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Béac en Surliquidité: 7 482 milliards

 
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M.O.P.
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Inscrit le: 11 Mar 2004
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MessagePosté le: Jeu 19 Fév 2009 11:42    Sujet du message: Béac en Surliquidité: 7 482 milliards Répondre en citant

Surliquidité : 7 482 milliards stockés dans les comptes de la Béac

C'est le montant des réserves de change dont disposent les six pays de la Cemac à la banque centrale.

Le montant est hallucinant. Au 31décembre 2008, les six Etats de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (Cemac) disposaient d'une somme totale de 7482 milliards de Fcfa au sein de la Banque des Etats d'Afrique centrale (Beac), dont près de la moitié appartient à la seule Guinée Equatoriale, le nouvel El dorado pétrolier de la région. Ce pactole est supérieur au 7 000 milliards de Fcfa que la France se propose d’injecter en Afrique au cours des cinq prochaines années, au titre de l’aide publique au développement. Selon un communiqué publié sur le site Internet de la Beac, et portant sur la "situation des placements de la Beac", ces réserves généralement issues des excédents sur les recettes pétrolières (lorsque les prix du baril à l'international dépassent ceux prévus dans les budgets des Etats producteurs, le surplus est reversé à la Beac) sont en constante progression depuis 2006.

C'est ainsi qu'elles sont passées de 4 592 milliards de Fcfa en 2006 à 5 460 milliards de Fcfa (soit une augmentation de près de 1000 milliards de Fcfa) en 2007, avant d'atteindre 7 482 milliards de Fcfa en 2008. Soit une augmentation de plus de 2000 milliards de Fcfa. Cette progression est d'autant compréhensible qu'au cours du second semestre 2008, le baril de brut a atteint puis dépassé la barre mythique de140 dollars, alors qu'au Cameroun, par exemple, le baril avait été budgétisé à 65 dollars. Soit un dépassement de 75 dollars, c'est à dire plus de 110%.

Mais n'allez surtout pas croire que ce pactole est gardé dans les coffres-forts de la banque centrale. Selon le communiqué mentionné ci-dessus, la Beac précise que selon "la Convention de coopération monétaire entre les Etats membres de la Beac et la République française, stipule qu'un quantum minimum desdites réserves doit être placé au compte d'opérations logé au Trésor français. Ce quantum, initialement fixe a 65 %, est passé a 55% en juillet 2008 et évoluera pour atteindre 50 % en juillet 2009".

Placements gagnants

Le reste de ces réserves est géré directement par la Beac à travers sa salle de marchés créée en 2001, et dont le rôle est d'effectuer des placements auprès des marchés financiers internationaux et autres banques dites de catégorie A+ (c'est-à-dire de grande envergure). A croire la Beac, "cette salle de marchés est montée progressivement en puissance, et ses interventions sur les marches financiers portent aujourd'hui sur près de 30% des réserves de change des six Etats membres de la Cemac, contre 6 % en 2006".

C'est par le biais de cette salle de marchés que, en décembre 2007, la Beac a effectué un placement de 328 milliards de Fcfa auprès de la Société générale à Paris. "Par la suite, il s'est avéré que le produit contracté, géré par ailleurs avec opacité par la Société générale n'était pas totalement conforme aux prescriptions des statuts de la Banque [centrale], et la décision d'en sortir a été prise le 29 avril 2008, et confirmée le 1er octobre de la même année, avec effet au 28 décembre 2008 afin d'éviter le paiement d'importantes pénalités contractuelles", explique le mini rapport de la Beac sur ses placements financiers.

Et la Beac de poursuivre sur ce placement qui a finalement causé quelques soucis à la banque centrale: "Entre temps, la valeur de marché du dépôt, qui dégageait encore une plus value substantielle jusqu'au mois de juillet [2008], s'est fortement dégradée au second semestre, avec l'effondrement généralisé des valeurs boursières sur les grandes places internationales, annonciateur de la crise financière la plus profonde. A la sortie du dépôt à la date du 28 décembre 2008, la valorisation du marché communiquée par la Société générale, à 475 millions d'euro, se traduisait donc pour la Beac par une perte comptable sèche de 25 millions d'euros, soit 16,4 milliards de Fcfa".

