« Dieu ? Que vous êtes bon, que vous êtes gentil et s'il fallait compter le nombre de bontés et de gentillesses que vous nous avez faites il ne finirait jamais... Dieu ? C'est vous qui commandez. C'est vous qui êtes la justice, c'est vous qui récompensez les bons et punissez les méchants. Dieu ? Après cela je pourrai dire que je ne vous oublierai jamais. Je penserai toujours à vous, même aux derniers moments de ma vie. Vous pouvez être sûr et certain. Vous êtes pour moi quelque chose que je ne peux pas dire, tellement que vous êtes bon. Vous pouvez me croire. Dieu ? C'est grâce à vous que j'ai eu une belle vie avant, que j'ai été gâtée, que j'ai eu de belles choses, que les autres n'ont pas. Dieu ? Après cela, je vous demande qu'une seule chose : FAITES REVENIR MES PARENTS, MES PAUVRES PARENTS, PROTÉGEZ-LES (encore plus que moi-même) QUE JE LES REVOIS LE PLUS TÔT POSSIBLE, FAITES LES REVENIR ENCORE UNE FOIS. Ah ! Je pouvais dire que j'avais une si bonne maman et un si bon papa ! J'ai tellement confiance en vous que je vous dis un merci à l'avance. »
Liliane GerensteinLettre retrouvée à Izieu après la rafle
La petite Liliane Gerenstein fut arrêtée à Izieu, le 6 avril 1944, par Klaus Barbie, déportée à Drancy, puis à Auschwitz où elle fut assassinée dans une chambre àgaz, à l'âge de 11 ans.
La plupart des enfants déportés étaient français soit parce que leurs parents étaient français, soit parce qu'ils étaient nés en France.. Souvent leurs parents étaient étrangers : polonais, allemands, russes, roumains, autrichiens, grecs surtout.
Des enfants parfois séparés de leurs parents avant d'être déportés à leur tour
Les conditions de la déportation
La situation des enfants après leur arrestation devient vite insupportable. Ils ont parfois leurs parents avec eux, pas toujours et les parents, très vite, ne pourront plus les protéger.
Certains survivront grâce au hasard : ainsi le témoin suivant, qui n'avait que 15 ans, mais qu'un S.S. a pris pour un jeune plus âgé... ce qui lui a sauvé la vie.
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Arrêté en 1942, un jeune de 15 ans témoigne
(Témoignage d'Herman Idelovici)
L’ARRESTATION / L'ATLAS
« Nous sommes en 1942, le 24 septembre, on frappe à la porte de notre appartement où nous habitons mon père, ma mère, mes soeurs et moi et dans l’encadrement de la porte, se présentent deux agents de police, de la police française, hélas. Mon père ouvre la porte et les deux agents présentent des fiches individuelles. Ils présentent quatre fiches individuelles aux noms de mon père, de ma mère, de ma soeur aînée et de moi-même. En ce qui concernait ma plus jeune soeur, née en France, les policiers n’avaient pas sa fiche. Mon père a fait remarquer que la fiche de ma jeune soeur n’existait pas et disant, voulant dire par là : et bien, elle est française, elle n’est pas concernée. Les agents de police, après un temps de réflexion très court ont répondu : “Si, si, elle est là, nous l’emmenons avec vous, vous verrez plus loin”. Ils ont même dit : “Vous vous débrouillerez plus loin”, comme s’il y avait quelque chose encore qui puisse être débrouillé. Et donc mon père... mon père nous avait fait préparer “a tout hasard” (entre guillemets), une petite valise d’effets personnels pour chacun d’entre nous. Nous prenons donc cette petite valise, puisqu’on nous avait demandé de les suivre et au moment où je prends cette petite valise, je me dirige vers mon cartable, vers ma serviette de lycéen, j’en sors un atlas, cet Atlas Pratique, et alors que personne ne me regarde, personne ne sait ce que je fais, les autres personnes sont occupées à autre chose, je l’ouvre à la page, à la double page qui contenait la carte de l’Allemagne, entre la page 20 et la page 25 - il y avait donc deux double pages - j’arrache rapidement la carte de l’Allemagne, sans toucher au reste, je plie cette carte, cette double page en quatre et je la range dans ma veste. Expliquer pourquoi, à ce moment là, cette idée m’a traversé la tête, d’enlever la carte de l’Allemagne comme si, comme si je partais en voyage quelque part, comme on se munit d’une carte pour savoir où l’on va et par quel itinéraire on va passer, je ne saurais pas dire exactement, toujours est-il que j’avais quand même conscience que nous partions quelque part, vraisemblablement en Allemagne, et j’avais cette habitude de toujours essayer de me situer géographiquement et dans le temps et je voulais savoir par où on allait passer et éventuellement où nous arriverions. Cette carte, pliée en quatre et même plus tard en huit, j’ai réussi à la dissimuler pendant près de trois mois, très déchirée, très écornée à la fin, personne ne savait autour de moi, même pas mon père avec qui j’avais réussi à rester quelque temps, personne savait que j’avais ce morceau de papier que j’avais réussi à dissimuler à travers de nombreuses fouilles. Et puis un jour, par hasard, mon père voit ce papier dans mes mains, je ne sais pas pourquoi, j’ai voulu le regarder. Il me dit : “qu’ est-ce que c’est que ça”, effrayé. “Tu vas détruire ça immédiatement”, parce que... qu’un déporté soit porteur d’une carte de l’Allemagne dans sa poche, c’était suffisamment grave pour me faire exécuter immédiatement. J’ai donc perdu cette carte... Mais, je reviens un instant en arrière, l’atlas, lui, il était resté dans l’appartement que nous avions quitté. Cet appartement, pour lequel mes parents avaient remis un trousseau de clefs à nos voisins de palier, de façon à ce qu’ils puissent, si quelque chose nous arrivait, essayer de sauver, de mettre à l’abri le maximum de ce qui pouvait se trouver dans l’appartement, le maximum utile. Cet appartement, effectivement, dès le lendemain matin de notre arrestation, donc le 25 septembre à 6 heures du matin il a été vidé. Un camion attendait au bas de l’immeuble et il a été vidé par les autorités allemandes, françaises, etc... Mais, entre temps, dans la nuit,(...) ma voisine est, en catimini, est entrée dans l’appartement et comme ça, à moitié dans le noir, a sorti les affaires qui lui tombaient sous la main dont, dont mon cartable de lycéen avec cet atlas que j’avais reposé sur mon cartable et c’est donc ainsi qu’en 1945 lorsque j’ai été rapatrié, fin mai, ma toute première visite a été évidemment pour l’immeuble que j’avais habité avec mes parents. C’était une certaine manière de fermer la boucle, “cet intermède” (entre guillemets) de trois années. Et puis, en parlant avec ma voisine, heureuse de me revoir évidemment, elle me dit : “Tiens Herman, j’ai des choses, des choses à vous rendre”. Je lui dis : “Vous avez des choses à me rendre ?” Et elle me sort un pardessus de mon père, enfin ce qu’elle avait pu vraiment attraper, attraper presque à la volée et en cachette, parce qu’elle a eu peur et elle me remet entre les mains cet atlas que j’ai été absolument étonné, étonné de revoir, alors que si il y a une chose à laquelle je n’avais pas pensé, c’était vraiment cet atlas. ...
LE VOYAGE EN TRAIN/ L’ARRIVEE
Lorsque nous sommes sortis de notre immeuble, je me souviens que nous avons remonté à pied, encadrés par ces deux agents de police, nous avons remonté le boulevard de la Gare, en direction de la place d’Italie, nous sommes passés devant des commerçants et je me souviens bien, nous sommes passés devant la boulangerie, la boulangère était sur le pas de sa porte, elle nous a regardés et nos regards se sont croisés, je ne sais pas, je ne sais pas ce que cette femme a pu penser, ce que d’autres ont pu penser. Nous avons dépassé la rue Nationale, nous sommes arrivés au commissariat de police du passage Ricaut et là, mon père avait parmi ses clients, mon père était un artisan bijoutier-horloger, il avait parmi ses clients le commissaire de police et ce commissaire lui avait dit : “Monsieur David, (il l’appelait en général Monsieur David) si un jour, j’apprends quelque chose, ne vous inquiétez pas, je vous fait prévenir tout de suite”. Mon père aussitôt s’inquiète de savoir si ce commissaire était de service. “Ah non, il n’est pas de service aujourd’hui”. Mon père a eu beau supplier, ma mère a eu beau supplier, les inspecteurs qui étaient là : “Ah, ben, écoutez, vous vous débrouillerez plus loin”. Donc, après beaucoup de difficultés, on nous emmène avec les fameux autobus de sinistre mémoire, qu’on appelait les T N4 avec des plates-formes extérieures, on nous conduit au camp de Drancy qui devenait le grand camp de regroupement en vue des déportations, en direction de l’Est. Dans ce camp de Drancy, nous sommes arrivés vers 12 h 30 / 1h, on a commencé par nous dépouiller de tout ce que nous avions sur nous, en fait d’alliances, de bagues, de montres, de menue monnaie dans les poches. C’était d’ailleurs des agents de la milice, donc des Français, qui nous ont vidés complètement, nous ont dépouillés et puis on nous a fait monter dans un des blocs. Nous n’y sommes restés que quelques heures dans ce camp de Drancy puisque dès le lendemain, à cinq heures du matin, il y a eu un appel de fait dans la cour centrale et le convoi s’est préparé pour être conduit à la gare du Bourget-Drancy, qui servait de gare d’embarquement en direction de l’Est.
Dans ces wagons de marchandises devenus célèbres depuis et dont on a montré pas mal de photos, wagons de marchandises qui étaient prévus pour, je crois, quatorze chevaux si je ne dis pas de bêtises, on a entassé soixante hommes, soixante personnes, hommes, femmes, enfants, vieillards, malades, bébés, nourrissons, y’ avait des nourrissons dans mon wagon. On nous a fait monter, les portes ont été cadenassées, l’aération ne se faisait qu’à travers de petits vasistas en hauteur, c’était l’aération pour les chevaux, bien entendu. Il y avait un bac vide, un genre de tonneau vide pour les besoins intimes et on nous a donné à chacun un pain, un morceau de saucisson et un morceau de margarine. Je dois vous dire que l’atmosphère qui régnait dans ce wagon, qui a commencé de régner depuis le 25 au matin - le train a quitté la gare du Bourget Drancy à 8 h 55 , je me souviens encore de l’heure, l’atmosphère qui a régné jusqu’au 28 à midi, c’est quelque chose qu’il est très difficile de décrire, des cris, cris des femmes, cris des malades et des nourrissons, la soif, fin septembre il faisait encore relativement chaud, la soif, l’ignorance, l’inquiétude, évidemment personne n’imaginait où nous allions, personne n’imaginait non plus ce que nous allions faire, personne n’imaginait non plus ce qu’on allait faire de nous. De temps en temps, je me souviens, la nuit surtout, je ne sais pas pourquoi, la moitié des gens ne dormait pas, je me suis haussé sur la pointe des pieds et j’ai, j’ai réussi à lire par les vasistas, de nuit, certains noms de gares que nous traversions à ce moment là. J’ai vu d’ailleurs, Strassburg qui était devenu le nom de Strasbourg la nouvelle appellation, j’ai vu Fulda, j’ai vu Erfurt , j’ai vu Weimar. Des noms que je ne connaissais qu’à travers mes cours de géographie et, curieusement, à un certain moment j’ai mis la main à la poche pour savoir si j’avais toujours la carte ; j’pouvais pas la déplier, il faisait noir, c’était la nuit mais j’ai cherché quelque chose comme si c’était pour me, me dire : “Bon ça va, la carte est là, je sais où je vais”. C’était, c’était, grosso modo, c’était quelque chose comme ça. Avec le, avec le recul, je pense que c’était vraiment comme ça que je peux l’interpréter. Et puis, le 28 en fin de matinée, nous sommes arrivés en Haute Silésie, Oberschlesien en allemand dans cette gare qu’on appelle Kosel. Depuis c’est territoire polonais. Et lorsque les wagons se sont arrêtés dans un bruit de ferraille, les wagons s’entrechoquant au moment du freinage, dans un bruit de ferraille, les SS. ont commencé à hurler sur le quai, curieusement, les premières phrases que j’ai entendues en allemand, c’était, c’était des hurlements, des gueulements, des gueulements . Alors n’ayant pas fait d’allemand, j’y comprenais strictement rien. Les wagons ont commencé d’être ouverts à grand fracas et ils ont passé l’inspection, wagon par wagon pour voir s’il y avait des morts, s’il restait encore des vivants. Beaucoup de gens étaient morts, d’autres étaient devenus fous.
