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| Anna Zingha, Reine d'Angola
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Un extrait de la vie de cette grande figure historique à découvrir dans l’ouvrage de Sylvia Serbin, Reines d’Afrique et héroïnes de la diaspora noire (Editions Sépia) |
| Par Sylvia Serbin |
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Dominant pendant une trentaine d’années l’histoire de l’Angola du 17e siècle jusqu’à sa mort à 82 ans, elle opposa une farouche résistance aux ambitions du Portugal sur son royaume. |
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Anna Zingha
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Reines d'Afrique |
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Débarquant des caravelles de l'amiral Diego Cao dans cette partie de l'Afrique en 1484, les Portugais furent surpris d’y découvrir un véritable eldorado de huit provinces insolemment fertiles, arrosées de nombreux cours d'eau et dotées d'une agriculture vivrière autosuffisante et d’élevages de bovins. Les bourgs, parcourus d’allées d’orangers, de grenadiers et de citronniers, étaient reliés par des pistes bien entretenues. Au XVIe siècle, un visiteur européen écrivait que l’endroit «offrait au voyageur le spectacle le plus brillant et le plus enchanteur. Des vignobles immenses, des champs qui tous les ans se couvrent d’une double moisson, de riches pâturages. La nature semble prendre plaisir à rassembler ici tous les avantages que les mains bienfaisantes n’accordent que séparément dans les autres contrées et, quoique noirs, les habitants du royaume d’Angola sont en général fort adroits et très ingénieux ».
Les Portugais y trouvèrent en effet une population industrieuse occupée à des activités aussi variées que l’artisanat – tissage du velours de raphia, travail de l'ivoire, tannage de peaux, fabrication d’ustensiles en cuivre-, l'extraction minière et le commerce transfrontalier. Mais ce qui attira surtout leur attention, ce furent les diamants charriés par le fleuve Cuanza. Sans attendre, ils décidèrent de prendre officiellement possession de ce lieu béni au nom de Sa Très Chrétienne Majesté le roi du Portugal, afin d’en faire une escale d'approvisionnement en esclaves pour la mise en valeur de leur territoire du Brésil. Ainsi, en déportant massivement les populations locales, ils se rendraient plus facilement maîtres des richesses du pays.
Toutefois, même si les visiteurs européens se croyaient autorisés à s'approprier tout ce qui s'offrait à leurs yeux, cette contrée faisait partie intégrante du royaume du Matamba-Ndongo. Se rendant compte de leurs intentions, en 1575 le souverain de l'époque lança ses soldats contre une colonne d'exploration, attirant sur son pays les foudres des conquistadores. |
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L’Angola aujourd’hui
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cia.gov |
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Ces derniers s'élanceront à la conquête du royaume récalcitrant et pendant près d'un siècle, les mousquets cracheront leur feu contre des guerriers armés de lances et de leur seul courage. Les provinces côtières tomberont les premières. L'annexion du Ndongo amputera le Matamba de sa façade maritime et permettra aux Portugais d’établir la prospérité de la ville de Luanda sur l’exportation de l'or, du diamant et d’esclaves à destination des plantations américaines.
Bien que sa superficie ne cessât de se réduire, le Matamba se voulait un symbole de résistance. Sur cette terre régnait depuis plusieurs générations la famille de la reine Zingha. En 1617, à la mort du père qui fut le huitième roi du Matamba-Ndongo, le fils aîné s'empara du pouvoir après avoir fait assassiner le successeur désigné par le défunt.
Pressé de repousser l’avancée portugaise postée à une cinquantaine de kilomètres de Cabasso, sa capitale, Mani Ngola leva trente mille guerriers prêts à mourir en braves. Mais après plusieurs mois d'une campagne meurtrière où plus de la moitié de son armée fut décimée, le roi dut accepter de rediscuter d’un nouveau tracé des frontières.
C’est sa sœur, la princesse Zingha qu’il détestait pourtant, qui fut chargée d’aller négocier le traité à Luanda. De son vrai nom Ngola Mbandi Nzinga Bandi Kia Ngola, « la reine dont la flèche trouve toujours le but », c’était une habile tacticienne au tempérament de fer et au charisme incontesté. Initiée dès le plus jeune âge par son père qu’elle suivait comme une ombre, elle avait appris à réagir en « homme » d’Etat.