Au demeurant, en dépit de ce placement qui a subi le contrecoup de la crise financière internationale, la Beac soutient que "l'activité de placement des avoirs en devises devient largement la source première de revenus de la banque et de son équilibre d'exploitation". Pour preuve, le rapport sus mentionné indique que les 219 milliards de Fcfa gérés en 2006 par la salle des marchés de la Beac ont générés un gain de 6 milliards de Fcfa, tandis que les 925 et 1769 milliards respectivement placés en 2007 et 2008 par la Beac ont générés des bénéfices respectifs de 38 et 57 milliards de Fcfa. Des gains substantiels qui peuvent expliquer pourquoi le ministre camerounais des Finances, Essimi Menyé, par ailleurs président du conseil des ministres de l'Union monétaire d'Afrique centrale (Umac), avait minimisé la perte de 16,4 milliards de Fcfa subie par la Beac sur le placement effectué à la Société générale. C'était lors d'une conférence de presse organisée le mercredi 4 février 2009 à Yaoundé.

source: http://www.cameroon-info.net/cmi_show_news.php?id=24560
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bamiléké
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MessagePosté le: Jeu 19 Fév 2009 13:42    Sujet du message: Répondre en citant

Mettez mème 50 000 milliards entre les mains des "elites" qui gouvernent cette zone de l'Afrique, elles n'en feront rien.
Leurs ventre et bas ventre satisfait, le reste elles s'en foutent!

C'est ça en un peu érudit.

http://www.dailymotion.com/relevance/search/sapologie

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bamiléké
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MessagePosté le: Jeu 19 Fév 2009 13:58    Sujet du message: Répondre en citant

http://www.dailymotion.com/search/sapologie/video/x51c8f_sapologie-les-boudeurs-de-brazzavil_music

Voilà les vrais débats et préoccupations... Twisted Evil Rolling Eyes
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youngsoldier
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MessagePosté le: Jeu 19 Fév 2009 15:48    Sujet du message: Répondre en citant

Hé hé hé c'est vrai qu'il s'agit de préoccupations bien particulières hé hé.

Je pense qand même qu'il ne faut pas blâmer ces mouvements de la même façon que nous blâmons les conneries de nos politiques, il sagit de mouvements que l'on va assimiler dans quelques années au folklore local dans quelques années si les choses continuent ainsi, et ce mouvement à mon avis n'est pas plus mauvais que ça, il nous rend ridicule c'est peut-être vrai.
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M.O.P.
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MessagePosté le: Lun 23 Fév 2009 10:13    Sujet du message: Répondre en citant

Babissakana : La Cemac est en situation de crise structurelle du crédit

L'expert financier explique pourquoi les surliquidités de la Beac et des banques classiques ne profitent pas à l'économie de la région.


D'après un rapport récemment rendu public par la Banque des Etats d'Afrique centrale (Beac), les six Etats membres de cette institution monétaire dispose de réserves de change d'un montant de près de 7500 milliards de Fcfa. Qu'appelle-t-on réserves de change dans une banque centrale?

La banque centrale en elle-même n'a pas d'argent. Elle gère les réserves dont dispose les Etats membres au titre des échanges internationaux. Ces réserves découlent de ce que lorsque les Etats exportent le pétrole, par exemple, elles reçoivent les recettes d'exportation en devises étrangères (dollars, euros, etc.). Or, les devises ne circulent pas à l'intérieur des pays de la Cemac qui sont membres de la Beac. La Beac a pour mandat de gérer ces devises. Elles les reçoit et remet aux Etats le montant équivalent de leurs recettes d'exportation en francs Cfa. Alors, les devises que la Beac reçoit sont conservées, soit pour être placés obligatoirement dans le compte d'opérations au trésor français, soit subsidiairement sur divers marchés financiers pour générer des intérêts, soit pour être vendu, en échange de francs Cfa, à des importateurs qui veulent payer des fournisseurs à l'étranger, où les francs Cfa ne circulent pas.

