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Résolution 2085 et intervention de la communauté internationale au Mali
24/12/2012
 

Bilan et perspectives
 
Par Lucien Pambou
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Depuis le mois de mars 2012, date de coup d’Etat au Mali par le Capitaine Amadou Sanogo, je continue de dire à la radio Africa n°1 et à la télévision sur Africa24 que la classe politique malienne est complice de ce coup d’Etat. Une partie de cette classe malienne est quasiment d’accord pour une partition du Mali, même si une grande partie de l’opinion et de la société civile malienne sont pour une intervention militaire. La question fondamentale est bien la suivante : qui gouverne réellement le Mali ? Le Capitaine Sanogo ? Le Président Dioncouda Traore ? Le Premier Ministre Django Cissoko ?

Personne ne peut donner une réponse concrète car les dés sont pipés. La mise à l’écart du Premier Ministre Modibo Diarra par le Capitaine Sanogo continue à obscurcir le paysage malien, même si d’aucun pense que son éviction apporte une éclaircie dans le ciel malien. La résolution 2085 comporte un volet politique et un volet militaire. Le volet politique appelle Bamako à ouvrir un dialogue politique avec les groupes présents dans le nord du pays, essentiellement les Touaregs qu’il faut dissocier des organisations terroristes Al Qaïda au Maghreb islamique et le MUJAO mouvement pour l’unité et le Jihad en Afrique de l’Ouest, pour rétablir pleinement l’ordre constitutionnel.

la classe politique malienne est complice du coup d’Etat du capitaine Sanogo
Lucien Pambou


Il s’agit d’organiser des élections présidentielle et législatives avant avril 2013. Ceci revient à accepter de facto la partition du pays et à admettre que les habitants du nord ne sont pas maliens. On peut répondre : à situation difficile, réponse exceptionnelle pour justifier les élections. Cette façon de faire contribue à insister sur l’incapacité de la classe politique malienne à apporter une réponse équilibrée dès le coup d’Etat. Où sont les Présidents ATT (Atoumani Touré) et Alpha Konaré, deux anciens Présidents et chantres des Droits de l’Homme et de la Démocratie ? Pourquoi se taisent-ils ? Quel est le prix avéré ou non qu’ils ont obtenu pour se taire ? De quoi ont-ils peur ?

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Le capitaine Sanogo (ici à droite)  
Le capitaine Sanogo (ici à droite)
 

Passons au volet militaire. La résolution 2085 exige la reconstruction de l’armée malienne qui fera partie de la force internationale appelée Misma (mission internationale du soutien au Mali). Les conditions de cette reconstruction sont contraignantes (entrainement, efficacité de la structure de commandement, équipement, adaptation au terrain).

Sommes-nous sûrs qu’avant l’automne 2013 l’armée malienne soit capable de remplir ces différentes missions, même si l’Union européenne met à la disposition de cette armée 400 militaires dont 250 instructeurs pour former l’armée malienne qui est complètement dépassée, qui ne contrôle plus que le sud du Mali et qui n’a pas l’armement des terroristes du nord ? Or tout le monde sait que l’armement des terroristes du nord provient des reliques militaires de la guerre en Libye et de l’achat des armes modernes par les terroristes grâce aux nombreux trafics qu’ils contrôlent dans la partie sahélienne.

Voilà le bilan rapide qui peut évoluer car le dossier malien devient grotesque et finit par lasser tout le monde. On oublie les victimes directes dans les bilans faits par la presse : les populations maliennes du nord dont on parle peu (on évoque le chiffre de 700 000 personnes qu’il faudrait déplacer en cas de guerre) et qui subissent des exactions et des violences inhumaines de la part des groupes terroristes. Le volet politique met aussi l’accent sur la négociation avec Ansar Din qui refuse d’abolir la charia dans les régions qu’il contrôle, mais qui est prêt à discuter avec Bamako qui refuse cette charia.

 
 

Le MNLA mouvement national de libération de l’Azawad ne veut plus l’indépendance du nord mais opte pour une autodétermination. Nous sommes dans un marché de dupes dans lequel les Maliens sont dépassés intellectuellement, méthodiquement, organisationnellement et militairement. En refusant l’intervention militaire et en prônant le dialogue politique, l’Algérie et les Etats Unis préservent leurs intérêts économiques et d’influence au nord du Mali, ils sont aidés en cela par un négociateur Blaise Compaoré Président du Burkina Faso dont la médiation est en contradiction avec les exigences de l’Union africaine et de la communauté économique des Etats de l’Ouest CEDEAO, dont le Président en exercice est Alassane Ouattara, sont pour l’envoi d’une force conduite par les Africains et appuyée par les Occidentaux.

Les perspectives de l’intervention de la communauté internationale deviennent de plus en plus faibles car plusieurs conditions doivent être remplies avant l’intervention réelle sur le terrain. Il y a une différence entre un déploiement des forces et une mise en action concrète de cette force sur le terrain. Il n’y a que les Maliens qui pensent que les choses vont se faire rapidement.

Le représentant ivoirien aux Nations Unis demandent que le financement de cette opération soit intégralement réalisé par le conseil de sécurité et la communauté internationale qui regardent de très loin ce conflit qui ne les intéressent pas beaucoup, même si au Mali on remercie sous forme d’affiches François Hollande et la France d’avoir peser de tout leur poids pour amener le conseil de sécurité et les Etats Unis à donner leur feu vert pour une intervention.

Le président Dioncounda Traoré  
Le président Dioncounda Traoré
 

Les conditions politiques et militaires de l’intervention ne sont pas très crédibles. Le Mali doit organiser les conditions politiques et militaires de cette intervention. La classe politique dans son ensemble est-elle prête pour organiser les conditions d’intervention ? Et si finalement la partition du Mali était la solution idoine ?

L’occupation du nord du Mali par les rebelles et l’inaction de l’armée malienne montrent de façon criante que, mis à part l’Angola, l’Afrique du Sud, le Nigéria et certains pays d’Afrique du Nord (Maroc, Algérie, Egypte, Tunisie), la plupart des pays au sud du Sahara n’ont pas une armée réelle pour défendre les citoyens et les frontières. Au Mali on a pléthore de généraux (70 au total), où sont-ils ? Que font-ils ? Comment peuvent-ils accepter qu’un simple Capitaine ose leur manquer de respect ?

Ainsi vont les Afriques avec leurs plaintes permanentes, leurs dénonciations du colonialisme et de l’Occident pour des raisons de politique interne. Malheureusement on va chercher ces mêmes Occidentaux que l’on critique pour qu’ils viennent nous libérer. Il faut commencer par regarder nos propres forces et adopter une planification stratégique dans tous les domaines pour que nos enfants demain ne subissent pas les conséquences de nos corruptions, cupidités et allégeances permanentes.


Lucien Pambou







       
Mots-clés
afrique   crise malienne   mali   
 
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