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Le racisme anti blanc
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Ndanie
Grioonaute


Inscrit le: 02 Mar 2004
Messages: 93

MessagePosté le: Lun 28 Mar 2005 08:02    Sujet du message: Répondre en citant

Paul a écrit:
A terme les sionistes et les prosionistes vont finir par nous démontrer que le Pharaon qui a persécutait les juifs était un noir, qu'Hilter s'était convertit à l'Islam et qu'Eichmann était altermondialiste avant l'heure.

Ceci dit leur stratégie, sur le fond, n'est pas trop mal. Dans un premier temps ils ont diabolisé l'islam, ensuite les jeunes des banlieues d'origine maghrébine et ensuite tous les "arabes".

Pour ce qui est des noirs, ils ont tenté l'approche "on s'aime bien" en utilisant les falashas, ce qui est assez gonflé, et le fameux (faux) discours de Martin Luther King. Sans oublier la tentative de dresser les noirs contre les "arabo-musulmans" qui non content d'être tous des antisémites sont aussi tous des esclavagistes...

Mais visiblement ça pas marché notamment avec l'évolution de l'affaire Dieudonné.
Donc maintenant ils veulent dresser le 100% pure blanc contre les noirs (le cas des arabes étant déjà réglé).

C'est pas bête et ça peut marcher si personne ne bouge...



C'est tellement exact ton raisonnement Paul!
Dans ma langue, on appelle ça "la multiplication,l'élargissement " de son camp.
Les sionistes ne veulent plus s'identifier en tant que juifs, ou israéliens, mais en tant que "blancs".Dieudonné avait donc raison, quand il a dit que "juif" ça ne veut rien dire:pourquoi a-t-on cassé ce jugement?
Finkielkraut vient de nous démontrer que juif, ça ne veut rien dire,puisque les juifs sont des blancs. J'espère seulement qu'après s'être reconnus enfin comme français blancs,les sionistes vont finir par sortir du communautarisme dans lequel ils veulent enfermer des compatriotes de confession judaïque depuis des siècles,pour enfin laisser les non sionistes s'identifier en paix et sans pressions, à l'Universel.


Dernière édition par Ndanie le Lun 28 Mar 2005 18:03; édité 2 fois
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Mainty
Grioonaute régulier


Inscrit le: 20 Fév 2005
Messages: 400

MessagePosté le: Lun 28 Mar 2005 11:20    Sujet du message: Répondre en citant

Ndanie a écrit:
Paul a écrit:
A terme les sionistes et les prosionistes vont finir par nous démontrer que le Pharaon qui a persécutait les juifs était un noir, qu'Hilter s'était convertit à l'Islam et qu'Eichmann était altermondialiste avant l'heure.

Ceci dit leur stratégie, sur le fond, n'est pas trop mal. Dans un premier temps ils ont diabolisé l'islam, ensuite les jeunes des banlieues d'origine maghrébine et ensuite tous les "arabes".

Pour ce qui est des noirs, ils ont tenté l'approche "on s'aime bien" en utilisant les falashas, ce qui est assez gonflé, et le fameux (faux) discours de Martin Luther King. Sans oublier la tentative de dresser les noirs contre les "arabo-musulmans" qui non content d'être tous des antisémites sont aussi tous des esclavagistes...

Mais visiblement ça pas marché notamment avec l'évolution de l'affaire Dieudonné.
Donc maintenant ils veulent dresser le 100% pure blanc contre les noirs (le cas des arabes étant déjà réglé).

C'est pas bête et ça peut marcher si personne ne bouge...



C'est tellement exacr ron raisonnement Paul!
Dans ma langue, on appelle ça "la multiplication,l'élargissement " de son camp.
Les sionistes ne veulent plus s'identifier en tant que juifs, ou israéliens, mais en tant que "blancs".Dieudonné avait donc raison, quand il a dit que "juif" ça ne veut rien dire:pourquoi a-t-on cassé ce jugement?
Finkielkraut vient de nous démontrer que juif, ça ne veut rien dire,puisque les juifs sont des blancs. J'espère seulement qu'après s'être reconnus enfin comme français blancs,ils vont finir par sortir du communautarisme dans lequel ils se sont enfermés depuis des siècles,pour enfin s'identifiertà l'Universel.



C est la merde c est la merde Ils veulent faire payer aux noirs le fait qu'ils revendiquent la reconnaissance de l'esclavage, la volonté d'etre reconnu historiquement, d'avoir Dieudonné dans leur rang...de voir que les gentils negres malheureux dans leur pays toujours souriant et assistés sont en fait des rebelles au fond d'eux et gardent une rancoeur contre les injustices passés ou présentes
c'est une punition vous avez pas capté????

Ils cherchent un clivage à l'américaine, aux US les juifs sont classés comme blanc et l'ambition caché est de faire front contre une soi disant alliance "arabe/noir" ===> ben oui désolé dans les cités on a parqué des bougnoules et des bamboulas normalent qu ils se fréquentent...


Les consequences vont etres desastreuses s'ils arrivent à faire passer dans l'opinion que les noirs sont des racistes rebelles au fond d'eux memes : pour trouver un boulot (deja que c est pas facile pour un jeune immigré alors si on considere qu'il aime pas les blancs....), dans l'aide humanitaire (les donateurs inconsciemment prefereront donner à l'Asie que plutot à des negres non reconnaissants..)....ect...
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Alyssa
Grioonaute


Inscrit le: 23 Fév 2005
Messages: 46

MessagePosté le: Lun 28 Mar 2005 11:50    Sujet du message: Répondre en citant

Mainty a écrit:
C est la merde c est la merde Ils veulent faire payer aux noirs le fait qu'ils revendiquent la reconnaissance de l'esclavage, la volonté d'etre reconnu historiquement, d'avoir Dieudonné dans leur rang...de voir que les gentils negres malheureux dans leur pays toujours souriant et assistés sont en fait des rebelles au fond d'eux et gardent une rancoeur contre les injustices passés ou présentes
c'est une punition vous avez pas capté????

Ils cherchent un clivage à l'américaine, aux US les juifs sont classés comme blanc et l'ambition caché est de faire front contre une soi disant alliance "arabe/noir" ===> ben oui désolé dans les cités on a parqué des bougnoules et des bamboulas normalent qu ils se fréquentent...


Les consequences vont etres desastreuses s'ils arrivent à faire passer dans l'opinion que les noirs sont des racistes rebelles au fond d'eux memes : pour trouver un boulot (deja que c est pas facile pour un jeune immigré alors si on considere qu'il aime pas les blancs....), dans l'aide humanitaire (les donateurs inconsciemment prefereront donner à l'Asie que plutot à des negres non reconnaissants..)....ect...


Cela ne fera que comforter certains blancs dans leurs préjugés. MAIS POUR les ONG, à mon avis ça ne changera pas grande chose pour l'Afrique. Ca fait des années qu'elles y sont pour la "bonne conscience" des pays occidentaux, avec tous ces stars qui font de l'humanitaire parce que c'est "IN" et qui pensent plus à leur médiatisation qu'à autre chose. Et pour l'Asie, malgré les promesses de dons en millions qui ont été faits, à 3 mois du tsunami, la plupart des asiatiques n'ont rien vu venir,à se demander où est passé l'argent.Enfin bref,...
Tout ça pour dire, que l'action des ONG ce n'est pas ce qui est le plus important actuellement. C'est de faire savoir autour de soi ce que "trafique" ce personnage malsain qu'est Finkelkriaut. Moi j'en parle autour de moi à mes connaissances "blanches" dont la plupart n'ont pas entendu parler de cette pétition, et je leur ai fait une copie. Il faut contrer cette propagande.
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Mainty
Grioonaute régulier


Inscrit le: 20 Fév 2005
Messages: 400

MessagePosté le: Lun 28 Mar 2005 12:01    Sujet du message: Répondre en citant

Alyssa a écrit:
Mainty a écrit:
C est la merde c est la merde Ils veulent faire payer aux noirs le fait qu'ils revendiquent la reconnaissance de l'esclavage, la volonté d'etre reconnu historiquement, d'avoir Dieudonné dans leur rang...de voir que les gentils negres malheureux dans leur pays toujours souriant et assistés sont en fait des rebelles au fond d'eux et gardent une rancoeur contre les injustices passés ou présentes
c'est une punition vous avez pas capté????

Ils cherchent un clivage à l'américaine, aux US les juifs sont classés comme blanc et l'ambition caché est de faire front contre une soi disant alliance "arabe/noir" ===> ben oui désolé dans les cités on a parqué des bougnoules et des bamboulas normalent qu ils se fréquentent...


Les consequences vont etres desastreuses s'ils arrivent à faire passer dans l'opinion que les noirs sont des racistes rebelles au fond d'eux memes : pour trouver un boulot (deja que c est pas facile pour un jeune immigré alors si on considere qu'il aime pas les blancs....), dans l'aide humanitaire (les donateurs inconsciemment prefereront donner à l'Asie que plutot à des negres non reconnaissants..)....ect...


Cela ne fera que comforter certains blancs dans leurs préjugés. MAIS POUR les ONG, à mon avis ça ne changera pas grande chose pour l'Afrique. Ca fait des années qu'elles y sont pour la "bonne conscience" des pays occidentaux, avec tous ces stars qui font de l'humanitaire parce que c'est "IN" et qui pensent plus à leur médiatisation qu'à autre chose. Et pour l'Asie, malgré les promesses de dons en millions qui ont été faits, à 3 mois du tsunami, la plupart des asiatiques n'ont rien vu venir,à se demander où est passé l'argent.Enfin bref,...
Tout ça pour dire, que l'action des ONG ce n'est pas ce qui est le plus important actuellement. C'est de faire savoir autour de soi ce que "trafique" ce personnage malsain qu'est Finkelkriaut. Moi j'en parle autour de moi à mes connaissances "blanches" dont la plupart n'ont pas entendu parler de cette pétition, et je leur ai fait une copie. Il faut contrer cette propagande.


Je parlais pas des ONG mais des donateurs...de Monsieur tout le monde qui fait sa BA annuelle, ce que je veus surtout mettre en avant c est "la punition"
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GrandKrao
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MessagePosté le: Lun 28 Mar 2005 15:10    Sujet du message: Avec FINKIELKRAUT fallait s'y attendre! Répondre en citant

Oui il faut condamner toute forme de violence même celles faites par des noirs!

Mais faut il laisser Alain FINKIELKRAUT le présenter commer un combat entre les noirs et les blancs?
Moi je dis non! ce monsieur alain F. est un raciste qui se cache derrière la défense des soit disant opprimés juifs de france, par qui? d'abord les arabes avec le conflit israelopalestinien importé soit disant par les arabes, et maintenant les noirs coupables de reclamer une vrai reconnaissance de l'esclavage comme crime contre l'humanité par l'ONU cette reconnaissance faite pour l'instant par la seule France de façon officielle, voilà des noirs qui ont une drôle de façon de remercier les efforts que consentent à faire les autorités françaises alors que d'autres comme le portugal ou l'espagne et les états unis sont loins de le faire!


Non! non! il n'ya pas de communauté noirs dont la majorité serait anti gaulois, non de plus cet homme A.F oubli que contrairement aux autres minorités, beaucoup de noirs encore aujourd'hui ne sont pas né en métropole et donc ont fait le choix de venir pour diverse raisons, quel idées d'aller dans un pays dont on déteste ces citoyens, c'est donc des hypocrites alors!

monsieur FINKIELKRAUT fait partie de ces personnes qui ne parlent que de leur soufrance ou celle de leur proches mais celles des autres est négligeable oubliable,tout le monde doit plaindre sa souffrance mais celle des autres passons!

Il ne faut pas se laisser impressioner par son jeu et paris n'est pas la france, il y a des français qui le suivront et d'autres non, c'est ceux que nous cotoyons qu'il faudra convaincre du côté manipulateur de cet homme,Il y a beaucoup de noirs étudiants et ils seraient tous anti blancs au milieu des blancs enseigné par des blancs, pour Monsieur F, ils le sont et menacent la France!

Surtout si vous faites une pétition avant de la publier un peu partout assurer vous bien de vous distinguer de ses voyous qui ont frapper sur des manifestants avec des faux prétextes , sinon vous vous exposer à une nouvelle mauvaise exploitation de FINKIELKRAUT et ses amis.
Confused
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Kennedy
Bon posteur


Inscrit le: 14 Mar 2005
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MessagePosté le: Lun 28 Mar 2005 15:49    Sujet du message: Répondre en citant

Quand je pense qu'il est prof a polythechnique, c'est la honte pour cette ecole
_________________
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Kennedy
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Localisation: T.O

MessagePosté le: Lun 28 Mar 2005 16:26    Sujet du message: Répondre en citant

vu sur le monde
commentaire de Jean daniel
===============================================
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3232,36-631858@45-0,0.html

L'anticolonialisme comme alibi
LE MONDE | 26.03.05 | 15h06

Oui, les discriminations existent dans notre pays. Oui, la population immigrée en est le plus souvent la victime. Oui, enfin, une certaine islamophobie rampante n'a rien à envier à un scandaleux vandalisme judéophobe ni aux délires anti-Blancs de quelques bandes de casseurs. Tout cela est-il acceptable ? Evidemment, non, et pas un seul moment. Les mesures répressives suffisent-elles ? En aucune façon. Mais, pour rechercher des mesures préventives ou dissuasives, faut-il se livrer à une étude des pesanteurs du passé sur le malaise des héritiers victimes ou complices du colonialisme ? C'est là que nous abordons les rivages les plus dangereux.


En premier lieu, peut-on affirmer, avec les nouveaux "indigènes de la République", que les personnes issues de l'immigration postcoloniale sont les cibles privilégiées de la discrimination ? On discriminerait en somme plus volontiers ceux que l'on a colonisés. Cette affirmation est à la fois superficielle et suspecte. Car, si pénible que cela puisse être, il faut se résigner au fait que la motivation des discriminations relève purement et simplement de la xénophobie, et parfois même du racisme. Le comportement discriminant ne s'explique pas par le souvenir d'une situation coloniale, mais bien par le rejet d'une présence jugée hétérogène. Le délit de faciès, par exemple, ne distingue pas entre les enfants ou les petits-enfants des anciens colonisés et les autres. Les Tziganes et les Albanais le savent mieux que les autres.

