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Sarko : "la france n'a pas... besoin de l'afrique"
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GrandKrao
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MessagePosté le: Mer 24 Mai 2006 06:16    Sujet du message: Sarko : "la france n'a pas... besoin de l'afrique" Répondre en citant

Des propos attribués à Sarkozy!
Pour ceux qui se demande encore ce que Sarkozy peut penser des Africains!

Citation:

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3232,36-774996,0.html

Chronique
Sarko blanc, Sarko noir, par Eric Fottorino
LE MONDE | 23.05.06 | 13h59 • Mis à jour le 23.05.06 | 13h59


Si Clearstream, pour Sarkozy, rime avec victime, la question de l'immigration choisie montre que le ministre de l'intérieur peut aussi montrer les dents, comme on le sait depuis la crise des banlieues et l'usage verbal du Kärcher. "La France n'a pas économiquement besoin de l'Afrique", a déclaré Sarko la semaine dernière à Bamako, lors d'un débat houleux. Propos bien imprudent pour des raisons au moins pétrolières. Et si la France peut se passer de l'Afrique, l'Afrique, elle, peut se passer du mépris de Sarkozy.

Eric Fottorino
Article paru dans l'édition du 24.05.06
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haylé
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MessagePosté le: Mer 24 Mai 2006 07:34    Sujet du message: Répondre en citant

Parmis les journalistes Benenois personne n'a trouvé comme reponse à Sarkozi.
Alors il suffit de lui demander de rentrer avec ses six (6) bases militaire stationnées GRATUITEMENT en AFRIQUE . 'est aussi simple que ça pour le faire transpiré.
_________________
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GUIDILOU
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MessagePosté le: Mer 24 Mai 2006 15:20    Sujet du message: Répondre en citant

http://www.marianne-en-ligne.fr/exclusif/virtual/monde/e-docs/00/00/61/F5/document_web.phtml
Citation:
Afrique. Du passé, faisons table rase !
Le 23/05/2006 à 8 h 00 - par Patrick Girard

En prétendant vouloir rompre avec les « scories du passé », Nicolas Sarkozy enterre en fait les relations privilégiées entre la France et ses anciennes colonies et contribue ainsi à la marginalisation du continent noir.



Durant son voyage de deux jours au Mali et au Bénin, Nicolas Sarkozy a défendu contre ses détracteurs, particulièrement remontés, sa politique de l’immigration choisie mais aussi et surtout clairement dénoncé ce qu’il considère être « des scories du passé et des obsolescences qui perdurent de part et d’autre de la Méditerranée ». Adoptant un langage que n’auraient pas désavoué certains altermondialistes, il a indiqué que la relation entre Paris et l’Afrique devrait « être plus transparente. Il nous faut la débarrasser des réseaux d’un autre temps, des émissaires officieux qui n’ont d’autres mandats que ceux qu’ils inventent ».

On ne saurait que trop se féliciter de cette volonté de moraliser les rapports bilatéraux si cette volonté affichée de rompre avec la politique africaine d’un Jacques Chirac ne dissimulait pas en fait une manière insidieuse de tirer un trait sur les relations entre la France et l’Afrique. La phrase la plus importante de Nicolas Sarkozy durant tout son séjour ne figurait pas en effet dans ses discours, préparés à l’avance. Elle est constituée par sa réponse à l’une de ses interlocutrices lors du débat organisé à Bamako entre le président de l’UMP et des représentants de la société civile malienne. A cette jeune femme qui l’interrogeait sur le rôle joué par l’Afrique et les Africains dans l’expansion économique française, il a sèchement répliqué : « La France, économiquement, n’a pas besoin de l’Afrique. Les flux entre la France et l’Afrique représentent 2% de notre économie ».

Voilà clairement résumée la « politique africaine » de celui qui rêve de succéder à Jacques Chirac : l’Afrique ne vaut rien, ne vaut plus rien. Elle n’est ni un enjeu, ni un partenaire privilégié pour la France, tout au plus un boulet dont il faut se débarrasser au plus vite. Cette déclaration a certes l’avantage de la franchise. Les Africains ne pourront pas dire qu’ils n’ont pas été prévenus de leur insignifiance et de leur inutilité. Mais elle tire aussi un trait définitif sur un long passé commun qui ne se calcule pas uniquement en termes marchands.

Un tel dédain relègue dans les poubelles de l’histoire tout ce qui a fait la spécificité de la relation France-Afrique ainsi que la contribution de l’Afrique à notre histoire, une contribution qui est loin d’être négligeable. Les descendants des anciens « tirailleurs sénégalais », qui ne ménagèrent pas leur sang pour libérer la « mère patrie », tout comme les adeptes de la francophonie, apprécieront à sa juste valeur cette soudaine amnésie.

La rue africaine ne cache pas sa colère devant ces propos, infiniment plus graves que ceux sur « l’immigration choisie ». Cette réaction prend parfois des aspects singuliers qu’il faut bien se garder de négliger car ils sont très largement révélateurs de mentalités collectives fortement ancrées chez les peuples concernés. Beaucoup d’Africains, se sentant s intimement liés à la France, ne cachent pas leur étonnement de voir un « immigré hongrois de fraîche date » - c’est ainsi que le ministre de l’Intérieur est qualifié – contester aux Français de cœur qu’ils sont leur droit à s’établir en France ou à considérer celle-ci comme la garante de leur futur. D’aucuns rappelent que les habitants de Saint-Louis du Sénégal rédigèrent un Cahier de doléances pour les Etats Généraux de 1789, preuve d’une francité plus ancienne que celle des Niçois ou des Savoyards.

Reste surtout à s’interroger sur la pertinence d’une telle remarque à l’heure où le baril de pétrole flambe et où l’or noir du golfe de Guinée, du Tchad et du Soudan est de plus en plus recherché par les Etats-Unis et la Chine qui sont loin d’afficher vis-à-vis du Sud du Sahara la même indifférence dédaigneuse. Une attitude dont ils ne manqueront pas de tirer profit à l’heure où le continent noir sera en mesure de peser plus dans l’approvisionnement énergétique des pays occidentaux.

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Abiola
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MessagePosté le: Mer 24 Mai 2006 15:38    Sujet du message: Répondre en citant

Je n'ai jamais lu Marianne et là jem'en félicite Shocked
Je crois qu'ils n'ont pas compris une chose :
L'Afrique n'a économiquement (et sur tous les plans...) pas besoin de la France !
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Les Africains sont aujourd'hui à la croisée des chemins : c'est l'union ou la mort !
Africaines Africains, l'édification de la véritable union africaine est notre devoir et notre seule chance de salut sur cette terre.
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Katana
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MessagePosté le: Mer 24 Mai 2006 15:47    Sujet du message: Répondre en citant

Qu’un ministre Français (futur présidenciable) vienne en Afrique, dans notre maison, pour nous cracher à la figure, n’est ce pas ce dont nous avions besoin pour nous réveiller ?

Une bonne fois pour toutes ?

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Nkossi
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MessagePosté le: Mer 24 Mai 2006 17:25    Sujet du message: Répondre en citant

Citation:
(...)En prétendant vouloir rompre avec les « scories du passé », Nicolas Sarkozy enterre en fait les relations privilégiées entre la France et ses anciennes colonies et contribue ainsi à la marginalisation du continent noir.

Et à la fin de l'article...
Citation:
(...)Reste surtout à s’interroger sur la pertinence d’une telle remarque à l’heure où le baril de pétrole flambe et où l’or noir du golfe de Guinée, du Tchad et du Soudan est de plus en plus recherché par les Etats-Unis et la Chine qui sont loin d’afficher vis-à-vis du Sud du Sahara la même indifférence dédaigneuse. Une attitude dont ils ne manqueront pas de tirer profit à l’heure où le continent noir sera en mesure de peser plus dans l’approvisionnement énergétique des pays occidentaux.


On n'est pas à une contradiction près Rolling Eyes Rolling Eyes Pour résumer ce que pense le journaliste : "Si la France s'en va l'Afrique va être marginalisée... euh en fait non pcq la Chine et les autres n'ont pas cette attitude dédaigneuse et c'est sûr qu'ils font du business...." Sacrés nombrilistes... Rolling Eyes Rolling Eyes
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Nkossi
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MessagePosté le: Mer 24 Mai 2006 17:35    Sujet du message: Répondre en citant

Citation:
Voilà clairement résumée la « politique africaine » de celui qui rêve de succéder à Jacques Chirac : l’Afrique ne vaut rien, ne vaut plus rien. Elle n’est ni un enjeu, ni un partenaire privilégié pour la France, tout au plus un boulet dont il faut se débarrasser au plus vite. Cette déclaration a certes l’avantage de la franchise. Les Africains ne pourront pas dire qu’ils n’ont pas été prévenus de leur insignifiance et de leur inutilité. Mais elle tire aussi un trait définitif sur un long passé commun qui ne se calcule pas uniquement en termes marchands.

Ce gars semble ignorer que les Patriotes Africains (pas les dictateurs pcq'il fait faire un distingo) luttent justement contre cette "politique" et veulent justement qu'elle se casse du continent. Oui débarrasser vous du boulet, personne à part vos pantins ne cherchera à vous retenir au contraire...
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Fille d'Afrique
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MessagePosté le: Mer 24 Mai 2006 18:49    Sujet du message: Répondre en citant

Abiola a écrit:
Je n'ai jamais lu Marianne et là jem'en félicite Shocked
Je crois qu'ils n'ont pas compris une chose :
L'Afrique n'a économiquement (et sur tous les plans...) pas besoin de la France !


Tout à fait. Pourquoi donc tourner éternellement en rond. C'est à nous africains (les dirigeants, s'il en ont ) de prouver à Sarkozy que l'Afrique n'a pas besoin de la France. L'Afrique est un continent et non un pays, et elle peut si on s'en donne les moyens mieux décoller sans la France. Quant à Mariane, c'est bien beau ces discours paternalistes déjà entendus maintes et maintes fois. Au moins, que cela nous plaise ou non, Sarko nous met devant nos responsabilités. Pouvons-nous diable nous prendre en main oui ou non ? Si c'est oui, exigeons une véritable discussion avec Sarkozy non seulement sur la françafrique, mais aussi sur la mainmise de la France sur les matières premières de certains de nos pays et sur la présence militaire française dans nos pays. Un véritable partenariat est possible avec les occidentaux et aussi le reste du monde.

PS : par ailleurs, je m'interroge sur ce point : quelqu'un sait-il plus ou moins les conditions sous lesquelles les indépendances ont été accordées par De Gaulle aux états africains ? Il faudrait creuser cela.
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Katana
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MessagePosté le: Mer 24 Mai 2006 18:59    Sujet du message: Répondre en citant

Réaction après la visite de Sarkozy

Dès l'annonce de la visite du Ministre français de l'intérieur et de l'aménagement du territoire, Nicolas Sarkozy, la majorité de la classe politique béninoise, de même que les organisations non gouvernementales sont montées au créneau pour dénoncer la loi d'immigration choisie de cet homme.

Aujourd'hui, après le départ de Sarkozy, les opinions sont mitigées. Pendant que d'aucuns persistent dans leur désapprobation de ladite loi, qui selon eux désavantage les Africains, d'autres l'approuvent. Ces derniers pensent qu'il est temps pour les Africains de prendre leur responsabilité, et de cesser d'envahir la France. Face à cet état de choses, il convient que les leaders africains francophones commencent par réfléchir sur les voies et moyens pour donner plus de chance aux enfants africains qui ne demandent qu'à évoluer et développer leur savoir.

Quelques interventions :

Dr Alexandre Hountondji

C'est sa part de vérité. C'est un appel à une prise de conscience pour nous tous. Il faut qu'on sache qu'un Bénin qui réussit, c'est notre succès et un Bénin qui échoue, c'est notre échec commun. Chacun doit se battre pour que son pays, le pays qui l'a vu naître puisse grandir, faire ses options librement et se bâtir. C'est cela la leçon à tirer parce que, comme il l'a dit, chacun a son Afrique mais chacun a également sa France. L'essentiel c'est d'agir.

Me Robert Dossou

Ce que je retiens principalement de l'allocution de Nicolas Sarkozy, c'est l'interpellation, la plus forte, qu'il adresse à nous-mêmes parce que moi je refuse de passer ma vie à accuser les autres de tous mes maux. Donc, il appartient aux africains de se prendre en charge, de faire confiance en leurs cadres et à leurs intellectuels, de se mettre au travail et de comprendre que personne au monde ne viendra construire notre pays en nos lieux et places.

Soukpon Célestin Mathias Edgar (Chef de cabinet du Président)

Je trouve que l'intervention du ministre français de l'intérieur est fondée. Chaque pays est libre de déterminer sa politique de l'immigration et de l'émigration. Et j'ai cru comprendre à la fin de sa déclaration que cela ne veut pas dire que la France ne veut plus des africains et des Béninois en particulier. C'est juste une amélioration des conditions de cette immigration. Donc, je fais confiance aux autorités françaises et à la coopération bénino-française.

