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  Zimbabwe: Mugabe conspué au parlement!
À Harare, le président zimbabwéen Robert Mugabe a été hué par des députés de l'opposition, ce mardi, lors de la session inaugurale du Parlement
 
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Zimbabwe: Mugabe conspué au parlement!

Nombre de messages
:  8
Pages:  1  

 
( 26/08/2008 21:02 )
À Crawley / United Kingdom

Mugabe est en avance sur la plupart des dirigeants du continent pour qui la simple notion d'opposition est incongrue sans que cela ne les empechent de se voir derouler le tapis rouge en occident.
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( 26/08/2008 21:56 )
À Ballancourt / France

Toute ce qui ne va pas au Zimbabwe est de
la faute des occidentaux qui on voulu par là prouver que les noirs n'étaient pas capable de s'en sortir tout seuls.
Soutenons Robert Mugabé avec nos moyens.
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  les malades mentaux utilisent les même methodes pour utilisées nos illegalement crimes tortures prison chantages avec la complicitées des medias occidentaux lavage de cerveau voilà ce les donneurs de leçons nous disent dans leurs médias je vous conseille
( 26/08/2008 23:14 )
À Nanterre / France

Analyse d’Aubin NGWA ZANG L’auteur revient sur tous les accords imposés par l’Angleterre au Zimbabwe et le non-respect de ceux-ci, sans oublier les exterminations massives.

Il ne se passe plus une seule seconde sans que les médias occidentaux nous balancent des fadaises sur le président zimbabwéen Robert Mugabe. Les médias français, en tête de file, s’en donnent à cœur joie, des conférences sont organisées dans le pays et à travers le monde où le président zimbabwéen est dépeint comme un redoutable « dictateur », un « despote sanguinaire » à l’agonie, un « fou » furieux, un « oppresseur » du peuple ou encore comme un « assassin » des droits de l’homme et des libertés fondamentales.

Pourtant, ce violent sabotage occidental à l’égard du président Robert Mugabe serait probablement passé inaperçu et sans effet si une classe de « soi-disant » intellectuels et surtout de médias africains, incapables d’avoir une perception globale des sources réelles de la situation « transitoire » que vit le Zimbabwe aujourd’hui, ne répétaient en boucle toutes ces ignominies occidentales auprès des populations noires.

L’objectif de tout Etat digne de ce nom n’est-il pas de rechercher à porter toujours plus haut le niveau de vie de toutes ses populations sans exception ? Dans ce cas, serait-ce donc un crime si un chef d’Etat africain se fixe comme objectif de mettre en place les fondements d’une société juste et équitable ? Est-ce un crime si un chef d’Etat africain souhaite supprimer un système socio-économique dual hérité de la période coloniale et dominé par une minorité blanche ? Est-ce un crime si un chef d’Etat africain recherche l’amélioration du bien-être collectif de son peuple sans laisser personne au bord de la route ?

Bien sur, pour les occidentaux, tous ces questionnements sont absurdes dans le cadre d’une société africaine noire puisque par nature, nous sommes inaptes à tout progrès et surtout incapables d’accéder au bonheur par nous-mêmes. Dans le contexte du Zimbabwe, ils sont balayés du revers de la main et la réalité tronquée par les dirigeants et médias occidentaux qui ne reculent devant rien pour chercher à préserver les acquis et les privilèges de la minorité blanche du pays. Car pour les occidentaux : « quelque soit l’endroit où il se trouve, le niveau de vie de l’homme blanc doit toujours demeurer supérieur à celui de l’homme noir ».

Alors au nom de quelle autorité et de quelle légitimité le président zimbabwéen Robert Mugabe ose-t-il défier cette loi de la nature leucoderme ?

