Retrouvez Grioo.com sur votre mobile: http://m.grioo.com
Grioo.com   Grioo Pour Elle       Village   TV   Musique Forums   Agenda   Blogs  
   Mercredi 2 Décembre 2020 RECHERCHER : Sur Grioo.com  Sur Google 
 Accueil  Rubriques  Archives  Forum     Qui sommes-nous ?     

  News
News pays
Afrique
Caraïbes
Monde
Société
Sports
Santé
Insolite
Bloc Notes
  Economie
Management
  Culture
Histoire
Médias & Société
Musique
  Hommes illustres
Success stories
Interviews
Parcours
Initiatives
  Célébrités
Quizzs
Galeries Photos
Bons Plans
Musique
  Opinions
Conseils B2B
Forum


Pour recevoir notre lettre d'information, veuillez saisir votre email



AccueilRubriquesOpinionsArticle
Jeux Olympiques : Le grand perdant c’est le contribuable britannique
09/08/2012
 

Les jeux olympiques sont-ils vraiment une bonne affaire économiquement parlant ?
 
Par Patrick Basham
Imprimer
Envoyer à un ami
Réagir
 Publicité 
 
 
 

Les contribuables américains devraient, rétrospectivement, pousser un soupir de soulagement quant au fait que New York n’ait pas été sélectionnée, il y a sept ans, parmi les cinq finalistes pour accueillir les jeux Olympiques de cet été. Le choix de Londres comme ville d’accueil par le Comité International Olympique (CIO) garantit aux contribuables britanniques de payer une note exorbitante pour l’événement sportif le plus économiquement discutable au monde.

Le simple fait de candidater pour les Jeux a coûté à Londres quelque 25 millions de dollars. Les partisans de cet événement pensaient que cet argent était utilement dépensé, étant donné qu’aucun autre événement sportif n’attire plus de visiteurs du monde entier, ni ne met autant à l’honneur la ville d’accueil. L’on supposait que les Jeux apporteraient à Londres d’énormes avantages économiques.

Le choix de Londres comme ville d’accueil par le Comité International Olympique (CIO) garantit aux contribuables britanniques de payer une note exorbitante pour l’événement sportif le plus économiquement discutable au monde


Après tout, personne n’ignore que les grands événements sportifs comme les Jeux génèrent des « booms » touristiques stimulant les revenus locaux, les projets de construction et d’infrastructure contribuant à créer un nombre important de nouveaux emplois. Tout du moins, c’est ce que nous disent toujours les études menées par la ville d’accueil sur l’impact économique des Jeux.

 Publicité 
 
 
 

Aujourd’hui, l’on affirme aux Britanniques que le Stade Olympique va régénérer toute une partie de l’East End londonien qui était tombé en décrépitude, un héritage durable grâce à une nouvelle ligne de chemin de fer et des infrastructures de transport public améliorées. Avec des estimations originelles proches de 2 milliards de dollars, une telle régénération urbaine semblait un investissement manifestement sensé.

Cependant, une telle confiance économique provenait d’une lecture bien particulière de l’histoire économique des Jeux Olympiques. Les commanditaires de Londres s’attendent à un « héritage olympique » significatif, où un événement réussi augmenterait le tourisme après les Jeux, et où les améliorations des infrastructures relanceraient les zones urbaines délabrées et attireraient de nouveaux investisseurs étrangers.

Malheureusement pour les contribuables britanniques, une telle propagande économique pro-Jeux représente le triomphe de l’espoir sur l’expérience, comme l’illustrent à la fois Londres 2012 et les Jeux qui l’ont précédé.

Pour les Jeux de 2012, Londres estimait à l’origine que les coûts atteindraient 4,7 milliards de dollars. En moins de deux ans, les estimations officielles sont passées à 15 milliards


Londres vue du ciel pendant les jeux olympiques  
Londres vue du ciel pendant les jeux olympiques
 

Pour les Jeux de 2012, Londres estimait à l’origine que les coûts atteindraient 4,7 milliards de dollars. En moins de deux ans, les estimations officielles sont passées à 15 milliards, soit plus de trois fois le coût estimé au moment de la candidature de 2005. Les financements privés ne s’étant jamais concrétisés, 15 milliards d’impôts ont été exigés à la hâte pour financer ces Jeux.

Le UK National Audit Office ayant révélé que les financements du secteur privé constituent désormais moins de 2 % du budget des jeux, le comité d’évaluation des comptes publics britanniques (le UK Parliamentary Public account Committee) a prédit que le coût total s’élèverait à 18 milliards. Pire encore, une analyse de Sky Sports TV network, qui inclut les coûts liés aux améliorations des infrastructures de transport, estime que les coûts des Jeux s’élèvent au montant faramineux de 38,5 milliards !

Cette calamité financière ne devrait pas surprendre. Les budgets qui enflent et le fardeau de la dette sont toujours les résultats les plus probables des Jeux Olympiques.


