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Aïssa Maïga : comédienne
14/03/2005
 

Le "parcours" de cette semaine est la comédienne d’origine sénégalo-malienne à l'affiche dans L’un reste, l’autre part et au théatre
 
Par Danyelle BA
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A l’allure naturelle et aux gestes précis, Aïssa Maïga est une femme de son temps.
Entre la beauté et la grâce, ce sont d’autres épithètes qui la définissent. Concentrée sur sa carrière, cette jeune française de 30 ans, d’origine sénégalo-malienne, est avant tout une mère de deux enfants dont l’avenir est sa priorité.

Alors, elle est femme de son foyer et puis elle est comédienne. Ou les deux. En même temps, au même moment !

Quand à l’écran, elle est une femme qui divorce (Brooklyn Boy) ou qui vole le cœur du mari d’une autre (L’un reste, l’autre part), Aïssa Maïga puise de ce qui l’entoure pour mieux aborder ses rôles, elle épouse parfaitement la peau de ses personnages comme si elle était elle-même ces personnages.

Instinct, talent, profondeur ou sensibilité, on ne saurait trop dire s’il faut ajouter ou retrancher à cette liste de qualités dont elle est dotée. C’est alors d’une véritable puissance, qu’elle nous offre son interprétation de la vie.

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Elle n’est pas femme à se laisser faire ni à se laisser aller. Prendre sa vie en main, décider sans demi-mesure et sans faux-semblants, telle est cette force de caractère bien connue des self-made men ou devrais-je dire, self-made women.

A 17 ans, elle fait son entrée dans le monde de l’audiovisuel, du cinéma et du théâtre. Son premier grand pas au cinéma sera dans Saraka-Bo (1995), où elle tient le rôle principal. Au théâtre, elle aiguise son talent au rythme des interprétations plus différentes les unes que les autres. Aller à la rencontre du public est une étape bien formatrice qui lui laisse le loisir d’être authentique et de s’improviser autre à chaque fois.

C’est le moment que l’on choisit qui a toute son importance. Aïssa Maïga n’aurait pas été ce qu’elle est aujourd’hui, si elle ne l’avait pas choisi. Et c’est toute cette plénitude, cette détermination que l’on ressent à son contact. La générosité de son sourire et l’hospitalité de son âme ne manquent pas à cette jeune femme d’Afrique. Elle est, tout simplement, elle-même.

Tatiana Djalo, Aïssa Maïga et Leonie Ngoué dans "No way" d'Owell Brown  
Tatiana Djalo, Aïssa Maïga et Leonie Ngoué dans "No way" d'Owell Brown
© Lila Saadat
 

Comment avez-vous commencé dans le monde du spectacle ?

Au collège, je joue dans une comédie musicale qui m’ouvre un peu les portes du jeu de rôles. Et mon professeur m’appellera régulièrement pendant trois ans pour interpréter différents personnages. Je prends ensuite des cours de théâtre pendant deux ans, et au lycée je tourne dans un film dont l’action se passe entre le Zimbabwe et la France.
Je me destinais à la sociologie mais très vite je me suis rendue compte que c’était un tout autre chemin qui se profilait à moi.
Puis ce sont les castings, les rencontres avec d’autres comédiens, les ratés (car il y en a toujours) qui m’ont poussée et m’ont convaincue de la route qui m’était destinée.

En tant que femme noire ?

Je ne sais pas si je suis une miraculée car j’ai échappé à beaucoup de personnages clichés, dans le sens où j’en ai refusé certes, mais aussi dans le sens où l’on m’a proposé des rôles qui ne l’étaient pas.
Si l’on refuse tout, on ne peut pas exister en tant que comédien.
Les débuts ont été difficiles et j’ai eu des moments de déprime. J’avais en tête les modèles sud-africains qui décrochaient des rôles, tout en étant fiers de ce qu’ils étaient. Et, je ne comprenais pas que je puisse avoir des échecs dus à ma couleur de peau. J’étais remplie d’espoir en quittant leur pays mais la réalité française me rattrapait aussi vite.
Mes rencontres et entrevues avec Félicité Wouassi (Black MicMac) ont donné un autre élan à ma motivation. Celle-ci m’a parlé de son expérience en tant que professionnelle et m’a expliqué que toute réussite ne se constate que sur la longueur. Il n’était dès lors pas question d’arrêter car elle, Félicité avait dû subir les pires humiliations à l’époque. Elle avait été là dix ans avant moi. Je n’avais pas le droit de laisser tomber.
Ma colère a changé et le niveau de rage positive a augmenté

 
© afrocine.com  

Vous êtes née en Afrique. Y êtes-vous retournée et à quelles occasions ?

L’Afrique, j’y suis née effectivement (Sénégal) et je l’ai quittée tôt. Je n’y suis retournée qu’à 25 ans pour le film Jonas et Lila à demain, qui parle d’une jeune femme africaine vivant en Suisse et qui retrouve le Sénégal quelques années après. Cela a été comme un double retour pour moi. Depuis je vais régulièrement en Afrique du Nord ou de l’Ouest (Bénin, Mali, Burkina, Niger) pour différents tournages (La revanche de Lucie, Voyage à Ouga, …)
J’ai aussi eu l’occasion de rattraper le temps perdu auprès de ma famille du Nord du Sénégal et de Gambie.

On vous voit actuellement sur le Grand Ecran avec L’un reste et l’autre part (Claude Berri) ainsi que sur les planches, avec Brooklyn Boy (Donald Margulies). Pouvez-vous nous présenter votre travail ?

