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  Zimbabwe : l'Union Africaine à l'épreuve
Après avoir failli au Togo et au Kenya, l'Union Africaine va t-elle enfin agir ? Rien n'est moins sûr
 
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Zimbabwe : l'Union Africaine à l'épreuve

Nombre de messages
:  35
Pages:  1  2 > >> 

 
huummm ( 30/06/2008 15:49 )
À Chatou / France

mugabe, mugabe, mugabe,et negro yako!!!!!
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  L'union africaine?
( 30/06/2008 18:27 )
À Salamanca / Spain

Je crois que si De Gaulle voyait cette organisation il l'appellerait avec raison... machin.
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T.I ( 30/06/2008 18:44 )
À Montreal / Canada

Laisse de Gaulle aux Français et Mugabe aux Zimbabwéens. C'est déjà assez complique comme ca.

Que les anglais s'occupent de leur ognons .Qu'ils laissent les zimbas tranquille et que Mugabe, s'il est réellement un doyen, qu'il montre l'exemple en laissant la place a une nouvelle génération p-c-q la il a vraiment l'ère du con.
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  les boules...
Ilann ( 30/06/2008 18:49 )
À Paris / France

il y a du boulot....franchement lorsque je vois des gens réagir favorablement à cette réélections...je me dis que la route est très long et que le jour n'est pas près de s'installer en afrique...

C'est homme tient tête à un système tout simplement par orgueil.

Il est capable de faire tuer toute une population parce qu'il veut rester au pouvoir...

Sa soit disant idéologie du départ, il y croit même plus...

C'est devenu un vieux assoifé de pouvoir qui s'est ridiculisé aux yeux de la communauté internationale en virant tous les blancs de son pays...

Aujourd'hui et malgré toutes les preuves d'échec, il veut continuer par simple fierté

Je crois qu'il a oublié comment Mobutu et bien d'autre son mort...

Quand à L'UA....un club de truand!!!

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  Union comment???
fab ( 30/06/2008 18:54 )
À Vert-saint-denis / France

Tout d'abord le faso.net est un journal pro-Compaoré quand on sait ce que représente Compaoré on peut déjà avoir une idée de ce que c'est que ce journal.Allez sur le dit site et lisez les articles sur Sankara et vous même vous vous ferez une idée.A signaler qu'au Burkina faso déjà il y a le même type de régime avec un Compaoré bien parti pour mourir au pouvoir lui aussi.Quand à l'UA comme le dit ce journal elle est calquée sur le modèle de l'UE(mais quand est ce que nous penserons et raisonnerons par nous même?Quand est ce qu'on cessera de copier les autres et en particulier les Européens??)et n'est qu'une coquille vide qui ne fait qu'enterriner les décisions prises par les "maîtres"européens.Alors qu'on ne s'étonne pas de ses échecs.
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  Notre doyen bien aimé, est trop fort, par apport a ces tous ces minables.
yuotam ( 30/06/2008 20:27 )
À Dalhunden / France

Gordon BROWN, ne voulait pas de lui au sommet Europe Afrique au Portugal, notre doyen a assisté a ce sommet, a ce que je sache , le ciel n'est pas tombé, et la terre ne c'est pas arrêter de tournée en rond, en plus, cela na pas empêché BUSCH de continuer de faire le con a travers le monde.

Gordon BROWN, ou c'est lui ou c'est moi, a qui il croyais s'adresser.

Après c'est leur Reine, ou c'est lui ou c'est la médaille de chevalier bouffon, décidément, les petits blancs sont parfois de grands enfants, a qui ils croient faire peur, certainement pas a notre doyen, il a vue tellement de rigolos dans sa vie qui ont essayé de faire un tsunami dans un verre, qu'il s'en tape, de leur chiffon rouge.

