, je n'arriverai pas a me faire passer pour plus grand que je le suis même si je le voulais. Rolling Eyes


Samuel
Est ce que si le conseil constitutionnel disait de tuer tous les ivoiriens tu le suivrais? Évidemment non. pourquoi? parce qu'il n'a pas dit le droit.
je crois que ceux qui sont anti-gbagbo ne disent pas qu'il ne faudrait pas respecter la décision du conseil. ce qu'on lui reproche peut être à tord (j'aimerais si tu connais la constitution
que tu me le démontres le contraire avec les articles) c'est qu'il n'avait pas à annuler des départements entier et déclarés un vainqueur:
2 solutions se présentaient
soit il acceptait les bulletins et donc acceptait le résultat proclamé par la CEI
Soit il refusait les votes dans certains département auquel cas le territoire national étant considéré comme une circonscription (code électoral)
il annulait de fait le deuxième tour dans son intégralité. Ou il pouvait tt simplement évoqué l'article 64 du code électoral car l'invalidation de 7 départements est quand même de
nature à entacher la sincérite du second tour. En fait Rien je dis bien rien ne permettait de faire au Conseil de faire ce qu'il a fait. C'est en cela que nous le contestons et non parce que ce sont des proches de GBAGBO qui le constituent
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Abiola
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MessagePosté le: Jeu 06 Jan 2011 13:55    Sujet du message: Répondre en citant

Les discussions sur la légalité des actions des uns et des autres ont un intérêt limité. Nous ne sommes plus à ce stade depuis très longtemps.

Les rebelles sont clairement liés à Ouattara. Ceux qui refusent de l'admettre font preuve de mauvaise foi. Il y a un faisceau d'éléments concordants (jamais commentés par les pro-Ouattara...) qui montre que Ouattara est placé haut dans la chaine de responsabilité de la rébellion de 2002. Ouattara n'est donc en rien un démocrate. Il est coupable de crimes d'Etat qui seraient passibles de la peine de mort dans la plupart des états du monde. Soutenir Ouattara sous prétexte que "c'est la démocratie", n'est qu'une vaste blague.

La décision du Conseil Constitutionnel de ne pas reprendre les élections conformément au code électoral est un passage en force du camp Gbagbo, profitant d'une faille juridique. Ne pas le reconnaître c'est aussi de la mauvaise foi.

Pour résumer, les rebelles de Ouattara ont procédé à un coup de force illégal et sanglant en 2002 qui a échoué. Gbagbo procède en retour à un coup de force illégal mais victorieux en 2010. Il ne s'agit pas de lutte pour ou contre la démocratie en Côte-d'Ivoire, mais d'une lutte entre les chefs de deux camps qui sont tous ensemble dans l'illégalité.

Plutôt que de vagues discours sur la démocratie et le pacifisme, l'important pour les panafricanistes, c'est d'évaluer quelle est la victoire qui nous arrange.
_________________
Les Africains sont aujourd'hui à la croisée des chemins : c'est l'union ou la mort !
Africaines Africains, l'édification de la véritable union africaine est notre devoir et notre seule chance de salut sur cette terre.
Un vrai guerrier ne recule pas devant son devoir sous prétexte que la tâche est surhumaine, impossible...il se bat !
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Abiola
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MessagePosté le: Jeu 06 Jan 2011 14:24    Sujet du message: Répondre en citant

Jusqu'à présent, les tentatives de greffer un conflit réligieux à l'histoire, (venant principalement des gens du RDR) ont pour l'instant largement échoué. Et c'est tant mieux.

Cependant les divisions ethniques dont je parlais plus tôt dans la discussion, sont bien réelles :

http://french.cri.cn/621/2011/01/04/301s235621.htm
Citation:

Au moins huit personnes ont été tuées lundi à Duékoué (à 600 km à l'ouest d'Abidjan) dans des affrontements entre des partisans de Laurent Gbagbo et ceux d'Alassane Ouattara, les deux présidents déclarés de Côte d'Ivoire depuis l'élection du 28 novembre dernier, a-t-on appris de source policière.

Selon la police, le bilan se chiffre à huit morts dont deux femmes calcinées, plus de 50 blessés et une centaine de maisons incendiées.

Les affrontements ont opposé des autochtones, membres de milices favorables à Laurent Gbagbo, et des "dioulas" ressortissants du nord du pays comme Alassane Ouattara.


http://news.abidjan.net/h/386141.html
Citation:

Que de commentaires sur l’attitude des populations Baoulé après les résultats du second tour de la présidentielle ivoirienne. « Les Baoulé ont encore trahi » ; « vraiment on ne peut pas compter sur ces gens-là », entendait-on dire dans les rues d’Abidjan. Les militants Lmp ne décoléraient pas au fil des jours contre les populations du grand Centre. Passée la période électorale, les tensions se sont apaisées et l’attention de l’opinion est focalisée sur la crise post-électorale qui prévaut actuellement. C’est ce moment qu’ont choisi les cadres et populations du grand Centre pour sortir de leur silence volontaire. Hier, au Conseil économique et social, les cadres du grand Centre se sont réunis pour réaffirmer sans ambages, leur engagement et mobilisation autour des Institutions de la République incarnées par le Président Laurent Gbagbo.

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Jofrere
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MessagePosté le: Jeu 06 Jan 2011 15:31    Sujet du message: Répondre en citant

@Abiola
Tu renvoies les 2 protagonistes dos à dos en parlant de 2 coups de force, l'un en 2002 et l'autre là en 2010.
A la différence que, le coup de force de 2002 a été soldé à l'occasion des accords de Ouagadougou qui ont débouché, rappelle toi, sur un gouvernement d'union nationale.
Qu'on soit d'accord ou pas avec ça, Laurent Gbagbo a apposé sa signature sur ce document et a de ce fait engagé sa crédibilité. Je sais que certains sur le forum manient le cynisme avec ces affaires de "boulanger", mais il s'agit là de la qualité de la signature d'un homme d'état.
Maintenant si vous nous dites qu'il a été contraint pour telle ou telle raison(financière), par tel ou tel organisme, c'est une autre débat mais il faut alors argumenter de façon réelle.
En l'état cet argument ne peut pas servir à dédouaner le coup de force actuel tel que tu l'as jusrement qualifié et renvoyer les 2 camps dos à dos.
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SOUVERAIN_CIV
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MessagePosté le: Jeu 06 Jan 2011 15:44    Sujet du message: Répondre en citant

Abiola a écrit:
Les discussions sur la légalité des actions des uns et des autres ont un intérêt limité. Nous ne sommes plus à ce stade depuis très longtemps.


Les rebelles sont clairement liés à Ouattara. Ceux qui refusent de l'admettre font preuve de mauvaise foi. Il y a un faisceau d'éléments concordants (jamais commentés par les pro-Ouattara...) qui montre que Ouattara est placé haut dans la chaine de responsabilité de la rébellion de 2002. Ouattara n'est donc en rien un démocrate. Il est coupable de crimes d'Etat qui seraient passibles de la peine de mort dans la plupart des états du monde. Soutenir Ouattara sous prétexte que "c'est la démocratie", n'est qu'une vaste blague.


Je suis d'accord tout comme soutenir Gbagbo est une caution donnée au crime.

Citation:

La décision du Conseil Constitutionnel de ne pas reprendre les élections conformément au code électoral est un passage en force du camp Gbagbo, profitant d'une faille juridique. Ne pas le reconnaître c'est aussi de la mauvaise foi.


Entierement Ok

Citation:

Pour résumer, les rebelles de Ouattara ont procédé à un coup de force illégal et sanglant en 2002 qui a échoué. Gbagbo procède en retour à un coup de force illégal mais victorieux en 2010. Il ne s'agit pas de lutte pour ou contre la démocratie en Côte-d'Ivoire, mais d'une lutte entre les chefs de deux camps qui sont tous ensemble dans l'illégalité.


Alors pourquoi devront nous choisir l'un ou l'autre à partir du moment ou il ne reste pas leur propre peuple.

Citation:

Plutôt que de vagues discours sur la démocratie et le pacifisme, l'important pour les panafricanistes, c'est d'évaluer quelle est la victoire qui nous arrange.

je ne vois pas en quoi l'un ou l'autre arrangerait les panafricanistes.
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Abiola
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MessagePosté le: Jeu 06 Jan 2011 16:09    Sujet du message: Répondre en citant

La politique, c'est le réalisme. Les accords sont signés en fonction des rapports de force établis au moment de la signature et ne sont suivis que si ces rapports de force restent stables ou évoluent dans le même sens. Nul ne se maintient dans des accords défavorables "juste" parce-qu'ils ont été signés.

Exemple : lors de la guerre du Vietnam, les accords de Paris en 1973 ont établi le retrait des armées US ainsi qu'un cessez-le-feu total entre Nord et Sud. Sitôt les américains partis, la guerre a repris de plus belle et le 30 Avril 1975, le drapeau VietCong flottait sur Saigon.

