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Rama Yade, Fadela Amara, Rachida Dati sont-elles vraiment l’échec de la diversité pour Nicolas Sarkozy ?
16/12/2008
 

A l’heure où Nicolas Sarkozy s’apprête à prononcer un grand discours sur l’égalité des chances et la promotion de la diversité, Grioo.com revient sur l’évaluation des ministres issus de la diversité et leur perception par une partie de l’élite politico-médiatique française.
 
Par Paul Yange
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Fadela Amara  
Fadela Amara
© reuters
 

Au lendemain de son refus de conduire la liste UMP aux prochaines élections européennes, la supposée disgrâce de Rama Yade auprès de Nicolas Sarkozy a entraîné toute une série de commentaires ou de réactions. Un article paru sur lepoint.fr, intitulé "Diversite, l’échec de Nicolas Sarkozy" a ainsi retenu notre attention. Sylvie Pierre-Brossolette concluait son article en disant que les Français, selon leur couleur, risquaient de tirer des conclusions hâtives de l’échec des ministres issus de la diversité :

Les Français, selon leur couleur ou leur sexe, risquent d'en tirer des conclusions hâtives. Soit pour condamner les rebelles, soit pour reprocher son inconséquence au Président. Quand on nomme des ministres, on n'a, dans certains cas, pas le droit de se tromper.

En quoi l’échec de ces trois ministres qui n’ont en commun que "d’être issues de la diversité" et d’être des femmes est-il avéré ? (Fadela Amara est une militante venue du monde associatif, Rachida Dati est une magistrate, et Rama Yade est administratrice du sénat passée par sciences Po ndlr).

Rachida Dati use d'un langage qui n'est pas sans rappeler celui des racailles de banlieue
Le Point, décembre 2008


Commençons par Fadela Amara. Elle est devenue au fil du temps beaucoup moins médiatique que ses deux flamboyantes collègues Rama Yade et Rachida Dati, que les médias s'arrachent car elles font "vendre". Au poste de secrétaire d’Etat à la ville, Fadela Amara a fait ce qu’elle a pu avec les moyens qu’on a bien voulu lui attribuer. Lequel de ses prédécesseurs récents a laissé une trace durable par son action au ministère de la ville ? En quoi son passage à ce poste est-il plus un échec que celui de ses prédécesseurs ? Aucun facteur objectif ne permet de conclure.

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Quand Rachida Dati est traitée de ‘’racaille de banlieue’’
 
 

En ce qui concerne Rachida Dati, c’est la seule ministre, avec peut-être Xavier Darcos à être allée au bout de son cahier des charges, c'est-à-dire le programme concocté par Nicolas Sarkozy (réforme de la carte judiciaire, sévérité accrue pour les mineurs etc) Sans forcément être d’accord avec toutes ces actions, force est de lui reconnaître qu’elle a appliqué le programme décidé en haut lieu. Mais que reproche t-on au fond à Rachida Dati ? De ne pas être une béni oui oui (ce que certains journalistes et certaines personnalités politiques attendent visiblement des personnalités "issues de l’immigration") Elle engueule ses collaborateurs, se montre parfois cassante, exigeante, et attend d’être traitée en considération avec le statut de ministre qui est le sien. Exigence qu’on retrouve chez d’autres ministres, mais sans que cela ne crée de polémique (eux sont du "sérail"). Refusant de jouer les "arabes de service", Rachida Dati en prend pour son grade.

Heureusement d’ailleurs qu’elle est là Rachida pour faire vendre des journaux. "Le Point" lui consacre ainsi la une cette semaine sous le titre accrocheur "l’extravagante Madame Dati". On nous apprend (entre autres) qu’elle "ne regarde pas à la dépense" et "qu’au lendemain de l’élection d’Obama elle a tout fait pour obtenir son numéro de portable", "qu’une fois son bébé né, elle révèlera le nom du père et pourrait partir à l’étranger" etc).

''Le Point'' du 11 décembre 2008  
''Le Point'' du 11 décembre 2008
© lepoint.fr
 

Faut-il lui reprocher d’avoir un enfant et de ne pas vouloir révéler le nom du père (que les journalistes "bien informés" connaissent d’ailleurs tout en faisant semblant de s’interroger sur la "frivolité" de la ministre). Le sommet de la condescendance (matinée d'une petite pointe de racisme ?) est sans doute atteint lorsque "Le Point" affirme que Rachida Dati n’hésite pas, sous les ors des palais de la république, à user d’un langage qui n’est pas sans rappeler celui de la racaille des banlieues. Ainsi Rachida Dati utiliserait des mots comme "blaireau, connard, j’vais te casser". Bigre ! On ne savait pas que ces expressions étaient des expressions typiques de banlieue.