Décidément, notre doyen est trop fort, qui peut l'empêcher d'assister a une réunion Africaine, c'est pas Gordon BROWN, ni BUCSH, c'est fini la période, ou les petits blancs venaient liquider, nos vrai fils d'Afrique qui eux avaient de véritables couilles.
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  boycott des produits europenns pour genocide sur les africains
( 30/06/2008 20:31 )
À Nanterre / France

on veut aidez les africain à contition que nous continuons à places les franc maçon aux pouvoirs et quer le sous continue à nous rapportez gros
Date: 30/06/2008 00:19

« On veut aider les Africains, mais il faut que cela nous rapporte »Recueilli par THOMAS HOFNUNG
mardi 24 juin 2008

popularité : 10%
Le nouveau secrétaire d’Etat à la Coopération (depuis mars), Alain Joyandet, n’a pas grand-chose à voir avec son prédécesseur, Jean-Marie Bockel, et il tient à ce que ça se sache. Cet ancien entrepreneur est décidé à contrer les ambitions chinoises sur le continent africain, en augmentant notamment le nombre de volontaires et les moyens de l’Agence française de développement.

Vous avez démarré votre mandat en rendant visite au président gabonais, Omar Bongo, un symbole de la Françafrique. On peut rêver mieux comme début ?

Je ne veux pas m’enferrer dans des considérations idéologiques, qui ne concernent pas les jeunes générations en Afrique. J’ai besoin de tout le monde pour travailler : les anciens, les nouveaux. Personne ne doit être mis à l’index, à condition de ne pas renoncer à nos valeurs, à nos exigences en matière de démocratie et de bonne gouvernance. Je ne suis pas allé voir Bongo en me cachant, j’ai voulu lever une hypothèque. On ne construit pas l’avenir en signant un acte de décès (1).

Comment concevez-vous la coopération française ?

Au moment où l’Afrique bouge, après avoir fait de la coopération pendant quarante ans, il ne faut pas qu’on se fasse prendre notre place par des puissances émergentes qui commencent à s’intéresser à un continent qui s’éveille. Il faut une coopération qui marche sur ses deux pieds : une coopération traditionnelle (santé, éducation, aménagement) et une coopération économique. Il faut renforcer l’influence de la France, ses parts de marché, ses entreprises. Ne pas avoir peur de dire aux Africains qu’on veut les aider, mais qu’on veut aussi que cela nous rapporte.

C’est un langage d’entrepreneur…

C’est ce que je suis. J’ai créé ma première boîte à 24 ans, sans un rond, c’était bien plus compliqué de faire cela que de s’occuper de l’Afrique ! Il faut faire en sorte de pouvoir aider le jeune Africain qui a un projet de création d’entreprise. Or, actuellement, personne ne sait le faire véritablement de notre côté. Je n’ai pas envie que la France fasse tout ce qui coûte et rien de ce qui rapporte.

Vous prônez une coopération traditionnelle avec retour sur investissement ?

Non. Mon idée, c’est de faire du développement économique à travers du développement social et humain, notamment sur le plan de la formation. En Tanzanie, par exemple, on a fait un don de 5 millions d’euros pour la construction d’un collège à Dar es-Salaam, dont le chantier a été attribué aux Chinois… Je ne dis pas que les deux doivent être liés, mais je note un manque criant de concertation : quand l’Agence française de développement [AFD, ndlr] décide de financer des travaux publics, ce n’est pas plus mal que nos entreprises soient informées pour concourir à l’appel d’offres…

Vous venez d’annoncer une augmentation considérable du nombre de volontaires (les ex-coopérants) ?

Nous allons tripler en quatre ans la présence des volontaires sur le continent. Ce sont 15 000 volontaires internationaux [au lieu de 5 000 aujourd’hui] que nous allons recruter et envoyer sur le terrain. Plus nous augmenterons le nombre de ressortissants français qui partent comme volontaires en Afrique, plus nous verrons augmenter les chances de voir se concrétiser nos projets. C’est aussi une façon d’accroître de manière significative et naturelle l’usage de la langue française à l’étranger.

A partir de l’année prochaine, nous allons augmenter de 25 % nos engagements - à travers l’AFD - en direction des pays du Sud. L’Afrique sera la principale bénéficiaire de cette somme qui représente 1 milliard d’euros. l’Agence française de développement va ajouter 1 milliard aux 3 milliards d’euros qu’elle engage chaque année chez nos partenaires du Sud.

(1) En janvier, Jean-Marie Bockel, le prédécesseur de Joyandet à la Coopération, avait affirmé vouloir signer « l’acte de décès de la Françafrique ». Il a été muté aux Anciens combattants en mars, à la grande satisfaction des proches d’Omar Bongo.