Et puis, je ne vois pas comment tu peux penser que le coup de force de 2002 a été soldé alors que les rebelles n'ont point désarmé (point capital de tous les accords) et tiennent toujours le nord du pays. Curieuse approche !
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Gnoka
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MessagePosté le: Jeu 06 Jan 2011 16:24    Sujet du message: Répondre en citant

Images dures et insoutenables mises en ligne par notre frère Gnata nous renvoient dos à dos.
Des Africains qui massacrent d’autres sous les ordres de dame « communauté internationale » afin d’assouvir les intérêts égoïstes des politichiens Evil or Very Mad .

SOUVERAIN_CIV sans doute un faucon partisan de la manière forte n’a pas dû s’émouvoir Confused !

Personnellement, le contenu de ces vidéos ne me berce pas. Dieu merci, je n’ai pas connu directement les atrocités qui ont eu lieu là-bas à Brazzaville. Toutefois, les témoignages de mes proches me dupliquent une angoisse terrible du spectacle d’horreur sur ce qui se profile là-bas à Abidjan.
Les salos (comme le chantait Alpha Blondy) vont remettre le feu à Abidjan et casser la Côte d’Ivoire Crying or Very sad .

Ecoutez Grioonautes, ce qui est en cause ici n’est point le panafricanisme ou le fait de vivre hors Afrique ou plus exactement le fait de ne pas travailler « concrètement » dans une administration en Afrique. Et puis, ce genre de propos laisse un goût amer lorsqu’on sait que son auteur est un troubadour ayant quitté l’occident non pour les raisons prétendues ici. Eh oui, les dates et les faits évoqués sont tous faux Razz .

Après une vie oisive scotché sur le Web 24h/24, deux ans de stage administratif et une année dans un obscur cabinet ministériel d’un gouvernement de merde comme celui du Congo-Brazzaville ne feront jamais d’un individu un redoutable expert en relations internationales, n’est ce pas !
Lorsqu’on a si peu d’expérience dans la vie, on devrait d’avantage cultiver la modestie car chacun de nous est potentiellement un ignorant dans l’océan de la connaissance. Capiche !
En somme pour moi, les partisans de la violence en Côte d’Ivoire, lorsqu’ils ne sont pas directement d’origine ivoirienne sont des poussent aux crimes et des fils de P… Euh ! Désolé, l’émotion est nègre avait écrit l’autre… Rolling Eyes

Mon cher frère Hannibal,
Mon opinion sur la CI n’a pas varié d’un pouce. J’avais souhaité la défaite de GBAGBO parce que 10 ans de pouvoir (même sous rébellion) s’en était assez. Mais aujourd’hui la crise ivoirienne dépasse le cadre interne et même africaine car il s’agit maintenant du combat de toute la diaspora nègre. GBAGBO est devenu malgré lui l’icône du combat contre l’ONU, bras armé de l’impérialisme qui maintient les peuples d’Afrique en apnée depuis des siècles.

Anti-tribalisme, non-violence, antiracisme, je suis respectueux de ton combat. Mais, permets-moi de te dire que Nelson MANDELA a gagné la guerre contre l’Apartheid également grâce aux extrémistes Zoulous.
Cela dit, gamin, mes camarades de jeu étaient antillais, blancs, sénégalais, maliens… Je n’ai jamais été élevé au tribalisme car n’ayant aucune tribu. En revanche, je n’ai jamais été adepte du gandhisme.
La communication, l’échange, le débat ne sont possibles qu’en présence d’une assemblée policée et modérée. Pour cette raison, j’ai réclamé l’arbitrage de la modération. En conséquence, les partisans du laisser-faire _ où la grossièreté et les qualificatifs ignominieux à l’encontre d’une icône prétendue sauvage, grossier, inapte au goûter dans les porcheries onusiennes « marque déposée » de l’irrespect_ jouent avec le feu Arrow .
GNOKA.
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Jofrere
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MessagePosté le: Jeu 06 Jan 2011 19:26    Sujet du message: Répondre en citant

@Abiola
Je ne suis pas en train de fustiger Gbagbo, je ne connais ni le vrai rapport de force sur place ni sa stratégie. Comme tu dis au bout du compte, c'est la fin qui justifie les moyens.
Ce que je critique c'est cette posture qui consiste dans le débat à faire comme si les forces en présence ne s'étaient pas assises autour d'une table pour discuter et n'étaient pas tombé d'accord sur quelque chose.
Après je veux bien croire ce qu'on veut, mais malgré la non totale application des accords de Ouaga, notamment le non désarmement des FN et des milices pro-gbagbo, ils ont quand même voulu aller à l'élection.
Tu ne peux pas aller à l'élection et une fois que tu as perdu(c'est toi qui a parlé de coup de force) revenir sur les accord de Ouaga en disant que Ouattara est un bandit. C'est plus cette dialectique que je critique.
Mais sur le fond, nous savons tous qu'il faudra du temps pour qu'émerge de nouveau une entité appelée Côte d'Ivoire si jamais ça arrive. Et nul ne peut dire par quel chemin ça va arriver.
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Chabine
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MessagePosté le: Jeu 06 Jan 2011 23:19    Sujet du message: Répondre en citant

Gnoka a écrit:
Salut à tous,
Je souhaiterais rappeler que ma 1ère inscription sur ce forum date d’il y a 5 ou 6 ans. Mon pseudo fut désactivé sans doute cause d’inactivité ou un truc de ce genre. Que cela soit clair. Je ne suis point un minot de cet exercice de la controverse Idea .

Eh ben c'est parfait, tu vas pouvoir te livrer à tout ce que tu veux comme concours de "gwo koko" ici, pa ni pwoblèm, mais sans moi, j'ai passé l'âge Confused

Par contre, merci de respecter la Charte, stp, et de t'abstenir d'étaler la vie privée, réelle ou fantasmée, des uns et des autres ici, surtout de cet autre là, que tu attaques, parce que je n'ai pas envie d'avoir à modérer des crises d'hystérie, du genre :
marvel02 a écrit:
Chabine a écrit:
Ah ben ça c'est sûr que je ne risque pas d'être digne de TON sens de la nuance à toi, qui te fais appeler de tes voeux l'envoi de missiles états-uniens pour éliminer un dirigeant africain, aussi contestable soit-il, au mépris des centaines de victimes innocentes qu'une telle opération ferait

On ne s’offusque pas de la loi chère madame. On l’applique ou on la change. C’est écrit comme ça : « ou il accepte le résultat, ou on le dégage par la force. » Vous savez qui a rendu une telle ignominie d'accord valable pour la CIV? Oui M’dame, Laurent Gbagbo!
Et si jamais c’est Ouattara qui avait perdu et refusait de le reconnaitre en se refugiant au nord du pays, Gbagbo aurait signé pour l’envoi de la bombe atomique sur Bouaké. A n’en point douter madame.
(...) C'est Alassane Dramane OUATTARA qui a indiscutablement gagné. Aucun doute n'est possible. Gbagbo doit partir. Point final.

Il manque l'image, j'imagine l'oeil sortant de l'orbite, et la bave écumant aux lèvres... Shocked
Y'a des gens qui ont tendance à perdre pied, quand ils sont à bout d'arguments, donc ils commencent à te gueuler "C'est LA LOI, MADAME-EUH !" (quelle loi ? toujours pas le moindre début de commencement de réponse... Rolling Eyes ), en gras et en police 54, et puis comme ça, ils ont raison. Autant les laisser se soulager en public, c'est plus efficace que 10 pages de débats (sous réserve que Grioo ne soit pas poursuivi, mais c'est le problème de Panaf', pas le mien... Comme il est ok, pa ni pwoblèm... Twisted Evil ).

Donc, Gnoka, stp, t'es gentil, la vie privée des autres ne nous intéresse pas. Merci.

(PS : au cas où je ne me serais pas faite comprendre, la "controverse" avec toi non plus, perso...)

Hannibal a écrit:

Chabine
Mboté Mwasi,


Un Gnoka qui sollicite la modération ? cela m'étonne car je fus son modérateur sous d'autres cieux et j'en sais quelque chose.
Sans méchanceté, il est particulièrement venimeux. Vous ne tarderez Laughing à le constater.