Me Abraham Zinzindohoué (Ministre de la justice)

Quelqu'un qui me dit de rester chez moi, de vivre chez moi, je ne vois pas le péché qu'il commet. Je suis heureux chez moi. Je veux vivre chez moi. Je n'ai aucune envie d'aller vivre ailleurs. Je travaille chez moi pour que le cadre soit bon pour qu'on y vive. Je veux à la fois être citoyen du monde et citoyen de mon pays. Et je crois que c'est cette problématique qu'il faut bien régler.

http://fr.allafrica.com/stories/printable/200605240038.html
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Abiola
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MessagePosté le: Mer 24 Mai 2006 19:10    Sujet du message: Répondre en citant

Fille d'Afrique a écrit:


Citation:

MessagePosté le: Mer 24 Mai 2006 17:49 Sujet du message:
Abiola a écrit:
Je n'ai jamais lu Marianne et là jem'en félicite Shocked
Je crois qu'ils n'ont pas compris une chose :
L'Afrique n'a économiquement (et sur tous les plans...) pas besoin de la France !



Tout à fait. Pourquoi donc tourner éternellement en rond. C'est à nous africains (les dirigeants, s'il en ont ) de prouver à Sarkozy que l'Afrique n'a pas besoin de la France. L'Afrique est un continent et non un pays, et elle peut si on s'en donne les moyens mieux décoller sans la France. Quant à Mariane, c'est bien beau ces discours paternalistes déjà entendus maintes et maintes fois. Au moins, que cela nous plaise ou non, Sarko nous met devant nos responsabilités. Pouvons-nous diable nous prendre en main oui ou non ?

On n'a pas attendu que Sarkosy vienne nous insulter pour réagir. En fait depuis Um Nyobé à Mamadou Coulibaly, les africains s'élèvent contre cet ordre abject ! Les impérialistes auront beau souffler sur la mèche, rien n'y fera : la bombe Afrique va exploser entre les mains qui la pressent comme un citron !

Citation:

PS : par ailleurs, je m'interroge sur ce point : quelqu'un sait-il plus ou moins les conditions sous lesquelles les indépendances ont été accordées par De Gaulle aux états africains ? Il faudrait creuser cela.

Si ça peut aider :
Cheikh Anta Diop a écrit:

Le Général de Gaulle a agi en véritable stratège vis-à-vis des colonies, dans l'espoir d'y tuer l'esprit de lutte et d'opposition à la métropole, en le rendant sans objet apparent.
"Des territoires qui ne cessaient pas, depuis dix ans, d'aspirer à l'indépendance, la réclament aujourd'hui avec insistance. Faut-il laisser ce mouvement se développer contre nous, ou, au contraire, tenter de le comprendre, de l'assimiler, de le canaliser ?"
Cette phrase qui serait de lui, est le résultat d'une longue méditation (qui remonte à la IVe république) sur la durabilité du fait colonial.
L'expérience de l'Indochine et celle de l'Afrique du Nord ont servi à devancer les évenements d'Afrique Noire. Elles ont permis d'octroyer l'indépendance qui allait être arrachée :
J'ai désseré les liens avant qu'ils ne se rompent aurait t-il dit.

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Nkossi
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Inscrit le: 31 Mar 2005
Messages: 722

MessagePosté le: Mer 24 Mai 2006 19:20    Sujet du message: Répondre en citant

Fille d'Afrique a écrit:
PS : par ailleurs, je m'interroge sur ce point : quelqu'un sait-il plus ou moins les conditions sous lesquelles les indépendances ont été accordées par De Gaulle aux états africains ? Il faudrait creuser cela.

Arrow Les servitudes du pacte colonial

Il y a une vérité que l'on retrouve entre autres dans Kaveena de Boris Boubacar Diop : Il y a eu plus de massacres d'Africains pour que la France ne fasse pas la décolonisation que lors de la conquête du continent...
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GrandKrao
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Messages: 889

MessagePosté le: Mer 24 Mai 2006 19:25    Sujet du message: Répondre en citant

Bon je crois que cette fois ci c'est clair, il faut arreter de regarder la france de BAS, et la prendre comme n'importe quelle partenaire économique, par contre il serait tout aussi bine pour aller dans ce sens et celi de sarkozy de demander le départ des troupes Françaises!

Ce que je ne comprends pas dans les interventions des journalistes africains, c'est pour quoi ls quetions ne sont aussi portés sur le départ des troupes Françaises, pendant que certains politiques français demandent le divorce, nos responsables politiques et intellectuels font dont la diversion, donnant l'impression que l'on s'accroche à la France.

je reviens, mais petit rappel:




Citation:


http://permanent.nouvelobs.com/politique/20060502.OBS6102.html

Déclarations : de Mitterrand à Sarkozy...

NOUVELOBS.COM | 16.05.06 | 12:27


Voici quelques phrases, souvent controversées, prononcées par les responsables politiques français sur la question de l'immigration.

- François Mitterrand : La France ne compte aujourd'hui "pas plus d'immigrés qu'en 1982 et pas plus qu'en 1975 par rapport à la population française qui s'est accrue". "Le seuil de tolérance a été atteint dans les années 1970 et il n'y a pas eu depuis d'aggravation" (10 décembre 1989).

- Michel Rocard : "Le temps de l'accueil de main-d'oeuvre étrangère relevant de solutions plus ou moins temporaires est donc désormais révolu" et "nous ne pouvons accueillir toute la misère du monde" (7 janvier 1990).

- Jacques Chirac : "Le travailleur francais qui habite à la Goutte d'or et qui voit sur le palier à côté de son HLM, une famille avec un père, trois ou quatre épouses, une vingtaine de gosses, qui touche 50.000 F de prestations sociales sans travailler. Si vous ajoutez à cela le bruit et l'odeur, le travailleur francais sur le palier, il devient fou. Ce n'est pas être raciste que de dire que nous n'avons plus les moyens d'honorer le regroupement familial" (20 juin 1991).




- Edith Cresson : "Les charters, ce sont des gens qui partent en vacances avec des prix inférieurs. Là, ce sera totalement gratuit et ce ne sera pas pour des vacances. Ce sera pour reconduire des gens dans leur pays lorsque la justice francaise aura établi qu'ils n'ont pas le droit d'être chez nous" (8 juillet 1991).

- Valéry Giscard d'Estaing : "Le type de problème auquel nous aurons à faire face se déplace de celui de l'immigration vers celui de l'invasion (...) La facilité des déplacements et l'ouverture des frontières recommandent de revenir à la conception traditionnelle de l'acquisition de la nationalité française: celle du droit du sang" (21 septembre 1991).

- Charles Pasqua : "L'objectif que nous nous assignons, compte tenu de la gravité de la situation économique, c'est de tendre vers une immigration zéro" (1er juin 1993).

- Jean-Marie Le Pen : "L'interruption volontaire de nationalité" contribue à "peupler la France d'une masse passive et hétérogène d'individus sans repères" et à la tranformer en "satrapie du nouvel ordre mondial" (3 octobre 1998).

- Nicolas Sarkozy : "Si certains n'aiment pas la France, qu'ils ne se gênent pas pour la quitter" (22 avril 2006, paraphrasant un slogan utilisé par le Front national de la jeunesse puis par le Mouvement pour la France de Philippe de Villiers).
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M.O.P.
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MessagePosté le: Mer 24 Mai 2006 20:42    Sujet du message: Répondre en citant

ikié a écrit:

Ps." les tirailleurs senegalais" Embarassed c'est une sorte d'arnaque, il y a des anciens combattant dans toute l'afrique francophone Shocked il faut toujours le préciser pour les générations futur (un mensonges 1000fois repéter devient une vérité)


Merci de le rappeler ikié,

"tirailleurs senegalais" etait en effet une denomination francaise pour tous les combattants africains qui allaient sauver la france.

Vous allez sauver des gens mais ils vous insultent et vous meprisent (voir banania y a bon).

A nous africains de prendre nos responsabilites.
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youngsoldier
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MessagePosté le: Jeu 25 Mai 2006 05:06    Sujet du message: Répondre en citant

Tant mieux qu'il le dise; qu'il le dise, la France n'a pas besoin de l'Afrique, j'espère que ça donnera un sursis aux Africains les permetteant de les libérer du jouf néocolonial...mais bon en même temps je crois que je rêve pour le sursis, les vautours mangent tous les jours...
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Joseleñ
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MessagePosté le: Jeu 25 Mai 2006 08:09    Sujet du message: Répondre en citant

Arrêtez un peu cette masturbation intellectuelle qui, à la longue se lassera de son côté pensée métaphysique. La sagesse africaine c'est cette attitude qui consiste à observer avant de réagir. Ainsi quand vous posez une question à une vieux sage, il ne vous répond pas tout de suite, le type vous surprend au moment où vous attendiez le moins. Moi aussi je suis ce Sarkosy depuis quelque temps, jusqu'à son voyage en Afrique et pour l'instant, ce ne sont que des paroles qui ne me démontent pas le moral. Même s'il n'est pas rassembleur, admettons que Sarkosy a cette chose de particulier que les autres n'ont pas, c'est à dire partir à la quête de l'initiative. Moi, je l'ai trouvé très gêné devant les danseuses qui se trémoussaient devant lui comme à la vieille époque. Si c'est cette image abradacanbrantesque de l'Afrique qu'il veut rompre, je ne trouverais rien à redire...
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blackos68
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MessagePosté le: Jeu 25 Mai 2006 15:10    Sujet du message: Répondre en citant

En tous cas c est la premiere fois que officielement un politique francais est recu avec HOSTILITE en afrique (Chirac et Miterrand ont été recu comme des rois) ce qui montre bien que ce n est pas un bon diplomate pour la france ,je pense qu il y aura des consequences dans la diplomatie franco-africaines a mon avis.
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Panafricain
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MessagePosté le: Mar 30 Mai 2006 09:47    Sujet du message: Répondre en citant

Sarkozy a précisé économiquement, pas géostratégiquement ou je ne sais quoi. On parle beaucoup, mais personne n'a répondu à son affirmation ; Oui ou non la France a t-elle besoin économiquement de l'Afrique ? Imaginons que les relations économiques entre la France et l'Afrique s'arrêtent demain. Quelles seraient les conséquences ?
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MessagePosté le: Mar 30 Mai 2006 11:00    Sujet du message: Répondre en citant

panafricain a écrit:
Sarkozy a précisé économiquement, pas géostratégiquement ou je ne sais quoi. On parle beaucoup, mais personne n'a répondu à son affirmation ; Oui ou non la France a t-elle besoin économiquement de l'Afrique ? Imaginons que les relations économiques entre la France et l'Afrique s'arrêtent demain. Quelles seraient les conséquences ?

J'espère que tu es loin d'être naïf ! Avec le franc CFA, la France ruine l'Afrique; elle possède, en ce moment, 85% des matières premières africaines, 85% du pétrole africain. Les Champs pétroliers africains, la France les achète tout bonnement à Un franc Symbolique. C'est son bien le plus légitime. Celui ou celle qui refuse cette exploitation de l'homme par l'homme, comme Pascal Lissouba du Congo Brazzaville ou Laurent Gbagbo de la Côte d'Ivoire, est chassé du pouvoir ou tué, tout simplement. Et pourtant, l'ancien Président congolais n'avait demandé à Mitterrand que 50% du pétrole de son pays. La France a toujours liquidé physiquement tous ceux qui veulent développer l'Afrique ou un pays Noir, depuis Toussaint Louverture, en passant par Samory, jusqu'à Thomas Sankara.

Par le biais du Franc CFA, la France rapatrie chez elle 75% des richesses produites dans la zone franc. Avec cette monnaie(c'est du jamais vu), aucun individu ne pourra développer l'Afrique. C'est grâce à l'Afrique que la France est devenue indépendante, énergétiquement, face aux Majors Anglosaxonnes; c'est grâce à l'Afrique que la France a eu une histoire au XXIème siècle. Sans le soutien des Etats-Unis et les richesses africaines, la France ne serait pas ce qu'elle est aujourd'hui.

Donc, la phrase de Sarkozy est un mépris et une insulte à l'intelligence africaine, une insulte aux peuples exploités et saignés d'Afrique. La France est en déclin, parceque les Etats-Unis(ou la Communauté Internationale, ou l'Onu, ou l'Empire Américain)veulent récupérer les Etats Africains qu'ils ont confiés à la France à la fin de la Seconde Guerre Mondiale et au début de la Guerre froide.
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MessagePosté le: Mar 30 Mai 2006 20:23    Sujet du message: Répondre en citant

c'est a nous de recuperer tous ces matieres 1ere enfin a chacun des ressortissants de chaque pays.
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jakson
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MessagePosté le: Ven 02 Juin 2006 12:31    Sujet du message: Répondre en citant

Citation:
J'espère que tu es loin d'être naïf ! Avec le franc CFA, la France ruine l'Afrique; elle possède, en ce moment, 85% des matières premières africaines, 85% du pétrole africain. Les Champs pétroliers africains, la France les achète tout bonnement à Un franc Symbolique. C'est son bien le plus légitime. Celui ou celle qui refuse cette exploitation de l'homme par l'homme, comme Pascal Lissouba du Congo Brazzaville ou Laurent Gbagbo de la Côte d'Ivoire, est chassé du pouvoir ou tué, tout simplement. Et pourtant, l'ancien Président congolais n'avait demandé à Mitterrand que 50% du pétrole de son pays. La France a toujours liquidé physiquement tous ceux qui veulent développer l'Afrique ou un pays Noir, depuis Toussaint Louverture, en passant par Samory, jusqu'à Thomas Sankara.

Par le biais du Franc CFA, la France rapatrie chez elle 75% des richesses produites dans la zone franc. Avec cette monnaie(c'est du jamais vu), aucun individu ne pourra développer l'Afrique. C'est grâce à l'Afrique que la France est devenue indépendante, énergétiquement, face aux Majors Anglosaxonnes; c'est grâce à l'Afrique que la France a eu une histoire au XXIème siècle. Sans le soutien des Etats-Unis et les richesses africaines, la France ne serait pas ce qu'elle est aujourd'hui.