Source : www.liberation.fr





liste de quelques produits et services francais au cameroun
Auteur: ras le bol
Date: 30/06/2008 04:13

voici une liste non exhaustive de quelques produits et services francais et occidentaux (car ils sont complices) à boycotter au cameroun parcequ´ il existe des alternatives à
ces produits sur place.
produits à boycotter

Dans le secteur alimentaire:
produits de la SABC (Société Anonyme des Brasseries du Cameroun,) la Siack-isenbeck (qui est la filiale du groupe allemand Warsteiner), la SEMC (Société des Eaux Minérales du Cameroun), la socapalm, la SOSUCAM

les supermarchés score, leader price,
boulangeries elysée, le select, acropole, Kalafatas

Secteur des Banques et assurances
Banques: SGBC (banque filiale de la Société générale de France),
Crédit lyonnais du Cameroun (banque filiale du Crédit lyonnais de France),
BICEC (banque filiale de la Banque populaire), CBC (blanchissement d´argent détourné au cameroun), citibank (banque des yankees), SOCCA (Société Camerounaise de Crédit Automobile),SOCABAIL (Société Camerounaise de Crédit Bail),SOGELEASE Département Crédit Bail de la SGBC, HCB - Highland Corporation Bank(Groupe American Express)

Assurances:

Chanas assurances, axa, ASSURIX (Société d'intermédiation d'assurances et de gestion des risques - Douala
(Groupe EYSSAUTIER SA - France, 102 rue Réaumur, Paris,)CCAR (Compagnie Camerounaise d'Assurances et de Réassurances - filiale du Groupe AXA)
GRAS SAVOYE CAMEROUN Site Internet: www.grassavoye.com/fr/index.html SNAC&GEACAM , Société Nouvelle d'Assurances du Cameroun - Douala
(compagnie d'assurances et de réassurances, Groupe Athena )
SOCAR (Société Camerounaise d'Assurances - Douala filiale de Chanas et Privat)
AMGI/MIGA - Agence Multilatérale de Garantie des Investissements 800 G St., N.W. Washington DC 20433
(garantie des investissements)
Site Internet: www.ipanet.net
COFACE - Compagnie Française d’Assurance pour le Commerce Extérieur
12, cours Michelet, La Défense 10 92800 Puteaux - France garantie des investissements)
Site Internet: www.coface.fr

II les Services
1. Secteur des telecommunications
Orange,
2. Secteur des jeux du hasard
PMUC
3. Secteur hotelier
Hotels à boycotter:
(à yaoundé) mont fébé, Hilton, Franco, Mérina,
(à Douala) Ibis, méridien, akwa palace, foyer du marin, somatel, jet, planet
(à Kribi) Hotel du phare Amelie, new cocobeach, mimado
(à Rhumsiki) campement de Rhumsiki
(à Maroua) Hotel le sahel, Relais porte Mayo

Restaurants à boycotter:
(à yaoundé) les cigalons, le jardin des arts,
(à Kribi) restaurant Marina,
(à Douala)le bistro latin,
(à Garoua) le poelon, hakuna matata, l´ovalie,la fourchette, la voute, le berlin, le Boj, le paradise, le sorento, les mangroves,
bars à boycotter:
(à Douala) Birds of paradise, Gogo dance (à cause de la dépravation des moeurs qui y sevit),
Discotheques à boycotter:
(à Douala)la Bomba,le royal, le visa, orange metallic.

Secteur du Transport routier

AVIS (location de voitures) BP 1710 - Yaoundé Site Internet:www.avis.com,
HERTZ Site Internet:www.hertz.fr, AUVERGNE AUTO (location de voitures)
CAMTAINER,SiteInternet:www.camnet.cm/investir/transpor/camtenair/camtaine.htm
Trans Express Cameroun,TBC Cameroun SARL Site Internet : http://www.tbclogistics.com
CECOTRAM, CIMES (City Messenger Express Services)
NECO'S International, PHTC, SODETRAN-CAM, SDV CAMEROUN , Zone des Professions Maritimes(Groupe BOLLORE transit, tabac, fret, groupage, transport aérien, transport maritime, camionnage, déménagement,correspondant de SCAC, TTA, Transcap, Transit Gauthier) Sites Internet: http://www.delmas.com/ et http://www.sdv.com/
à Garoua: Socopao Garoua, à Kribi: SDV Kribi / Campo B.P. 18 -