LA SEPARATION/ LES DERNIERES IMAGES/ LES DERNIERS REGARDS
Passée cette première visite, les hurlements des SS., gueulent devant chaque wagon, en allemand évidemment, que tous les hommes de 18 à 55 ans descendent immédiatement sur le quai. Mon père, comme tous les hommes de sa tranche d’âge descend sur le quai. Mon père a, à l’époque, 43 ans, il descend sur le quai et se met, se regroupe avec les quelques dizaines d’autres, une petite centaine qui s’y trouvait déjà. Quelques minutes se passent, je reste donc dans le wagon, puisque j’avais 15 ans, je reste donc avec ma mère et mes soeurs. Quelques minutes se passent et on entend à nouveau les portes qui claquent, de wagon en wagon. Les SS. referment les portes et les recadenassent. Au moment où ils arrivent devant mon wagon, les yeux du SS. se portent sur moi et il commence à m’apostropher en allemand, en tout cas, je ne savais pas que c’était sur moi mais d’après mon père qui m’avait fait signe de loin, ses yeux se portent sur moi, il commence à m’insulter en allemand de tous les noms que je ne comprenais d’ailleurs pas, voulant dire par là que j’étais en train de resquiller, que j’étais pas descendu, que je n’avais pas obéi à son ordre. Alors, je suis un peu interloqué, je ne savais pas d’ailleurs que c’était moi qui était concerné par sa harangue et mon père de loin me fait signe “descend, c’est de toi qu’il parle, ne discute pas”. Donc, je descends, je, je ne me souviens pas si j’ai, si j’ai pu dire au revoir à ma mère, à mes soeurs, je crois que dans ces moments- là on ne dit rien, je suis donc descendu avec le menu bagage qui me restait encore dans les mains et je rejoins mon père sur le quai. A ce moment- là, les quelques uns que nous étions sur le quai, peut-être une petite centaine, nous regardons le train qui s’ébranle dans un nouveau vacarme de ferraille et puis , je, je me souviens que j’ai regardé à ce soupirail où ma mère se trouvait dans ce wagon. Elle n’a pas pu se hausser à hauteur, elle était pas assez grande pour cela mais, j’ai vu d’autres visages et, et vraiment, je crois que c’était surtout le, un sentiment de crainte, d’inquiétude, d’ignorance. Je, je commençais d’être plongé dans un monde qui n’était pas le mien mais, qui n’avait rien de logique à mes yeux, qui n’avait rien de ressemblant avec ce qui avait été ma vie pendant les quinze années auparavant. Lorsque le train est parti, quelques minutes seulement, on nous a embarqué sur des camions, des camions ouverts pour nous conduire vers un premier camp qui s’appelait le camp de Ottmuth, qui était un camp de triage dans lequel nous sommes restés deux petites semaines. La vie concentrationnaire commençait pour moi. ... »
Herman Idelovici,
Un automne 1942, script complet de la cassette vidéo, CRDP de l'Académie de Nice
Herman Idelovici sera le seul survivant de sa famille. Sa mère et ses soeurs seront gazées à Auschwitz. Son père l'accompagnera un long moment dans les camps successifs, l'aidant et lui soutenant le moral, mais sera finalement sélectionné pour la mort en 1945.
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La vie des enfants dans les campsQu'est-ce que vous faisiez, vous, les enfants à Auschwitz ? Vous jouiez ?
« Je souffrais davantage de la soif que de la faim. Tant qu'on n'a jamais vraiment et régulièrement souffert de la soif, on a plus de pitié pour ceux qui ont faim. Mais il suffit de songer au temps qui peut s'écouler avant qu'un homme meure de faim et au contraire à la vitesse avec laquelle on meurt de soif. On peut jeûner des semaines, et même des mois, et subsister quand même, alors qu'on meurt de soif en l'espace de quelques jours. Et la soif est aussi plus torturante que la faim. A Birkenau, la nourriture, cette soupe distribuée tous les jours, devait être très salée, car j'avais toujours soif, surtout pendant les longues heures chaudes de l'appel sous le soleil brûlant. « Qu'est-ce que vous faisiez, vous, les enfants, à Auschwitz ? » m'a demandé quelqu'un récemment. « Vous jouiez ? » Jouer ! On était à l'appel. A Birkenau, j'ai été à l'appel, j'ai eu soif et peur de la mort. C'était tout, et rien de plus. »
Ruth Klüger,
Refus de témoigner Viviane Hamy éditrice, 1997.
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Les expériences médicales sur les enfants
Des expériences soi-disant "médicales", inutiles et cruelles, furent réalisées sur les enfants. Le "Docteur" Mengele sélectionnait les jumeaux (voir page sur les expériences "médicales") ou sur des bébés (voir dans la même page, plus loin).
Y a-t-il eu des survivants ? La règle générale : pas de survivants
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Et les bébés ?
Le témoignage de Germaine Tillion sur les sort des bébés nés dans le camp de Ravensbrück
J'ai dit qu'en 1942 les services du Revier* provoquaient l'avortement des femmes enceintes ; quand l'enfant naissait vivant, il était étouffé ou noyé dans un seau devant la mère et, étant donné la résistance du nouveau-né à l'asphyxie par l'eau, l'agonie du bébé durait souvent vingt à trente minutes. A partir d'octobre 1944, les nourrissons ne furent plus tués mais moururent tous de misère physiologique. Ils eurent même une pièce réservée, et notre camarade médecin Zdenka put obtenir pour eux un peu de lait en poudre que les infirmières mélangeaient avec des farines cuites, données par les prisonnières qui recevaient des colis ; dans cette période, les bébés purent vivre jusqu'à trois mois, mais aucun ne survécut au-delà.
En décembre 1944, quelques mères avec leur bébé, envoyées dans un kommando de travail, furent aidées sur le plan alimentaire par des prisonniers de guerre français. Quelques enfants ont alors survécu, dont trois petits Français, un petit Polonais et un petit Autrichien - sur 845 décédés d'octobre 1944 à avril 1945.
En janvier 1945, période où l'extermination est déjà en cours, la pièce réservée jusque-là aux nourrissons fut supprimée au Revier*, et les mères avec leur bébé furent mises avec les Tsiganes et leurs enfants de tous âges dans une moitié du block** 32 ....
Quand les mères avec enfant avaient été installées avec les Tsiganes au block 32, celui-ci avait été entouré d'un grillage à barbelé et, le 28 février, tout le block sauf les malades partit pour Bergen-Belsen*** (27 bébés moururent dans le train).
Dans le courant de mars, les 12 bébés survivants furent gazés, dans un groupe de 250 jeunes femmes enceintes ou allaitant des nourrissons.
Germaine Tillion,
Ravensbrück, Seuil, 1973, 1988.
NOTES :
le Revier : une sorte d'infirmerie du camp. On y était soigné parfois, ou on y était sélectionné pour la mort...
block : baraque du camp.
Bergen-Belsen : camp de concentration dans le Nord de l'Allemagne, près de Hanovre (voir carte). C'est là que mourut Anne Frank.
Y a-t-il eu des survivants ? De très rares exceptions
Parmi les enfants déportés, les survivants sont très rares. Il y a :
les jeunes de plus de quinze ans (ou qui se sont fait passer pour des plus de quinze ans) et qui ont réussi à survivre comme travailleurs.
des enfants sélectionnés pour les expériences médicales
des enfants arrêtés très tardivement et qui ne purent être emmenés dans les camps d'extermination
Réflexions de survivants
Deux enfants survivants de Piotrkow
« La plupart d'entre nous, nous pouvons être fiers d'avoir mobilisé toute notre énergie, concentré tous nos efforts pour nous rebâtir une vie matérielle et spirituelle, lui redonner un sens, après notre libération et notre arrivée en Angleterre. Nous n'avons pas voulu donner à Hitler l'occasion d'une victoire posthume. Nos parents nous avaient très tôt donné un sens profond des priorités, de la compassion et de la responsabilité envers nos prochains, et cela nous a été d'une grande utilité. Aussi bas que nous soyons tombés, privés de tous restes de dignité humaine, nous n'avons jamais succombé à la corruption. L'idée de vengeance ne nous effleurait pratiquement pas, nous n'étions pas animés de haine ou de fiel. »
Ben Helfgott,
originaire de la ville de Piotrkow, en Pologne,
âgé de quinze ans à la fin de la guerre.
« À mon arrivée à Windermere en Angleterre, après la libération du camp de Theresienstadt, on m'a donné une chambre pour moi seul, avec un lit, des couvertures, et quelques autres objets dont nous avions été si longtemps privés. Pendant les trois mois que j'y passai, on m'a nourri et donné une instruction de base en anglais. J'allais beaucoup au cinéma, je marchais, je visitais et faisais du bateau sur le lac Windermere.
C'était le paradis, jamais je n'avais connu un tel luxe. J'ai de magnifiques souvenirs de cet endroit. »
Krulik Wilder,
également originaire de Piotrkow, en Pologne,
âgé de seize ans à la fin de la guerre.
En 1939, 24 500 Juifs vivaient à Piotrkow, moins d'un millier survécut à la guerre.
Témoignages cités par Martin Gilbert, Jamais plus, Une histoire de la Shoah, Tallandier-Historia, 2000
Séquelles
La déportation laisse des séquelles, des traces profondes dans les corps et les esprits des enfants survivants. Les témoignages qui suivent en donnent quelques exemples :
Grossir
« A la Libération, j'ai été envoyée en Suède où je suis restée trois ans. En Suède, j'ai été confiée à un docteur qui a immédiatement décidé de me faire grossir. A onze ans, je pesais à peine plus qu'un enfant de trois ans et j'avais un gros ventre. J'ai lentement récupéré. J'étais avec ma soeur. Elle a curieusement traversé l'épreuve sans tomber malade. Elle était devenue une enfant très calme, silencieuse, complètement coupée du monde. »
Renée H.,
née en 1933 à Bratislava (Tchécoslovaquie),
déportée à l'âge de 10 ans à Auschwitz-Birkenau, puis à Bergen-Belsen.
Les rêves, ça ne s'arrête jamais...
« Les rêves, les rêves. vous savez, pendant des années, au début, je ne rêvais pas du tout. Mais maintenant, tous ces rêves. Il y a deux semaines, je rêvais des Allemands, ils essayaient de me retrouver. Je me suis réfugiée dans l'océan, je me suis cachée dans l'océan du monde jusqu'à ce que les Allemands s'en aillent. Toutes sortes de rêves. Ça ne s'arrête jamais. croyez-moi, jamais, jamais, jamais. Des fois, vous savez quoi ? Je voudrais être morte, moi aussi Elle pleure. Je voudrais être morte. Parce que je ne m'en sors plus avec ça. »
Perla K,
née à Corfou, en Grèce en 1928,
déportée enfant à Auschwitz-Birkenau, puis à Bergen-Belsen, puis à Dachau,
témoignage enregistré en 1990.
Témoignages cités dans Témoigner, Paroles de la Shoah, Flammarion, 2000
Sans de gaulle, la france serait peut-être restée une puissance nucléaire virtuelle, comme l'inde après son essai de 1974.Oui je peux vous l'avouer l'africain a du mordant a se faire, ils doient retroussé ses manche et se mettre serieusement au travaille.
..pas d'un truc publique où la moisissure a atteint la conscience et érigé un temple à la gloire de jésus. ... Ouais ça pue du cul et le diable aime ça..Sinon on est allé voir le musé sur la bombe d'Hiroshima c'est vraiment ... Bande de gros con moisi des émoroîdes.
«Les ennemis de l’Afrique, ce sont les Africains». Intellectuel africain, qu’as-tu fait de tant d’années consacrées à des études? Si ce n’était que pour enfoncer davantage ton Afrique ainsi que tes frères et sœurs dans la misère noire, tes parents auront dépensé de l’argent pour rien. Au Président Tandja, nous disons que le peuple togolais et les peuples africains dans leur ensemble lui rendent un vibrant hommage pour
"l’excellent travail" abattu au Togo entre le 28 février et le 24 avril 2005. Si le Togo venait à être dirigé par des gens honnêtes et correctes qui ont l’amour de leur patrie, qui ne jettent pas l’argent du pays par la fenêtre à des mendiants de tous bords, qui font une gestion rigoureuse des biens de la nation, le Togo dépasserait de loin son Niger natal, cela peut-être n’est pas de son goût. Voilà pourquoi il faut recevoir des ordres d’ailleurs, pour maintenir le pauvre Togo dans sa souffrance, dans l’asservissement et l’esclavage.
Les centaines de morts gratuits, les milliers de blessés dont certains mutilés à vie, les 33 à 35 000 réfugiés de part et d’autre des frontières togolaises sont le fruit et le résultat de l’entêtement de M. Tandja, à conduire les Togolais à la boucherie sur l’autel d’intérêt égoïste et partisan, en dépit du sursaut d’orgueil et de patriotisme du Ministre Akila-Esso Boko. Ce dernier, en charge de
l’organisation de l’élection, lui qui est membre du parti au pouvoir et en plus officier supérieur des FAT qui savait de quoi il parlait, avait voulu éviter le drame actuel. Son "Excellence boubou bordé trois pièces" n’avait trouvé mieux que de le traiter d’irresponsable. Les faits aujourd’hui permettent à tous de reconnaître le vrai irresponsable de ces deux autorités du Niger et du Togo. Les événements post-électoraux que craignait le Ministre Boko ne se
sont-ils pas avérés? Jusqu’à ce jour on continue de traquer et tuer des jeunes de l’opposition.