Donc, la phrase de Sarkozy est un mépris et une insulte à l'intelligence africaine, une insulte aux peuples exploités et saignés d'Afrique. La France est en déclin, parceque les Etats-Unis(ou la Communauté Internationale, ou l'Onu, ou l'Empire Américain)veulent récupérer les Etats Africains qu'ils ont confiés à la France à la fin de la Seconde Guerre Mondiale et au début de la Guerre froide.
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tu peux cité tes sources, parce que c'est pas vraiment une vision réaliste de l'économie la france est pas indépendante du tout energetiquement beaucoup d'importation ???
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jakson
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MessagePosté le: Ven 02 Juin 2006 13:56    Sujet du message: Répondre en citant

et pis les usa ont pas du tout confié des pays à la france en 1945, y pouvait pas blairé degaulle, qui avait su mobilisé : les trouppe de la france-libre qui ont liberer paris etait majoritairement des forces africaines ( - de 50% de francais blancs )
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MessagePosté le: Dim 04 Juin 2006 14:43    Sujet du message: Répondre en citant

jakson a écrit:

tu peux cité tes sources, parce que c'est pas vraiment une vision réaliste de l'économie la france est pas indépendante du tout energetiquement beaucoup d'importation ???...........

....et pis les usa ont pas du tout confié des pays à la france en 1945, y pouvait pas blairé degaulle, qui avait su mobilisé : les trouppe de la france-libre qui ont liberer paris etait majoritairement des forces africaines ( - de 50% de francais blancs )


Bonjour,
Qu'est-ce que tu me racontes-là, mon cher ami ? C'est quoi -50% de Français blancs qui ne sont que des capitulards qui ont fui leur pays occupé par l'Allemagne Nazie ? Sans les Usa et les tirailleurs Sénégalais(Cameroun, Mali, Côte d'Ivoire, Congo, Sénégal, Guinée, Gambie...), les citoyens français parleraient la langue allemande, aujourd'hui.

C'est quoi une France-Libre, sans la France ? C'est quoi une France-Libre à Brazzaville, en Algérie, au Maroc ? C'est quoi une France-Libre, alors que le territoire Français est occupé par des bergers Allemands ? Comment appelle-t-on un Général qui fuit son pays occupé par l'ennemi ? Un simple capitulard ! Donc, de Gaulle fut le premier capitulard de France, en 1940, avant que Pétain ne signe la vraie capitulation.

D'ailleurs qui connaissait de Gaulle avant la Deuxième guerre Mondiale ? Personne ! Le militaire de Gaulle, qui a pris le pouvoir par un coup d'Etat, est une fabrication anglosaxonne. Oui, ce sont Roosvelt(Américain) et Churchill(Britannique) qui ont fabriqué de Gaulle, pièce par pièce. Votre Général De Gaulle, Ben Laden, Saddam Hussein sont tous les trois des fabrications anglo-saxonnes.

Tout le monde sait que les Français sont d'éternels capitulards. Ils ont capitulé partout dans ce monde, excepté chez les Noirs. C'est une situation cauchemardesque. Et pourtant, c'est devant l'adversité française que dépend le bonheur des Africains et celui des Noirs du monde entier. Dès-que les choses sérieuses commencent, les Français capitulent, tout simplement. Depuis plus de 200 ans, la France capitule partout :

-1805, devant Horatio Nelson, à Trafalgar, Villeneuve capitule
-1870, devant l'Allemand Von Moltke, Napoléon III capitule à Sedan
-14 - 18, la France entière capitule devant les Bergers Allemands
-39-45, De Gaulle, Pétain et la France entière capitulent, de nouveau, devant les Bergers Allemands d'Adof Hitler. A noter que les Allemands n'ont eu aucune résistance pour envahir la France. C'était comme une autoroute. Sans compter Dien Bien phu et Algérie...

Après la fin de la Seconde Guerre Mondiale, la France devient l'un des pays les plus protégés des Usa, avec un VETO à l'Onu, l'Afrique et ses richesses, au nom de la guerre froide. Pendant toute cette guerre froide, la France était indépendante, énergétiquement, vis-à-vis des Majors Anglo-saxonnes, parce qu'elle possédait le gaz et le pétrole africains. En Afrique, la France a tué tous les Chefs d'Etat commnunistes engagés. Par contre, elle y a soutenu tous les dictateurs qui lèchent ses bottes et qui tuent leurs peuples. La France, qui a soutenu les dictatures argentine et Chilienne(Augusto Pinochet), au nom de l'Amérique et de la guerre froide, a fait du mal à beaucoup de peuples innocents. Qui a tué Salvator Allende et mis Augusto Pinochet au pouvoir ? Bonne question !

Aujourd'hui, la guerre froide est terminée. L'Amérique, qui a gagné cette guerre dite froide, n'a plus besoin de la France, son Esclave de SERVICE. Aujourd'hui, c'est le temps de la mondialisation fabriquée par les Anglo-Saxons, ceux des comptes et des dures vérités : La France est en déclin, parce que les Américains l'ont lâchée, et elle est entrain de perdre définitivement l'Afrique et ses richesses. Sans rancune !
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MessagePosté le: Dim 04 Juin 2006 19:44    Sujet du message: à M.O.P. Répondre en citant

Le Général Leclerc est parti du Cameroun avec des recrues camerounaises. Celles-ci se sont-elles transformées en tirailleurs sénégalais lors du déplacement Cameroun-France?
Ce sont tous les africains de l'ensemble des colonies françaises qui ont versé leur sang pour la France. Cete France qui hait et méprise tant les africains aujourd'hui!




M.O.P. a écrit:
ikié a écrit:

Ps." les tirailleurs senegalais" Embarassed c'est une sorte d'arnaque, il y a des anciens combattant dans toute l'afrique francophone Shocked il faut toujours le préciser pour les générations futur (un mensonges 1000fois repéter devient une vérité)


Merci de le rappeler ikié,

"tirailleurs senegalais" etait en effet une denomination francaise pour tous les combattants africains qui allaient sauver la france.

Vous allez sauver des gens mais ils vous insultent et vous meprisent (voir banania y a bon).

A nous africains de prendre nos responsabilites.
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Rocs
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MessagePosté le: Mar 06 Juin 2006 06:12    Sujet du message: Répondre en citant

Soyez content de cette declaration, car ca veut dire qu'ils veulent plus de notre petrole; diamant,cacao et donc, qu'ils nous laisseront tranquille. Car j'ai l'impression que vous êtes mecontent que la France parte.
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MessagePosté le: Mer 07 Juin 2006 17:52    Sujet du message: Répondre en citant

Source

http://www.afriquemagazine.com/blog/blog_commento.asp?blog_id=169&month=6&year=2006&giorno=&archivio=&#commentoSarko ne comprend rien à l’Afrique
Je n’ai pas réagi tout de suite au voyage, la semaine dernière, de Sarkozy en Afrique. Mais cette escapade « politico médiatique » du ministre de l’intérieur français en terre d’Afrique ne m’a pas trop rassuré.
D’abord ce ton, décidément exaspérant, sur le mode « je sais tout, j’ai tout compris et je vais vous expliquer comment le monde fonctionne… ». Évitons le mot de paternalisme. Et parlons, au moins, d’un manque de modestie de la part de quelqu’un qui connaît peu l’Afrique et ces problèmes.
Passons aussi sur les polémiques sur l’immigration choisie, et les vraies fausses manifestations habilement organisées à Bamako ou à Cotonou.

Et revenons sur une phrase prononcée par Sarko lors du débat avec la société civile, assez houleux d’ailleurs, organisé à Bamako.
À une interlocutrice qui accusait la France d’exploiter l’Afrique, notre ministre a cru faire preuve de réalisme en énonçant une vérité très partielle : » La France économiquement n’a pas besoin de l’Afrique. Les flux entre la France et l’Afrique ne représente que 2% de notre économie » a-t-il dit.
Consternation dans la salle.
Et consternation de l’auteur de ces lignes.

Raisonner en pourcentage de l’économie nationale française est absurde.Les flux avec l’Allemagne doivent représenter, au pif, 4% à 5% de l’économie française, et pourtant l’Allemagne, c’est très, très important pour les Gaulois….

Si mes rapides recherches sont justes (n’hésitez pas à me corriger), la France exporte plus de 30 milliards d’euros vers l’Afrique (Maghreb inclus) et importe près de 25 milliards d’euros. Elle dégage donc un solde positif de 5 milliards d’euros par an, ce qui n’est pas si mal
en cette période d’ultra disette budgétaire.

30 milliards d’euros d’exportations, c’est un peu plus que ce que la France exporte aux Etats-unis.

Pour mieux comprendre, disons aussi que l’Afrique est plus rentable que la toute-puissante Chine (inclus Hong kong). La France y exporte pour 8 à 9 milliards d’euros et importe pour plus 19 milliards. Solde net négatif pour la France : disons 10 milliards d’euros. C’est pas mal…

De ce point de vue, l’Afrique est aussi beaucoup plus importante que les pays du Mercosur (Amérique latine), ou la France perd net par an demi-milliard d’euros sur 2, 5 milliards d’exportations…

Mais bon, passons.

Passons sur les nombreuses entreprises françaises qui font de très bonnes affaires en Afrique, dans les télécoms, dans le transport aérien, dans le pétrole, dans les matières premières… Je suis sûr qu’elles ont apprécié la remarque du ministre de l’Intérieur.

Et insistons sur un dernier point fondamental. L’Afrique n’est pas qu’une question de flux, de commerce ou d’argent. L’Afrique c’est malgré tout, la seule aire d’expansion du français et de la francophonie. C’est la frontière sud de la France. Le seul territoire, hors l’Europe, qui permet à la France d’exister sur un plan stratégique, qui lui donne une profondeur internationale. L’Afrique c’est aussi un partenaire incontournable sur les questions de sécurité, d’émigration de coopération.

En ramenant l’Afrique à « 2% de l’économie française », Sarko tourne le dos à toutes ces réalités.

Il a tort. Sans l’Afrique, la France, c’est juste un pays un peu plus petit et nettement moins riche que l’Allemagne.
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MessagePosté le: Mer 07 Juin 2006 20:16    Sujet du message: Répondre en citant

Rocs a écrit:
Soyez content de cette declaration, car ca veut dire qu'ils veulent plus de notre petrole; diamant,cacao et donc, qu'ils nous laisseront tranquille. Car j'ai l'impression que vous êtes mecontent que la France parte.



Oui mais alors c'est très vrai. Pourquoi donc pleurnicher comme des enfants qui ont peur d'être lâchés ? La question est : sommes-nous capables de prendre Sarkozy au mot ?
A propos de ce même Sarkozy à la Une sur Grioo.com, merci de lire mon intervention et me dire si décidément je suis à coté de la plaque. Sinon, je pense qu'il faut songer à s'organiser sérieusement et répondre à Sarko.

Merci à vous.
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kiwi1
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MessagePosté le: Jeu 08 Juin 2006 11:12    Sujet du message: Répondre en citant

LA FRANCE C’EST L’AFRIQUE AUTANT AU NIVEAU DE SON EQUIPE DE FOOT QU’AU NIVEAU ECONOMIQUE...
Grace au media, la france a donné l\'illusion d\'être une grande puissance à la face du monde:

Toute son économie est basé sur l\'exploitation de l\'afrique à titre d\'exemple les plus grandes compagnies françaises tels que bouygues, total, bolloré, arcelor, suez, lafarge font 70 % de leurs bénéfices à l\'etranger.
Grace à des mécanismes subtiles tel que le franc cfa, la dette et l\'oppression politique et militaire, la france a mis toute l\'afrique francophone à feu et à sang.
Lorsque que l\'on compare le niveau d\'export de l\'allemagne et de la france, on peut voir que taux d\'export de la france atteint à peine 300 milliard d\'euro alors que celui de l\'allemagne est de 900 milliard d\'euro.
Il est utile de préciser que sur les 300 milliards d\'export que réalise la france, Leurs compagnies (edf, total, arcelor, bouygues, bolloré, suez, vivendi, pechinet) tirent 80 % de leur richesse sur le continent africain, qu\'ils exportent ensuite dans les autres pays qui n\'ont pas la possibilité de piller l\'afrique tel que l\'espagne, l\'autriche, la suisse, l\'allemagne, le portugal, etc.
Sur ces 300 milliards d\'export, il y\'a approximativement 220 milliards qui proviennent indirectement des richesses qui sont tirés du continent africain (bois, uranium, fer, pétrole, manganèse, aluminium, acier, gaz, coton etc).

En réalité si on considère que l\'export correspond à ce qui est produit localement et non des richesses tirés au congo brazzaville et qui sont ensuite revendu au raffinerie allemande alors le taux d\'export réel de la france est de 80 milliards d\'euro, ce qui correspond au taux d\'export de la pologne.

Comment ne peut-on pas dire que ce pays est réellement pauvre ?
Il vante tous les jours qu\'il est riche et puissant, et que l\'afrique est pauvre et agonisante alors que tout cela est faux.