Mais après ces flux d'échanges, les réserves excédentaires sont des avoirs extérieurs qui appartiennent aux Etats membres de la Beac. Donc, au fur et à mesure que le recettes d'exportations sont importantes en comparaison aux importations, les réserves de change sont aussi importantes. Pour le cas des pays de la Cemac, de par les accords de coopération avec la France, lesquels accords datent de l'époque coloniale même si l'on excipe une réforme en 1972, il y a une obligation que la Beac conserve auprès du Trésor français 65% de ces réserves. Maintenant cette disposition a été allégée et la Beac ne doit désormais placé que 50% à partir de juillet 2009. Mais, automatiquement, la Beac avait même tendance à placer la totalité de ces réserves auprès du Trésor français. Donc, c'est un mécanisme qui crée la paresse au sein de la banque centrale qui ne développe pas les techniques et l'expertise pour gérer les réserves comme toute les autres banques centrales le font…

Contrairement à ce que vous dites, la Beac a pourtant créée depuis 2001 une salle des marchés qui sert justement à placer les réserves. Et selon la banque centrale, les activités de cette salle des marchés se sont plutôt décuplées entre 2006 et 2008, permettant d'engranger d'énormes bénéfices sur les placements effectués…

Vous constatez que cette salle des marchés a été créée récemment, en 2001. Elle aurait dû être mise en place bien longtemps avant. Mais comme on plaçait toutes les réserves auprès du Trésor français, personne ne se gênait. Maintenant qu'i y a un ajustement qui ne permet de placer que 50% auprès du Trésor français, la Beac doit placer le reste sur les marchés financiers. Et cela commence à créer des situations comme celle qu'on a récemment connu avec le placement effectué auprès de la Société générale. Et qui a fait perdre de l'argent à la Beac. C'est vrai qu'on n'a pas évalué la totalité des placements. De ce point de vue, j'aimerais tout de même souligner qu'en 2006, la Beac a réalisé un bénéfice net de 51 milliards de francs cfa, parce que le volume des réserves était déjà important. En 2007, elle devait avoir fait un bénéfice plus important. En 2008, cela à dû être encore plus important malgré la perte liée au placement querellé. Bref, dès lors que les réserves deviennent aussi importantes, les propriétaires de la banque centrale doivent se préoccuper de ce qu'il y a lieu de faire pour mieux optimiser le rendement des avoirs extérieurs.

Les Etats de la Cemac ont donc beaucoup d'argent en stock, mais on continue à les voir faire des prêts pour réaliser certains projets. Comment peut-on recycler toutes ces réserves pour financer, par exemple des grands projets dans les pays de la Cemac ?

Les solutions se situent à trois niveaux. Il faut d'abord déterminer le niveau adéquat des réserves qui doivent être détenues par la banque centrale, afin qu'elle continue de gérer les problèmes d'importations et d'exportations. Ensuite, avec le surplus de réserves, on peut créer un fonds régional d'investissement. La Chine a récemment créé un fonds pareil qui est doté de 200 milliards de dollars [environ 91.000 milliards de Fcfa]. Les équipes de professionnels qui gèrent ces fonds s'attellent à faire des placements dans le monde entier, y compris dans des sociétés performantes. Bref, ce type de fonds peut permettre à notre région d'être présente dans des investissements régionaux et internationaux structurants et à forte rentabilité. Ce sont les gouvernements qui prennent ce type de décision. Mais cela n'est pas encore possible au sein de la Cemac parce que notre banque centrale reste une banque qui n'est pas contrôlée par ses Etats membres. La Beac continue de se contenter de la tutelle française qui n'est justifiée par rien du tout sauf par les intérêts de la France.

