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Afrique:Que faut il concretement pour une industrialisation?
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M.O.P.
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Inscrit le: 11 Mar 2004
Messages: 2879

MessagePosté le: Lun 22 Nov 2004 11:08    Sujet du message: Afrique:Que faut il concretement pour une industrialisation? Répondre en citant

Afrique:Que faut il concretement pour une industrialisation?

- Quelle approche ?
- De quoi a t on besoin concretement ?
- Pourrait on apprendre en etudiant les strategies appliquees dans d'autres societes, comme la chine, l'europe, les ameriques ?
- Serait il possible pour les membres de forums africains qui le souhaitent, de participer a un tel mouvement ?
- Si oui comment pourraient ils s'y prendre, s'organiser ?
- etc.

Un exemple d'une approche assez interessante:
http://www.grioo.com/forum/viewtopic.php?t=511&start=40


Citation:
http://www.cameroon-tribune.net/article.php?lang=Fr&oled=j22112004&idart=20773&olarch=

Industrialisation : l’Afrique veut décoller



Martin ZAMBO
[22/11/2004]


Une réflexion a été menée à l’occasion de la journée de l’industrialisation du continent, vendredi dernier.

Le niveau de développement de l’Occident fait rêver de nombreux africains. Les longues files observées devant les représentations diplomatiques sont une parfaite illustration de ce phénomène. Pour certains candidats au voyage, la recherche d’un emploi constitue la principale motivation de ce saut vers l’inconnu. Ces emplois sont la partie visible de l’industrialisation de ces pays. Il existe aujourd’hui une corrélation étroite entre le développement économique et la diversification du tissu industriel. Pour permettre au continent africain de réduire la fracture, l’assemblée générale des Nations unies a institué une Journée de l’industrialisation de l’Afrique, en 1989. L’événement est célébré le 20 novembre de chaque année.

La 15e édition célébrée samedi dernier a donné aux pays africains l’opportunité de mener une réflexion autour du thème : " Renforcement des capacités productives pour la réduction de la pauvreté dans le cadre du NEPAD ". C’est dans ce cadre qu’une rencontre a été organisée vendredi, à la chambre de Commerce, d’Industrie, des Mines et de l’Artisanat (CCIMA), à Yaoundé. Au cours de cette réunion, les progrès réalisés dans le processus de l’industrialisation de l’Afrique ont été passés au peigne fin par les différents intervenants. La déclaration commune de la Commission de l’Union africaine, la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique (CEA) et de l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel (ONUDI), met en exergue le lien étroit entre l’éradication de la pauvreté et la création des emplois.

Dans cette déclaration lue par la représentante de l’ONUDI pour l’Afrique centrale, F-Z Bennani, il apparaît que " le PIB par habitant devrait augmenter en moyenne en Afrique de 4 % par an jusqu’en juin 2015, pour atteindre l’objectif du millénaire relatif au revenu ". La réalisation de ce volet dépend en grande partie de l’industrie manufacturière, du commerce et du développement. Les défis qui interpellent le continent sont énormes. L’Afrique doit par exemple transformer son économie pour atteindre une croissance de 7 % de manière durable, grâce aux produits manufacturés. Dans cette optique, les pays africains doivent envisager une nouvelle option, en passant de producteur de matières premières à producteur de produits semi-finis et finis, compétitifs sur le plan national, régional et mondial.

Pour les partenaires au développement, " le succès est possible, si tous les acteurs se mobilisent pour agir collectivement et prendre des engagements plus clairs ". S’agissant particulièrement du Cameroun, le ministre d’Etat chargé du Développement industriel et commercial, Maïgari Bello Bouba, a rappelé les actions menées par les pouvoirs publics pour favoriser l’industrialisation de notre pays. La promulgation de la loi portant charte des investissements fixe le cap. Plusieurs initiatives ont également été engagées. Pour concrétiser la volonté affichée du gouvernement, un Conseil de partenariat industriel (CPI) a été crée. C’est un cadre de dialogue entre les secteurs public et privé, en matière de fixation et de mise en œuvre des stratégies d’industrialisation. Ces acquis seront consolidés dans le futur, à travers " le développement de notre capacité énergétique qui ouvrira les portes d’une industrialisation d’envergure ", ainsi que " la transformation de nos produits agricoles, forestiers et miniers ". C’est la mise en branle de ce processus qui pourrait permettre le décollage d’une véritable industrie au Cameroun.
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Kamiche
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Inscrit le: 22 Mar 2004
Messages: 332

MessagePosté le: Lun 22 Nov 2004 20:37    Sujet du message: Re: Afrique:Que faut il concretement pour une industrialisat Répondre en citant

M.O.P. a écrit:
Afrique:Que faut il concretement pour une industrialisation?

- Quelle approche ?
- De quoi a t on besoin concretement ?
- Pourrait on apprendre en etudiant les strategies appliquees dans d'autres societes, comme la chine, l'europe, les ameriques ?
- Serait il possible pour les membres de forums africains qui le souhaitent, de participer a un tel mouvement ?
- Si oui comment pourraient ils s'y prendre, s'organiser ?
- etc.

Afin que ce post ne reste pas un de plus sur le thème du developpement de l'Afrique, mon avis est qu'il faudrait créer un cadre de reflexion minimal. Le forum de grioo, malgré toutes les qualités qu'on lui reconnait, ne convient plus dès lors qu'une idée doit dépasser l'étape d'une simple discussion.

Pourquoi ne pas créer un site web initialement, où on pose clairement les problèmes, et où la seule contrainte imposée à tous ceux qui désirent s'exprimer sera d'argumenter clairement leur propos. Une espèce de brainstorming, mais en plus intelligent, ie sans le capharnaüm.

C'est dommage de penser que toutes les choses intelligentes qui peuvent se dire sur grioo ne vont peut-être jamais en sortir, et donc ont très peu de chance de se transformer en réalisations concrètes.
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Nino
Bon posteur


Inscrit le: 05 Mar 2004
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MessagePosté le: Lun 22 Nov 2004 22:43    Sujet du message: Re: Afrique:Que faut il concretement pour une industrialisat Répondre en citant

kamiche a écrit:
C'est dommage de penser que toutes les choses intelligentes qui peuvent se dire sur grioo ne vont peut-être jamais en sortir, et donc ont très peu de chance de se transformer en réalisations concrètes.


Mon cher, ce qui est dommage,c'est que toutes nos idées existent déjà, ont déjà été pondu et couché par écrit (visite les librairies comem l'Harmattan si tu es sur Paris) et que nous , nous continuons à réfléchir là dessus.
Des bouquisn sur l'industralisation, sur la réduction de la fracture numérique, sur la politique africaine, sur la prise en compte des éléments culturels dans la vie des nations africaines, sur tous ce que tu veux ,existent déjà.
La FNAC et www.amazon.fr est sont remplis

Nos anciens (profs d'université, certains politiciens, NEPAD,unité africaine) ont les BONNES idées, mais le problème est la mise en oeuvre.

Nous devons AGIR,le temps des réflexions est révolu !

J'ai eu l'idée du libre livre comme source de vulgarisation "gratuite" des connaissances, mais on va encore réfléchir 50 ans.
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Mon blog: http://nino.akopo.com
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M.O.P.
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MessagePosté le: Mar 23 Nov 2004 00:25    Sujet du message: Re: Afrique:Que faut il concretement pour une industrialisat Répondre en citant

kamiche a écrit:
C'est dommage de penser que toutes les choses intelligentes qui peuvent se dire sur grioo ne vont peut-être jamais en sortir, et donc ont très peu de chance de se transformer en réalisations concrètes.


nino a écrit:

Mon cher, ce qui est dommage,c'est que toutes nos idées existent déjà, ont déjà été pondu et couché par écrit (visite les librairies comem l'Harmattan si tu es sur Paris) et que nous , nous continuons à réfléchir là dessus.
Des bouquisn sur l'industralisation, sur la réduction de la fracture numérique, sur la politique africaine, sur la prise en compte des éléments culturels dans la vie des nations africaines, sur tous ce que tu veux ,existent déjà.
La FNAC et www.amazon.fr est sont remplis

Nos anciens (profs d'université, certains politiciens, NEPAD,unité africaine) ont les BONNES idées, mais le problème est la mise en oeuvre.

Nous devons AGIR,le temps des réflexions est révolu !


Exactement ou je voulais en venir !

Mais j'ai comme l'impression que pour beaucoup (moi compris) le probleme se situe au niveau de l'acces, par ou commencer, quelles sont les issues concretes possibles pour un debut d'efforts, y a t il des supports, des structures ?

C'est pourquoi:

1- j'attirais votre attention sur ce projet de l'Acrest:
http://www.acrest.org/
http://www.acrest.org/brochure-acrest-version01.pdf

qui est pour moi un bel exemple comment l'eveil industriel de l'afrique devrait etre entrepris.

Faites un tour sur ce lien et revenez nous dire ce que vous pensez de cette approche pour qu'on en discute.

nino a écrit:

J'ai eu l'idée du libre livre comme source de vulgarisation "gratuite" des connaissances, mais on va encore réfléchir 50 ans.


Ou en es tu ?

Je crois la meilleur des choses pour que ca avance vraiment, serait que tu commences avec un theme qui pourra servir de template, le plus difficile est toujours le lancement, meme s'il faut modifier l'idee apres ou l'ameliorer.

Les autres qui voudront developper d'autres themes pourront utiliser la structure du premier.

Sinon peux tu m'envoyer en MP ce que tu as deja comme materiel ou tout simplement une presentation ?

On peut en discuter le week-end si tu veux !
Puisque j'ai depuis egalement en idee un site sur la technologie oriente en premier vers l'afrique.


Dernière édition par M.O.P. le Mar 23 Nov 2004 00:51; édité 2 fois
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M.O.P.
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MessagePosté le: Mar 23 Nov 2004 00:27    Sujet du message: Répondre en citant

http://www.icicemac.com:8080/nouvelle/cm/affiche_nouvelle.php3?nid=2626

L’énergie électrique produite par un moulin à eau



[ Mbouda - Cameroun ] ( 11/11/2004) Roland TSAPI

Les populations du village Bangang bénéficient désormais de l’électricité produite sur place, grâce à une Ong. Bénéficier de l’énergie électrique sans être connecté au réseau Aes Sonel et sans faire appel aux services d’un groupe électrogène, tel est le bonheur que connaissent désormais les populations du quartier Thuelekouet dans le village Bangang.


Les populations du village Bangang bénéficient désormais de l’électricité produite sur place, grâce à une Ong.