Il est temps de mettre un terme à cette tromperie et à ce jeu de dupe. Les africains doivent se battre et se debarrasser de la vermine.
Ecrire une réaction

Voici l\'extrait du solde du compte courant extérieur pour quelques pays d\'afrique de l\'ouest visible par tous sur le site de la banque de france :

Solde du compte courant extérieur auprès de la banque de france pour l\'année 2004 en franc cfa

benin 733 milliards fcfa = 1,11 milliards d\'euro
burkina faso 659 milliards fcf= 1 milliard d\'euro
cote d\'ivoire 4563 milliards = 7 milliards d\'euo
guinée bissau 97 milliards = 147 million d\'euro
mali 984 milliards = 1,5 milliard d\'euo
niger 445 milliards = 678 millions d\'euro
senegal 2336 milliards = 3,5 milliards d\'euro
togo 823 milliards = 1,25 milliard d\'eruo

A titre exemple pour comprendre le mécanisme, lorsqu\'un pays comme la cote d\'ivoire vend du cacao pour un million de dollards aux etats unis, les etats unis donne 1 million de dollars au tresor français et celui-ci garde 65 % (la part de la banque de france) et donne 35 % à la bceao
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Alex
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MessagePosté le: Jeu 08 Juin 2006 12:37    Sujet du message: Répondre en citant

Vous avez tous raison mais qu'est-ce que vous voulez!Il y'a deux types de français à l'heure actuelle:

-les vrais frainçais(les Blancs)
-les faux français(les Maghrebeens et les Noirs)

Par malheurs les Africains sont Maghrebeens ou Noirs alors Sarko(c'est qu'en même le futur président français sauf si ceux-ci sortent de leur folie de grandeur pour en décider autrement) n'en à rien à foutre du faux et l'Afrique: Basta.Mais s'ils ne veulent plus de nous qu'ils nous renvoient Zidane avant le début de la coupe du monde.
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Fille d'Afrique
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MessagePosté le: Jeu 08 Juin 2006 12:55    Sujet du message: Répondre en citant

kiwi1 a écrit:
LA FRANCE C’EST L’AFRIQUE AUTANT AU NIVEAU DE SON EQUIPE DE FOOT QU’AU NIVEAU ECONOMIQUE...
Grace au media, la france a donné l\'illusion d\'être une grande puissance à la face du monde:

Toute son économie est basé sur l\'exploitation de l\'afrique à titre d\'exemple les plus grandes compagnies françaises tels que bouygues, total, bolloré, arcelor, suez, lafarge font 70 % de leurs bénéfices à l\'etranger.
Grace à des mécanismes subtiles tel que le franc cfa, la dette et l\'oppression politique et militaire, la france a mis toute l\'afrique francophone à feu et à sang.
Lorsque que l\'on compare le niveau d\'export de l\'allemagne et de la france, on peut voir que taux d\'export de la france atteint à peine 300 milliard d\'euro alors que celui de l\'allemagne est de 900 milliard d\'euro.
Il est utile de préciser que sur les 300 milliards d\'export que réalise la france, Leurs compagnies (edf, total, arcelor, bouygues, bolloré, suez, vivendi, pechinet) tirent 80 % de leur richesse sur le continent africain, qu\'ils exportent ensuite dans les autres pays qui n\'ont pas la possibilité de piller l\'afrique tel que l\'espagne, l\'autriche, la suisse, l\'allemagne, le portugal, etc.
Sur ces 300 milliards d\'export, il y\'a approximativement 220 milliards qui proviennent indirectement des richesses qui sont tirés du continent africain (bois, uranium, fer, pétrole, manganèse, aluminium, acier, gaz, coton etc).

En réalité si on considère que l\'export correspond à ce qui est produit localement et non des richesses tirés au congo brazzaville et qui sont ensuite revendu au raffinerie allemande alors le taux d\'export réel de la france est de 80 milliards d\'euro, ce qui correspond au taux d\'export de la pologne.

Comment ne peut-on pas dire que ce pays est réellement pauvre ?
Il vante tous les jours qu\'il est riche et puissant, et que l\'afrique est pauvre et agonisante alors que tout cela est faux.

Il est temps de mettre un terme à cette tromperie et à ce jeu de dupe. Les africains doivent se battre et se debarrasser de la vermine.
Ecrire une réaction

Voici l\'extrait du solde du compte courant extérieur pour quelques pays d\'afrique de l\'ouest visible par tous sur le site de la banque de france :

Solde du compte courant extérieur auprès de la banque de france pour l\'année 2004 en franc cfa

benin 733 milliards fcfa = 1,11 milliards d\'euro
burkina faso 659 milliards fcf= 1 milliard d\'euro
cote d\'ivoire 4563 milliards = 7 milliards d\'euo
guinée bissau 97 milliards = 147 million d\'euro
mali 984 milliards = 1,5 milliard d\'euo
niger 445 milliards = 678 millions d\'euro
senegal 2336 milliards = 3,5 milliards d\'euro
togo 823 milliards = 1,25 milliard d\'eruo

A titre exemple pour comprendre le mécanisme, lorsqu\'un pays comme la cote d\'ivoire vend du cacao pour un million de dollards aux etats unis, les etats unis donne 1 million de dollars au tresor français et celui-ci garde 65 % (la part de la banque de france) et donne 35 % à la bceao



Tout est dit et analysé. Il est donc temps de cesser cette mascarade. La france n'a pas besoin de l'Afrique ? Tant mieux. Il était temps ! Nous devons absolument prendre Sarkozy au mot. Rien que pour en finir avec les hypocrisies, les magouilles françafricaines et le "tourner en rond", je suis presque prête à voter Sarko. Eh oui, au point où nous en sommes, s'il faut tendre la main au diable pour arrêter l'hémorragie de notre continent, pourquoi pas ? Nous devons nous organiser pour avoir une voix et se faire entendre en 2007. Ne laissons pas passer cette occasion. Maintenant quelle structure valable avons-nous ? Le CRAN ? La CAN (hypothèse émise lors de la conférence organisée le 3 juin dernier avec le Pr Obenga et Mme Jouffret ?). Il faut absolument se mobiliser maintenant pour l'Afrique ou alors arrêter de se plaindre.
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Abiola
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MessagePosté le: Jeu 08 Juin 2006 13:17    Sujet du message: Répondre en citant

Citation:

Tout est dit et analysé. Il est donc temps de cesser cette mascarade. La france n'a pas besoin de l'Afrique ? Tant mieux. Il était temps ! Nous devons absolument prendre Sarkozy au mot. Rien que pour en finir avec les hypocrisies, les magouilles françafricaines et le "tourner en rond", je suis presque prête à voter Sarko. Eh oui, au point où nous en sommes, s'il faut tendre la main au diable pour arrêter l'hémorragie de notre continent, pourquoi pas ? Nous devons nous organiser pour avoir une voix et se faire entendre en 2007. Ne laissons pas passer cette occasion. Maintenant quelle structure valable avons-nous ? Le CRAN ? La CAN (hypothèse émise lors de la conférence organisée le 3 juin dernier avec le Pr Obenga et Mme Jouffret ?). Il faut absolument se mobiliser maintenant pour l'Afrique ou alors arrêter de se plaindre.

C'est fou Shocked Il a déjà été expliqué que Sarkosy n'avait ni l'envie ni le pouvoir de changer les choses. Il faudrait peut-être commencer à penser en termes de RealPolitik. Les relations afrique-france sont actuellement à l'avantage de la France. Les entreprises françaises installées chez nous réalisent des profits scandaleux. Sarkosy n'a donc aucune raison de changer les choses. C'est simple.
Et même, si pris d'un éclair de lucidité Gaulien, il se disait "désserons la corde avant qu'elle ne casse", il ne pourrait pas. En Occident, le politique ne fait plus le poids face à la force du capital. Et le capital lui, raisonne à court terme : les profits c'est maintenant qu'il faut les faire !
Il est ainsi impossible pour un quelconque président d'aller à l'encontre des intérêts des grands groupes industriels. Impossible.

Ce n'est donc pas certainement pas le CRAN, la Tribu Ka ou autres qui vont changer cela. Ils sont dans une perspective trop restreinte, trop franco-française. Les organisations actuelles auraient pu appeler les gens à bloquer en nombre (pacifiquement bien sûr) des institutions comme L'Elysée, l'Assemblée Nationale,le Quai d'Orsay etc. lors des élections truquées au Togo, lors du massacre des manifestants ivoiriens à Abidjan, pour le retrait des bases françaises de l'Afrique en signe de protestation contre l'intervention militaire française au Tchad etc.
Voici des actions concrètes, avec un fort impact médiatique qui pourraient influer (au moins un peu) sur le cours des évenements.
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Les Africains sont aujourd'hui à la croisée des chemins : c'est l'union ou la mort !
Africaines Africains, l'édification de la véritable union africaine est notre devoir et notre seule chance de salut sur cette terre.
Un vrai guerrier ne recule pas devant son devoir sous prétexte que la tâche est surhumaine, impossible...il se bat !
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Kainfri
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MessagePosté le: Jeu 08 Juin 2006 13:47    Sujet du message: Répondre en citant

D'un autre côté, que penser des états européens (scandinaves notamment) qui n'ont pas de colonie africaine: peut-on estimer que leur richesse vient de chez nous?
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MessagePosté le: Jeu 08 Juin 2006 13:52    Sujet du message: Répondre en citant

Je remet ça ici, ça peut servir : cela se trouvait dans le sujet de l'hostilité des députés maliens à l'arrivée de Nicolas Sarkozy sur leur territoire. Cool



L'Ange Gabriel a écrit:
Au regards de la communauté internationnale, Sarkozy s'est engagé.
Il serait temps que l'afrique lève ses oeilliere et cherche toujours des coupables a sa situation hors de ses frontières.
Il a dit clairement qu'il en était fini de la FranceAfrique, ce qui veut aussi dire, qu'il en est fini des relations crapuleuse entre la France et les gouvernement africains oppresseurs. Maintenant il serait bon de demander des comptes au politiques africain, qui ne cesse d'envoyer toute l'aide internationnale sur des comptes privé dans des paradis fiscaux. On se souvient tous Moboutou ou toute sa fortune personnelle est bloqué sur des comptes suisse.

Le probleme de l'Afrique c'est sont syndrome, sa dépendance a l'esclavagisme qui inhibe toute notion d'entreprendre, mais quand aller vous prendre conscience que votre destin vous impute a vous même, que personne d'autre ne vous aidera car votre terre etait et sera toujours la convoitise du monde. Hier l'europe, demain l'asie. Comment imaginer d'autre peuple oppréssé par le passé qui sont en passe de devenir les N°1 du monde comme la chine ( sous emprise japonaise ) et l'Inde ( sous emprise anglaise ) ......

Africain reveillez vous et réalisez vos rêves. Sarkozy vous a ouvert la voie : L'Afrique aux Africains. Mais sachez aussi, que cela veut dire que vous serez seul dans un jungle économique sans régle si ce n'est que celle du plus fort du plus riche.


naïveté quand tu nous tiens Laughing

tu sais c'est quoi le mot "opportunisme"?????
: définition from the dico:

1)Politique qui consiste à tirer parti des circonstances ,à les utiliser au mieux ,en transigeant, au besoin, avec les principes
2) Comportement d'une personne qui règle sa conduite selon les circonstances ,qui subordonne ses principes à son intérêt momentané



et je rajoute le mot "opportuniste"

1) Personne qui se conduit avec opportunisme ou qui pratique l'opportunisme.
2) Se dit d'un germe qui manifeste sa virulence que sur un organisme dont les défenses immunitaires sont affaiblies


A méditer,amen Cool
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Fille d'Afrique
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MessagePosté le: Dim 11 Juin 2006 14:43    Sujet du message: Répondre en citant

Merci Abiola et à Zheim pour vos éclaircissements quoique je ne sois pas aussi naïve que vous pouvez le penser. Cependant, au vue de la situation bien analysée et bien saisie par ailleurs, que FAISONS-NOUS ? QUE DEVONS-NOUS FAIRE pour que les choses bougent un temps soi peu ?

Cette idée que nous aurions dû manifester notre désapprobation lors des élections truquées du Togo ou de l'intervention de la France en Côte d'Ivoire, l'appel aurait dû être lancé sur Grioo ou ailleurs au moment de ces évènements. Je suis sûre que beaucoup d'entre nous y ont pensé, mais se sont dit, défaitistes : ça ne servira à rien. Or, nous aurions dû, mais ce n'est qu'après que nous nous en rendons compte. Pourtant, cela aurait permis d'informer la masse française de ce qui se passe réellement en Afrique et de leur faire comprendre pourquoi aujourd'hui et demain si les choses ne changent pas, ils seront obligés de subir l'immigration africaine en France.

Je suis d'accord pour qu'à l'avenir nous réagissions promptement et pour commencer pourquoi ne régissons-nous pas au propos de Sarkozy autrement que par nos interventions internes ? En automne prochain, au plus fort de l'actualité électorale de 2007, pourquoi ne pas organiser une marche POUR L'AFRIQUE devant les bureaux de Mr Sarkozy ou de l'UMP pour lui rappeler ses propos et formuler nos exigences pour notre continent ? Nous ne devons pas continuer à jouer les perdants. L'Afrique possèdent des richesses naturelles convoitées par les pays dévéloppés, nous avons une position forte à mettre en valeur. Alors, à vos marques, prêts ?...Partez !
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MessagePosté le: Dim 11 Juin 2006 15:27    Sujet du message: Répondre en citant

C'est très bizarre. Où est donc passée ma réponse à Abiola et à Zheim ?