Sincèrement, ça ne m'intéresse pas, j'ai vraiment passé l'âge Rolling Eyes

Abiola a parfaitement résumé la situation, de toutes façons. Moi je suis épatée de voir à quel point tout se vaut : le financement et le soutien à une rebellion criminelle ayant fait des milliers de morts pendant 8 ans, et ben c'est pareil que la fraude électorale... Tout est dans tout, rien n'est dans rien, et les cerveaux aux abonnés absents, surtout Confused

J'aime particulièrement les contorsions de ceux qui n'ont aucun avis sur les crimes de la rébellion, mais qui s'abritent derrière des accords imposés pour tout absoudre. Après c'est eux qui vont gueuler comme des orfraies au déni de démocratie. Puisqu'une rébellion armée qui pousse à des accords qui n'auraient jamais existé sans ça, c'est très démocratique, n'est-ce-pas. Tout se vaut Confused
J'aime beaucoup aussi ceux qui versent des larmes de crocodile sur l'exclusion des votes des populations nordiques, mais qui n'ont, bizarrement, aucun avis sur les exactions passées, présentes et à venir, que subissent les mêmes populations, sous le contrôle de qui, déjà ? Oups ! Y'a plus personne, silence radio...
Des milliers d'ivoiriens auraient pris le chemin de l'exil, pour se réfugier au Ghana et au Libéria, personne n'en parle ici, elles fuient quoi, au fait ?
Pourquoi personne ne parle plus de charniers à Abidjan, au fait ? A plus ?
Tout se vaut... Confused

Sans compter la confiance enfantine, tellement mignonne, en ces sacro-saintes institutions de "la comédie internationale", dont on peut admirer les exploits dans la vidéo postée par Gnata... Et pendant ce temps, ADO se couvre de ridicule (après l'ignominie) en disant que non, finalement, il ne veut pas la guerre civile, mais que si on pouvait venir chercher Gbagbo dans son palais, ben ça l'arrangerait bien, quand même. Sivouplé. Merci d'avance, missié Rolling Eyes
Quelqu'un parlait de Transall de l'armée française, plus haut...
Mais bon, après le panafricanisme ONUsien qui en appelle aux bombes US, plus rien ne m'étonne, comme dirait Tiken Jah... Arrow
_________________
"Le colonialisme et ses dérivés ne constituent pas à vrai dire les ennemis actuels de l'Afrique. À brève échéance ce continent sera libéré. Pour ma part plus je pénètre les cultures et les cercles politiques plus la certitude s'impose à moi que LE PLUS GRAND DANGER QUI MENACE L'AFRIQUE EST L'ABSENCE D'IDÉOLOGIE."
Cette Afrique à venir, Journal de bord de mission en Afrique occidentale, été 1960, Frantz Fanon, Pour la Révolution Africaine
2011, annee Frantz Fanon
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Abiola
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MessagePosté le: Ven 07 Jan 2011 01:25    Sujet du message: Répondre en citant

SOUVERAIN_CIV a écrit:

Alors pourquoi devront nous choisir l'un ou l'autre à partir du moment ou il ne reste pas leur propre peuple.

Chacun choisit en fonction de ses objectifs et intérêts. Par exemple les tribalistes du nord ont de bonnes raisons de choisir Ouattara et les tribalistes de l'ouest ont de bonnes raisons de soutenir Gbagbo. En tant que panafricanistes, nos objectifs à long terme sont les suivants :

1. Unification politique des Etats "d'Afrique noire" en un Etat fédéral
2. Développement de la puissance économique et technologique de la fédération
3. Développement de la puissance militaire de la fédération
4. Développement de la puissance culturelle de cette fédération
5. Développement de liens solides entre la fédération et les Etats et peuples de la diaspora

Citation:

je ne vois pas en quoi l'un ou l'autre arrangerait les panafricanistes.


L'existence du pré-carré français en Afrique de l'ouest (et en Afrique centrale) est un obstable majeur à la réalisation des objectifs panafricanistes enoncés plus haut. Tout élément qui concours à l'affaiblissement des positions françaises sert donc nos intérêts.

En cas de victoire de Ouattara, la probabilité que les positions françaises soient affaiblies est nulle. En tant que panafricaniste, il est donc exclu de souhaiter la victoire de Ouattara.

En cas de victoire de Gbagbo, la probabilité que les positions françaises soient affaiblies est positive. Pourquoi ?
1. Impact psychologique important : contrairement à d'autres régions d'Afrique, depuis Sékou Touré, aucun chef d'Etat ouest-africain n'a survécu en défiant les puissances occidentales
2. Menace d'éffondrement du système CFA
3. Menace de fermetture de la base militaire française en Côte-d'Ivoire

Les panafricanistes peuvent donc espérer des retombées positives en cas de victoire de Gbagbo. Evidemment rien n'est simple, un risque majeur est de voir la Côte-d'Ivoire s'enfermer dans une rancoeur contre ses voisins et vouloir faire cavalier seul. Mais même cela, est préférable au statu quo, car la Côte-d'Ivoire ne pourra pas faire cavalier seul bien longtemps alors que le franc CFA et les militaires français pourraient perdurer encore 100 ans.
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Gnata
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MessagePosté le: Ven 07 Jan 2011 01:52    Sujet du message: Répondre en citant

Abiola a écrit:
La décision du Conseil Constitutionnel de ne pas reprendre les élections conformément au code électoral est un passage en force du camp Gbagbo, profitant d'une faille juridique. Ne pas le reconnaître c'est aussi de la mauvaise foi.

Mais Abiola, profiter d'une faille juridique n'est pas un acte d'illégalité, le reconnaître n'en est pas un d'illégal non plus ...

Assis en Occident nous pouvons discuter allègrement la justesse de la décision du Conseil Constitutionnel de ne pas reprendre des élections qui ont coûté à l'état Ivoirien, pauvre comme il est, 221 Milliards (440 millions de dollars, soit 93% du montant total des élections, le reste fût payé par ceux qui se sont eux-mêmes invités dans cette crise pour leur propre profit).

On peut discuter la sagesse de ces juges qui comme de bons citoyens sont eux-aussi fatigués des caprices de délinquants qui tourmentent leurs concitoyens depuis 8 longues années. On peut discuter leur manière expéditive d'annuler les PV sur lesquels les signatures du candidat plaintif sont absents oubien ceux où le nombre de votants est supérieur au nombre des inscrits, on peut discuter en effet beaucoup de choses que ce conseil n'a pas fait.

Mais qui prendra sur lui de refinancer toute cette pagaille de 440 millions de dollars ? Qui a ce genre de montant vu que Ouatara ne veut pas de recomptage ? qui prendra sur lui de désarmer ces rebelles pour que ceux qui veulent voter l'adversaire de Ouatara dans les zones rebelles puissent le faire sans crainte pour leur vie, qui va se porter garant des rebelles et de leurs actions et de tout ce processus ? L'ONU, La France, les USA ? cette bande de factieux ?

À un moment il faut savoir se faire une raison, on va continuer comme ça à supporter ces vauriens combien de temps ? parce qu'apparemment personne parmi les donneurs de lecons de démocratie ne les sanctionnera ni n'est près à le faire, et même si ces élections sont reprises qui nous dit que ces brigands flanqués de leurs puissants soutiens vont accepter le verdict ? En fait combien de fois allons-nous reprendre ces élctions avant que ces rebelles soient satisfaits ? Entre-temps on fait quoi, nous ?

Citation:
Pour résumer, les rebelles de Ouattara ont procédé à un coup de force illégal et sanglant en 2002 qui a échoué. Gbagbo procède en retour à un coup de force illégal mais victorieux en 2010. Il ne s'agit pas de lutte pour ou contre la démocratie en Côte-d'Ivoire, mais d'une lutte entre les chefs de deux camps qui sont tous ensemble dans l'illégalité.

Rien ne se vaut ici, les actes posés par des brigands qui attquent nuitamment une fragile démocratie ne valent pas une décison légale que "certains", tout juge qu'ils ne sont pas, trouvent inapropriée, l'on peut trouver discutable la décision de cet organe du législateur mais elle ne vaudra jamais les actes d'une rebellion, ces deux réalités sont diametralement opposées elles ne se valent en rien, j'aimerais bien savoir où vous tirez vos qualités d'équivalence ?
Citation:
Plutôt que de vagues discours sur la démocratie et le pacifisme, l'important pour les panafricanistes, c'est d'évaluer quelle est la victoire qui nous arrange.
Il s'agit aussi que nous ayons en tant que Panafricanistes une base légale à tous ce que nous faisons sinon c'est l'anarchie !
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hormheb
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MessagePosté le: Ven 07 Jan 2011 02:26    Sujet du message: Cote D'ivoire et Congo Répondre en citant

Une brillante analyse de Collette Braeckman, une des toutes meilleures specialistes de la region des grands lacs et de l'est de l'Afrique.
Le parallelle avec le congo est tres intreressant:

A lire ici: http://blog.lesoir.be/colette-braeckman/2011/01/04/kinshasa-tire-les-lecons-de-la-cote-divoire/#more-729


