Pour le Tchad.

Depuis l’indépendance, aucun changement de pouvoir ne s’est fait sans violence. La violence est donc la grande caractéristique de la vie socio-politique du Tchad.

Une volonté affichée de fausser le jeu démocratique par un refus de compétition loyale et honnête entre différents acteurs du personnel politique.

Des positions géostratégiques mondiales faisant intervenir dans le jeu politique interne des acteurs extérieurs notamment les puissances coloniales et occidentales( France, Europe et Usa),

Une absence de l’Etat de droit caractérisée par l’impunité, la corruption, le népotisme et l’incompétence techno-administrative.

Une ignorance des droits et devoirs de la grande masse. Un manque de vision et de compréhension des fondamentaux des enjeux par l’opposition

Pour le Kenya

Pour comprendre le problème Kenya qui est un modèle facilement reproductible dans toute contrée africaine, il paraît évident de souligner plusieurs facteurs et/ou éléments aggravants suivants :

Dans la liste des causes on peut évoquer Le manque de véritable Etat de droit dans l’esprit des acteurs pour l’installer et dans la lettre en ce qui concerne son respect. La présence de la forte corruption de tous les secteurs de la vie La présence encore sur la scène politique des vieux de l’époque du parti unique, modèle de pouvoir par excellence liberticide et anti-démocratique. Le faible niveau de développement économique La mauvaise gouvernance qui est la conséquence directe de la médiocrité politique et de l’incompétence technique des gouvernants et de l’administration. La faible représentativité sociale et économique de toute forme de société civile et élite.

Dans la liste des facteurs aggravants en premier lieu on trouve :

le phénomène dit ethnique ou tribal, La pauvreté spirituelle, culturelle, mentale, sociale, économique des populations surtout des jeunes. La situation géostratégique de l’Afrique Le passé colonial.



Quelle analyse peut-on en faire ?

Les événements qui viennent de se dérouler dans ces deux pays mettent en lumière l’échec du personnel politique africain et surtout de l’opposition qui jusqu’alors n’a pas encore su bâtir une stratégie pour installer un jeu démocratique honnête.

Ces événements montrent plutôt que la lutte pour le pouvoir central par les opposants n’est qu’une lutte pour accéder de façon individuelle aux différentes de position de rente que génère le pouvoir

Imaginez, à Paris, à Bruxelles, à En matière politique, les évènements au Kenya, nous interpellent et confortent plus que jamais l’idée que les Africains doivent adopter la voie du panafricanisme. Il leur faut s’associer dans le combat pour installer l’Etat de droit.

La lutte pour la démocratie et l’Etat de droit sera efficace que si tous les Africains se mettaient ensemble car les dictateurs eux sont unis entre eux et ont fait allégeance à l’Etranger (Occident ou l’Asie), il nous faut unir la diaspora comme au temps de la Feanf en ce qui concerne l’Afrique francophone par exemple sous colonisation française.

Je suis convaincu que le combat d’unification et de mutualisation des luttes pour l’instauration de l’Etat de droit, les libertés individuelles, développement économique et social, est de longue haleine. L’aboutissement de ce combat ouvrira des perspectives heureuses aux Africains et ces derniers se prendront en main pour la maîtrise de leur destin.



Selon moi, chaque Africain ne représente rien sans les autres. C'est même pour ça que la colonisation perdure. Face à cela, le panafricanisme ne veut pas dire la fin des territoires actuels mais au contraire signifie une mise en commun des efforts et moyens tant sociaux, politiques et économiques.

Moi aussi le Congo m'intéresse, et je me bats sur le plan des idées pour qu'il soit libre et ne retombe plus jamais dans la violence et les mains d'idiots. la lutte pour le départ de Sassou doit être le point de départ de la libération des Africains c'est comme ça que je conçois la politique congolaise. Berlin et toutes les capitales africaines, des manifestations simultanées de tous les Africains de l'Afrique centrale contre Biya, ou Deby, ou Bongo, ou Bozizé, ou Sassou, cela ne peut se faire que si les Camerounais, les Tchadiens, les Gabonais, les Centrafricains, et les Congolais ont une vision panafricaine des problèmes, car l'UE (les Européens ) et les USA sont solidaires.

Quel est le pays européen qui a critiqué l'affaire de l'arche de Zoé?

Malheureusement au niveau africain les opposants raisonnent de façon étriqués et continuent à manifester de la loyauté à leur faux territoires crées de toutes pièces par les Occidentaux.