Les Togolais seront à jamais reconnaissants à Son Excellence Tandja Mamadou, de les avoir aidés à sombrer davantage dans la misère et la souffrance. Ils lui seront reconnaissants, d’avoir réussi vaille que vaille cette farce orchestrée par la France au détriment des pauvres populations de notre pays, farce qui avait consisté à crier au scandale au lendemain du 5 février 2005 pour un retour à la légalité constitutionnelle avec un simulacre de sanction trompe-l’œil quelques jours plus tard contre les autorités de fait. Son Excellence se serait tu sur le coup de force du 5 février que les Africains ne jetteraient pas tant de pierres aujourd’hui à la CEDEAO. Au demeurant et tout au plus, on l’aurait
accusée de n’avoir rien fait, de n’avoir pas réagi. "
Pourquoi la France doit-elle imposer aux Etats africains, les hommes de son choix? Pourquoi la CEDEAO doit-elle servir de faire-valoir à la France au lieu de défendre l’intégrité et la souveraineté de nos Etats? Même si c’est au prix d’une récompense
matérielle, ou financière, est-ce ainsi que nous allons aider nos peuples, nos frères et sœurs et notre cher Continent, l’Afrique, à se développer? Les Togolais laissent M. Tandja avec sa conscience
d’homme, de chef d’Etat bâtisseur de la démocratie en Afrique. Le Togo laisse sur la conscience de M. Tandja tant de morts, de blessés, de mutilés à vie, tant de femmes et enfants entre la vie et la mort sur les sols béninois et ghanéen.
Comme si la plaisanterie jusque là conduite contre notre peuple ne suffisait pas, M. Tandja et son équipe se sont entre temps royalement moqués de ce peuple après le 24 avril, en décidant de lui envoyer sur ses terres d’asile au Bénin et au Ghana, des médicaments pour se soigner et au nom de la CEDEAO. Que c’est
beau! S’il pense qu’il a combattu le bon combat, le combat des justes qui mérite d’être mené avec droiture et désintéressement, pour sauver des populations de 38 ans de dictature et de souffrance, les Togolais et les Africains le laissent avec sa conscience de chef d’Etat qui a en main la destinée du peuple frère du Niger. Au moins le président en exercice de l’UA qui lorgne du côté du fauteuil du Conseil de sécurité des Nations Unies a eu le courage de dire que 38 ans de dictature sous Eyadèma, cela suffit.
Les critiques depuis la forfaiture de la CEDEAO fusent de tous les coins du continent à travers moult débats et discussions. Les dirigeants de la CEDEAO et de l’UA pensent-ils que c’est à travers la prostitution que l’UE est devenue viable aujourd’hui avec sa monnaie unique? Tant que nos dirigeants se laisseront manipuler par la France et les puissances occidentales en dépit des immenses richesses que regorge le sous-sol africain et en dépit des immenses richesses intellectuelles et culturelles, notre continent sera toujours à la traîne. Le miracle ne viendra pas de
l’Occident. Stupides que nous sommes en Afrique, nous semblons avoir perdu tout sens de l’honneur, d’humanisme et de dignité en laissant les autres nous dicter leur loi.
Nous ne savions pas que M. Tandja était venu le 28 février 2005 au Togo pour une farce. Le jeu auquel nous assistons aujourd’hui, on nous l’avait soufflé bien avant les urnes et personne n’est surpris que ce scénario voulu par la France soit respecté. Deux
preuves valent mieux qu’une. Nous avions voulu attendre pour voir le respect du schéma: fermer les yeux sur les fraudes massives, faire en sorte que le fils d’Eyadèma gagne et on parlera d’un gouvernement d’union, puis l’on flattera l’opposition avec
l’illusion des législatives en perspective pour la faire taire.
La France a déjà ficelé aussi les contours de sa recette de gouvernement d’union ainsi que ceux des législatives à venir. Tous ceux qui, dans l’ombre ou à visage découvert, comme Aïchatou Mindaoudou, Adrienne Diop, Maï Manga Boukar, Ibn Chambas, ont accompagné ignominieusement son Excellence dans son coup d’Etat contre l’opposition togolaise, le paieront tôt ou tard et d’une manière ou d’une autre. Les hommes ont leurs lois, mais la nature a aussi les siennes propres. Ce n’est pas une question de religion. Qu’on se le tienne pour dit. A tout ce monde, nous disons: «hélou lo! Tché kounou hélou na mi lo!» (une manière dans le sud du Togo, de lancer des malédictions aux mécréants).
Les gesticulations aujourd’hui à Abuja de l’Union Africaine (mort-née) et de la CEDEAO (en plein frisson de mort), les multiples voyages au Gabon, aux USA et ailleurs du Président en exercice de l’UA pour tenter de trouver une issue à la crise togolaise, pouvaient être évités si les chefs d’Etats africains avaient su
maintenir la pression jusqu’au bout pour des élections vraiment propres et susceptibles d’amener le perdant à reconnaître sportivement sa défaite. Hommage et gloire éternelle à Son Excellence Tandja Mamadou pour avoir assassiné une fois de plus la démocratie au Togo!
Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l'insurrection est,pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacrédes droits et le plus le plus sacré des dévoirs...
Le peuple français, convaincu que l'oubli et le mépris des droits naturels de l'homme, sont les seules causes des malheurs du monde, a résolu d'exposer dans une déclaration solennelle, ces droits sacrés et inaliénables, afin que tous les citoyens pouvant comparer sans cesse les actes du gouvernement avec le but de toute institution sociale, ne se laissent jamais opprimer, avilir par la tyrannie ; afin que le peuple ait toujours devant les yeux les bases de sa liberté et de son bonheur; le magistrat la règle de ses devoirs; le législateur l'objet de sa mission.
En conséquence, il proclame, en présence de l'Etre suprême, la déclaration suivante des droits de l'homme et du citoyen.
Article premier. Le but de la société est le bonheur commun; le gouvernement est institué pour garantir à l'homme la puissance de ses droits naturels et imprescriptibles.
Article 2. Ces droits sont l'égalité, la liberté, la sûreté, la propriété.
Article 3. Tous les hommes sont égaux par la nature et devant la loi.
Article 4. La loi est l'expression libre et solennelle de la volonté générale; elle est la même pour tous, soit qu'elle protège, soit qu'elle punisse; elle ne peut ordonner que ce qui est juste et utile à la société; elle ne peut défendre que ce qui lui est nuisible.
Article 5. Tous les citoyens sont également admissibles aux emplois publics. Les peuples libres ne connaissent d'autres motifs de préférence, dans leurs élections, que les vertus et les talents.
Article 6. La liberté est le pouvoir qui appartient à l'homme de faire tout ce qui ne nuit pas aux droits d'autrui : elle a pour principe la nature; pour règle la justice; pour sauvegarde la loi ; sa limite morale est dans cette maxime : Ne fais pas à un autre ce que tu ne veux pas qu'il te soit fait.
Article 7. Le droit de manifester sa pensée et ses opinions, soit par la vole de la presse, soit de toute autre manière, le droit de s'assembler paisiblement, le libre exercice des cultes, ne peuvent être interdits. La nécessité d'énoncer ces droits suppose ou la présence ou le souvenir récent du despotisme.
Article 8. La sûreté consiste dans la protection accordée par la société à chacun de ses membres pour la conservation de sa personne, de ses droits et de ses propriétés.
Article 9. La loi doit protéger la liberté publique et individuelle contre l'oppression de ceux qui gouvernent.
Article 10. Nul ne doit être accusé, arrêté ni détenu, que dans les cas déterminés par la loi et selon les formes qu'elle a prescrites. Tout citoyen, appelé ou saisi par l'autorité de la loi, doit obéir à l'instant; il se rend coupable par la résistance.
Article 11. Tout acte exercé contre un homme hors des cas et sans les formes que la loi détermine, est arbitraire et tyrannique ; celui contre lequel on voudrait l'exécuter par la violence a le droit de le repousser par la force.
Article 12. Ceux qui solliciteraient, expédieraient, signeraient, exécuteraient ou feraient exécuter des actes arbitraires, seraient coupables, et doivent être punis.
Article 13. Tout homme étant présumé innocent jusqu'à ce qu'il ait été déclaré coupable, s'il est jugé indispensable de l'arrêter, toute rigueur qui ne serait pas nécessaire pour s'assurer de sa personne doit être sévèrement réprimée par la loi.
Article 14. Nul ne doit être jugé et puni qu'après avoir été entendu ou légalement appelé, et qu'en vertu d'une loi promulguée antérieurement au délit. La loi qui punirait les délits commis avant qu'elle existât serait une tyrannie ; l'effet rétroactif donné à la loi serait un crime.
Article 15. La loi ne doit décerner que des peines strictement et évidemment nécessaires : les peines doivent être proportionnées au délit et utiles à la société.
Article 16. Le droit de propriété est celui qui appartient à tout citoyen de jouir et de disposer à son gré de ses biens, de ses revenus, du fruit de son travail et de son industrie.
Article 17. Nul genre de travail, de culture, de commerce, ne peut être interdit à l'industrie des citoyens.
Article 18. Tout homme peut engager ses services, son temps; mais il ne peut se vendre, ni être vendu; sa personne n'est pas une propriété aliénable. La loi ne reconnaît point de domesticité; il ne peut exister qu'un engagement de soins et de reconnaissance, entre l'homme qui travaille et celui qui l'emploie.
Article 19. Nul ne peut être privé de la moindre portion de sa propriété sans son consentement, si ce n'est lorsque la nécessité publique légalement constatée l'exige, et sous la condition d'une juste et préalable indemnité.
Article 20. Nulle contribution ne peut être établie que pour l'utilité générale. Tous les citoyens ont le droit de concourir à l'établissement des contributions, d'en surveiller l'emploi, et de s'en faire rendre compte.
Article 21. Les secours publics sont une dette sacrée. La société doit la subsistance aux citoyens malheureux, soit en leur procurant du travail, soit en assurant les moyens d'exister à ceux qui sont hors d'état de travailler.
Article 22. - L'instruction est le besoin de tous. La société doit favoriser de tout son pouvoir les progrès de la raison publique, et mettre l'instruction à la portée de tous les citoyens.
Article 23. La garantie sociale consiste dans l'action de tous, pour assurer à chacun la jouissance et la conservation de ses droits; cette garantie repose sur la souveraineté nationale.
Article 24. Elle ne peut exister, si les limites des fonctions publiques ne sont pas clairement déterminées par la loi, et si la responsabilité de tous les fonctionnaires n'est pas assurée.
Article 25. La souveraineté réside dans le peuple; elle est une et indivisible, imprescriptible et inaliénable.
Article 26. Aucune portion du peuple ne peut exercer la puissance du peuple entier; mais chaque section du souverain assemblée doit jouir du droit d'exprimer sa volonté avec une entière liberté.
Article 27. Que tout individu qui usurperait la souveraineté soit à l'instant mis à mort par les hommes libres.
Article 28. Un peuple a toujours le droit de revoir, de réformer et de changer sa Constitution. Une génération ne peut assujettir à ses lois les générations futures.
Article 29. Chaque citoyen a un droit égal de concourir à la formation de la loi et à la nomination de ses mandataires ou de ses agents.
Article 30. Les fonctions publiques sont essentiellement temporaires ; elles ne peuvent être considérées comme des distinctions ni comme des récompenses, mais comme des devoirs.
Article 31. Les délits des mandataires du peuple et de ses agents ne doivent jamais être impunis. Nul n'a le droit de se prétendre plus inviolable que les autres citoyens.
Article 32. Le droit de présenter des pétitions aux dépositaires de l'autorité publique ne peut, en aucun cas, être interdit, suspendu ni limité.
Article 33. La résistance à l'oppression est la conséquence des autres Droits de l'homme.
Article 34. Il y a oppression contre le corps social lorsqu'un seul de ses membres est opprimé. Il y a oppression contre chaque membre lorsque le corps social est opprimé.
Article 35. Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l'insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs.
CONSTITUTION DU PEUPLE FRANÇAIS DE 1793
De la République
Article premier. La République française est une et indivisible.
De la distribution du peuple
Article 2. Le peuple français est distribué, pour l'exercice de sa souveraineté, en Assemblées primaires de canton.
Article 3. Il est distribué, pour l'administration et pour la justice, en départements, districts, municipalités.
De l'état des citoyens
Article 4. Tout homme né et domicilié en France, âgé de vingt et un ans accomplis; Tout étranger âgé de vingt et un ans accomplis, qui, domicilié en France depuis une année - Y vit de son travail - Ou acquiert une propriété - Ou épouse une Française - Ou adopte un enfant - Ou nourrit un vieillard ; - Tout étranger enfin, qui sera jugé par le Corps législatif avoir bien mérité de l'humanité - Est admis à l'exercice des Droits de citoyen français.
