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Maria Ribeiro Tavares : ''j’espère entrer en finale aux Jeux Olympiques de Londres''
10/05/2012
 

A quelques mois des jeux olympiques de Londres, Grioo.com a rencontré Maria Ribeiro. Agée de 26 ans, née au Portugal de parents cap-verdiens, élevée en France, championne de France 2011 de saut à la perche et détentrice du record du Portugal, elle revient sur sa carrière et ses ambitions à Londres où elle défendra les couleurs portugaises.
 
Par Paul Yange
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Bonjour Maria. Comment avez-vous débuté l’athlétisme et plus particulièrement le saut à la perche ?

L’athlétisme est une histoire de famille. Lorsque nous sommes arrivés en France, mes parents nous ont poussées mes sœurs et moi vers le sport pour nous intégrer. Nous avons commencé par la gymnastique et la plus grande, Elisabete, a commencé par l’athlétisme. Elle s’épanouissait, avait beaucoup de compétition, et nous avons toute abandonné la gymnastique pour nous lancer dans l’athlétisme. Et c’est là qu’on a découvert le saut à la perche.

Le saut à la perche n’est généralement pas le sport le plus populaire chez les jeunes, qu’est ce qui a causé le déclic ?

Le déclic c’est une de nos voisines qui a été recordwoman de France à plusieurs reprises. Donc un modèle, ensuite ce fut ma grande sœur, et c’est comme ça que la passion pour la perche est venue.

L'athlétisme chez nous c'est une histoire de famille
Maria Ribeiro


Comment avez-vous fait votre apprentissage du saut à la perche ?

J’ai eu beaucoup de chance car j’étais dans un club à Aulnay Sous Bois qui était formateur en saut à la perche. Quand je vous dis que même Teddy Tamgho qui évolue dans le triple saut a essayé la perche, c’est que tout le monde essaye la perche à Aulnay.(rires)

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C’est à Aulnay que vous avez commencé le saut à la perche...
Oui c’est ça...

Comment s’est effectuée votre progression jusqu’à ce que vous deveniez championne de France...

Au début c’était naturel et facile. En tant qu’ancienne gymnaste, j’avais déjà les techniques, j’avais déjà le repère dans l’espace grâce à la gymnastique. J’ai réussi à sauter trois mètres assez facilement. Ensuite au-delà de trois mètres ça se complique car la technique entre en jeu. Il faut beaucoup de travail…Petit à petit il ya la compétition, et finalement le titre de championne de France en juillet 2011.

Qu’a représenté pour vous ce titre de championne de France?

Beaucoup de choses :

1-un titre de championne de France que je n’avais jamais eu auparavant, chez les Seniors,

2- mon record personnel (j’avais déjà sauté 4,41 mètres qui était le record du Portugal, et j’ai établi un nouveau record avec 4,50m)

3- les minima pour les Jeux Olympiques

Trois soeurs au niveau international dans une même discipline, je ne suis pas sûre que ce soit très courant
Maria Ribeiro


Vous êtes athlète de haut niveau. Mais parallèlement à votre carrière d’athlète, vous avez un travail normal...

Je ne vis pas totalement de l’athlétisme. Parallèlement, je suis vendeuse chez Catimini, une marque de prêt à porter haut de gamme pour enfants. Grâce à cette enseigne, je vais pouvoir préparer mes jeux olympiques dans de bonnes conditions car mon patron m’a détaché trois mois. C’est tout simplement énorme. Je les remercie et j’espère lors des Jeux Olympiques faire honneur à mon entreprise, à moi-même et à tout ce que j’ai mis en place pour réussir.

 
 

Justement, est ce facile de concilier votre travail « normal » et votre métier d’athlète de haut niveau ?

De mon côté ça va car je travaille à mi-temps. Je dirais même que j’en ai besoin car c’est un équilibre. Si je ne faisais que de la perche, le jour où les choses vont mal, ce serait horrible. Le jour où ça va bien c’est ok. Quand il m’arrive de faire un mauvais entraînement, j’ai le boulot pour me changer les idées, passer à autre chose et revenir le lendemain avec l’esprit libre.

Le fait d’avoir un emploi même à temps partiel, ne vous handicape t-il pas par rapport à vos concurrentes qui se consacrent à 100%, voire 200% au saut à la perche ?

Moi personnellement, ce n’est pas tant le fait de travailler qui me handicape, c’est le fait de ne pas avoir tous les moyens financiers de m’entraîner. Je m’entraîne trois à quatre heures par jour, ensuite j’ai du temps libre, et ce temps libre il faut quand même le passer. C’est plutôt une nécessité financière qui me contraint à aller travailler. Au final, je ne sais pas si le fait de travailler me handicape beaucoup par rapport aux autres. Je ne pense pas.