A moins de considérer Nicolas Sarkozy, élevé à Neuilly, comme une racaille de banlieue ! Dans son livre un mouton dans la baignoire (2007), Azouz Begag évoquait une colère de Nicolas Sarkozy contre lui : "Tu es un connard, un déloyal, un salaud ! Je vais te casser la gueule (...) Si Nicolas Sarkozy avait été maghrébin, Le Point aurait attribué son langage ce jour là à ses origines et au fait qu'il soit un "banlieusard"...Que le nouveau ministre Patrick Devedjian qui avait traité Anne Marie Comparini de "salope" utilise parfois un vocabulaire fleuri ne semble pas gêner trop de monde. Mais la garde des sceaux, magistrate de formation, ancienne élève du MBA d’Hec (même si elle n’en est pas diplômée), porte-parole de Nicolas Sarkozy pendant la dernière campagne présidentielle en est réduite à être assimilée à "une racaille de banlieue" du fait de ses origines. Sans que cela n’émeuve grand monde. Conclusion : une Arabe reste une Arabe, quoi qu’elle fasse.

Le courage de Rama Yade : une vertu rare en politique
Rama Yade dans un camp de réfugiés à Ramallah en juin 2008  
Rama Yade dans un camp de réfugiés à Ramallah en juin 2008
© afp/getty
 

En ce qui concerne Rama Yade, qui est devenue secrétaire d’Etat à la suite d’une création de poste, personne ne peut vraiment dire en quoi elle aurait échoué. En quoi est-elle moins efficace qu’un Bernard Kouchner dont les médias se plaisent à répéter qu’il n’a guère de pouvoir (puisque tout se décide à l’Elysée) et dont l’inefficacité nous est révélée tous les mercredis par le Canard Enchaîné ?

Si elle avait accepté de conduire la liste UMP lors des prochaines élections européennes, nul doute que ceux qui évoquent aujourd’hui son échec, son attitude rebelle, voire ses "caprices" auraient loué sa réussite. Nicolas Sarkozy a considéré que la décision de Rama Yade relevait du "manque de maturité politique". Mais même à supposer que ce soit le cas, Rama Yade ne serait pas la première à "manquer de sens politique". Des hommes politiques plus "expérimentés" se sont déjà illustrés dans ce domaine : En dissolvant l’assemblée nationale en 1997, Jacques Chirac n’avait pas vraiment été visionnaire, et en soutenant Edouard Balladur en 95, un certain Nicolas Sarkozy n’avait pas vraiment fait le bon choix...

être courageux, c’est pouvoir dire ce qu’on pense, même à ceux qui sont en mesure de décider de votre carrière
Un grand patron


En juin 2008, un des rares grands patrons "issus de la diversité" en France répondait à des questions sur les facteurs qui avaient contribué à sa réussite. Il citait parmi ces facteurs le courage qu’il qualifiait de "valeur rare" ajoutant : "être courageux, c’est pouvoir dire ce qu’on pense, même à ceux qui sont en mesure de vous évaluer et de décider de votre carrière". Illustrant son propos il donnait l’exemple d’une réunion avec son grand patron à l’époque qui annonçait à ses lieutenants une décision importante. "je suis intervenu pour argumenter et j’ai critiqué la décision prise en expliquant pourquoi. Le big boss m’a remis à ma place en public. Mais à la fin de la réunion, il est venu me voir en aparté en me disant qu’effectivement j’avais raison, et m’a expliqué plus amplement pourquoi il avait pris cette décision".

Bernard Kouchner  
Bernard Kouchner
 

Personne ne pourra reprocher à Rama Yade de manquer de courage (contrairement à un Bernard Kouchner, son ministre de tutelle, qualifié de "courtisan" par Jean-Michel Apathie dans l’émission Le Grand Journal sur Canal Plus). Heureusement qu’elle était là pour redonner un peu de dignité à la France quand Kadhafi tournait joyeusement en bourrique le président Sarkozy, son ministre Kouchner et l'ensemble du gouvernement. On pourra peut être lui reprocher d’avoir heurté Nicolas Sarkozy et ne pas avoir soigné la forme (ce dernier aurait appris sa décision de refuser la tête de liste comme tout le monde devant la télé !).