Article 5. L'exercice des Droits de citoyen se perd - Par la naturalisation en pays étranger - Par l'acceptation de fonctions ou faveurs émanées d'un gouvernement non populaire; - Par la condamnation à des peines infamantes ou afflictives, jusqu'à réhabilitation.
Article 6. L'exercice des Droits de citoyen est suspendu - Par l'état d'accusation; - Par un jugement de contumace, tant que le jugement n'est pas anéanti.
De la souveraineté du peuple
Article 7. Le peuple souverain est l'universalité des citoyens français.
Article 8. Il nomme immédiatement ses députés.
Article 9. Il délègue à des électeurs le choix des administrateurs, des arbitres publics, des juges criminels et de cassation.
Article 10. Il délibère sur les lois.
Des Assemblées primaires
Article 11. Les Assemblées primaires se composent des citoyens domiciliés depuis six mois dans chaque canton.
Article 12. Elles sont composées de deux cents citoyens au moins, de six cents au plus, appelés à voter.
Article 13. Elles sont constituées par la nomination d'un président, de secrétaires, de scrutateurs.
Article 14. Leur police leur appartient.
Article 15. Nul n'y peut paraître en armes.
Article 16. Les élections se font au scrutin, ou à haute voix, au choix de chaque votant.
Article 17. Une Assemblée primaire ne peut, en aucun cas, prescrire un mode uniforme de voter.
Article 18. Les scrutateurs constatent le vote des citoyens qui, ne sachant pas écrire, préfèrent de voter au scrutin.
Article 19. Les suffrages sur les lois sont donnés par oui et par non.
Article 20. Le voeu de l'Assemblée primaire est proclamé ainsi : Les citoyens réunis en Assemblée primaire de... au nombre de... votants, votent pour ou votent contre, à la majorité de...
De la Représentation nationale
Article 21. La population est la seule base de la représentation nationale.
Article 22. Il y a un député en raison de quarante mille individus.
Article 23. Chaque réunion d'Assemblées primaires, résultant d'une population de 39'000 à 41'000 âmes, nomme immédiatement un député.
Article 24. La nomination se fait à la majorité absolue des suffrages.
Article 25. Chaque Assemblée fait le dépouillement des suffrages, et envoie un commissaire pour le recensement général au lieu désigné comme le plus central.
Article 26. Si le premier recensement ne donne point de majorité absolue, il est procédé à un second appel, et on vote entre les deux citoyens qui ont réuni le plus de voix.
Article 27. En cas d'égalité de voix, le plus âgé a la préférence, soit pour être ballotté, soit pour être élu. En cas d'égalité d'âge, le sort décide.
Article 28. Tout Français exerçant les droits de citoyen est éligible dans l'étendue de la République.
Article 29. Chaque député appartient à la nation entière.
Article 30. En cas de non-acceptation, démission, déchéance ou mort d'un député, il est pourvu à son remplacement par les Assemblées primaires qui l'ont nommé.
Article 31. Un député qui a donné sa démission ne peut quitter son poste qu'après l'admission de son successeur.
Article 32. Le peuple français s'assemble tous les ans, le 1er mai, pour les élections.
Article 33. Il y procède quel que soit le nombre de citoyens ayant droit d'y voter.
Article 34. Les Assemblées primaires se forment extraordinairement, sur la demande du cinquième des citoyens qui ont droit d'y voter.
Article 35. La convocation se fait, en ce cas, par la municipalité du lieu ordinaire du rassemblement.
Article 36. Ces Assemblées extraordinaires ne délibèrent qu'autant que la moitié, plus un, des citoyens qui ont droit d'y voter, sont présents.
Des Assemblées électorales
Article 37. Les citoyens réunis en Assemblées primaires nomment un électeur à raison de 200 citoyens, présents ou non; deux depuis 301 jusqu'à 400; trois depuis 501 jusqu'à 600.
Article 38. La tenue des Assemblées électorales, et le mode des élections sont les mêmes que dans les Assemblées primaires.
Du Corps législatif
Article 39. Le Corps législatif est un, indivisible et permanent.
Article 40. Sa session est d'un an.
Article 41. Il se réunit le 1er juillet.
Article 42. L'Assemblée nationale ne peut se constituer si elle n'est composée au moins de la moitié des députés, plus un.
Article 43. Les députés ne peuvent être recherchés, accusés ni jugés en aucun temps, pour les opinions qu'ils ont énoncées dans le sein du Corps législatif.
Article 44. Ils peuvent, pour fait criminel, être saisis en flagrant délit: mais le mandat d'arrêt ni le mandat d'amener ne peuvent être décernés contre eux qu'avec l'autorisation du Corps législatif.
Tenue des séances du Corps législatif
Article 45. Les séances de l'Assemblée nationale sont publiques.
Article 46. Les procès-verbaux de ses séances seront imprimés.
Article 47. Elle ne peut délibérer si elle n'est composée de deux cents membres au moins.
Article 48. Elle ne peut refuser la parole à ses membres, dans l'ordre où ils l'ont réclamée.
Article 49. Elle délibère à la majorité des présents.
Article 50. Cinquante membres ont le droit d'exiger l'appel nominal.
Article 51. Elle a le droit de censure sur la conduite de ses membres dans son sein.
Article 52. La police lui appartient dans le lieu de ses séances, et dans l'enceinte extérieure qu'elle a déterminée.
Des fonctions du Corps législatif
Article 53. Le Corps législatif propose des lois et rend des décrets.
Article 54. Sont compris, sous le nom général de loi, les actes du Corps législatif, concernant : - La législation civile et criminelle; - L'administration générale des revenus et des dépenses ordinaires de la République; - Les domaines nationaux; - Le titre, le poids, l'empreinte et la dénomination des monnaies; - La nature, le montant et la perception des contributions; - La déclaration de guerre; - Toute nouvelle distribution générale du territoire français; - L'instruction publique; - Les honneurs publics à la mémoire des grands hommes.
Article 55. Sont désignés, sous le nom particulier de décret, les actes du Corps législatif, concernant: - L'établissement annuel des forces de terre et de mer; - La permission ou la défense du passage des troupes étrangères sur le territoire français; - L'introduction des forces navales étrangères dans les ports de la République; - Les mesures de sûreté et de tranquillité générales; - La distribution annuelle et momentanée des secours et travaux publics; - Les ordres pour la fabrication des monnaies de toute espèce; - Les dépenses imprévues et extraordinaires; - Les mesures locales et particulières à une administration une commune, à un genre de travaux publics; - La défense du territoire; - La ratification des traités; - La nomination et la destitution des commandants en chef des armées; - La poursuite et la responsabilité des membres du conseil, des fonctionnaires publics; - L'accusation des prévenus de complots contre la sûreté générale de la République; - Tout changement dans la distribution partielle du territoire français; - Les récompenses nationales.
De la formation de la loi
Article 56. Les projets de loi sont précédés d'un rapport.
Article 57. La discussion ne peut s'ouvrir, et la loi ne peut être provisoirement arrêtée que quinze jours après le rapport.
Article 58. Le projet est imprimé et envoyé à toutes les communes de la République, sous ce titre: loi proposée.
Article 59. Quarante jours après l'envoi de la loi proposée, si, dans la moitié des départements, plus un, le dixième des Assemblées primaires de chacun d'eux, régulièrement formées, n'a pas réclamé, le projet est accepté et devient loi.
Article 60. S'il y a réclamation, le Corps législatif convoque les Assemblées primaires.
De l'intitulé des lois et des décrets
Article 61. Les lois, les décrets, les jugements et tous les actes publics sont intitulés : Au nom du peuple français, l'an... de la République française.
Du Conseil exécutif
Article 62. Il y a un Conseil exécutif composé de vingt-quatre membres.
Article 63. L'Assemblée électorale de chaque département nomme un candidat. Le Corps législatif choisit, sur la liste générale, les membres du Conseil.
Article 64. Il est renouvelé par moitié à chaque législature, dans les derniers mois de sa session.
Article 65. Le Conseil est chargé de la direction et de la surveillance de l'administration générale; il ne peut agir qu'en exécution des lois et des décrets du Corps législatif.
Article 66. Il nomme, hors de son sein, les agents en chef de l'administration générale de la République.
Article 67. Le Corps législatif détermine le nombre et les fonctions de ces agents.
Article 68. Ces agents ne forment point un conseil; ils sont séparés, sans rapports immédiats entre eux ; ils n'exercent aucune autorité personnelle.
Article 69. Le Conseil nomme, hors de son sein, les agents extérieurs de la République.
Article 70. Il négocie les traités.
Article 71. Les membres du Conseil, en cas de prévarication, sont accusés par le Corps législatif.
Article 72. Le Conseil est responsable de l'inexécution des lois et des décrets, et des abus qu'il ne dénonce pas.
Article 73. Il révoque et remplace les agents à sa nomination.
Article 74. Il est tenu de les dénoncer, s'il y a lieu, devant les autorités judiciaires.
Des relations du Conseil exécutif avec le Corps législatif
Article 75. Le Conseil exécutif réside auprès du Corps législatif; il a l'entrée et une place séparée dans le lieu de ses séances.
Article 76. Il est entendu toutes les fois qu'il a un compte à rendre.
Article 77. Le Corps législatif l'appelle dans son sein, en tout ou en partie lorsqu'il le juge convenable.
Des corps administratifs et municipaux
Article 78. Il y a dans chaque commune de la République une administration municipale; - Dans chaque district, une administration intermédiaire; - Dans clinique département, une administration centrale.
Article 79. Les officiers municipaux sont élus par les Assemblées de commune.
Article 80. Les administrateurs sont nommés par les assemblées électorales de département et de district.
Article 81. Les municipalités et les administrations sont renouvelées tous les ans par moitié.
Article 82. Les administrateurs et officiers municipaux n'ont aucun caractère de représentation. - Ils ne peuvent, en aucun cas, modifier les actes du Corps législatif, ni en suspendre l'exécution.
Article 83. Le Corps législatif détermine les fonctions des officiers municipaux et des administrateurs, les règles de leur subordination, et les peines qu'ils pourront encourir.
Article 84. Les séances de municipalités et des administrations sont publiques.
De la Justice civile
Article 85. Le code des lois civiles et criminelles est uniforme pour toute la République.
Article 86. Il ne peut être porté aucune atteinte au droit qu'ont les citoyens de faire prononcer sur leurs différends par des arbitres de leur choix.
Article 87. La décision de ces arbitres est définitive, si les citoyens ne se sont pas réservé le droit de réclamer.
Article 88. Il y a des juges de paix élus par les citoyens des arrondissements déterminés par la loi.
Article 89. Ils concilient et jugent sans frais.
Article 90. Leur nombre et leur compétence sont réglés par le Corps législatif.
Article 91. Il y a des arbitres publics élus par les Assemblées électorales.
Article 92. Leur nombre et leurs arrondissements sont fixés par le Corps législatif.
Article 93. Ils connaissent des contestations qui n'ont pas été terminées définitivement par les arbitres privés ou par les juges de paix.
Article 94. Ils délibèrent en public. - Ils opinent à haute-voix. - Ils statuent en dernier ressort, sur défenses verbales, ou sur simple mémoire, sans procédures et sans frais. - Ils motivent leurs décisions.
Article 95. Les juges de paix et les arbitres publics sont élus tous les ans.
De la Justice criminelle
Article 96. En matière criminelle, nul citoyen ne peut être jugé que sur une accusation reçue par les jurés ou décrétée par le Corps législatif. - Les accusés ont des conseils choisis par eux, ou nommés d'office. - L'instruction est publique. - Le fait et l'intention sont déclarés par un juré de jugement. - La peine est appliquée par un tribunal criminel.
Article 97. Les juges criminels sont élus tous les ans par les Assemblées électorales.
Du Tribunal de cassation
Article 98. Il y a pour toute la République un Tribunal de cassation.
Article 99. Ce tribunal ne connaît point du fond des affaires. - Il prononce sur la violation des formes et sur les contraventions expresses à la loi.
Article 100. Les membres de ce tribunal sont nommés tous les ans par les Assemblées électorales.
Des Contributions publiques
Article 101. Nul citoyen n'est dispensé de l'honorable obligation de contribuer aux charges publiques.
De la Trésorerie nationale
Article 102. La trésorerie nationale est le point central des recettes et dépenses de la République.
Article 103. Elle est administrée par des agents comptables, nommés par le Conseil exécutif.
Article 104. Ces agents sont surveillés par des commissaires nommés par le Corps législatif, pris hors de son sein, et responsables des abus qu'ils ne dénoncent pas.
De la Comptabilité
Article 105. Les comptes des agents de la trésorerie nationale et des administrateurs des deniers publics, sont rendus annuellement à des commissaires responsables, nommés par le Conseil exécutif.
Article 106. Ces vérificateurs sont surveillés par des commissaires à la nomination du Corps législatif, pris hors de son sein, et responsables des abus et des erreurs qu'ils ne dénoncent pas. - Le Corps législatif arrête les comptes.
Des Forces de la République
Article 107. La force générale de la République est composée du peuple entier.
Article 108. La République entretient à sa solde, même en temps de paix, une force armée de terre et de mer.