Bénéficier de l’énergie électrique sans être connecté au réseau Aes Sonel et sans faire appel aux services d’un groupe électrogène, tel est le bonheur que connaissent désormais les populations du quartier Thuelekouet dans le village Bangang. C’est sur l’initiative du Centre africain des technologies appropriées et des énergie renouvelables, plus connu sous son sigle anglais Acrest (African center for renewable energie and sustainable technology), avec pour promoteur le Dr Vincent Kitio, fils de ce village et conseiller technique auprès de Onu-Habitat à Nairobi. Sur une rivière qui traverse le quartier, un petit barrage a été construit dont la retenue d’eau fait tourner un moulin à eau. A l’aide d’un système de poulies reliées entre elles par des courroies de transmission avec effet multiplicateur, on obtient sur un alternateur une tension électrique déjà utilisable dans les ménages, selon les explications de Abraham Ntsangue, professeur de construction mécanique au lycée technique de Mbouda. Mais avant d’y arriver, l’énergie produite par le moulin sert au passage à faire tourner le moulin à écraser le maïs, très utile aux femmes du village qui accourent ici pour moudre le maïs gratuitement. Le phénomène attire déjà des curieux des villages avoisinants qui viennent pour s’assurer que ce qu’on leur raconte est vrai, comme cet homme venu de Foto par Dschang pour voir de lui-même. “ Je suis très content de vivre cela ici, écraser mon mais et voir comment les ampoules brillent sans la Sonel. Vraiment il faut que l'on vienne aussi vite faire cela chez nous, parce qu’avec la Sonel on paye trop cher et ils coupent le courant tout le temps. ”

Risques mesurés
La réalisation du projet s’appuie uniquement sur la main d’œuvre locale. Outre le professeur de construction mécanique du lycée technique de Mbouda qui supervise les travaux sur le plan technique, toutes les constructions ont été faites localement, en faisant appel au soudeur et au maçon du village. Tous ceux-ci ont désormais le sentiment d’être utiles, et c’est là l’un des objectifs de Acrest, comme l’explique Elvis Tangwa Sa’a, secrétaire général de Knowledge for all (Kfa), une Ong chargée de faciliter la communication et la promotion de Acrest : “ L’énergie de Aes est chère et contraignante, et la contribution locale est faible. Il n’y a pas moyen de se développer en s’appuyant sur autrui. Avec cette energie produite localement on est totalement indépendant, la population se sent concernée. Nous voulons promouvoir un développement appuyé sur nos ressources. ”En plus, la production de cette énergie ne gêne personne, ne produit aucun gaz toxique pour l’environnement et est enfin renouvelable à souhait, car sur ce même cours d’eau on peut multiplier autant de moulin que l’on veut sans que l’un ne fasse obstacle à l’autre, toujours selon les promoteurs.

Juste une vision communautaire
Quoique Acrest soit une initiative privée, le promoteur n’entend pas s’approprier le projet et en faire une entreprise commerciale. Quant à savoir comment se fera le transport et la distribution de cette energie, Elvis Tangwa Sa’a explique qu’elle se fera sous forme de gestion communautaire, “ car l’accès à l’énergie doit être la chose la plus ordinaire. ”A les en croire, le but principal est celui de démontrer qu’il est possible de lutter contre la pauvreté avec des idées novatrices et à la portée de tous. “ La lutte contre la pauvreté dans les Bamboutos est l’affaire de tout le monde : femmes et hommes d’affaires, élites, filles et fils ainsi que les Camerounais de la diaspora. ” Acrest voudrait démonter qu’il est possible, avec peu de moyens, de créativité et de bonne volonté de développer nos villages sans toujours attendre tout de l’extérieur. Le grand souhait ici est l’appropriation de cette initiative par les communautés locales. La vision du promoteur est de voir d’ici 3 ans plus de 100 moulins à eau dans les Bamboutos fonctionner à des coûts très bas. Acrest veut démontrer aux élites du département qu’elles peuvent gagner en investissant dans ce secteur qui a un énorme potentiel, au lieu de gaspiller des milliards à l’occasion pour s’offrir un poste de maire ou de député à l’Assemblée nationale.


© 2004 Le Messager



http://www.cameroon-tribune.net/article.php?lang=Fr&oled=j22112004&idart=20799&olarch=&ph=y


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Ouest : Un moulin à énergie hydraulique à Bangang


S.O.O
[22/11/2004]





Bangang (Bamboutos)- En fait de moulin, l’engin qui a été mis en marche à Bangang, dans le département des Bamboutos, est une installation plutôt pas commune au Cameroun. Une grande roue qui tourne au rythme du flot du Mi, le petit cours d’eau qui arrose le village, et qui actionne le processus d’égrainement et d’écrasement des denrées, en même temps qu’il produit de l’électricité. C’est donc avec un émerveillement non feint que les femmes de cette localité ont récemment inauguré l’ouvrage. C’est l’œuvre du Centre africain des technologies appropriées et des énergies nouvelles et renouvelables de Tchuelekouet (Acrest). Une Ong camerounaise, dont le promoteur, Vincent Kitio, expert en pratiques pour le développement durable, est conseiller technique auprès de l’Organisation des Nations-Unies pour les établissements humains (ONU-habitat), à Naïrobi au Kenya.

Selon le secrétaire général de cette organisation, Elvis Tangwa Sa’a, la construction du moulin à énergie hydraulique de Bangang participe des objectifs de lutte contre la pauvreté et le sous-développement, tels que prescrits par le Nepad : " Mettre l’accent sur le développement de l’Afrique à partir de ses ressources propres et de la richesse de ses peuples ". Ce n’est pourtant pas seulement pour son caractère plus ou moins révolutionnaire que cette réalisation retient l’attention. Pour ses promoteurs, elle est une pierre à l’édification du Cameroun. Il s’agit pour Acrest de participer à la construction du pays, à travers des réalisations simples, mais utiles. A ce sujet, la question de l’électrification rurale est une des préoccupations majeures au Cameroun. Selon des chiffres de l’Agence d’électrification rurale, malgré les efforts du gouvernement, 2 000 villages seulement, sur les près de 13 000 que compte le pays, sont électrifiés.

En appelant les élites des contrées de la province de l’Ouest et du Cameroun tout entier à mettre leur expertise, souvent sur des domaines cruciaux de la vie sociale, au service du développement de leurs communautés, Acrest a annoncé la construction, au cours des trois années à venir, de cent moulins similaires dans le département des Bamboutos.
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Nino
Bon posteur


Inscrit le: 05 Mar 2004
Messages: 603

MessagePosté le: Mar 23 Nov 2004 10:54    Sujet du message: Re: Afrique:Que faut il concretement pour une industrialisat Répondre en citant

M.O.P. a écrit:
C'est pourquoi:
1- j'attirais votre attention sur ce projet de l'Acrest:
http://www.acrest.org/
http://www.acrest.org/brochure-acrest-version01.pdf

qui est pour moi un bel exemple comment l'eveil industriel de l'afrique devrait etre entrepris.
Faites un tour sur ce lien et revenez nous dire ce que vous pensez de cette approche pour qu'on en discute.


Je n'ai pu que saluer le génie et déplorer la carence de mon investissement personnel vers l'Afrique...
On "réfléchit" trop en Occident, les étudiants passent leur temps à réfléchir.

Je pense qu'en effet, on a énormément besoin de personnes comme lui, des personnes dotés de vrais compétences techniques ET qui vont sur le terrain les mettre en pratique..

Je me dis qu'au lieu de multiplier les interventions, on devrait s'investir dans de sprojets déjà commencés, visiblement porteurs afin de les rendre plus efficaces...Une fois que ça sera lancé,on pourra se tourner vers autres choses.
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Panafricain
Super Posteur


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MessagePosté le: Mar 23 Nov 2004 11:45    Sujet du message: Répondre en citant

L'exemple de cette mini electrification est vraiment excellent et fait plaisir à voir. je suis d'accord avec Nino : on réfléchit trop et on ne passe pas assez à l'action. Tout a été déjà été dit et redit, écrit sur les problèmes de développement de l'Afrique. Il y a un moment où il faut passer à l'action.


peace
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Oxygene
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Inscrit le: 06 Sep 2004
Messages: 20
Localisation: Kribi, Cameroun

MessagePosté le: Mar 23 Nov 2004 11:51    Sujet du message: Dites.... Répondre en citant

Texte original de ce fil :
Que faut il concretement pour une industrialisation?

J'aurais préféré un titre du style :

Que faut il concretement pour une industrialisation de l'afrique sans refaire les erreurs des pays déjà industrialisés.

En effet, il faut reprendre la phrase de Blaize Pascal : Science sans conscience n'est que ruine de l'âme.

L'industrialisation de l'afrique sans conscience des risques Sociologiques, Economiques et Ecologiques n'est que ruine de l'Afrique.

Industrialisation, OUI. Mais que ce soit dans le sens d'un progrès POUR TOUS et pas que pour quelques élus aux poches profondes. Avec un réel soucis de la dimension Ecologique. Pas de forêts dévastées par des pluies acides comme la forêt noire d'allemagne. Pas de désertification due a l'abattage sans réel contrôle d'essence de bois et en les remplaçant par des essences plus prolifiques. Plutot qu'une grosse centrale hydroélectrique nécessitant de noyer une grande surface de forêt, de champs, de savane, préferer plutot une succession de micro-centrales interconnectées et dispersée sur une grande portion d'un grand fleuve. etc...

Prenez votre temps !!! Ne pensez pas a VOUS, mais a ceux qui seront là dans 20, 50 ou 100 ans !!! Il est plus facile de bien faire avant, même si ça prend du temps, que de devoir rattraper les erreurs commises par ses ancêtres.
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M.O.P.
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Messages: 2879

MessagePosté le: Mar 23 Nov 2004 12:05    Sujet du message: Re: Afrique:Que faut il concretement pour une industrialisat Répondre en citant

panafricain a écrit:

Il y a un moment où il faut passer à l'action.
peace


Si c'etait aussi facile cher panafricain il ya longtemps que des projets comme celui la, on en compterait des milliers seulement dans un pays africain.
Et c'est pas la volonte qui manque quand on lit la majorite des jeunes africains par exemple sur ce forum.

Comment donc passer a l'action, mais comment s'y prendre le mieux ?

Devrait on chercher a se regrouper ou plutot essayer chacun individuellement de faire quelque chose.

Je tiens a faire la remarque, que des entrepreneurs comme celui de l'acrest ne naissent pas en nombre considerable du neant.
Et cette reussite reste tout de meme assez isolee, ce qui est etonnant meme pour un seul pays comme le cameroun et encore plus pour un aussi grand continent comme l'est l'afrique.

Et si l'on ne tient absolument qu'a ne plus parler action et rien d'autre, du moins pourrions nous sur ce thread repertorier ce type de projet, pour que les lecteurs aient plus de choix quand il penserait a se joindre a l'un d'eux.

Mais bon si vous trouvez l'idee un peu trop depassee, je ne pourrais donc que clore le thread.
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M.O.P.
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Messages: 2879

MessagePosté le: Mar 23 Nov 2004 12:22    Sujet du message: Répondre en citant

Oxygene a écrit:
Texte original de ce fil :
Que faut il concretement pour une industrialisation?

J'aurais préféré un titre du style :

Que faut il concretement pour une industrialisation de l'afrique sans refaire les erreurs des pays déjà industrialisés.


Je crois qu'en afrique actuellement, on serait deja ravi d'avoir un quelconque debut d'industrialisation.

Oxygene a écrit:

Science sans conscience n'est que ruine de l'âme.


Sans science on se retrouve esclave de ceux qui la maitrisent, et l'ame alors sera a coup sur ruine.

Oxygene a écrit:

L'industrialisation de l'afrique sans conscience des risques Sociologiques, Economiques et Ecologiques n'est que ruine de l'Afrique.


C'est clair que les biens pensants occidentaux qui sortent toutes ces belles phrases, bien industrialises qu'ils sont, s'interessent plus a l'afrique pour ce qu'elle a comme valeur exploitable pour leur bien etre, que pour les africains.

Oxygene a écrit:

Industrialisation, OUI. Mais que ce soit dans le sens d'un progrès POUR TOUS et pas que pour quelques élus aux poches profondes. Avec un réel soucis de la dimension Ecologique. Pas de forêts dévastées par des pluies acides comme la forêt noire d'allemagne. Pas de désertification due a l'abattage sans réel contrôle d'essence de bois et en les remplaçant par des essences plus prolifiques. Plutot qu'une grosse centrale hydroélectrique nécessitant de noyer une grande surface de forêt, de champs, de savane, préferer plutot une succession de micro-centrales interconnectées et dispersée sur une grande portion d'un grand fleuve. etc...


Pourquoi pas, cependant le bien etre de l'africain devrait representer la premiere priorite.

Oxygene a écrit:

Prenez votre temps !!!


Je crois que ce temps on ne l'a plus, si nous en tant que peuple ne nous industrialisons, les autres nous feront perdre tout pouvoir de decision sur notre patrimoine, les irakiens en savent par exemple quelque chose aujourd'hui.