TNE (Transport National Express), TGS, TRANSIMEX CAMEROUN, Transport JP JAVOUREZ SA, UTC (United Transport Cameroon)), UNITRANS CAMEROUN

la suite dans les prochains jours


boycott nous exigeons la justice maintenant
Auteur: merci pour la liste à faire circulez rapidement aux cameroun
Date: 30/06/2008 19:17

boycott nous exigeons justice maintenant


de laissez aussi longtemps la video du genocide français en ligne
Auteur: nous demandons à la redaction de bonaberie
Date: 30/06/2008 19:22

merci à la redaction c'est une histoire très grave que nous devrons suivre cela de près


lisez l'article
Auteur: le reigime français aux cameroun continue le travaille instaurez par les français
Date: 30/06/2008 20:20

Dorothée Mbida : "Je suis devenue moins q`une réfugiée dans mon propre pays"


Écrit par Assongmo Necdem

Veuve âgée de 56 ans, cette "bayem sellam" raconte son quotidien depuis la démolition de sa maison.

Où passez-vous vos nuits depuis la destruction de votre maison ?
Je dors dehors à l`ombre des fleurs qui entouraient ma maison. Je me couche sur des vêtements que je pose par terre. Je dors ici avec trois de mes six enfants.

Les autres sont dispersés, car ils sont assez grands pour se débrouiller seuls. Tous mes enfants sont des étudiants et habitaient avec moi. Je n`avais pas les moyens de les loger dans des minis cités, près de l`université. Ils m`ont également donné huit petits-enfants, qui étaient également à la maison. Ces tout petits ont été envoyés chez ma sœur qui vit dans une petite chambre. Ces enfants âgés de moins de cinq ans dorment par terre car il manque d`espace chez ma sœur. C`est d`ailleurs pourquoi je préfère rester ici.

Vous êtes vous rapprochée des autorités pour solliciter un abri, même temporaire?
Ce n`est pas la peine. Nous sommes abandonnés à nous mêmes. Le ministre (des Domaines et des Affaires foncières, Ndlr), le préfet (du Mfoundi, Ndlr) et le délégué du gouvernement (auprès de la Communauté urbaine de Yaoundé, Ndlr), sont venus démolir nos maisons et sont partis. Ils étaient accompagnés de policiers et de gendarmes qui nous ont menacés. Si nous allons aujourd`hui les voir, rien ne garantit que nous ne serons pas molestés. Car ils nous ont dit que nous ne seront pas dédommagés.


Jusqu`à quand allez-vous vivre dehors?
Je n`en sais rien. Puisque je n`ai pas encore où partir. Je n`avais que ma maison où j`habitais depuis 10 ans. Je suis bayem sellam dans le petit marché de Mballa II. Tout ce que je sais, c`est que je suis devenue moins qu`une réfugiée dans mon propre pays.










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  A MBEKI
CONTRE FEU ( 30/06/2008 22:53 )
À Marseille / France

SALUT MBEKI J'AI LU TON MESSAGE SUR PLUSIEURS FORUM OU TU CHERCHES DES JOURNALISTES POUR TON NOUVEAUX SITE INTERNET AVENIR .
TU N'AVAIS PAS LAISSER TES CORDONNES DONC SI TU REPASSAIS PAR ICI OU SUR LES AUTRES SITES
PENSE A LAISSER TON EMAIL OU TES CONTACTS STP

KEVIN JOURNALISTE INDÉPENDANT CONTRE FEU
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  CONTRE FEU
KEVIN CONTRET FEU ( 30/06/2008 23:05 )
À Marseille / France

Qui veut déstabiliser le Zimbabwe ?

Par Portia Tarumbwa Strid et Susan White

Le 12 avril 2008 (Nouvelle Solidarité) — L’Empire britannique n’a jamais pardonné au Zimbabwe (ancienne Rhodésie du Sud, véritable joyau de la couronne) sa guerre de libération et son indépendance en 1980, pas plus qu’il n’a pardonné aux Etats-Unis la Révolution américaine...

Sous la direction de l’ex-combattant de la libération, Robert Mugabe, le Zimbabwe est devenu la bête noire de Londres, le pays qu’il fallait à tout prix mettre à genoux économiquement pour faire passer un message clair à tout pays africain qui aspirerait à une véritable indépendance vis-à-vis du Fonds monétaire international.