Il y avait pourtant une proposition concrète. Ca ne le fait peut-être pas ? Nous devons continuer à tourner en rond ? Si oui, eh bien merci.
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MessagePosté le: Dim 11 Juin 2006 15:28    Sujet du message: Répondre en citant

Je vous demande pardon. Je viens de retrouver mon post plus haut.
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MessagePosté le: Dim 11 Juin 2006 21:29    Sujet du message: Répondre en citant

toff a écrit:
kainfri a écrit:
D'un autre côté, que penser des états européens (scandinaves notamment) qui n'ont pas de colonie africaine: peut-on estimer que leur richesse vient de chez nous?



Enfin des paroles censées dans ce forum merci !


Kainfri et toff pouvez-vous éclairer nos lanternes ? Je rappelle qu'il s'agit de savoir le rôle qu'a joué l'Afrique dans l'économie française ? quand est-ce qu'on parle de la scandinavie ? ou du rôle de l'Afrique dans le développement de la scandinavie ? pourquoi ce hors sujet délibéré ? le sujet est-il embarrassant ?
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Il dit
le griot à la langue pendante
" vous irez plus loin encore
dans la forêt blanche
des bétons entassés
et vous pleurerez
dans les quartiers boueux
d'une ville sans refuge "
Il dit aussi
le griot nouveau
" regardez !
il est des hommes
que les révoltes étreignent ".

Véronique Tadjo, Laterite, Paris, Hatier, coll. "monde noir", 1984.
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MessagePosté le: Lun 12 Juin 2006 12:19    Sujet du message: Répondre en citant

muna Deïdo a écrit:
jakson a écrit:
tu peux cité tes sources, parce que c'est pas vraiment une vision réaliste de l'économie la france est pas indépendante du tout energetiquement beaucoup d'importation ???

Surprised Tu peux être plus explicite? merci!


Deïdo


evidament, la france importe beaucoup de pétrole et de gaz de russie entre autre
il n'y a que l'electricité qui abonde, grace au nucléaire, mais les energie fossile vienne plus du moyen-orient et de la russie que d'afrique
la france n'est surment pas un pays honorable, mais les francais ont toujours casser les couille au usa et a leur philosophie "liberale" et c'est pas fini Smile pour les ricain, la france aurait dut etre une grosse base avancer comme en allemagne et au japon

amis -je ne cherche pas a contredir mais a garder une argumentation realiste qui evite les futurs decredibilisations d'un combat légitime
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Black Shadow
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MessagePosté le: Mar 13 Juin 2006 00:38    Sujet du message: Répondre en citant

@ Kainfri et toff qui préfèrent parler de la scandinavie, voici un article interessant notamment dans sa partie économique. Il est tiré du site d'africultures. On voit bien que la France n'est pas la scandinavie... Smile Smile Smile
bonne lecture Cool Cool Cool

Retour sur le lieu du crime : La diaspora africaine en France entre colonisation et indigénisation
Par Didier Gondola
Didier Gondola Indiana University – Indianapolis
publié le 08/06/2006


Dévalorisée pour être mieux colonisée, l'Afrique a servi à la fois d'exutoire et de corne d'abondance aux puissances coloniales. Un travail de "remue-mémoire" s'impose pour en analyser les conséquences et mieux comprendre les enjeux et les tensions actuels du "multiculturalisme à la française".


« Hommage aux centaines de milliers d’immigrants venus construire et reconstruire une France qui maintient depuis toujours leurs enfants et petits-enfants au ban de la société. À quand une loi sur le rôle positif de l’immigration ? » Laughing (Affiche anonyme placardée aux vitres des Abribus et dans les bouches du métro parisien en Octobre 2005).