Portée en litière par une brigade de serviteurs véloces, Zingha, accompagnée d’une escorte de courtisans et d’un détachement armé, fit le voyage en quelques jours. Luanda ! Que de transformations sur ce territoire arraché au royaume de ses pères ! Avec ses allures de ville européenne et ses églises, dont la première fut construite en 1505, elle était parsemée d’imposantes demeures en bois abritant les nouvelles élites coloniales, et de hangars à esclaves tournés vers l'Atlantique. |

L’annonce de l'arrivée de l'ambassadrice angolaise avait attiré une foule de curieux pleins d’excitation au débouché de la piste conduisant au Matamba. Une salve de vingt et un coups de canons tonna enfin, saluant l'arrivée de la délégation aux portes de la capitale. Le cortège apparut, déclenchant des exclamations d'enthousiasme dans la foule africaine contenue par deux colonnes de miliciens portugais.
Zingha était vêtue d’un pagne de fin velours en raphia. Une étole de couleur vive posée en écharpe sur ses épaules lui couvrait à peine la poitrine. Sa couronne d'or massif sertie de pierres précieuses et surmontée d'une touffe de plumes multicolores formait un petit casque sur sa tête. Tout en elle traduisait la fierté des femmes de haute lignée.
Comme indifférente à la curiosité manifestée sur son passage, la princesse observait, de sa litière, l’étrange univers qui se présentait à elle. Les cases rondes de jadis avaient fait place à des habitations colorées entourées de larges balcons et percées de volets en bois. Des ruelles avaient été tracées, où déambulaient de nouveaux types de populations plus métissées. Elle remarqua les nombreuses boutiques de commerçants portugais et l’ostentation de ces quelques Noirs aisés qui avaient troqué leurs costumes traditionnels contre des tenues occidentales.
Elle sentit aussi la résignation des gens du petit peuple, arrachés à leurs plantations de vivriers et privés des métiers dont ils tiraient jadis leur subsistance. L’administration à laquelle ils étaient désormais assujettis ne leur reconnaissait qu’un seul statut, celui d’esclave ou de serviteur. D’ailleurs, en longeant la rade elle aperçut les marins portugais, espagnols, italiens et hollandais, affairés à embarquer sans ménagement des centaines d'esclaves alignés. En faction sur le quai, des négriers blancs contrôlaient le déroulement des opérations aidés d’intermédiaires Afro-brésiliens venus pour la plupart de l’île de Sao Tomé. Luanda avait la réputation d’être un port de traite féroce. Les esclaves y étaient parqués comme des bêtes et près de la moitié d’entre eux mourraient de malnutrition et de mauvais traitements avant même leur transfert sur les bateaux. |

Accueillie au palais du gouverneur par le vice-roi du Portugal en personne, Don Joao Correia da Souza, Zingha fut dirigée vers le salon où devaient avoir lieu les pourparlers. Mais en entrant dans la pièce, elle eut un imperceptible mouvement de raideur. Elle venait d’apercevoir, posés par terre sur un tapis, face à l'unique fauteuil de velours rouge visiblement destiné au vice-roi, deux coussins de brocart frangés de fils d'or. Elle comprit d'emblée que ces coussins étaient destinés à son assise. Cette différence de traitement suggérant un état d'inféodation lui déplut souverainement. D'un geste sec elle ordonna à l'une de ses suivantes d'approcher.
La servante n’eut point besoin d’explication pour comprendre le courroux de sa maîtresse. Elle se mit précipitamment à genoux sur le tapis et, prenant appui sur ses coudes, pencha le buste en avant et lui présenta son dos. Un bourdonnement d’effarement saisit l’assemblée des officiels portugais. Zingha se posa sur ce fauteuil improvisé et y demeura pendant toute la durée de l'entretien.
Son sens de la répartie et son habileté politique dominèrent entièrement la rencontre, disent les chroniques portugaises de l’époque. Elle ne céda en rien sur ce qui semblait relever de la dignité de son peuple et parvint à obtenir le recul des troupes étrangères hors des frontières antérieurement reconnues et le respect de la souveraineté du Matamba.