La lutte pour le pouvoir en cours en Côte d’Ivoire a des répercussions au Congo, où des élections présidentielles sont prévues pour novembre prochain : le ministre de l’Information et porte parole du gouvernement Lambert Mende Omalanga a déclaré qu’il était envisagé de proposer une modification de la Constitution, afin de remplacer le scrutin présidentiel à deux tours par une élection à un tour seulement. Cette réflexion était déjà en cours, pour des raisons budgétaires entre autres, mais les évènements de Côte d’Ivoire pourraient précipiter la décision : «nous avons frôlé le pire en 2006 » assure le ministre » et nous voulons aujourd’hui, à tout prix, éviter tout risque de dérive identitaire, comme en Côte d’Ivoire, en Guinée ou au Kénya… »


Cette décision confirme que la situation à Abidjan passionne les pays du Golfe de Guinée, mais aussi l’opinion congolaise où l’on trace quelquefois des parallèles entre l’histoire des deux pays, les argumentaires utilisés par les parties en présence et les modalités de la crise.
Au départ, dans les deux pays, au début des années 90, il y avait un dictateur vieillissant, ami de l’Occident et en particulier des anciennes puissances coloniales, la Belgique et la France. Mobutu comme Houphoüet Boigny apparaissaient également comme des relais régionaux, intervenant ici comme « sages », des médiateurs, ou là comme des boutefeux : l’Angola –qui ne soutient pas l’idée d’une intervention militaire contre Laurent Gbagbo- n’a pas oublié comment les armes destinées à Savimbi transitaient par le Zaïre de l’époque tandis que le leader de l’Unita était le bienvenu à Abidjan.
Tout bascula lorsque l’exigence de démocratisation toucha l’Afrique : dès 1990, Mobutu fut lâché par les Belges, suivis par les Européens et en 1993, les funérailles d’Houphoüet furent aussi celles d’une certaine Françafrique. Les modalités de la succession furent différentes : en Côte d’Ivoire, le dauphin désigné, Henri Konan Bédié, finalement élu en 1995, fit face à un challenger de poids, le Premier Ministre du « Vieux », Alassane Ouattara, qui dès le décès du patriarche avait annoncé son intention de lui succéder.
Si Ouattara, venu des milieux financiers internationaux et formé aux Etats Unis, avait été chargé de mettre en œuvre des politiques d’austérité impopulaires, c’est aussi parce que beaucoup ne le considéraient pas comme un Ivoirien de souche. De la même manière que quelques années plus tôt, Kengo wa Dondo, Tutsi d’origine, avait été chargé de remettre de l’ordre dans les finances de Kinshasa. En Côte d’Ivoire, Konan Bédié mena campagne contre son rival Ouattara en inventant le concept d’ « ivoirité ». Cette exclusive, au Congo, allait se traduire par celui de « nationalité douteuse » puis, lors des élections de 2006, par la «congolité ».
Même si les modalités de la succession furent différentes dans les deux pays, la guerre, elle, allait être au rendez vous.
A Kinshasa, alors que la France aurait souhaité associer Kengo wa Dondo à la succession d’un Mobutu déclinant, les Américains s’étaient choisi un autre « homme fort » dans la région, sinon deux : Paul Kagame au Rwanda et au Burundi Yoweri Museveni. Ces deux « nouveaux leaders » entendaient diriger à distance l’immense Congo sinon le morceler, avec l’assentiment de certains milieux américains.
Dès que fut dissipée l’euphorie suscitée par la chute de Mobutu, tous les Occidentaux, Belges compris, s’entendirent sur un point commun, qui ressemble étrangement aux sentiments qu’inspire aujourd’hui Gbagbo : la détestation de la « communauté internationale ». Laurent Désiré Kabila, initialement choisi comme simple porte parole des rebelles, n’avait pas triché aux élections, mais il s’était « autoproclamé » chef de l’Etat, entendait exercer ses prérogatives et encourager un développement autocentré. La conclusion ne tarda pas : il n’était pas l’homme qu’il fallait.
Le scénario de la deuxième guerre du Congo, lancée en août 1998 au départ du Rwanda, inspirera plus tard celui de la Côte d’Ivoire : des rebelles, entraînés dans les pays voisins (le Rwanda, l’Ouganda comme plus tard le Burkina Faso) dénoncent les discriminations, réelles ou exagérées, dont leur groupe ethnique est victime ; ils s’emparent d’une partie du territoire, l’occupent, et envoient ses ressources vers les pays frontaliers, le Rwanda et l’Ouganda en l’occurence. Les voisins de la Côte d’Ivoire feront de même : le Ghana, le Burkina Faso, bénéficient de l’exportation de matières premières venues de Côte d’Ivoire, le diamant, le cacao…
Au Congo, en 1998, la communauté internationale choisit de qualifier de « guerre civile » une agression venue de l’extérieur et qui n’est pas soutenue par les populations de l’est ; elle refuse de s’interposer et convoque une conférence de paix dont les dés seront pipés : à Lusaka, en 1999, les rebelles congolais sont mis sur le même pied que les représentants du pouvoir central, ce qui permet de mettre en minorité l’indésirable Laurent Désiré Kabila. En outre, l’argument des droits de l’homme est habilement utilisé pour discréditer le vieux maquisard : alors que l’on sait aujourd’hui, grâce au « mapping report » de l’ONU, que les massacres de réfugiés hutus ont essentiellement été commis par des rebelles sous les ordres de l’armée rwandaise, ou par les commandos de Kagame lui-même, c’est à Kabila que l’on fait porter la responsabilité des tueries. Alors qu’à Lusaka ses émissaires ont cédé aux pressions, Kabila se tourne alors vers la rue, où des manifestants dénoncent la capitulation.
Il faudra attendre 2002 pour que la roue tourne.
Auparavant, le 16 janvier 2001, le coriace président a été victime d’un assassinat dont les commanditaires sont toujours demeurés dans l’ombre.
En Côte d’Ivoire, après que le général Gueï se soit brièvement emparé du pouvoir, des élections ont lieu en 2000 mais Alassane Ouattara comme Henri Konan Bédié sont empêchés de se présenter. Laurent Gbagbo, issu de l’opposition, l’emporte contre le général Gueï et comme ce dernier conteste le résultat d’un scrutin de toutes manières hypothéqué par la mise à l’écart de deux personnalités de poids, il recourt à son arme préférée : la rue. Gbagbo avoue lui-même que les conditions de cette élection étaient « calamiteuses » et promet un gouvernement d’union nationale. La campagne de dénigrement est immédiate : les partisans de Gbagbo, qui tiennent la rue, sont accusés d’avoir commis un massacre de Duouilas (musulmans du Nord) à Yopougon (un quartier populaire d’Abidjan). Le président mal élu est accusé d’avoir repris à son compte le thème de l’ « ivoirité » cependant inventée par Bédié, des campagnes sont menées contre le cacao ivoirien, la première ressource du pays, car des enfants présentés comme esclaves sont employés dans les plantations du Sud…
En 2002, l’éclatement de la guerre ne surprend guère ceux qui étaient passés par Ouagadougou : les rebelles, des Ivoiriens du Nord mais aussi des combattants recrutés dans tous les pays sahéliens, s’étaient entraînés durant des mois au Burkina Faso, avec la bénédiction du président Blaise Compaoré. La France accepte cependant de s’interposer pour empêcher la chute de la capitale, elle ne fait pas jouer les accords de défense mais le contingent de la Force Licorne se déploie dans une « zone de confiance » qui bloque l’avance des rebelles et coupe le pays en deux.
Lorsqu’en 2003 la France, avec de Villepin aux Affaires étrangères, convoque toutes les parties ivoiriennes dans un lycée de Linas Marcoussis, la « formule de Lusaka » déjà utilisée au Congo est recyclée : les rebelles sont placés sur pied d’égalité avec les représentants du gouvernement et ces derniers se voient sommés d’accepter un « gouvernement d’union » dans lequel les représentants des Forces nouvelles occuperont des postes clés, la défense et la sécurité. En outre les deux armées seront fusionnées. Gbagbo, placé devant le fait accompli et galvanisé par son épouse Simone, plus intraitable que lui, et par Charles Blé Goudé, le leader des « jeunes patriotes »recourt une fois encore à la rue : les foules en colère envahissent Abidjan et s’en prennent aux ressortissants français.
Au Congo, dès 2001, la négociation a repris avec Joseph Kabila, plus malléable que son père. Il a compris que, provisoirement en tous cas, mieux valait plier : en échange du départ des troupes étrangères et de la réunification du pays, les principaux groupes rebelles (le MLC de Bemba et le RCD de Ruberwa, proche du Rwanda) sont intégrés au pouvoir de Kinshasa. Est ce un hasard si le RCD se voit confier la défense et la sécurité, si Jean-¨Pierre Bemba a la haute main sur l’économie ? De 2002 jusque 2006, Joseph Kabila rassure les Occidentaux par sa modération ; il fait promulguer un Code Minier extrêmement ouvert aux investissements étrangers, promet de privatiser les entreprises publiques et donne tous les gages que lui demande le CIAT (comité d’accompagnement de la transition, composé d’ambassadeurs étrangers). Il est récompensé de sa modération, non seulement par le vote des électeurs (54%) mais aussi par le fait que son rival Jean-Pierre Bemba se retrouve entre les mains de la Cour pénale internationale. En outre, les accords de paix prévoient l’intégration des forces rebelles au sein de l’armée gouvernementale, avec l’appui de la communauté internationale.
En Côte d’Ivoire, d’autres accords, signés à Ouagadougou cette fois, avec Compaoré comme médiateur, prévoient eux aussi des élections générales supervisées par les Nations unies. Auparavant, les provinces du Nord, tenues par les rebelles, devraient être désarmées, les différentes armées intégrées ou démobilisées. En outre, Guillaume Soro, l’un des leaders de la rébellion, deviendra le Premier Ministre de Gbagbo : ici aussi les rebelles entrent au cœur du pouvoir.
Au Congo, comme en Côte d’Ivoire, le volet militaire s’avère un échec : dans le premier cas, l’intégration des divers groupes armés, basée sur le principe de l’impunité, introduira dans une armée déjà faible et corrompue des hommes sans foi ni loi, des militaires étrangers, ce qui privera Kabila du plus important des instruments de sa souveraineté, une armée fonctionnelle. En outre, l’Est du pays n’ayant pas été désarmé, des rébellions comme celle de Nkunda ou d’autres en gestation font peser sur Kinshasa une sorte d’épée de Damoclès.
En Côte d’Ivoire, les groupes d’autodéfense et autres milices constitués dans le Sud n’ont jamais été réellement démobilisés ou intégrés et ils demeurent une masse de manœuvre entre les mains de Charles Blé Goudé, le ministre de la Jeunesse de Gbagbo, comparable aux milices mai Mai qui avaient appuyé Kabila dans l’Est du Congo et dont certains membres devinrent de redoutables bandits.
Dans le Nord, les rebelles des Forces Nouvelles, qui n’avaient pas été désarmé et avaient gardé leurs structure de commandement ont été accusées d’intimider les électeurs, ce qui permis au « camp Gbagbo » de mettre en cause la crédibilité du scrutin et d’annuler le vote dans neuf circonscriptions.
Si les Congolais craignent que le « scenario ivoirien » se produise chez eux en 2011, c’est aussi parce que Joseph Kabila, en plus de la reconstruction des infrastructures, a aussi « ouvert je jeu », passé d’importants accords avec les Chinois et diversifié les partenaires. Les termes des attaques, reposant sur des faits réels et sur un incontestable durcissement du régime, se dessinent déjà : la corruption de l’entourage présidentiel, les violations des droits de l’homme.. Quant à Laurent Gbagbo, s’il n’ a pas réellement touché aux intérêts français (Total vient de se voir accorder un important champ pétrolier, Bouygues et Bolloré n’ont rien perdu) il a lui aussi fait jouer les appels d’offres, invité de nouveaux acteurs économiques, laissé s’implanter les Libanais. La France a vu disparaître son hégémonie d’autrefois, de la même manière qu’au Congo, les Européens doivent désormais côtoyer de nouveaux partenaires.
Derrière le maintien ou non de Gbagbo au pouvoir se joue le contrôle du Golfe de Guinée, cet Eldorado pétrolier que Français ou Américains, en perte de vitesse dans le monde arabe, et unis pour cette fois, ne souhaitent pas voir passer en d’autres mains. A leurs yeux, Alassane Ouattara, ami personnel de Sarkozy, ancien directeur du FMI, gestionnaire libéral et avisé, représente un interlocuteur beaucoup plus crédible que Gbagbo le nationaliste.
A l’instar de bon nombre d’Africains, l’opinion congolaise observe l’exceptionnelle unanimité de la communauté internationale à propos de la Côte d’Ivoire et se demande quel est le véritable enjeu de l’épreuve de force en cours.
Quant au gouvernement de Kinshasa, issu de la majorité présidentielle, il n’entend pas se laisser piéger dans un scrutin à deux tours qui permettrait à tous les candidats de l’opposition de se rallier à une candidature commune, dirigée contre le président sortant et il envisage de passer à un simple scrutin majoritaire…