Dans la mythologie grecque il existe cette figure titanesque de Cronos qui nous est connue à la fois comme le parricide, auteur de la castration de son père Ouranous à l’aide d’une faucille en silex fournie par la main vengeresse de sa mère Gaïa, et comme l’infanticide, le dieu cannibale, dévorant sa propre progéniture. Cronos poursuivit son sixième fils, Zeus, à travers les âges, par-delà les mers, aux confins de la terre, résolu à n’en faire qu’une bouchée (Graves 1967 : 4Cool.
Le mythe du dieu cannibale a trouvé une de ses illustrations dans un roman de Mongo Beti, Ville Cruelle, paru chez Présence Africaine en 1954 sous le pseudonyme d’Eza Boto. Or la ville coloniale ne fut pas seulement ce creuset où les jeunes migrants africains furent introduits à la modernité occidentale, aux idées, aux symboles et aux objets d’une Europe prométhéenne, imbue de sa propre idée du progrès des lumières, un progrès universel et donc applicable partout où elle étendait son empire. La ville coloniale fut aussi le lieu de l’aliénation du colonisé, le point nodal d’un complexe oppressif dont l’ambition n’était pas seulement de soumettre la main-d’œuvre africaine au projet d’extraction des matières premières et de mobiliser les hommes valides dans les nombreuses guerres qui ont jeté une ombre sur l’Europe du XXe siècle (Mazower 1999).
Dans l’archipel urbain qui essaime sur les côtes de l’Afrique française, dans les plaines soudano-sahéliennes et sous le manteau de la grande forêt équatoriale, la mission coloniale la plus importante, et pourtant aujourd’hui méconnue, est justement le versant civilisateur du projet colonial. C’est en tout cas celle que vante la propagande coloniale, celle qui forme l’opinion en France métropolitaine et finit par enraciner dans la conscience populaire le mythe du « génie français » et, son corollaire, l’infériorité atavique du colonisé. L’Arabe, mais surtout le Noir, doit être civilisé. La France se berce alors d’illusions que par l’école, l’église, le sport et le travail elle peut faire table rase de ce qui sert aux Africains de culture, de ce cache sexe que constitue l’empire de la superstition, et le remplacer par les vertus et les valeurs de la République.
Pour comprendre et expliquer les émeutes qui ont embrasé les banlieues françaises en octobre et novembre 2005 on a brandi au sein de quelques associations africaines, notamment « Les Indigènes de la République », le spectre du Cronos colonial. À les entendre, le venin du colonialisme serait parvenu à remonter tout le cours du XXe siècle pour être inoculé aux descendants des colonisés qui ont cru, à tort, au mythe de la République et à l’égalité des droits. L’oppression des Noirs et des Arabes n’aurait guère changé, seulement les lieux du crime. Les taudis coloniaux d’antan auraient été remplacés par les cités sordides qui ceinturent les grandes agglomérations françaises. Le code de l’Indigénat aurait fait place aux politiques discriminatoires limitant l’accès des Noirs et des Arabes au logement, au travail et aux médias. Les abus et les massacres coloniaux n’étant plus de mise, les « Indigènes de la République » seraient désormais les victimes de vexations quotidiennes, des contrôles au faciès et d’un racisme qui ne reçoit plus l’imprimatur de la science comme au XIXe siècle mais reste bon enfant. Comme on ne peut plus les maintenir en colonies, celles-ci n’existant plus, ou les renvoyer en Afrique, puisqu’ils sont français, on les parque dans l’Afrance, les bas-fonds de la France, le revers de la République, le ghetto à la française, c’est-à-dire un espace socio-économique et politique d’exclusion où « la racaille », épithète qui a mis le feu aux poudres, serait privée des droits et des avantages garantis par les lois de la République. La ville cruelle de Mongo Beti se serait donc muée en cité banlieusarde qui, selon une mère de La Courneuve, « dévore nos enfants » et les « pousse au vice (1) ».
Ce genre de procès, écrit Michel Winock, « était licite, utile, nécessaire, au cœur des combats pour la décolonisation. Un Frantz Fanon (Les Damnés de la terre) ou un Aimé Césaire (Discours sur le colonialisme) n’avaient pas en vue l’impartialité : ils luttaient pour la libération des peuples au présent (2) ». « Comment pourrait-il y avoir des colonies sur le territoire même de la métropole ? » s’interroge Pascal Blanchard, un autre historien français de la colonisation. Et de renchérir : « C’est un non-sens (3) ». Du côté des politiques le sentiment des « Indigènes » rencontre également peu d’échos, même à gauche. Par le truchement de leur président à l’Assemblée nationale, Jean-Marc Ayrault, les socialistes ont, au contraire, dénoncé le « raisonnement stupide, réducteur et dangereux (4) » qui consisterait à examiner la « question noire et arabe » en France par le petit bout de la lorgnette. Alarmés par une fronde communautariste ressentie comme une dérive « islamo-gauchiste », les politiques et les médias sont allés jusqu’à interdire aux « Indigènes » de tenir leurs assisses à Paris en avril 2005.
Faut-il donc rejeter en bloc le regard que portent les « Indigènes » sur leur propre société, la société française ? Faut-il l’assimiler à une vision anachronique et réductrice qui perdrait de vue les enjeux complexes de la France contemporaine en la jugeant à l’aune de sa caricature la plus abjecte, celle du colonialisme ? La croisade des « Indigènes » illustrerait-elle en fait le paradoxe de la colonisation française qui a fourni aux colonisés l’arsenal intellectuel nécessaire au combat nationaliste d’un Senghor ou d’un Bourguiba ? Y aurait-il meilleure preuve de l’universalité des principes démocratiques de la République que la mobilisation citoyenne qui permet aux « Indigènes » de s’inscrire dans l’héritage révolutionnaire de leurs anciens colonisateurs ? N’est-ce pas sur les valeurs universelles de la Révolution qu’ils fondent aujourd’hui leurs revendications pour l’intégration dans la République ? N’est-ce pas l’école française, qui aurait apporté « aux peuples colonisés, avec les armes de la République, les armes intellectuelles de leur libération (5) » ?
Autant de questions qui méritent qu’on s’attelle à ce que le sociologue Abdellali Hajjat (2004) appelle un travail de « remue-mémoire » si l’on veut saisir dans sa complexité le destin victimaire des jeunes Blacks et Beurs. Prenons garde, cependant, de se commettre défenseur des « Indigènes » en mettant la colonisation sur la sellette. Il convient, en revanche, d’expliquer que la marginalisation des Noirs et des Arabes en France, un fait historique établi, trouve ses racines non pas seulement dans les enjeux contemporains de la société française mais surtout dans les rapports que la France a cultivés et continue à cultiver avec le lieu d’origine des « Indigènes », le « pré carré » africain. La dévalorisation de l’Afrique, qui a servi tout ensemble de miroir, boulet, exutoire, corne d’abondance à une France résolue à accroître les dimensions exiguës de son Hexagone, permet de comprendre pourquoi les Français issus de l’immigration africaine, dont un grand nombre en constitue la troisième voire la quatrième génération, se retrouvent dans les affres de l’exclusion, bannis dans le purgatoire d’une république qui semble frappée de déni (6) et d’amnésie. Il est indispensable de rebrousser chemin et de revenir sur les lieux du crime pour donner tout son sens à la misère des banlieues et à l’indigénisation de ses enfants, citoyens d’une France qui a du mal à admettre son nouveau visage démographique.
La France nouvelle
Les Français ont longtemps attribué leur ambition coloniale en Afrique aux déboires militaires rencontrés en Europe, notamment à la défaite de Sedan en 1870, occultant le recul économique et militaire subi dans les Antilles au début de ce même siècle. Et pourtant la France était passée en l’espace de deux siècles d’une économie essentiellement agraire à une puissance maritime, militaire et manufacturière grâce au profit accumulé par le commerce négrier et la possession de colonies dans le nouveau monde.
Tout au long du XVIIIe siècle, l’excédent de sa balance du commerce extérieur était tributaire de l’économie latifundiaire créée dans la colonie de Saint-Domingue. À elle seule, Saint-Domingue était responsable de près des deux tiers du commerce extérieur de la France, notamment grâce à l’indigo, au coton, au sucre et au café dont la production représentait environ 60% de la production mondiale. Au début du XVIIIe siècle, un français sur cinq, soit à peu près quatre millions d’individus vivant en métropole, dépendait directement pour leur prospérité matérielle et sociale du labeur d’un demi-million d’esclaves africains dans une colonie où la cruauté était poussée au raffinement (7).
C’est donc à juste titre que plusieurs analyses historiques (Bénot 1987 ; Biarnès 1987 ; Cohen 1981 et Sala-Molins 1987) attribuent le regain d’intérêt pour l’Afrique dans les milieux coloniaux français à la perte de Saint-Domingue, devenue indépendante sous le nom d’Haïti.
En 1874, l’économiste saint-simonien Leroy-Beaulieu prêchait à un public déjà imprégné de thèses coloniales que « l’avenir de la France est en grande partie sur la terre africaine » (Cohen 1981 : 376). Quelques années plus tôt, en 1868, l’écrivain libéral Prévost-Paradol, se faisait l’écho d’une frange de l’opinion française, négociants, marins, missionnaires et politiciens, géographes et ingénieurs de tous acabits, acquise à la cause coloniale et convaincue qu'elle était l’antidote providentiel contre l’éviction de la France de l’Amérique du Nord et des Caraïbes et son déclin en Europe. L’Afrique, écrivait-il dans La France nouvelle, « ne doit pas être pour nous un comptoir comme l’Inde, ni seulement un champ d’exercice pour notre armée, encore moins un champ d’expérience pour nos philanthropes ; c’est une terre française, qui doit être le plus tôt possible peuplée, possédée et cultivée par des Français, si nous voulons qu’elle puisse un jour peser de notre côté dans l’arrangement des affaires humaines » (Biarnès 1987 : 122 ; c’est moi qui souligne). Ce discours sur l’Afrique, réincarnation de la France, n’a pas seulement servi à un usage interne, pour embarquer l’État et l’opinion publique dans l’aventure coloniale. Il a traduit la réalité des relations pudiquement qualifiées de « privilégiées » que la France a choisi de cultiver avec l’Afrique qui, comme le réclamait Prévost-Paradol, est loin de n’être qu’un appendice de l’Hexagone, un pis-aller, mais demeure son expression achevée, sa « dimension mystique », pour reprendre l’expression de Mongo Beti (1992 : 140).
Cette conviction rencontre alors en France une popularité telle qu’elle devient rapidement un credo – coloniser pour rester soi-même – auquel adhère toute la classe politique française. « Nous avons trop l’amour de notre pays », écrit Léon Blum, en 1925, au moment de la guerre du Rif, « pour désavouer l’expansion de la pensée, de la civilisation françaises. Nous admettons le droit et même le devoir des races supérieures d’attirer à elles celles qui ne sont pas parvenues au même degré de culture […] ».
Un demi-siècle auparavant, c’est avec les mêmes accents qu’une autre grande figure de gauche parlait de la France coloniale. C’est un jeune Jaurès, au début de sa carrière politique, articulant une conviction, alors peu courante parmi les autres nations européennes, que pour coloniser il ne suffisait pas seulement de conquérir des terres, mais aussi de conquérir des cœurs ; de se tenir seul debout, comme le représentent à l’époque tant de scènes iconographiques, le tors gonflé, l’œil vif, le visage impavide, la main légèrement appuyée sur son fusil, devant une multitude de Noirs vêtus de haillons, accroupis ou agenouillés, non pas en signe de soumission mais en guise de reconnaissance.
Quand nous prenons possession d’un pays, nous devons y amener avec nous la gloire de la France et soyez sûrs […] que là où la France est établie, on l’aime, que là où elle n’a fait que passer, on la regrette ; que partout où sa lumière resplendit, elle est bienfaisante ; que là où elle ne brille plus, elle a laissé derrière elle un long et doux crépuscule où les regards et les cœurs restent attachés (cité par Ruscio 2002 : 93).
Plus à gauche, les communistes français, serrent également les rangs lorsqu’il s’agit de défendre la grandeur de la France en péril. Au cours de la Deuxième Guerre mondiale le PCF a fait campagne en faveur de l’obligation pour les colonies de défendre les intérêts de la France aux dépens des velléités anticoloniales qui commençaient alors à se cristalliser en AOF (Cool. Pour le meilleur et pour le pire, l’Afrique devait rester une pièce maîtresse de « la plus grande France ».
De l’empire colonial au rhizome néocolonial
Depuis les premières expéditions coloniales du début du XIXe siècle, la France doit en partie sa survie et n’est restée elle-même qu’en minorant l’Afrique. Aussi remarque-t-on que plusieurs décennies après les décolonisations, la France reste, de toutes les puissances européennes, celle qui entretient des liens privilégiés avec ses anciennes colonies. Préoccupée par sa grandeur, elle a eu le réflexe de s’accrocher à l’Afrique tout en projetant sur ses colonies cette grandeur même qu’elle sentait décliner au fil des âges. Sa mission en Afrique est d’abord politique, morale ensuite, même si les deux restent inséparables : « Quand on dit que la France conquiert une colonie nouvelle », lançait un député français dans l’enceinte de l’Assemblée nationale, dans les années 1860, « cela signifie que la démocratie française prend en charge un peuple nouveau » (Biarnès 1987 : 231). Ce qui en somme revenait à dire que l’idée démocratique en France ne pouvait trouver sa raison d’être et son achèvement que si elle prouvait son universalité. Et quoi de plus fascinant que d’aller la tester dans un champ aussi vierge que l’Afrique où, du reste, on s’est évertué à démontrer que les sociétés, encore au stade de l’enfance, vivaient dans l’ignorance complète des règles politiques avant l’arrivée prométhéenne des Français. La France se plaît même à croire que ces peuples-enfants ne désirent rien d’autre que la venue messianique des Français. Ces peuples barbares, écrit le théoricien mercantiliste Antoine de Montchrétien, « privés de toute civilité, nous appellent, nous tendent les bras, sont prests de s’assujetir à nous afin que par saincts enseignemens nous les mettions sur la voye du salut » (Cohen 1981 : 246).
Le devoir moral de la France découle directement de cette mission politique. En 1867, Mgr Lavigerie, qui s’apprête à aller prendre en charge l’archevêché d’Alger, fait ses adieux à ses diocésains de Nancy de la sorte : « Je vous quitte pour porter, si je le puis, mon concours à la grande œuvre de la civilisation chrétienne qui doit faire surgir des désordres et des ténèbres d’une antique barbarie une France nouvelle » (Biarnès 1987 : 121 ; c’est moi qui souligne).
Tel un rhizome (9), cette expansion coloniale s’est accomplie comme si l’empire n’était en réalité qu’une reproduction dans un territoire allogène des attributs culturels et politiques de la métropole. Cette déterritorialisation finit par engendrer une culture dominante au niveau impérial et annihiler les cultures locales au détriment desquelles se déploie la structure rhizomorphe. À telle enseigne que l’empire devient une décalque grossière de la métropole, puisque les moyens financiers qu'elle consent au développement de ses colonies demeurent négligeables tandis que s'amplifient les flux financiers en provenance de ses dernières .Le même modèle prédateur entre la France et ses anciennes colonies a prévalu après les années 1960. Contrairement aux autres puissances coloniales, la France a continué à se maintenir en Afrique (10) grâce à la « zone Franc », aux « accords militaires », à la « francophonie » et à la « coopération (11) », aux « liens spéciaux » et à la création de « réseaux » ; bref, au déploiement de ce que François-Xavier Verschave a baptisé la « Françafrique (12) », continuant ainsi à grever les économies de son ancien domaine africain.
On ne saurait se méprendre sur les buts réels de la décolonisation et sur ses retombées pour la France. De Mitterrand (ministre des Colonies) à Chirac (président), en passant par de Gaulle, on ne s’en cache pas ; décoloniser était dans l’intérêt de la France.
Ce poncif, formulé à foison à travers d’innombrables variantes, se retrouve ici sous la plume de celui en qui beaucoup avaient espéré ou redouté voir le tombeur de la « Françafrique ». Ministre de profession, tiers-mondiste de passion, mais foncièrement jacobin, Jean-Pierre Cot n’a pas manqué l’occasion de broder sur ce thème, dans ses réflexions sur la tentative (avortée) d’ancrer la politique africaine de la France dans un schéma tiers-mondiste à la faveur de la victoire présidentielle de François Mitterrand :
La décolonisation de l’Afrique noire française a été une réussite, préparée par François Mitterrand, mise en œuvre par Gaston Defferre, achevée par Charles de Gaulle. La France a eu le mérite et l’intelligence de maintenir avec ses anciennes colonies des liens de tous ordres qui assurent sa présence et son rayonnement dans le monde (Cot 1984 : 10-11).
Tout le discours postcolonial en France indique le rôle moteur que celle-ci s’efforce de tenir dans un continent dont évoquer la perte fait naître une paranoïa eschatologique parmi les hommes politiques et les rares intellectuels qui suivent de près les affaires africaines de la France. Claude Cheysson, ministre des Affaires Étrangères dans le premier gouvernement de François Mitterrand, résume assez bien cette doctrine, lui qui aimait à rappeler à ses interlocuteurs africains qu’en Afrique, l’Europe, était d’abord la France (13) (Cot 1984 : 39).
L’Afrique saignée à blanc
Au moment des indépendances, la France signe des accords de coopération (14) qui vont lui permettre de maintenir sa présence en Afrique en dépit des vicissitudes de la politique intérieure française. Il y a eu certes une volonté de changement de la part de certains hommes politiques français, mais elle s’est heurtée à ce qu’il est convenu d’appeler le « système foccartien » et a participé du discours paternaliste vis-à-vis de l’Afrique. Pour mettre en œuvre ce projet néocolonial, la France ne compte pas seulement sur la loyauté des dirigeants africains, qui acceptent de passer le mors, mais également sur ceux que Smith Twisted Evil et Glaser Rolling Eyes (1997) ont baptisés « Messieurs Afrique », c’est-à-dire tous ces hommes d’affaires et hommes-orchestres qui ont transformé l’Afrique en un vaste champ de prédation.
Un tel système permet à la France aujourd’hui, comme hier, de retirer de l’Afrique des bénéfices en croissance sans cesse exponentielle. Même si le système étonne par sa complexité et peut paraître multicéphale, il demeure cependant régalien ; seul le président français, logé au cœur du dispositif, en dicte les grandes lignes. Ainsi, revendiquant ce domaine réservé, le président Giscard d’Estaing pouvait déclarer sur les antennes de la télévision nationale, sans crainte d’être ni contredit ni critiqué :
Je m’occupe de politique africaine, c’est-à-dire des intérêts de la France en Afrique
(Martens 1983 : 45).
Une des têtes de pont de la présence néocoloniale française en Afrique, la compagnie pétrolière TotalFina, nourrit en amont et en aval une quantité importante de compagnies et d’industries françaises, notamment le géant de la construction Bouygues, responsable de la construction de plates-formes pétrolières au Nigeria, au Congo et en Angola. En 1995 (sous le nom d’Elf), elle employait 85 500 personnes à travers le monde et disposait d’un chiffre d’affaires de 208 milliards de francs français et plus de 5 milliards de bénéfice. La compagnie tire 70% de sa production pétrolière de l’Afrique, dans des pays où les revenus de l’or noir sont devenus indispensables pour le maintien de l’État. En 1997, Elf a reçu le bonnet d’âne de l’une des dix compagnies internationales les plus néfastes décerné par l’organisation de droits de l’Homme Multinational Monitor. Elle est la seule société non-américaine figurant dans ce palmarès qu’elle partage avec, entre autres, son rival Occidental Petroleum, Nike, Tyson Foods et American Electric Power. Tandis que les autres compagnies sont vouées aux gémonies pour des crimes de pollution, corruption, travail d’enfants, etc., Elf est la seule compagnie accusée d’avoir condamné le Congo tout entier aux affres de la destruction (15) et saigné à blanc tout un peuple (16) (Mokhiber et Weissman 1997). Un rapport d’information de l’Assemblée nationale française (17) elle-même, chose d’autant plus rare qu’il faille souligner son importance, est venu corroborer ces accusations. Présenté par la députée « Vert » Marie-Hélène Aubert, il dénonce explicitement l’exclusivisme du « cas français » en matière d’activités pétrolières et préconise que « des normes éthiques de comportement [soient] clairement imposées aux grands groupes multinationaux d’origine française ».