Une étude de Farhad Khosrokhavar sur l'islam dans les prisons (Balland) montre bien que les Pakistanais et les Turcs, dont les ancêtres n'ont jamais été colonisés par la France, ne sont pas mieux traités que les Maghrébins ou les Africains. Parmi les protagonistes des derniers faits divers, cas évidents de passages à tabac pour délit de faciès, figuraient deux Egyptiens et un Indien dont on ne sache pas qu'ils aient pu être victimes d'une quelconque "fracture coloniale française".

Deux universitaires avancent dans Le Monde que si les Français issus de l'immigration ne se sont pas insérés dans le "creuset français" comme ceux venus d'Italie, de Pologne et du Portugal, c'est parce que, contrairement à ces derniers, ils ont été des "indigènes", des "sujets", des "tirailleurs", des "y'a bon". Comment ignorer à ce point-là l'histoire, les aventures et les avatars de la politique d'intégration ?

Les Maghrébins, pour ne parler que d'eux, se sont plus ou moins intégrés lorsqu'ils étaient modelés par les mécanismes intégrateurs qu'étaient l'armée (oui, surtout elle), l'école, le syndicalisme, mais aussi l'Eglise catholique, du fait de ses oeuvres sociales. Non seulement la pesanteur coloniale n'a pas joué, mais c'est au moment où la France exerçait avec le plus de tranquillité son régime d'arbitraire que des populations de Kabylie et de l'Oranais se sont insérées dans la société française sans songer à ce moment-là à s'affirmer par une revendication culturelle ou vestimentaire. Le nombre et le ghetto n'avaient pas encore créé la "communauté".

Ce qui est arrivé ensuite, chacun le sait. C'est une concomitance entre l'effondrement du prestige de la France (à partir de la défaite tragique de Dien Bien Phu) ; la politique d'immigration massive accompagnée de regroupements familiaux pour lesquels on ne procurait ni logement, ni travail, ni sécurité ; la suspension complètement irresponsable du service militaire et de toute conscription ; le retour général du religieux comme affirmation communautaire ­ réaction prévisible et normale après les échecs de l'intégration ­ et enfin l'expansion de l'islam comme nouvelle idéologie.

Tous ceux dont la vie a été associée aux luttes des peuples colonisés, et en particulier à celle du peuple algérien, ont lentement appris à se méfier de toute tentation d'essentialiser la situation coloniale. Cette situation n'est ni pure ni éternelle. Le concept du colonisé tel que Frantz Fanon, Jean-Paul Sartre ou Albert Memmi en ont fait le portrait n'a été opérationnel que pendant la période où l'on croyait que le tiers-monde pourrait sauver l'humanité grâce aux "damnés de la terre". Ce que nous sommes nombreux à avoir espéré pendant quelques années. Mais ce concept ne permet pas de comprendre, par exemple, pourquoi le premier président le la République algérienne, Ferhat Abbas, a commencé par désirer avec passion une union fédérale de l'Algérie et de la France et, en attendant, l'octroi de la nationalité française à tous les musulmans d'Algérie. Il disait qu'après avoir réfléchi, il ne trouvait dans l'islam aucune raison de ne pas souhaiter la nationalité française. Aucune raison ! Pas même le colonialisme ! Et c'est d'ailleurs, plus d'un demi-siècle après, ce que déclarent penser la plupart des Français musulmans aujourd'hui.

La guerre pour l'indépendance algérienne a été par bien des aspects une guerre civile qui a suscité parmi certaines catégories de la population, et pas seulement les harkis, la tentation de voir dans la France une protection pour le présent et un refuge pour l'avenir. Si les harkis ­ et tous ceux qui ont fui l'affreuse tragédie intégriste de la dernière décennie du XXe siècle ­ ne se sont pas intégrés, ce n'est pas à cause de la pesanteur coloniale, au contraire. C'est du fait des rejets xénophobes d'une partie de la société française.

Ces pénibles réalités nous détournent de la tentation de voir dans le colonialisme la raison unique, exclusive et obsédante, de tous les comportements des anciens colonisateurs, mais aussi des anciens colonisés. Sur ce sujet, des hommes comme Habib Bourguiba et comme Léopold Sédar Senghor ont formulé ­ avant Mandela ­ des pensées prémonitoires. Ils avaient envisagé, sans en prévoir l'épouvantable dimension, un éventuel échec de la décolonisation après la grande espérance de la conférence de Bandoung (1955). Ils estimaient que les peuples ne pouvaient triompher de l'atroce traumatisme colonial qu'en se persuadant qu'ils avaient toutes les chances de se montrer plus civilisés, plus modernes et plus conquérants que leurs anciens despotes. Sans quoi ils redoutaient un autre traumatisme que celui de la colonisation, celui provoqué par la décolonisation.


Le professeur Zbigniew Brzezinski, conseiller de Jimmy Carter, rappelait que, pendant dix ans, les étudiants qui arrivaient en tête dans ses séminaires d'Harvard étaient juifs. Cinq ans plus tard, ils étaient tous asiatiques, et il y avait parmi eux des descendants des Japonais qui avaient subi Hiroshima et des Vietnamiens qui avaient souffert de la guerre américaine dans leur pays. On retrouvera d'ailleurs cette attitude conquérante dans notre pays chez de très nombreux Français d'origine maghrébine.


Que devient dans ces conditions l'idée, étrange et dangereuse, de persuader les Français d'origine africaine et les Français d'origine arabe qu'ils ont en commun d'être les descendants de l'esclavagisme et du colonialisme, et que les responsables de ces deux maux sont les citoyens actuels de leur pays d'accueil. Ils auraient donc une revanche à prendre en se séparant d'abord de la société qui les marginalise et en se révoltant contre elle. Pour un peu, cela encouragerait une forme de rejet réciproque des héritiers supposés du colonialisme.

Rien en tout cas ne peut davantage creuser le fossé qui sépare les Français d'origines différentes. Rien ne pourrait davantage provoquer et exaspérer les antagonismes ethniques. L'idée d'unir dans une même classe, un même groupe ou une même catégorie les laissés-pour-compte du libéralisme, en leur donnant pour objectif de se libérer du poids d'une oppression ancienne qui leur serait commune, est sans doute l'idée qui fait le plus injure à la rationalité républicaine la plus élémentaire.

D'autant que cette idée est loin d'être innocente. Il s'agit de susciter une nouvelle lutte des classes qui entraînerait des solidarités ethniques et religieuses entre les Africains et les Arabes devenus français et ceux qui, à l'extérieur de la France, s'estiment victimes d'un impérialisme raciste. La gloire de l'anticolonialisme dont nous avons été les soldats était de fonder des communautés humaines qui transcendent la couleur de la peau, la religion, le sexe et l'héritage. Cette gloire devrait consister aujourd'hui à organiser, à partir de l'Europe, et toutes communautés confondues, un combat contre les situations de type africain telles que le film Le Cauchemar de Darwin en donne l'effroyable message.

Tous les voeux sont pieux. Mais il est des moments où leur urgence les rend réalistes. Il faut plus que jamais se battre tous ensemble, sans séparation aucune, pour que justice soit rendue à chaque Français, qu'il soit musulman ou juif, à chaque citoyen, qu'il soit d'origine arabe ou africaine, quitte à tenir compte de leur désir de se regrouper par affinités provinciales ou rituelles. Il faut retrouver ou créer les conditions d'une véritable égalité des chances pour toutes les Françaises et tous les Français, quels qu'ils soient. Sans quoi on peut tenir pour assuré que les racismes conserveront dans notre pays un bel avenir.


--------------------------------------------------------------------------------===

Jean Daniel est directeur du Nouvel Observateur.
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Je trouve ca un peu gros quand meme c'est pas nous qui avons ecrit une petition qui opose francais blanc et francais noirs.
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Bahia
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MessagePosté le: Lun 28 Mar 2005 17:14    Sujet du message: Malaise après un appel contre le "racisme anti-Blancs&q Répondre en citant

Il importe de toujours avoir le texte intégral pour pouvoir s'y référer en cas de besoin.
Désolée s'il a déjà été copié, il m'aurait échappé.

Article paru ds Libération
Parallèlement à "On crée des compétitions de victimes"
Samedi 26 mars 2005
Par Blandine Grosjean

MALAISE APRES UN APPEL CONTRE LE "RACISME ANTI-BLANCS"
La pétition se veut une réponse aux incidents lors des manifestations lycéennes.


Un appel dénonçant des «ratonnades anti-Blancs» lors des récentes manifestations lycéennes a été lancé vendredi à l'initiative du mouvement de jeunesse sioniste progressiste Hachomer Hatzaïr et de Radio Shalom. Aux côtés d'un millier de lycéens, sept personnalités ont signé: le théologien musulman Galheb Bencheikh, le cinéaste Elie Chouraqui, l'écrivain d'origine iranienne Chahdortt Djavann (auteur de Bas les voiles), l'éditorialiste Jacques Julliard, l'ancien ministre Bernard Kouchner, le chercheur Pierre-André Taguieff, qui a écrit en 2002 la Nouvelle Judéophobie et le philosophe Alain Finkielkraut.

Terrain miné. «Il y a deux ans, quatre jeunes du mouvement Hachomer venaient de se faire agresser en marge d'une manifestation contre la guerre en Irak parce qu'ils étaient juifs, écrivent les pétitionnaires. La mobilisation avait été formidable. Aujourd'hui les manifestations lycéennes sont devenues, pour certains, le prétexte à ce qu'on peut appeler des "ratonnades anti-Blancs". Des lycéens, souvent seuls, sont jetés au sol, battus, volés et leurs agresseurs affirment, le sourire aux lèvres : "Parce qu'ils sont français." Ceci est un nouvel appel parce que nous ne voulons pas l'accepter et parce que pour nous, David, Kader et Sébastien ont le même droit à la dignité.» Conscients d'être en terrain miné, les rédacteurs ajoutent : «Ecrire ce genre de texte est difficile parce que les victimes sont kidnappées par l'extrême droite. Il ne s'agit pas pour nous de stigmatiser une population. A nos yeux, il s'agit d'une question d'équité. On a parlé de David, on a parlé de Kader, mais qui parle de Sébastien ?»

En présentant leur initiative, Yoni Smadja (Hachomer) et Bernard Abouaf (Radio Shalom) ont tenu à affirmer, quitte à afficher une certaine naïveté, qu'il s'agissait «juste de parler de ce dont on ne parle jamais, point barre», en rapportant des incidents, symptomatiques, selon eux, de ce «bouillonnement raciste anti-Français». «Yoni était rue des Rosiers, raconte Bernard Abouaf. Un Noir lui demande son portable pour envoyer un SMS. Yoni refuse, l'autre l'a traité de "sale Blanc, sale Français, sale bouffon".» Il poursuit : «Hier encore on hésitait : peut-être qu'on fantasme, qu'on en rajoute, il faut faire attention, la France n'est pas à feu et à sang. Mais le dernier service qu'on ne veut pas rendre au Front national, c'est de ne pas défendre Sébastien.»

Yoni Smadja explique que les images de lycéens agressés par ce qu'on qualifie désormais de «cailleras» (racailles en verlan) l'ont «choqué» et ont réveillé une «peur diffuse, la peur que la haine envers les Français s'aggrave», les violences subies par des «Français» faisant écho aux agressions antisémites. Pour Smadja et Abouaf, «il ne s'agit pas d'une contre-offensive à Dieudonné», le second refusant même de faire le parallèle entre le «nouvel antisémitisme» et ce racisme «anti-Français».

A leurs côtés, Alain Finkielkraut dénonce ce «mouvement de haine, une francophobie qui englobe les juifs et les Français», estimant que judéophobie, antisémitisme musulman et francophobie se répandent : «Une nouvelle cible apparaît, le Français à l'oeil nu, victime du délit de faciès.» Le philosophe met en cause des intellectuels de gauche, dont l'un, le sociologue Laurent Mucchielli, qui a analysé ces violences comme l'expression d'une haine sociale. «C'est toujours social, ça va avec le social !» s'énerve Finkielkraut, avant de faire part de son inquiétude : «Il s'agit d'intégrer dans une France qui ne s'aime pas des gens qui n'aiment pas la France. Alors que la France est aimable, ce n'est pas seulement la colonisation, l'esclavagisme et Vichy. Il y a un ressentiment monstrueux qui s'élève et sera fatal à ceux qui l'expriment», prédit-il. «C'est Farrakhan qui nous pend au nez», a-t-il conclu, en faisant référence au leader américain du mouvement raciste noir Nation of Islam.

Fracture. L'Unef (Union nationale des étudiants de France) a été la première à réagir. «Il est faux d'affirmer que ces violences aient eu d'abord un caractère raciste. Elles sont avant tout le reflet du malaise social et d'une fracture qui se creuse entre lycées de banlieue et de centre-ville», a déclaré le syndicat étudiant, qui a tenté d'assurer la sécurité des manifestants. Le président du Mrap (Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples) et celui de la LDH (Ligue des droits de l'homme) ont jugé cet appel «irresponsable» : «Il est réducteur de qualifier de racistes ces incidents. Cela transpire le mépris à l'égard de certaines couches sociales. La haine sociale n'est pas acceptable mais en focalisant sur le racisme, on se ferme toute possibilité de comprendre», a expliqué Michel Tubiana, pour la LDH. Serge Romano, président du Comité marche du 23 mai, luttant pour la reconnaissance des torts subis par les esclaves, juge l'appel «inacceptable car il prend l'allure d'un affrontement Blancs-Noirs», mais reconnaît que ces jeunes «sont venus casser du Blanc». En revanche Yonathan Arfi, le président de l'UEJF (Union des Etudiants juifs de France), a estimé que la problématique de l'appel était «juste». «Nous sommes dans une société fragmentée, en voie de tribalisation», déplore pour sa part Patrick Klugman, vice président de SOS Racisme.

http://www.liberation.fr/page.php?Article=285317
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Je crois que le FINKIELKRAUT n'a pas fini de péter les plombs, lui qui dénonce ce "mouvement de haine, une FRANCOPHOBIE qui englobe les Juifs et les Français", estimant que judéophobie, antisémitisme musulman et francophobie se répandent :
"Une nouvelle cible apparaît, le Français à l'oeil nu, victime du délit de faciès".

Voilà comment LES MEDIAS, par intellectuels interposés, mettent ds la tête des gens ce qui n'existe pas, le produit des purs fantasmes de ces intellos fatigués.

