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Pouvez-vous vous présenter à nos internautes ?
Je suis Ibrahim Cissé, burkinabé, Directeur Général du Cabinet IBC Consulting basé à Ouaga et Coordinateur du Mouvement Africa 2005 pour le Burkina.
Après la licence de psychologie je souhaitais faire un DESS en ergonomie, et par la force des choses, je me suis retrouvé dans une Ecole de Formation Professionnelle spécialisée en Sport et Loisir, le CNPC de Pau en France.
A la fin de cette formation, j’ai été recruté comme Responsable du programme « PAQUE » Préparation Active à la Qualification et à l’Emploi des jeunes en difficulté des départements de l’Essonne et du Val de Marne. Les jeunes relevant de mon secteur sur ce programme étaient à 90% issus de l’immigration.
Après quelques mois riche en expérience humaine, je me suis retrouvé à l’Institut de Gestion Sociale (IGS) de Paris pour une formation de niveau troisième cycle en Management et Développement des Ressources.
J’ai fait mes 1ers pas comme stagiaire dans le groupe C3D, Caisse des Dépôts et Développement qui est la filiale des services aux collectivités locales du groupe Caisse des Dépôts et Consignations, avant de finir comme chargé de mission particulièrement responsable de la gestion administrative et de la gestion de carrière. |
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Quelques sociétés pour lesquelles Ibrahim Cissé a travaillé
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Vous avez ensuite travaillé pour de grands groupes, LVHM, Kenzo, Accenture. Pouvez-vous nous parler de cette étape de votre carrière ?
Chez Kenzo, j’étais en charge de la gestion administrative et de la formation du personnel de « Fleurus » qui regroupait les boutiques de Kenzo, à travers la France et l’Europe. Je gérais essentiellement le personnel de Paris même si stratégiquement on s’intéressait aux boutiques à travers le monde, l’autre entité chez Kenzo étant « Passiflore » dont le personnel était composé essentiellement du personnel administratif et créatif…..
Après Kenzo je suis revenu à C3D, en tant que chargé de formation, pour Capri Résidence, (chargé de construire des logements neufs dans la seconde couronne de Paris), EuroStudiomes (leader de la construction de logements pour étudiants en France), et de la Générale des Projets qui regroupait les chargés de gestions de projet et architectes de tout le groupe SCIC.
Après un an chez BPI-Leroy Consultant, j’ai intégré Accenture (ex-Andersen Consulting) en Septembre 1998 en tant que Responsable de la Formation des consultants en technologie. J’ai été ensuite chargé des affections, le « schedulling » pour le pôle Financial Services.
J’ai enfin été chargé du développement des ressources humaines, ce qui consistait à gérer les carrières, du plan de renforcement des compétences des consultants, nous assistions les associés dans la mise en place des procédures, et nous veillions à l’application de leur mise en œuvre. La difficulté de ce poste tenait en quelques points : pression de la direction générale pour appliquer strictement les procédures, des managers qui souhaitaient que nous soyons plus souples dans l’application, et les consultants qui souhaitaient que nous soyons leurs arbitres. |

Vous décidez ensuite de rentrer au Burkina-Faso : quel bilan dressez-vous alors de vos compétences, qu’est-ce qui vous décide à rentrer, et quelle valeur ajoutée pensez-vous apporter à vos compatriotes ?
Mon désir de rentrer au Burkina datait de ma sortie de l’IGS en 1995. La décision était prise dans tous les cas… Il est vrai que par opportunité j’ai toujours eu la chance d’avoir des propositions de grands groupes, et la question qui se posait avait une réponse naturelle c’est vrai : il était important pour moi de capitaliser sur l’expérience pour pouvoir être opérationnel.
J’avais commandé une étude de marché pour installer un cabinet de conseil en ressources humaines au pays. Quelques semaines après avoir reçu mon étude, en lisant le journal « Management » je découvre un encart sur un jeune africain, Didier Acouetey, qui venait de créer AfricSearch, un cabinet de chasseur de tête spécialisé sur l’Afrique. J’ai pris contact et notre collaboration date de là.
Après avoir pris congé d’Accenture (création d’entreprise) en 2002 j’ai rejoint ce cabinet en tant qu’associé en charge du développement de la formation et du renforcement des compétences.
Je suis resté sur Paris un an, faisant des voyages réguliers en Afrique pour mettre en place ce pôle formation pour AfricSearch,
Le premier exemple de réussite étant le travail accompli avec le Centre de Maintenance Télécom de Lomé, CMTL, qui a évolué du centre de maintenance qu’il devait être, vers un centre de formation et d’expertise. Cette collaboration a été un succès car en quelques mois, nous avons mis en place les premières formations du CMTL en faisant venir des experts en Télécom, dont quelques professeurs de l’INT d’Evry, des experts en dynamisation de la relation client comme le cabinet Acemis.