 
 

Le gouvernement chinois, qui prévoyait un budget de 14,2 milliards pour les Jeux de Pékin en 2008, a fini par dépenser 40 milliards. Les Jeux Olympiques d’Athènes en 2004 ont coûté dix fois plus que les 1,6 milliards prévus à l’origine. Une décennie plus tôt, les Jeux de Barcelone en 1992 avaient laissé les contribuables espagnols avec un déficit de 6,1 milliards.

Et cela, trois décennies avant que les 2,7 milliards de dollars de dette liée aux Jeux de Montréal en 1976 aient été remboursés. Montréal suivit les désastreux Jeux de Munich de 1972, où, en plus des pertes en vie humaine, le coût pour les contribuables allemands s’éleva à 687 millions de dollars.Même les maigres profits, respectivement rapportés par les Jeux d’hiver en 2002 à Salt Lake City et par les Jeux d’été en 1996 à Atlanta, sont illusoires ; car cela ne tient pas compte des millions de dollars d’aide sécuritaire fournis par le département de la Défense américaine (en 2002) ou des deux milliards dépensés par les Etats, le gouvernement fédéral et les gouvernements locaux (en 1996).

Une ponction de 38 milliards de dollars sur les contribuables durant une période d’austérité budgétaire est d’autant moins acceptable lorsque l’on songe que les Britanniques ne bénéficieront pas économiquement de leur effort.


 
 

Une récente étude de Goldman Sachs conclut en effet que les faibles gains pour l’économie britannique cet été vont se dissiper avant la fin de l’année. De même, Richard Morawetz de Moody’s affirme que « dans l’ensemble, nous pensons que les Jeux ne vont probablement pas donner un coup de fouet à l’économie britannique, et nous croyons que l’impact du développement des infrastructures a probablement déjà exercé ses effets sur le PIB britannique. »

L’héritage des Jeux de Londres va refléter celui de pratiquement toutes les villes hôtes précédentes. Comme les recherches universitaires le montrent, la promesse d’importants bénéfices à long terme est un mirage économique. Les augmentations de l’affluence touristique sont marginales, assez transitoires, et même moins prononcées pour les destinations connues telles que Londres. Il n’existe aucune preuve empirique à partir des Jeux précédents pour suggérer que Londres va bénéficier d’une augmentation nette, soit des emplois, soit du revenu réel par tête.

Cet argent aurait pu être dépensé pour des projets bien plus utiles que celui visant à stimuler temporairement l’orgueil national. Ou l’on aurait pu permettre aux contribuables en difficulté de garder leur argent pour qu’ils puissent le dépenser comme bon leur semble. Heureusement, le CIO a épargné aux Américains à la fois le coût et l’affront qu’ont subis leurs cousins d’outre-Atlantique.

Patrick Basham est analyste au Cato Institute

Publié en collaboration avec
UnMondeLibre.org





       
Mots-clés
jeux olympiques   jeux olympiques 2012   
 
 Donnez votre opinion ou lisez les 1 réaction(s) déjà écrites
 Version imprimable de l'article
 Envoyer l'article par mail à une connaissance


Partager sur: Partager sur Facebook Facebook   Partager sur Google Google   Partager sur Yahoo Yahoo   Partager sur Digg Digg   Partager sur Delicious Delicious  
 
 
Les dernières photos publiées sur Grioo Village
 
Les derniers articles Grioo Pour Elle

 Grioo Pour Elle, le site des femmes noires et métissées
 
Les derniers billets sur nos blogs
  astuces pour vivre plus heureux - Partie 1
  bien dans sa peau
  astuces pour vivre plus heureux - Partie 2
  Saine alimentation
  Bang gia cac loai vai bat moi nhat của Hoa Phat Dat
  Billets - Comment perdre du ventre - DotClear 1.2-rc
  
  Conseils alimentaires
  Maintenir un poids sante
  Avantages des aliments antioxydants et des superaliments
 
 
 
 
Top
 
 
 
 
 Gala 2016 : le club efficience annonce la création d'un fonds de la diaspora
 Les cosmétiques Soleza désormais disponibles au Cameroun
 Can 2017 : le tirage au sort a eu lieu
 Terroriste où es-tu ? : Partout et nulle part !
 Nigeria : Stephen Keshi s'en est allé
 Mohammed Ali, ''the greatest'' s'en est allé
 Décès de Papa Wemba : les hommages se multiplient
 Orange rachète l'opérateur libérien Cellcom
 Congo : Denis Sassou Nguesso réélu au premier tour
 Niger: le président Mahamadou Issoufou réélu avec 92,49% % des voix
 
Afrique      Afrique Du Sud      Barack Obama      Benin      Bons Plans      Burkina-faso      Cameroun      Caraïbes      Célébrités      Congo Brazzaville      Cote D'ivoire      Diaspora Africaine      Diversité      France      Gabon      Ghana      Haïti      Livre      Mali      Nigeria      Racisme      Rdc      Senegal      Tchad      Togo     
 
 



   
 
Le site des femmes noires et métissées | Grioo Village | English version