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Où en est votre dispositif citoyenneté, prévention de la délinquance, lutte contre les discriminations « Marianne et moi »?
Nous pouvons dire que ce dispositif, parrainé par Harry Roselmack, est désormais bien rôdé après deux années effectives de pratique. Il y a une reconnaissance institutionnelle de part de la Région Ile de France, de la Mairie de Paris, de Services de l'Etat comme les Préfectures de Paris et de la Seine-Saint-Denis, le DRSCJS Ile de France, qui soutiennent le dispositif.
Votre prochaine demi-journée de mutualisation se tiendra d'ailleurs à l'Hôtel de Région Ile-de-France?
Oui, cette journée se tiendra le le 07 décembre prochain. La Région Ile-de-France à qui nous disons merci, nous donne gracieusement la salle Paul Délouvrier pour partager cette expérience avec d'autres acteurs de terrain autour du thème : « comment faire vivre un rêve de réussite français et européen en situation de précarité »
Nos partenaires et nous mêmes, aborderons l'appropriation des espaces institutionnels par les jeunes afin de favoriser l'insertion socioprofessionnelle, la citoyenneté, la lutte contre les discriminations et la prévention de la délinquance.
Où et auprès de quels publics intervient « Marianne et moi » ?
Nous intervenons depuis 2008 dans les départements de la Seine-Saint-Denis et de Paris en partenariat avec des associations qui accueillent les jeunes en précarité de 12 à 25 ans majoritairement non scolarisés. |
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Sortie au parlement européen
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Quel est le bilan de l'année 2009 ?
Je vous donne quelques chiffres : 207 participations de jeunes sur la base du volontariat aux animations et sorties thématiques dans les territoires de Paris et de la Seine-Saint-Denis. 68% de garçons pour 32% de jeunes filles. 10% de jeunes scolarisés (collégiens et étudiants) mobilisés par les antennes jeunes et UNIS CITES, 90% de jeunes sortis du système scolaire. 10 partenariats opérationnels dans 5 villes : Paris 14e, Paris 18e et Paris 20e, Bobigny, Livry-Gargan, 20e. Quant aux thématiques, nous avons abordé : « ma mairie et moi », « les assemblées parlementaires et moi », « la culture et moi », « la justice et moi », « l'Europe et moi », « la langue française et moi », « la lutte contre les discriminations », « le patrimoine et moi ». Globalement les jeunes sont satisfaits. Ils s'expriment sans tabous sur les institutions, vont à la rencontre de ces dernières. Ils se sentent reconnus.
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Les partenaires jouent réellement le jeu ?
Bien sûr! Les mairies de Bobigny, Saint-Denis, Paris 18e par exemple accueillent les jeunes dans une démarche commune avec les associations partenaires locales. L'Assemblée Nationale a mobilisé la vice-présidente Catherine Vautrin et le député de la Seine-Saint-Denis Bruno le Roux pour les jeunes. Grâce à un partenariat efficace avec M Ahmed El Ktibi de Bruxelles a reçu nos jeunes à la mairie de Bruxelles avec beauté, faste et dignité. Les partenaires culturels que sont le château de Versailles et le Musée du Louvres ont chaque fois réservé un accueil chaleureux aux jeunes quand l'animation « le patrimoine et moi » a été abordée. L'animation « lutte contre les discriminations », fait l'objet d'une sortie thématique à la cité de l'immigration. Les maisons de la justice ou les tribunaux accueillent les jeunes après les animations « la justice et moi ». Toujours le lien entre l'expression des jeunes.
Qu'est ce qui fait la particularité de votre dispositif ?
Il met le jeune au centre de l'animation du début jusqu'à la fin. Les actions sont complémentaires des programmations des partenaires existantes. Comme outils nous avons un jeu de sept familles, une bande dessinée, des films, des jeux et des présentations. |
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Jeune du 18è arrondissement
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Qu'est ce qui a motivé le choix d'ANI pour s'emparer de cette thématique ?
La méconnaissance des couloirs institutionnels et des dispositifs d'insertion socioprofessionnelle gérées par l'Etat, les collectivités décentralisées, les associations ou des fondations privées et autres peut être facteur d'exclusion sociale et de difficile insertion socioprofessionnelle. C'est un fait ! Dans les territoires enclavés, le jeune diplômé de quartier ou tout simplement le jeune non scolarisé qui n'a pas été préparé à rechercher par lui-même des outils ou des ressources va difficilement s'en sortir. L'une des conséquences peut être le développement d'une défiance vis-à-vis des institutions qu'il rend responsable de « sa non insertion socioprofessionnelle »
Le seul diplôme ne sert plus à rien alors ?
ça reste une étape importante. Les statistiques de l'INSEE démontrent que les discriminations frappent les jeunes diplômés issus de l'immigration. L'observatoire des Inégalités quant à elle montre que les familles immigrées sont plus touchées par les précarités que ne le sont les familles autochtones. Comment s'en sortir quand on a posé ces constats ? La méconnaissance de l'espace territorial du local au national dans lequel l'on vit peut accentuer l'exclusion sociale et même de les discriminations. Il faut donc s'approprier son univers de vie sans se renier pour affronter ses les obstacles.
Quelles perspectives ?
Nous en parlerons mardi 07 dans l'après midi. Venez échanger avec nous.
S'inscrire à la demi-journée thématique du 07 décembre 2010 :
http://www.assoce.net/avenir-nepad/lettres/InfoLettre_1_95.html
Liens
Groupe facebook Marianne et moi
http://www.projets-citoyens.fr/node/1615
http://www.dailymotion.com/video/xb18wx_marianne-moi_news
www.marianne-et-moi.org |

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