Article 109. Tous les Français sont soldats ; ils sont tous exercés au maniement des armes.
Article 110. Il n'y a point de généralissime.
Article 111. La différence des grades, leurs marques distinctives et la subordination ne subsistent que relativement au service et pendant sa durée.
Article 112. La force publique employée pour maintenir l'ordre et la paix dans l'intérieur, n'agit que sur la réquisition par écrit des autorités constituées.
Article 113. La force publique employée contre les ennemis du dehors, agit sous les ordres du Conseil exécutif.
Article 114. Nul corps armé ne peut délibérer.
Des Conventions nationales
Article 115. Si dans la moitié des départements, plus un, le dixième des Assemblées primaires de chacun d'eux, régulièrement formées, demande la révision de l'acte constitutionnel, ou le changement de quelques-uns de ces Articles, le Corps législatif est tenu de convoquer toutes les Assemblées primaires de la République, pour savoir s'il y a lieu à une Convention nationale.
Article 116. La Convention nationale est formée de la même manière que les législatures, et en réunit les pouvoirs.
Article 117. Elle ne s'occupe, relativement à la Constitution, que des objets qui ont motivé sa convocation.
Des rapports de la République française avec les nations étrangères
Article 118. Le Peuple français est l'ami et l'allié naturel des peuples libres.
Article 119. Il ne s'immisce point dans le gouvernement des autres nations; il ne souffre pas que les autres nations s'immiscent dans le sien.
Article 120. Il donne asile aux étrangers bannis de leur patrie pour la cause de la liberté. - Il le refuse aux tyrans.
Article 121. Il ne fait point la paix avec un ennemi qui occupe son territoire.
De la Garantie des Droits
Article 122. La Constitution garantit à tous les Français l'égalité, la liberté, la sûreté, la propriété, la dette publique, le libre exercice des cultes, une instruction commune, des secours publics, la liberté indéfinie de la presse, le droit de pétition, le droit de se réunir en sociétés populaires, la jouissance de tous les Droits de l'homme.
Article 123. La République française honore la loyauté, le courage, la vieillesse, la piété filiale, le malheur. Elle remet le dépôt de sa Constitution sous la garde de toutes les vertus.
Article 124. La déclaration des Droits et l'acte constitutionnel sont gravés sur des tables au sein du Corps législatif et dans les places publiques.
***
. Décret du 21 septembre 1792. La Convention nationale déclare : 1. Qu'il ne peut y avoir de Constitution que celle qui est acceptée par le Peuple; 2. Que les personnes et les propriétés sont sous la sauvegarde de la Nation.
. Décret des 21-22 septembre 1792. La Convention nationale décrète à l'unanimité que la royauté est abolie en France.
. Déclaration du 25 septembre 1792. La Convention nationale déclare que la République française est une et indivisible.
CONTRE les crimes jugées les plus ODIEUX Le Sang ducoupable apparaissant comme le seul capable de "laver" ou decomposé celui de la victime
Tu Rendra sang pour sang que tu as volé, Tu donneras vie pour vie,Oeil pour oeil, dent pour dent, main pour main, pied pour pied, brûlure pour brulure, blessure pour blessure, meurtrissure pourmeurtrissure. (Exode, XXI, 24-25)
Sans de gaulle, la france serait peut-être restée une puissance nucléaire virtuelle, comme l'inde après son essai de 1974.Oui je peux vous l'avouer l'africain a du mordant a se faire, ils doient retroussé ses manche et se mettre serieusement au travaille.
Ce livre contient une série de textes écrits par différents auteurs français qui s'expriment sur les façons dont le crime devrait être sanctionné maintenant que la peine de mort a été abolie en France. L'ouvrage parle aussi évidemment de la peine elle-même, en France et ailleurs.
En coédition avec Le Monde. La peine capitale, abolie en France en 1981 contre l'opinion publique, est encore en vigueur dans de nombreux pays, officiellement ou de manière plus détournée: dans des démocraties, comme aux Etats-Unis, dont les media se font souvent l'écho, e dans de nombreuses dictatures.
Vingt ans après son abolition, la peine de mort n'est plus un enjeu en France. La question avait suscité toutes les passions dans les années 1.970, divisant l'opinion et la classe politique. La gauche était abolitionniste, la droite généralement pour le statu quo. Depuis le début de la Ve République, les différents chefs de l'État, s'ils ont parfois fait part de leur hostilité personnelle à la peine capitale, n'ont jamais cru devoir engager un débat national sur un sujet aussi sensible. C'est l'infatigable avocat des droits de l'homme, Robert Badinter, qui décide, avec François Mitterrand, de mener le combat pour l'abolition.
La Loi du talion, une des plus anciennes lois existantes, consiste en la juste réciprocité du crime et de la peine. Cette loi est souvent symbolisée par l’expression Œil pour œil, dent pour dent.
Elle caractérise un état intermédiaire de la justice pénale entre le système de la vendetta et le recours à un juge comme tiers impartial et désintéressé.
5/Arbitraire La peine de mort est utilisée de manière disproportionnée contre des gens pauvres ou des personnes appartenant à une minorité. Aux Etats-Unis, la part des Afro-Américains condamnés est supérieure à la moyenne. En Arabie Saoudite, elle touche avant tout les travailleurs et travailleuses étrangers. Avec la peine de mort, les Etats satisfont une certaine [soif de vengeance populiste – souvent en organisant des procès publics et des exécutions de masse, comme c’est le cas en Iran et en Chine. La plupart des exécutions ne punissent pas des crimes violents mais répondent à des motifs politiques. La peine de mort permet au pouvoir de se débarrasser des personnes impopulaires. Ainsi, des peines de mort sont prononcées pour homosexualité (Nigeria, Arabie Saoudite), pour des délits liés à la drogue (Indonésie, Malaisie) ou pour vol, corruption ou fraude fiscale (Chine)."
1/"Injuste
La Déclaration universelle des droits de l’homme reconnaît à chacun·e le droit à la vie et ajoute: «Nul ne sera soumis à la torture ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.» La peine de mort viole ces droits humains fondamentaux. Personne n’a le droit de tuer, même en suivant les ordres d’un Etat. Un Etat ne peut à la fois interdire le fait de tuer tout en le pratiquant lui-même. Les normes internationales relatives aux droits humains se situent au-dessus du droit national.
2/Inhumaine
Il n’y a pas de peine de mort «humaine». Quelle que soit la méthode employée, l’exécution ne poursuit qu’un seul but, supprimer une vie. La peine de mort prive une personne de la possibilité d’expier un forfait, de réparer, de se repentir et de s’amender.
4/Irrévocable
Les erreurs judiciaires et les jugements erronés ne peuvent jamais être totalement exclus. Lorsqu’une peine de mort a été exécutée, il n’y a pas de retour en arrière possible. Depuis 1973 aux Etats-Unis, 123 personnes condamnées à mort ont été libérées après que la preuve de leur innocence a été faite (état avril 2007). Le nombre exact d’exécutions d’innocents, de jugements erronés et d’erreurs judiciaires avérées ne peut être déterminé avec précision. De faux aveux, des faux témoignages et des expertises insuffisantes peuvent influencer l’issue d’un procès et conduire à un assassinat perpétré par la justice. Dans certains pays, la procédure de condamnation à la peine de mort ne donne pas droit à une défense solide de l’accusé·e sur le plan juridique et n’octroie pas de droit d’action en appel.
5/Arbitraire
La peine de mort est utilisée de manière disproportionnée contre des gens pauvres ou des personnes appartenant à une minorité. Aux Etats-Unis, la part des Afro-Américains condamnés est supérieure à la moyenne. En Arabie Saoudite, elle touche avant tout les travailleurs et travailleuses étrangers. Avec la peine de mort, les Etats satisfont une certaine soif de vengeance populiste – souvent en organisant des procès publics et des exécutions de masse, comme c’est le cas en Iran et en Chine. La plupart des exécutions ne punissent pas des crimes violents mais répondent à des motifs politiques. La peine de mort permet au pouvoir de se débarrasser des personnes impopulaires. Ainsi, des peines de mort sont prononcées pour homosexualité (Nigeria, Arabie Saoudite), pour des délits liés à la drogue (Indonésie, Malaisie) ou pour vol, corruption ou fraude fiscale (Chine)."
Source: Amnesty.Fr
Le seule avantage de la peine de mort est d'ordre matériel et qui ne concerne pas du tout les victimes: réduire la population carcérale. Donc arretez de faire pleurer dans les chaumières par des drames qui ne font que servir des intérêts étranger à la douleur des familles. Pire on utilise le malheur de ces dernieres pour imposer des idées conservatrices, c'est cela qui est honteux. Bien sûr que la famille voudrait voir disparaitre le criminel, qui ne le voudrait pas si cela lui arrivait, mais cela reste une décision d'émotion. la solution n'est pas la réaction aux crimes mais l'action vis a vis de la tentation du crime.
Faut-il Rétablir La Peine De Mort En AFRIQUE?
Pour ou contre la peine de mort en AFRIQUE?
pour ou contre la peine de mort ?
Pour Ou Contre La Peine De Mort ?
Pour Ou Contre ? La Peine De Mort !
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Nos dirigeants ne sont que des employés d’un système oligarchique.
Ils ne sont que les exécutants d’une idéologie dont les racines se nourrissent dans la souffrance de l’humanité.
Leur objectif ?
Diviser pour mieux régner. Asservir pour mieux manipuler. Convaincre pour mieux servir une élite qui n’a comme visée que l’asservissement des peuples. Peu importe quel en est le prix.
Et voici poindre une nouvelle forme d’esclavagisme.
Cette crise qui affole fournit un terreau fertile sur lequel les esclavagistes (et je pèse mes mots) visent un monde indifférencié ou l’on consomme pareil, l’on vit pareil, on pense pareil. Un monde programmé de longue date dans lequel l’individu, le citoyen, y est seulement projeté comme un consommateur.
En fait, la manipulation des masses (comprendre exercice démocratique du pouvoir) se construit au travers de l’accomplissement d’une idéologie altermondialiste dans laquelle la perversité d’un nouveau système l’oligarchie économique contamine insidieusement nos libertés.
La menace, c’est de voir poindre une gouvernance mondiale organisée, planifiée et sans état d’âme régie par les présidents des états unis du monde.
Aujourd’hui, l’actualité qui nous oppose et nous déchire sur le bien fondé d’une grève des enseignants (dont je fais partie) mais à laquelle je n’ai pu participer car j’exerce en situation précaire (contractuel et corvéable à merci), cette actualité participe à nous focaliser sur une pensée unique. L’événement fait l’actualité et centralise notre intelligence sur la forme et non sur le fond.
Il est encore temps de repenser de se redresser. L’idée de solidarité peut nous y aider. Cette idée doit recentrer le projet de notre société et pour ce faire, la cohérence de la conduite personnelle doit être recherchée.
La coordination prégnante et conscientisée d'un comportement respectueux de chacun et de tous doit s’accompagner d’une réaction vraie par la révision de nos pratiques et de notre pensée. Et même si « la grève perturbe le quotidien des enfants et des parents » car le pire reste à venir !
Mieux encore, notre sensibilité doit s'appliquer à redécouvrir ces choses subtiles car avoir la terre en partage, aujourd’hui, dans les conditions économiques, environnementales et politiques du monde tel qu’il est suppose la mise en œuvre d’une approche globale et non stigmatisée. Un continuum convenu, des comportements instinctifs que nous devons adopter tels l’empathie, la générosité via le juste et le nécessaire. Pour nous, pour nos enfants qui seront les acteurs de demain;
Ces valeurs de solidarité pas très à la mode mais essentielles doivent venir soutenir notre guidance pour l'élaboration d’une révolution de notre pensée, de notre culture via un nouveau projet sociétal.
Car, c'est par l'échec de la perpétuation de nos comportements de génération en génération que le mode de vie de l'être humain des civilisations occidentales est aujourd'hui aussi peu adapté à la vie sur Terre.
**Une série d'empreintes fossiles de pieds humains a été découverte récemment à Langebaan sur la côte ouest de l'Afrique du Sud. Les paléontologues estiment qu'elles remontent à 117.000 ans.
Cette récente et spectaculaire découverte d'une humanité ancienne contraste avec la rencontre des visiteurs européens modernes, puis des colons, avec l'Afrique. Au 15ème siècle, des marins européens débarquèrent sur le sol africain et rencontrèrent ses habitants. La chose la plus étonnante qu'ils découvrirent fut que ces gens n'avaient pas de religion. Il n'y avait aucun signe de vie religieuse: pas de temples ni d'architecture sacrée, pas d'endroits visiblement réservés à un usage sacré, pas de moments consacrés au culte, pas de gestes dénotant une conscience du divin. Ces gens chantaient, dansaient et battaient leurs tambours avec un exhibitionnisme sensuel.