Moi je suis pour une industrialisation a presque tous les prix et le plus vite possible, comme le realise la chine actuellement.
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Nino
Bon posteur


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Messages: 603

MessagePosté le: Mar 23 Nov 2004 12:37    Sujet du message: Re: Dites.... Répondre en citant

Oxygene a écrit:
Prenez votre temps !!! Ne pensez pas a VOUS, mais a ceux qui seront là dans 20, 50 ou 100 ans !!! Il est plus facile de bien faire avant, même si ça prend du temps, que de devoir rattraper les erreurs commises par ses ancêtres.


Comme dit MOP, on n'a plus le temps, we are running tout of time.
Avec la mortalité galopante, les maladies toujours renouvelées et toujours plus meurtrières, la pauvreté grandissante, il risque de ne plus avoir personne en Afriqued'ici 20,50,100 ans si on ne fait rien.

La pause-réflexion est hélas terminée depuis longtemps.
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Kamiche
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Messages: 332

MessagePosté le: Mar 23 Nov 2004 12:37    Sujet du message: Re: Afrique:Que faut il concretement pour une industrialisat Répondre en citant

M.O.P. a écrit:
Mais bon si vous trouvez l'idee un peu trop depassee, je ne pourrais donc que clore le thread.

Peut-être que je ne devrais pas faire cette remarque, mais c'est dommage que dans un thread pareil on trouve encore des posts qui n'apportent pas grand chose au débat. Surtout lorsque ça ne parle que pour dire que les autres parlent trop.
Bien sûr je parle plutôt des posts qui ont suscité la réaction ci-dessus.
Merci M.O.P et Nino de faire la différence.

L'exemple valant mieux que la leçon, et pour vous emboiter le pas, je m'engage à ceci:
- Réserver le nom de domaine www.mewaou.org (je vous dirai la signification)
- Payer l'hébergement pour un an
Malheureusement, je ne suis pas sûr de disposer de tout le temps qu'il faut pour entretenir un site, ni d'assez d'argent pour en gaspiller. Du coup, j'aurais besoin, avant de passer à l'acte, qu'au moins une personne s'engage à fournir du contenu, et éventuellement que quelqu'un d'autre s'engage à mettre le contenu en forme et le publier.
Naturellement, c'est d'un site communautaire qu'il s'agit.

Pour le contenu, peut-être que le projet libre livre de Nino pourrait constituer un bon départ. J'attends les mp de ceux que ça intéresse.

M.O.P. a écrit:
Comment donc passer a l'action, mais comment s'y prendre le mieux ?

Tout à fait. Le vrai du vrai n'est pas tant d'aller comme de savoir par où aller.
Il me semblait que j'avais lu ça dans La tragédie du Roi Christophe, d'Aimé Césaire. Mais en cherchant sur le net, je me rends compte que de la sagesse lyonnaise. Mais bon, pour une fois qu'on peut piquer quelque chose de bon à ces gens-là...
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serge
Grioonaute


Inscrit le: 03 Mar 2004
Messages: 42

MessagePosté le: Mar 23 Nov 2004 19:26    Sujet du message: Répondre en citant

Citation:
Afrique:Que faut il concretement pour une industrialisation?


Citation:
- Quelle approche ?

Pour une industrialisation, je vois deux approche:
*l'approche etatique: l'etat stimule l'industrialisation en mettant en place lui meme des unites industrielles qui pourront etre privatisee plus tard et remis aux entrepreneurs africains. Cette approche est me semble t il celle qui a ete prise par certains pays nouvellement independant d'Afrique. Malheureusement, les problemes humains ont fait echouer la majorite de ces projets. En cette periode ou le FMI et la Banque mondiale regne en maitre sur le continent, c'est une option qui est devenue quasiment impossible a reessayer.
*l'approche privee: creer un envirronement ou les entrepreneurs pourront secharger eux meme de l'industrialisation du continent. C'est jele pense la seule option qui reste a la majorite de nos pays en Afrique.

Citation:
De quoi a t on besoin concretement ?

On a besoin:
*D'entrepreneurs: on a besoins d'hommes qui pourront etre les moteurs et initiateurs de cette industrialisation, et cela passe par des hommes avec l'education et la motivation necessaire. Pour le long terme, un changement dans l'education en Afrique francophone est necessaire. La formation en genie industrielle ne doit plus etre aussi elitiste qu'elle l'est actuellement.. Pour exemple, un pays de pres de 16 millions d'habitants comme la Cote d'Ivoire ne reussi a former chaque annee, qu'au plus 10 ingenieurs en mecanique. Pour l'immediat, on peut encourager le regroupement des entrepreneurs et wanna be entrepreneurs africains au sein d'association ou meme virtuellement au travers de site specifique comme l'a propose Kamiche.
*De capitaux: c'est l'epineux probleme auquel tout entrereneur, surtout lorsqu'il debute doit faire face. Un entrepreneur africain n'a malheureusement pas beaucoup de voie pour rassembler ces capitaux pour son unite industrielle en Afrique. Lorsqu'on ne vient pas d'une famille qui possede une certaine fortune on est oblige de chercher d'autres voies, les banques, les organismes d'aide au devellopement etrangers et les ONG. Des moyens de financement comme les business angels, les Ventures Capital, et les societes de vente de capitaux (stock brokers) sont encore ferme au commun des entrepreneurs africains. Pour les africains qui sont dans le domaine des NTIC, la mise en oeuvre de site internet pour attirer les potentiels investisseurs de la diapora et les orienter vers des projets africains est a encourager.
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M.O.P.
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MessagePosté le: Ven 26 Nov 2004 14:27    Sujet du message: Répondre en citant

Superbe participation serge,
des points qui feront surement avancer le debat.

Je vais essayer de resumer:

Les Approches:

I- Par l'etat:

A- Strategies et Problemes

1- Mettre en place des unites industrielles
Arrow Celles-ci pourront etre privatisees plutard.
Arrow Et remis aux entrepreneurs africains

Question: Par une participation de ceux-ci dans le capital de la societe ?

2- Problemes

a- problemes humains font echouer la majorite de ces projets.
b- FMI et la Banque mondiale regnent en maitre sur le continent.

Question: Trouver des solutions a ces problemes rendrait il ce modele encore attrayant ?
Si oui possible solutions ?


II- Par le prive

A- Strategies et Problemes

1- creer un envirronement adequat pour les entrepreneurs.
Arrow Ceux ci se chargent de l'industrialisation du continent.

Questions:
- Quelles sont les principales figure interpellees pour creer un tel envirronement ?
- Les points les plus importants qui constitueront cet environnement ?

2- Problemes

Arrow De financement voir plus bas !

Questions:

Arrow Est ce le seul probleme ?

Les Besoins

I- D'entrepreneurs: Comme moteurs de cette industrialisation

A- Strategies et Problemes

1- Education et motivation vers le long terme
pour cela:
Arrow Une formation en genie industrielle en masse qui n'est pas elitiste.

Questions: N'a t on pas besoin des deux parallelement ?

2- Encouragement de regroupement des entrepreneurs et wanna be entrepreneurs africains.
Arrow Au sein d'association
Arrow Ou meme virtuellement au travers de site specifique (Kamiche)

II- De capitaux: Qui reste un probleme assez epineux pour l'entrepreneur africain.

A- Strategies et Problemes

1- Financement par la famille
Arrow Qui reste encore assez rare

2- Banques, Organismes d'aide au devellopement etrangers, les ONG.

Questions: Pourrait on constituer une liste, avec un appercu des esperiences avec les dites structure. N.B. Bien sur de maniere anonyme ?

3-Business angels, Ventures Capital, Societes de vente de capitaux (stock brokers)
Arrow Reste tres ferme aux entrepreneurs africains.

Questions:
Arrow Comment faire changer la situation dans ce cas ?
Des places boursieres se creent un peu partout actuellement en afrique
Arrow Pourrait on faire intervenir des structures etrangeres, si oui comment s'y prendre ?

4- Mise en oeuvre de site internet pour attirer les potentiels investisseurs de la diapora et les orienter vers des projets africains.

Superbe comme idee !!!

Questions:
Arrow Avons nous deja quelques exemples, quelles experiences anonymes bien sur ?
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Nénuphar
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MessagePosté le: Ven 26 Nov 2004 22:50    Sujet du message: Répondre en citant

Pour une fois, j'ai bien lu Very Happy . Il y a des personnes très intelligentes qui oeuvrent vraiment finalement.
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diego
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MessagePosté le: Lun 29 Nov 2004 08:14    Sujet du message: ... Répondre en citant

Ce qu'il faut pr une industrilalisation concrète en Afrique, ben , y faut tenter de retrouver ts les fils d'Afrique les plus compétents ds le domaine
de la science et la technologie!! Ouais, y doit bien en avoir qui sont "PERDUS" à la Nasa et autre !! Donc, y faut les RETROUVER !!
Mais, par dessus tt, y faudra PENSER à se DEBARASSER de gens qui sont plus des PARASITES que des partenaires économiques : LA FRANCE EN PARTICULIER !!
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Kamiche
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MessagePosté le: Lun 29 Nov 2004 21:59    Sujet du message: Répondre en citant

M.O.P. a écrit:
Superbe participation serge,
des points qui feront surement avancer le debat.

Je vais essayer de resumer:

Les Approches:

I- Par l'etat:

A- Strategies et Problemes

1- Mettre en place des unites industrielles
Arrow Celles-ci pourront etre privatisees plutard.
Arrow Et remis aux entrepreneurs africains

Question: Par une participation de ceux-ci dans le capital de la societe ?

2- Problemes

a- problemes humains font echouer la majorite de ces projets.
b- FMI et la Banque mondiale regnent en maitre sur le continent.

Question: Trouver des solutions a ces problemes rendrait il ce modele encore attrayant ?
Si oui possible solutions ?


II- Par le prive

A- Strategies et Problemes

1- creer un envirronement adequat pour les entrepreneurs.
Arrow Ceux ci se chargent de l'industrialisation du continent.

Questions:
- Quelles sont les principales figure interpellees pour creer un tel envirronement ?
- Les points les plus importants qui constitueront cet environnement ?

2- Problemes

Arrow De financement voir plus bas !

Questions:

Arrow Est ce le seul probleme ?

Les Besoins

I- D'entrepreneurs: Comme moteurs de cette industrialisation

A- Strategies et Problemes

1- Education et motivation vers le long terme
pour cela:
Arrow Une formation en genie industrielle en masse qui n'est pas elitiste.

Questions: N'a t on pas besoin des deux parallelement ?

2- Encouragement de regroupement des entrepreneurs et wanna be entrepreneurs africains.
Arrow Au sein d'association
Arrow Ou meme virtuellement au travers de site specifique (Kamiche)

II- De capitaux: Qui reste un probleme assez epineux pour l'entrepreneur africain.

A- Strategies et Problemes

1- Financement par la famille
Arrow Qui reste encore assez rare

2- Banques, Organismes d'aide au devellopement etrangers, les ONG.

Questions: Pourrait on constituer une liste, avec un appercu des esperiences avec les dites structure. N.B. Bien sur de maniere anonyme ?

3-Business angels, Ventures Capital, Societes de vente de capitaux (stock brokers)
Arrow Reste tres ferme aux entrepreneurs africains.

Questions:
Arrow Comment faire changer la situation dans ce cas ?
Des places boursieres se creent un peu partout actuellement en afrique
Arrow Pourrait on faire intervenir des structures etrangeres, si oui comment s'y prendre ?

4- Mise en oeuvre de site internet pour attirer les potentiels investisseurs de la diapora et les orienter vers des projets africains.

Superbe comme idee !!!

Questions:
Arrow Avons nous deja quelques exemples, quelles experiences anonymes bien sur ?