Enfin, pour recycler nos réserves dans l'économie réelle, il faut développer les mécanismes qui permettent aux Pme et aux agriculteurs d'avoir accès au crédit. C'est-à-dire créer des institutions qui permettent de maîtriser le risque en apportant des garanties ou des financements directs; créer même des institutions spécialisées comme le défunt Fogape ; et mettre en place des programmes pour doper l'accès des Pme et des agriculteurs aux crédits.

Non seulement la Beac est surliquide, mais les banques classiques le sont aussi. Cependant, les opérateurs économiques continuent de se plaindre des difficultés d'accès au crédit…

Les banques sont en surliquidité. En septembre 2008, les banques de la zone Cemac avaient des excédents de trésorerie de l'ordre de 1600 milliards de francs Cfa qu'elles-mêmes sont obligées de placer auprès de la Beac, qui a été contrainte d'instituer un mécanisme de réserves obligatoires pour ponctionner ces excédents des banques, afin d'équilibré au plan comptable le système bancaire. En même temps, à fin septembre 2008, les six Etats de la Cemac avaient près de 3 400 milliards de Fcfa déposés au sein du système bancaire (Beac et autres banques). En additionnant, cela fait plus de 5 000 milliards de liquidités disponibles, dont environ 2000 milliards de Fcfa pour la seule Guinée Equatoriale. Pendant ce temps, le crédit total à l'économie, c'est à dire l'ensemble des crédits accordés aux entreprises et aux ménages, n'était que de 2500 milliards de Fcfa à fin septembre 2008.

Vous constatez que le volume de crédit est très petit par rapport aux disponibilités. Le problème réside au niveau du rôle de la banque centrale, en tant qu'acteur qui vise à canaliser les flux pour que le crédit se développe et soit accessible au plus grand nombre. La banque centrale ne doit pas se contenter de retirer l'argent du marché pour le conserver. La Cemac est en situation de crise structurelle du crédit. La conséquence est qu'au Cameroun, par exemple, 80% des Pme n'ont pas accès au crédit. De même plus de 200 institutions de microfinance qui fonctionnent actuellement au Cameroun n'ont pas accès au refinancement de la Beac. Alors qu'elles peuvent contribuer à augmenter le volume de crédit à l'économie. Et malheureusement, les Etats regardent tout cela sans bouger le petit doigt. Donc, vous avez là un système financier qui est en déphasage complet par rapport aux besoins de l'économie. Une situation que l'on peut mettre, à la fois, sur le compte du rôle inadéquat de la Beac et de la défaillance notoire des politiques financières des Etats de la Cemac.
Si on ne réforme pas fondamentalement la Beac pour en faire une banque au service de l'économie, tous ces problèmes vont perdurer, et on sera toujours dans ce que j'appelle l'obscurantisme monétaire. Après le dernier sommet extraordinaire de la Cemac à Libreville en janvier 2009, les chefs d'Etat ont prescrit un audit général de la Beac. On n'a pas besoin d'un audit général de la Beac. On a besoin d'un audit stratégique de cette banque centrale : c'est-à-dire regarder si le statut de la Beac est adéquat avec l'environnement économique dans lequel évolue la Beac. Or, en réalité, ce type d'audit veut dire qu'on évalue les accords de coopération monétaire néocoloniale qu'on a avec la France. Est-ce que ces accords sont encore justifiés aujourd'hui ?

Face à cette surliquidité que l'on n'arrive pas déjà à gérer au sein de la zone Cemac, certains peuvent penser que le fait de placer une bonne partie de nos réserves dans un compte auprès du Trésor français est plutôt une manière de retirer une épine du pied !

Non ! Je vous dis que c'est un inconvénient fondamental. Ce type de pratique monétaire obscurantiste n'existe nulle part dans le monde. Vous ne pouvez pas être un pays normal et aller mettre vos réserves de change dans un autre pays de façon obligatoire. Mais à travers cela, la France est représentée par deux membres au sein du conseil d'administration et du comité de la politique monétaire de la Beac. Et ce pays a de fait un droit de véto sans fondement. Dans les mécanismes de prise des décisions, lorsque la France n'est pas d'accord, rien n'est adopté !

Que fait le Trésor français de cet argent déposé obligatoirement dans ses comptes par la Beac ?