Au moment de clore la négociation, le vice-roi suggéra que le Matamba se mette sous la protection du roi du Portugal. Ce qui supposait en réalité le paiement d’un impôt de vassalité consistant en la livraison de douze à treize mille esclaves par an à l’administration coloniale ! Mais c’était mal connaître son interlocutrice. "Sachez, Monsieur, objecta-t-elle, que si les Portugais ont l'avantage de posséder une civilisation et des savoirs inconnus des Africains, les hommes du Matamba, eux, ont le privilège d'être dans leur patrie, au milieu de richesses que malgré tout son pouvoir, le roi du Portugal ne pourra jamais donner à ses sujets. Vous exigez tribut d'un peuple que vous avez poussé à la dernière extrémité. Or vous le savez bien, nous paierons ce tribut la première année et l'année suivante nous vous referons la guerre pour nous en affranchir. Contentez-vous de demander maintenant, et une fois pour toutes, ce que nous pouvons vous accorder". |
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Le livre de Sylvia Serbin
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Le débat était clos. Alors qu’elle prenait congé, Da Souza fit remarquer, non sans une certaine gêne, que la jeune servante utilisée comme tabouret n’avait toujours pas quitté sa pose. "L'ambassadrice d'un grand roi, répondit Zingha avec hauteur, n'utilise jamais deux fois la même chose. Cette fille m'a servi de siège. Elle n'est plus à moi !"
Et c’est ainsi qu’en cette année 1622, Zingha fit une entrée remarquée dans l'histoire tourmentée des relations entre le Portugal et l'Angola. Car la paix ne dura pas. Succédant à son frère en 1624, cette femme d’exception résista aux armées occidentales pendant trente ans de campagnes quasi ininterrompues, sans jamais capituler !
Ralliant à sa cause plusieurs Etats voisins, elle prit le flambeau de la résistance, réorganisant son armée en carrés disciplinés ; aguerrissant ses soldats par des exercices d’endurance comme elle l'avait vu faire chez les Européens, incitant les régiments africains bien équipés enrôlés dans l’armée d’occupation, à rejoindre ses troupes en échange de terres et de fortes récompenses ; lançant sa police secrète sur le port de Luanda pour espionner les débarquements de troupes fraîches en provenance de Lisbonne ou du Brésil; utilisant la nature à son profit en choisissant les saisons porteuses de malaria pour harceler les forces adverses épuisées par des fièvres auxquelles elles n’étaient pas habituées.
Les vices-rois qui se succédaient n’en pouvaient plus d’essuyer des échecs face à ce roc indestructible. A soixante-treize ans Anne Zingha continuait de conduire ses troupes entre montagnes, forêt et savanes afin que pas une once de son royaume ne s'émiette. Puis vint le temps de l’apaisement. Sans doute plus clairvoyant que ses prédécesseurs, le nouveau gouverneur Salvador Corréia avait compris qu'une guerre interminable ne serait profitable à aucune des deux parties. Les Portugais renoncèrent finalement à leurs prétentions sur le Matamba et un dernier traité fut ratifié le 24 novembre 1657 par Lisbonne.
La paix revenue, Anne Zingha se remit aux occupations quotidiennes de sa charge, releva l’agriculture et réorganisa la société en confiant de nouvelles responsabilités aux femmes du royaume. Elle mourra le 17 décembre 1664, à l’âge de quatre–vingt deux ans, en murmurant : « Mon seul regret est de ne pas laisser un fils qui puisse me succéder sur le trône du Matamba. » Etait-elle en train de revivre, alors que la mort venait à sa rencontre, ce jour maudit où son fils unique, un bébé de quelques mois qui tétait encore le sein, fut assassiné par les sbires de son frère tant haï, ce tyran qui lui vouait une jalousie féroce ? |
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Anna Zingha, Reine d'Angola |
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d'autres ouvrages |
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(
20/09/2005 11:23 à / Norway ) |
Je souhaiterai savoir si il existe une biographie de cette femme...En tout cas, elle nous revèle que les questions poltiques et économiques de grandes envergures sont en Afrique aussi bien traitées par les Hommes que les Femmes. J'admire son courage |
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Bravoooooo!!!!!!!! |
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BOBORAB (
20/09/2005 12:20 à Ouagadougou / Burkina Faso ) |
J' ai été certe très attristé par ces qlq lignes qui me décrivent une fois de plus l' atrocité de la haine de ceux qui sont venus faire la force à nos ancêtres . Cependant j' ai été très passionné par l' histoire de cette Grande Dame qui a preferée terminée la guerre et libérer son peuple jusqu' à l' âge de 73 ans et ensuite faire un gosse .Bravo Vaillantes Dames Noires!Bravo à vous pour ce livre.Seulement étant en Afrique est-ce possible d'avoir ce livre ? Je suis journaliste culturel radio j' anime une rubrique qui va dans ce sens là et vous avoir au tel????Merci, Jah bless Afrika ! |
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(
21/09/2005 12:13 à / Sweden ) |
Sacrée Reine !