Le Congo ou le Tchad actuels n'existaient pas avant 1958 (28 novembre 1958) c'était l'AEF et Barthélemy Boganda de la Centrafrique qui incarnait un mode de  lutte panafricain a été tué pour sa vision des choses.

Pourquoi Bongo, Biya durent aussi longtemps? C'est parce que les Congolais se disent que ce n'est pas leur problème, cette façon de voir est aussi valable chez les Camerounais et les Gabonais en ce qui concerne les problèmes du Congo. Ce qui se passe actuellement à l’Est du Congo démocratique devrait concerner tous les partis politiques et sociétés civiles qui luttent pour l‘état de droit et les libertés au Gabon, Cameroun, Angola, C’est aussi le cas par exemple au Cameroun, de la révision de la constitution opérée par Biya qui devrait interpeller les partis politiques congolais ou gabonais.

C'est ce qui explique pourquoi Sassou est encore au pouvoir et pour longtemps au Congo, car la France n'a pas encore en face des forces unies et en très grand nombre. Comment peut-on expliquer les dernières rencontres Angela Merkel et Sarkosy? On peut parle de réconciliation entre les deux.

En matière économique

L’exemple de la compagnie aérienne Air Afrique créée au début des années soixante qui rendit des grands services aux Africains, doit servir de preuve convaincante. Par son activité panafricaine, elle contribua à rapprocher les pays desservis par ses vols et permit l’acquisition d’une expertise africaine dans le domaine du transport aérien.

 
	Imaginez dans le cas du pétrole et des autres matières premières, que l'Occident a besoin, tous les pays d'Afrique centrale étaient associés pour vendre leur richesse, je crois qu'ils tireraient un grand parti. Ces pays mettraient ensemble leur revenu pour construire les infrastructures nécessaires au développement.

Par exemple dans le domaine des transports, les ports de Douala (Cameroun), Pointe-Noire(Congo), Libreville(Gabon), Matadi (Congo Démocratique), Luanda (Angola) au lieu de se faire concurrence se mettraient ensemble dans un réseau multimodal intégré au bénéfice de tous les onze pays de la sous-région. Chaque port de cette sous-région en se spécialisant pourrait offrir plus de performances économiques dans une sorte de complémentarité.

Imagine que les Africains d'Afrique centrale créent une compagnie maritime qui fasse du cabotage le long de la côte maritime depuis l'Angola jusqu'en Afrique de l'Ouest, quel outil formidable Pour l'exportation des produits au Congo, par exemple pour le pétrole en se mettant sous l'autorité d'un parlement fédéral le pétrole du Congo allait échapper au dictateur maison, pour moi d'un point de vue géostratégique et des relations internationales au vu des enjeux futurs dus à la pression de plus en forte sur les matières premières, le Congo par exemple est une entité non viable tant du point de vue social, universitaire, politique, économique, culturel, agricole, .....

En matière d’éducation et de la recherche universitaire

Il en est de même pour le financement des Universités, aucune université nationale africaine ne dispose de moyens en hommes et en argent pour rivaliser avec la dernière université européenne ou d’Amérique latine, on créerait par exemple par domaine des pôles d’excellence pour la recherche et l’enseignement. Ainsi Le brassage des étudiants dans ces entités, futurs décideurs, favorisera une dimension panafricaine de tout projet.

En matière de défense territoriale et prévention des conflits

Le Congo tout seul est incapable de mobiliser plus d'un million de soldats en permanence et de suivre l’évolution technologique en matière d’armement et d’armée pour défendre son territoire,

Si depuis longtemps les populations et les combattants africains avaient une vision africaine des problèmes de chacun des territoires africains dessiné par les colonisateurs occidentaux, je suis convaincu que les imposteurs comme Sassou ne serait pas revenu au pouvoir au Congo, parce sans Bongo et les bases militaires françaises de Centrafrique et du Gabon, Sassou Nguesso n'aurait pas gagné sa guerre contre le balbutiant retour à la démocratie congolaise et les Angolais qui doivent leur existence et indépendance au prix des sacrifices des populations paysannes congolaises n'auraient pas accepté la proposition française d’intervenir en faveur de Sassou, car on dit dans les milieux informés que c'est l'armée française qui aurait porté le coup fatal au gouvernement élu de Pascal Lissouba et que l'armée angolaise serait venue pour parachever la stratégie française, en l’occurrence celle de la compagnie pétrolière Total qui s’appelait à l’époque des faits ELF