Ainsi, depuis près de dix ans, des sanctions internationales lui sont imposées pour le punir d’avoir mis en oeuvre une réforme agraire, mettant fin à la distribution inique des terres selon des critères racistes, vestige du colonialisme.

En 2000, après avoir attiré le Zimbabwe dans le piège d’une dette inextricable, le FMI ferma le robinet en suspendant tous ses prêts et lignes de crédit. Un an plus tard, la Chambre des représentants américaine, à la demande de la Grande-Bretagne, adopta une loi (Zimbabwe Democracy and Economic Recovery Act of 2001) interdisant aux institutions financières d’entretenir avec le Zimbabwe des relations autres que le recouvrement de la dette. Depuis, l’économie nationale en subit les conséquences.

Le taux d’inflation atteint désormais 100000%, les denrées de base font terriblement défaut et les infrastructures se sont totalement effondrées. L’espérance de vie est passée de 48 à 37 ans, et ce, en moins de dix ans ! Le pays a été sciemment sanctionné et isolé par la communauté internationale. La propagande qui veut que les paysans noirs soient incapables d’entretenir l’économie autrefois florissante du pays est un mythe raciste de la pire espèce.

Dans la période précédant les élections présidentielles et législatives, qui se tenaient pour la première fois le même jour, le 29 mars, la stratégie britannique consista à jouer sur le mécontentement provoqué par une situation économique désespérée pour renverser le gouvernement. En outre, les menaces pleuvaient, annonçant les représailles économiques susceptibles d’être appliquées au cas où Robert Mugabe l’emporterait à nouveau.

Le Premier ministre Gordon Brown ne l’a pas caché en promettant, de concert avec le FMI, un « cadeau » d’un milliard de livres si le président actuel était évincé — « cadeau » assorti des mêmes conditions que Mugabe avait rejetées il y a neuf ans, au nom de la souveraineté nationale. Et le Parlement britannique a enfoncé le clou en déclarant que « le Royaume Uni serait disposé à augmenter son soutien » si les Zimbabwéens parvenaient « à faire reconnaître leur élection comme démocratique », autrement dit si le MDC (Mouvement pour un changement démocratique) l’emportait.

Des pressions sont également exercées sur les dirigeants des pays voisins pour qu’ils désavouent le président Mugabe et endossent le dirigeant du MDC, Morgan Tsvangirai (surnommé là-bas Tsvang-son, en raison de sa fidélité à la Grande-Bretagne). Le président sud-africain Thabo Mbeki est particulièrement visé : même après une réunion de deux heures avec Gordon Brown à Londres, le 6 avril, il maintint cependant qu’il restait « satisfait du déroulement du scrutin ».

De son côté, une équipe d’observateurs de l’Union africaine, dirigée par l’ancien président de la Sierra Leone, Ahmed Tejan Kabbah, déclara dans un communiqué que les élections s’étaient déroulées « selon les règles, pacifiques et organisées de manière professionnelle ».

L’attentisme de Mbeki a été dénoncé par le chef du syndicat sud-africain Cosatu, Zwelinzima Vavi, qui l’accuse de laisser s’installer un climat d’incertitude conduisant à la violence, comme au Kenya ou au Rwanda. Et le nouveau président du Congrès national africain (ANC), Jacob Zuma, s’en est pris lui aussi au président zimbabwéen, revenant ainsi sur ses propos tenus il y a quelques semaines au Forum de Davos, où il critiqua l’ingérence de l’UE et du gouvernement américain dans les affaires intérieures du Zimbabwe. Depuis qu’il est devenu le rival de Mbeki au sein de l’ANC et le vainqueur probable des prochaines élections présidentielles, il s’est réaligné, ce que certains expliquent par ses relations avec Tokyo Sexwale, de l’ANC, un milliardaire proche de gros intérêts miniers britanniques, dont Anglo-American.

La parole à l’Empire

L’élite britannique ne se donne même pas la peine de cacher son intention de se débarrasser de Robert Mugabe, quel que soit le verdict des urnes, et de recoloniser le pays. Avant même le décompte des voix du premier tour, le ministre d’Etat britannique aux Affaires étrangères, Malloch Brown, cité dans le Telegraph le 30 mars, déclarait que le parti d’opposition MDC serait vainqueur : « Il est fort probable que le président Mugabe ait perdu, malgré les tricheries pré-électorales massives. » Et si Mugabe devait gagner, dit-il, l’opposition descendra dans la rue pour provoquer des émeutes similaires à celles du Kenya. Menace à peine voilée !