Il fut une époque, pas si lointaine, où c'était les Maghrébins en France qui étaient systématiquement sur la sellette. Aujourd'hui, il est indéniable qu'on leur a volé la vedette... à l'insu de notre plein gré, "on" nous trouve assurément un peu trop remuants ces temps-ci. C'est sûr, ils ne sont pas habitués, ces Français de souche et pourtant, il va falloir qu'ils s'y fassent car le pire (ou le meilleur) est probablement à venir : une IMPLOSION de la société française ???

FINKIELKRAUT devrait prendre des vacances ou se nourrir d'anxiolytiques car là, il va mal, très mal même !!!
----------------------------------------------------

Pour répondre à la question de je ne sais plus qui, voici les références de l'ouvrage sur les tournantes.

Laurent MUCCHIELLI, "Le scandale des "tournantes", Dérives médiatiques, contre-enquête sociologique, La Découverte, 2005.
Son site : laurent.mucchielli.free.fr
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Ndanie
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MessagePosté le: Lun 28 Mar 2005 18:07    Sujet du message: Répondre en citant

Alyssa a écrit:
Mainty a écrit:
C est la merde c est la merde Ils veulent faire payer aux noirs le fait qu'ils revendiquent la reconnaissance de l'esclavage, la volonté d'etre reconnu historiquement, d'avoir Dieudonné dans leur rang...de voir que les gentils negres malheureux dans leur pays toujours souriant et assistés sont en fait des rebelles au fond d'eux et gardent une rancoeur contre les injustices passés ou présentes
c'est une punition vous avez pas capté????

Ils cherchent un clivage à l'américaine, aux US les juifs sont classés comme blanc et l'ambition caché est de faire front contre une soi disant alliance "arabe/noir" ===> ben oui désolé dans les cités on a parqué des bougnoules et des bamboulas normalent qu ils se fréquentent...


Les consequences vont etres desastreuses s'ils arrivent à faire passer dans l'opinion que les noirs sont des racistes rebelles au fond d'eux memes : pour trouver un boulot (deja que c est pas facile pour un jeune immigré alors si on considere qu'il aime pas les blancs....), dans l'aide humanitaire (les donateurs inconsciemment prefereront donner à l'Asie que plutot à des negres non reconnaissants..)....ect...


Cela ne fera que comforter certains blancs dans leurs préjugés. MAIS POUR les ONG, à mon avis ça ne changera pas grande chose pour l'Afrique. Ca fait des années qu'elles y sont pour la "bonne conscience" des pays occidentaux, avec tous ces stars qui font de l'humanitaire parce que c'est "IN" et qui pensent plus à leur médiatisation qu'à autre chose. Et pour l'Asie, malgré les promesses de dons en millions qui ont été faits, à 3 mois du tsunami, la plupart des asiatiques n'ont rien vu venir,à se demander où est passé l'argent.Enfin bref,...
Tout ça pour dire, que l'action des ONG ce n'est pas ce qui est le plus important actuellement. C'est de faire savoir autour de soi ce que "trafique" ce personnage malsain qu'est Finkelkriaut. Moi j'en parle autour de moi à mes connaissances "blanches" dont la plupart n'ont pas entendu parler de cette pétition, et je leur ai fait une copie. Il faut contrer cette propagande.


Ta démarche est la meilleure Alyssa. Exiger la reconnaissance d'une vérité historique ne signifie pas aller en guerre contre les Blancs. Tous les Blancs n'étaient pas des esclavagistes.
Nous devons donc dénoncer les manoeuvres de Finkielkraut autour de nous.
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Makaveli
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MessagePosté le: Lun 28 Mar 2005 21:38    Sujet du message: Répondre en citant

kennedy a écrit:
vu sur le monde
commentaire de Jean daniel
===============================================
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3232,36-631858@45-0,0.html

L'anticolonialisme comme alibi
LE MONDE | 26.03.05 | 15h06

Les Maghrébins, pour ne parler que d'eux, se sont plus ou moins intégrés lorsqu'ils étaient modelés par les mécanismes intégrateurs qu'étaient l'armée (oui, surtout elle), l'école, le syndicalisme, mais aussi l'Eglise catholique, du fait de ses oeuvres sociales. Non seulement la pesanteur coloniale n'a pas joué, mais c'est au moment où la France exerçait avec le plus de tranquillité son régime d'arbitraire que des populations de Kabylie et de l'Oranais se sont insérées dans la société française sans songer à ce moment-là à s'affirmer par une revendication culturelle ou vestimentaire. Le nombre et le ghetto n'avaient pas encore créé la "communauté".
Trés drôle ce Mr...Pcq la machine à casser colonile fonctionait à merveille dans des cerveaux malaxés par la propagande colonialiste ce type vient nous vanter les "miracles" de l'intégration à la sauce coloniale...
Citation:
Ce qui est arrivé ensuite, chacun le sait. C'est une concomitance entre l'effondrement du prestige de la France (à partir de la défaite tragique de Dien Bien Phu) ; la politique d'immigration massive accompagnée de regroupements familiaux pour lesquels on ne procurait ni logement, ni travail, ni sécurité ; la suspension complètement irresponsable du service militaire et de toute conscription ; le retour général du religieux comme affirmation communautaire ­ réaction prévisible et normale après les échecs de l'intégration ­ et enfin l'expansion de l'islam comme nouvelle idéologie.
On voit les valeurs de ce Mr...


Citation:
Ces pénibles réalités nous détournent de la tentation de voir dans le colonialisme la raison unique, exclusive et obsédante, de tous les comportements des anciens colonisateurs, mais aussi des anciens colonisés. Sur ce sujet, des hommes comme Habib Bourguiba et comme Léopold Sédar Senghor ont formulé ­ avant Mandela ­ des pensées prémonitoires. Ils avaient envisagé, sans en prévoir l'épouvantable dimension, un éventuel échec de la décolonisation après la grande espérance de la conférence de Bandoung (1955). Ils estimaient que les peuples ne pouvaient triompher de l'atroce traumatisme colonial qu'en se persuadant qu'ils avaient toutes les chances de se montrer plus civilisés, plus modernes et plus conquérants que leurs anciens despotes. Sans quoi ils redoutaient un autre traumatisme que celui de la colonisation, celui provoqué par la décolonisation.
Senghor...entrain de prévoir l'echec possible de la décolonisation en tant que chef d'état...Optimiste le chef d'état...

Citation:
Le professeur Zbigniew Brzezinski, conseiller de Jimmy Carter, rappelait que, pendant dix ans, les étudiants qui arrivaient en tête dans ses séminaires d'Harvard étaient juifs. Cinq ans plus tard, ils étaient tous asiatiques, et il y avait parmi eux des descendants des Japonais qui avaient subi Hiroshima et des Vietnamiens qui avaient souffert de la guerre américaine dans leur pays. On retrouvera d'ailleurs cette attitude conquérante dans notre pays chez de très nombreux Français d'origine maghrébine.
Ah oui le fameux discours du "qd on veut on peut"...


Citation:
Que devient dans ces conditions l'idée, étrange et dangereuse, de persuader les Français d'origine africaine et les Français d'origine arabe qu'ils ont en commun d'être les descendants de l'esclavagisme et du colonialisme, et que les responsables de ces deux maux sont les citoyens actuels de leur pays d'accueil.
J'ai beau rellire l'appel des indigènes de la république et je ne vois pas où l'auteur en tire ce raccourci ridicule...

Citation:
L'idée d'unir dans une même classe, un même groupe ou une même catégorie les laissés-pour-compte du libéralisme, en leur donnant pour objectif de se libérer du poids d'une oppression ancienne qui leur serait commune, est sans doute l'idée qui fait le plus injure à la rationalité républicaine la plus élémentaire.
C'est bien la rationalité républicaine...surtout qd on est concerné...

Citation:
D'autant que cette idée est loin d'être innocente. Il s'agit de susciter une nouvelle lutte des classes qui entraînerait des solidarités ethniques et religieuses entre les Africains et les Arabes devenus français et ceux qui, à l'extérieur de la France, s'estiment victimes d'un impérialisme raciste. La gloire de l'anticolonialisme dont nous avons été les soldats était de fonder des communautés humaines qui transcendent la couleur de la peau, la religion, le sexe et l'héritage. Cette gloire devrait consister aujourd'hui à organiser, à partir de l'Europe, et toutes communautés confondues, un combat contre les situations de type africain telles que le film Le Cauchemar de Darwin en donne l'effroyable message.
Incroyable les conneries de ce type...Qui a été soldat de l'anticolonialisme? Quel français est tombé sous les balles d'un colon? Il faut pas déconner qd même...

Et bien sur le salut viendra de l'europe...comme d'habitude...
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The african holocaust continues...
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albator
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MessagePosté le: Mar 29 Mar 2005 05:52    Sujet du message: Répondre en citant

Depuis un bon moment, c’est notre communauté musulmane qui est visée. Puis, les journaux ont en profitée pour créer un racisme anti-arabe (= terrorisme). Et maintenant voilà que des gens à la peau noir dérangent.

Premièrement, il est stupide de faire croire aux publics que les agresseurs de la manif étaient exclusivement noirs (c’est pire que les manipulations du 11 septembre 2001).
Secondement, David, Kader ou Sebastien sont des noms porté aussi par des gens de peau noir appartenant à la communauté chrétienne, juives, musulmanes ou autres depuis la nuit des temps.

Les sionistes réveillent nos consciences en nous donnant des coups de fouet. A nous de nous unir pour dire stop à la ségrégation. L’esprit colonialiste existe encore, mais tous ensemble, de toutes confessions, de toute horizon et grâce à la richesse de nos différentes cultures faisons face à ces manipulateurs qui ne sont qu’une minorité (mais dangereuses, car ils détiennent les reines du pouvoir médiatiques, politiques, militaires, scientifiques, judiciaires et économiques.)

Ne faisons pas le jeu de ses nouveaux fasciste, et ne développons pas un réflexe communautaire. Soyons tous fière de ce que nous ont légués nos parents et grand parents et sachons tous manger dans la même table (tous en restant vigilant de ceux qui veulent nous diviser).
Si à l’heure actuelle, LIBERTE, FRATERNITE, EGALITE, n’est qu’utopie, sachons faire en sorte que cela devienne réalité avec les gens de bonne volonté (sans regarder la couleur de la peau, ni la religions).

Rien n’y fera, Finkielkraut, Kouchner, Taguieff, ne pourrons rien faire pour empêcher que la lumière soit faite sur ce crime contre l’humanité que fut l’esclavage.

Dans un vrai pays de droit ce sont ces gens là qui devraient être poursuivi pour INCITATION A LA HAINE RACIALE. Contrairement à deux personnes lynchées médiatiquement pour avoir eu la clairvoyance de dénoncer justement ces personnages aux idées obscures qui troubles notre épanouissement.




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M.O.P.
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MessagePosté le: Mar 29 Mar 2005 09:08    Sujet du message: Répondre en citant

albator a écrit:

Ne faisons pas le jeu de ses nouveaux fasciste, et ne développons pas un réflexe communautaire. Soyons tous fière de ce que nous ont légués nos parents et grand parents et sachons tous manger dans la même table (tous en restant vigilant de ceux qui veulent nous diviser).


Leguer, un mot cle !

Mais que nous ont donc légués nos parents et grand parents ?

Surement pas d'avoir mange "dans la même table".
Un esclave n'a jamais mange a la table de son maitre.

Savoir et pouvoir le faire veut se gagner et s'apprendre.

Quand a cette division toute particuliere dont tu fais allusion, a quoi ca sert de vouloir diviser ce qui l'a toujours ete.

Je parle des leucodermes/arabes et des noirs.

Utiliser ici la formule musulmane est de ces euphemismes, qui savent ce qu'ils veulent atteindre.

La se situe peut etre le "probleme" de la tres chere vigilance, elle est impartiale.

Le communautarisme dans son sens le plus noble comme pratique de tous les autres, est devenu une necessite incontournable pour la communaute noire, c'est dorenavant sa seule vraie arme.

Cooperer sur des bases saines, que tous auront su trouver, avec les autres n'est pas impossible, encore faut il les creer, la se situe le vrai travail.

Pas dans des alliances bidons qui n'ont pas de sens.


Dernière édition par M.O.P. le Mar 29 Mar 2005 09:34; édité 1 fois
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Bola
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MessagePosté le: Mar 29 Mar 2005 09:27    Sujet du message: Répondre en citant

Antiracist a écrit:


__________________________________________________________

PS : Il parait qu'un livre intéressant est sorti sur la manipulation médiatique et politique qui a été mise en oeuvre depuis quelques années sur les viols collectifs en banlieue, si quelqu'un a le titre et l'auteur, pourrait-il nous les communiquer ici ?


C'est "Le scandale des tournantes" de Laurent Mucchielli.
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ibou
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MessagePosté le: Mar 29 Mar 2005 13:48    Sujet du message: En réponse au post de SKANK sur le même sujet !!! Répondre en citant

Evil or Very Mad Le point de vue de LIBE sur cette vive controverse et ce fameux appel (j'en suis pas encore revenu depuis que j'ai reçu un coup de fil de mon frangin m'invitant à aller vite consulter le fameux "APPEL POUR SEBASTIEN") !!!

Je ne vais jamais approuver que des gens (quelle que soit leur couleur de peau) aillent bastonner d'autres dans la cadre de manifs a priori pacifiques. Alors, s'ils sont nommément désignés comme noirs, ça m'interpelle encore plus puisqu'on parle de victimes blanches. Et, dixit des lecteurs du journal LE MONDE, celui-ci vient ainsi d'ouvrir les yeux sur une grande réalité qu'il refusait de voir depuis des années en se berçant de douces illusions!!!!
Voilà, tout est dit: les noirs en France (mninorité des minorités) n'auraient d'autres desseins que de CASSER (pour ne pas dire "MANGER" puisque vous le savez tous, nous sommes entre autres, cannibales!!!) DU BLANC. Ca se passe de commentaires !!! Je caricature, il y a là une vision bien réductrice de ce qui s'est passé;mais n'est-ce-pas finalement ce que beaucoup vont retenir? En se remémorant les maintes discours de l'Extrême Droite???
Dans ce débat véritablement hallucinant à bien des égards (c'est vraiment l'hopital qui se moque de la charité), combien vont prendre du recul et faire dans les nuances ??? Nuances pour réaliser simplement que les noirs ne sont pas des anges plus que d'autres, qu'il y a bel et bien DES racistes noirs (je ne suis donc pas totalement de ton avis Skank); certains diraient que ce n'est que du "racisme de réaction" mais je ne veux même pas m'apesantir sur les motivations diverses et variées du racisme chez les un(e)s et les autres; des noirs c... et bêtes. Bref, comme dans toute l'Humanité. Mais c'est évident que l'Humanité ne se réduit pas à ces bassesses !!!
Alors pour en revenir à notre débat, voir dans les Noirs de France, la Menace ultime pour la majorité blanche, c'est LE 1er AVRIL AVANT L'HEURE !!!
Où avez-vu ça???? une MENACE SERIEUSE qui est:

- minoritaire numériquement
- qui a , à mille degrés, intégré des complexes variés d'infériorité (même quand ils se traduisent pas une expression de complexe de supériorité)
- contre laquelle il y a mille préjugés défavorables: des plus anecdotiques aux plus insupportables
- dépourvue de pouvoir économique, politique, militaire
- unanimement désignées dans tous les indicateurs comme le "DERNIER DE LA CLASSE"
- ne pouvant même pas s'appuyer sur une diaspora ou un continent d'origine qui sont perçus de la même manière et aussi pauvres
etc...