http://blog.lesoir.be/colette-braeckman/2011/01/04/kinshasa-tire-les-lecons-de-la-cote-divoire/#more-729
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Abiola
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MessagePosté le: Ven 07 Jan 2011 10:12    Sujet du message: Répondre en citant

Salut Gnata !

Au niveau de la gravité des actes, désolé si je me suis peut-être mal exprimé. Je suis entièrement d'accord avec toi : une rebellion armée sanglante et soutenue par des états étrangers contre les institutions de son pays est plusieurs ordres de magnitude au dessus d'un passage par une faille juridique.

Cependant, une grande partie du débat tourne autour de la question : qui a tort, qui a raison ? Ou encore qui a été élu ? Le conseil constitutionnel a t-il dit le droit ? etc. Je pense que les panafricanistes devraient se placer au dessus cette question là pour trois raisons :

1. Peu importe le résultat que l'on prend, il est facile de voir que grosso modo, l'électorat est polarisé et que chaque partie a un poids à peu près égal
2. Chaque camp peut nourrir des récriminations fondées envers l'autre
3. Aucun de ces camps n'a agi dans l'intérêt du panafricanisme

Pour illustrer ma position, une citation de Bismarck, chancellier prussien, unificateur de l'Allemagne :
Citation:
« Lorsqu'il se produit des révolutions à l'étranger, nous n'avons pas à nous demander qui a raison ou qui a tort... nous devons prendre parti uniquement en recherchant la situation la plus favorable pour la puissance et la sécurité de la Couronne de Prusse. »


P.S : l'analyse de Colette Brackman est intéressante même s'il y a quelques coquilles. Par exemple Museveni règne en Ouganda et non au Burundi.
_________________
Les Africains sont aujourd'hui à la croisée des chemins : c'est l'union ou la mort !
Africaines Africains, l'édification de la véritable union africaine est notre devoir et notre seule chance de salut sur cette terre.
Un vrai guerrier ne recule pas devant son devoir sous prétexte que la tâche est surhumaine, impossible...il se bat !
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samuel
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MessagePosté le: Ven 07 Jan 2011 12:30    Sujet du message: Répondre en citant

Chabine a ecrit:

Citation:
Et pendant ce temps, ADO se couvre de ridicule (après l'ignominie) en disant que non, finalement, il ne veut pas la guerre civile, mais que si on pouvait venir chercher Gbagbo dans son palais, ben ça l'arrangerait bien, quand même. Sivouplé. Merci d'avance, missié
Quelqu'un parlait de Transall de l'armée française, plus haut...


Salut Chabine,

Il y a beaucoup d’entre nous (peut-ettre trop jeunes, peut-etre tropo naifs) qui se disent : ''Ca ne peut quand meme pas etre vrai toutes ces horreurs qu’on raconte sur la France. Il ne faut quand meme pas exagerer ! Ils ne peuvent tout de meme pas vouloir installer Ouattara a la place de Gbagbo comme ca. Ah, ces Africains…Encore et toujours la theorie du complot.''

L’histoire du Transall est connue de tous. Mais il faudrait peut-etre rafraichir la mémoire de certains afin qu’ils constatent que derriere les belles theories dont ils se gargarisent se cachent des intentions tout a fait mesquines et et des interets qui ne sont souvent meme pas d’Etat. Dans bien des cas, les theories fumeuses sur les relations internationales, c’est pour la foule. Elles sont faites pour amuser et occuper les gogos qui se donnent de l’importance en repetant comme des perroquets des justifications a posteriori redigees par des cabinets d’experts et de vieux professeurs cyniques charges de leur donner des allures scientifiques: ‘’Et maintenant chef, qu’est-ce qu’on fait ?’’ ‘’Je n’en sais rien et pour tout dire je m’en fous. Trouvez une explication. Vous etes paye pour ca !’’

Je suis convaincu qu'avec Alassane Ouattara nous sommes en train de vivre une tentative de reedition de l'operation Barracuda. Seuls le temps et les methodes ont change.

Cette histoire, la voici, telle que racontee par un blçoggeur:

http://clamartcity.blogs.com/clamartcityweblog/opration_barracuda_giscard_lafrique_diamants_de_bokassa_barbouzes_les_affaires_/

Citation:
" Quand on forme les services de renseignement des pays " amis ", ça laisse des traces et ça crée des liens. Résultat : il est bien rare qu'il se passe quelque chose en Afrique sans que la barbouzerie française y soit plus ou moins directement mêlée. "

" L'amour du coup de force n'en disparaît pas pour autant. En 1979, Giscard décide de remplacer l'empereur Bokassa à la tête du Centrafrique. Eh oui, Bokassa a voulu jouer au plus malin : il a menacé à plusieurs reprises Giscard de publier des documents sur les cadeaux qu'il lui a offerts, d'où la célèbre histoire des diamants révélée par " Le Canard ".