La France emprunte régulièrement de l'argent sur les marchés financiers chaque année pour pouvoir financer les dépenses publiques. Le volume de la dette française dépasse maintenant 60% de son Pib et elle est en déficit chronique à l'heure actuelle. Donc, l'argent déposé par la Beac est un financement cadeau qui est toujours là pour permettre à la France de faire face à ses dépenses. En plus, la France prend cet argent à un taux plus faible, parce que lorsqu'elle emprunte sur les marchés financiers, elle paye plus cher que le niveau de taux d'intérêts qu'elle sert à la Beac sur les réserves déposées auprès du Trésor français. Evidemment c'est parce que nos Etats ont démissionné de leurs responsabilités monétaires. Cette situation dénature structurellement le statut et l'indépendance de la Beac.

Vous avez dit plus haut que pour rentabiliser nos réserves, les pays de la Cemac peuvent créer un fonds d'investissements régional. Est-ce qu'un pays de cette communauté comme le Cameroun ne peut pas décider unilatéralement de prendre les 500 milliards dont il dispose dans le secteur financier selon vous, pour financer son propre programme économique que le ministre des Finances annonce ?

Chaque Etats peut le faire. Le Cameroun a par exemple la Société nationale d'investissements (Sni) dans son portefeuille. Mais est-ce que l'Etat l'a vraiment transformé en un fonds souverain assez robuste, doté de ressources substantielles et une stratégie agressive pour pouvoir intervenir dans les projets d'investissement aussi bien à l'intérieur qu'à l'extérieur ? Ce n'est pas encore le cas. Nos Etats sont moribonds. Même quand ils ont des ressources, ils continuent à être dépendants des autres. Vous voyez comment le Cameroun veut encore aller signer un programme avec le Fmi, alors que cela n'a aucune justification. Un Etat qui a autant d'argent qu'il n'arrive pas à dépenser signe des programmes avec le Fmi pour quoi faire ? Ce qu'on veut faire avec le Fmi est un programme de stabilisation dont on n'a pas besoin, parce que la tendance dans le monde est à la mise en place des programmes de relance. Si le Cameroun qui est considéré comme leader dans la zone Cemac se comporte comme cela, comment peut-il aller influer sur les autres pays de la région ?

Le ministre des Finances précise que le programme économique à venir sera ficelé par le gouvernement camerounais en fonction des besoins du moment, et simplement accompagné par le Fmi en sa qualité de membre de cette institution…

Ce qu'il dit est faux! On est soit sous programme avec le Fmi, soit on ne l'est pas. Il n'y a que ces deux possibilités. Même si le programme n'est pas assorti de financement, cela ne change rien au fait qu'on est sous programme. Il y aura des conditionnalités, des revues tous les six mois, etc. Etre sous programme est une confession de ce qu'on ne peut pas conduire soi-même ses propres affaires, comme les autres le font. C'est une situation injurieuse pour le Cameroun. Le programme qui sera signé sera un programme au titre de ce que le Fmi appelle "instruments de soutien à la politique économique". Dès lors qu'un Etat est dans cette posture, le message qu'il envoie au monde entier est qu'il n'est pas capable de gérer ses affaires, et qu'il a besoin d'un coach. Le Cameroun est membre du Fmi depuis 1963, mais gérait lui-même ses affaires jusqu'en 1988, date à laquelle le premier programme avec le Fmi a été signé. Ce n'est pas aujourd'hui que nous sommes membre du Fmi pour qu'on nous dise que nous allons être accompagnés parce que nous sommes membre ! Je dis que nous sommes face à l'incapacité manifeste de nos gouvernants.



source:
http://www.cameroon-info.net/cmi_show_news.php?id=24576
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Kamiche
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MessagePosté le: Mar 24 Fév 2009 14:12    Sujet du message: Répondre en citant

A-t-on vraiment besoin d'être un expert financier pour comprendre que quand l'argent dort dans une banque, ça ne sert pas à ceux qui en ont besoin?
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