Avez-vous l’impression que le saut à la perche est moins valorisé que d’autres sports ?

Mon cas est un peu exceptionnel car je vis en France et je représente le Portugal. J’ai un partenaire équipementier qui est Asics Portugal alors que je vis en France. Les retombées sont un peu compliquées pour ce partenaire étant donné que je vis en France. La perche prend de plus en plus d’ampleur grâce aux garçons français qui font de bonnes performances internationales. Du coup ça rejaillit un peu sur nous, même si ce n’est pas autant que pour les garçons.

 
 

Vous allez participer aux jeux olympiques, quels sont vos objectifs ?
Mon objectif est toujours le même : rentrer en finale. C’est très dur d’entrer en finale dans un grand championnat, et là aux jeux olympiques ce sera encore pire. Je pars avec cet objectif d’entrer en finale, ou battre mon record. Ce serait une grande satisfaction au vu de l’ampleur de la compétition.

Espérez-vous des retombées médiatiques au vu de la forte médiatisation des jeux olympiques ?

Tout passe par les résultats. Mais de toute façon, on sera plus médiatisé à notre échelle.

A Londres, vous participerez à vos premiers jeux olympiques ?

Oui ce seront les premiers. Il y a quatre ans, on était trois pour une place, trois sœurs pour une place. C’est une de mes grandes sœurs qui a participé aux Jeux Olympiques de Pékin. Elles ont pris leur retraite, j’ai de la chance (rires). C’est à mon tour.

Décrocher le titre de championne de France en 2011 a représenté énormément pour moi
Maria Ribeiro


Vous êtes issue d’une famille de sportives puisque vos trois grandes sœurs faisaient de l’athlétisme...

Les deux plus grandes (Elisabete et Sandra Hélèna) faisaient du saut à la perche, et la troisième (Sandra Sofia) fait encore du triple saut.


C’est une situation inédite…

Ça a parfois été drôle. Je me souviens qu’une année en championnat du Portugal, mes sœurs et moi avons fini aux trois premières places en appartenant à trois clubs différents, Sporting, Porto et Benfica. Ça devait être une première au niveau international, qu’il y ait trois sœurs dans la même discipline. Je ne pense pas qu’un cas similaire se retrouve beaucoup…

Vous courez pour le Portugal...

Le choix j’ai du le faire très tôt…quand j’ai fait les F.O.J, les jeux olympiques pour les petits. Le DTN français m’a demandé quel pays je choisissais, la France ou le Portugal. J’ai choisi le Portugal car je suis née là bas, c’est un choix de cœur. Mes sœurs représentaient déjà le Portugal et j’ai donc fait ce choix même si j’aime bien le maillot de l’équipe de France.

J'ai dû choisir très tôt entre porter le maillot de l'équipe de France et porter le maillot du Portugal
Maria Ribeiro




Même si vous courez pour le Portugal, vous pouvez participer aux championnats de France…

Les championnats de France d’athlétisme sont ouverts à toutes les personnes licenciées en France. Au début, on était licenciée en France. Je suis arrivée première aux championnats de France lorsque j’étais jeune. Mais je n’avais pas le titre de champion de France, j’avais une médaille d’une autre couleur. Une petite anecdote à ce sujet d’ailleurs. Une année j’avais terminé première, et les organisateurs avaient complètement oublié le fait que je n’avais pas la nationalité française à cette époque là. Ils m’ont remis une médaille normale. Puis ensuite, j’ai du rendre ma médaille. C’était horrible. A partir de ce jour là, j’ai fait une demande de naturalisation, et un an plus tard, j’avais la double nationalité, aussi bien française que portugaise. D’où le titre de championne de France 2011.

Comment voyez-vous votre après-carrière ?

L’après-carrière peut arriver très vite si on est très déçu après les jeux olympiques et qu’on veut mettre un terme à sa carrière. Mais on peut aussi la prolonger pour quatre ans. Je ne sais pas quand ma carrière va s’achever, mais je vais me préparer. Grâce à mon entreprise Catimini et le groupe Zannier dont la marque fait partie, j’ai les portes ouvertes et ça va m’aider dans ma reconversion.

 
Maria Ribeiro
 


 
Les soeurs Ribeiro : de G à D : Maria, Sandra Sofia, Sandra Helena, Elisabete
 


La page web de Maria Ribeiro : http://www.mariaribeiro.fr




Vidéo : Maria Ribeiro saute 4,42 mètres à Aubière en février 2012 (record du Portugal en salle)



Vidéo : Maria Ribeiro saute 4,37 mètres à Clermont (janvier 2011)



       
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