Dans la nuit du 20 au 21 septembre, un avion Transall du Sdece décolle d'une base du Sud-Ouest. A l'intérieur, les paras du 1° RPIMA y côtoient David Dacko, autrefois ministre des Finances de Bokassa, qu'on a choisi pour remplacer l'empereur. Il a répété son rôle de futur chef d'Etat, pendant des semaines, avec les psychologues et les stratèges de la Piscine. Marenches s'est déplacé en personne pour assister au départ. L'avion fait un courte escale au Tchad. Là, on vérifie que Bokassa n'a pas écourté son voyage privé en Egypte. Non tout fonctionne. Les paras et le nouveau président arrivent à Bangui en pleine nuit. Jacques Duchemin les attend à l'aéroport. C'est le conseiller de Bokassa, mais surtout un agent du Sdece. A ses côtés, le colonel Mazza, attaché militaire.

l'opération " Barracuda " commence.

En moins d'une heure, les marsouins du 1° RPIMA occupent la capitale centrafricaine. Ils s'emparent sans heurt du commissariat central, de la radio, de la télévision impériale, du palais. Seul incident : à la direction de la Sûreté, un soldat de Bokassa tire un malheureux coup de feu : il voulait seulement décharger son arme, c'est juré. Dans les locaux de la radio, David Dacko, toujours flanqué d'un psychologue de la Piscine et du général Grillot, le patron du service Action, lit son premier message présidentiel à la radio.

On assiste, par la suite, surtout à une guéguerre entre Français. Le service Action commande. Sous ses ordres, les paras qui doivent déménager les archives du palais de Berango rechignent. Dans les paperasses, ils tombent sur d'importantes informations concernant les distributions de bijoux de Bokassa. Par ailleurs, les paras ont découvert un trésor de 35 milliards de centimes, qui sera remisé à l'ambassade de France sur ordre des services secrets. (NDLR - Notez que parmi le butin, se trouvaient 14 000 diamants qui ont été soustraits et qui ont disparu jusqu'à ce jour !) Des soldats, écoeurés, iront raconter par le menu ces détails de l'opération Barracuda.


Sous la plume Roger Delpey (s'adressant a Giscard) cette fois:


http://clamartcity.blogs.com/clamartcityweblog/2006/06/laffaire_roger_.html

Citation:

Je vous accuse d'avoir donné l'ordre à un service secret français de monter une opération de " désinformation " destinée à déstabiliser le régime de l'empereur Bokassa qui avait cessé de vous plaire et, avec la complicité de quelques organes d'information, d'avoir abusé l'opinion publique française et internationale, au moyen d'une campagne d'affabulations et de mensonges.

Je vous accuse d'avoir manipulé les cinq juristes africains de la " Mission de Constatation des Evénements de Bangui ". Ceux-ci, au terme de leur enquête, le 21 juin 1979, avaient conclu à la non-participation et à la non-responsabilité de Bokassa dans les " massacres " de Bangui mais, après un séjour à Paris, ils ont modifié leur rapport et conclu à sa participation, à sa responsabilité.

Je vous accuse d'avoir usé de pouvoirs non contenus dans la Constitution française pour imposer de vive force comme chef d'Etat au Centrafrique Monsieur David Dacko, un homme qui, après avoir plongé son pays dans l'anarchie politique et économique, avait remis ses pouvoirs entre les mains de Bokassa, le 1° janvier 1966.

Je vous accuse d'avoir donné l'ordre à des unités militaires françaises et à de très spéciaux services d'action, de dérober les archives impériales et gouvernementales, à Bangui, et les archives personnelles de Bokassa, à Bérengo. Ces archives, ramenées en France, ont été dissimulées et le sont encore alors qu'elles appartiennent au Centrafrique et sont, selon l'éthique de l'histoire, la mémoire de ce pays et de son peuple.

Je vous accuse d'avoir été le complice des vols opérés à l'intérieur du palais de Bérengo, résidence de Bokassa, mise à sac par les hommes d'un groupe d'intervention spécialement entraînés pour l'accomplissement de cette tâche et qui se sont emparés de 14 000 diamants, de bijoux, de valeurs, de fonds ( francs C.F.A., francs suisses, dollars, etc. ) trouvés par eux dans la place.

Je vous accuse d'avoir fait enlever les archives, documents administratifs et comptables de la " Taillerie Nationale du Diamant ", dont le siège est à Bangui, dans le but de faire disparaître une partie des correspondances et des notes concernant la remise de diamants par Bokassa à plusieurs membres de votre famille et à vous-même.

Je vous accuse d'avoir reçu, à plusieurs reprises, de Bokassa, de nombreux diamants de qualité. En raison de leur importante valeur, ces dons ne peuvent être assimilés aux cadeaux qu'échangent les chefs d'Etat. Et s'ils vous font le débiteur de Bokassa ils vous font, plus encore, le débiteur de la nation française à laquelle, avec morgue, vous refusez la vérité.
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MessagePosté le: Ven 07 Jan 2011 14:51    Sujet du message: Répondre en citant

@hormheb
J'ai lu le texte de Colette Breackman sur sun blog et j'ai bien aimé. J'ai d'autant aimé que je viens de finir son bouquin sur le Rwanda: "hitoire d'un génocide". Elle aurait pu tout aussi bien faire le parallèle entre le Rwanda et la CI dans le sens où dans ces 2 pays l'ONU a pesé de tout son poids en faveur de la démocratisation. Pour le Rwanda c'était les accords d'Arusha qui n'ont hélas jamais été appliqués et qui ot plutôt débouché sur ce qu'on sait.
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Jofrere
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MessagePosté le: Ven 07 Jan 2011 15:01    Sujet du message: Répondre en citant

Gnata a écrit:

Mais Abiola, profiter d'une faille juridique n'est pas un acte d'illégalité, le reconnaître n'en est pas un d'illégal non plus ...

C'est ça la grosse confusion que tu fais. Tu t'appuies sur des standards qui sont ceux des pays occidentaux, dont les démocratie fonctionnent depuis plus d'un siècle et tu essaies de l'appliquer à la CI.
La CI n'a que faire de ces arguties juridiques, je pense que toutes les personnes qui se sont levé ont fait patiemment la queue pour aller voter et elles sont très nombreuses, attendaient simplement qu'on leur sorte un nom.
Nous avons besoin de processus simples et robustes, le forclusion lié à tel délai, la compétence de telle ou telle institution, qu'est ce qu'ils y comprennent les gens?
Il y a quand même un paradoxe, et ça Colette Breackman en parle aussi dans un de ses billets, entre la mobilisation des populations à l'occasion des élections, leur calme et leur discipline, leur maturité même et ces dirigeants qui eux ne jouent pas du tout le jeu.
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Gnata
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MessagePosté le: Ven 07 Jan 2011 17:38    Sujet du message: Répondre en citant

Abiola a écrit:
Cependant, une grande partie du débat tourne autour de la question : qui a tort, qui a raison ? Ou encore qui a été élu ? Le conseil constitutionnel a t-il dit le droit ? etc. Je pense que les panafricanistes devraient se placer au dessus cette question là pour trois raisons :
(...)3. Aucun de ces camps n'a agi dans l'intérêt du panafricanisme

Salut Chief, le projet panafricaniste en tant qu'idéologie est un processus qui a des prérequis, et le premier des prérequis selon moi est l'autodetermination, avant qu'un État ne parle de panafricanisme, il faut qu'il ai atteint un niveau d'autodetermination tel qu'il soit capable, de manière unilatérale, d'avoir les moyens multiformes de ses visées économiques, sociales et politiques sans craindre d'être saccagé par qui que ce soit, encore moins par une ancienne puissance coloniale moribonde.

Aujourd'hui en Afrique les seuls pays qui peuvent commencer à penser "Panafricanisme" sont L'Afrique du Sud et l'Angola, parce qu'ils sont dissuasifs et militairement (surtout) et économiquement...

Dans cette crise la plupart (tu enlèves l'autre Goebbels en Boubou) de ceux qui se disent panafricanistes ont une position qui (de manière fortuite) s'alligne actuellement sur celle de Laurent Gbagbo, qui est, qu'il n'est la marionnette de personne, cela ne veut absolument pas dire que nous sommes des pro-Gbagbo, être ponctuellement en phase avec les positions de Gbagbo parce qu'elles rencontrent le prérequis d'autodetermination panafricain ne fait pas de nous des pro-Gbagbo, loin de là.

Il suit de ce qui précède que quand tu dis : "Aucun de ces camps n'a agi dans l'intérêt du panafricanisme" je dis que c'est pas exact, parce que tu les ramène dos à dos, ce qui est une erreur non pas de jugement mais d'appréciation.
Si Gbagbo arrive à se défaire de cet étau Onusien/Occidental/rebelle, je suis quasi-assuré que l'armée qu'il va reconstituer aura l'allure de celle d'un pays qui n'entendra plus jamais acquiescer aux chantages de quelques rebellions d'aucune sorte, financées par qui que ce soit (surtout par cette moribonde puissance coloniale), un tel pays aura toute la latitude, vu que le prérequis d'autodetermination est acquis, de réaliser en toute confiance et assurance ses propres ambitions économiques et subsidiairement parler de Panafricanisme.