Cette défiance courroucent les occidentaux, le président Robert Mugabe a commis une infamie, c’est un véritable affront ! Pour eux, le peuple zimbabwéen a pourtant déjà tout obtenu. D’indigènes au statut d’hommes libres, les zimbabwéens devraient se contenter de ce nouveau statut, au lieu d’en demander plus, c’est-à-dire une amélioration de leurs conditions de vie quotidienne où tout simplement le droit à une vie meilleure. L’avertissement de la minorité blanche et de leurs alliés au peuple noir est cinglante et sans équivoque :

Restez à votre place, ne touchez pas aux acquis de la minorité blanche ! C’est elle qui fait fonctionner le pays et c’est elle qui vous fait vivre. Sans elle, vous « crevez »...
Le président Mugabe devrait-il accepter ce chantage, au risque de reléguer à vie la population noire au statut d’indigènes et d’esclaves de la minorité blanche ? A mon avis, non. Et le cas de son voisin sud-africain est un cas d’école, où « Nelson Mandela » après avoir cédé au chantage des blancs et consolider leurs privilèges, assiste aujourd’hui impuissant à un déferlement de violence et de haine des populations sud-africaines noires, toujours aussi pauvres, à l’égard de leurs frères étrangers venus des pays voisins, conséquence logique d’une situation programmée et scellée plutôt par lui lors de l’accession du pays à l’indépendance. Le président Robert Mugabe a donc non seulement le droit mais aussi le devoir de ne pas répéter les mêmes erreurs et d’assurer une vie digne et épanouissante à toutes ses populations.



Le problème zimbabwéen n’est donc pas simple ou politique comme le présente les occidentaux. C’est un problème profond et complexe qui revêt une double dimension à la fois raciale et d’inéquité sociale, conséquence logique et automatique d’une société fondée ex ante sur la première dimension. Ainsi, pour comprendre la « situation transitoire » actuelle du Zimbabwe et surtout l’action courageuse entreprise par le président Robert Mugabe, il convient de se replacer dans le contexte historique qui a guidé la création de cette jeune nation. En effet, c’est seul cet « héritage historique » qui peut nous permettre d’appréhender la situation d’aujourd’hui et bien sur de se faire une idée sur le futur en s’y projetant. Toutefois, il ne s’agit pas ici de prolonger les tendances mais de mettre en évidence les limites et les incohérences d’un « modèle zimbabwéen » hérité de la Rhodésie coloniale qui perdure. La situation que vit le Zimbabwe aujourd’hui n’est que la concrétisation d’un système de domination qui n’est pas arrivé tout seul comme peut survenir un tremblement de terre ou un cyclone dévastateur. Mais, qui est la conséquence de choix géopolitiques bien précis. Puissant mécanisme de subordination et minutieusement programmé, ce système s’est noué en 2 actes.

Acte 1 : Le point de départ : 1888 – 1979, un héritage historique volé

Le 13 octobre 1888, le premier ministre de la colonie britannique du Cap, Cecil Rhodes s’arroge le droit exclusif et complet d’exploitation des minerais et métaux du royaume du Zambèze. Les autochtones s’y opposent, c’est le début d’une résistance qui va durer jusqu’en 1897 lorsque les blancs finiront par prendre le dessus en les repoussant et les embrigadant dans des « réserves indigènes » qu’on appellera plus tard « terres communales ». Dans la foulée, c’est la naissance d’une société duale fondée sur le principe de la hiérarchie des races : la Rhodésie qui deviendra Zimbabwe-Rhodésie en 1978 puis Zimbabwe en 1980 lors de l’accession du pays à l’indépendance.



La Rhodésie va être construite sur le sceau du principe racial tandis que ses mécanismes à la fois commercial et économique vont être développés et fondés sur le principe de la « triple appropriation » : appropriation des terres, appropriation de la main-œuvre et appropriation des ressources naturelles aux mains des autochtones noirs. Les noirs se voient ainsi exproprier et spolier de leurs ressources. Le pays est scindé en 2 parties inégales. D’un côté, on a la « société blanche » qui représente 1% de la population, c’est une société urbaine industrialisée, contrôlée par l’Etat et régie par le droit écrit, elle détient tous les pans de l’économie ainsi que l’agriculture commerciale. De l’autre côté, on a la société rurale, détentrice de l’agriculture communale et constituée des noirs, elle est régie par le droit coutumier et constitue le réservoir de main-œuvre de la société blanche.