Excellent résumé, M.O.P.
Je vais essayer de classer par ordre de priorité.

1. Les approches: par l'Etat ou par le privé:
A mon avis, le privé est à considérer dans un premier temps. Nos décideurs sont tellement difficiles à convaincre, et tellement lents à la détente.
Une bonne approche consisterait à commencer à petite échelle avec des opérateurs privés. Lorsque des résultats concrets sont obtenus, demander l'appui de l'Etat, en proposant une politique à l'échelle nationale, qui nécessite de gros investissements. La réussite de la première phase est alors l'argument choc.

2. Les besoins:
Les entrepreneurs: ce thread me laisse penser que ce n'est pas ce qui manque.
Les capitaux: il est connu depuis longtemps que le problème de l'Afrique ce n'est pas tellement le manque de capitaux. Alors la question est: comment convaincre ceux qui les détiennent d'investir dans ces projets, ie de faire confiance à l'entrepreneuriat local?
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M.O.P.
Super Posteur


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MessagePosté le: Mar 30 Nov 2004 10:26    Sujet du message: Répondre en citant

Salut Karmiche,
a propos de financement je vous propose un article du messager sur l'etat de l'entreprise privee au cameroun.

Le financement des entreprises en débat.
http://www.lemessager.net/details_articles.php?code=12&code_art=3063
---------------------------------------------------------
Le constat est effarant. Les banques sont sur-liquide pendant que les opérateurs économiques cherchent de l’argent pour faire prospérer leurs affaires.

La deuxième édition de “ Dîner-débat du Gicam ” - la première a eu lieu le 1er avril dernier - s’est tenue au siège du Groupement inter-patronal du Cameroun à Bonanjo, jeudi 25 novembre. Il y avait côte à côte, les responsables des institutions de financement et ceux pour débattre de l’épineux problème du financement des entreprises des entreprises qui, généralement se présente en terme différencié selon la taille des entreprises dans une économie libérale. Dans son mot introductif, André Fotso président de la Commission promotion de l’entreprise au Gicam a, s’inspirant des travaux de l’Autrichien Joseph Schumpeter, premier théoricien à placer l’entreprise au cœur de l’économie en tant que moteur de la croissance et de l’innovation, reconnu que les deux dernières décennies ont consacré le triomphe du libéralisme marqué par le désengagement de l’Etat. “ Pour combler ce vide laissé par le retrait des pouvoirs publics, toute la stratégie de décollage de notre économie se devait alors de reposer sur un postulat de base : le développement du secteur privé ”, a déclaré André Fotso. Malheureusement ce secteur dont l’élément principal est l’entreprise de par sa capacité à créer des richesses, des emplois et des biens, n’a pas connu l’essor escompté. Ce n’est cependant pas l’argent qui semble faire défaut.
Le problème, à en croire les promoteurs d’entreprise qui se sont exprimés au cours de ce débat, est dans le financement des entreprises au Cameroun. La désolation des opérateurs économiques va grandissante du moment où le constat fait état de la sur-liquidité des institutions de financement. “ Comment comprendre en effet que notre économie fasse cohabiter de manière structurelle un système bancaire sur-liquide à côté d’entreprises volontaires mais dépités qui peinent à trouver les crédits pour financer leurs projets ? ”, s’est interrogé le président de la Commission promotion de l’entreprise. Il a relevé que les dépôts dans les différentes banques se chiffraient en fin 2001 à 968 milliards F cfa contre 512 milliards F cfa de crédits. Ce qui dégage un excédent de liquidité de 456 milliards de F cfa. Cette situation est presque restée identique jusqu’au 31 juillet dernier. En clair, en fin 2002, 1 158 milliards F cfa ont été déposés dans les banques qui ont à leur tour consenti 610 milliards F cfa de crédits ; soit un excédent de liquidité de 548 milliards F cfa. Cet excédent de liquidité s’élève à 552 milliards en fin 2003 et de 367 milliards au 31 juillet 2004 ; les chiffres de dépôts pour les mêmes périodes étant de 1 152 milliards F cfa et de 1 233 milliards F cfa respectivement contre des crédits de l’ordre de 600 milliards F cfa et de 866 milliards F cfa.

Adéquation
Le paradoxe est grand lorsqu’il ressort de la répartition des crédits par nature jusque là accordés (fin juillet 2004) que seulement 0,3 % est consacré au financement à long terme, et 28 % au moyen terme. Par ailleurs, seulement 11,5 % des dépôts sont constitués sur le long terme. De ce point de vue, le marché financier est confronté à une difficile adéquation entre l’offre de liquidité et la demande de liquidité. Cette adéquation découle de la structure actuelle du marché bancaire national qui se caractérise par la prédominance des banques commerciales et l’inexistence de banques de développement.Les institutions de financement constituées pour l’essentiel des banques commerciales qui ont fait le déplacement du siège du Gicam, ont unanimement reconnu que même si elles disposent de l’argent qu’elles ne peuvent pas placer, il y a lieu de dire qu’elles ne sont pas des établissements philanthropiques. Elles se sont dites prêtes à financer des entreprises, à condition qu’elles remplissent certaines conditionnalités, notamment certaines exigences de gestion ; car la demande de financement se doit de répondre au souci de clarté. “ Pour se faire financer, il faut justifier de deux ans d’expérience dans la capacité à gérer, montrer patte blanche dans ses relations avec l’administration fiscale, disposer des informations financières fiables ”, ont été certaines conditions de financement posées par un responsable d’institution de financement.
Cependant, les besoins de financement se font beaucoup plus sentir à la création d’entreprises où les promoteurs font face à de multiples problèmes. Les entreprises ont besoin du fonds de roulement généré par le cycle d’exploitation (stocks, clients, charges de fonctionnement, etc.), en même temps qu’elles doivent financer les actifs, le haut du bilan (terrains, constructions et équipements). Pour cela, il leur faut bénéficier des facilités de caisse, de découverts, de crédits de campagne, de l’escompte des traites, etc. Malgré cet état de besoin pressant, “ les bailleurs de fonds nationaux et les chefs d’entreprise semblent campés sur leurs positions, séparés qu’ils sont, par un mur d’incompréhension et de méfiance ”, selon André Fotso. Dans l’ensemble, les participants au débat ont regretté que la libéralisation de l’économie ait coïncidé avec la fermeture des institutions spécialisées de financement. “ Ce qui constitue une erreur reconnue plus tard par la Banque mondiale et le Fonds monétaire international (Fmi) ”, selon les participants au dîner-débat du Gicam.

M.O.P. a écrit:
Et si c'etait delibere, le Fmi et la banque mondiale, ce ne sont pas des novices, mais bien des experts ?
bien remarquer la dite coincidence !
"la libéralisation de l’économie ait coïncidé avec la fermeture des institutions spécialisées de financement. "

Avec un cahier de charges très limité des banques commerciales et la fuite de l’Etat, certains ont souhaité le retour de l’Etat, la recherche de passerelles entre le financement informel des tontines et le système bancaire, la création d’un fonds de garantie multi-métiers ou des sociétés de caution mutuelle par activité, l’assainissement de l’environnement juridique dont la déficience dans l’encadrement à l’accès au crédit est criarde, le développement d’un partenariat entre le Gicam et les établissements financiers pour le montage et le suivi des projets sous le label Bas-Gicam (formation, montage de Business plan, conseil et assistance), dans la mesure où beaucoup de chefs d’entreprises ne savent pas monter les dossiers bancables. Ils ont également évoqué la création de véritables banques de développement qui semble être pour les opérateurs économiques la seule solution viable pour les besoins en ressources longues. Car les banques commerciales, ne pouvant octroyer des crédits à long terme, adoptent très souvent des attitudes prudentes. Reste que les éclairages de la Douala stock exchange (Dsx) auraient été d’une grande utilité autant pour les institutions financières que pour les entreprises. Malheureusement, ses responsables ont brillé par leur absence. Dommage !



Par Noé Ndjebet Massoussi
Le 30-11-2004
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améline
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MessagePosté le: Mar 30 Nov 2004 10:58    Sujet du message: Re: ... Répondre en citant

diego a écrit:

Mais, par dessus tt, y faudra PENSER à se DEBARRASSER de gens qui sont plus des PARASITES que des partenaires économiques : LA FRANCE EN PARTICULIER !!

Mon sang (français?) ne fait qu'un tour! Tu parles de la France comme état et pas des gens, j'espère.Plus sérieusement: ne voulais tu pas plutôt dire il faut changer ses fréquentations françaises? On a les fréquentations qu'on cherche. La francophonie est quand même ce qui rend possible ce forum.Les gens qui m'ont fait les descriptions les plus critiques de certains (français) en Afrique sont français. Je ne comprends pas pourquoi après l'abandon par Citoên de la construction de la 2CV(1990), le maroc ou le sénégal ou la côte d'ivoire n'a pas embrayé juste derrière! Et l'Afrique serait exportatrice aujourd'hui.Pourquoi le solaire et l'éolien ne déferlent pas plus vite sur ce continent? pourquoi les gens préfèrent des groupes électrogène qu'il faut alimenter!

Vos propos sont passionnants. Le plus ancien site archéologique au monde témoignant de la pratique de la sidérurgie est en Afrique de l'Ouest. La première électrification en Savoie a été le fait de petits groupements, de petits industriels, non de l'état. Et ça a fait boule de neige. Ce n'est qu'ensuite que le monopole national a regroupé tout ça. (70 ans plus tard)

Et au Moyenâge en Europe, les villageois ne voulaient pas de moulin, car ça ne leur servait à rien, puisque c'étaient les femmes qui se farcissaient à la main l'écrasement des céréales. Ce sont les seigneurs, pour exploiter les paysans qui ont construits ces moulins (à eau, à vent ou à énérgie animale) et obligé par la force les paysans à y recourrir à leur frais.


Dernière édition par améline le Dim 05 Déc 2004 17:25; édité 2 fois
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axel
Grioonaute


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MessagePosté le: Mar 30 Nov 2004 18:34    Sujet du message: Répondre en citant

bonjour
je pense que la question est peut être mal posée, l'afrique est le premier pourvoyeur au monde de ressources naturelles et on ne peut le devenir sans structures industrielles, or la ou le bas blesse c'est que la majorité des compagnies extractrices des ressources emploie a 90% des cas une minorité autour de 15% des populations ou elles excercent ( les compagnies). ce qui fait que toute forme de croissance ne sera jamais reinvesti dans l'économie locale mais bien dans les économies étrangères, et les snobs économistes utilisent le terme: l'afrique ne profite pas de la croissance mondiale! le problème serait donc èa l'aval de ces industries, comment maitre en place des chaines industrielles pour générer de la plus value investi dans l'économie locale, et mettre un frein èa cette idée idiote que c'est èa l'état de redistribuer la richesse, dis moi depuis quand cette idée a fonctionner? les politiques économiques doivent favoriser plus de création d'emploi dans les secteurs (ou industries diverses) on encourageant par des moyens fiscaux l'extraction de ressources jusqu'a la transformation de ces dernieres on ayant bien èa l'esprit l'emploi comme seul baromèetre de la croissance.

toutefois j'aimerais revenir sur l,idée de budget de l'etat comme moyen de developper un pays. en réalité plus l'état s'implique donc l'économie moins compétitives cette derniere devient, et souvent s'effondre t elle. le conseil formulé c'est une intervention ciblée au bon moment définie dans des politiques que Keynes eut appelé Stop and Go, le but étant la création d'emploi, or nos pays africains vivent èa l'ère mercantiliste ou les états s'enrichissaient et le populations s'appauvrissaient. et l'illusion monétaire frappe souvent nos chèrs savent ministres, qui voient une augmentations des recettes de l'état comme un indice positf, sinon pourquoi croyez vous que la majorité des pays de la zone franc tiennent èa gardé un système monétaire mercantile défavorable au développement de leur propre économies? l'industrialisation devient moteur du développement quand il entraine un boum dans la situation de l'emploi, le reste n'est que diversion!
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Muana Kongo
Super Posteur


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MessagePosté le: Mar 30 Nov 2004 20:23    Sujet du message: Répondre en citant

Citation:
La francophonie est quand même ce qui rend possible ce forum.
Non, c'est ce qui a fait que tu puisses le comprendre.
MOP, tu aurais des liens sur les financements de projets vers la RDC?
_________________
----«Le Jeune Africain Moderne sera armé de savoirs, pas de fusils importés.»
Si vous partagez ce rêve, aidez-nous à en faire une réalité. Soutenez l'initiative Vitu, sur :
http://igg.me/at/vitu
A ne manquer pour rien au monde:
-------->http://www.youtube.com/watch?v=24ZO1HlvmpQ
---> http://www.youtube.com/watch?v=CjDua-fqSUg
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M.O.P.
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MessagePosté le: Mer 01 Déc 2004 01:16    Sujet du message: Répondre en citant

muana kongo a écrit:

MOP, tu aurais des liens sur les financements de projets vers la RDC?