Je suis resté un an à paris le temps d’organiser le retour de ma famille et de formaliser l’installation d’IBC Consulting. J’ai donc définitivement quitté Accenture en Août 2003 et je ne suis plus associé Africsearch, mais nous travaillons en étroite collaboration sur certains clients. |
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Ibrahim Cissé a joué dans ce film de Dani Kouyaté
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Quelles prestations propose aujourd’hui votre société ?
IBC Consulting au Burkina (il existe 2 cabinets du même nom au Mali et en Côte d’Ivoire avec qui nous n’avons aucun lien) est un cabinet de conseil en management et développement des ressources humaines. Notre offre est une offre intégrée qui tient compte des quatre besoins principaux d’un client : la technologie, les procédures, la conduite du changement, la stratégie et les grandes orientations à mettre en œuvre. D’une manière opérationnelle nous intervenons dans tous les secteurs des ressources humaines : le recrutement, la formation, l’audit et l’évaluation du personnel, l’assessment, la politique de rémunération, etc…,
Nous avons une spécificité par rapport à l’offre qu’on trouve aujourd’hui : les problèmes essentiels se posant aux professions de la gestion des ressources humaines est essentiellement le manque d’outils. Aujourd’hui grâce aux partenariats que nous avons noués avec les réseaux que nous avons mis en place en Europe et aux Etats-Unis, nous sommes en mesure aujourd’hui de proposer des outils concrets qui vont énormément aider nos DRH.
Nous sommes présents au Burkina, et nous comptons nous développer rapidement sur l’axe Niger-Burkina-Mali dans un premier temps. A près nous verrons quel axe de développement adopter en fonction des opportunités qui vont s’ouvrir à nous. |

Quel est l’état du marché des ressources humaines en Afrique : clients/concurrence ?
Après un an et demi de présence, nous constatons que le marché s’oriente essentiellement vers des demandes de formation, parce que c’est l’offre qui est aujourd’hui présente sur le terrain.
Le recrutement souffre un peu d’un discrédit sûrement justifié (c’est essentiellement des cabinets d’expertises comptables et même des cabinets d’avocats)
Le consulting, comme l’audit et l’évaluation du personnel, la gestion des mobilités, partage de la connaissance, etc.., qui reste à développer, parce que les cabinets qui nous ont précédés sur le terrain n’ont pas préparé les clients à ce marché. Ceci pousse les grandes sociétés à faire appel à des cabinets étrangers.
IBC Consulting a donc choisi de marquer une forte présence sur ces volets en pénétrant le marché par des opportunités stratégiques. A titre d’exemples, nous avons profiter du rachat de Mobil Oil Burkina par Petrofa (aujourd’hui 3ème Groupe dans la distribution de l’énergie hydrocarbure après Total et Shell au Burkina), pour faire un audit de tout le Groupe Smaf de Monsieur SAWADOGO Mahamadi, un des opérateurs économiques les plus dynamiques du pays.
Nous faisons actuellement l’Audit Social de la Sonapost (Poste du Burkina) qui comprend environ 750 personnes…
Les choses évoluent et nous espérons inverser la tendance qui consiste donc à faire appel à des Cabinets étrangers. |
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IBC Consulting
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ibcconseil.com |
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Pouvez-vous donner quelques chiffres : collaborateurs, chiffre d’affaires, volume du marché ?
C’est un financement en fonds propres car il faut dire que les banques en Afrique sont très frileuses pour investir dans des secteurs comme le notre.
Nous n’avons pas encore bouclé notre bilan mais je peux vous dire que pour une 1ère année, on s’en sort pas mal car nous avons pu entrer chez certains grands comptes comme l’ONATEL, ECOBANK, AGF Burkina, etc….
Nous visons un chiffre d’affaires de 100 à 150 millions de francs CFA d’ici la fin de cette année. Ca ne sera pas facile, mais on y travaille.
IBC Consulting c’est aujourd’hui 10 salariés (7 pour le personnel consulting et 3 administratifs) :
Franck Nassouri que j’ai débauché à la concurrence ; est Directeur du pôle Formation et Recrutement du cabinet. Je suis moi-même en charge du volet Conseil et Audit…Mais nous faisons avant tout un vrai travail d’équipe et de networking…en nous appuyons sur les points forts de l’un et de l’autre…Je compte beaucoup sur lui car il connaît très bien le terrain.
Nous sommes appuyés par une consultante Junior, Mireille Coulibaly, maîtrise en science de gestion et 4 autres stagiaires (avec des profils de juristes, informatique et Communication).
L’objectif lorsque nous intégrons les stagiaires c’est de les recruter au bout de leur stage.
Aminata Fili Ndiaye nous rejoint dans quelques jours pour prendre en charge le département Communication et Système d’Information qui sera entre autres chargée de coordonner notre forum de recrutement www.fortandem.com |
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