Quelle détermination ! |
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Hommage à la reine Ngola Mbandi Nzinga Bandi Kia Ngola |
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Musengeshi Katata (
21/09/2005 12:21 à / Germany ) |
Hommage à cette culture noire qui fut tronquée et violentée par des agresseurs antant intolérants qu´incultes. Et dans le règne de cette noble femme, contrairement aux envahisseurs arabes qui dénigraient la femme, l´homme noir doit redécouvrir sa véritable civilité: celle qui qui ne connait ni discrimination sexuelle, ni raciale, ni linguistique et culturelle. Cela laisse un terrible goût amer de savoir que toutes ces belles cultures ont été détruites soit par les arabes islamisant, soit par des occidentaux christianisants qui étaient tous de peuples indélicats, intolérants, et brutaux.
Le seule erreur commise par l´homme noir durant toute l´histoire humaine, c´est de ne pas s´armer à défendre sa culture, sa civilisation; il en a payé un prix incroyablement lourd: esclavage, extermination, colonisation et la pauvreté et la soumission honteuse actuelle. Ceci doit changer afin que l´homme noir retrouve le fil perdu de son histoire et sache enfin éclore, pour son propre bien, et pour soigner ses intérêts propres, sa véritable existence sociale, économique, historique et philosophique.
Et à tous ceux qui croient que seule la civilisation egyptienne n´existait en Afrique, je leur demande encore d´aller guérir leur ignorance. Quand à ceux qui croient qu´il s´agit, aujourd´hui encore pour l´homme noir, de copier l´occident aveuglément ou de vivre abatardi sous son ombre castrante, je les plains, parce qu´ils ont déjà cessé d´exister. De beaux fantoches. Et si on les entend crier fort et s´époumonner, que personne n´y fasse attention: ce sont des morts vivants. |
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MLF N'A RIEN INVENTE ! |
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yalama MAKELA (
21/09/2005 12:54 à Sorgues / France ) |
Oui, l'Histoire de l'Afrique, en général, et de l'Angola, en particulier, a, non seulement été tronquée mais aussi et surtout méconnue ! Mais, depuis un certain nombre d'années, grâce à la nouvelle génération des chercheurs africains, dont la Mission première est de replacer les choses là où il faut, la Diaspora noire découvre enfin ceux et celles qui, par un passé parfois récent, ont joué un rôle historique majeur dans notre Continent. Et, en ce qui concerne la junte féminine, la Reine Zinga, la Générale ! n'est qu'un exemple par-mi tant d'autres. Rappelons-nous de Dona Béatrice (Mama Kimpa Vita), toujours en Angola (Royaume Kongo) qui fut brûlée vive pour en fait "son pêché d'Adultère !"... Alors, bravo à ce livre qui honore toutes ces femmes; qui nous honore, tout simplement. Mais à nous, enfants de l'Afrique actuelle, de les honorer par notre comportement.
Yalama Makela |
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Pakira (
21/09/2005 15:50 à Kourou / French Guiana ) |
Merci pour cet extrait du livre de Sylvia Serbin |
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Elle est super cool avec la fille... |
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22/09/2005 08:12 à Lowell / United States ) |
"L'ambassadrice d'un grand roi, répondit Zingha avec hauteur, n'utilise jamais deux fois la même chose. Cette fille m'a servi de siège. Elle n'est plus à moi !"
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Joe (
22/09/2005 10:18 à Cape Coral / United States ) |
La reine NZINGA est très populaire parmi l'élite intellectuelle et économique africaine-américaine.
Black Enterprise Magazine avait l'habitude d'organiser une soirée annuelle au WALDORF ASTORIA (cet hotel huppé de New York) et le PRIX DE LA REINE NZINGA était décerné à celui qui représentait son "spirit" ,dans le monde des affaires.
L'un des récipients était le défunt LEWIS (mort à 50 ans) qui était propriétaire d'une multinationale :BEATRICE FOODS ,dont la valeur était presque 2 milliards de dollars |
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Très bonne lecon d'integrité |
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Jamal (
23/09/2005 22:50 à Angers / France ) |
L'honneur pour son pays et le respect des interets des siens. C'est ce que je retiens de ce personnage dont j'ignorais l'existence. On apprend tous les jours.