La grotte de Peerà Fish Hoek témoigne de la présence d'êtres humains remontant à environ 500.000 ans. L'homme de Fish Hoek, découvert en 1927 parmi neuf squelettes humains, était âgé d'environ 12.000 ans. Pour moi, cela signifie que les peuples de l'Afrique marchaient avec Dieu et que Dieu marchait avec eux. La forme de l'empreinte ressemble à la configuration de l'Afrique. Il ne peut y avoir aucune autre empreinte, aucune autre marque de Dieu que son identification avec l'activité humaine. Le Dieu de l'Afrique coïncide et coexiste avec les peuples de l'Afrique. Dieu n'a d'autre existence que sa présence avec les êtres humains. Dieu est faible et vulnérable parce que nous n'en avons pas connu d'autre.
Pour comprendre les peuples de l'Afrique, il est donc nécessaire de modifier le paradigme sur Dieu et la vie religieuse. L'Afrique est l'empreinte de Dieu.
En parlant de l'Afrique, il faut éviter la tentation de deux discours extrêmes : d'une part, brosser le sombre portrait d'un continent perpétuellement en crise, d'un peuple qui a été victime d'exploitations tout au long de l'histoire moderne, d'un continent où sévissent la corruption et les conflits et où les gens souffrent de toutes les maladies imaginables. Un monde sans science ni connaissances. Zephania Kameeta nous donne l'un des exemples les plus frappants de cette vision de l'Afrique exprimée par Keith Richburg, un journaliste africain-américain qui a travaillé dans les points chauds du continent.
"Parlez-moi de l'Afrique, de mes origines noires et de ma parenté avec mes frères africains, et je vous rejetterai tout ça à la figure, puis je vous mettrai le nez dans des images de chairs pourrissantes... Mais par-dessus tout je me dis : ‘Dieu soit loué que mon ancêtre ait quitté ce continent, parce que maintenant je n'ai rien à voir avec ces gens'."
D'autre part, à l'autre extrême, on trouve l'éminent spécialiste africain-américain des anciennes civilisations de l'Afrique, Manning Marable. Il met l'accent sur ce que l'Afrique a apporté à la civilisation moderne, l'Afrique berceau de l'humanité, source du savoir, de la science et de la culture anciennes, et les grands Africains qui ont influencé l'histoire des connaissances et de la civilisation. C'est une étonnante révélation de l'histoire dans une perspective africaine, où l'Afrique est le sujet et non l'objet des événements, et où les outils de l'interprétation sont entre les mains de l'Africain, qui raconte sa propre histoire. Le problème de cette approche est qu'elle ne prend pas en compte le fait que l'Afrique n'est plus visible : elle a été submergée par la misère, la souffrance et l'exploitation qui sont aujourd'hui le sort de beaucoup de ses habitants. La colonisation lui a ravi son âme. L'autre danger, c'est que l'on est enclin à rendre tout le monde responsable de ce qui est arrivé à l'Afrique, sauf les Africains eux-mêmes. Dans cette optique, ces derniers n'ont pas à assumer la responsabilité de leur condition, de leurs politiques, de leur économie, ni de leur culture: il y aurait des forces à l'oeuvre, un deus ex machina qui exerce son influence diabolique sur ce malheureux continent et ses populations. C'est la théorie de la "victimologie", et nous devons l'éviter.
J'offre ici est une position médiane entre ces deux extrêmes : ne succombons pas au pessimisme ni au cynisme des détracteurs de l'Afrique, mais ne cherchons pas non plus à glorifier son passé comme le font ses admirateurs. Je me sers de la foi comme d'un instrument pour interpréter le coeur et l'âme de l'Afrique. L'image des empreintes de pieds est celle par excellence qui me dit que le peuple africain a voyagé et peiné avec Dieu pendant des siècles. Les Africains sont le peuple de la foi. C'est elle qui les a soutenus. Elle fait partie de leur vie ordinaire et quotidienne. Elle leur dit que Dieu demeure parmi eux. Dieu marche et souffre avec eux. Dieu n'est pas l'explication ultime, parce que ce sont les gens qui sont l'explication de leur environnement et de leurs circonstances. Il est intéressant de constater que les Africains n'accusent jamais Dieu d'être l'auteur de leur souffrance. La théodicée ne fait pas partie de la philosophie de notre religion. Tout effet a une cause, et la nécessité de trouver un sens et une explication fait que les devins auront toujours du travail, parce qu'ils peuvent voir au-delà du monde élémentaire. Le mal n'arrive pas simplement comme ça, il a une cause, souvent la méchanceté humaine, et en fin de compte des forces mauvaises dépassant l'entendement humain. L'homme a le pouvoir de faire le bien et le mal.
Les Africains ont cheminé avec Dieu, et Dieu a dressé son tabernacle parmi eux. Dieu s'est incarné. Les Africains étaient soutenus par la foi et vivaient dans la foi. Leur cosmologie reliait le passé, le présent et l'avenir par l'intermédiaire des ancêtres. Les esprits des ancêtres étaient toujours présents, servant de médiateurs, et intervenant dans les événements de la vie. Cette conception de la vie signifiait que les Africains étaient des gens tolérants. Oui, ils faisaient la guerre, ils avaient des héros et des héroïnes. Oui, les groupes dominants opprimaient les plus faibles. C'était la loi de la nature. Mais ceux qui vivaient sous leur protection étaient acceptés, et l'étranger était sûr de recevoir l'hospitalité. Cela explique pourquoi les Africains furent colonisés : ils acceptaient et accueillaient les étrangers. Ils étaient vulnérables aux forces qui ne comprenaient pas leurs modes de vie. Les religions du monde trouvèrent une patrie en Afrique. Aucune culture n'y était totalement étrangère; elle devenait partie constituante du tout, et trouvait son expression dans la culture du continent entier. Voilà pourquoi nous avons aujourd'hui en Afrique un mélange de cultures et de religions. Le peuple africain chemine avec Dieu dans la foi.
Mais cette foi est en crise, et il est même possible qu'elle soit la cause de la crise qui touche le continent. Les Africains ne sont ni meilleurs ni pires que le reste des habitants de la planète. Ils recherchent de meilleurs modes de vie pour eux-mêmes et leurs enfants. Ils rêvent de liberté, de meilleures chances, et des moyens d'élargir les possibilités de choix dans leur vie. Ils ont vu des gouvernements s'installer et disparaître. Des puissants leur ont imposé leur domination, puis, leur heure venue, ont mordu la poussière. Il y a un cycle dans la vie qui est aussi prévisible qu'inévitable. C'est ainsi que la foi de l'Afrique a toujours été liée aux hommes. Les gens ont toujours influencé les événements qui s'y sont produits. La foi est en crise parce que la confiance dans les gens a été ébranlée, trahie. Dieu semble avoir déserté le peuple africain. Le Dieu qui leur avait insufflé de l'espoir en pleine tragédie et les avait soutenus pour l'avenir ne réside plus parmi eux. Les gens ont souvent été abandonnés à des forces impitoyables et rapaces. Comme les Israélites, nous avons essayé d'être comme les autres nations, oubliant que parmi nous demeure le Dieu qui voyage avec nous. Nous avons bâti des murs de division et d'hostilité qui nous séparent les uns des autres; nous avons créé des armées et gaspillé des ressources pour fabriquer des instruments de destruction. Nous avons tourné nos armes contre nous-mêmes et nous nous sommes détruits mutuellement dans des guerres fratricides. La richesse de nos nations a été marchandée sur les marchés mondiaux, avec peu d'égard pour les besoins de nos populations. Nos dirigeants nous ont volés, puis ont déposé notre argent dans des banques européennes. Nous ployons sous le fardeau de la dette. Dans de telles circonstances, la foi de nos ancêtres a besoin d'une ré-incarnation. Mais il n'y a là rien de nouveau.
J'ai dit que j'inventais simplement un outil d'interprétation, et que je ne cédais pas à la tentation de faire de l'apologétique. Il me semble que cet instrument nous ramènera au peuple africain et à sa foi en Dieu. Le triple défi qui nous est lancé est celui-ci : éliminer la pauvreté; instaurer la démocratie, le respect des droits de l'homme et de bons systèmes de gouvernement; et fixer des normes pour un univers obéissant aux règles de la morale.
Si je commence par la pauvreté, ce n'est pas par désir de céder à l'accablement au sujet de l'Afrique. Bien que j'accepte que ce continent doive assumer la responsabilité de la conduite de ses propres affaires, on ne peut oublier le fait que la pauvreté n'est pas la condition naturelle de l'homme. Elle est causée par lui, elle résulte de choix politiques, qui entraînent l'appauvrissement des uns et l'enrichissement des autres. Dans la mesure où la pauvreté est causée par l'homme, je suis convaincu qu'elle peut être éliminée. Le Rapport mondial sur le développement humain 1997 l'exprime succinctement de la manière suivante :
"L'éradication de la pauvreté sur l'ensemble de la planète constitue plus qu'un impératif moral et un engagement envers la solidarité humaine : c'est une possibilité réelle et, à long terme, un impératif économique pour garantir la prospérité mondiale. N'étant plus inévitable, la pauvreté ne doit plus être tolérée. Le moment est venu d'éliminer les pires aspects de la pauvreté humaine en l'espace d'une ou deux décennies, afin de créer un monde plus humain, plus stable et plus juste." (p.119)
Cette affirmation pleine de confiance est un grand signe d'espoir. Avec de la bonne volonté et la volonté politique nécessaire, la pauvreté peut être abolie. Quelque 200 millions de personnes en Afrique subsaharienne gagnent moins de 1 dollar EU par jour, 122 millions sont illettrées, 205 millions n'ont pas d'eau potable, et 205 millions ne bénéficient d'aucun service de de santé. Cette situation doit et peut être retournée de notre vivant. C'est possible si on élimine la corruption dans la gestion des ressources publiques. La corruption est du vol aux dépens des pauvres. C'est possible si les pays réordonnent leurs priorités pour la distribution des ressources disponibles, de manière à favoriser clairement les pauvres dans les mesures d'intérêt général prises par les gouvernements. En d'autres termes, cet objectif peut être atteint s'il existe la volonté politique de le faire; si la mondialisation, et le fléau que sont les marchés, sont maîtrisés, et gérés de telle manière que les plus démunis en bénéficient, et si l'on cherche à instaurer une véritable interdépendance et un réel partage du fardeau dans les politiques commerciales. Cela sera possible dans un monde moins égoïste. Cela peut se faire si les pauvres n'ont pas à porter le poids écrasant de la dette. Nous pouvons y arriver. La pauvreté est une malédiction pour l'humanité. Le Rapport mondial sur le développement humain 1998 a désigné la progression de la consommation comme l'une des caractéristiques de la vie moderne qui devra être modifiée si l'humanité veut pouvoir relever le défi de l'éradication de la pauvreté.
La seconde tâche que j'ai indiquée est d'établir la démocratie, le respect des droits de l'homme et de bons systèmes de gouvernement. Bien entendu, on ne pourra éradiquer la pauvreté et éliminer la corruption que si l'on poursuit des politiques véritablement démocratiques, et si l'on est sensible aux besoins des gens et qu'on cherche à les satisfaire; bref, si l'on met en place de bons systèmes de gouvernement. Ces aspirations sont exprimées dans la vision des Etats africains qui, dans le préambule à la Charte de l'Organisation de l'unité africaine, fondée en 1963, ont déclaré que "la liberté, l'égalité, la justice et la dignité sont des objectifs essentiels à atteindre pour que soient réalisées les aspirations légitimes des peuples africains...". La Charte des droits des personnes et des peuples africains, adoptée en 1981, propose un idéal commun et minimal à atteindre par les peuples africains, fondé sur "les vertus de leur tradition historique et les valeurs de la civilisation africaine, qui devraient inspirer et caractériser leur réflexion sur le concept des droits des personnes et des peuples". Dans son rapport à l'Assemblée générale, Kofi Annan fait référence à la renaissance de l'esprit de l'Afrique, qui cherche à examiner sérieusement et honnêtement les modèles du passé. Il affirme notamment que les droits de la personne et la primauté du droit sont la pierre angulaire du bon gouvernement. Si l'Afrique s'engage à exercer judicieusement le pouvoir politique, à faire participer librement les populations à la gestion de leur pays, à assurer une interaction entre les gouvernés et ceux qui les gouvernent par consentement mutuel, à éradiquer la corruption et à faire que chacun soit en toutes circonstances comptable de ses actions, elle assurera la stabilité à long terme, la prospérité et la paix à tous ses peuples. Voici comment Kofi Annan exprime cette vision :
L'Afrique doit avoir la volonté de prendre au sérieux la question de la bonne gestion des affaires publiques afin d'assurer le respect des droits de la personne et la primauté du droit, de renforcer le processus de démocratisation, et de promouvoir la transparence et la compétence dans l'administration publique. Si elle néglige la saine gestion des affaires publiques, l'Afrique n'échappera pas au danger très réel, et si évident aujourd'hui, de voir éclater des conflits.