Dans les premières années de la formation de la société, la mise en œuvre de ce système va être le résultat des décisions administratives de facto mais il sera très rapidement cristallisé en une série de dispositions législatives assurant l’application efficace. Plusieurs lois seront érigées mais 2 textes fondamentaux vont légiférer l’organisation et l’occupation de l’espace, c’est-à-dire le partage des terres entre blancs et noirs : le Land Apportionment Act de 1930 et le Land Tenure Act de 1969 qui restera en vigueur jusqu’en 1979.

Le Land Apportionment Act de 1930

Cette loi concède aux Noirs 22,4% des terres. Ce sont les « terres communales » ou encore les « réserves indigènes » dans lesquelles les noirs avaient été repoussés et parqués. Ce sont des terres improductives et érodées. Elles sont impropres à l’agriculture. L’idée des blancs à l’origine est de limiter l’accès des terres aux noirs pour éviter que ceux-ci développent une agriculture commerciale susceptible de concurrencer la leur et dans la foulée de les priver d’une main-œuvre abondante et gratuite.



Le Land Tenure Act de 1969

Subjugué par le régime d’Apartheid en vigueur chez son voisin sud-africain, le gouvernement blanc au pouvoir va instituer un modèle de séparation totale. 41,5% des terres vont être attribuée au Noirs. Toutefois, ce surplus de terres octroyé aux Noirs en dehors des réserves indigènes (19,1%) demeure toujours de bien mauvaise qualité puisque la région de plateaux au centre du pays, regroupant les zones minières et les zones de fortes potentialités agroécologiques, est exclusivement blanche !

En outre, cette loi interdisait toute propriété noire dans les villes qui étaient des zones blanches et retiraient aux autorités locales le pouvoir de créer des logements pour Noirs, elles devaient d’abord demander à ce que les terrains soient déclarés « African Township Area » par le gouvernement blanc. La définition de la notion de « ville » est d’ailleurs très particulière à cette époque, c’est une conception exclusivement blanche qui se décline comme suit dans les années 1960 : est considéré comme ville « tout centre comportant plus de 25 blancs, où les propriétés privées ont une superficie inférieure à 15 hectares et où au moins la moitié de la population adulte est employée dans les secteurs autres que l’agriculture ».

In fine, au cours de la période coloniale, le peuple Noir a vécu une véritable occupation et s’est vu non seulement exproprié de ses terres mais aussi spolié de ses richesses. Il a été parqué dans des « réserves indigènes » sur des terres improductives. Ses territoires n’avaient pas de ville, ni de réseaux de communication et, les populations n’avaient pas accès aux services essentiels et vivaient dans un dénuement total. C’est dans cet univers surréaliste que vont naître tous les mouvements de libération de l’époque dont le ZANU-FP de Robert Mugabe.

Robert Mugabe le nationaliste

A cette époque, plusieurs mouvements nationalistes vont voir le jour. Les plus significatifs seront le Zimbabwe African People Union (ZAPU de Joshua Nkomo) et le Zimbabwe African Union-Patriotic Front (ZANU-PF de Ndabaningi Sithole puis Robert Mugabe). Les revendications dans les deux camps sont semblables, à savoir : l’égalité raciale, le droit de vote des noirs et l’indépendance du pays. Toutefois, le mouvement de Robert Mugabe va ajouter une exigence supplémentaire, la rétrocession des terres spoliées au peuple Noir.

Fin 1963, les deux mouvements seront interdits et en 1964, Robert Mugabe sera arrêté et incarcéré pendant 10 ans. A sa sortie de prison en 1974, il ira prendre la tête de la lutte armée depuis le Mozambique. C’est le début d’une guérilla qui va conduire le gouvernement blanc de Ian Smith à rechercher des solutions de sortie de crise via une ruse qu’il organisera et qui débouchera sur les Accords de Salisbury le 3 mars 1978. Le ZAPU et le ZANU-PF de Robert Mugabe refusent d’y participer.

