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Sénégal : Abdoulaye Wade, tel père, tel vice
21/07/2011
 

Un article caustique paru dans le quotidien camerounais ''Mutations''
 
Par quotidienmutations.info
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Le chef de l’Etat sénégalais collectionne les couleuvres comme d’autres des trophées de guerre.

Serait-ce le fait de l’âge (85 ans) ? Les effets d’une trop longue bataille politique (26 ans d’opposition) ? Les séquelles d’un interminable cursus académique (bac+13) ? Le chef de l’Etat sénégalais n’a en tout cas, jamais, autant mangé son chapeau que ces dernières semaines. De reniements spectaculaires en mémorables retournés acrobatiques, Abdoulaye Wade semble s’amuser à se faire peur et à égarer ses troupes.

L'une de ses dernières reculades en date est la promesse, voici une semaine jour pour jour, de renvoyer dans son Tchad natal le dictateur Hissène Habré, accusé de crimes contre l’humanité et en exil à Dakar depuis deux décennies. L’opinion publique internationale commence à peine à écarquiller des yeux, face à ce qui apparaît comme l’épilogue d’élastiques et douloureuses tergiversations, que M. Wade se ravise trois jours plus tard.

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Abdoulaye Wade et Mouammar Kadhafi lors du Fesman à Dakar en décembre 2010  
Abdoulaye Wade et Mouammar Kadhafi lors du Fesman à Dakar en décembre 2010
 

"Gorgui", que l’un de ses illustres prédécesseurs, Léopold Sédar Senghor, surnommait aussi "Ndiobor" (le "lièvre"), vient d’enfariner son monde.

Beaucoup, en face – y compris d’anciens proches passés de l’autre côté –, soupçonnent une subtile manoeuvre de diversion. Abdoulaye Wade a en effet maille à partir avec son opposition, mais aussi sa société civile depuis le "hold-up" politique avorté et qui a enflammé le rue sénégalaise le 23 juin 2011. Candidat putatif à l’élection présidentielle de février 2012, le célèbre crâne dégarni de Dakar a tenté de faire voter, par l’Assemblée nationale, une réforme constitutionnelle permettant "au président et au vice-président de se faire réélire à 25% seulement en cas d’absence de majorité absolue". Le fameux "ticket" a provoqué des haut-le-coeur ici et là. Un ancien Premier ministre, devenu son adversaire farouche, Macky Sall, a décrié une volonté de "détourner et contourner le suffrage universel".

Quelques jours avant cette lamentable foirade institutionnelle, qui a fait une centaine de blessés (policiers et manifestants confondus), le président sénégalais avait bien préparé sa mise en scène. Le scénario consistait à requérir la caution internationale (Etats-Unis et France), dont il avait rencontré les dirigeants au sommet du G20, pour ses propres ambitions présidentielles avec la promesse ferme d’aider à déstabiliser d’avantage le Guide libyen, Mouammar Kadhafi, malmené par une insurrection galopante depuis bientôt 4 mois.

Ventre à terre, il bifurque par Benghazi, le fief des rebelles, et tient un discours des plus violents contre son ancien "ami"



Ventre à terre, il bifurque par Benghazi, le fief des rebelles, et tient un discours des plus violents contre son ancien "ami" : "Tu es arrivé au pouvoir par un coup d’Etat, il y a plus de 40 ans. Tu n’as jamais fait d’élections, tu as prétendu parler au nom du peuple. Tout le monde sait que c’est une dictature que tu as établie. Tu as commis beaucoup de choses horribles. (…) Je te regarde maintenant dans les yeux, il faut arrêter les dégâts, les tueries, en faisant une déclaration de cessez-le-feu. (...) Plus tôt tu partiras, mieux ça vaudra. (...) Dans l’intérêt du peuple, il faut que tu te retires." M Wade, qui soutient ouvertement une insurrection, vient également de mettre à mal la médiation du président sud-africain Jacob Zuma, commanditée par l’Union africaine.

M. le «fils-président»
 
© rewmi.com  

Sa charge ne fera pas illusion, face à une classe politique sénégalaise aux aguets. Déjà, au sommet du G20 de Deauville, beaucoup furent choqués de le voir présenter son fils, Karim Wade, au Français Nicolas Sarkozy et à l’Américain Barack Obama ; comme pour leur désigner indirectement son successeur dans une subtile mécanique de dévolution monarchique du pouvoir. Abdoulaye Wade est arrivé aux affaires en 2000 et fut réélu dès le premier tour en 2007, au terme d’un scrutin contesté par les principaux partis de l’opposition.

Le fils à papa, quant à lui, ces derniers jours, se sera signalé à travers son interventionnisme dans la sphère politique sénégalaise. Le 11 juillet dernier, un conseiller officieux de Nicolas Sarkozy, Robert Bourgi, révélait que le jeune homme pressé l’avait appelé nuitamment en vue de plaider une intervention rapide de l’armée française au Sénégal, pendant les dernières émeutes. La famille a beau protester, les faits sont têtus qui démontrent, à suffisance, les contorsions du chef de l’Etat à vouloir imposer son héritier à la tête du pays.

Karim Wade, analyste financier, a été nommé conseiller de son père en 2001. Le petit «bleu», battu dans son propre bureau électoral au scrutin pour la mairie de Dakar en 2009, est, malgré tout, porté à la présidence du conseil de l’Agence nationale de l’Organisation de la conférence islamique. C’est lui qui gèrera les milliards de francs destinés à la préparation du sommet de la Conférence islamique. La polémique se fait jour, qui a trait notamment aux retards et dépassements de budget des chantiers. Papa Wade fait plus que le dos rond.

Robert Bourgi  
Robert Bourgi
 

A à peine 40 ans, le fiston, véritable "fils-président" du Sénégal, est bombardé ministre d'Etat en charge de la Coopération internationale, de l'Aménagement du territoire, des Transports aériens et des Infrastructures. Le super département a été taillé juste pour lui. Commentaire de Robert Bourgi, qui connaît bien la famille :

"Je ne comprends pas l'insistance de son père à vouloir, pour lui, coûte que coûte, un mandat car il est sans doute plus doué pour les affaires. Or, comme chacun sait, les affaires et la politique ne font pas bon ménage."

Abdoulaye Wade, qui accéda à la magistrature suprême par une élection qualifiée de modèle pour l’Afrique, n’est plus seulement cet homme qui n’écoute personne mais veut être respecté par tous. C’est aussi un looser qui s’ignore. Son fameux Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (Nepad), vanté à grands cris voici une décennie, a pris la direction des tiroirs poussiéreux. Dans le même registre, le "Sopi" ("changement" en ouolof), avec lequel il inaugura son magistère, n’est plus qu’un hideux avatar.

Félix C. Ebolé Bola

www.quotidienmutations.info






       
Mots-clés
abdoulaye wade   afrique   cameroun   karim wade   robert bourgi   sénégal   
 
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