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L'incapacité des oppositions de l'Afrique noire subsaharienne :
04/03/2011
 

Pourquoi elles auront toujours du mal à se mobiliser à l’image des peuples de Tunisie, l’Egypte et de Lybie
 
Par Lucien Pambou
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Je souhaite répondre à l’article de Romuald Camliso publié par le site Grioo qui s’interroge sur les erreurs de l’opposition camerounaise lors des manifestations du 23 février 2011.

Camliso fait un constat réel sur l’incapacité à décrire les objectifs et les conditions de l’opposition camerounaise pour mobiliser les populations pour une révolte sociale et une revendication pour plus de démocratie et de liberté au Cameroun. Il va plus loin en se demandant si la manifestation du 23 février était une demande concernant ou non le départ de Paul Biya Président de la République du Cameroun.

Nous sommes là au cœur des interrogations légitimes des intellectuels africains et surtout de la diaspora qui regarde souvent les peuples africains dont ils sont originaires avec un prisme occidentalo-africain. L’aspect spécifique occidental tient d’abord à ce que nous essayons de comprendre les déséquilibres sociaux et économiques dans nos pays en se fondant sur une approche occidentale qui valorise la démocratie totale fondée sur les notions de liberté et de l’économie de marché, la liberté permettant d’accéder aux biens, ce qui est rendu possible par la démocratie à la fois comme régime politique et comme pratique économique.

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Rien de tel en Afrique noire dans la mesure où l’abondance des biens est plutôt remplacée par l’absence de ceux-ci et où la liberté est contrainte et souvent remplacée par des accointances libertaires et ethnico-régionales. Cet aspect constitue un frein dans la mobilisation des populations qui sont dans leur quotidien contraintes par le désir de survivre tout en faisant allégeance à un de leurs frères qui se trouve au pouvoir.

Dans ces conditions, la mobilisation a très peu de chance d’arriver à ses fins. D’ailleurs, cela infuse l’idée pour certains d’entre eux, et surtout pour le petit peuple de Douala, Yaoundé, Kumba, Ebolowa, comme le dit Camliso, que ce n’est pas leur problème mais bien celui des intellectuels, des partis politiques qui veulent remplacer le Président pour se servir à sa place.

Nous sommes au cœur de la problématique des modalités de la capacité des dirigeants politiques de l’opposition et des membres de la société civile (associatifs et syndicats) à construire une union stratégique en matière de mobilisation pour protester contre les régimes politiques dont on sait que leurs responsables œuvrent uniquement pour leur propre bien et satisfaction personnelle.

Le véritable problème est lié à la difficulté de conscientiser au sens révolutionnaire les populations que l’on appelle à manifester



Camliso dit que la première erreur de l’opposition a été le flou et le timing des manifestations. Je pense qu’il se trompe car le véritable problème est lié à la difficulté de conscientiser au sens révolutionnaire les populations que l’on appelle à manifester.

De plus, dans certains pays, comme le Congo Brazzaville, il y a eu des conflits politiques sanglants qui ont entrainé des morts et les peuples souvent plus que les intellectuels, conscients de ces difficultés et des souffrances, préfèrent vaquer à leurs occupations que de se mobiliser pour ce qu’ils considèrent souvent comme des chimères et des alternances politiques qui sont souvent à l’identique de celles qui ont été remplacées.

Faut-il pour autant baisser les bras et ne rien faire ? Faut-il pour autant laisser l’histoire des révoltes dans le Maghreb se construire et se faire dans la douleur sans que les peuples d’Afrique noire s’en inspirent pour mettre en œuvre les mobilisations pour leurs revendications pour le droit et la démocratie qui est ici un bien collectif et universel, même si ce droit et cette démocratie doivent être construits et réalisés en fonction des contextes socio-historiques qui tiennent compte des réalités africaines traversées par les alliances ethnico-politiques, quand bien même elles osent dire le contraire ?

 
 

L’autre aspect de l’absence de mobilisation réelle des populations en Afrique noire tient à l’opposition elle-même en Afrique, souvent morcelée, incapable de légitimer un dirigeant réel à long terme ; souvent les oppositions profitent des élections politiques pour construire des plateformes d’opposition qui aux yeux de la population les valorisent comme opposants, mais qui dans les faits contribuent à les mettre en situation favorable au deuxième tour face au Président sortant pour espérer un poste ministériel et des gratifications matérielles au nom de la démocratie apaisée que le défunt Président Omar Bongo Odinba a merveilleusement théorisée.

Camliso propose donc une opposition unifiée dont l’intérêt est de regagner ses lettres de noblesse et de proposer un projet économique et sociale comme feuille de route pour l’après Paul Biya. Pour moi, c’est un aspect de la route, important certes, mais qui passe d’abord par une approche pédagogique et de formation auprès des populations. Ce que ne font pas les dirigeants et les leaders politiques en Afrique qui, au nom d’un intellectualisme hasardeux et uniquement littéraire, se contentent de faire des incantations au nom de l’alternance au lieu de faire un travail concret sur le terrain sans passer leur temps à se positionner pour les prébendes et les postes ministériels.

Ces remarques qui valent pour le Cameroun valent pour l’ensemble de l’Afrique noire en général avec quelques nuances pour l’Afrique noire anglophone, mais de façon plus précise et regrettable pour l’Afrique noire francophone.







       
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  Manifestations du 23 février : les erreurs de l'opposition camerounaise
 
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lucien pambou   
 
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