Ce que les rédacteurs du Rapport Aubert n’ont pas osé dévoiler est que cet exclusivisme dans les relations entre la France et son ancien domaine colonial repose entièrement sur la collecte et la redistribution de prébendes. Ceci explique en grande partie la nature de ce continuel besoin d’Afrique éprouvé en France qui demeure avant tout un besoin de fric Twisted Evil Twisted Evil Twisted Evil (1Cool. Il a fallu les confessions d’un ancien président d’Elf, Loïk Le Floch-Prigent, inculpé principal dans « l’Affaire Elf (19) », pour que l’on prenne toute la mesure des considérations financières qui continuent à dicter de manière régalienne les rapports entre la France et l’Afrique. Ainsi, lorsqu’il avoue aux journalistes de L’Express que « l’argent du pétrole est là, il y en a pour tout le monde (20) », il s’agit des sommes immenses provenant des ressources pétrolières du Congo et du Gabon par le truchement des subsidiaires Elf-Congo et Elf-Gabon.
C’est seulement en caractérisant la « Françafrique » comme une structure rhizomatique qu’on peut lever le voile sur le grand mystère de la politique africaine de la France tel que l’a formulé au début des années 1980 une observatrice inattendue mais attentive aux turpitudes de la politique française en Afrique. Tamar Golan, correspondante à Paris du quotidien israélien Ma’ariv, s’est interrogée sur la criminalisation de l’État français en Afrique à travers la question suivante : « Comment la France parvient-elle à commettre tant de forfaits en Afrique en toute impunité ? » (Golan 1981). La réponse tient d’une part à l’absence en France de groupes de pression en faveur de l’Afrique et, d’autre part, au discours afropessimiste et révisionniste homologué par des chercheurs non-africanistes comme Jacques Marseille Twisted Evil Rolling Eyes Twisted Evil dont la thèse développée dans son ouvrage, Empire colonial et capitalisme français : histoire d’un divorce, valide le discours africaniste en France.
Il y a longtemps comme l’a montré J. Marseille que l’Afrique ne rapporte plus rien à la France Rolling Eyes . Le maintien de l’aide tient essentiellement à des raisons d’ordre politique : c’est la francophonie qui permet à la France de disposer d’une vingtaine de voix à l’ONU et d’apparaître ainsi comme une grande puissance de deuxième ordre. Sur le plan économique, l’existence d’une chasse gardée en Afrique a permis que pendant longtemps une partie de l’économie française soit maintenue en état d’arriération Twisted Evil Twisted Evil Twisted Evil . Les entreprises trop faibles pour s’exposer à la concurrence internationale trouvaient en Afrique un exutoire leur permettant d’écouler des produits trop chers ou de qualité inférieure (Amselle 1990 : 7).
Comme l’a bien saisi Odile Tobner, tenir un tel discours revient à suggérer que « c’est en se laissant piller par les Français que ces salauds d’Africains ont ruiné la France, puisque tout cet argent facile lui a apporté la paresse et la décadence » (1988 : 135-36).
Les soliloques savants sur l’Afrique trouvent des résonances apocalyptiques dans leurs vulgarisations journalistiques. Témoin, le livre de Stephen Smith, au titre macabre, Négrologie. Sa réception ? Surprenante. Adulé par une certaine intelligentsia parisienne, grand succès de librairie, l’ouvrage représente pourtant le summum de l’afropessimisme (21). L’Afrique y est définie d’emblée comme un « “Ubuland” sans frontières, terre de massacres et de famines, mouroir de tous les espoirs » (Smith 2003 : 13). Quant aux Africains, « bien conscients de leurs limites » ils sont « juchés sur leur “dignité d’homme noir” et, en cela, [sont] aussi racistes que l’ont été certains colons, rejettent toute critique radicale pour ne pas perdre la pension alimentaire qu’ils tirent de la coulpe de l’Occident » (14). La dépréciation de l’Afrique ne devient parfaitement crédible qu’énoncée par les intellectuels africains eux-mêmes qui souvent sont commis à la caricature. C’est le cas d’Achille Mbembe Razz , d’ailleurs copieusement invoqué par Smith dans Négrologie, dont les interrogations, certes légitimes, dégénèrent vite, hélas, en propos afropessimistes :
Mais, qu’est-ce que le « Cameroun », le « Gabon », la « Guinée », le « Congo », le « Ghana », le « Kenya » ou la « Côte-d’Ivoire », sinon des conséquences obscures de l’imbécillité conjuguée des Blancs et des Nègres ? (Mbembe 1993 : 84).
Mais « qu’est-ce donc que le “Cameroun” ? » (1993 : 86), s’interroge de nouveau Mbembe. Et de répondre, « une lourde figure d’os, masque fuyant, derrière des mots minés, et qui, de temps en temps, fait semblant de faire trembler l’air […] ». Voilà qui a le mérite de la clarté. On y trouve partout, poursuit-il, « évidence de ces créneaux futiles, de cette oblativité génitale, de ces esclaves du phallus que sont nos dirigeants, de ces excès sensuels, la crête des flots, le réel de la copulation, le pet de moule, les déluges éjaculatoires de ces pseudo-élites dont les voitures ressemblent à des corbillards […] ». Le Cameroun, comme les autres « postcolonies », est prononcé comme n’étant qu’un « non-lieu », un « non-pays » (1993 : 8Cool. Mbembe invoque de Certeau et sa théorie du « malheur génétique » (87-8Cool. Les Africains seraient ainsi maudits pour être nés et avoir grandi dans des « non-pays », dans « l’oubli opaque du monde » (89), dans la « nuit du monde » (92), et dans l’antre de « l’État-cannibale » (86).
Un autre Camerounais, Gaston Kelman Twisted Evil , Français de nationalité, revendique mordicus son identité bourguignonne pour avoir trouvé refuge dans un terroir de la France profonde, Époisses, dans la Côte-d’Or. « Je suis bourguignon comme ceux qui y sont nés, parce que j’en ai décidé ainsi […] parce que j’ai absolument le droit de choisir ma nationalité comme je choisis ma religion », proclame-t-il (2003 : 5Cool. On aimerait que le choix identitaire de la citoyenneté soit aussi simple. Son livre au titre provocateur et accrocheur a été promu par la droite française et il y a fort à parier que son afropessimisme y soit pour quelque chose. Kelman qui a côtoyé beaucoup de jeunes franco-africains, en tant que directeur de l’Observatoire urbain dans la banlieue parisienne d’Evry, livre pourtant une vérité accablante :
Chaque fois qu’ils entendent parler de l’Afrique, c’est toujours d’une manière ou d’une autre, à propos de catastrophes. Ce sont les pandémies, la faim, les guerres, les coups d’États. Parfois, ce continent supposé les attirer et leur être cher, est présenté par les parents comme un lieu de punition : « Si tu n’es pas sage, je t’envoie en Afrique ».
Quelles chances d’intégration ont les jeunes Français de banlieue, blacks comme beurs, quand la France continue d’entretenir avec les pays d’origine de leurs parents des relations de type colonial ; quand, selon la formule d’Eboussi Boulaga, ces pays servent de miroirs « pour une entreprise narcissique […], contrastive et cathartique » (1977 : 163) ? L’exclusion des Africains, citoyens français, participe de ce que le philosophe Emmanuel Eze appelle la « négation métaphysique » de l’Afrique et des Africains qui se retrouvent « archetypally frozen as “savage” and “primitive” » (Eze 1997 :13). Comment ces jeunes peuvent-ils prendre place dans le giron de la République alors que le paysage sémantique en France reste peuplé de toute une foule d’expressions qui perpétuent leur destitution ?
Construire le Nègre dans le noir
Les jeunes blacks – terme qu’ils ont choisi non pas seulement sous l’influence de la culture américaine mais également pour échapper au carcan racial et sémantique qui séquestre leur identité – continuent à être perçus et définis à travers des prismes identitaires d’un autre âge. À cet égard, il faudrait rappeler que le statut péjoratif du noir – la négritude n’ayant finalement eu qu’un impact mélioratif mineur – n’a guère changé depuis le XIIIe lorsque cette couleur est associée pour la première fois au diable comme en témoignent les nombreuses représentations iconographiques du haut Moyen-âge. Ainsi, dès que le mot « nègre », d’origine ibérique, est adopté par le français au tout début du XVIe, on l’utilise pour faire référence à Satan, dénommé ainsi Le Grand Nègre (Hoffmann 1973 : 17 et 20).
Dès cette époque, on parle ainsi de noirceur d’âme pour décrire un être vil : « Noir comme les murs d’un cachot, noir comme l’âme d’un damné », consigne un certain Castellan en 1842 (Ruscio 2002 : 49). Le noir indique la flétrissure, la souillure, la maladie (ne parle-t-on pas de peste noire ?) et tout ce qui paraît sinistre et odieux. Il cause toujours le dégoût et représente tout ce qui se trame dans les sordides bas-fonds où grouille la vermine des villes. Le deuil comme le désespoir (avoir des « idées noires ») s’habillent bien évidemment de la couleur noire. Au fil des générations, des expressions nouvelles viennent étayer cette litanie interminable. Pour décrire la tristesse, par exemple, Gérard de Nerval parlera du « soleil noir de la mélancolie ». Dans une Europe où les échanges mercantiles s’accélèrent, le commerce illicite trouve dans « marché noir » une expression toute faite. Et lorsque tout l’édifice capitaliste sombre dans une récession catastrophique, on se lamente en évoquant le « Jeudi noir ». « Marée noire », quant à elle, caractérise paradoxalement le déversement épisodique de l’« or noir » au large des côtes européennes. Plus récemment, l’expression « trou noir », qui dans le langage courant signifie le fond du désespoir, a été appliquée en astronomie à un corps spatial dont la densité est si forte qu’il capture en son sein même la lumière. Et que dire de « la tentation noire ? », formule qu’utilise Le Monde dans ses colonnes du 9 mars 2006 pour discréditer les candidatures de l’humoriste Dieudonné et de la députée guyanaise Christiane Taubira aux élections présidentielles de 2007 ? Autant le noir évoque l’absence d’éclat, de vie et de beauté, autant le blanc reflète toutes ces qualités. Si le diable est noir et méchant, Dieu est blanc et bon ; si les anges sont blancs et purs, les démons, assurément, doivent être noirs et hideux. Aux yeux même de ceux qui, en France, se font passer pour des négrophiles — des Amis des Noirs de la Révolution aux primitivistes des années 1920 (la filiation pourrait continuer jusqu’aux africanistes contemporains) —, la perception du Noir s’effectue non pas à travers le prisme de la tolérance, mais suivant les clichés en cours. Au XIXe siècle, être négrophile ne signifiait pas forcément être exempt de préjugés racistes comme le témoigne le propos d’Alfred Michiels, un anti-esclavagiste convaincu à qui l’on doit la première traduction française du roman de Harriet Beecher-Stowe, Uncle Tom’s Cabin. Michiels consignait, en 1853, au sujet des Africains que « la couleur noire, la couleur des ténèbres, est vraiment le signe de leur dépravation (22) ». Presque un siècle plus tard, ce n’est pas en d’autres termes qu’un autre négrophile, Paul Colin, représentera Josephine Baker sur la scène du music-hall parisien. En observant les nombreux croquis que Colin a esquissés d’elle dans les années 1930, on est frappé par l’exagération des zones érogènes de son corps et la récurrence du trope de la « Vénus noire (23) ». Mais ces croquis semblaient relativement bénins, voire élogieux , comparés aux portraits dénigrants qui sortaient de dessous les pavés la comparant à « Nora, une guenon devenue femme (24) ».
La transposition du noir (la couleur) au « Noir » (le « Nègre ») a été d’autant plus facile que les expressions utilisant « noir » pouvaient de manière adéquate être appliquées à l’Africain. Ainsi, l’expression « le noir ne réfléchit pas » devenait aisément « le Noir ne réfléchit pas », comme dans cette phrase du Comte de Gobineau tirée de son ode à la race aryenne, l’Essai sur l’inégalité des races humaines :
Le nègre, dont l’esprit est obtus, incapable de s’élever au-dessus du plus humble niveau, du moment qu’il faut réfléchir (Miller 1985 : 31n).
Lorsque finalement la couleur noire vient définir l’Africain, naissent dans les langues européennes plusieurs expressions proverbiales toutes maculées par cet avilissement du Noir. Nulle n’est plus parlante que « À vouloir blanchir un Nègre, le barbier perd son savon », dont la version abrégée, « vouloir blanchir un Nègre » (c’est-à-dire entreprendre une tâche impossible et futile), existe dans quasiment toutes les langues européennes.
On espérerait, à tort, que cette construction sémantique appartienne aux vestiges d’un passé raciste révolu. Mais, que dire quand Le Monde titre à sa Une, pour rendre hommage à Senghor dont la disparition avait coïncidé à quelques jours près avec le lancement de l’euro, « Léopold Sédar Senghor : l’Euronègre » (22 décembre 2001)? Simple jeu de mot ? Il y a de quoi s’interroger tant le titre laisse songeur…
Aujourd’hui, le mot « nègre » est employé à toutes les sauces dans le lexique culinaire. Remplacée récemment par « tête au choco » ou « tête au chocolat » dans les vitrines des pâtissiers, la « tête-de-nègre », « pâtisserie composée d’une meringue sphérique enrobée de chocolat » se retrouve encore dans de nombreux livres de recettes. « Tête de nègre » est également le nom commun d’un cèpe bronzé que l’on cueille dans la région bordelaise. Elle se retrouve en grosses lettres noires sur une boîte jaune de bonbons Haribo vendus en supermarché. Surfez l’Internet et vous trouverez une lampe halogène fabriquée par des artisans toscans. Commercialisée en France sous l’appellation « tête-de-nègre », en Espagne sous celle de « cabeza de moro », la même lampe destinée au marché américain et anglais est décrite et non nommée : « floor lamp dark rust colored finish ». « Tête de Nègre » est aussi le titre d’un roman de Daniel Picouly, paru dans la collection de poche « J’ai lu » en 2004. L’histoire se passe en « septembre 1792. Place du Carrousel, la guillotine tourne à plein régime. Son dernier client ? Un aristocrate mulâtre aux yeux bleus dont la tête intéresse, décidément, beaucoup de monde… Sitôt coupée, la tête est volée ! ». Enfin, dégoté sur l’Internet dans le site des annonces gratuites , cette annonce qui laisse pantois : « À vendre, guitare électrique, couleur tête-de-nègre et noire ».
Morosité, Morocité, Mort aux cités
L’histoire coloniale de la France, la minorisation de l’Afrique dans les discours savants et dans ses succédanés journalistiques, le besoin d’Afrique qui continue à tarauder l’inconscient collectif dans l’Hexagone ont immanquablement assigné aux Français d’origine africaine un statut de sous-fifres de la République. Ceux qui à gauche comme à droite déplorent que la migration africaine compromette « le lent travail de biologie sociale (25) » qui a assuré, par vagues successives, l’assimilation des migrants italiens, portugais, arméniens, turcs, et bientôt moldaves, dans le tissu social français, ont tort d’attribuer cet échec à l’islam et au regroupement polygame. On vitupère contre les familles polygames qui engendreraient des mauvaises graines, reproduiraient dans le béton des banlieues françaises la vermine des taudis d’Afrique, mais on occulte étrangement la genèse de l’immigration, son apport économique et culturel. Que serait la France sans ses immigrés ? Que serait l’économie française sans le dur labeur de ceux que l’on est allé chercher dans leurs villages de Kabylie et de Casamance pour faire le travail dont les Français ne veulent pas ?
À la myopie des hiérarques qui ont en amont alimenté les flux migratoires en provenance d’Afrique et freiné en aval leur intégration dans la société française, on substitue de manière lénifiante un discours dissymétrique qui fait porter aux blacks et beurs la responsabilité même de leur propre aliénation. En Amont, il y a ces guerres entretenues par la République, pour maintenir son hégémonie en Afrique, le soutien ou la remise en selle de dictateurs discrédités ou sortis par la voix des urnes, et la mise en coupe réglée des économies africaines. On feint de s’étonner que les jeunes Africains tentent contre vents et marées de rejoindre les berges salutaires de la France. Prenez l’exemple du Congo-Brazzaville, un pays sous-peuplé qui a pendant longtemps figuré au bas des tableaux statistiques des effectifs migrants en France. Aujourd’hui, il compte parmi les pays qui fournissent le plus grand nombre de demandeurs d’asile politique en France (2 266 en 2002) en compagnie de l’autre Congo (5 260 demandeurs), lui aussi ravagé par la famine et les guerres civiles.
Installés ou nés en France, ces jeunes sont poursuivis par l’ombre du Cronos colonial. Hantés par les images peu flatteuses de l’Afrique que diffusent les médias français, et finissent par assumer une identité victimaire face à la construction pérenne de l’Afrique comme l’antithèse de la France. Ces jeunes se retrouvent entre Charybde et Scylla, « le cul entre deux chaises », pour reprendre leur propre expression (26), incapables de s’identifier à un continent qu’ils ne connaissent qu’à travers des clichés commodes, mais ô combien dévastateurs, et déboutés des droits du citoyen promis par une République qui ne les embrasse que lorsqu’ils font partie d’un onze tricolore triomphant. Il existe donc chez bon nombre d'entre eux un véritable refoulement identitaire qui prend la forme duale d’un rejet du sol et de soi.
Comment peuvent-ils s’intégrer quand un ministre postule leur continent d’origine comme « le cul-de-sac du monde » (Mitterrand 1957 : 169) ; quand un premier ministre déclare : « Nous ne pouvons héberger en France toute la misère du monde » (Michel Rocard, 19 Mars 1990) ; quand un ancien président fait de la surenchère affirmant que « […] le type de problème auquel nous aurons à faire face se déplace de celui de l’immigration vers celui de l’invasion » (Valéry Giscard d’Estaing, 21 septembre 1991) ; quand un ancien premier ministre, actuel président, déclare à l’antenne de la télévision nationale, « Notre problème, ce n’est pas les étrangers, c’est qu’il y a overdose. C’est peut-être vrai qu’il n’y a pas plus d’étrangers qu’avant la guerre, mais ce n’est pas les mêmes et ça fait une différence. Il est certain que d’avoir des Espagnols, des Polonais et des Portugais travaillant chez nous, ça pose moins de problèmes que d’avoir des musulmans et des Noirs » (Jacques Chirac, 19 juin 1991) ; quand, enfin, le ministre de l’Intérieur en mue présidentiable menace de nettoyer la « racaille » des banlieues à coups de « Karsher » (Nicolas Sarkozy, octobre 2005) et récidive « On en a plus qu’assez d’avoir en permanence le sentiment de s’excuser d’être français. On ne peut pas changer ses lois, ses coutumes parce qu’elles ne plaisent pas à une infime minorité. Si certains n’aiment pas la France, qu’ils ne se gênent pas pour la quitter » (23 avril 2006), se faisant ainsi l’écho du slogan favori d’un Philippe de Villiers : « La France, tu l’aimes ou tu la quittes ».
Il existe pourtant des certitudes qui méritent quelques remarques ultimes. D’abord, la France démographique aujourd’hui paraît en total déphasage avec la France utile, celle des édiles et des médias, celle des affaires et des professions libérales. La première est multiculturelle, au diapason de la mondialisation, de l’ère de l’Internet et de la dilution des frontières culturelles et économiques. Les autres semblent s’arc-bouter sur des illusions perdues, refusant de faire le deuil d’un âge révolu, quand la métropole dispensait ses lumières à des peuples « barbares » qu’elle toisait du haut de sa modernité et tenait à distance prophylactique dans ses colonies d’outre-mer. Il convient ensuite de rappeler que la France moderne, la « France nouvelle » ou « la plus grande France », ne s’est pas créée comme par enchantement mais a été le fruit d’un labeur dans lequel les immigrés ont joué un rôle prépondérant. Taire cette contribution, c’est enfermer la France dans une illusion identitaire et continuer à nourrir la bête, métaphore qu’utilise judicieusement Achille Mbembe pour fustiger la mobilisation de la race dans les pratiques discriminatoires de la République (27).
L’avenir du multiculturalisme à la française dépendra, d’une part, de la capacité de la France utile à sortir de son propre piège identitaire, entre le marteau des « Indigènes de la République » et l’enclume des « Intégristes de la République », et d’autre part du succès des jeunes blacks et beurs à résoudre leur équation métisse. Ces jeunes ont beau avoir une identité plurielle, ils n’ont pourtant qu’un seul territoire d’enracinement, la France, mais faut-il encore qu’ils sortent de la binarité identitaire du « Noir-problème » et du « Noir-victime ».
Didier Gondola
Indiana University – Indianapolis