Même l'exemple américain d'affrontements noirs-blancs a prouvé où se trouve vraiment la force !!! On croit "cauchemarder" éveillé !!!! A moins que ce ne soit une belle blague !!!!

Décidément, les "contrefeux" lancés à la suite des dernières sorties de DIEUDONNE sont extraordinaires. Décidément, DIEUDO A VRAIMENT SEME UN VENT DE PANIQUE JE NE SAIS OU POUR QU'ON EN ARRIVE A DE TELLES GROSSIERETES !!!!

L'ARTICLE DE LIBERATION A LIRE EST REPRODUIT CI-DESSOUS !!!



Y-a-t-il eu un racisme anti-blanc aux manifs lycéennes?

Les récentes agressions de manifestants lycéens par des jeunes noirs issus des cités alimentent une polémique entre des intellectuels stigmatisant l'émergence d'«un racisme anti-blanc» et des associations qui voient dans cette dénonciation une dérive dangereuse.

Par AFP

vendredi 25 mars 2005 (Liberation.fr - 19:22)




ans un texte publié vendredi à l'initiative du mouvement sioniste Hachomer Hatzaïr et Radio Shalom, des personnalités dont Alain Finkielkraut, Jacques Julliard et Bernard Kouchner, ont dénoncé des «ratonnades anti-blancs» lors des manifestations lycéennes des 15 février et 8 mars à Paris. Celles-ci ont été troublées par plusieurs agressions, souvent à coups de pied et de poing, par de jeunes garçons d'origine africaine contre des lycéens blancs. «Il s'agit d'une question d'équité. On a parlé de David, on a parlé de Kader mais qui parle de Sébastien?», affirme l'appel qui a recueilli un millier de signatures lycéennes, selon ses initiateurs.

Le texte a aussitôt soulevé une polémique. Il a choqué certains, comme la sociologue Esther Benbassa, par la brutalité des mots comme «ratonnade» faisant référence aux ratonnades anti-arabes, et «francophobie», utilisé par Alain Finkielkraut pour faire le parallèle avec l'islamophobie et l'antisémitisme. «Cet appel est absurde, il y a eu des victimes blanches, mais faut-il le monter en épingle, ce qui me frappe, c'est cette revendication de la blanchitude», dit-elle, craignant un affrontement entre noirs et blancs «à l'américaine».

Ces violences exercées contre des jeunes lycéens blancs ont frappé les esprits par leur nouveauté, les casseurs s'en prenant, dans les précédentes manifestations, aux vitrines et abribus. Si Yonathan Arfi, président de l'UEJF (Union des étudiants juifs de France) refuse de ne voir dans ces agressions qu'une «revanche scolaire» de jeunes de cités face à des lycéens a priori plus privilégiés, des associations s'interrogent sur le caractère raciste des agressions. Du moins veulent-ils y voir un «racisme social» qui s'explique, sans être justifié, par les discriminations et le racisme dont sont victimes leurs auteurs.

Qualifier de racistes les jeunes noirs des cités est «réducteur», selon Michel Tubiana, président de la Ligue des droits de l'Homme (LDH). Il admet une «dimension raciste», mais qui s'explique par la «haine sociale». Il reproche aux auteurs du texte, en portant un jugement moral sur les agressions, de créer de nouvelles victimes, les blancs, aggravant le communautarisme, et de «fermer toute possibilité de comprendre» ces jeunes des cités. «Derrière ces violences, il y a des gens exclus, les violences du 8 mars sont le prolongement d'autres violences», dit aussi Mouloud Aounit (Mrap).

Représentant la communauté noire, très active ces derniers mois pour obtenir la reconnaissance par la France des torts subis par ses ancêtres esclaves, Serge Romano reconnaît que les jeunes «sont venus casser du blanc». «C'est une catastrophe, on l'avait malheureusement prévu», ajoute le président du «comité marche du 23 mai», qui estime que ces jeunes s'inspirent «des théories extrémistes qui affirment la supériorité du noir». «Ils n'ont rien d'autre à se mettre sous la dent qu'une Histoire mal maîtrisée», et les «dérapages» de Dieudonné, dit-il. Il ajoute craindre une dérive, si le problème de l'insertion des communautés antillaise et noire africaine n'est pas pris en compte. Pour autant, il refuse de signer un appel qui «prend l'allure d'un affrontement blanc-noir».
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Riko972
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MessagePosté le: Mar 29 Mar 2005 16:11    Sujet du message: Répondre en citant

édifiant, en dépit du texte de loi de C. Taubira, les programmes sclaires français vont exactement dans le sens inverse….Voila la colonisation glorifiée officiellement…



Tout cela doit être rapproché des offensives de Finkielkraut…et semble constitué une véritable offensive réactionnaire dans la douce France…


---------------------------------------------------------------------------











L'Assemblée glorifie la colonisation en douce

Des historiens s'élèvent contre un article de la loi sur les harkis.

Par Jean-Pierre THIBAUDAT

samedi 26 mars 2005 (Liberation - 06:00)




'abord, il n'y a pas cru. «J'ai relu le texte pour voir si je ne fantasmais pas.» Il ne fantasmait pas. Une de ses étudiantes venait de mettre sous le nez du professeur émérite et historien Claude Liauzu, le texte de la loi du 23 février 2005 portant sur «la reconnaissance de la Nation et contribution nationale en faveur des Français rapatriés.» Cette loi vise essentiellement à indemniser les harkis et leurs familles et leur accorder une certaine reconnaissance de la part de l'Etat français qu'ils ont servi. Mais l'article 4 de la loi ne s'en tient pas là.

Après une phrase plutôt bateau («les programmes de recherche universitaire accordent à l'histoire de la présence française outre-mer, notamment en Afrique du Nord, la place qu'elle mérite»), mine de rien le texte bascule : «Les programmes scolaires reconnaissent en particulier le rôle positif de la présence française outre-mer, notamment en Afrique du Nord, et accordent à l'histoire et aux sacrifices des combattants et aux sacrifices des combattants de l'armée française issus de ces territoires la place éminente à laquelle ils ont droit.» L'historien, lui-même pied noir et spécialiste de l'histoire de la décolonisation relit ­ «le rôle positif» ­ et bien que «cela dépasse [son] imagination» vérifie : ce texte existe bien, on peut le rencontrer dans les pages du Journal officiel.

Claude Liauzu alerte alors ses pairs. Ensemble, ils rédigent le texte d'une pétition : «Il faut abroger cette loi, écrivent-ils, parce qu'elle impose une histoire officielle contraire à la neutralité scolaire et au respect de la liberté de pensée qui sont au coeur de la laïcité ; parce que, en ne retenant que le "rôle positif" de la colonisation, elle impose un mensonge officiel sur les crimes, sur les massacres allant parfois jusqu'au génocide, sur l'esclavage, sur le racisme hérité de ce passé ; parce qu'elle légalise un communautarisme nationaliste suscitant en réaction le communautarisme de groupes ainsi interdits de tout passé.» La très active section de Toulon de la Ligue des droits de l'homme diffuse sur son site cette pétition qui fait des vagues dans le milieu des historiens et reçoit aussitôt de nouvelles signatures. Ce n'est qu'un début.

Absentéisme. Mais comment les législateurs ont-ils pu en arriver là ? Quand le projet de cette loi vient en première lecture devant l'Assemblée le 11 juin 2004, il n'y a pas foule dans l'hémicycle. C'est un vendredi, «jour habituellement réservé à nos travaux dans nos circonscriptions», râle le socialiste Gérard Bapt, sans trop la ramener : il n'y a que trois députés socialistes dans les travées. On est à deux jours des européennes. En vain Gérard Bapt tente un «renvoi en commission» pour combler «les insuffisances du texte» : il est repoussé par 38 voix contre 4. La séance est levée à 13 heures pour le déjeuner, on revient à l'heure de la sieste. Le passage qui fera bondir les historiens ne figure pas dans le projet mais apparaîtra au milieu de l'après-midi dans l'une des multiples propositions d'amendement.

«L'amendement 21 de la commission vise à faire une plus grande place à l'histoire de la présence française en Afrique du Nord et dans les autres territoires naguère sous souveraineté française, dans les programmes scolaires et dans la recherche universitaire», avance le rapporteur Christian Kert (UMP). On reste dans les généralités. Intervient Christian Vaneste (UMP) : «Le sous-amendement 59 à l'amendement 21 et le sous-amendement de coordination 58 tendent à mieux faire connaître aux jeunes générations le côté positif de la présence française en Afrique et en Asie, dans la ligne voulue par Jules Ferry, etc.» Le mot «positif» est lâché. Aucun membre de l'opposition socialiste et communiste ne monte aux rideaux. Les amendements sont votés. Ils ne seront pas mis en cause ni au Sénat, ni en seconde lecture à l'Assemblée. La loi est promulguée.

«Lobby». Noyé dans un train de mesures techniques, son incroyable article 4 passe inaperçu jusqu'à ces derniers jours. Et le lancement de cette pétition. Sera-t-il pour autant appliqué ? Benoît Falaize, professeur à l'IUFM (institut universitaire de formation des maîtres) de Versailles et qui travaille sur les questions d'enseignement de la mémoire, ne le pense pas. Il juge «absurde» ce texte qui «nous ramène trente ou quarante ans en arrière». Il voit dans cette volonté de «réévaluer le passé colonial de la France» le «fruit d'un lobby». Dont quelques députés UMP auront donc été les bras séculiers. C'est la France qui positive chère à Raffarin qui va être contente. Foin du massacre de Sétif et des tortures en Algérie les Français n'ont fait que du «positif», puisque c'est la loi qui proclame.
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Pakira
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MessagePosté le: Mar 29 Mar 2005 16:15    Sujet du message: Re: ? Répondre en citant

"toubab" a écrit:
Rollie Finger à ecrit:
Citation:
Moi je vais te dire simplement: je suis pour une séparation totale des races noires et blanches: les noirs en afrique et les blancs en europe
C'est du racisme pur !!!c'est intolerable d'ecrire ceci


Manipulateur......

Citation:
Je suis d'accord avec toi c'est inadmissible mais tu te poses surement les mauvaises questions.Moi je vais te les poser: Pourquoi y'a -t-il des noirs en France?:
-A cause de la "traite" negriere.
-A cause de la colonisation.
-A cause de la néo colonisation.
Moi je vais te dire simplement: je suis pour une séparation totale des races noires et blanches: les noirs en afrique et les blancs en europe alors au lieu de te concentrer sur le fait que des jeunes noirs désoeuvrés (nullement racistes car le vrai racisme n'existe pas vraiment en banlieue je peux en témoigner car jy ai passé pas mal de temps) ait trouvé des cibles toute faites pour le "dépouillage". Les banlieues françaises n'étant pas peuplés de "petits blancs" et la "petit blanc" étant souvent synonyme de mec qui possède(un mp3, des basket, de l'argent) il est donc logique que le "voyou" aille plus facilement vers le "petit blanc" pour voler. Et puis meme si il y'avait un racisme anti blanc sous jacent, qui en est responsable? l'état français pour avoir parqué des populations d'origine etrangeres dans des tours inhumaines ? ou bien les populations africaines(maghrebin y compris)?
Et je te répète le racisme n'existe pas en banlieue, je pense meme que ces endroits ressembleront au bresil d'ici 30 ans vu les métissages qu'ils produisent.Il nya pas de communauté noire ou arabe organisé dans les banlieues, il ya meme des blancs logés à la meme enseigne que les autres et nullement discriminés du fait de leur couleur.
Alors voici les vrais questions que tu dois te poser au lieu de lire les salades de je ne sais quel journal:
-Que fais tu pour que l'afrique soit dédommagée de 4 siècles de razzias negrieres?
-Que fais tu pour que l'afrique soit dédommagée de 200 ans de colonisation?
-Que fais tu pour que cesse immediatement l'implication de la france dans els affaires africaines?
Planches sur ces questions ...


Voilà ce qu'il a dit...

Pour ces conneries de "raçisme anti-blanc",Malcolm X avait tout dit:

"Malcolm X" a écrit:
C’est habituellement le raciste blanc qui a crée le raciste noir. Dans la plupart des cas où vous rencontrez le racisme noir, il constitue une réaction au racisme blanc, et si vous l’analysez de près, vous constatez que ce n’est pas vraiment du racisme noir. Je crois que jamais aucun peuple n’a manifesté aussi peu de tendances au racisme que les noirs…
Pour moi, réagir avec violence au racisme blanc, ce n’est pas du racisme noir. Si vous venez me passer une corde au cou et que je vous pende pour cela, ce n’est pas du racisme. C’est votre attitude qui est raciste, mais ma réaction n’a rien à voir avec le racisme ; c’est la réaction d’un être humain qui cherche à se défendre et à se protéger.


Props à Farao.
_________________
"tout nèg a nèg

ki nèg nwè ki nèg klè
ki nèg klè ki nèg nwè
tout nèg a nèg

nèg klè pè nèg nwè
nèg nwè pa lè wè nèg klè
nèg nwè ké wéy klè
senti i sa roune nèg klè
mè nèg klè ké wéy klè a toujou nèg

sa ki fèt pou nèg vin' blang?
blang té gen chivé pli long?
pou senblé yé nou trapé chivé plat kon fil mang!!!
mandé to fanm...!
mè pou kisa blang lé vin' nwè?
ha... savé ki avan vin' blan yé té ja nèg!

a nou mèm ké nou mèm dépi nânni nânnan...
chinwa soti, kouli soti, indyen soti, blang soti
mèm koté nèg soti

avan yé sotil koté y fika
AFRIKA!!!"