Salut Muana,
j'en ai pas encore vraiment actuellement, je fouille encore.
En avoir egalement sur d'autre pays africains serait une bonne chose.
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améline
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MessagePosté le: Dim 05 Déc 2004 17:33    Sujet du message: Répondre en citant

Bon sang mais c'est bien sur! merci d'avoir relevé ma faute de perspective, Muana Kongo!
Améline
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CELUI QUI COMBAT PEUT PERDRE, MAIS CELUI QUI NE COMBAT PAS A DEJA PERDU
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GISELE
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MessagePosté le: Jeu 09 Déc 2004 01:20    Sujet du message: Répondre en citant

Bonjour, bonsoir à toutes/tous,
Je ne voudrais pas trop vous déranger dans vos schémas ...mais pour une industrialisation il faudrait peut-être des matières à l'entrée (à "usiner"): brutes ou semi-finies.... Exclamation et aussi savoir à quoi (et à qui) servira ce qui va sortir de cette industrialisation.
Qui par ailleurs existe.
Question d'échelle.
Je sais qu'il y a de fervents admirateurs de la Chine qui trouvent normal de produire pour aussitot faire sortir tout cela du pays et le vendre dans le monde entier en faisant le blak-out sur la misère locale: question de choix.
On fait une moyenne: 5/20 d'un côté et 18/20 de l'autre; on rend inéligible les critères qui amènent à 5 et on garde ceux du 18/20 pour clamer qu'on tient le bon bout.
_________________
A quand les tribunaux contre l'incitation aux viols?
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Rainbow
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MessagePosté le: Jeu 09 Déc 2004 17:14    Sujet du message: Rainbow Répondre en citant

Salut à tous!
Il y a plusieurs critéres à prendre en compte avant d'envisager un ére Industrielle en Afrique.

Le savoir faire tout d'abord reste à revoir, en effet, les produits venant d'afrique ne correspondent pas réellement aux normes en vigueur en occident (énorme marché).
En revanche la main d'oeuvre, et la matiére premiére sont disponibles.

Ensuite, il faudrait trouver des produits qui pourraient venir conccurencer la production Asiatique, Américaine et Européenne. (Bon courage!!)

De plus l'exode massive vers les pays développés réduit encore plus le savoir faire local.

Je ne citerais pas toutes les objections possibles
Very Happy
A votre avis comment s'y prendre pour apporter notre difference?
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M.O.P.
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MessagePosté le: Lun 03 Jan 2005 00:18    Sujet du message: Répondre en citant

http://www.amadoo.com/article.php?ama_prefix=&aid=7287

Le Zimbabwe fait progresser son agriculture ( 29/12/2004 )

Le Zimbabwe accélère le développement du secteur agricole

Par


Le Zimbabwe envisage de coopérer avec l'Iran dans la fabrication des tracteurs pour répondre à une demande accrue des équipements agricoles dans le cadre du développement agricole du pays, a affirmé le ministre de l'Agriculture et du Développement rural Joseph Made, cité samedi l'agence de presse zimbabwéenne.
Le ministre a précisé qu'un groupe de responsables partirait pour l'Iran afin de faire une dernière retouche au projet consistant à mettre en place une usine de tracteurs dans ce pays d'Afrique australe.

Le Zimbabwe a besoin de plus de 50 000 tracteurs pour satisfaire aux demandes des agriculteurs, a fait remarquer M. Made.

Il a indiqué qu'une délégation iranienne composée de banquiers était arrivée mercredi au Zimbabwe afin d'étudier les stratégies permettant de mécaniser le secteur agricole.

"Nous nous sommes penchés sur la nécessité de recevoir davantage de formation des ingénieurs agricoles et d'avoir les moyens d'acquérir les équipements agricoles provenant de l'Iran afin que les agriculteurs puissent prendre profit de la terre de manière plus efficace", a poursuivi le ministre zimbabwéen.

Le pays envisage d'étendre la zone d'irrigation de 75 000 hectares à 150 000 hectares, et par conséquent, les équipements d'irrigation sont nécessaires, a conclu M. Made.
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Nino
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MessagePosté le: Ven 07 Jan 2005 12:35    Sujet du message: Répondre en citant

Ah oui, le point n'est pas d'industrialiser l'Afrique..
LE point de savoir à quoi va servir cette industralisation...

Il ne faut surtout pas mettre sur pied des structures industrielles destinées à l'exportation, car on reste dépendant des porix auxquels les acheteurs veulent bien acheter. Voilà que l'UE va autoriser les fabricants de chocolat à mettre plus de gélétine (ou de je ne sais plus quoi) dans leur chocolat et de diminuer ainsi le taux de cacao dans les chocolats.
A qui va-t-on vendre le surplus de cacao produit ?
Hé hé, les pays africains voient déjà leurs revenus futurs s'assombrir...

J'ai l'IMPRESSION qu'on ne court pas au développement intrinsèque de l'Afrique, dans le sens du bonheur des africains, mais on essaie de rattrapper les autres. Ce qu'on n'oublie, c'est qu'on rattrappe leurs avancées, mais aussi leurs problèmes.
_________________
Mon blog: http://nino.akopo.com
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Xipikat
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MessagePosté le: Ven 07 Jan 2005 14:54    Sujet du message: Répondre en citant

Citation:
J'ai l'IMPRESSION qu'on ne court pas au développement intrinsèque de l'Afrique, dans le sens du bonheur des africains, mais on essaie de rattrapper les autres. Ce qu'on n'oublie, c'est qu'on rattrappe leurs avancées, mais aussi leurs problèmes.

Tres tres bonne réflexion Nino. C'est bien le mal des pays sous-développés c'est que nous pensons tous que le bonheur serait d'arriver à être les Etats-Unis en copie conforme alors que l'idée principale réside dans le fait qu'une industrialisation, quelque fût le lieu ou elle a débuté, est avant tout une action, c'est un processus permanent et non un résultat finé qui apparaît à un moment dans le temps. Pendant que nous parlions les autres avancent, ils seront sur Mars à faire du farniente nous en serons encore sous les cocotiers de nos plages terrestres.
Mais dans ce débat sur ce qu'il faudrait pour industrialiser l'Afrique, je prendrai le contrepied en parlant plutôt de la carence en Afrique de ce que j'appelle "le pilotage de la performance sociale". C'est ce qui manque dans la réalité à nos pays. Ce pilotage de la performance sociale érigée en culture est le seul moteur du développement tout le reste, ceux sont des additifs pour arriver au but partiel qui est une certaine modernité donc industrialisation non finé. Aujourd'hui la grande masse de la population africaine est déconnectée par rapport aux réalités de l'industrialisation. Il y a encore de la place pour une coexistence entre le tradition (situation actuelle semi désuéte de nos industries) et la modernité (celle des pays occidentaux). Mais les régles pour atteindre le second précarré ne sont pas fixées par nous mais par nos créanciers (Banque Mondiale, FMI, G8 - 12...).C'est dire donc qu'il faudrait reconsidérer nos modéles, les refonder parce que vouloir copier un modéle dont on ne détient pas les clés reléve d'une certaine utopie.
Nous avons pris et eu un cadeau empoisonné distillé à profit qui fait qu'aujourd'hui nos économies sont complétement phagocitées par un "héritage colonial" inadaptés aux réalités de nos économies africaines fragiles et polymorphes.
Aujourd'hui sur le terrain, le secteur dit informel (emploie plus de deux tiers des actifs en milieu urbain) reste le principal employeur en Afrique. Et ce secteur joue pleinement son rôle. Mais le secteur public et privé sont complétement à la traîne.
Donc en fin de compte je me dis que tout ce dont nous avons besoin c'est une cadre propice à la créativité, à la performance sociale. La Chine semble avoir trouvé le parfait cheval pour atteindre cet objectif d'être parmis les grandes nations industrialisées de ce monde, la performance sociale y est une donne non négligeable.
Take Care
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M.O.P.
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MessagePosté le: Mar 25 Jan 2005 09:47    Sujet du message: Répondre en citant

http://www.quotidienmutations.net/cgi-bin/alpha/j/25/2.cgi?category=all&id=1106638151

décentralisation
Assurer le développement industriel équilibré des Régions
Des avantages fiscaux évidents peuvent être déterminants pour la localisation des entreprises.
Il y a quelques jours, les pays africains ont célébré, comme cela est désormais une tradition, la journée de l’industrialisation. La question qui revient tous les ans est celle de savoir comment réaliser le développement industriel ; car les pays africains ne sont pas seulement des nations pauvres, ils sont aussi des nations sous-industrialisées. Malgré la véracité d’un tel constat et probablement à cause des pesanteurs de son histoire, l’industrialisation camerounaise comme celles des autres pays en développement est très récente. C’est au lendemain de l’indépendance que se manifeste véritablement la volonté de promouvoir le développement industriel avec pour idéologie, la valorisation des ressources nationales et la substitution des importations pour des marchés domestiques et/ou régionaux. La préoccupation fut alors de convertir une économie d’artisanat et de petits commerces en une économie industrielle au moyen de mesures étatiques plus ou moins protectionnistes.
Quoique bref, cet article permettra aux nombreux lecteurs de notre journal d’avoir à l’esprit un état des lieux de la situation.

L’hypothèse sur laquelle se fonde notre point de vue est que l’action de l’Etat est primordiale en matière de développement et de structuration spatiale de l’industrie. A notre humble avis, il n’est plus possible d’asseoir l’industrialisation sur les seules aspirations individuelles des entrepreneurs et autres agents économiques. L’action de l’Etat doit être le levier d’une politique qui se veut volontariste. Mais l’Etat camerounais peut-il logiquement réaliser l’industrialisation ? A cette question très importante pour le destin économique de notre pays nous répondons par l’affirmative. Pour réaliser l’industrialisation, le gouvernement se doit de revoir l'assortiment de mesures à prendre, c’est-à-dire sa politique industrielle.
La politique industrielle rassemble toutes les relations que l’Etat entretient avec l’industrie à l’effet de promouvoir le développement de la nation. Telle que définie, on peut logiquement penser que le développement passe par l’industrialisation. En gros, les pays développés sont presque tous des pays industrialisés, même si certains d’entre eux ont basé leur croissance sur l’agriculture à l’instar de l’Australie, le Danemark ou la Nouvelle-Zélande.