Que cet exemple nous inspire dans notre comportement quotidien. |
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L´important. |
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Musengeshi Katata (
23/09/2005 23:11 à / Germany ) |
L´important, dans ce réveil de cours d´histoire, ce n´est, à mon avis qu´un fait que personne jusqu´ici n´a relevé: le fait que l´occident a toujours affirmé que les africains n´avaient pas de culture, pas d´organisation sociale, même pas d´âme; ce qui leur donnât plus de droit pour les prendre en esclavage, et afin que personne n´en vienne à protester, ils détruisirent les cultures et les croyances africaines.
Et aujourd´hui, lorqu´on les voit restaurer leurs églises, parler suavement de civilisation et de culture, on se demande s´ils sont conscients de ce qu´il nous firent endurer. Du mal criminel physique, moral, culturel qu´ils nous imposèrent sous toutes les formes les plus honteuses de la violence.
Ce fossé, entre nous, est difficile à enjamber, d´autant que ces blancs ont le toupet de faire morale et de se donner généreusement en exemple de culture, de religion, de civilisation. En réalité, en chacun d´eux se cache un grand barbare, un criminel de droit commun dont l´homme noir doit se méfier deux fois plutôt qu´une, parce qu´avec la maquillage et la peinture du progrès, il prend des aspects de bon père de famille tout en ayant l´âme d´un Dutroux. |
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La verité est revolutionnaire! |
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joel laval (
24/09/2005 12:21 à Champs / France ) |
Un exemple saisissant et bouleversant de la force et de la richesse des peuples que l'imperialisme occidental a toujours cherché a asservir......Une demonstration eclatante du role historique que les femmes ont a jouer dans la lutte pour la liberté et le developpement de l'Afrique..
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Une fois de plus : bravo les soeurs ! |
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Kéréo (
24/09/2005 19:32 à Bordeaux / France ) |
Laisser sur place la fille qui lui a servi de siège est une façon de montrer la puissance du souverain et de son pays ! Dans les guerres impitoyables que les Africains ont dû livrer aux puissances esclavagistes, la psychologie est une donnée importante. Cette grande reine a même recruté des Néerlandais comme mercenaires pour tenter de chasser les Portugais !
Merci Grioo et bravo à Sylvia Serbin pour son travail de mémoire. Et quand je pense que ce CONNARD de Pétré-Grenouilleau a osé écrire et affirmer dans plusieurs interviews que les Africain(e)s n'ont pas opposé de résistance à la Traite négrière ! IL N'Y A PAS PIRE AVEUGLE QU'UN REVISIONNISTE ! |
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(
24/09/2005 20:11 à Strasbourg / France ) |
Quelqu'un peut dire a nos dictateurs d'aujourd'hui qui n'ont pas de couille, qu'une femme la reine Zingha de Matanba avait des trippes. |
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cette légèreté du subdiairisme |
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Musengeshi Katata (
24/09/2005 20:12 à / Germany ) |
Quelques commentaires sur cette reine laissent à désirer: maltraiter un subalterne semble réveiller de faux et troubles sentiments. Et ceux qui s´y adonnent ou qui fêtent ce comportement somme toute méprisant, pourraient justifier ou tolérer certains crimes actuels du pouvoir quels qu´ils soient. Dangereux, cette facon de ne pas saisir le principal, ce que le règne ou l´existence de cette reine révèle et témoigne, mais de s´alonger sur un fait subsidiaire, qui ne dénote que du mépris de ses subalternes et d´un absolutisme pervers. Et si le pouvoir actuel faisait la même chose avec les enfants africains? Ah, sait-on réveillé? On se demande vraiment si ceux qui s´écrient qu´on devrait prendre l´exemple de cette reine comme reférence de vie, s´ils savent ce qu´ils disent? Decidément, il y a beaucoup à faire dans l´esprit et le jugement de noirs... |
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(
27/09/2005 01:24 à Cape Coral / United States ) |
Katata,
Allons!
Peut ètre que vous préfereriez glorifier NAPOLEON,l'un des plus grands criminels de tous les temps et qui reste un personnage mythique pour les français.