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tokos
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MessagePosté le: Mar 29 Mar 2005 16:30    Sujet du message: Répondre en citant

La premiere expression qui me vient à l'esprit est: [b]la grande manip[/b].
Définissons d'abord le racisme et si nous sommes sur la même longueur d'onde nous aurons fait un grand pas.
[b]De mon point de vue le racisme n'est pas un sentiment, mais un système. Et le seul racisme FONCTIONNEL dans le monde est bel et bien la suprématie blanche. [/b] C'est ce type de mots que les NOIR(E)S de France ne prononcent pas parce que cela leur est interdit par leurs maîtres, les planificateurs de l'assimilation. En dehors de cette sphère, ce mot n'étonnera personne. Je vous donne une référence intéressante: "The United Independant Compensatory Code/System/Concept a textbook/workbook for thought/speek and/or action for victims of racism (white supremacy) écrit par Neely Fuller. Je n'en écrirais pas plus à propos de ce livre mais je vous suggère de toujours prendre du recul face à un événement, c'est à dire face à l'apparition médiatique d'un fait et/ou d'une histoire. La pensée systémique qui se doit d'être de rigueur dans nos analyses permet de comprendre au moins un point:
L'effet et la cause qui lui donne naissance ne sont pas NECESSAIREMENT PROCHES DANS LE TEMPS ET DANS L'ESPACE.
Je me réjouis de certaines analyses car beaucoup d'internautes voient bien la grande manip et les manoeuvres sordides qui sont à l'oeuvre dans le but unique de perpétuer le système dans sa globalité.

1. Le ralliement souhaité par Finkelkraut, Kouchner apparait à certains hétéroclites parce qu'ils ont toujours eu une mauvaise analyse du rôle des individus comme les Kouchner. Le concept cité plus haut nous permet de comprendre que "les divers systèmes de pensée en -ismes- sont autant de dispositifs raffinés pour atteindre les objectifs de la suprématie blanche." Ils peuvent s'opposer mais jamais sur les fondements surtout quand il s'agit des NOIR(E)S d'où la permanance des discriminations quelque soit celui qui est au pouvoir. Le Pen, Segolene Royal et Chirac ont rendu hommages COTE A COTE aux soldats français morts en Côte d'Ivoire. Sur ce point et ce point seulement il y aura toujours consensus. D'ailleurs y a t'il eu un débat sur les morts ivoiriens -NOIR(E)S- fabriqués par l'armée française? Y a t'il un débat réel en France sur la discrimination en général et celle spécifique aux NOIR(E)S?

2. L'obstacle majeur à l'identification de ce système découle par conséquent de l'interdépendance - propre à tout système - des éléments qui le constituent, mais également à l'incroyable capacité des NOIR(E)S à fuir le problème dans son essence, syndrome de Stockholm oblige. Le démontrer constituera une autre vaste partie à étudier, notamment à propos des conséquences du système et fera ensuite l'objet d'une autre discussion.

3. Sur l'appel proprement dit ne vous fatiguez pas à combattre les écrits fallacieux qui nient comme d'habitude l'influence d'un système de discrimination sur de jeunes français que l'on a amené à comprendre que en définitive le français réel est blanc. Tous leurs comportements ont toujours été et seront toujours décryptés dans le sens de mettre sur eux l'entière responsabilité de leurs attitudes (ils en ont bien une), dédouannant ainsi le système de la sienne. Là l'occasion tombe à point nommé pour désamorcer ce qu'ils considèrent comme une bombe, à savoir la reconnaissance du fait colonial et esclavagiste.

Le Journal Le Monde fait une différence extraordinaire: jugez en

[quote] Le comportement discriminant ne s'explique pas par le souvenir d'une situation coloniale, mais bien par le rejet d'une présence jugée hétérogène. Le délit de faciès, par exemple, ne distingue pas entre les enfants ou les petits-enfants des anciens colonisés et les autres. Les Tziganes et les Albanais le savent mieux que les autres.[/quote]
Une présence jugée hétérogène n'a aucun lien avec le souvenir d'une situation coloniale!!! [color=red]Mais monsieur le jugement de caractère hétérogène découle justement de ce passé colonial et c'est la raison pour laquelle l'école doit jouer son rôle et rompre avec l'idée du gauchiste Jules Ferry pour qui il fallait évacuer de l'école l'histoire coloniale, "les peuples supérieurs ayant un devoir envers les peuples inférieurs".[/color]
Et à propos du contrôle au faciès, c'est bien parce qu'ils sont identifiés comme non-blancs D'ABORD et concernant les NOIR(E)S comme appartenant à une humanité négligeable - héritage du bagage culturel français oblige - qu'ils subissent le contrôle au faciès. Les attitudes sont liées mais la cause n'est pas nécessairement apparente dans l'immédiat!!!!!!!

Pierre Tavanian dans son livre "Le Racisme Républicain" Ed: L'Esprit Frappeur que vous trouverez à la FNAC par exemple - insiste sur l'attitude de cette France coloniale. C'est dans ce livre que j'ai découvert ce Taguieff et bien d'autres. Je précise que Tavanian est journaliste et Blanc et que du point de vue de son livre il ne pourra adhérer à un tel "appel". Cet appel sera un flop car tous les BLANCS et tous les JUIFS n'y adhéreront pas car il ne réflète pas la réalité, il est fait pour fabriquer le racisme que l'on prétend combattre. De toutes les façons il existera toujours des BLANCS de bonne foi qui refuseront ce jeu. Y a qu'à écouter Soral et bien d'autres intervenants à propos de cet appel. Auront ils accès aux médias?

4. Quant à la gloire de l'anticolonialisme "dont nous avons été les soldats" elle est ici à anlyser de façon pratique. Comment s'est elle manifestée? En tous cas la solution est dans "l'Europe..." mais pas en France en appliquant par exemple certains articles de la loi Taubira relative à l'enseignement sur LA DEPORTATION ET LA MISE EN ESCLAVAGE DES NOIR(E)S. Toujours la fuite...
Au fait que disent Kelman, Beyala et Bilé de cet appel?[/u]

5. [color=green]Quant à certains écrits considérés comme racistes que l'on peut lire sur les fora, ce sont surtout des réactions épidermiques non fonctionnelles car ne pouvant débouchées sur aucun acte qui détruit la dignité humaine, voire sur une idéologie théorisable de la domination . Une fois de plus le racisme est un système (culture dominante mise en place par ceux qui se considèrent comme blancs) et non un sentiment conduisant à des défoulements divers, voire des aggresions physiques, à moins que le vol de portable soit une idéologie raciste. Que dire des NOIR(E)S qui se font voler les portables par d'autres NOIR(E)S? Il est permis de remplacer NOIR(S) par tout autre phénotype![/color]
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ibou
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MessagePosté le: Mar 29 Mar 2005 16:36    Sujet du message: LE racisme ou LES racismes Répondre en citant

nous en sommes là parce que certains découvrent DES racismes comme s'il n'y avait pas simplement LE RACISME !!!
Quelle perte de temps que de lancer un appel pour parler spécifiquement du "RACISME ANTI BLANC" . Comme si d'autres humains ne pouvaient pas faire preuve de racisme !
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On gagne toujours à taire ce que l'on n'est pas obligé de dire
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Skelter
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MessagePosté le: Mar 29 Mar 2005 17:11    Sujet du message: Répondre en citant

Perso ce qui me chiffonne avec cet appel c'est que les "personnalités" qui le porte ou qui en sont signataire sont majoritairement juive alors que ce n'est pas un appel contre l'antisémitisme.

Cela veut donc dire que les Juifs s'assimilent aux Blancs, et aux Arabes(cf le Kader du texte), et font front uni contre les Noirs?

Bref ce texte est con d'autant qu'il tend implicitement à laisser entendre que les récents "dérapages" de Dieudionné seraient à l'origine de ces actes de violences.

Dénoncer la violence et le racisme, oui, mais pas n'importe comment.

Quant à finkelkraut, ce type est un crétin qui n'en est pas à sa première déclaration imbuvable.
D'ailleurs je l'ai détesté dès la 1ère fois que je l'ai entendu l'ouvrir, c'était à un débat sur Le pen organisé par Marianne le 1èr Mai 2002, pour vomir des clichés ridicules sur la banlieue et sa "population".
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Le titre du bouquin de Bilé c'est "Noirs dans les camps Nazis" pas "Noirs Nazi"^^
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Muana Kongo
Super Posteur


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MessagePosté le: Mar 29 Mar 2005 17:27    Sujet du message: Répondre en citant

Skelter a écrit:
Perso ce qui me chiffonne avec cet appel c'est que les "personnalités" qui le porte ou qui en sont signataire sont majoritairement juive alors que ce n'est pas un appel contre l'antisémitisme.

Cela veut donc dire que les Juifs s'assimilent aux Blancs, et aux Arabes(cf le Kader du texte), et font front uni contre les Noirs?

Précision: les juifs appartiennent à la race blanche, ils ne font pas de "front unis" ni ne s'assimilent, ils sont blancs. Il n'y a pas de race sémite, mais une notion de peuple (ensemble culturel) sémite, lui-mê^me inclus dans la grande famille de la "race blanche".
Rq: il ne s'agit pas de considérer ces races comme scientifiquement existantes, mais comme des constructions politiques/sociales.

En passant, je ne vois pas ce qu'il y aurait d'étonnant à ce que les juifs non plus n'aiment pas les noirs. avant même la montée du Nazisme, et même après, ils ont été les principaux soutiens de l'appartheid entre autres et ça n'a pas commencé hier, mais à l'époque où il a fallu créer cham le maudit nègre.
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----«Le Jeune Africain Moderne sera armé de savoirs, pas de fusils importés.»
Si vous partagez ce rêve, aidez-nous à en faire une réalité. Soutenez l'initiative Vitu, sur :
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Bahia
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MessagePosté le: Mar 29 Mar 2005 17:34    Sujet du message: Une drôle de solidarité !!! Répondre en citant

C'est sur cette affaire plus que grave qu'on aimerait entendre les Kelman, Beyala, Sopo et Cie. En tant qu'Africains ou "Afros" résidant en France ne sont-ils pas eux aussi directement visés ?

On a bien su les dénicher pour "massacrer" Dieudonné !!!
Où sont-ils ? Où se cachent-ils ? Pourquoi ce silence ?

Beyala qui hurle partout qu'elle combat toute forme d'injustice, comme elle défend, ds son dernier bouquin, les Blancs ds le Zimbabwe de Mugabe, qu'attend-elle aujourd'hui pour HURLER contre cet appel à la haine lancé par Finkel-CROTTE et Cie ?

- Vs avez dit SOLIDARITE ?
- Quelle solidarité ?
_________________
Andu, saa andi, andinn !
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Antiracist
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MessagePosté le: Mar 29 Mar 2005 17:48    Sujet du message: Répondre en citant

Bola a écrit:
Antiracist a écrit:


__________________________________________________________

PS : Il parait qu'un livre intéressant est sorti sur la manipulation médiatique et politique qui a été mise en oeuvre depuis quelques années sur les viols collectifs en banlieue, si quelqu'un a le titre et l'auteur, pourrait-il nous les communiquer ici ?


C'est "Le scandale des tournantes" de Laurent Mucchielli.


Merci, j'ai vu l'émission de France 5 "Arrêt sur image" sur le sujet (http://www.france5.fr/asi/006869/28/123868.cfm). Très instructif !

Le "phénomène des tournantes" et la pétition de Finkielkraut on finalement le même état d'esprit.

Entre 2001 et 2003, les médias et les politiques ont mis en avant les viols collectifs en banlieue, laissant entendre que cela était un phénomène nouveau, né dans les cités, et venant des jeunes issus de l'immigration afro-maghrébine. Laurent Mucchielli démontre que les viols collectifs ne sont pas apparus brutalement en 2001 et que rien, dans les statistiques policières et judiciaires, ne prouvent que ces crimes aient augmenté au cours des 20 dernières années. Le but, stigmatiser toujours les mêmes, les pauvres, les arabes (surtout eux dans un premier temps), les noirs et bien entendu, l'islam.

Au terme de quelques mois de matraquage, c'était bon : les gosses de banlieue sont des violeurs islamistes ! Le 11 septembre fera le reste.

Après est venu l'antisémitisme : violeurs islamistes ET antisémites... Peu importes que ceux qui ce sont fait chopper suite à des profanations étaient des petits nazillons, l'idée était bien ancré : Jeunes de cité=antisémites et inversement.

Maintenant, après avoir bien chargé les "reubeus", il fallait bien que les nègres trinquent un peu. Donc, pour eux, c'est la pencarte "raciste anti-blancs". Je vous prédit dans les semaines à venir des dizaines de reportages à la TV sur le sujet, avec des mecs au visage flouté qui feront "Sa mère, moi les blancs jlé nique grave !"

C'est toujours le même processus : on part d'un fait divers réel et on généralise. Evidemment, comme la connerie humaine est la chose la mieux partagée sur terre, il existe forcément des noirs ou des arabes violeurs, antisémites ou racistes et qu'on trouvera toujours des faits divers à mettre à la Une du 20h de PPDA.

Mais faire croire à coup de reportages démagogiques que le racisme, l'antisémitisme, les violences sexuels et le machisme n'existait pas en France avant 2000/2001 et que cela n'existe pas hors des cités ghettos, c'est se foutre de la gueule du monde !

Imaginez un peu Mme Brigitte Michu, au fin fond de la Creuse, qui ne connait les noirs et les arabes qu'au travers des images du journal ou des reportages d'"envoyé spécial"et de M6, elle doit croire que les cités sont des endroits ou les garçons violent leur voisine à quinze dans les caves, avant de se droguer, de brûler une synagogue et de préparer un attentat !

Le Pen n'a même plus besoin de faire sa campagne électorale !

Mais ça les médias s'en foutent, la peur, ça fait vendre du papier et c'est bon pour l'audimat.
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"toubab"
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MessagePosté le: Mer 30 Mar 2005 00:24    Sujet du message: Répondre en citant

Pakira, de qui parle tu en disant "manipluateur", Rollie finger a bien écrit qu'il etait pour la separation des blancs et des noirs, c'est pas moi qui l'ai inventé ! Si c'etait ironique, je ne l'ai pas pris pour tel !
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Kennedy
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MessagePosté le: Mer 30 Mar 2005 01:06    Sujet du message: Répondre en citant

Antiracist a écrit:
Bola a écrit:
Antiracist a écrit:


__________________________________________________________

PS : Il parait qu'un livre intéressant est sorti sur la manipulation médiatique et politique qui a été mise en oeuvre depuis quelques années sur les viols collectifs en banlieue, si quelqu'un a le titre et l'auteur, pourrait-il nous les communiquer ici ?