Même si la politique industrielle basée sur la substitution aux importations a favorisé l’accumulation de l’infrastructure industrielle et la croissance de l’économie camerounaise au taux moyen d’environ 3,74 % tout au long des années 70 et jusque vers les années 80, il n’en demeure pas moins que le système industriel non intégré qui en est résulté, présente des fragilités qui se sont révélées – comme on pouvait d’ailleurs s’y attendre – en même temps que la conjoncture défavorable des années 80. C’est ainsi que dans un contexte marqué par la déprotection, la privatisation, la libéralisation, on a assisté vers le début des années 90 à une désindustrialisation du pays sous fond de baisse de la demande et des revenus intérieurs
Dans le cas de notre pays, le dispositif réglementaire s’est orienté dans trois principales directions:
1) Les législations d'investissement appliquées de 1960 à 1984 (avec en toile de fond les plans quinquennaux) et qui consistaient en l’octroi de facilités d'investissement susceptibles d'inciter à la mobilisation de financements.
Les différentes dispositions des codes d’investissement étaient supposées créer des facilités d'investissement susceptibles d'inciter à la mobilisation des capitaux privés nationaux et étrangers, conformément aux objectifs principaux du plan de développement. Le gouvernement comptait faire d'une pierre deux coups avec la mise en place des codes : attirer les investissements et réaliser l'industrialisation.
2)Le plan directeur d'industrialisation : Mis en place dès 1990, il est né d'un constat alarmant ; celui de la concentration excessive des activités industrielles dans les principaux pôles urbains que sont Douala et dans une moindre mesure Yaoundé. Il vise donc le développement de l'industrie dans les zones retardées, la possibilité de l'extension de l'industrie d'import-substitution, l'intégration de l'appareil productif et l'augmentation du degré de compétitivité industrielle.
3) Les zones industrielles : en vue de compléter sa politique industrielle et contribuer à la résorption du chômage, l'Etat camerounais, à travers l'Office National de Zones Franches Industrielles (Onzfi), a mis en place dès 1990 un certain nombre de zones industrielles (zone franche de Douala, de Nsimalen, point franc de Wijma, etc.) ; dont la plus importante en activité est celle de Douala. L'option pour la zone franche s'explique évidemment par les nombreux avantages que nos Etats espéraient en tirer, le plus évident étant la création d'emplois.

Malgré le désir de l’Etat de jeter les bases de l’industrialisation, la politique industrielle n’a pas permis de corriger les disparités régionales en matière de dotations en entreprises industrielles, encore moins de développer le pays, objectifs que s’était fixés le gouvernement.
Plusieurs facteurs d’échec peuvent être cités :
-la protection élevée et quasi-permanente des industries ;
-les lenteurs de procédures administratives ;
-le manque d’aides à l’installation d’une véritable industrie de machines-outils ;
- l’absence d’un réseau étendu de routes et de chemins de fer ;
- la sous-capacité de l’industrie d’électricité ;
- le manque de suivi de projets de création et de modernisation de petites entreprises ;
- la faiblesse de l’aménagement général du territoire.
Se servant de la politique fiscale, l’Etat cherchait à maximiser le nombre d’industries ; malheureusement, la rationalité individuelle des firmes (qui se soucient plus de leurs coûts de production) n’a pas permis une distribution spatiale équilibrée des activités industrielles. Par exemple, les industries du bois et de la transformation du bois se sont établies à l'Est (Bertoua, Belabo), le Centre (Yaoundé, Mbalmayo), le Sud (Kribi) en raison de la disponibilité d’importantes ressources forestières.

D’autre part, le désir de se rapprocher du marché a fait en sorte que finalement, 90 % de la population des entreprises industrielles au Cameroun se retrouvent dans les régions littorale et centrale. Les déséquilibres se remarquent aussi sur le plan sectoriel. Une hiérarchie apparaît au niveau de la contribution des différentes industries à la production industrielle intérieure. Les industries agroalimentaires participent pour 27 % à la production industrielle, alors que le secteur de l’extraction se situe à 19 %, l’électricité, eau et gaz à 3 % . Si la part du secteur de l’agroalimentation se comprend aisément (le Cameroun a une tradition de pays agricole), celle de l’extraction ou de l’énergie est un peu décevante. En effet, nous disposons de nombreuses ressources minières et énergétiques et il était judicieux de profiter de cette chance qui est offerte par la nature pour asseoir le développement industriel.

Nous pensons que le comportement (individuel) d’investissement des firmes ne peut pas permettre une distribution spatiale équilibrée des activités industrielles, et que seules les politiques industrielles qui favorisent la diminution des coûts de production locaux – si possible à travers les échanges inter-industriels – sont en mesure de résorber les déséquilibres. Dès lors, quelles stratégies appliquer pour répondre aux enjeux d’un développement industriel équilibré des régions camerounaises ?
Deux grands types d’actions doivent être menés : premièrement, il importe de développer l’infrastructure de communication et de transport dans la mesure où l’efficacité des entreprises en termes d’approvisionnement et d’expansion de marché en est tributaire. Deuxièmement, il faudrait développer davantage les zones franches industrielles dans les régions, mais aussi l’accompagner d’avantages fiscaux suffisamment perceptibles par les acteurs économiques de manière à modifier leurs anticipations de localisations ou d’implantations d’entreprises.
Il n’est point besoin de dire que pour les pays africains, l’industrialisation semble un passage obligé pour le développement économique et social et même la condition sine qua non du maintien de la souveraineté nationale. Il a été longtemps établi que, sur le long terme, la base économique de la compétitivité repose sur l’industrie : elle crée de la richesse permettant de développer l’agriculture ou les services, et donc de promouvoir l’emploi et la richesse.
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Muana Kongo
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MessagePosté le: Mar 25 Jan 2005 12:49    Sujet du message: Répondre en citant

Salut,
la question de l'industrialisation, selon moi passe par trois impératifs:

1 recensement et classement des besoins locaux (par aires culturelles, puisque des sociétés différentes impliquent des modes de consommations différents même de produits similaires: ex. le manioc n'est pas toujours consommé de la même manière selon qu'on est à Kinshasa ou à Abidjan, un exemple anodin, mais extensible à bon nombre d'autres produits)

2 évaluation de la capacité de consommation locale (le besoin réel dans les divers besoins ci-dessus)

3 recensement des ressources et contraintes en présence (tant au niveau des resssources naturelles qu'humaines, et biensûr les contraintes naturlles, etc...)

Comme je le disais plus tôt, il faudrait prévoir une décentralisation totale et une répartition des "pouvoirs" (ou responsabilités):

1- politique: les gouvernements doivent impérativement être représentatifs des populations, ce que seules des fédérations construites sur la base de la configuration de nos états (par opposition aux territoires coloniaux actuels) sont à même de réussir.

2- économie: une économie commune, où l'idée d'OGOTOMMELI d'une monnaie africaine me paraît d'une importance capitale.

3- Industrialisation/dvt/recherche:
La création de pôles spécialisés en accord avec les conditions géoclimatiques. ex.: les zones désertiques sont idéales pour les projets dangereux pour la nature par exemple, les zones à forte végétation sont le lieu idéal du dvt agricole, ou du prélèvement et la sélection des plantes par exemple avant leur industrialisation dans des sites situés en zones désertiques par exemple.

Il s'agit donc à mon sens de repenser totalement les "méthodes" disponibles sur la base de nos besoins réels et non d'adapter nos besoins à un environnement imposé comme aiment à le prôner certains.
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M.O.P.
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MessagePosté le: Sam 29 Jan 2005 15:32    Sujet du message: Répondre en citant

Que penser des initiatives privees d'industrialisation venant de l'exterieur.
Surtout sous cette forme decrite dans l'article en-dessous ?

Ne pourraient elles constituer l'un des pilliers majeur sur lesquels s'appuie une politique d'industrialisation bien pensee comme on l'a deja vu ailleurs, chine inde et autres petits dragon asiatiques ?

Citation:
- via un partenaire local
- Volkswagen, qui va également mettre en place un centre de formation
- et un réseau commercial autonome dans le pays

http://www.afriquecentrale.info/fr/news/news.asp?rubID=1&srubID=1&themeID=1&newsID=1811

Le premier groupe automobile européen, l'allemand Volkswagen, va produire et commercialiser des voitures en Angola.


Le constructeur a signé jeudi un contrat avec les autorités angolaises pour monter sur place, à partir du mois d'avril et via un partenaire local, des voitures de marques Skoda et Volkswagen.


L'usine, située près de la capitale Luanda, devrait produire près de 10.000 voitures cette année, puis 20.000 unités dès 2007.
Volkswagen, qui va également mettre en place un centre de formation et un réseau commercial autonome dans le pays, investira au total quelque 48 millions de dollars.

Parenthese:
Pour les africains en europe et qui voudraient bien aller travailler en afrique, ca pourrait etre une bonne occasion, essayer n'a jamais fait de mal a personne !!!
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ARDIN
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MessagePosté le: Sam 29 Jan 2005 17:34    Sujet du message: Répondre en citant

M.O.P. a écrit:
Que penser des initiatives privees d'industrialisation venant de l'exterieur.
Surtout sous cette forme decrite dans l'article en-dessous ?

Ne pourraient elles constituer l'un des pilliers majeur sur lesquels s'appuie une politique d'industrialisation bien pensee comme on l'a deja vu ailleurs, chine inde et autres petits dragon asiatiques ?

Citation:
- via un partenaire local
- Volkswagen, qui va également mettre en place un centre de formation
- et un réseau commercial autonome dans le pays

http://www.afriquecentrale.info/fr/news/news.asp?rubID=1&srubID=1&themeID=1&newsID=1811

Le premier groupe automobile européen, l'allemand Volkswagen, va produire et commercialiser des voitures en Angola.


Le constructeur a signé jeudi un contrat avec les autorités angolaises pour monter sur place, à partir du mois d'avril et via un partenaire local, des voitures de marques Skoda et Volkswagen.


L'usine, située près de la capitale Luanda, devrait produire près de 10.000 voitures cette année, puis 20.000 unités dès 2007.
Volkswagen, qui va également mettre en place un centre de formation et un réseau commercial autonome dans le pays, investira au total quelque 48 millions de dollars.

Parenthese:
Pour les africains en europe et qui voudraient bien aller travailler en afrique, ca pourrait etre une bonne occasion, essayer n'a jamais fait de mal a personne !!!


Salut M.O.P!

N'est ce pas un cas classique de delocalisation comme on les voit dans pays d'Asie? Quand on sait que la monnaie nationale en Angola est "Le Kwanza", une monnaie tres faible par rapport au franc Cfa, le choix meme de ce pays ne me parait pas fortuit!
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M.O.P.
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MessagePosté le: Sam 29 Jan 2005 17:53    Sujet du message: Répondre en citant

ARDIN a écrit:

Salut M.O.P!

N'est ce pas un cas classique de delocalisation comme on les voit dans pays d'Asie? Quand on sait que la monnaie nationale en Angola est "Le Kwanza", une monnaie tres faible par rapport au franc Cfa, le choix meme de ce pays ne me parait pas fortuit!


Salut Ardin,
j'y avais pas pense a ca, vraiment tres intelligent ces allemands !

Ce qui laisse supposer que l'angola pourrait a moyen terme devenir un autre pole de developpement industriel en afrique, a cote de l'afrique du sud, si l'on considere que VW ne restera pas la derniere societe occidentale a s'y implanter.

Est ce une version souhaitable de developpement pour l'afrique ?
Ou tout simplement a considerer comme une "fatalite".
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Xipikat
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MessagePosté le: Sam 29 Jan 2005 18:24    Sujet du message: Répondre en citant

MOP :
Citation:
Est ce une version souhaitable de developpement pour l'afrique ?
Ou tout simplement a considerer comme une "fatalite".