Il reste encore quelques points d'interrogation sur les formes de démocratie les mieux appropriées pour l'Afrique. Après les beaux jours des élections multipartites, le démantèlement des Etats gouvernés par un parti unique et le renversement des présidents à vie depuis la fin de la guerre froide, on se pose d'innombrables questions non seulement sur "la vitalité, la ‘qualité' et la pertinence de la sorte de transition démocratique qui est en cours sur le continent, mais aussi sur sa viabilité et les perspectives de consolidation et d'institutionnalisation des réformes mises en place" (Olukoshi, p.10). Toutes ces questions sont légitimes; les réponses qu'on y donnera aideront à garantir l'établissement d'un régime politique et social plus durable, que les peuples de l'Afrique pourront par conséquent faire leur et défendre.
Le troisième défi qui nous est présenté est un appel à la régénération morale du continent et de ses peuples. Dans un sens c'est là la question la plus importante, parce qu'elle est au coeur même de tous nos problèmes. Donner une orientation éthique à la vie est l'une des conditions essentielles à la construction d'une société fondée sur une bonne gestion des affaires publiques, sur le respect des droits fondamentaux des citoyens. Une telle société répondra positivement à l'impératif moral que constitue la nécessité de réduire l'incidence de la pauvreté et de l'inégalité. Une société à dimension éthique cherchera aussi à se conformer le mieux possible à la volonté de Dieu dans son traitement de l'individu et l'organisation de la société. La cause de l'Afrique ne sera jamais bien servie par le relativisme moral et la sélectivité si répandus actuellement. Il doit exister quelques valeurs communes, partagées et permanentes qui nous unissent pour toujours. La marque d'un grand peuple est sa capacité de se colleter avec les questions morales de son époque et de jeter les bases d'une bonne société pour les générations actuelles et à venir. Nous révélons l'aspect le plus essentiel de notre nature humaine lorsque nous faisons preuve de sensibilité morale. C'est la marque de l' "ubuntu", le credo sur lequel de nombreux Africains ont fondé un idéal qui affirme que l'humanité d'un individu est liée à l'humanité des autres. Le don le plus précieux que nous puissions léguer aux générations futures est un monde qui soit plus humain, et où règne plus de sollicitude et d'amour.
Voilà ce que me dit la parabole des empreintes fossilisées. Elle m'enseigne que Dieu est grand, non pas parce qu'il est tout-puissant, mais parce qu'il a choisi de vivre parmi nous, êtres humains ordinaires et pécheurs. Tel est l'espérance que l'Afrique est prête à partager avec le monde. Alors que le mouvement oecuménique se rassemble à nouveau sur ce grand continent pour la première fois depuis l'Assemblée de Nairobi, en 1975, il trouvera une Afrique assoiffée de paix, et plus confiante en l'avenir. Une Afrique remplie de foi et d'espérance.
Bibliographie
Rapport mondial sur le développement humain 1997 et 1998; PNUD
Echoes: Justice, Peace and Creation 14/98; Geneva: WCC
Adebayo O Olokushi (Ed): La politique de l'opposition; Upsal: Nordiska Afrikasinstitut; 1998
Kofi Annan: Les causes de conflits et la promotion d'une paix durable et d'un développement viable en Afrique; Assemblée générale des Nations Unies; Doc A/52/871-S/1998/318
Winnie Mandela critiquait aussi la relation actuelle entre l'ANC et Nelson Mandela, qui aurait été mis de côté par le parti qui le garde simplement comme figure symbolique pour l'apparence : "Regardez ce qu'ils lui font faire. Au grand Mandela. Il n'a plus aucun contrôle, ni mot à dire. Ils ont installé cette grande statue de lui au milieu du quartier blanc le plus riche de Johannesburg. Pas ici où nous avons versé notre sang et où tout a commencé."
Au sujet de la fondation Nelson Mandela, Winnie a ironisé : "Nelson Mandela est maintenant une fondation d'entreprise. Il est promené mondialement en chaise roulante pour collecter de l'argent et est content de le faire". La bureaucratie règnerait dans l'entourage de son ex-mari au point que les deux filles qu'il a eues d'elle, Zenani et Zindzi (51 et 50 ans), auraient du mal à l'approcher et à lui parler.
Pour Winnie Mandela, la transition politique qui a signifié la fin de l'apartheid a été mal négociée : "Mandela nous a laissés tomber. Il a accepté un mauvais accord pour les Noirs. Economiquement, nous sommes toujours à la marge. L'économie est très blanche, il y a quelques Noirs pour le symbole, mais il y a tellement de gens qui ont donné leur vie qui sont morts sans être récompensés".
"Mandela nous a laissés tomber. Il a accepté un mauvais accord pour les Noirs!!
Pour Winnie Mandela, la transition politique qui a signifié la fin de l'apartheid a été mal négociée : "Mandela nous a laisséstomber. Il a accepté un mauvais accord pour les Noirs. Economiquement, nous sommes toujours à la marge. L'économie est très blanche, il y a quelques Noirs pour le symbole, mais il y a tellement de gens qui ont donné leur vie qui sont morts sans être récompensés".
Desmond Tutu en prend également pour son grade, puisque Winnie Mandela le qualifiait de "crétin" pour avoir accepté de présider la "commission vérité et réconciliation" : "Regardez la farce qu'a été la commission vérité et réconciliation. Il n'aurait jamais du l'accepter. Cet archevêque Tutu qui a tourné tout cela en cirque religieux est venu ici. Il a eu l'audace de me demander d'apparaître devant la commission. Je lui ai dit quelques vérités bien senties. Je lui ai dit que lui et les autres crétins dans son genre étaient là à cause de notre lutte, et grâce à moi".
"comment Nelson Mandela nous a trahis dit son ex-épouse",
Nadira Naipaul soulignait bien la complexité du personnage Winnie Mandela, rappelant que cette dernière était elle même ontroversée, et liée par exemple au meurtre de Stompie Moeketsi, un jeune garçon noir de 14 ans. Soupçonné d'être un indic de la police sud-africaine, il fut torturé et battu à mort par les gardes du corps de Winnie.
Nadira Naipaul précise que Winnie Mandela, à la suite des supplications de Desmond Tutu qui la pressait d'admettre que "les choses avaient horriblement mal tourné", a finalement fait une apparition devant la commission vérité et réconciliation, qui avait conclu qu'elle était impliquée dans des meurtres : Winnie s'était finalement excusée auprès de la mère de Stompie et auprès de la famille de son ex-médecin personnel dont elle est soupçonnée d'avoir ordonné l'assassinat parcequ'il avait refuser de couvrir le meurtre de Stompie.
Winnie Mandela, qui se trouve actuellement en voyage aux Etats-Unis, où, n'en doutons pas, la polémique va la rattraper, n'a pas encore réagi à la publication des propos qui lui sont attribués. L'archevêque Desmond Tutu, qui séjourne actuellement à New York, a été informé de la parution de l'article et de son contenu. Son porte-parole, Tamu Matose, a fait savoir qu'il réagirait "bientôt".
Jackson Mthembu, porte-parole de l'ANC, a déclaré mardi : "nous avons été choqués par le contenu de cet article. Mais nous ne pouvons pas en dire plus avant que nous n'ayons parlé à Mama". Un autre porte-parole de l'ANC a affirmé que le parti essayait de localiser Winnie Mandela pour savoir si les propos qui lui étaient attribués étaient bien les siens, mais a démenti l'information selon laquelle elle serait convoquée la semaine prochaine lors du prochain comité national exécutif du parti.
Les médias sud-africains ont tenté de joindre l'auteure de l'article, Nadira Naipaul, en vain. La question que l'on peut se poser est de savoir pourquoi l'article qui fait suite à un entretien, réalisé il y a plus de huit mois, n'a été publié que maintenant ? L'actualité, avec la célébration le 11 février dernier des 20 ans de la libération de Nelson Mandela, ainsi que le discours prononcé à cette occasion, le 11 février 2010, par Winnie Mandela y sont certainement pour beaucoup :
les propos qu'elle a tenus à cette occasion contrastent en effet totalement avec ceux tenus dans l'article publié par l'Evening Standard. Winnie Mandela n'avait par exemple pas manqué de souligner "l'engagement inébranlable" de son ex-époux dans la lutte contre l'apartheid.
Dans son article, Nadira Naipaul raconte comment Winnie Mandela en est arrivée à dire ce qu'elle pensait vraiment : "je lui ai demandé si elle était heureuse de la façon dont les choses avaient tourné en Afrique du Sud. Winnie a regardé mon mari VS Naipaul NDLR. Est ce qu'il voulait la vérité ? Elle avait entendu parler de lui. Il a répondu qu'il souhaitait la vérité ou s'en approcher le plus possible. Non elle n'était pas heureuse et avait ses raisons (...)"
L'African National Congress (ANC), le parti au pouvoir en Afrique du Sud et parti historique de Nelson Mandela, Walter Sisulu, Oliver Thambo, Thabo Mbeki et beaucoup d'autres, a demandé des explications à Winnie Mandela. Dans un article publié lundi 8 mars dans le London Evening Standard (issu d'un entretien datant de juin 2009 entre Nadira Naipaul, l'épouse du prix Nobel de littérature V.S Naipaul NDLR et Winnie), la « mère de la Nation » tient des propos extrêmement critiques à l'égard de son ex-mari, Nelson Mandela. Selon elle, il aurait accepté un « mauvais accord pour les Noirs » lorsqu'il négociait la transition dans les années 90.
Winnie Mandela déclare dans l'article : « je ne peux pas lui pardonner d'être allé recevoir le prix Nobel avec son ex-bourreau De Klerk. Main dans la main. Croyez-vous que De Klerk l'a libéré par pure bonté ? Il était obligé de le libérer. C'était l'époque qui le dictait, le monde avait changé, notre combat n'était pas un feu de paille, il a été sanglant, pour utiliser un euphémisme, et nous avons versé beaucoup de sang. J'ai maintenu le combat en vie avec tous les moyens à ma disposition. »
Pour Winnie Mandela, son ex-époux n'était que l'ombre de la figure révolutionnaire qu'il était lorsqu'il est entré en prison : « Ce nom Mandela est comme un albatross sur le cou de ma famille. Nous devons tous réaliser que Mandela n'est pas le seul qui a souffert. il y en a eu beaucoup d'autres, des centaines, qui se sont morfondus en prison, et qui sont morts. Beaucoup de héros inconnus de la lutte. Il y a eu d'autres leaders, comme le pauvre Steve Biko qui est mort après avoir été torturé, de façon horrible, tout seul. Mandela est allé en prison et il y est entré en étant un jeune révolutionnaire enflammé. Mais regardez celui qui en est sorti».
Jésus adore cet articleLe Fils de l’Homme lui-même, dans Son infinie sagesse, a daigné y jeter un œil. se vIl a, dans son infinie bonté, lu, approuvé et béni cet article. L’auteur se verra pardonner trois péchés véniels et un péché mortel.
Si, votre enfant échoue à l'école, ce n'est pas grave; nous avons la solution..
Ce guide vous livrera les clefs du succès à travers des exemples simples et explicites et des indications précises. Sachez cependant qu'afin d'être apte à intégrer la totalité du savoir contenu dans ce guide, le lecteur devra s'assurer d'avoir préalablement rempli les conditions suivantes.
Dans l'idéal, précédez la lecture de deux jours de jeûne consacrés à la méditation.
Choisissez un cadre rassurant, un fauteuil confortable et un oreiller.
Vérifiez que la température ambiante et la distance entre vos yeux et l'écran sont optimales, ainsi que la luminosité.
Choisissez un son d'ambiance apaisant, comme le clapotis d'une rivière ou le crépitement d'un feu.
Détendez-vous, écartez légèrement vos paupières et vos orteils.
Munissez-vous d'une seringue hypodermique d'une contenance de 75 cl.
Remplissez-la à ras-bord d'un mélange d'absinthe et de whisky. Ajoutez une faible quantité de café si vous craignez de vous endormir.
Injectez-vous-en le contenu directement dans l'estomac, à travers le nombril.
Vous êtes à présent paré pour recevoir un véritable flash de savoir.
stratégie de marketing déjà utilisée dans l'Antiquité, puis au Moyen Âge par les gitans sumériens, a traversé les âges jusqu'à notre époque
Le style
En premier lieu, vous devez savoir que toutes vos aptitudes à vendre de la drogue reposent sur votre prestance, votre habillement et votre attitude.
L'habillement
D'un point de vue vestimentaire privilégiez :
les survêtements sombres, les TN, les casquettes, les chaussettes renforcées qui serviront de poches et peuvent se remonter très haut sur le pantalon, parfois jusqu'au niveau du caleçon renforcé, qui servira également de poche.
ou
les sweats à capuche, les pantalons de treillis, les manteaux longs, les piercings, les chiens, les baggys enfilés les uns sur les autres, la boue.
ou
les costumes rouges et oranges, les bottes en croco, les blousons en cuir, le bling-bling, les cravates assorties, les chapeaux à larges bords avec une immense plume d'autruche rouge.
exemple de reussite: Joe le Haineux, dealer depuis 1925.
