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Avis de tempête sur les Antilles : un masque est tombé
22/08/2009
 

Guy Guioubly revient sur la suspension du préfet Girot de Langlade et ses diverses ramifications
 
Par Guy Guioubly
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© J.C Fouchet  

A ceux qui soupçonnaient et soupçonnent encore les Antillais, Guyanais, Reunionnais d’affabuler au sujet du racisme ou de la discrimination dont ils sont parfois victimes, l'Etat a apporté un démenti sans appel.

Il vient de suspendre, avant une révocation définitive réclamée quasi unanimement, l'un de ses plus hauts représentants, le préfet Paul Girot de Langlade, en charge de la coordination des Etats généraux à la Réunion.

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AVIS DE TEMPETES SUR LES ANTILLES : UN MASQUE EST TOMBE !
Paul Girot de Langlade  
Paul Girot de Langlade
© www.temoignages.re
 

-PLAINTE CONTRE LE PREFET PAUL GIROT DE LANGLADE POUR PROPOS RACISTES. Il s’agit d’une dépêche de l’AFP, reprenant une information à partir du site internet du journal réunionnais Zinfos94.com, et qui aussitôt a été reprise par presque toute la presse. En en prenant connaissance, on pourrait aisément faire la réflexion suivante : « Un masque est tombé, et il n’est pas africain celui-là ! ».

Plus sérieusement, observant les difficultés à cohabiter qu’expriment régulièrement les populations des DOM-TOM dans leur ensemble, et celles qu’ont souvent eues les pouvoirs publics pour les traiter, j’ai quelquefois pensé que nous sommes face à un réel déficit d’informations honnêtes diffusées par les média, lui-même engendrant une communication médiocre entre les différentes parties concernées, et donc une réelle incompréhension.

On critique les médias et il faut le faire, car tous les journalistes ne sont pas impartiaux. Mais il convient de procéder avec discernement. Par ma part, les reproches que je formule à l’encontre de certains journalistes, ne m’aveuglent pas au point de m’empêcher de reconnaître que, sans eux, le plus souvent, nous ne saurions pas grand chose de ce qui se passe non seulement à l’autre bout du monde, mais également sur le seuil de notre porte.

Aujourd’hui, c’est le site Zinfos94.com qui me fournit le thème de l’introduction au sujet que je souhaite traiter ici, à propos d’un débat initié par DOMactu.com, autour des Etats Généraux de l’Outre-mer.


« Faites-moi confiance » avait lancé en juin dernier, Nicolas Sarkozy aux Martiniquais, en ajoutant aussitôt il est vrai, de mémoire « Je sais bien que c’est peut-être cela le plus difficile ». Une relation à l’évidence difficile entre un chef d’Etat et une grande partie de ses concitoyens qui ne sera pas de si tôt dépouillée de toute vigilance, voir de méfiance.
Oh combien malheureusement avait-il raison ! Car, comment ne serait-elle dégradée, cette relation personnelle que privilégie l’esprit de la Cinquième République, entre un homme et un peuple, quand l’Etat lui-même, en la personne d’un de ses plus hauts représentants, précisément en Outre-mer, un préfet, se livre à un tel exploit comportemental ?

Après avoir déclenché à son passage, le signal d’alarme d’un portique de sécurité à l’aéroport d’Orly, et refusé, sans doute du haut de la suffisance de son titre, de se prêter, pour enfin s’y soumettre, au contrôle exercé par un agent de sécurité d’origine antillaise, ce préfet, devant témoins, lui aurait encore lancé à la tête le contenu de ses poches en pestant : « Il n’y a que des noirs ici, on se croirait en Afrique !».

Si certains ont pensé et pensent encore que les Antillais, Guyanais, Réunionnais font de la fiction en parlant de racisme au quotidien dont ils sont l’objet, eh bien celle-ci vient d’être malheureusement dépasser et de façon éclatante par la réalité. On ne pouvait en effet guère trouver meilleure illustration d’une de ces « difficultés » qui empoisonnent les relations, la simple communication entre certaines communautés.