Quant à Ouattara ce délinquant, ce truand, ce brigand, si jamais le trumvirat ONU/Occident/rebelle gagnait avec lui, il est a prévoir que nous serions coincés encore pour longtemps avec l'armée francaise comme armée de soutien, reclus à végéter dans le Franc des colonies et à vendre nos acquis économiques à des francs symboliques à tour de bras, avec tout ce que ça comporte comme scandales sociaux, économiques et politiques.

L'un de ces 2 candidats a fait un pas vers un prérequis panafricain, et c'est Gbagbo, le fait qu'il tienne encore merite qu'on le soutienne pour l'instant, après, tout panafricain que nous sommes, nous allons aviser, nos voies vont surement se séparer plus tard, mais pour l'instant on fait avec ce qu'on a sous la main et qui rejoint notre propre agenda.
Il n'est pas sûr que nous en trouvions un qui ai autant de cran encore d'ici 20 ans, les Burkinabés et les Congolais en savent quelquechose !
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"Always be intolerant to ignorance but understanding of illiteracy (..)in those homely sayings (mother wit) was couched the collective wisdom of generations" I know why the caged bird sings, p99, Maya Angelou
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Moninga
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MessagePosté le: Ven 07 Jan 2011 20:53    Sujet du message: Répondre en citant

1. Faisons nous le vrai débat?

Bref, ceux qui soutiennent Gbagbo réfutent les observateurs dits internationaux (ONUCI, Carter, etc…) avec tous les arguments que l’ont connait.

En tant qu’Africain on se fierait naturellement aux observateurs Africains qui tous parlent des fraudes de Wattara.

Sauf que quand je prends 2 des 3 observateurs ayant décrit les fraudes (voir lien Youtube Gnata) et qu’on creuse un peu sur internet on trouve ceci :
- OSCADAE (http://www.youtube.com/watch?v=j8y8eQEydiE&NR=1) : avait en 2008 reconnu la crédibilité d’élection de notre ami Sassou Ngouesso (http://www.congo-siteportail.info/L-OSCADAE-reconnait-la-credibilite-des-elections-locales-du-29-juin-dernier_a946.html)
« Le scrutin n'ayant pas connu d'incidents, la mission de l’OSCADAE a fait savoir que ces "élections ont répondu aux normes internationales d’élections régulières, sincères et démocratiques". »

- Observatoire de Jean-Marie Ngondjibangangte (http://www.youtube.com/watch?v=S5ekt3WyYD4&feature=related) : a reconnu notre ami Bongo fils (http://www.lefaso.net/spip.php?article33515 )
« S. : Etiez-vous au Gabon et au Niger lors de derniers scrutins ?
J.M.N. : Effectivement, nous étions au Gabon et honnêtement dit, l’élection s’est bien passée. C’est après le jour de l’élection qu’il y a eu des troubles. Il n’y a pas eu de fraudes… »

Dès lors quel crédit apporter à ces organismes (puisque tous le monde crie sur la communauté international d’avoir fermé les yeux sur les tricheries de Bongo et autres…) quand dans le passé récent ils ont validé des tricheries? (c’est bizarre, ils sont toujours du coté du pouvoir ; curieux de voir leurs comptes…)


Mon impression est qu’on se fout de nous : J’ai l’impression que la CI est face 2 égoïstes utilisant tous les stratégies possibles :

- Wattara : Joue de la soit disant crédit (décrédibilisé) de la communauté international (certificateur , France USA (acquis à sa cause)
…) pour atteindre ses objectifs.

- Gbagbo : Joue à merveille sur le sentiment Africains pour atteindre ses objectifs (Opposition affichée à la France, utilisation ( à mon avis pas gratuit) des soit disant observateurs Africains…)

Au fond discutailler sur qui a raison et tord semble un débat interminable, puisqu’on le saura jamais. On se fait tous manipuler.

2. Le vrai débat (à mon avis)

Je constate que la plupart de ceux qui se griffent avaient déjà fais leurs choix avant les résultats du fait de leurs objectifs Panafricanismes (d’où toutes les contorsions pour démontrer que tel ou tel a raison).

En fait vous poursuivez les mêmes objectifs mais vos différences se situent au niveau de stratégie de mise en œuvre (je prends 2 personnes qui semblent s’opposer) :

- Marvel : penses que la souveraineté ne se décrète pas mais se construit intelligemment en tirant profit de ses relations (on ne s’enferme pas) et en éliminant ses faiblesses (organisation) d’où son choix sur Wattara

- Gnata : penses que se séparer de nos faux amis (France et consorts) est un préalable pour avancer (d’où son choix de Gbagbo)
Je suis sur que en vous donnant des armes à chacun, vous pourrez vous entretuer (rien qu’à lire comment vous échangez) alors que vous avez juste des approches stratégiques différentes.


Alors dépassionnons le débat et je rejoins totalement Abiola, clarifions enfin nos choix sur fond de stratégie pour le Panafricanisme que de telle déclaration, image ou événement (qu’o ne maitrise ni la source, la véracité ni l’ampleur)...
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sidesma
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MessagePosté le: Ven 07 Jan 2011 21:03    Sujet du message: Répondre en citant

sarkozy préfère ouattara car en 2012 il y aura les élections en france, il compte beaucoup sur soro et ouattara pour lui donner de l'argent de la côte d'ivoire pour financer sa campagne
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Merikama
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MessagePosté le: Ven 07 Jan 2011 21:25    Sujet du message: Répondre en citant

Médiation : Recomptage des voix de la présidentielle ivoirienne

Les propositions et recherches de solutions de sortie de la crise post-électorale continuent de préoccuper aussi bien la communauté nationale qu’internationale. Parmi celles-ci, le recomptage des voix. Mais rejeté par l’un des deux camps.

Beaucoup d’Ivoiriens qui ont hâte de voir la fin de la crise née de la contestation des résultats de la présidentielle, sont tout aussi étonnés que surpris du rejet par l’un des deux candidats, de la proposition de recomptage de voix de l’une des parties. Ils continuent de s’interroger, à ce jour sur les motivations réelles d’une telle réaction.
« Il n'est pas question ! », a crié Alassane Dramane Ouattara, le candidat malheureux retranché au Golf hôtel par le bais des médias français. Ceci, aux lendemains des discussions avec les médiateurs de l'Union Africaine et de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest. Mais, beaucoup d’Ivoiriens voient à travers une telle, déclaration la peur de se voir exclus du jeu politique, avec la confirmation de la victoire de Laurent Gbagbo, au sortir dudit comptage.

Le candidat du Rassemblement des républicains surprend plus d’un : « C’est que ce comptage et recomptage a déjà eu lieu ! Je détiens les 21 000 procès-verbaux des bureaux de vote dans mon ordinateur. Laurent Gbagbo les a reçus. Et c’est sur ces procès-verbaux que la Commission électorale indépendante a travaillé, que le Conseil constitutionnel a travaillé, ainsi que les représentants de la Cedeao et des Nations unies. Les chiffres sont identiques. Je suis vainqueur à 54,10%. Alors, à quoi servirait de recompter quelque chose qui a été comptée par tant de sources ? », S’interroge-t-il. « Laurent Gbagbo demande ce décompte, tout simplement pour gagner du temps », Alassane Ouattara à sa propre préoccupation.

«Si Alassane Ouattara est si sûr d’avoir gagné, il ne doit pas avoir peur de ce recomptage » lui rétorque-t-on du côté de La majorité présidentielle. Et c’est à ce stade que les uns et les autres peuvent se permettre de s’interroger sur l’attitude d’un présumé vainqueur d’une élection ou de tout autre test. Si tel est que l’on a la certitude d‘avoir triomphé d’un adversaire, pourquoi rejeter en bloc ses propositions, qui, de toutes les façons lui donneront perdant, si l’ion s’en tient à la logique du candidat du RDR ?

A y voir de près, et presque la quasi-totalité des observateurs qui suivent de très près l’évolution de la sortie de crise (née d’un coup d’Etat manqué, depuis le 19 septembre 2002), conviennent, que la position du candidat Alassane Ouattara, s’inscrit toujours dans la logique de l’intoxication.