Le 1er avril, le sommet des ministres des Affaires étrangères de l’UE exprimait son « inquiétude » au sujet des retards dans l’annonce des résultats et le représentant slovène alla jusqu’à dire : « Si Mugabe reste au pouvoir, il y aura un coup d’Etat. » (Ces ministres n’ont pourtant pas évoqué le fait que l’UE refuse à l’écrasante majorité de ses citoyens le droit à un référendum sur le Traité de Lisbonne…)

Le lendemain, le ministre britannique des Affaires étrangères, David Miliband, exprimait ouvertement les desseins coloniaux de son gouvernement : « J’espère de tout mon cœur que le nouveau gouvernement du Zimbabwe rejoindra le Commonwealth et que le Commonwealth l’accueillera à bras ouverts. »

Cependant, le plus scandaleux a été le débat du 3 avril à la Chambre des Lords, toujours bien avant l’annonce des résultats officiels, avec le baron Malloch Brown, qui a lui-même grandi en Rhodésie du Sud. Lorsque Lord Morris lui demanda si le gouvernement avait un plan B au cas où la « diplomatie douce » ne marcherait pas, il rétorqua : les jours du président Mugabe « sont comptés, son régime est fini. Nous débattons de la manière dont il prendra fin, pas de sa continuation.

« (...) Le président Mugabe doit comprendre que ses choix se restreignent à deux options impossibles : un deuxième tour d’un scrutin qu’il perdrait sans le moindre doute (...) ou la tentative de voler l’élection. » (Qu’est-ce qui permet au baron d’en être aussi sûr ?) « Il est face à son départ de la présidence. Nous devons nous assurer de ne rien dire ni faire qui lui donne la moindre marge de manœuvre. »

Quant à la baronne Park de Monmouth (ancienne responsable du service secret MI-6), elle estime que « nous avons trop longtemps laissé les décisions dans les mains de la SADC [communauté de développement d’Afrique australe]. (...) C’est un moment où le Commonwealth peut faire beaucoup. » En somme, elle propose que le Commonwealth envoie ses propres observateurs sur place, au lieu de se fier aux Africains.

La plupart des patriotes africains reconnaissent cependant que les problèmes du Zimbabwe sont emblématiques de la tragédie que vit l’Afrique, car la question de la réforme agraire est un sujet fondamental – à plus forte raison au moment où la pénurie alimentaire, le manque d’électricité et l’inflation provoquent des émeutes sur le continent. Tous ceux qui veulent aider l’Afrique doivent se battre pour un nouveau système financier plus juste, reposant sur une coopération d’égal à égal.
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  CONTRE FEU
( 30/06/2008 23:08 )
À Marseille / France

Le Zimbabwe dénonce les méthodes de contrôle néo-coloniales


Lors d’une réunion du Conseil de Sécurité des Nations-Unies convoquée le 23 juin par les Britanniques, l’ambassadeur du Zimbabwe à l’ONU, Boniface Chidyausiku, a désamorcé la tentative de résolution contre son pays. Il a expliqué à la tribune qu’il y a « de nombreux cas de supporters du MDC-T revêtissant les atours du Zanu-PF et agressant la foule » (le MDC, Mouvement pour un changement démocratique est le parti du leader de l’opposition Morgan Tsvangirai, et le Zanu-PF est le parti du président Robert Mugabe).

« C’est une stratégie dépassée, utilisée lors du combat pour la libération par les Selous Scouts, a-t-il expliqué, et avec la prédominance des Selous Scouts dans le MDC-T, ce qui se passe est évident ». Ce parallèle entre les violences électorales au Zimbabwe et le modus operandi des Selous Scouts pendant la lutte pour la libération, avait été soulevé dans un article du LPAC lundi, et les propos de l’ambassadeur Chidyausiku ont été publié dans le Zimbabwe Herald et repris sur allafrica.com.

Les Selous Scouts étaient une unité de l’armée Rhodésienne créee en 1973 par le gouvernement colonial britannique pour combattre la guérilla indépendantiste opposée à l’Empire britannique, et opérait notamment en recrutant des soldats noirs qui se faisaient ensuite passer pour des membres de la guérilla.