 
© daylife  

Ce préfet est soupçonné, voir accusé de racisme. La justice est saisie. Il lui appartiendra de vérifier les faits et de dire le droit. Bien entendu ! Bien entendu ! Mais moi, comme des milliers d’autres, me gardant de faire un procès à Monsieur le Préfet, je soupçonne fortement Monsieur DE LANGLADE de faire partie de ces fameux « yo ». Dans cette calamiteuse situation qu’il convient de traiter sans la moindre indulgence, avec la plus grande sévérité, il convient de saluer comme il se doit, la décision prise extrêmement rapidement par l’Etat.

Dans une déclaration d’une rare dignité, Mr BRICE HORTEFEUX, Ministre de l’Intérieur, contrairement à Mr PATRICK KARAM, délégué interministériel à l’Outre-Mer que certains considèrent déjà trop irrespectueusement en politique, comme un édenté vingt cinquième couteau mal affûté, a su s’abstenir de toute polémique indigne, misérable et déplacée avec l’opposition , fut-elle socialiste.

Ne souhaitant pas que mes propos soient par extrapolation et malveillance, récupérés par des extrémistes de tous bords, je dis immédiatement que les blancs ne sont pas tous des racistes, que tous les préfets ne tiennent pas des propos racistes, mais qu’à l’évidence, on peut trouver un préfet qui ne soit pas « blanc comme neige », qui ne saurait ni tenir sa langue, ni, ce qui est plus grave, maîtriser les plus basses pulsions qu’il partage sans doute, avec d’autres composantes de l’espèce humaine.


ARGUMENTS UN PEU COURTS, DEBAT DEPLORABLE, PAS CLOS ET BIEN REEL.

L’événement malheureux qu’a créé ce préfet, m’a obligé à digresser, car le racisme dans le service public n’était pas le sujet que j’avais choisi de traiter d’emblée.
Mon propos portera donc principalement sur le débat initié sur le site DOMactu.com pour faire suite à une table ronde qui s’est tenue à la Martinique dans le cadre des Etats Généraux. Mais que l’on se rassure, tout étant dans tout, les interventions des internautes réunionnais après la sortie du Préfet, sont du même tonneau que ceux des Martiniquais dans et autour de cette table ronde, ce qui m’évite le hors champ.
A suivre ce fil comme, je crois, il convient de dire, on désespérerait de voir un jour les choses s’apaiser dans les D.O.M. et maintenant dans les T.O.M. puisqu’après la Nouvelle Calédonie avec tirs aux fusils sur des gendarmes la semaine dernière, on a appris que la Polynésie est depuis hier en pleine mobilisation pour ne pas dire ébullition.
Au sujet de la Nouvelle Calédonie, qu’il me soit permis de faire remarquer ce qui me semble-il, est passé superbement inaperçu. Il s’agit de la présence en Guadeloupe aux cotés de NICOLAS SARKOZY, de BERNARD PONS, Ministre des DOM-TOM, du gouvernement CHIRAC qui le 05 mai 1988, a ordonné l’assaut de la grotte d’Ouvéa. Il faut se souvenir que cet événement là, mais également de la mort tragique de l’indépendantiste Eloi MACHORO. (L'affaire de la grotte d'Ouvea vraiment du passé ?).



Certes, DOMOTA n’est pas MACHORO, mais quelles divergences les séparent-ils vraiment au fond ? Comment interpréter cette présence qui est dévoilée furtivement au hasard d’un reportage télévisé ? Etait-ce un message quasi subliminal à l’endroit de Mr DOMOTA et des Guadeloupéens dans leur ensemble ? S’agissait-il d’un avertissement que certains n’auraient pas manqué d’interpréter, pour le coup, comme une sérieuse menace ? Ce non événement qui, à mon sens, n’en n’est pas un en réalité, mériterait malgré tout une fine analyse qui dépasserait le cadre de ma présente contribution.

Sur DOMactu.com, l’échange a pratiquement eu lieu exclusivement entre Mr CHAUVET, homme politique martiniquais qui a participé à une de ces « tables rondes » et plusieurs autres internautes, sur ce forum pourtant ouvert à tous.