C'est juste le principe de réductions des coûts que les grandes multinationales entreprennent sur le principe des économies d'échelle. Une main d'oeuvre moins chére payée qui n'enléve en rien la paupérisation des couches sociales.
Mais dans tout cela ou est la "création" du pays qui est l'Angola. On ne lui donne que du "travail à façon" jusqu'à que l'on découvre une autre main d'oeuvre corvéable au coût plus bas qu'il offre. Et le processus de délocalisation suivra son cours.
Les pays qui ont pris cette charrue de développement comme ceux d'asie (Inde, Chine) ont des services de qualité inconstestables qu'ils offrent aux pays occidentaux. Donc finalement ceux qui s'en sortent sont ceux qui créent de la richesse, de la valeur. L'angola doit en créer et non pas "travailler à façon".
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ARDIN
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MessagePosté le: Mar 15 Fév 2005 21:58    Sujet du message: Répondre en citant

M.O.P. a écrit:
Que penser des initiatives privees d'industrialisation venant de l'exterieur.
Surtout sous cette forme decrite dans l'article en-dessous ?

Ne pourraient elles constituer l'un des pilliers majeur sur lesquels s'appuie une politique d'industrialisation bien pensee comme on l'a deja vu ailleurs, chine inde et autres petits dragon asiatiques ?

Citation:
- via un partenaire local
- Volkswagen, qui va également mettre en place un centre de formation
- et un réseau commercial autonome dans le pays

http://www.afriquecentrale.info/fr/news/news.asp?rubID=1&srubID=1&themeID=1&newsID=1811

Le premier groupe automobile européen, l'allemand Volkswagen, va produire et commercialiser des voitures en Angola.


Le constructeur a signé jeudi un contrat avec les autorités angolaises pour monter sur place, à partir du mois d'avril et via un partenaire local, des voitures de marques Skoda et Volkswagen.


L'usine, située près de la capitale Luanda, devrait produire près de 10.000 voitures cette année, puis 20.000 unités dès 2007.
Volkswagen, qui va également mettre en place un centre de formation et un réseau commercial autonome dans le pays, investira au total quelque 48 millions de dollars.

Parenthese:
Pour les africains en europe et qui voudraient bien aller travailler en afrique, ca pourrait etre une bonne occasion, essayer n'a jamais fait de mal a personne !!!



Salut M.O.P!

Voici un article sur le Partenariat et le transfert de Technologie Sud-Sud

www.kametrenaissance.com/Senbus-France-Doc1.html
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Yom
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MessagePosté le: Mar 15 Fév 2005 22:23    Sujet du message: Répondre en citant

ARDIN a écrit:

N'est ce pas un cas classique de delocalisation comme on les voit dans pays d'Asie? Quand on sait que la monnaie nationale en Angola est "Le Kwanza", une monnaie tres faible par rapport au franc Cfa, le choix meme de ce pays ne me parait pas fortuit!


Il y a assez peu de délocalisations vers des pays éloignés de leur marché dans l'industrie automobile. Les américains vont produire au Mexique, les sous-traitants européens vont au Maroc au plus loin, probablement à cause du coût du transport. Ceux qui vont en Asie, c'est pour vendre en Asie.
A mon avis, c'est plutôt la sous-région qui est visée par Volkswagen, et surtout l'Afrique du Sud.
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ARDIN
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MessagePosté le: Mar 15 Fév 2005 22:43    Sujet du message: Répondre en citant

Yom a écrit:
ARDIN a écrit:

N'est ce pas un cas classique de delocalisation comme on les voit dans pays d'Asie? Quand on sait que la monnaie nationale en Angola est "Le Kwanza", une monnaie tres faible par rapport au franc Cfa, le choix meme de ce pays ne me parait pas fortuit!


Il y a assez peu de délocalisations vers des pays éloignés de leur marché dans l'industrie automobile. Les américains vont produire au Mexique, les sous-traitants européens vont au Maroc au plus loin, probablement à cause du coût du transport. Ceux qui vont en Asie, c'est pour vendre en Asie.
A mon avis, c'est plutôt la sous-région qui est visée par Volkswagen, et surtout l'Afrique du Sud.


Salut Yom!

Admettons, mais est ce que ca change grand chose aux ambitions de Volkswagen?
Je doute fort que le souci premier de Volkswagen soit de contribuer a l'industrialisation de l'Angola ou de la sous-region.
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Yom
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MessagePosté le: Mer 16 Fév 2005 00:21    Sujet du message: Répondre en citant

ARDIN a écrit:
Salut Yom!

Admettons, mais est ce que ca change grand chose aux ambitions de Volkswagen?
Je doute fort que le souci premier de Volkswagen soit de contribuer a l'industrialisation de l'Angola ou de la sous-region.


Oui, bien sûr le souci premier de Volkswagen c'est les intérêts de ses actionnaires!
Quand tu parles de "cas classique de delocalisation", je comprends le cas où l'entreprise transfère sa production juste pour profiter du faible coût du travail, comme pour les call centres au Sénégal. Alors que dans ce cas, la principale motivation de cette implantation me semble plutôt être les perspectives du marché de l'Afrique australe, ce qui est plus intéressant.
Il s'agirait donc d'une industrie à haute valeur ajoutée destinée à un marché local et régional et non pas une simple extension conjoncturelle de l'économie européenne.

Evidemment ça ne va pas révolutionner l'économie angolaise et les profits éventuels iront en Allemagne, mais globalement ça me parait plutôt positif.
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ARDIN
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MessagePosté le: Jeu 17 Fév 2005 21:28    Sujet du message: Répondre en citant

Yom a ecrit:
Citation:

Oui, bien sûr le souci premier de Volkswagen c'est les intérêts de ses actionnaires!
Quand tu parles de "cas classique de delocalisation", je comprends le cas où l'entreprise transfère sa production juste pour profiter du faible coût du travail, comme pour les call centres au Sénégal. Alors que dans ce cas, la principale motivation de cette implantation me semble plutôt être les perspectives du marché de l'Afrique australe, ce qui est plus intéressant.
Il s'agirait donc d'une industrie à haute valeur ajoutée destinée à un marché local et régional et non pas une simple extension conjoncturelle de l'économie européenne.

Evidemment ça ne va pas révolutionner l'économie angolaise et les profits éventuels iront en Allemagne, mais globalement ça me parait plutôt positif.


Salut Yom!

Je n’ai pas la connaissance des perspectives du marche de l’Afrique australe pour pouvoir imaginer l’impact que l’action de Volkswagen aura sur l’economie angolaise, par contre, a la lecture de l’article sur le lien que j’ai fourni, il me semble que ce genre de projet(Partenariat et Transfert de Technologie Sud-Sud) apporte beaucoup plus aux economies africaines qu'un projet eurocentre. Excuses mon scepticisme a l'egard des industriels europeens.

Voici le texte sur ce lien
www.kametrenaissance.com/Senbus-France-Doc1.html

La première voiture « made in Senegal » : un bilan positif.




--------------------------------------------------------------------------------


Doc1. Senbus

janvier 2005 - par PASCAL AIRAULT

www.jeuneafrique.com

Au service de la collectivité
Le défi est ambitieux et difficile à relever. Pour Senbus Industries, il s'agit, ni plus ni moins, de détrôner le constructeur japonais Toyota sur le marché ouest-africain des ventes de véhicules de transport en commun. Un peu plus d'un an après l'inauguration par le chef de l'État, Abdoulaye Wade, de la première usine de montage à Thiès, Senbus Industries a sorti de sa chaîne de production quelque 46 bus. Ses premiers clients sont les Industries chimiques du Sénégal, le Port autonome de Dakar et la Société industrielle du Cap-Vert (Sicap). Un résultat certes modeste, mais qui prouve qu'il est possible de se lancer dans l'industrialisation pour peu que l'on dispose d'un partenaire solide.

L'entreprise est le fruit d'une coopération réussie avec la firme indienne Tata, sixième producteur mondial de véhicules commerciaux, qui fournit le châssis et les roues. Les ouvriers de Senbus Industries montent la cabine et tout l'habitacle à partir d'éléments importés ou confectionnés sur place. Environ 30 % de la valeur ajoutée est réalisée dans l'usine d'assemblage de Thiès, mais, à terme, les responsables de la société souhaitent augmenter la part des travaux effectués in situ. « Des petites et moyennes entreprises pourront s'installer à proximité de notre usine pour nous fabriquer les vitres, les sièges et d'autres pièces », indique Biram Fall, directeur général de Senbus Industries.



La production devrait connaître un nouvel élan en janvier 2005, puisque la société a reçu une commande de 600 unités dans le cadre du Programme d'amélioration de la mobilité urbaine (Pamu) financé par la Banque mondiale. Cette initiative vise à améliorer la circulation dans l'agglomération de Dakar, notamment en renouvelant le parc de transports en commun existant, composé notamment de cars rapides. Sur les trois prochaines années, la capitale devrait remplacer quelque 3 000 d'entre eux. Au total, le Sénégal compte actuellement 9 000 autobus en service, pour la plupart en fin de course. Mais les responsables de Senbus Industries visent également le marché privé et sous-régional : « Nous sommes en discussion avec plusieurs entreprises publiques et privées au Mali, au Niger, en Mauritanie et en Gambie », précise Biram Fall. Avec un argument choc : le prix, beaucoup moins élevé que celui de la concurrence. Un bus de 32 places, payé 22 millions de F CFA dans le cadre du Pamu, coûte 26 millions aux transporteurs privés. Prochainement, la société devrait débuter l'assemblage de cars d'une capacité de 42 à 60 places. Une centaine d'employés ont déjà été recrutés et la production annuelle, à en croire les responsables, permettra d'assurer 200 emplois permanents pour l'usine et 500 pour les PME sous-traitantes.



--------------------------------------------------------------------------------


Doc2. UNE BELLE ILLUSTRATION DE PARTENARIAT ET DE TRANSFERT DE TECHNOLOGIE SUD-SUD.
SENBUS INDUSTRIES est le résultat d'un partenariat entre des investisseurs sénégalais regroupés dans la Société d'intervention financière (SIFI) qui a également engendré Elton dans la distribution de carburant et l'Etat du Sénégal. C'est aussi un exemple de coopération Sud-Sud. Car c'est en recourant à l'expertise indienne, que le Président Directeur Général Ousmane Diop et ses partenaires sont arrivés à concrétiser l'un des grands projets du chef de l'Etat nés des idées généreuses de l'alternance survenue au mois de mars 2000. Trois ans donc après que le Président Directeur Général Ousmane Diop avait fait le pari, les premiers véhicules made in Sénégal vont pouvoir être livrés alors que plusieurs centaines d'emplois vont être créés dans la capitale du rail qui a tant souffert de l'essoufflement du chemin de fer sénégalais. L'accueil réservé aux hôtes du président Wade par une liesse populaire venue répondre à l'appel du maire de la ville et Premier ministre Idrissa Seck, est à la dimension de cet événement qui marque une première en Afrique de l'Ouest. En effet, outre le fait qu'une telle usine de montage de véhicules de transport collectif n'existe qu'en Afrique du Sud, comme l'a rappelé le chef de l'Etat sénégalais, l'idée est d'en faire un projet sous-régional. Répondant dans le même sens, Monsieur Ousmane Diop a indiqué qu'après les premiers minibus destinés au marché local, la production répondra aux besoins du marché des transports urbains et interurbains de la sous-région, avec des autobus de plus grande capacité.

L'usine de montage des véhicules qui a nécessité un investissement global de 5 milliards de francs CFA est prévue pour une capacité de production de 1000 bus par an. Les ouvriers qui s'activent à la finition des premiers modèles seront au nombre de 250 dans un premier temps.