C'est "Le scandale des tournantes" de Laurent Mucchielli.


Merci, j'ai vu l'émission de France 5 "Arrêt sur image" sur le sujet (http://www.france5.fr/asi/006869/28/123868.cfm). Très instructif !

Le "phénomène des tournantes" et la pétition de Finkielkraut on finalement le même état d'esprit.

Entre 2001 et 2003, les médias et les politiques ont mis en avant les viols collectifs en banlieue, laissant entendre que cela était un phénomène nouveau, né dans les cités, et venant des jeunes issus de l'immigration afro-maghrébine. Laurent Mucchielli démontre que les viols collectifs ne sont pas apparus brutalement en 2001 et que rien, dans les statistiques policières et judiciaires, ne prouvent que ces crimes aient augmenté au cours des 20 dernières années. Le but, stigmatiser toujours les mêmes, les pauvres, les arabes (surtout eux dans un premier temps), les noirs et bien entendu, l'islam.

Au terme de quelques mois de matraquage, c'était bon : les gosses de banlieue sont des violeurs islamistes ! Le 11 septembre fera le reste.

Après est venu l'antisémitisme : violeurs islamistes ET antisémites... Peu importes que ceux qui ce sont fait chopper suite à des profanations étaient des petits nazillons, l'idée était bien ancré : Jeunes de cité=antisémites et inversement.

Maintenant, après avoir bien chargé les "reubeus", il fallait bien que les nègres trinquent un peu. Donc, pour eux, c'est la pencarte "raciste anti-blancs". Je vous prédit dans les semaines à venir des dizaines de reportages à la TV sur le sujet, avec des mecs au visage flouté qui feront "Sa mère, moi les blancs jlé nique grave !"

C'est toujours le même processus : on part d'un fait divers réel et on généralise. Evidemment, comme la connerie humaine est la chose la mieux partagée sur terre, il existe forcément des noirs ou des arabes violeurs, antisémites ou racistes et qu'on trouvera toujours des faits divers à mettre à la Une du 20h de PPDA.

Mais faire croire à coup de reportages démagogiques que le racisme, l'antisémitisme, les violences sexuels et le machisme n'existait pas en France avant 2000/2001 et que cela n'existe pas hors des cités ghettos, c'est se foutre de la gueule du monde !

Imaginez un peu Mme Brigitte Michu, au fin fond de la Creuse, qui ne connait les noirs et les arabes qu'au travers des images du journal ou des reportages d'"envoyé spécial"et de M6, elle doit croire que les cités sont des endroits ou les garçons violent leur voisine à quinze dans les caves, avant de se droguer, de brûler une synagogue et de préparer un attentat !

Le Pen n'a même plus besoin de faire sa campagne électorale !

Mais ça les médias s'en foutent, la peur, ça fait vendre du papier et c'est bon pour l'audimat.


D'accord avec ca
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Bahia
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MessagePosté le: Mer 30 Mar 2005 07:34    Sujet du message: Une déclaration de guerre ??? Répondre en citant

AUX ARMES, CITOYENS BLANCS

Pierre Marcelle, Journal libé
Mercredi 30 mars 2005


S'il fallut plus de deux semaines pour que le prétexte de la manif des lycéens du 8 mars accouche vendredi de ce délirant «appel contre le racisme et les ratonnades (sic) anti-Blancs», l'effet dévastateur de ce dernier n'a pas traîné.

Lancé par le mouvement «sioniste progressiste» variante : «sioniste de gauche» (mais c'est quoi, aujourd'hui, un «sioniste de gauche» ?) Hachomer Hatzaïr et la station Radio Shalom (voir Libération des 26-27 mars), le texte prend prétexte des violences que la «caillera», venue faire provision de portables, fit subir ce mardi-là à la belle et blanche et studieuse jeunesse française (de souche ou bien intégrée) en lutte. En trois jours à peine, sept médiatiques signataires, que leur propre obsession du communautarisme affole, ont servi de relais à un propos que rien n'étaye, mais qui vient à point jeter aux orties les démons de la misère sociale.

Ainsi, par un incompréhensible tour de passe-passe, fut-il décrété que de jeunes Noirs furent seuls coupables des criminelles exactions les «beurs» et les «Gaulois» encagoulés en étant (pour cette fois) absous ;
ainsi l'opprobre jeté sur les «Blacks» prolonge-t-il celui jeté sur la dénonciation aigrie d'un néocolonialisme qui, c'est bien connu, n'est rien qu'une vue de l'esprit gaucho-raciste ;
ainsi, dans les pantoufles de Julliard, du Nouvel Obs, Robert Solé, le médiateur du Monde, put-il samedi décréter qu'il est temps d'analyser ces choses complexes «autrement que par le biais de sociologues bien-pensants» (sic) ;
ainsi, dans le parallèle établi avec la «tentative de lynchage» de quatre jeunes juifs lors d'une manif contre la guerre d'Irak en mars 2003, de bons esprits ayant, eux, depuis longtemps cessé de penser suggèrent-ils à des jeunes de diverses origines (mais que la République a bien identifiés, via sa carte scolaire, comme des nantis) de faire alliance contre les barbares et sur le seul critère de la couleur de leur peau.

Le diable Dieudonné, désormais investi en sa négritude même, s'en trouvera conforté.

http://www.liberation.fr/page.php?Article=285927
---------------------------------------------------------

Le titre à lui tout seul, se référant à la Marseillaise (chant patriotique), est plus que parlant : une déclaration de guerre lancée par Finkel-CROTTE et ses acolytes ?
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Doco
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MessagePosté le: Mer 30 Mar 2005 08:15    Sujet du message: Répondre en citant

Ils sont forts qd meme.... pour donner plus d'empleur a leur combat sioniste, ils veulent faire de la nation francaise une terre juive. judeophobie et francophobie, meme combat. Les blancs (juifs inclus, reconcilies avec les autres) contre les non-blancs. On est en terre des valeurs univeselles en 2005.... ca ne merite meme pas qu'on s'y attarde.
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MoneFANG
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MessagePosté le: Mer 30 Mar 2005 09:07    Sujet du message: Répondre en citant

Doco a écrit:
Ils sont forts qd meme....


Ils sont plus que ça ... mon cher ami ... je me demande même s'il y a une limite à leur force.

Citation:

Pour donner plus d'empleur a leur combat sioniste, ils veulent faire de la nation francaise une terre juive.


C'est fait depuis belle lurette ... comment l'ont-ils fait? ... c'est ce que je trouve interressant ... ils n'ont pas commencé par descendre dans la rue ... non! ... ils se sont terrés pendant des années, puis ils ont lancé des vagues d'infiltrations dans l'appareil d'état français ... inflitrant les postes-clés
... de l'administration ... ces postes-clés sont devenus par la leur volonté, de véritable tour de contrôle de l'opinion française ... la partie étant gagnée ... ils sont descendus dans la rue, pas pour manifester la joie de leur victoire ... non! pour demander des réparations du mal qui leur est fait chaque jour qui passe ... n'est-ce pas?
alors, tu disais qu'ils étaient très forts? moi, je dis que ces gens appliquent un principe mathématique très simple : " Quand on a dépassé les bornes ... il n'y a plus de limite !!! "
Bien de choses à toi

[MoneFANG]
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ibou
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MessagePosté le: Mer 30 Mar 2005 10:08    Sujet du message: Comment dit-on dans ASTERIX??? Répondre en citant

"Ils sont fous ces romains"; n'est-ce-pas là l'expression favorite de ce cher Astérix??? Il faudrait remplacer "romains" par les excités et cas psychiatriques de tout poil et ce serait parfait.

Décidément, SUPER CETTE ANNEE 2005 A MARQUER D'UNE PIERRE "NOIRE".

La belle découverte que je fais avec tout cela, c'est que ces abrutis prouvent que Dieudonné, dans ses excès volontaires ou non (condamné par mes soins en son temps; sur le principe, je n'ai pas changé d'avis) ou dans sa "stratégie", avait tellement raison... Twisted Evil
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améline
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MessagePosté le: Ven 01 Avr 2005 13:07    Sujet du message: Parents de victimes dénoncent l'appel Répondre en citant

J'ai reçu ça

Nouveau lumpenprolétariat et jeunes casseurs
LE MONDE | 31.03.05 | 14h18
http://www.lemonde.fr/web/imprimer_element/0,40-0@2-3226,50-633784,0.html

Deux extraits de ce "point de vue":

Pour nous, parents de lycéens agressés le 8 mars, ce qui s'est passé ce
jour-là nous laisse un goût amer. A la fois parce que ce sont nos enfants
qui manifestaient et qui ont été blessés et traumatisés et parce que nous
sommes depuis longtemps engagés dans le combat contre les politiques de
relégation dont ces violences sont le résultat.

Mais ce désarroi est aussi redoublé par le silence gêné que l'on observe
chez nombre de nos amis politiques, à gauche et à l'extrême gauche, comme si
voir et penser cette situation nouvelle dérangeait le confort de leur
représentation du monde. A la difficulté de faire partager l'expérience des
victimes s'ajoute ainsi le déni de ceux qui devraient en être solidaires.

Nous sommes convaincus que refuser de penser cette réalité revient seulement
à laisser les démagogues de tous bords s'en emparer, au risque de
l'aggraver.

(....)

Voir et penser ce racisme à l'envers est nécessaire pour comprendre le degré
de fracture au sein de la jeunesse. Il ne s'agit en aucun cas de stigmatiser
l'ensemble des jeunes issus de l'immigration, qui dans leur immense majorité
ne le partagent pas. C'est pourquoi nous dénonçons l'appel lancé il y a
quelques jours contre le "racisme et les ratonnades anti-Blancs", qui surfe
sur le traumatisme du 8 mars pour collecter des signatures auprès des
lycéens.
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Kennedy
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Messages: 994
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MessagePosté le: Dim 03 Avr 2005 20:38    Sujet du message: Répondre en citant

Vue sur le Figaro

================================================


http://www.lefigaro.fr/magazine/20050401.MAG0015.html

POLÉMIQUE
Racisme : doit-on tout dire ?
Pour avoir dénoncé le «racisme anti-Blanc» des casseurs lors des manifs lycéennes de mars, des intellectuels suscitent à gauche un tollé attendu.

Par Cyril Hofstein
[02 avril 2005]

Ils ont ouvert le débat. En signant un appel lancé à l'initiative du mouvement sioniste de gauche Hachomer Hatzaïr et de Radio Shalom, dénonçant des «ratonnades anti-Blancs» lors des récentes manifestations lycéennes, le politologue Pierre-André Taguieff, le philosophe Alain Finkielkraut, l'écrivain d'origine iranienne Chahdortt Djavann, le cinéaste Elie Chouraqui, l'éditorialiste Jacques Julliard, le théologien musulman Ghaleb Bencheikh, l'ancien ministre Bernard Kouchner et un millier de lycéens ont provoqué une vive polémique au sein même de la gauche.


Tout commence par trois prénoms hautement symboliques : Kader, David et Sébastien. Trois noms emblématiques de la diversité française, choisis par les rédacteurs pour appeler à la vigilance contre la montée d'un racisme à géométrie variable et lutter contre la haine ordinaire que distille lentement le communautarisme. Trois prénoms, surtout, pour tenter de surmonter le choc provoqué par la violence des images montrant des bandes de casseurs, issus des quartiers dits «sensibles», pendant les manifestations lycéennes contre la loi Fillon des 8 et 15 mars derniers. En son temps ministre de l'Intérieur, Jean-Pierre Chevènement n'avait pas dit autre chose quand il avait parlé de «sauvageons».


Mais, cette fois-ci, les mots ont davantage frappé l'opinion que les images. En effet, les rodomontades du type : «On va se faire des petits Français !», «On va se venger des Blancs !» ont été largement relayées par les médias.

«Il ne s'agit pas, pour nous, de stigmatiser une population quelle qu'elle soit, précisent les rédacteurs de l'appel. A nos yeux, il s'agit d'une question d'équité. On a parlé de David, on a parlé de Kader mais qui parle de Sébastien ?» En clair, selon les signataires, s'il apparaît normal de dénoncer le racisme quand il touche des minorités, il est nettement moins facile d'évoquer celui qui touche ceux qui ne se réfèrent à aucune appartenance apparente.


Un sujet sensible et délicat qui vient bousculer les idées reçues. D'autant plus que Bernard Abouaf, de Radio Shalom, rapproche ces violences de celles dont ont été victimes quatre jeunes, il y a deux ans, en marge d'une manifestation contre la guerre en Irak «parce qu'ils étaient juifs». «La question du racisme anti-Blanc, assure-t-il, ne doit plus être confisquée par l'extrême droite. C'est un sujet aussi intolérable que les autres qui ne peut plus s'expliquer seulement par des causes sociales.» Un discours qui a pris soin de séparer cette question de «l'affaire Dieudonné», mais une analyse qui n'en a pas moins plongé une partie des associations antiracistes dans un profond malaise. A l'exception de la Licra qui «dénonce avec la plus grande fermeté la cécité répétitive d'organisations qui trouvent de pseudo-excuses sociales à des agressions à caractère raciste».


Se précipitant pour condamner l'appel, la sociologue Esther Benbassa a fustigé une «pétition communautariste susceptible de créer un affrontement Blancs-Noirs». Même indignation pour Michel Tubiana, de la Ligue des droits de l'homme, interrogé par le quotidien Libération : «Il est réducteur de qualifier de racistes ces incidents. Cela transpire le mépris à l'égard de certaines couches sociales. Cet appel risque d'accroître les divisions. C'est une démarche communautaire.»


De la virulence à la violence
Mais ces divisions et ces affrontements communautaires ne risquent-ils pas d'être banalisés par le silence qui les entoure ? Déjà la polémique a gagné internet où de nombreux forums de la communauté noire ont effectué un véritable tir de barrage : «Sous couvert de dénoncer des ratonnades anti-Blancs lors des récentes manifestations lycéennes, ce texte dresse les Français les uns contre les autres», écrit notamment le site Grioo.com. «Si nous sommes tous prêts a reconnaître que des agressions intolérables se sont produites lors des dernières manifestations lycéennes, nous ne comprenons pas pourquoi les Noirs et en particulier les Africains sont dépeints comme des sauvages», s'indigne le modérateur d'un autre site communautaire Amadoo.com. Enfin, le collectif des Antillais, Guyanais et Réunionnais entend «dénoncer ceux qui stigmatisent l'ensemble des Noirs de France, jetés en pâture à l'opprobre national».