Le constat du prétendu "échec des ministres issus de la diversité" qui ne repose sur aucune base réelle montre surtout que malgré les beaux discours, l’acceptation de la diversité est loin d’être optimale au sein de la société française et qu’il ne faut donc pas relâcher le combat. Les médias jouent un grand rôle dans ce retard, préférant le sensationnalisme à l’éducation des populations : un mauvais reportage sur des mouvements noirs "extrémistes" ou sur les casses en banlieue fera toujours plus d’audience qu’un bon reportage sur des immigrés qui sortent des stéréotypes en faisant des actions positives pour la société. Que penser par ailleurs lorsqu’une journaliste (Arlette Chabot) traitant d’une thématique liée à la diversité déclare avoir du mal à trouver des personnes issues de cette diversité pour débattre dans son émission ? Où les avez-vous cherché a-t-on envie de dire à Madame Chabot!

Chris Metzler  
Chris Metzler
 

Le 5 décembre dernier, le Docteur Christopher Metzler, universitaire américain spécialiste notamment des questions de diversité donnait une conférence de presse snobée par des grands médias dont certains avaient pourtant été prévenus. Il expliquait notamment en quoi consistait la politique d’affirmative action (mal traduite en français sous le vocable discrimination positive) aux Etats-Unis, précisait que ce n’était pas une loi, mais un "executive order" (grosso modo l’équivalent d’un décret en France) et insistait sur le fait qu’elle avait été mal expliquée à l’opinion :

"L’affirmative action ce n’est pas de la discrimination inversée. Il y a un problème de communication autour du concept et un problème de compréhension du concept. L’affirmative action ne consiste pas à donner des emplois à des gens parcequ’ils sont noirs ou qui ne sont pas qualifiés, et par ailleurs d’autres groupes de personnes, comme les handicapés ou les vétérans par exemple bénéficient de l’affirmative action." Selon lui, ce sont les femmes blanches qui ont le plus bénéficié de l’Affirmative Action aux Etats-Unis. Il précisait néanmoins que l’Affirmative Action à elle seule ne pouvait résoudre les problèmes de discrimination sans que des mesures complémentaires, par exemple des politiques sociales adaptées, soient prises.

De la condescendance d’une partie de l’élite politico-médiatique française

L’élection de Barack Obama à la présidence des Etats-Unis a déclenché une réaction enthousiaste dans les médias français et dans la classe politique. Si le nouveau président des Etats-Unis doit sa victoire au peuple américain qui a voté pour un candidat noir, il la doit au moins autant à la classe politique américaine qui l’a accepté comme l’un des siens, et aux médias américains, qui étaient ouverts à l’idée qu’un Noir puisse diriger leur pays. En France les médias et la classe politique sont ils prêts à accepter un président issu d’une "minorité visible" ou de l’immigration ? Au vu de la condescendance dont font preuve certains journalistes et hommes politiques vis-à-vis des français issus de l’immigration ou ultramarins, on peut légitimement s’interroger.

Les propos d’Eric Zemmour sur les "races" ont soulevé beaucoup de réactions, mais un autre propos, tenu dans la même émission, n’a semble t-il pas choqué grand monde. Eric Zemmour déclarait à Rokhaya Diallo, présidente d’association avec laquelle il débattait sur le plateau, que s’appeler "Rokhaya" signifiait qu’elle ne "voulait pas s’intégrer". Le même Zemmour dirait-il à Patrick Devedjian que s’appeler Devedjian veut dire qu’on ne souhaite pas s’intégrer ? Ce genre de propos sont insupportables. Par ailleurs on peut changer de prénom, ou même de nom, mais peut-on changer de couleur ? De type physique ?


Vous pouvez vous appeler Barack Smith ou Joe Obama, mais pas Barack Obama. ça ne marchera pas
Un consultant politique expliquant à Barack Obama qu'il devait songer à changer de nom








Faut-il forcément s’appeler Martin ou Dubois et être de "race blanche" (dixit Zemmour) pour avoir droit à la parole ou à un emploi à la hauteur de ses qualifications ? Avant la course au sénat des Etats-Unis en 2004, un consultant politique avait dit à Barack Obama qu’il pouvait s’appeler "Barack Smith ou Joe Obama, mais pas Barack Obama", nom trop exotique pour les Américains : "ça ne marchera pas" lui avait-il précisé. [Anecdote racontée par Barack Obama dans 'The Oprah Winfrey Show' en janvier 2005 ndlr]. Aujourd’hui, c’est ce même Barack Obama qui représente l'ensemble des Américains et bien évidemment il n'y a plus grand monde pour trouver que son nom est trop exotique pour les Américains.