A New York, la Grande-Bretagne cherchait à faire passer une résolution par le Conseil de Sécurité pour déclarer illégitime le 2e tour de l’élection, sapant ainsi la crédibilité d’un nouveau gouvernement Mugabe et ouvrant la porte à un soutien « légitime » pour que Morgan Tsvangirai devienne président.

Après l’intervention zimbabwéenne et celle de l’ambassadeur Sud-africain, les 15 membres du Conseil de Sécurité ont décidé qu’il ne serait pas légalement convenable de faire arrêter l’élection et d’installer autoritairement au poste de Président le candidat des Britanniques.
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allomoto ( 30/06/2008 23:51 )
À Montreal / Canada

Avec une aptitude médiocre, on brille au milieu des inaptes ou des incapables..

C'est vrai qu'entouré de personnes stupides comme Biya, Bongo, Sassou and co un individu (vieillard) comme Mugabe passe pour un génie. N'est-ce pas Youtham ?

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allomoto ( 30/06/2008 23:56 )
À Montreal / Canada

Pauvre Afrique, regarde tes fils, ils sont tellement aigris. C'est tragique.
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THIAM ( 01/07/2008 02:39 )
À Paris / France

en lisant l'article de Portia Tarumbwa Strid et Susan White ci dessus,
je pense que le débat est clos.
les réactions d'alomoto et autres sont symptomatique des des gens qui ne lisent pas les posts qui précèdent les leurs ou qui ont la flème de lire chose qu'on reconnais aisément chez ceux qui n'ont pas l'habitude de lire...

Kevin moi je suis intéressé par ta proposition.
mon adresse est djibril.thiam@caramail.com

vraiment lisez l'article de Portia Tarumbwa Strid et Susan White d'ailleurs voilà ce que Grioo devrait nous publier pour contre balancer un peu avec la mission qu'il s'est donner de saper les efforts des noirs dans leur désir d'émancipation et de renaissance.

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  Le dernier combat de Mugabe
Ben , CANADA ( 01/07/2008 06:03 )
À Ottawa / Canada

L'article de lefaso.net est une honte.
En réalité, c'est un manque de culture qui fait produire ce genre de torchons le plus souvent.
Africains, n'ayez pas la paraisse de ne pas aller à la source des problèmes. Ne nous contentons jamais de ce que les médias de la propagande deversent.
Le Zimbabwe peut se résumer en quelques mots:
Si vous, Mr. Mugabé faites la reforme agraire, et que les blancs du Zimbabwé soient obligés de rendre les terres volées aux Africains, vous serez sévèrement puni.
Le plan de la punition: nous vous mettrons sous embargo économique. votre pays va s'appauvrir, votre peuple pour qui vous avez fait cette reforme agraire va se retourner contre vous, en même temps nous dirons au monde entier avec nos médias de propagande que vous êtes le pire des dictateurs, ainsi vous serez fini. Nous reprendrons alors notre colonisation sur votre pays , en nous cachant derrière le traitre: soit disant leader de l'opposition.
Africains voilà le piège dans lequel vous tombez quand vous traitez Mugabé de bourreau! En réalité, vous n'aurez rien compris du plan britanique.
Mugabé quant à lui, a décidé de gagner son dernier combat, celui de son peuple, même si une partie du peuple ne comprend pas les enjeux. Quelqu'un disait: "le peule est bête". Il faudrait savoir qu'on ne fait pas des omellettes sans casser des oeufs. Tout enjeux majeur nécessite des sacrifices!
Africains reveillez vous!!!

Ben, CANADA
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  Dieu donne et reprend
Wildcat ( 01/07/2008 06:23 )
À Montreal / Canada

Mugabe a raison, seul Dieu donne le pouvoir et le reprend . Soit par le soulevement du peuple qui ne recule pas devant les armes, soit par la mort, ou soit via la legitimite du peuple a savoir: des elections libres sans intimidations des opposants.
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  Ne Nous Trompons pas de Combat
titou ( 01/07/2008 09:15 )
À Paris / France

Je suis vraiment désolé que des journalistes africains veulent se faire intéressants en jouant aux journalistes caucasiens qui passent leurs temps à diaboliser Mugabe.
Qu'ils révisent leur cours d'histoire et apprennent la genèse du problème zimbabwéen
de là à le comparer à Hitler, il je ne croyais pas ça de la part de pseudo journalistes africains
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  mugabe est dans la place
duduche19 ( 01/07/2008 09:47 )
À Vélizy / France