Ici encore il est vrai que le danger est d'essentialiser un problème. Mais est-il devenu impossible, aujourd'hui, de dénoncer le comportement d'individus sans que l'entité collective à laquelle on les rattache soit, du même coup, stigmatisée ? N'est-ce pas là précisément une vision communautariste de la société ?


Au-delà de ces interrogations, on sent bien que deux visions s'opposent par médias interposés : celle qui réduit le racisme au seul phénomène social, retoilettant l'ancienne opposition bourgeois-prolétaire en dominant-dominé, et celle qui dénonce purement et simplement la montée tous azimuts d'idéologies racistes sans se préoccuper de l'identité de ses auteurs. Les résultats d'un récent sondage publié par Le Figaro et le CSA révélaient que si les Français sont de plus en plus nombreux à s'avouer tolérants, la minorité qui se dit raciste s'affirme avec plus de virulence, voire de violence que par le passé...
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MessagePosté le: Lun 04 Avr 2005 17:43    Sujet du message: Répondre en citant

kennedy a écrit:
Vue sur le Figaro

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http://www.lefigaro.fr/magazine/20050401.MAG0015.html

POLÉMIQUE
Racisme : doit-on tout dire ?
Pour avoir dénoncé le «racisme anti-Blanc» des casseurs lors des manifs lycéennes de mars, des intellectuels suscitent à gauche un tollé attendu.

Par Cyril Hofstein
[02 avril 2005]

...


Soyons vigilants, comme l'a très bien dit "Le Bouffon" Dieudonné ... ce sont les noirs qui sont victimes du racisme!!! ... le vrai, le pur, le dur ... celui qui est (pseudo-)scientifiquement pensé et savament mis en application par des hommes politiques de race non-noire ... des preuves??? dans toutes vos bonnes bibliothèques!

Alors, soyons vraiment vigilants ... surtout quand toutes ces personnalités du même bord décident de montrer du doigt la communauté noir vivant en France.

Une émeute ça se monte de toutes pièces! ... des casseurs se dénichent et peuvent être manipulés!

[MoneFANG]

Abdallah Aal Malhi, journaliste Al Watan a écrit:


Dépêche spéciale – Arabie Saoudite / Antisémitisme arabe
28 décembre 2001 N° 321

Un quotidien d’Arabie Saoudite :

Les Juifs contrôlent le monde.

Le quotidien Al-Watan, subventionné par le gouvernement d’Arabie Saoudite, a publié un article en deux parties sur le thème : « Le sentiment de supériorité des Juifs dans le monde ». Cet article, écrit par Abdallah Aal Malhi, est présenté comme une étude du « Centre américano-européen d’études internationales pour la sécurité ». (1)

La première partie, intitulée « Israël, parrain du terrorisme, récompense les terroristes en les nommant aux postes clé de l’Etat juif » (2), s’en prend à Israël et ses dirigeants, les accusant de racisme. La deuxième partie est intitulée : «Les organisations juives mettent à exécution leur stratégique ‘plan infernal’ pour prendre les commandes du monde.» (3)

Voici quelques extraits de l’article :

A la fin du siècle dernier, les organisations juives ont achevé de mettre sur pied un plan infernal devant leur permettre de prendre les commandes du monde au moyen de révolutions et du contrôle des postes clé des gouvernements de divers pays, notamment des Etats-Unis et de la Russie.

Au début du 20ème siècle, le but des Russes, des Juifs et des organisations mondialistes de ces derniers, était de renverser l’impérialisme russe, qu’ils trouvaient antisémite. Dans ce but, les organisations juives du monde entier ont cherché à créer un système socialiste juif. La plupart des dirigeants de ce système étaient juifs ; ils finançaient la Révolution russe qui, pour parler franchement, était plus juive que russe. Son principal parrain était le fameux
capitaliste Jacob Schiff, de New York.

Prenons ce premier gouvernement russe : c’est un exemple effrayant d’hégémonie juive. Les Archives nationales des Etats-Unis en attestent [sic]. Selon ces sources, sur les 384 membres du premier parlement socialiste, 13 étaient russes. Le nombre de Juifs dépassait les 300. Le correspondant du London Times en Russie a décrit ce gouvernement comme ‘une conquête juive de la Russie’. David Francis, alors ambassadeur des Etats-Unis en Russie, l’a qualifié de la même façon, ainsi que les officiers américains du Renseignement en Russie. Winston Churchill lui-même a qualifié la Révolution russe d’occupation par les Juifs bolcheviques, « qui contrôlaient le capital et sont devenus les dirigeants d’un grand empire russe ». Ceci n’est qu’un exemple parmi tant d’autres…

Le sentiment de supériorité des Juifs se caractérise par l’hypocrisie et le zèle… Les Juifs ne peuvent pas user de leur influence et de leur autorité pour une raison toute simple : ils sont minoritaires dans toutes les sociétés.

Pour affaiblir l’identité nationale [des non-Juifs], ils ont donc recours à des manigances, prennent le contrôle des affaires dans le but de servir leurs propres intérêts. C’est un fait évident dans tous les pays où ils présentent une importante communauté, aussi bien dans les sociétés arabes que dans la société américaine. Dans les sociétés américano-européenne, afro-américaine, et même chez les musulmans appartenant au monde arabe, les Juifs contrôlent les médias, la politique et l’économie, cherchent à affaiblir les groupes non-juifs et à les démanteler afin de réaliser leurs propres buts.

Comment font-ils ?

Ils se basent sur le principe de « diviser pour mieux régner ».

Les zélotes juifs craignent et combattent toute coalition raciale non juive. Dans les pays occidentaux, les Juifs s’en prennent à toute organisation qui cherche à sauvegarder la tradition et les intérêts européens. Dans les pays non-européens, les Juifs cherchent constamment à fracturer et affaiblir les coalitions et l’hégémonie des principaux groupes raciaux.

En Amérique, ils n’ont pas uniquement cherché à affaiblir l’hégémonie et la coalition des Américains européens ; ils s’en sont aussi pris aux autres coalitions, tel le mouvement nationaliste noir, la Nation de l’islam et d’autres mouvements encore.

Tout ce que ces organisations afro-américaines voulaient, c’était sauvegarder leurs coutumes dans cette société pluri-culturelle – mais les Juifs, avec leur fameux sentiment de supériorité, tenaient à ce que nul, hormis eux, ne préserve ses coutumes et ses intérêts communautaires.

C’est pourquoi ils font tout pour culpabiliser les autres sociétés ;
ils les culpabilisent même de se sentir fiers de leur culture. Ils présentent les intérêts et la fierté culturelle des organisations non-juives comme des tendances racistes.

Les Juifs font aussi ce qu’il faut pour affaiblir … les autres coalitions en utilisant pour les décrire un terme rendu célèbre par les médias juifs : «antisémitisme».

Ce terme leur sert à deux choses : d’abord, il consolide les liens entre Juifs du monde entier, leur permettant ainsi de soutenir l’Etat d’Israël. Puis, comme cette expression incite tout non-Juif à la haine des Juifs, elle les empêche de s’assimiler aux autres peuples.

Prenons l’exemple de l’hypocrisie et du zèle des Juifs dans le domaine des mariages entre Juifs et autres races.

A un moment donné de sa campagne présidentielle, le président George W. Bush a été vivement critiqué par les médias pour avoir donné une conférence à l’université Bob Jones, opposée aux mariages mixtes.

Pourtant, le fait est que toutes les synagogues en Amérique luttent contre les mariages mixtes. Il est curieux que les médias n’aient jamais mentionné ce fait bien connu, ni relevé sa duplicité – car l’Amérique est pourtant censée jouir de la liberté d’expression.

Quand on sait que les médias américains sont contrôlés par les Juifs, on cesse d’être surpris. Mentionner ce fait évident [la lutte contre les mariages mixtes] ne servirait pas les intérêts des Juifs et porterait atteinte à leurs relations avec le peuple américain.

C’est pourquoi ce fait demeure caché, tout comme les crimes quotidiens des Juifs envers les Palestiniens. D’autre part, on trouve aujourd’hui un certain nombre de livres et de films, le plus souvent écrits et réalisés par des Juifs zélés, qui condamnent tout mouvement racial non–juif.

En contrepartie, seul un nombre restreint de livres a osé évoquer le racisme juif. Vu que les grosses maisons d’édition sont tenues par des Juifs, très peu de ces livres ont été publiés, et leur distribution a été très limitée… Pour être crédibles, ces zélotes juifs auraient dû composer des ouvrages sur le racisme juif, qu’ils connaissent si bien.

Après avoir débattu des plans mondialistes juifs et de la fameuse politique juive consistant à «diviser pour mieux régner», concluons cette brève étude du racisme et du sentiment de supériorité des Juifs par quelques mots sur une autre tactique juive, non moins importante que celles évoquées plus haut :
la politique qui consiste à faire taire ceux qui contredisent ou critiquent les Juifs et leur racisme.

L’arrogance et la tyrannie des Juifs (traits de caractère qu’ils ont réussi à cacher aux occidentaux), ont atteint de telles proportions que quiconque évoque leur existence, ou celle d’une hégémonie et d’un racisme juifs, sait qu’il devra payer le prix fort.

En Amérique, quiconque ose évoquer le problème en public a son nom entaché par les médias ; il doit déclarer faillite s’il travaille dans le commerce. S’il est fonctionnaire, il perd son emploi.

A chaque fois que quelqu’un se permet de citer un fait qui ne plait pas aux Juifs ou est contraire à leurs intérêts, les Juifs le font taire, utilisant toute une gamme de moyens qui vont de la [simple] menace à l’atteinte physique, en plus du fait qu’ils touchent à sa fortune et l’envoient combler les rangs des chômeurs- s’il est fonctionnaire ou homme d’affaires.

S’il est politicien, il est tout simplement fini, mis de coté : les médias juifs se chargent de lui, ainsi que le lobby juif et tout le personnel de défense juif, lequel accuse systématiquement ses adversaires de manquer de tolérance envers les autres ethnies et confessions.

Si au moins ça se terminait par des accusations contre leurs critiques [aux Juifs].
Mais non : les zélotes juifs, usant de leur grande influence financière, médiatique et politique, peuvent emprisonner leurs adversaires ! Ils ont déjà réussi à emprisonner plusieurs personnes ayant émis des critiques à leur égard dans les pays européens – peut-être parce qu’ils sont pour l’instant dans l’incapacité d’assassiner ceux qui se permettent de les critiquer ou de dévoiler leur racisme dans les pays occidentaux. Par contre, ils ont la possibilité de les faire taire d'une autre façon : celui qui souhaite rapporter les dires des leaders juifs racistes se retrouve en prison, de par la forte influence qu’ils exercent.

Les Juifs ne renoncent à aucune accusation qu’ils peuvent inventer, pour que celui qui a osé dire la vérité passe une partie de sa vie derrière les barreaux. Telle est la situation.

Des centaines de personnes qui sont sorties des limites tracées pour elles par les Juifs, qui ont osé s’aventurer au-delà de la ligne rouge, se sont retrouvées derrière les barreaux.

Cette ligne rouge consiste tout bonnement à dire la vérité – vérité qui n’intéresse pas les Juifs. [Dans les prisons], on peut trouver des centaines de personnes qui ont évoqué l’holocauste, dévoilant la vérité sur la propagande juive mensongère.

Le lecteur sera sans doute amené à s’interroger sur l’étendue du pouvoir juif… Afin de prouver la véracité de nos affirmations, nous ne dirons rien du contrôle exercé par les Juifs sur les médias des pays occidentaux, notamment aux Etats-Unis… mais nous nous contenterons de fournir un exemple d’infiltration juive et de contrôle des postes clé de l’Administration américaine, exemple qui a causé la stupéfaction à l’époque de l’Administration Clinton… : la Secrétaire d’Etat Madeleine Albright, le chef du FBI Georges Tenet, le Secrétaire de la Défense William Cohen, la conseillère aux affaires de sécurité nationale Sandy Berger – tous étaient juifs.

Par l’infiltration des différentes administrations américaines, et au moyen du contrôle des médias et des ressources financières, les Juifs imposent leurs plans aux autres. Leur sentiment de supériorité, dont le but est l’emploi des peuples et de leurs ressources au profit des intérêts juifs et de leur Etat raciste, Israël, est toujours aussi présent.

(1) Ni ce centre ni cette étude ne figurent sur Internet.
(2) Al-Watan (Arabie Saoudite), le 8 décembre 2001
(3) Al-Watan (Arabie Saoudite), le 9 décembre 2001

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Alyssa
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MessagePosté le: Lun 04 Avr 2005 20:45    Sujet du message: Les falashas en savent quelque chose du racisme juif Répondre en citant

muana kongo a écrit:
Précision: les juifs appartiennent à la race blanche, ils ne font pas de "front unis" ni ne s'assimilent, ils sont blancs. Il n'y a pas de race sémite, mais une notion de peuple (ensemble culturel) sémite, lui-mê^me inclus dans la grande famille de la "race blanche".
Rq: il ne s'agit pas de considérer ces races comme scientifiquement existantes, mais comme des constructions politiques/sociales.

En passant, je ne vois pas ce qu'il y aurait d'étonnant à ce que les juifs non plus n'aiment pas les noirs. avant même la montée du Nazisme, et même après, ils ont été les principaux soutiens de l'appartheid entre autres et ça n'a pas commencé hier, mais à l'époque où il a fallu créer cham le maudit nègre.


Entièrement d'accord avec ça. Il n'y a qu'à voir comment ils traitent Les Falashas en Israel. Sirak M. Sabahat, lui-même jeune Falaha, en sait quelque chose (cf. l'article de Libération):

Sirak M. Sabahat en 4 dates
5 décembre 1981
Naissance en Ethiopie.
1990
Il quitte le sud de l'Ethiopie pour gagner Addis-Abeba.
1991
Arrivée en Israël.
30 mars 2005
Sortie en France du film Va, vis, et deviens.