Moi,je préfère glorifier cette grande diplomate,tacticienne qu'était "Queen NZINGA"
Elle restera à travers les ages l'example de la détermination et du savoir faire de nos ancètres! |
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la Magesté Très Chrétienne |
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Sergio Guedes (
15/02/2006 17:35 à Salvador / Brazil ) |
A propos de votre texte sur la Reine Zingha J'aurais aimé faire une petite remarque; le titre de "Très Chretien" a été accordé par le Vaticain au Roi de France, comme celui de Très Catolique aux souverains d'Espagne, de Defenseur de La Foi à celui de la Grand Bretagne, etc.. Le Roi du Portugal aura reçu, et cela bien plus tard que à l'époque de la Reine Zingha, le titre de "Magesté Très Fidèle".
Je vous écrit du Brésil, ma patrie, là où ma famille, venue de la Côte d'Ivoire, s'est installée volontairement depuis 1781. |
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J' AVOUE MON IGNORANCE |
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Célestin MWEPU (
22/05/2008 21:31 à Toulouse / France ) |
Il a fallu que je quitte l'Afrique pour savoir, grâce aux documentaires télévisés et aux revues , jadis indisponibles chez moi mais disponibles dans mon pays d'accueil, (pour savoir) comment elle est si riche d'histoire, des richesses humaines et naturelles. Mais on continue de nous faire croire que l'Afrique est un continent d'enfer. Justement parce que nous-mêmes, nous sommes naïfs et croyons que les autres nous aiment tellement qu'ils ne diront que du vrai de notre continent.
Je connais très bien l'histoire de l'Europe mais je ne connais pas l'histoire de mon continent. Or une tête vide, sans plomb est un couloir de toutes les niaiseries. Nos méthodes de formation et d'éducation en Afrique demandent une réforme. Sinon nos célébrités , très nombeuses comme cette reine Zingha, continueront d'être jetées dans l'oubli. Bravo à tous ceux qui , par le biais de l'internet et d'autres canaux de communication, font connaitre l'Afrique. |
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JE TE VEUX DEBOUT, AFRIQUE |
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CELESTIN MWEPU MUSENGANE (
22/05/2008 22:32 à Toulouse / France ) |
Afrique noire, histoire noire;
Encore et toujours brutalisée?
Jusqu'à quand abuserait-t-on de toi, Afrique?
Tu vis sans gloire, Afrique!
As-tu un seul ami, Afrique?
J'ai vu tes enfants massacrés;
A l'intérieur par les traitres et les conards.
A l'extérieur par des jaloux et des arrogants;
J'ai vu tes enfants chassés d'Europe et d'Amérique;
Comme on le fait pour un chiot voleur; Les uns jetés en mer;
Les autres condamés au froid des cachots;
Au banc d'andouilles, Afrique!
Au banc des barbares, Afrique!
Au banc des clochards, Afrique!
Au banc des "tribuvores", Afrique!
Aîné mais handicapée;
Grande comme la mer, tes enfants errent ailleurs.
Pleine de richesse comme un oeuf, tu crêves de faim.
Mais on peut te reprocher de tout; Sauf de savoir célébrer la Vie !!! Oooh oui !
Courage, reprends tes béquilles; Va plus loin.
Je dédie ce poème aux grandes dames africaines. |
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PENSEES DU JOUR |
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KAYEYA CELE (
22/05/2008 23:06 à Toulouse / France ) |
Les meurtriers tuent l'Afrique deux fois: la seconde fois par leur silence.
On gouverne bien en haut lieu lorsque celui qui dirige, domine plutôt ses vices que ses frères.
Ce monde serait bien meilleur si l'amour du pouvoir remplaçait le pouvoir de l'amour.
Mon corps est un jardin, ma volonté le jardinier.
Jésus peut guérir un coeur brisé pourvu qu'on lui présente tous les morceaux.
Si bas que vous soyez tombé, Dieu est encore plus bas.
La crainte de Dieu est l'ABC de la sagesse. |
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MWEPU (
23/05/2008 07:05 à Toulouse / France ) |
La vie…
La vie est une chance, saisis-la.
La vie est beauté, admire-la.
La vie est béatitude, savoure-la
La vie est un rêve, fais-en une réalité.
La vie est un défi, fais-lui face.
La vie est un devoir, accomplis-le.
La vie est un jeu, joue-le.
La vie est précieuse, prends-en soi.
La vie est une richesse, conserve-la.
La vie est amour, jouis-en.
La vie est un mystère, perce-le.
La vie est promesse, remplis-la.
La vie est tristesse, surmonte-la.
La vie est un hymne, chante-le.
La vie est une aventure, ose-la.
La vie est un combat, accepte-le.
La vie est un bonheur, mérite-le.
La vie est la vie, défends-la.
Mère Teresa
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