Mr CHAUVET et moi sommes nés, et avons grandi à quelques dizaines de mètres l’un de l’autre. Ses parents habitaient une résidence en béton armé et les miens, une authentique case martiniquaise. Mais nous avions la même adresse postale, dans le même quartier populeux, celui de la rive droite rivière Levassor dit « bò kannal » où, à l’époque les gendarmes n’osaient s’aventurer sous peine de se faire caillasser.
Est-ce à dire que de ce fait, nous avons aujourd’hui, sur le sujet qui est débattu, la même opinion ? Non. Et ce n’est pas non plus cette raison qui m’amène à comprendre le propos qu’il tient. Je les considère comme ceux d’un homme politique, sans doute contesté comme tous les hommes politiques, mais qui de toute évidence sait ce qu’il dit ; il avance des arguments et fait preuve d’une logique certaine dans son analyse.


UN « YO » OMNIPRESENT.

Il était donc question du « nou » et de manière plus insistante et plus pointue du « yo ». De ce fameux « yo » mis en exergue à la Guadeloupe puis adapté à la Martinique dans la chanson best seller qui a accompagné les manifestants en ces termes : « La Guadeloupe sé tan nou, la Guadeloupe sé pa ta yo. Yo péké fè sa yo vlé adan péyi nou an ». Ce « yo» qui aurait fait se dresser les cheveux de tous les blancs de la planète.
D’après le compte rendu fait par le site, on comprend qu’un débat plus que vif s’était installé entre Mr CHAUVET et des blancs qu’ils soient Békés ou de Métropole. Il convient de dire que les internautes à qui Mr CHAUVET s’est le plus opposé, intervenaient sous le couvert de l’anonymat malgré son insistance pour qu’ils se dévoilent. Même si l’on est libre de qualifier leurs arguments d’ultra réchauffés, ressassés, et se rapprochant plus de propos de piliers de bars, il n’empêche qu’ils existent. Ces personnes représentent une partie importante de la population et leurs analyses sociopolitiques, culturelles valent d’être débattues, confrontées à celles de ceux qui se sentent à tort ou à raison, opprimés ou exploités. Personnellement je pense « à raison ». J’estime en effet que la situation n’est pas acceptable parce qu’elle est inhumaine et qu’il convient de la dénoncer.


FRANÇAIS OU PAS FRANÇAIS. BLANC OU NOIR

Point n’est besoin d’être Français ou non ; de vivre ici ou là ; d’avoir une carte d’identité française ou étrangère ; d’être blanc ou noir. Les Français, les sans- papiers, ceux qui comme moi se considèrent comme des « sans couleur » parce qu’ils sont couleur homme comme tout Homme, ont le droit de contester, de revendiquer et de se révolter au besoin. Se révolter est parfois un devoir. Donc, Français ou pas, il convient de contester, de revendiquer et de se révolter, face à des situations qui nous paraissent humainement inacceptables. Or, sur le site en question, le débat porte longuement sur la couleur de peau et il semble qu’il en a été de même tout au long de la table ronde. S’il en a été vraiment ainsi, je ne serais pas d’accord pour dire avec Mr CHAUVET que le « yo » « s’adresse aux blancs et non aux békés qu’il considère, malgré tout comme des Martiniquais. »

NOU PA LE YO

En français : « Nous ne voulons pas d’eux ». Je remarque opportunément que j’ai employé ce pronom personnel, « yo », troisième personne du pluriel des langues martiniquaise et guadeloupéenne, dans le titre et les couplets d’une de mes chansons écrite il y a une trentaine d’années et que l’on peut écouter à l’adresse suivante : www.myspace.com/sechou. Cette chanson s’appelle « Nou pa lé yo ».
Je considère que « yo » sont tous les exploiteurs, colonisateurs ou pas, et j’ose dire quelque soit leur espèce. Car tout de même, au nom de quoi devrais-je me laisser exploiter par des Békés sous prétexte qu’ils sont effectivement des Martiniquais comme moi ? Au nom de quoi, à Pointe à Pitre ou à Marie-Galante, on devrait donner son consentement à la « pwofitasyon » sous prétexte qu’elle est exercée par des Guadeloupéens Békés ? Et pourquoi donc les noirs auraient-ils le droit d’exploiter d’autres noirs sous prétexte qu’ils sont noirs ? C’est sans doute au nom de ce principe que les dictateurs africains justifient l’état d’exploitation dans lequel ils maintiennent leurs concitoyens !