Quand Roselyne Bachelot, qui est à la base pharmacienne, dit de Rama Yade (administratrice du sénat et diplômée de sciences po) que si elle avait été lesbienne et handicapée en plus d’être noire, elle serait premier ministre, qu’est ce qui dans ses états de service autorise réellement de tels propos ? En quoi un Bernard Laporte, qui prône l’interdiction des matches contre les équipes maghrébines, est-il plus compétent qu’une Rachida Dati, lui qui doit son poste de secrétaire d’Etat plus à ses affinités avec Nicolas Sarkozy qu’à son passé de sélectionneur du quinze de France ?

Rester soi même
Philippe Douste Blazy  
Philippe Douste Blazy
© daylife
 

Dans un article datant de 2006 et demeuré célèbre, intitulé Mister Bluff au quai d’Orsay, Raphaëlle Bacqué écrivait au sujet de Philippe Douste-Blazy : "Les premiers mois après son arrivée, en juin 2005, les diplomates français vivaient dans la terreur de ses gaffes (...) A ses surnoms de toujours dans le monde politique, "Douste-Blabla" et "Docteur Douste et Mister Bluff", sont venus s'ajouter ceux de "Mickey d'Orsay" et "Condorsay" que les diplomates se susurrent entre eux d'un air déprimé. Inutile de dire qu’être Noir ou Maghrébin pour Philippe Douste-Blazy aurait été un facteur aggravant. Raphaëlle Bacqué écrivait encore que Philippe Douste-Blazy se moquait que l’on puisse douter de sa compétence, croyait en sa chance et méprisait les fonctionnaires. Il faisait aussi des pieds et des mains pour rencontrer des personnalités qui pouvaient servir à faire avancer sa carrière. Ces traits de caractères et ce comportement lui ont permis d’avancer, mais sont assimilés chez Rachida Dati à de l’arrogance, de l’arrivisme, du comportement de "racaille" etc Philippe Douste-Blazy a d'ailleurs rebondi à l'ONU où il est conseiller spécial de Ban Ki Moon. Est-ce sa compétence qui l'a conduit à ce poste ?

Les personnalités issues des minorités visibles qui arrivent à des postes de responsabilité en politique doivent avoir le "cuir épais" et ne pas attendre d’indulgence de la part des médias et de la classe politique. En effet, être issu de la diversité est encore trop souvent synonyme d’exotisme pour certains, incapables de regarder au-delà de leurs préjugés. Il ne faut pas non plus essayer de se fondre dans un moule, mais rester soi même avec son bagage, son identité, ses qualités et ses défauts. A trop vouloir être transparent, on finit par se réveiller un beau matin comme Alex Ursulet et se rendre compte que le premier agent de police venu peut vous causer des misères malgré votre statut social (arrêté alors qu’il n’avait commis aucune infraction, l’influent avocat antillais Alex Ursulet avait publié un livre intitulé "pourquoi me tutoyez vous ?" pour conter ses déboires ndlr).

Rama Yade avec Nelson Mandela  
Rama Yade avec Nelson Mandela
© getty
 

Les personnalités issues de la diversité ne doivent pas non plus se demander si elles sont à leur place et attendre qu’on leur donne de l’espace pour exister. Lorsque Barack Obama réfléchissait à sa candidature à la présidentielle, bon nombre de personnalités, y compris au sein de la communauté noire américaine lui avaient conseillé de ne pas se présenter en disant "qu’il y avait un temps pour tout", qu’il manquait d’expérience, qu’il devait viser un poste de vice-président en 2012, que l’Amérique n’était pas prête pour un président noir etc. Il s’est néanmoins porté candidat, avec seulement deux ans d’expérience au sénat des Etats-Unis et alors que Hillary Clinton le devançait d’une bonne trentaine de points dans les sondages. La suite a prouvé qu’il avait eu raison de tenter sa chance.

A l’heure où les Etats-Unis comptent 10.000 élus noirs, le retard de la France est abyssal. Les Français issus de la diversité représenteraient grosso modo 10% de la population nationale. En prenant des ratios se rapprochant de ceux des Etats-Unis, on devrait compter au bas mot 2.000 élus issus de la diversité, (maghrébine, ultramarine, subsaharienne, voire asiatique) en France. Or il n’y en a qu’une poignée, et les quelques rares qui existent se font torpiller sans que leur manque de compétence soit avéré. Lorsqu’elle rencontra Nelson Mandela lors d’un voyage en Afrique du Sud, Rama Yade expliqua à ce dernier qui la prenait pour une sud-africaine qu’elle était française. "La France a bien changé" s’exclama malicieusement le vieux sage. Chiche ? La France a-t-elle vraiment changé ? Il faudra encore attendre pour le savoir, à commencer par le discours de Nicolas Sarkozy sur la diversité cette semaine à l’école polytechnique et le remaniement à venir dans les semaines qui suivent.




       
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