Sirak M. Sabahat, 23 ans, acteur. Falasha sauvé de la famine éthiopienne, il est arrivé en 1991 dans une Terre promise qui n'a pas tenu toutes ses promesses.
Noir comme un juif

Par Alexandra SCHWARTZBROD

jeudi 31 mars 2005





'était une nuit de 1990. Sud de l'Ethiopie. La famille marchait pieds nus depuis des semaines, sans eau ni vivres, se cachant des soldats et des brigands. Accablée par la peur de mourir mais portée par le rêve fou de cet avion qui l'attendait à Addis-Abeba pour l'acheminer vers Jérusalem. La Terre promise. Le père et la mère tenaient chacun un petit dans les bras. Et Sirak aussi, l'aîné, frêle adulte de 10 ans. Quand, à bout de forces, le jeune garçon a fini par craquer, son père s'est approché. «Tu ne peux pas pleurer. Un jour, tu seras un homme important. Et tu raconteras notre histoire.»

Treize ans plus tard, assis un peu raide sur une banquette de la brasserie Wepler, à quelques mètres du cinéma parisien où l'on projette en avant-première le film dont il est un des héros, Sirak raconte. «Quand l'avion a décollé d'Addis-Abeba, les enfants ont crié de terreur. On ne comprenait pas comment c'était possible de voler ainsi dans les airs. On était collés au plancher, on se cramponnait à tout ce qui passait. Cela nous faisait plus peur encore que tout ce que l'on venait de subir !» Alors que beaucoup de familles avaient perdu l'un des siens sur la route, celle de Sirak est arrivée intacte en Israël. Par quel miracle ? «La foi», répond le jeune homme sans l'ombre d'une hésitation, ses grands yeux en amande fixés sur l'invisible. «Sans elle, nous n'aurions pas survécu.»

Un récit entrecoupé de longs silences et de larmes escamotées. Le récit de ces juifs noirs, les seuls juifs parmi les Noirs d'Afrique, les seuls Noirs parmi les juifs du monde entier, extraits de la misère d'Ethiopie par deux gigantesques ponts aériens organisés avec l'aide des Américains par le Mossad (les services secrets israéliens) : les opérations «Moïse» (1984-1985) et «Salomon» (1991), qui permirent à plus de 20 000 juifs éthiopiens, les Falashas, enfin reconnus comme les descendants du roi Salomon et de la reine de Saba, de rallier Israël et d'y découvrir la culture occidentale. Et aussi le racisme et la violence. De cette aventure à la fois heureuse et douloureuse (des milliers de personnes sont mortes de faim ou d'épuisement avant de pouvoir accéder aux avions affrétés par l'Etat hébreu), Radu Mihaileanu a fait un film poignant, Va, vis, et deviens, qui est à ce point une leçon d'histoire que deux syndicats français d'enseignants et de parents d'élèves se sont associés au projet pour l'insérer dans la semaine de lutte contre le racisme à l'école.

Car tout y est : problèmes d'adaptation, culpabilité, rejet... Lui-même juif roumain émigré en France pour fuir la dictature de Ceausescu, Radu Mihaileanu sait tout des «bugs identitaires», comme il dit. Et Sirak peut-être plus encore, qui porte en lui deux tragédies, la Shoah et la colonisation qui, par un étrange raccourci de l'Histoire, s'entrechoquent aujourd'hui même en France.

Comme Shlomo, le jeune héros du film, Sirak, l'Ethiopien, est donc devenu israélien. Pas évident. L'arrivée en Israël d'abord. «On a roulé des heures dans un bus, personne ne savait où nous mettre. A Jérusalem, il n'y avait plus de place.» La famille échoue dans le nord du pays, à Kyriat Shmona, six personnes dans une unique pièce. Dur, mais inespéré vu l'enfer d'où elle surgissait. «On avait un toit, de quoi manger, et surtout on était tous ensemble. C'était l'essentiel.» L'école ensuite, où Sirak est le seul Noir. «C'était la première fois que j'entendais le mot "Nègre"... Je n'avais aucun copain, je n'ai jamais dit à mes parents à quel point cela avait été difficile.»

Et surtout l'«affaire» du sang. Au beau milieu des années 90, les juifs éthiopiens apprennent un jour par la presse que le sang qu'ils offrent en masse au centre israélien de transfusion sanguine est systématiquement détruit de crainte qu'il soit contaminé par le virus du sida. «Pour moi il y a un avant et un après cette histoire», dit Sirak, regard glaçant. Depuis ce jour, la Terre promise est pour lui «une promesse non tenue».

Mais elle reste un Eldorado fascinant. Au bout de trois ans, Sirak finit par s'y sentir chez lui. Beau comme un dieu, il fait tourner les têtes des jeunes Israéliennes «J'avais beaucoup de succès auprès des filles, ça a aidé», confesse-t-il, sourire au bord des lèvres. Il est chez lui, oui, mais pas au point d'enfiler l'uniforme. «Quand mes parents m'ont dit qu'il était temps de partir à l'armée, je leur ai dit que c'était impossible. J'avais vu assez de morts et de souffrances dans ma vie, j'avais fait des milliers de kilomètres à pied, je n'avais plus rien à prouver. Je savais que si j'y allais, je reviendrais détruit. Or, je voulais vivre.» Et puis, l'idée de combattre dans les territoires lui est intolérable. Lui qui appartient à une minorité méprisée en Israël ne se sent pas si éloigné de cette population palestinienne qui ne parvient pas à se faire reconnaître. «Je vis en Israël mais une partie de mon passé est dans les territoires», dit-il. Ses parents ne comprennent pas. Pour eux, l'armée représente le comble de l'intégration dans la société israélienne. «Tu es l'aîné, tu ne peux pas nous décevoir !», lui lance son père. Sirak tient bon et trouve le moyen d'y échapper. A ses frères et soeurs, il ressasse : «C'est vous seuls qui décidez de votre vie, on n'est pas en Afrique ici, on n'a pas besoin de chasser pour survivre !» Débarrassé d'un poids, il entame des études puis découvre le théâtre, la télé (où il devient célèbre grâce à une émission inspirée du Loft), et le cinéma.

«La première fois que j'ai vu Sirak, c'était sur une vidéo, se souvient Mihaileanu. Il avait les cheveux noués en catogan, il parlait avec les mains, il faisait très efféminé, j'étais effaré. Il ne correspondait pas du tout à ce que je cherchais. Mon assistant a insisté. Alors je l'ai auditionné. Je lui ai dit de mettre les mains derrière le dos et de rester immobile. Et là, tout est remonté dans les yeux. Il était extraordinaire. J'ai compris que s'il bougeait ses mains, c'était pour cacher toute la douleur qu'il contenait en lui.»

Sur le tournage, Sirak s'investit comme s'il s'agissait de son propre film, apprenant toutes les répliques par coeur, «coachant» les plus petits. Roschdy Zem, qui joue son père, est devenu quasiment un frère. «Avec lui, on était deux étrangers en Israël, c'est ça aussi qui nous a rapprochés», note l'acteur français d'origine maghrébine.

Aujourd'hui, seule sa notoriété naissante permet à Sirak de vivre à Tel-Aviv. «Les juifs éthiopiens n'ont pas les moyens de vivre dans cette ville. Et on ne les leur donne pas. Au téléphone, je n'avais aucun problème pour obtenir un rendez-vous avec une agence immobilière. Dès qu'on voyait que j'étais noir, la porte se refermait», raconte-t-il. Il applaudit l'Ariel Sharon d'aujourd'hui (« Ce qu'il entreprend, c'est bien, il faut arrêter de faire souffrir les gens, il nous faut la paix») certes, mais s'il rêve d'entrer dans une école de cinéma américaine, c'est aussi parce qu'on lui laisse peu d'espoir en Israël. «Des gens importants de la télé m'ont dit : "Tu as beaucoup de talent, le seul problème, c'est que tu es noir. Il faut que tu ailles aux Etats-Unis. Ici, tu resteras toujours un Ethiopien."»


http://www.liberation.fr/page.php?Article=286188
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Skelter
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MessagePosté le: Mer 06 Avr 2005 12:16    Sujet du message: Répondre en citant

Lottagame a écrit:

Cette amalgame m'énerve enormément car quesque sa voudrait dire: qu'on devrait nous aussi signer des pétitions contre Les blancs pour leur perversité vis-à-vis du monde, pour pédophilie, pour dépravation sexuelle, pour racisme evident depuis des siècles, et j'en passe.


Euh que tu soit remonté contre les Blancs en raison de certains faits honteux du passé, et parfois du présent, ne t'empèche pas de rester digne.
Là tu sors un tombereau de conneries à la limite du racisme.
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Le titre du bouquin de Bilé c'est "Noirs dans les camps Nazis" pas "Noirs Nazi"^^
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Babalawo
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MessagePosté le: Mer 06 Avr 2005 12:51    Sujet du message: Malaise et scandale Répondre en citant

La pétition lancée à l'initiative du mouvement de jeunesse sioniste Hachomer Hatzaïr et de Radio Shalom et dénonçant des «ratonnades anti-Blancs» lors des récentes manifestations lycéennes crée un malaise. Dans la mesure où, aux côtés d'un millier de lycéens, sept personnalités du monde intellectuel et médiatique l’ont signée.

Ces sept personnalités bien connues ont sans doute une fin louable mais la fin ne peut justifier tous les moyens. On peut lutter contre certains excès et dérive sans tomber dans une surenchère de confusion. À coup sûr, la lépénisation des esprits gagne du terrain ; de l’humoriste Dieudonné au philosophe Alain Finkelkraut et ses cosignataires, cette triste réalité aborde la phase magique des incantations pseudo-intellectuelles sur fond de provocation décomplexée. Et la logique médiatique qui consiste à abuser des cautions par consensus frauduleux est inadmissible, d’un point de vue moral, pédagogique et épistémologique. En effet que des intellectuels ou personnalités politiques bien connus aient leurs mots à dire sur tel ou tel sujet de société est légitime ; mais que l’on fasse abus de notoriété dans une certaine confusion épistémologique pour prononcer des jugements douteux est indécent.

Le racisme fait l’objet d’une approche théorique plurielle. Il peut être appréhendé d’un point de vue sociologique, historique ou politique. Dans tous les cas, ce fléau ressortit d’une doctrine qui postule la corrélation entre les caractères biologiques de certains groupements humains et les qualités intellectuelles et morales qu’elle attribue à ces groupements. De plus c’est une doctrine qui affirme une inégalité des races et justifie en conséquence la domination de celles qu’elle prétend inférieures. Cette « valorisation généralisée et définitive de différences biologiques réelles ou imaginaires au profit de l’accusateur et au détriment de sa victime afin de justifier une agression », selon une formule de Memmi qui n’a pas perdu de sa pertinence, est une croyance au nom de laquelle certaines cultures ou groupes sociaux se trouvent soumis à l’exploitation économique, à la ségrégation, et même à la destruction physique. Le racisme est donc inséparable d’une situation de domination ou de rapport politique, national, économique ou idéologique. Derrière les actes de racisme en tant que tel, directement ou indirectement il y a une idéologie, des organisations, des intérêts structurés. Au risque de verser dans ce que Frantz Fanon dénonçait jadis comme manichéisme délirant, les comportements spontanés de haine fussent-il ciblés ne peuvent être assimilés automatiquement au racisme dans son acception théorique ou profane.

Mais en aucun cas, le racisme ne saurait rendre raison de tous les phénomènes sociaux. En vérité sociologique, les bastonnades lors des récentes manifestations de lycéens traduisent plutôt la prégnance dans l’esprit des jeunes de banlieue d’une culture de bande qui, confrontée à une certaine impasse sociale, se mue en raison d’être sociale. Cet imaginaire qui tourne en vase clos a tendance à percevoir la société dans son ensemble à travers le prisme déformant de la culture de bande, et la bande comme société à part entière. C’est une culture qui s’enracine dans l’incivilité et s’épanouit dans l’opposition agressive aux signes et représentants supposés d’un ordre intériorisé à tort ou à raison comme dominant.
Or on ne peut pas trouver derrière les actes d’agression ciblée qui sont en cause des forces politiques ou idéologiques structurées encore moins des intérêts économiques à défendre ou à établir. Difficile d’imputer à un Etat noir, à une doctrine, une organisation ou à des intérêts noirs la bastonnade des lycéens dans les rues de Paris. Cette pétition est une mystification pseudo-intellectuelle d’inspiration politique qui ne fait que créer la confusion et envenimer un climat déjà tendu. Ses illustres signataires qui mettent en jeu sciemment leur notoriété dans une opération médiatique cousue de fil blanc pèchent par une confusion pour le moins intolérable. Une telle démarche qui procède par abus de caution est très regrettable dans la mesure où, partant d’un bon sentiment, elle se laisse obnubiler par des passions spécifiques, et procède par généralisation abusive en utilisant les armes funestes du mal qu’elle prétend combattre. En somme, il s’agit d’une pétition qui pèche par pétition de principe.
Nous sommes là sur la pente délirante d’une surdétermination du fait raciste. A l’instar des agresseurs de lycéens, les jeunes incendiaires de voitures, les petits revendeurs de drogues, les voleurs de super-marché, dans la mesure où ils sont stigmatisés peuvent être considérés comme inspirés par ce que nos pétitionnaires, avec une audace médiatique pour le moins troublante, qualifient de « racisme anti-Blancs. »
En cette matière, il est sain de raison garder. De revenir aux vraies valeurs de la République dont l’expérience à montré qu’on n’a jamais de bonnes raisons de s’en affranchir. Comme Ester Benbassa, nous pensons que cette démarche des pétitionnaires ne fait que renforcer la logique de compartimentation de la société française. Elle tend à faire du Juif, de l’Arabe, du Blanc ou du Noir, autant de substances sociales parfaitement isolables et manipulables. Elle dissout le citoyen, l’arase, le nie. Cette invention insidieuse d’un dénominateur commun négatif par multiplication ethnique est dangereuse. Elle va à l’encontre de l’esprit d’unité citoyenne cher à la France, à son histoire, et à ses valeurs. Dans son inspiration comme dans ses moyens douteux, elle crée un malaise. Et là où le malaise fait scandale c’est qu’une telle démarche émane de gens qui jusque là étaient les porte-étendards de cet esprit cher à tous.

M Blaise APLOGAN est sociologue et écrivain
Auteur des Noces du Caméléon chez l’Harmattan
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améline
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MessagePosté le: Mer 06 Avr 2005 16:05    Sujet du message: Répondre en citant

On pourrait dire pour résumer: pompiers pyromanes? Question
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