Installée dans des hangars cédés par la Société Nationale des Chemins de Fer du Sénégal (SNCFS), l'usine de Senbus Industries occupe environ 13 ha. Séparée par une clôture de la SNCFS, Senbus Industries ouvre son portail sur le quartier Médina Fall. C'est dans ce cadre adéquat que Moussa Faye, le directeur de la production et ses hommes travaillent d'arrache-pied pour donner forme aux bus tant attendus par les populations. Dans des ateliers, des ouvriers expérimentés dans leur domaine respectif bénéficient de l'expertise indienne et donnent déjà beaucoup de satisfaction. L'objectif déclaré étant de produire 600 à 1.000 bus par an dont les places seront au nombre de 32 dans un premier temps. Ce nombre de places peut, au besoin, être porté à 50. Il s'agit de travailler en étroite collaboration avec les professionnels du transport au Sénégal, et dans la sous-région. Pour y arriver, Senbus comptera sur 250 agents employés directement. Avec la prestation de services attendue des Petites et Moyennes Entreprises, environ 500 emplois indirects peuvent être générés par l'activité de Senbus. Une brèche dans laquelle des cheminots, ouvriers qualifiés, qui ont fait leur preuve à la SNCFS, pourraient s'engouffrer, s'ils sont libérés par le repreneur de la société. Côté investissement, des promoteurs sénégalais réunis dans la société d'intervention et de financement détiennent 93 % du capital et l'Etat du Sénégal les 7 %, le tout dans un partenariat fécond avec Tata, une grande firme internationale. Aujourd'hui, plus de 30 spécialistes indiens sont à Thiès pour partager avec le personnel de Senbus leur savoir-faire. C'est pourquoi, le premier magistrat de la ville de Thiès, Idrissa Seck et les Thiéssois, dans un élan de générosité sincère, ont réservé au Chef de l'Etat et à ses hôtes un accueil exceptionnel.


RETOMBEES LOCALES
Le site de l'usine de Thiès a, dans sa mise en place, permis à des entreprises sénégalaises d'offrir leurs services.

Cette option ira croissant avec le développement des activités de Senbus. Pour l'instant, l'usine utilise des kits complets importés d'Inde pour le montage des minibus.

Mais, avec la maîtrise progressive des processus, on va faire davantage appel à des sous-traitants locaux pour la fourniture d'éléments entrant dans le montage et pouvant être réalisés sur place. Une activité industrielle qui devrait être préservée à Thiès pour pallier la cessation des activités industrielles des ateliers de la Société Nationale des Chemins de Fer (SNCFS).

Par ailleurs, l'engagement d'investisseurs sénégalais dans ce projet pourrait avoir un effet d'entraînement positif pour le secteur du transport.

Car, un secteur du transport mieux régulé, plus professionnalisé poussera les assurances, les banques, etc, à s'impliquer davantage dans le secteur. Ce qui constituerait des sources de flux financiers assez intéressantes pour accélérer le développement du secteur du transport.


TRANSFERT DE TECHNOLOGIE



Des techniciens indiens expliquent un procédé de fabrication à des participants africains, dans un atelier éthiopien.
L'usine de Thiès constitue une belle illustration de partenariat et de transfert de technologie Sud-sud. Des Sénégalais bénéficieront de l'expertise avérée de la firme indienne dans la construction de véhicules. Tata a une notoriété internationale qui le place au sixième rang mondial dans son domaine d'activités. Il exporte dans 70 pays environ. Tata vient d'ailleurs de décrocher un contrat pour fournir 150.000 véhicules à la Grande-Bretagne. Dans la perspective d'assurer totalement le fonctionnement de l'usine dans les meilleurs délais, le personnel sénégalais subit une formation assurée par les techniciens indiens. Le pouvoir d'achat des transporteurs sénégalais a été pris en compte, les minibus seront à leur portée. Tout en assurant la sécurité, le confort, la résistance et la rentabilité de l'exploitation, un minibus Tata 613 flambant neuf et comprenant 30 places assises coûtera une vingtaine de millions de francs CFA.

Une belle occasion d'aider au renouvellement progressif du parc automobile de transport collectif et public, de veiller sur la sécurité des personnes et des biens en favorisant l'utilisation de véhicules neufs. Une opération qui, à terme, mettra hors circuit les véhicules âgés, cause de maladies respiratoires dans nos centres urbains.
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l'Hommage a Cheikh Anta Diop sur PER-ANKH
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LPC-U : CONSTRUIRE LE CONGO POUR L'UNITÉ DE L'AFRIQUE
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MessagePosté le: Ven 08 Avr 2005 00:38    Sujet du message: Répondre en citant

La capacité à créer de la richesse, le cas de la chine

http://www.algerie-dz.com/article1557.html

Xavier Richet :« La capacité à créer de la richesse explique le succès »
mardi 15 février 2005.

Xavier Richet est professeur d’économie à l’université Paris III Sorbonne Nouvelle. Spécialiste des restructurations dans les économies en transition, il a édité plusieurs ouvrages sur les expériences menées dans les pays de l’Europe de l’Est et en Chine.
Il est conseiller au gouvernement français, à l’Union européenne et à la Banque mondiale. Parallèlement à ses activités de recherche, dans les pays en transition, il assure des enseignements réguliers, notamment en Chine où il se déplace souvent.

Invité par le MDI, Xavier Richet a séjourné récemment à Alger où il a donné des conférences sur l’expérience chinoise. Les exposés faits devant les managers du secteur de l’énergie et le Forum des chefs d’entreprise (FCE) ont suscité des débats animés.Les taux de croissance atteints par l’économie chinoise ces dernière années et le volume important des investissements directs étrangers que la Chine a pu attirer suscitent l’admiration mais aussi beaucoup de curiosité. A tel point que l’idée d’une « menace chinoise » est évoquée dans certains cercles des puissances industrialisées. Mais ce qui pourrait intéresser un pays en transition, ce sont les facteurs qui ont permis à l’économie chinoise de devenir performante. Surtout que le pays reste toujours dirigé par le système du parti unique.

Profitant de la présence de M. Richet à Alger, nous lui avons posé quelques questions sur la Chine. Il a accepté de répondre sans détours.

Comment peut-on expliquer le boom chinois ? Surtout que le pays repose sur un régime communiste et que le multipartisme est absent ?
Je dirais que ce qui explique le boom chinois, c’est l’accumulation de toute une série de facteurs qui tient à la fin du chao économique des années 1960 et 1970, une volonté comment dire de remettre les choses en ordre d’une part, une rationalité économique qui montre que le volontarisme qui existait à l’époque a dû être abandonné par des pratiques plus réalistes, une ouverture contrôlée de l’économie avec ce que l’on a appelé le double chemin : contrôle macroéconomique d’une part et libéralisation partielle et continue d’un grand nombre d’activités d’autre part. J’ajouterai aussi la concurrence interne - concurrence interne de différents niveaux. D’abord entre les provinces, parce que les provinces et les grandes villes sont autonomes, ce qui offre la possibilité de développer leurs propres activités. Concurrence interne aussi en termes d’entrée, liberté d’entrée à la fois pour les firmes locales, capacités de création de firmes privée, totalement privées ou bien des firmes collectives, etc. Donc une assez grande hétérogénéité dans le tissu industriel d’entreprises qui ont différentes formes et qui ont la possibilité de développer leurs activités. J’ajouterai deux autres raisons.

La première, c’est le fait que quand on a 1,3 milliard de personnes à nourrir, il faut être pragmatique, il faut trouver comment créer la richesse en termes réels, l’idéologie ne compte plus. Et puis il y a un dernier point qui me paraît important sur le plan de la politique internationale, c’est le positionnement de la Chine qui entend jouer un très grand rôle dans le concert des nations. Et les Chinois sont conscients que contrairement aux Russes, il ne suffit pas d’avoir la bombe atomique ou des équipements militaires sophistiqués pour faire peur, mais c’est la capacité économique à créer de la richesse, construire des firmes compétitives, être un exportateur, etc..,. qui donne un pouvoir économique, un peu en suivant ce qu’ont fait le Japon et la Corée dans les années 1960 et 1970.

Beaucoup d’observateurs attribuent aussi le succès chinois à la culture... Quel rôle joue la culture d’une manière pratique ?
En Chine, je crois qu’il faut mentionner un rôle, le rôle très important de l’entreprenariat, donc c’est dans la culture chinoise de développer un business, peut-être petit par le biais de l’entraide familiale, disons en forme de crédits que les familles se font et une capacité d’épargne très importante des ménages qui font que les entrepreneurs peuvent s’introduire et éventuellement supporter le risque grâce à ce soutien. Cela est un premier point.

Le deuxième point, c’est le phénomène d’hétérogénéité qu’on trouve dans la structure industrielle chinoise, puisque à côté des très grandes firmes d’Etat, les monopoles naturels, etc... on va trouver des firmes socialistes de secteurs concurrentiels qui son gérées comme des firmes capitalistes, c’est-à-dire qu’elles ont des objectifs de résultats économiques, de performances. Elles doivent investir. Elles doivent innover.

Et puis il faut mentionner aussi le rôle très important qu’a joué l’investissement direct étranger, c’est-à-dire les firmes étrangères qui se sont implantées en Chine. Soit sous la forme de joint-venture, d’entreprises conjointes, soit 100% étrangères localisées en Chine et qui sont venues avec du savoir-faire, du management, du savoir-faire managerial, de technologies et qui ont permis aux Chinois de s’approprier et de dominer un certain nombre de technologies, qui ensuite les autorisent à monter dans la chaîne de valeur ajoutée, enfin disons d’être dans la gamme de production et de se mettre à produire des biens qui sont exportables, mais à plus fort contenu en valeur ajoutée. Donc, on va trouver tout sur les firmes chinoises, de la firme du XIXe siècle avec des conditions d’exploitation qu’on trouve dans les bouquins de Zola et on va trouver des usines à haute technologie intensive en capital, en capital humain. Donc, on trouve tout cela en même temps.

Donc vous voyez, c’est ce caractère très hétérogène de la structure industrielle qui explique un peu le succès chinois. Mais avec des grandes difficultés quand même qu’il faut voir sur le plan social, la protection sociale, la pollution, la sécurité sociale, ect.

Est-ce que la Chine constitue « une menace » ? Disons une menace pour les puissances développées ?
Oui et non. Oui parce que sa montée en puissance se fait déjà sentir au niveau régional, par exemple en Asie. Si on compare l’Asean, le fameux marché commun d’une dizaine de pays de la région, la Chine est vraiment présente. Et les choses ne peuvent plus se faire en Asie sans que la Chine n’ait son mot à dire. Par exemple, il y a un effet d’éviction qui existe aujourd’hui pour les investissements étrangers. Au lieu d’aller au Vietnam ou au Laos, etc. Ils vont d’abord en Chine... On va d’abord en Chine puis on regarde après. Et la Chine devient l’organisation, un répartiteur en quelque sorte de la sous-traitance au niveau local en raison de cette puissance régionale. Menace aussi pour des pays, semi-industrialisés qui se sont trouvés des créneaux. On le voit avec le textile aujourd’hui, la libéralisation du textile, des quotas.

Il y a des pays comme par exemple le Mexique qui s’était fait un créneau, et se voit concurrencer par la montée en puissance chinoise. A terme aussi, on peut penser que dans d’autres secteurs, la Chine va constituer une menace. Alors, il faut voir aussi qu’il y a quand même un écart qui existe. Ce n’est pas encore une grande puissance sur le plan économique. Le PIB chinois, ce n’est qu’un quart du PIB japonais d’une part. D’autre part, la Chine essaie d’entrer et de monter en grade dans certaines technologies. Mais elle peine. Il y a des secteurs dans lesquels elle a un retard très important. Donc, il ne faut pas voir une menace globale immédiate. Cela dit, il est clair qu’il y a une volonté chinoise de poursuivre cette croissance, de mieux l’organiser, de l’assainir éventuellement. On voit par exemple avec les mesures de l’OMC qui vont conduire les firmes chinoises à se restructurer davantage ou à développer un secteur financier plus efficace qui ne marche pas très bien pour le moment. Donc, il y a encore des réformes institutionnelles importantes à réaliser et aussi des investissements à faire pour menacer les secteurs produisant à plus haute valeur ajoutée.

Par Liès Sahar, El Watan
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