Les accords de Salisbury de 1978

Encore appelés accords internes, ces accords sont une véritable ruse pour continuer à entretenir les Noirs dans la confusion mentale. En gros, le droit de vote est reconnu aux noirs, une nouvelle constitution est votée. Tous les noirs de +18 vont désormais voter. La Rhodésie change de nom et devient Zimbabwe-Rhodésie. Le pouvoir exécutif sera géré par un collège exécutif de 4 membres : Ian Smith, Sithole, Muzorewa et Chirau. Un véritable conseil de prédateurs. Hors mis Ian Smith, fondateur du régime blanc raciste, les 3 autres se sont désolidarisés des mouvements que dirigent la guérilla de l’extérieur du pays, ils ont un goût pour le présent et souhaitent profiter de la vie quitte à faire des concessions au détriment de leur peuple.











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Colonisation

Esclavage

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  complèment d'enquête effectuer par africamaat
( 26/08/2008 23:17 )
À Nanterre / France

http://www.africamaat.com/Complement-d-enquete-sur-les
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  l'afrique s'il veut s'ensortir doit coper les relations avec la fmi la banque mondiale et les nations unies elles sont toutes complice de la pauvrété africaines couper les relation diplomatique avec les impérialismes européens de suite
( 26/08/2008 23:24 )
À Nanterre / France

Deux cent ans après le Congrès de Berlin, qui en 1885 consacrait le partage de l’Afrique, c’est à une nouvelle ruée vers l’Afrique et ses ressources que l’on assiste. Comme par le passé ce sont les trésors du sol et sous-sol africain qui aiguisent les appétits insatiables des nations industrialisées. Avec cette fois cependant une nouvelle donne : il s’agit des immenses réserves de pétrole que l’on estime enfouies un peu partout de l’Ouest à l’Est du continent.

L’Afrique elle-même pourra-t-elle enfin bénéficier des ressources dont la Nature l’a amplement gratifiée ? Saura t-elle saisir sa chance et s’engager résolument dans la voie d’un véritable développement économique et humain ? Ou fera t-on encore une fois son histoire sans elle et à son détriment ?

Dans son édition du 17 Octobre 2005, le magazine allemand « Spiegel » consacre à la suite d’autres médias, un long article sur les trésors inestimables dont regorge le sous-sol africain et la guerre quasi ouverte entre Américains et Chinois autour de ses ressources. Ce ne sont là point des vues de l’esprit, mais des faits bien réels que la majorité des Africains cependant semble ignorer.

Aujourd’hui ce sont huit millions de barils de pétrole par jour qui sont exploités à travers le continent. Un produit d’excellente qualité, léger qui se laisse très facilement transformer en carburant. Raison pour laquelle il est, selon les sources citées par le Spiegel, très convoité sur le marché mondial.

Ce sont d’après les estimations les plus raisonnables quelques près de 100 Milliards de baril de pétrole, en presque totalité offshore, qui attendent d’être exploités dans la seule Afrique de l’Ouest.

L’année dernière déjà, sur les « huit milliards de baril de pétrole découverts dans le monde, sept milliards se trouvaient dans le sous-sol de la côte ouest-africaine » constatait le membre du Congrés américain William-Jefferson.

Le trésor n’attend que d’être mis à jour. D’énormes réserves de pétroles ont été en effet découvertes un peu partout sur le continent et les réserves potentielles semblent défier l’imagination. D’après les études réalisées par le « Center for Strategic and International Studies », l’Afrique devrait dans un délai de cinq ans apporter quotidiennement de deux à trois milliards de baril supplémentaires par jour, ce qui représenterait vingt pour cent de la nouvelle capacité de production mondiale.