Ouvrages et articles cités
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1. Lire le reportage de deux journalistes du Point dans une banlieue de Seine-Saint-Denis ; Jean-Michel Décugis et Stéphane Marteau, « Deux semaines dans une cité chaude », Le Point, 2 février 2006, pp. 65 et 67.
2. Michel Winock, Une République très coloniale », L’Histoire, numéro spécial, La colonisation en procès, Octobre 2005, p. 41.
3. « Entretien avec l’historien Pascal Blanchard. Non à la guerre des mémoires », Le Nouvel Observateur, 8-14 décembre 2005, p. 30.
4. Cité dans Claude Askolovitch, « Colonisation : d’une vérité à l’autre », Le Nouvel Observateur, 8-14 décembre 2005, p. 13.
5. C’est le point de vue partagé par une nébuleuse qui englobe plusieurs tendances politiques, de Jean Daniel (directeur du Nouvel Observateur) à Jean-Pierre Chevènement (chef de fil de la gauche nationaliste) en passant par le philosophe Alain Finkielkraut.
6. Blanchard, Bancel et Lemaire (2005 : 15) singularisent cette persistance du « déni colonial » en France qui n’a pas d’équivalent parmi les autres anciennes puissances européennes et n’est comparable qu’à l’attitude du Japon vis-à-vis de son passé colonial en Asie.
7. Lire les nombreux exemples mentionnés dans l’ouvrage classique de C.L.R James (1989 : 10-16).
8. Madjarian insiste sur « la hantise, lancinante, de perdre les colonies » (1977 : 58-9) comme un élément moteur dans les projets de réformes économiques du PCF et démontre comment sa phraséologie différait à peine du discours gaullien sur l’Afrique.
9. Cette expression fait référence aux théories post-structuralistes de Gilles Deleuze et Félix Guattari, Mille plateaux, Paris, Éditions de minuit, 1980.
10. Un observateur bien au fait de l’exclusivisme français et des rouages de la « coopération », pour avoir été ambassadeur des États-Unis dans plusieurs pays africains, notamment au Gabon, associe la stature et l’influence internationales de la France aux structures néocolonialistes qu’elle a su imposer en Afrique ; lire Francis McNamara (1989 : 9Cool.
11. Au début des années 1980 il existait une légion de plus de 25 000 coopérants français en Afrique (trois fois plus que leurs homologues britanniques !), dont les traitements juteux étaient supportés en grande partie par les gouvernements d’accueil. Les abus de ce système ont abouti, selon le jugement courageux du ministre de la Coopération Jean-Pierre Cot (1983 : 189), à un « gaspillage considérable ».
12. Voir Verschave (1998). L’expression fut forgée par Félix Houphouët-Boigny après les indépendances pour qualifier les relations quasi fusionnelles entre la France et ses anciennes colonies.
13. En 1982, il y avait plus de Français vivant en Afrique qu’il y en avait en 1960, soit 200 000 au lieu des 150 000 colons (McNamara 1989 : 135 et 140). Ce chiffre, comparé au nombre d’Africains subsahariens vivant en France en 1981, guère plus de 90 000, indique la présence de relations néocoloniales. D’ailleurs l’ironie veut que les Français résidant en Afrique n’acceptent d’autres statuts que ceux de « coopérants » ou d’« expatriés », tandis que les Africains en France sont eux tous englobés sous l’appellation peu flatteuse de « travailleurs immigrés », terme qu’il ne viendrait à l’esprit de personne d’appliquer, par exemple, à un cadre anglais ou américain venant travailler en France. « Immigré » fonctionne donc comme un stigmate racial héréditaire puisqu’on parle « d’immigrés de la seconde génération » ou, plus absurde, « d’immigrés nés en France » ! Son pendant « Français » quant à lui est un vocable politiquement correct qu’il faut, cependant, décrypter à travers une grille pigmentaire. Il signifie tout bonnement « Blanc » ; voir Tévanian (2001 : 21).
14. Pour les dates et la liste de ces accords, voir Andereggen (1994 : 64-65).
15. À la veille de la guerre de 1997, qui a ravagé la plupart des infrastructures dans les villes du Congo et causé plusieurs dizaines de milliers de mort et un nombre incalculable de déplacés, le Congo, selon la confession de l’ancien PDG d’Elf Aquitaine Le Floch-Prigent, « [était] sous le contrôle d’Elf ; « La “confession” de Loïk le Floch-Prigent », L’Express, 12 décembre 1996.
16. La France n’en était pas à son premier coup d’essai. Plusieurs auteurs dont il serait fastidieux ici de citer les ouvrages ont impliqué la France dans le génocide rwandais en 1994 ; voir, par exemple, Verschave (1994) et Krop (1994). Mitterrand, alors président, aurait confié à un de ses proches alors que les massacres avaient atteint leur point d’orgue, « dans ce pays-là, un génocide c’est pas trop important », lire Saint-Exupéry (1998 : 4).
17. Ce rapport (n° 1859 du 13 octobre 1999) a été établi par la « commission des Affaires Étrangères sur le rôle des compagnies pétrolières dans la politique internationale et son impact social et environnemental ».
18. Opérant sur un marché européen et mondial ouvert, la France a toujours compté sur un marché africain qu’elle a pris soin de verrouiller pour combler le déficit de sa balance commerciale au sein et hors de la CEE ; lire McNamara (1989 : 101-13). Ainsi, entre 1975 et 1980, alors que la balance commerciale de la France était chroniquement déficitaire avec la plupart des pays industrialisés, elle demeurait largement excédentaire vis-à-vis des pays d’Afrique « francophone » (Martens 1983 : 49).
19. On a parlé de trois milliards de retrocommissions occultes qui ont arrosé à tire-larigot à droite comme à gauche ; lire à la Une du Parisien, 25 janvier 2000, « Elf : la tirelire de la République ». En septembre 1989, Le Floch-Prigent mit en garde François Mitterrand contre un système ancien, performant, mais aussi très dangereux : “Je lui ai expliqué que dans une telle opacité tout dérapage était possible. Soit on arrêtait tout, et on risquait de perdre nos positions hégémoniques en Afrique, soit on continuait, et on ne savait pas avec certitude où allait l’argent. J’ai laissé le président de la République choisir. Il m’a donné l’ordre de continuer. Tout ce que j’ai su ensuite, Mitterrand l’a su ». Lire sa nouvelle confession, « Affaire Elf : “Mitterrand et Chirac étaient au courant” », Le Parisien du 18 mai 2001.
20. « La “confession” de Loïk le Floch-Prigent », L’Express, 12 décembre 1996.
21. Pour une critique méthodique de Négrologie, lire Boubacar Boris Diop, Odile Tobner et François-Xavier Verschave, Négrophobie, Paris, Les Arènes, 2005.
22. Sala-Molins (1987 : 39).
23. Gondola (2003) ; lire également Archer-Straw (2000 : 10).
24. C’est le titre du roman populaire de Félicien Champsaur, paru en 1929, et qui prête à son héroïne noire, Nora, une danseuse à la mode, d’une beauté pourtant fulgurante, des caractéristiques animales. Le lecteur découvre avec stupeur qu’il s’agit bien d’une guenon, devenue femme grâce aux sortilèges d’un savant fou. En Nora, le public parisien reconnut sans peine le portrait peu flatteur de Josephine Baker (Ruscio 2002 : 54).
25. Lire l’éditorial incendiaire de Claude Imbert, « Le bûcher d’une politique », Le Point, 10 novembre 2005, p. 3.
26. Les jeunes rappeurs sortis des banlieues, notamment Bisso Na Bisso (Racines), Disiz la peste (Les histoires extraordinaires d’un jeune de banlieue) et Diam’s (Dans ma bulle), évoquent cette déchirure identitaire dans nombre de leurs chansons.
27. Achille Mbembe, « La République et sa Bête : À propos des émeutes dans les banlieues de France », Africultures (Africultures.com), 1er décembre 2005.
_________________
Il dit
le griot à la langue pendante
" vous irez plus loin encore
dans la forêt blanche
des bétons entassés
et vous pleurerez
dans les quartiers boueux
d'une ville sans refuge "
Il dit aussi
le griot nouveau
" regardez !
il est des hommes
que les révoltes étreignent ".

Véronique Tadjo, Laterite, Paris, Hatier, coll. "monde noir", 1984.
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MessagePosté le: Mar 13 Juin 2006 09:04    Sujet du message: Répondre en citant

zingh2006 a écrit:
Nouvelle déclaration de l'idole de certains grioonautes:

Nicolas Sarkozy a déclaré lors du dernier conseil des ministres, pour justifier la modification de l'ordonnance de 1945 sur la délinquence des mineurs:

"...Les mineurs de 1945 n'ont rien à avoirs avec les grands Noirs d'aujourd'hui..." (bien sûr ceux d'aujourd'hui ont la sauvagerie dans les gênes, leurs parents ne sont t-ils pas des cannibales polygames? Rolling Eyes )

(je retrouve le lien...)

Tu l'as retrouvé stp??
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MessagePosté le: Mar 13 Juin 2006 16:31    Sujet du message: Répondre en citant

Je viens de faire une lecture au combien intéressante et utile pour moi. Merci à Black Shadow.
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