NON ! Et d’autres l’ont dit mieux que moi : Non ! AUCUN PEUPLE, AUCUN ETRE HUMAIN NE PEUT SE LAISSER EXPLOITER, ET DISONS-LE, NE PEUT SE LAISSER MAINTENIR DANS UNE RELATION DE DOMINATION OU QU’IL CONSIDERE COMME COLONIALE par exemple, pour employer enfin, le terme le plus approprié dans le contexte qui nous occupe. Français ou non, car la France n’est pas le centre du Monde que je sache, et, si elle l’a été, elle l’est de moins en moins. Le Français, et j’ose écrire, qu’il soit blanc ou noir, comme les autres, a le droit de se révolter comme il a le droit à la dignité, comme il a droit à la justice.

Cette révolte peut se justifier contre l’agression, ou ce que l’être humain considère comme telle, lorsqu’elle vient de l’extérieur du pays où il vit, (au sens d’espace terrestre), de l’étranger, une réaction qu’à peu près tout le monde conçoit. Mais elle est également à revendiquer légitimement quand l’attaque est exercée de l’intérieur de cet espace par un autre être se réclamant tout autant de l’humanité. C’est dire combien le débat qui porte, ici, sur la nationalité est hors champ. Et je suis persuadé qu’il le serait aussi si l’on venait à épiloguer sur la définition de la nation.
Ainsi, dès lors que le Martiniquais en l’occurrence, qu’il soit ou qu’il se sente Français ou non, qu’il revendique ou non de ne l’être pas, ou plus, au moins deux types de questions, l’une dépendant de l’autre, se posent : 1) L’être humain qui vit à la Martinique, pour ne citer qu’elle, est-il satisfait de la réalité qu’il vit, oui ou non ? Si la réponse est non, eh bien il a le DROIT de le dire et il FAUT qu’il le dise. Si la réponse est positive eh bien, il doit le dire, comme le fait Mr CHAUVET publiquement à visage découvert, sinon il prend le risque d’être accusé d’être de la famille des «yo », d’en être solidaire ou d’en faire partie alors que de son point de vue, il n’y aurait aucune honte à justifier l’inhumanité.
Et pourquoi certains ne veulent-ils pas dire haut et fort, au vu et au su de tous, qu’il est normal que tel ou tel demeure dans une situation considérée comme inhumaine, je dis bien inhumaine ? Le courage leur manquerait-il ?


LE DEBAT DOIT AVOIR LIEU ET IL DOIT ABOUTIR !

A moins de se considérer comme citoyen d’une dictature qui ne dit pas son nom, il n’y a pas lieu de craindre le joug des institutions répressives de la France. A pays démocratique, institutions démocratiques, représentations personnelles démocratiques et respectueuses, exception faite du préfet DE LANGLADE, au moins à cause de ses précédents dires et agissements fautifs qui moralement déjà, le disqualifient en tant que tel.

C’est exact, comme il est dit sur ce forum, l’indépendance n’est pas à l’ordre du jour. Cela dit bien ce qu’il veut dire. Et le Président de la République a eu raison de refuser d’en parler lors de son voyage aux Antilles. Cela s’explique aisément. Etant le chef d’un territoire qui revendique et entend s’assumer comme une « Nation une et indivisible » selon l’expression consacrée, il ne pouvait pas dire, car il n’en a pas le droit, qu’il est pour la division.

A priori, l’actuel Président, c’est le moins qu’on puisse dire, n’est pas un fervent défenseur de l’indépendance de la Martinique ou de la Guadeloupe. De sorte que, il ne pouvait que tenir un langage d’apaisement, adresser un message consensuel au Monde, faire un signe rassembleur à ses compatriotes et, plus précisément, à l’endroit des partisans et militants de son parti. Son discours là-bas, a été cela : "Le débat dont nous parlons n'est pas celui de l'indépendance ». Et même, quand il croit devoir ajouter que : « La Martinique est française et le restera, d'abord parce qu'elle le veut, et aussi parce que la France le souhaite", il ne s’agit que d’un exercice de style et il est parfaitement dans son rôle.