Le géologue Tom Windele, toujours cité par le Spiegel, qui a découvert auparavant des réserves de pétrole en Afrique de l’Ouest pour le compte de la société Amoco, estime même que les plus grandes réserves de pétrole se trouvent en Afrique de l’Est. « Si quelqu’un me mettait 1 milliard de dollars en main et me disait ‘Ouvre moi un nouveau bassin’, alors », poursuit Tom Windele « je me mettrais au rebords est-africain ».

Pour les Etats-Unis comme pour la Chine cette nouvelle donne revêt une importance stratégique vitale, d’autant que les réserves des États du Golfe Persique, en sus de l’instabilité politique, se rétrécissent d’avantage comme peau de chagrin. Le Nigéria est déjà le cinquième plus grand fournisseur de pétrole des Etats-Unis ; 15 pour cent du total des importations américaines proviennent déjà de l’Afrique de l’Ouest et de l’Afrique Centrale et devraient bientôt grimper la barre des 20 pour cent. De gigantesques pipelines pompent à l’heure actuelle avec grande frénésie le pétrole du Tchad vers la côte atlantique, où un tanker en partance pour le Texas n’a besoin que de la moitié du temps nécessaire pour rallier le Golfe Persique.

Exxon Mobil, Woodside Petroleum et Tullow Oil sont déjà à pied d’œuvre et très actifs dans les pays d’Afrique de l’Est. En Somalie, la prospection pétrolière qui avait été brutalement interrompue par une guerre civile meurtrière, reprend de plus belle. Et les représentants des Multinationales américaines se pressent aux portes du gouvernement provisoire à Dschauhar.

La Chine aussi, nouvelle super puissance économique a découvert l’Afrique comme réserve de matières premières. Ce pays a en effet un besoin urgent de matières premières pour maintenir un taux de croissance économique annuel qui tourne autour de neuf pour cent. Au gré de la lutte contre le terrorisme international et Ben Laden, la Chine ne s’est fait pas faite prier pour s’emparer du pactole du pétrole soudanais, lorsque les entreprises américaines délaissaient à contre cœur des affaires plus que juteuses. Les Chinois sont désormais les gros investisseurs au Soudan.

10.000 Chinois viennent juste de commencer, toujours selon le Spiegel, la construction d’un pipeline long de 1500 kilomètres, allant des champs de pétrole au Sud du pays vers le port de la mer rouge, Port Soudan. 60 pour cent du pétrole soudanais va directement vers l’Empire du Milieu. Présentement le Soudan produit 340.000 barils de pétrole par jour et devrait atteindre 300.000 barils jour avec l’exploitation très prochaine des champs de pétrole de Melut.

A l’heure actuelle la Chine tire déjà 6 pour cent de son pétrole brut du Soudan, autant qu’en provenance de la Russie. Au total elle importe 28,7 cent de son pétrole d’Afrique.

En contre partie le gouvernement du chef de guerre Umar Al Bashir, qui investit 60 pour cent de ses recettes pétrolières en matériel de guerre, reçoit des armes en provenance de la Chine. Matériel de guerre dont Khartoum a urgemment besoin pour mater les populations « noires africaines » du Darfour et de l’Est du pays, où la plupart des ressources pétrolières sont aussi concentrées.

Aussi la Chine fait automatiquement, à la demande des autorités soudanaises, usage de son droit de véto contre tout projet de résolution du Conseil de Sécurité des Nations Unies condamnant ouvertement le génocide au Darfour et ailleurs dans le pays. Et chaque fois c’est l’alibi du principe de souveraineté et des affaires intérieures qui est convoqué. Les vraies raisons sont cependant tout ailleurs. La bataille du pétrole africain bat donc depuis longtemps son plein.

L’opinion publique africaine est-elle cependant suffisamment consciente des énormes et vitaux enjeux que le nouvel or noir représente pour l’avenir d’un continent, que presque partout ailleurs on donnait pour perdu ? Si l’on versait dans le cynisme, on pourrait même dire que c’est peut-être là la dernière chance du continent ! L’Afrique n’a pas le droit de répéter les erreurs du passé !