Dans le film de Claude Berri, j’interprète Farida, une jeune femme noire et maîtresse de Pierre Arditti. Un rôle sur lequel j’ai beaucoup donné car j’avais envie de tout donner. Je me suis très rapidement sentie à l’aise car j’ai été émue par le travail et la personnalité de Claude Berri. Il a été à l’écoute de ce que je faisais, du début à la fin. Très sensible à mon implication, il m’a laissée une certaine liberté d’action. Claude Berri, un homme simple et professionnel. Le tournage, une expérience formidable.

Brooklyn Boy est l’histoire d’un écrivain juif qui devient célèbre et voit son entourage changer et évoluer au fur et à mesure qu’ils les rencontrent. Dans l’histoire, je suis Sandie, la femme d’Eric, en instance de divorce. Nous sommes à la rupture et donc en désaccord. La scène de ménage est forte car je suis Noire et lui Juif. Nous en sommes à la 150e représentation.

Mes enfants ne sont pas comme les autres  
Mes enfants ne sont pas comme les autres
© Océan Films
 

Comment abordez-vous vos personnages ? Prenez-vous de vous-même et de vos expériences passées ou présentes ?

Je prends de moi-même bien sûr mais pas seulement. On est toujours influencé par notre vécu mais en l’occurrence là, je joue un rôle, et entièrement. J’aborde mes rôles d’un point de vue technique et émotionnel. C’est-à-dire que la voix et le corps par exemple transmettent beaucoup sur le personnage. Lorsque l’on porte la voix, on ressent toute l’émotion d’un moment, d’une scène. Elle renvoie à un message. Le corps, quant à lui, est le cheminement de la pensée du personnage et de son émotion.
D’un point de vue émotionnel, je puise dans ce que je sais et connais. Les émotions sont fragiles et plus difficiles à retranscrire, donc on puise énormément en soi et chez les autres.
On fait une introspection permanente.
Vous pouvez prendre des cours, mais le travail de tout comédien est avant tout de faire sauter les barrières, de sortir des institutions pour se libérer.
Plus je travaille et plus je suis exigeante car ce n’est jamais acquis. Un jour, tu as de la grâce et le jour d’après, tu carbures pour arriver à un petit résultat. Et c’est toute ma passion dans ce métier.

Entre cinéma et théâtre, avez-vous plus d’affinité pour l’un ou l’autre genre ?

Ce qui compte pour moi, c’est d’abord la rencontre avec un réalisateur, un rôle, un personnage, un sujet. Je peux ressentir une intensité aussi forte pour un film que pour une pièce.
La différence significative entre les deux, est le fait que face au public, vous pouvez toujours improviser et rattraper une erreur. Alors qu’au cinéma, lorsque la prise est « en boite », vous n’y pouvez plus rien. (Rires)

L'un reste, l'autre part  
L'un reste, l'autre part
© Pathé Distribution
 

On constate souvent que celui qui lit en vient à l’écriture, en est-il de même pour le comédien ?

Je crois que l’on y pense naturellement mais on n’y vient pas nécessairement. Tout le monde n’imagine pas écrire car c’est long et fastidieux. D’une discussion avec Alain Tanner sur l’écriture, je suis ressortie encouragée et réellement séduite par son cinéma engagé, son positionnement face à la société.
L’écriture est née d’une frustration de ne pas trouver des rôles qui me correspondaient.
J’ai donc co-écrit un scénario pour le cinéma avec Ariane Schrack.
Il faut quitter Bamako, qui raconte l’histoire de deux jeunes qui partent pour le Mali. Ce film est prévu pour fin 2006. D’ici là, je dois trouver un réalisateur pour le tourner car j’ai déjà un producteur. J’ai aimé l’écrire et maintenant j’ai envie de le voir réalisé et monté.
En attendant, je suis dans l’écriture d’un deuxième long-métrage.

 
 

Comment se profile l’avenir : Films, tournages ?

Deux films, dont la sortie est prévue avant la fin 2005, il s’agit de Caché de Mikaël Haneke et Les Poupées Russes (juin 05) de Cédric Klapisch.
Côté tournage, un long-métrage prévu à la rentrée par le réalisateur sénégalais Slony Sow. Sigi So est un film dont l’action se déroulera entre le Mali et la France.
Au printemps prochain, un film prévu sur Arte (Avril 05) et au début de l’été, une comédie avec Samuel Le Bihan. (Juin 05)

Quelques réalisateurs avec qui vous aimeriez travailler ? Et pour quels types de films ?

Jacques Audiard, Christophe Honoré, Zabou Breitman, Spike Lee, Jonathan Demme, Mike Figgis (Time Code.)

J’aimerais jouer le drame et la comédie, car j’ai aussi un côté marrant, je crois ! (Rires).

Aïssa MAÏGA, merci !

Filmographie

2004 : CACHE de Mikaël HANEKE
2004 : LES POUPEES RUSSES de Cédric KLAPISCH
2004 : SOMETIMES IN APRIL de Raoul PECK
2004 : L’UN RESTE L’AUTRE PART de Claude BERRI
2003 : NO WAY de Owell Albert BROWN
2002 : RIEN QUE DU BONHEUR de D. PARENT
2002 : LES BAIGNEUSES de V. CANDAS
2002 : MES ENFANTS NE SONT PAS COMME LES AUTRES de D. DERCOURT
2000 : VOYAGE A OUAGA de C. MOUYEKE
2000: LISE ET ANDRE de D. DERCOURT
1999 : MARIE-LINE de M. CHAREF
1999 : LE PROF de A. JARDIN
1999 : CODE INCONNU de M. HANEKE
1999 : JONAS ET LILA A DEMAIN de A. TANNER
Rôle de Lila rôle principal
1997 : LA REVANCHE DE LUCY de H.J. MROZOWSKI
Rôle de Lucy rôle principal
1996 : SARAKA –BO de D. AMAR
Rôle de Danièle rôle principal

       
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