D’abord parce que, quoique l’on puise penser ou dire sur ses compétences politiques, il sait, sans l’ombre d’un doute, que lorsqu’un peuple a décidé de prendre son indépendance, il ne demande l’autorisation à personne et que le Diable lui-même, ne peut l’en empêcher. Il n’y a donc rien de nouveau sous le ciel des tropiques.
Sans trop comparer, au risque de les confondre, on peut dire que Nicolas Sarkozy n’est pas Elie Domota, et qu’officiellement, il n’est pas partisan d’une partition. Des commentateurs ont pu dire ou écrire ici et là qu’ils lui trouvent des intonations de frondeur, et qu’il serait allé provoquer les Martiniquais.

Sur ce point précis, ce n’est pas mon avis. S’il avait voulu être provocateur, il lui aurait suffi de déclaré ceci : « Vous ne serez jamais indépendants », ou encore ceci : « Moi vivant, vous n’aurez jamais l’indépendance ». Alors là, il se serait agi d’un vrai défi lancé, d’une déclaration de guerre à laquelle les Martiniquais tancés, aurait riposté, lui faisant une réponse adéquate. Mais cela n’a pas été le cas et c’était très bien ainsi. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle, ni les partisans du statu quo, ni les assimilationnistes, ni les indépendantistes ne doivent s’inquiéter. Il n’y a pas encore péril en la demeure.

Sans doute, Nicolas Sarkozy s’est-il souvenu de la sage parole de PIERRE ALIKER, autre illustre Martiniquais devant le cercueil d’Aimé Césaire : « L’avenir des Martiniquais appartient aux Martiniquais ». Cette fois encore le Pouvoir a fait une déclaration des plus politiciennes qui soit. Et il l’a faite à l’Algérienne de surcroît, imitant en cela son illustre prédécesseur dans la fonction. Le « Le débat dont nous parlons n'est pas celui de l'indépendance, » confié aux Martiniquais, n’est ni plus ni moins, mais avec infiniment moins de panache, on en conviendra en dernière analyse et malgré les apparences, que le copier coller sémantique du célèbre et mémorable « Je vous ai compris », prononcé par le Général De Gaulle à Alger en 1958.

Ainsi, Bien que le premier et le dernier Présidents de la cinquième République Française, à propos de l’indépendance d’une partie de leur France, se soient tous les deux prononcés en un mois de juin, le mois de BRUTUS, à mon avis, ils n’auront pour autant, ni l’un, ni l’autre, rien trahi de leur conviction.

Nota : Droit de réponse de la délégation ministérielle à l'Outre mer

Suite à la mise en ligne le 22 août dernier d'une tribune de M. Guy Guioubly intitulée "Avis de tempête sur les Antilles: un masque est tombé", la Délégation interministérielle pour l'égalité des chances des Français d'outre-mer a demandé un droit de réponse que nous publions à la suite de l'article de Monsieur Guy Guioubly:

"Dans l'entourage de Patrick Karam, délégué interministériel pour l'Egalité des chances des Français d'outre-mer, on s'étonne que M. Guy Guioubly qui a signé la tribune mise en ligne sur Grioo.com intitulé "Avis de tempête sur les Antilles: un masque est tombé" soit si virulent à son égard. Que lui reproche-t-on au juste ? D'avoir réagi sans concession aucune là où d'autres ont brillé par leur silence, et cela, tout en prenant la précaution que ce type d'affaire impose de rappeler la présomption d'innocence du Préfet Girot de Langlade. Pourquoi devrait-t-on cacher que l'époque où ces comportements inacceptables étaient autrefois laissés sans sanctions est révolue. N'y a-t-il pas là matière à se réjouir que la vigilance soit désormais de mise et à saluer la tolérance zéro du gouvernement et ce pour tous les citoyens de France, fussent-t-ils préfets ? Ce rôle de veille incombe naturellement au Délégué interministériel et il y est très attaché."


Dernière mise à jour le 25 août 2009, 16H00




       
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Mots-clés
crise en guadeloupe   discrimination   guadeloupe   martinique   outre mer   paul girot de langlade   racisme   réunion   
 
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