« Car, cette méthode de recomptage proposée par celui qu’il a qualifié de mauvais perdant mettra à nue le complot ourdi contre la Côte d’Ivoire par la communauté internationale. Qui tente le tout pour le tout, afin de sortir la tête haute dans cette conspiration. Parce que l’étau se resserre autour de leur poulain», explique un membre de la société civile ivoirienne. « Adopter la proposition du recomptage des voix signifierait l’arrêt de mort politique du président du RDR. Mais, en même temps signifierait, la mort de toute l’opposition ivoirienne face à Laurent Gbagbo. Il faut l’éviter absolument ! »

Il est clair qu’aujourd’hui, Alassane Dramane n’a aucun intérêt à changer de position. Il doit son salut à son obstination à bloquer le processus de résolution de la crise de façon pacifique. C’est désormais l’option militaire qui ne fait que fulminer dans sa tête. Même a ce niveau, il n’a aucune certitude que sa vision sera celle des dignes africains.

Déjà, certaines sources diplomatiques, soutiennent que des pays de la l’Afrique de l’Ouest comme, la Guinée Bissau, le Cap-Vert, le Bénin et le Ghana sont très réticents à l'envoi de troupes, devant le zèle du président nigérian Goodluck Jonathan, président en exercice de la Cedeao.

Face aux négociations qui progressent, le Chef de l’Etat Laurent Gbagbo est décidé à faire admettre sa position, qui de loin reste la moins risquée pour la Côte d’Ivoire.

Hervé Makré

http://www.infoscotedivoire.net/fr/D.html
_________________


"L’esclave qui n’est pas capable d’assumer sa révolte ne mérite pas que l’on s’apitoie sur son sort. Cet esclave répondra seul de son malheur s’il se fait des illusions sur la condescendance suspecte d’un maître qui prétend l’affranchir". THOMAS SANKARA

[Sankara = S ˁnḫ Rˁ]
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Merikama
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MessagePosté le: Ven 07 Jan 2011 21:32    Sujet du message: Répondre en citant




















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"L’esclave qui n’est pas capable d’assumer sa révolte ne mérite pas que l’on s’apitoie sur son sort. Cet esclave répondra seul de son malheur s’il se fait des illusions sur la condescendance suspecte d’un maître qui prétend l’affranchir". THOMAS SANKARA

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Gnoka
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MessagePosté le: Ven 07 Jan 2011 21:33    Sujet du message: Répondre en citant

Abiola,
Votre vision du projet panafricaniste est loin d’être une vaine illusion.
Citation:
En tant que panafricanistes, nos objectifs à long terme sont les suivants :
1. Unification politique des Etats "d'Afrique noire" en un Etat fédéral
2. Développement de la puissance économique et technologique de la fédération
3. Développement de la puissance militaire de la fédération
4. Développement de la puissance culturelle de cette fédération
5. Développement de liens solides entre la fédération et les Etats et peuples de la diaspora

Toutefois, j’ai toujours taxé mon frère Hannibal (que j’aime souvent appeler Mwana mbocka i.e. enfant du pays) de doux rêveur.
Vous pouvez vous en douter ; ce qui a le chic de le mettre dans tous ses états. Laughing

En fait ma sensibilité milite pour l’urgence, l’immédiat, le court terme.
Même si, j’en conviens qu’il faut tout dans un monde : les théoriciens, les vulgarisateurs et les patriciens.

Ce débat sur le panafricanisme m’a toujours fait penser à la controverse entre les théoriciens de l’économique politique au lendemain de la Grande Crise économique des années 30. La grande préoccupation des penseurs était la montée massive du chômage et son corollaire la paupérisation des économies capitalistes. Les analystes économiques étaient alors scindés en deux blocs _ très opposés _ qui se renvoyaient la balle indéfiniment. Les uns (dits keynésiens) privilégiaient les solutions d’urgence pendant que les autres (néoclassiques) avaient les yeux rivés sur le long terme.

Le débat actuel sur le devenir de l’Afrique devrait intégrer cette dichotomie. D’un côté, nous sommes dans l’urgence face aux menaces de paupérisation, d’acculturation et de déstructuration définitive des entités culturelles africaines ; d’un autre côté, il y a cette vision à long terme, une sorte de stade suprême, d’aboutissement ultime [pour reprendre la terminologie marxiste] : le panafricanisme !

Mon argumentation emprunte les pistes développées plus haut par notre ami Marvel02. A mon avis, le panafricanisme ne devrait pas être un projet théorique. Il devrait être une préoccupation des « praticiens aux affaires» dans les différents Etats africains. Nous pouvons être très nombreux grioonautes représentatifs de la cinquantaine des Etats actuels. Nous pouvons nous accorder sur tous les 5 points émis par Abiola. Mais tant que 5, 10 ou 20 Etats africains ne se mettent pas en marche vers le panafricanisme… Walaï ! Un siècle passera sans que rien ne bouge. L’Afrique et la diaspora nègre demeureront toujours la serpillière de l’espèce humaine toujours à la queue leu-leu comme la voiture balai.

C’est pourquoi, je me classe volontiers dans les urgentistes. Je m’éloigne donc des théoriciens panafricanistes, trop utopistes à mon goût. Je suis pour la prise de pouvoir respectif dans nos Etats. Et lorsque nous serons 5, 10 ou 20… Eh ben, nous imposeront à nos frères la marche à suivre.
Le cas ivoirien est un des tous 1ers terrains de cette guerre de reconquête. La CI, l’Angola, l’Afrique du Sud… et peut-être demain le Rwanda, l’Ouganda. Et lorsqu’il y aura 10, 20 et plus… dont acte !
Gnata le dit si joliment, si GBAGBO est refroidi comme le furent Thomas Sankara et Marien N’Gouabi, eh ben, les 5 points de l’ami Abiola, nous n’avons plus qu’à les enfoncer bien profond dans le derrière et en supporter la douleur pour au moins 50 ans.
L’urgence actuelle c’est le soutien indéfectible et sans état d’âme de Laurent GBAGBO.
GNOKA.
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Gnoka
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MessagePosté le: Ven 07 Jan 2011 22:04    Sujet du message: Répondre en citant

Moninga,
Pour un tout 1er message dès le 1er jour de l’inscription… Rolling Eyes
Eh ben, j’espère au moins que les modérateurs de ce forum surveillent également les IP afin de déjouer la multiplication de masques bis ou triple et par conséquent les monologues qui s’y accompagnent. Si tel est le cas, c’est pour moi un manque de respect manifeste et une tentative de porter atteinte à l’intelligence des lecteurs et debaters grioonautes. Pouâh !

Chabine,
Promis, juré et craché par terre… euh sur la moquette Laughing !
Je respecterai la charte et m’abstiendrai d’étaler la vie privée de qui conque. Wink
Cela dit, ce n’est pas toujours fastoche de laisser un mythomane abuser son peuple sous le prétexte de la prétendue anonymat du Web. OK. J’essayerai de me calmer tout en espérant que ma présence dissuadera l’autre égo surdimensionné de toujours ramener la couette sur soi. Arrow

GNOKA
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Gnata
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MessagePosté le: Sam 08 Jan 2011 01:15    Sujet du message: Répondre en citant

Interview et explications de Gbagbo sur Euronews (53 minutes)...


Entretien du Président avec Euronews
envoyé par RTI. - L'info video en direct.
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Moninga
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MessagePosté le: Sam 08 Jan 2011 12:18    Sujet du message: Répondre en citant

Gnoka a écrit:
Moninga,
Pour un tout 1er message dès le 1er jour de l’inscription… Rolling Eyes
Eh ben, j’espère au moins que les modérateurs de ce forum surveillent également les IP afin de déjouer la multiplication de masques bis ou triple et par conséquent les monologues qui s’y accompagnent. Si tel est le cas, c’est pour moi un manque de respect manifeste et une tentative de porter atteinte à l’intelligence des lecteurs et debaters grioonautes. Pouâh !


Question pas compris votre message...il y a t -il des regles ici quand on poste un premier message?
Pourquoi serais-je un sois disant masque bis ou triple?
Est-ce votre stratégie de débat (ou non débat) que de classer (salir, décrédibiliser…) une personne de prime abord pour éviter de débattre?

J'ai peur que ce soit vous qui manquez de respect avec de telles approches?
Modérateurs?
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Merikama
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MessagePosté le: Sam 08 Jan 2011 23:35    Sujet du message: Répondre en citant


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"L’esclave qui n’est pas capable d’assumer sa révolte ne mérite pas que l’on s’apitoie sur son sort. Cet esclave répondra seul de son malheur s’il se fait des illusions sur la condescendance suspecte d’un maître qui prétend l’affranchir". THOMAS SANKARA

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Merikama
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MessagePosté le: Sam 08 Jan 2011 23:40    Sujet du message: Répondre en citant


3 questions-réponses vérités à SEM Laurent GBAGBO
envoyé par koffia. - L'actualité du moment en vidéo.
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"L’esclave qui n’est pas capable d’assumer sa révolte ne mérite pas que l’on s’apitoie sur son sort. Cet esclave répondra seul de son malheur s’il se fait des illusions sur la condescendance suspecte d’un maître qui prétend l’affranchir". THOMAS SANKARA

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