Ainsi l'union africaine serait à l'épreuve. Je suis mort de rire. A l'épreuve de quoi ?
Cette notable "institution" abrite de nombreux dirigeants qui se foutent royalement de leur peuple (Khadafi, Bongo ou Eduardo Dos Santos). Alors un de plus ou un de moins c'est pas grave.
Cette institution est devenue un fantome où chaque réunion est une occasion de faire la fête entre "amis".
Quant au peuple zimbabwéen, que les fanas du muga se réjouissent, il ne sera plus sous les projecteurs de l'actualité dans quelques jours.
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( 01/07/2008 10:40 )
À / France

Monsieur, je ne sais pas si vos propos reposent sur des faits ou traduisent simplement une conviction idéologique. Si vous avez des faits qui permettent de nous accuser d'être pro-Compaoré, énumerer les et on en discutera. Nous avons abondamment publié des articles sur la mort de Sankara et tout récemment nous avons publié une longue interview de l'avocat de la famille à propos de la plainte déposé à l'ONU. Mais si vos propos traduisent vos convictions, je ne peux pas discuter de vos convictions. Sachez néanmoins qu'on peut avoir des fausses convictions et c'est votre cas car Lefaso.net n'est ni anti, ni pro-Compaoré. Notre site est indépendant et nous ne sommes financés par personne.
A ceux qui mettent les Africains qui critiquent Mugabé dans le même sac que les "colons occidentaux", l'argument est pour le moins spécieux. Qui souffre le plus de la politique catastrophique de Mugabé? Les assassinats de Zimbabwéens que nous avons vus tout récemment en Afrique du Sud ne sont que la conséquence de la politique de Mugabé qui a poussé ses concityens à fuir le pays et à se réfugier en afrique du Sud. Avoir été un vrai leader dans le passé contre les colons britaniques ne fait pas de Mugabé un éternel démocrate et n'excuse pas ses dérives actuelles.

Joachim Vokouma
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  C'est bien la faute de l'Angleterre
n'golo-n'golo ( 01/07/2008 13:25 )
À Maisons-alfort / France

La situation de crise qui à conduit à l'exil des zimbas est causée par l'embargo monétaire et l epiège de la dette crée parel'angleterre. SiR.Mugabé à du finalement reprendre brutalement les terres c'est parce que l'angleterre n'a contrairemrnt à la promesse faite indemnisé les colon spour su'ils partent. Il y a un blocus finacier qui étrangle le Zimbabwe. Maintenant R. Mugabé n'a pas sans doute bien maitrisé la redistribution des terres et il y a eu un certain désordre. donner des terres vouées à des cultures commerciales comme le tabac à des payssn cultivant habituellemnt un lopin familial ne doit pas être simple. On imagine sans peine que les blancs ont du saboter le matériel en partant et peut-être empoisonner la terre. J'ai lu qu'il suffit de largement surdoser des engrais pour obtenir l'effet contraire et stériliser le sol durablement.
A la base tout est voulu par l'Angleterre seule fautive de la situation.
Aurait-il fallu rappeller les colons pour que le Zimba retrouve l'accès aux crédits?
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  Tarumbwa Strid et Susan White ! a lire !!
Noir Absolu ( 01/07/2008 15:17 )
À Plateau / France


Lisez l'article de Kevin contre Feu écrit par Tarumbwa Strid et Susan White que ce torchon putride de propagandiste occidental Lefaso.net !
Des journalistes qui ne peuvent dissocier des faits en toute objectivité, incapable de s'émanciper mentalement d'une opinion mise sous tutelle par la propagande occidental est presque une insulte à l'Afrique au vue des enjeux majeur qui se jouent actuellement !
Ça se dit journaliste, et ignorer que pendant les émeutes xénophobes en AdS il n'y avait pas que des Zimbabwéen parmi les victimes mais touts africains de type étranger dont les Zimbas étaient loin de faire partie de la majorité ! Ils se sont contentés de reprendre en chœur ce que disaient les Occidentaux !
je suis sidéré d'un tel manque de respect pour l'intelligence de leur lecteur ! les blancs lui montre la lune et bien lefaso.net regarde la lune lol
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