Dans les 30 dernières années, le Nigeria a tiré de son pétrole des recettes estimées à près de 280 milliards de Dollar, volés en toute impunité par une minorité corrompue et maffieuse qui fait face à des centaines de millions d’autres démunis et laissés pour compte et un pays au bord de la déliquescence. Ayons une pense pieuse pour Ken Saro Viva et les autres martyrs du peuple ogoni, pour qui le pétrole a été jusque là plus une malédiction qu’une aubaine.

Le génocide du Soudan, la longue et meurtrière guerre d’Angola ne sont pas non plus des signes avant coureurs d’une nouvelle prospérité. Que dire des autres états, tels la Guinée équatoriale où des kleptocrates sans âme pillent avec la complicité bienveillante des multinationales pétrolières leurs propres pays.

Il est temps que l’Afrique prenne en main son destin ! Maintenant ou jamais ! Les enjeux sont énormes. Les huit plus importants états pétroliers africains auront d’après les estimations, cette année déjà des recettes de 35 milliards de dollar. L’Afrique n’est pas un continent pauvre : c’est un grand mensonge et une grande supercherie, qu’il faut que les Africains démasquent enfin.

Les gigantesques champs de pétrole qui s’étalent de Port Soudan à Port Harcourt devront profiter au peuple africain et noir dans son ensemble et non aux chefs de guerre et aux multinationales ! La pacotille chinoise et les autres articles de consommation de masse ne sont point l’équivalent des richesses dont la Nature a gratifiées le continent. Pour des aumônes des dirigeants africains basardent déjà les inestimables trésors du sous-sol africain !

Il est encore temps de mobiliser l’opinion publique internationale, les Nations Unies, l’Union africaine, les ONG, l’élite intellectuelle et économique d’Afrique et de la diaspora pour que des mesures conservatoires soient prises, afin que l’or noir du continent bénéficie en priorité à l’Afrique et aux Africains. Il y’aurait là bien du travail à faire pour le NEPAD, qui de l’avis même d’un des ses pères fondateurs risque de sortir par la petite porte de l’histoire, estampillé « vain assemblage de mots ! »

La deuxième traite atlantique aura-t-elle lieu ? Vendra t-on à nouveau le riche héritage que la terre des nos ancêtres renferme dans ses entrailles contre des kalachnikovs, des transistors et d’autres gadgets électroniques ?

Ce serait en tout cas un deuxième meurtre contre la mémoire de nos ancêtres, le minerai noir, dont l’Europe et l’Amérique se sont servies à profusion pour construire un avenir honorable à leurs enfants.

Tamsir Anne, Francfort - Allemagne.

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  nous devrions porter le WAX "Mugabé"
n'golo-n'golo ( 27/08/2008 07:44 )
À Ballancourt / France

Pour montrer notre soutiens au président Mugabé et par là que nous avons compris les manipulations de l'occident nous devrions porter le WAX "Mugabé".
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  Dire qu'en AFSUD, on libère des petits blancs, qui donnent a bouffer les noirs a leurs lions
( 27/08/2008 21:25 )
À Jebsheim / France

Eh oui il nous manque beaucoup de MUGABE dans nos bleds avec son beau WAX.

Pour mettre fin aux prises de pieds des petits blancs, sur notre beau continent et riche de surcroît

Comment un homme normal peut donner a bouffer un être humain a un lion, il n' y a qu'en Afrique que n'importe quel trou du "C" se crois obligé de venir nous humilier, même chez nous avec la complicité de nos couilles molles.
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( 27/08/2008 23:22 )
À Magny-le-hongre / France

ah mais grioo comme je vous plaint quand je vois le niveau intellectuel de ceux qui réagissent! j ai vraiment mal pour vous!

cela illustre cependant que la connerie est la chose la mieu partagée a&u monde
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