Ce sont là des schémas d'habillement classiques qui ont fait leurs preuves mais n'hésitez pas à en mélanger les différents items afin de toucher de nouveaux secteurs de clientèle et semer la confusion dans l'esprit de vos ennemis. Partant du principe que le ridicule ne tue pas et que ce qui ne vous tue pas vous rend plus fort, vous apparaîtrez à leurs yeux comme quasiment invincible.
L'apparence physique
Soyons honnêtes, ne nous voilons pas la face, vous serez amenés au cours de vos activités à perdre des dents (rongées par la drogue, perdues au combat, emportées par la Petite Souris...). Afin d'anticiper et d'éviter de passer pour un noob dans le milieu, arrachez-vous en quelques-unes avec un marteau, comme on retire un clou.
Un vrai professionelle..
Quand vous aurez fait rentrer un peu d'argent, vous pourrez vous en payer des toutes neuves en or ou récupérer l'aluminium d'un emballage de chocolat qui, entouré autour d'un noyau d'olive, fera très bien l'affaire. Vous pouvez adopter une coupe de cheveux entre les dreadlocks et le crâne rasé, voire rasé à l'exception de quelques dreads. Veillez à les garder dans un état acceptable.
Tatouez-vous tout ce qui vous passe par la tête à l'aide d'une aiguille et d'un peu d'encre de Chine. Repassez environ dix fois sur chaque point pour faire pénétrer l'encre en profondeur. Choisissez des emplacements de votre anatomie bien visibles comme les mains et le visage. Pour le crâne, utilisez un miroir ou demandez l'aide d'un adulte. Un petit Mort aux vaches sur le front, une toile d'araignée ou une larme au coin de l'œil vous feront gagner une précieuse crédibilité dans le ghetto et la côte1 avec les femeus. Maintenant que vous ressemblez à un vrai rude boy, vous allez devoir soigner votre attitude.
L'aspect sociologique
Avant toute chose, quelques notions d'économie apprivoisée. La pratique de la vente de drogue est organisée en structure pyramidale.
Les gros dealers s'occupent de transaction de plusieurs kilos, alors que les petits dealers, revendeurs dans la rue, s'occupent des transactions avec le consommateur final. Si on compte le nombre d'heures consacrées à leur activitée et les "pertes" de marchandises occasionnelles et qu'on retranche de leurs bénéfices le remboursement du fournisseur et les frais d'avocat, ces derniers sont plus ou moins bénévoles. Ce sont pour la plupart des passionnés ou des collectionneurs qui ne sont pas dérangés par la précarité de leur retraite. En effet les possibilités se réduisent à la prison ou l'hopital psychiatrique, la solution la plus rapide restant de quitter ce monde comme ils y sont arrivés2. Le vrai passionné s'en fout car toutes ses idoles ont fait pareil :
Tony Montana
Pablo Escobar
Jésus
L'aspect psychologique ou Comment passer en mode Ghetto Youth
Avant tout, passez de longues heures devant votre glace à vous interroger sur la philosophique question « C'est à moi que tu parles ? C'est bien à moi que tu parles ?3 » et entraînez-vous à dégainer votre arme (si vous n'en avez pas, faites-le avec vos doigts, le résultat est le même). Une fois que vous serez parfaitement rodé et persuadé que c'est bien à vous que vous parlez, vous pouvez enrichir votre jeu de multiples tics, rictus, gestes menaçants et/ou obscènes. La lecture du guide Comment devenir un psychopathe peut vous être d'un grand secours. Terminez toutes vos phrases par le même mot ou groupe de mots, tels que « ma couille », « mon ami », « J'suis trop foncedé », « cousin », « bâtard va », « mon frère », « t'as vu » ou « vas-y, face de mort ! » ou encore, « quoi ». Si vous n'avez rien à dire, combinez les entre eux pour en faire des phrases. Ponctuez les en crachant et en reniflant.
Exemples :
« Je peux pas m'empêcher de finir toutes mes phrases par quoi, quoi. »
« Nique ta mère, mon frère. »
Elle affirme que plus le discours est long et très difficilement compréhensible, plus votre interlocuteur sera inquiété de la puissance que vous exercerez sur le cours de la transaction. Quand vous serez avec vos acolytes et partenaires commerciaux, faites quand même semblant de vous comprendre entre vous sinon vous risquez de vous embrouiller.
Vous devrez également vous maintenir dans un état de violent énervement à demi contenu et être toujours prêt à rendre à César ce qui est à César.
Les produits du tiroir
Voici la liste des produits que vous devrez fournir à vos clients. S'il en existe certains que vous n'avez pas essayé, cliquez ici pour expérimenter leurs effets gratuitement.
Vous pourriez aller les chercher sous d'autres latitudes plus hospitalières. Risqué ? Fatigant, me direz-vous. Pas d'inquiétude. A chaque problème rencontré, il vous sera proposé une solution adaptée.
Le matos/bédo/teuhteuh/tamien/shit/sum/afghan/00/aïa/marrocain/libanais vert/jaune/rouge peut être avantageusement remplacé par des bouts de pneus trempés dans le cirage et entourés d'une couche de hénné que vous compresserez dans un film plastique et mettrez quelques minutes au four thermostat 7 pour lui donner cette belle couleur de chocolat. N'oubliez pas d'y apposer votre marque, à l'aide d'un poinçon. Cependant peu de logos sont encore disponibles, et la plupart sont sous copyright. Faites de la contre-façon en imitant celui d'une grande marque.
Vous pourriez allez chercher des champignons hallucinogènes dans les champs mais cette activité est bien fastidieuse alors que les chanterelles sont à sept euros le kilo chez Carreouf.
Le LSD peut être fabriqué dans un labo artisanal si vous avez quelques connaissances de chimie. La technique recommandée par le guide est d'imprimer des buvards vierges avec de jolies couleurs qui compenseront leur manque d'acidité.
Pour la cocaïne, vous ferez de petits pochons de lessive avec un zeste de sucre glace. Veillez à en choisir une avec adoucissant.
Pour la cocaïne, vous ferez de petits pochons de lessive avec un zeste de sucre glace. Veillez à en choisir une avec adoucissant.
Comme pour la MDMA.
Comme pour la kétamine (mais sans adoucissant).
Comme pour l'héroïne(mais sans adoucissant).
En appliquant cette technique vous vous garantissez une marge de bénéfices solide et il ne vous est donc pas nécessaire de savoir compter ou multiplier. Dites un prix au hasard en ne tenant compte que de la tête du client.
Ne vous inquiétez pas quant à la fidélité du client envers vos produits, il a été scientifiquement prouvé qu'il s'habitue à tout. Une étude austro-hongroise réalisée en 1898 démontre que si on donne une petite cuillerée de merde à manger à un être humain tous les jours, il tirera la langue les premiers jours, mais la réclamera à grands cris après quelques semaines, allant jusqu'à intriguer pour en avoir une deuxième.
Les clients récalcitrants et autres emmerdeurs
Vous serez confronté au cours de votre carrière à maints énergumènes qui souhaiteront mettre à mal votre entreprise et vos rêves ou tout simplement vous faire chier. Voici une série d'exemples détaillés et expliqués pas à pas qui vous permettront de savoir réagir efficacement en toutes situations.
Exemples :
Un homme indigné : Hè toi là-bàs ! C'est toi qui a vendu de l'héroïne à mon gosse de 8 ans ?
Vous : Ouais c'est moi. Pourquoi ? T'en veux ?
Un homme indigné : Tu te fous de ma gueule ?! Il me l'a offerte pour la Fête des Pères et c'est de la lessive ! Ça m'a cramé les sinus et tout le bras !
Vous : Quoi ? Bâtard, va.
Un homme indigné : Tu vas me rembourser immédiatement !
Vous, vous adressant à un de vosassociés. : Toi tu vas à la caravane chercher la carabine.
Un homme indigné : Tu ne me fais pas peur, manant ! Je veux mon argent !
Vous, régurgitant un peu debièrepar le nez : Hè qu'est-ce t'as dit toi bâtard,va. Allez bouge de là.
S'en suivra alors un long duel de regards, profitez en pour lui envoyer des messages subliminaux. C'est à ce stade de la confrontation qu'on voit lequel des deux protagonistes a le plus de couilles. Si vous avez suivi les instructions de ce guide à la lettre, vous devriez l'emporter sans problème. Sortez vos testicules et posez les simplement sur la tête du fâcheux personnage qui ne tardera pas à s'enfoncer dans le sol. Si vous n'en avez désespérément pas, débrouillez-vous.
Travailler pour les Stups
Collaborer avec la brigade des stupéfiants ou la police en général peut s'avérer intéressant si on souhaite prendre sa retraite prématurément sous une nouvelle identité ou s'endormir paisiblement avec les méduses. La démarche à suivre pour devenir un vrai petit Huggyles bons tuyaux est la suivante. Commencez par attirer l'attention des autorités en vous rendant sur des sites suspects. Réalisez ensuite un beau panneau que vous accrocherez sur votre fenêtre et sur lequel on pourra lire :
Un expert en toxicomanie répond à vos questions
La case Zonzon
Si vous avez bien lu les instructions du guide, les seuls ennuis que vous pouvez avoir de ce côté-là sont d'être attaqué en justice par un fabriquant de lessive pour concurrence déloyale et fausse publicité. Ce sera alors le moment de prendre des vacances à Cuba, en Corée du Nord, ou dans un autre pays ne pratiquant pas l'extradition.
La portée spirituelle et les grands NOMS de la profession
Comme le chaman des sociétés anciennes, le pourvoyeur de drogue
Sacré Jésus. Toujours à foutre la merde au quartier.est entouré d'une aura mystique et d'une odeur assez prononcée. Charles Manson en témoigne dans son ouvrage Comment déclencher l'Apocalypse en faisant éventrer des jeunes femmes par d'autres jeunes femmes jusqu'à ce que seul moi et ma Famille survivent., prochainement disponible dans toutes les bonnes librairies.
C'est également expliqué sous forme de métaphore dans la Bible, quand Jésus multiplie les pains avant de les répartir entre tous ses Lieutenants. Comme chacun le sait, il fut dénoncé par Judas, qui voulait un pourcentage plus élevé, inculpé pour détention avec intention de revendre et pour coups et blessures sur les marchands du temple. Jésus fut condamné à de lourdes peines de crucifixion. Il faut dire que même sur la croix, il continua de narguer et d'insulter les forces de l'ordre, jusqu'à se prendre un coup de lance.
"Pardonnez-leur quand il ne savent plus ce qu'ils font".
—Évangile selon Jean, Chapitre 22, Versets 13 et 14
Qu'est-ce que l'homme dans la nature ? un néant à l'égard de l'infini, un tout à l'égard du néant ; un milieu entre rien et tout
Ne faire qu'un avec les forces de la nature, cohabité avec son environnement, et vivre en symbiose avec l'espace environnementale qui nous entoureet nous compose.
La nature agit toujours avec lenteur et, pour ainsi dire, avec épargne. .... On dit qu'un homme est ennemi de nature, quand il se plaît à faire du mal ... Des douleurs vives et longues tout ensemble.... les forces de la nature ...
L'Afrique, C'est merde, merde, avec ma force et toute ma pensée, c'est merde. ... Cette grosse merde qui empeste tout. II n'y a rien à esperé de l'afrique. Les NOIRS sont des incapables !
Quand tu vois une grosse merde par terre, tu vas y mettre le doigt pour savoir de quoi elle est faite, toi?
Ce n'est pas une question d'ouverture d'esprit mais bien d'éthique, de logique.
Si tu te mets à discuter avec des gens qui sèment la haine à longueur de journée et qui tentent par tous les moyens de rallier des gens fragiles à leur cause, c'est que t'as certainement un gros problème de tolérance. Trop de tolérance tue la tolérance, à mon avis.
Mais qu'est-ce que c'est, la Nature? Cette entité, à laquelle se réfèrent les esprits rationalistes pour expliquer l'inexplicable, ressemble beaucoup à un dieu auquel on n'ose pas dire son nom, et qu'on a amputé de toute volonté et de tout esprit d'initiative.
Dieu n'est pas bon non plus. Il suffit de jeter un coup d'oeil sur le monde pour se rendre à l'évidence. C'est la contradiction entre cette évidence et le bon Dieu vanté par des propagandistes puérils qui multiplie les incroyants.
La vie, c'est comme une forêt où, toujours, on découvre des poteaux indicateurs et des repères, jusqu'au moment où on n'en rencontre plus. Et la forêt est infinie et la faim ne cesse qu'avec la mort. Et toujours on avance dans des couloirs d'où l'on ne peut jeter un regard à l'extérieur. Même l'univers est trop étroit en certains cas. Mais je refuse d'indiquer à qui les ignore les chemins qui mènent au point où j'en suis à présent. Je travaille avec mes conceptions durement arrachées au chaos, par moi seul.
A quoi servent les guerres, et pour qui et pour quoi ? Soldat, veux tu te battre pour ma soeur, pour moi ? A quoi bon la culture? Fermier, j’ai faim, veux-tu planter pour moi ?
Que ceux qui ont faim aient du pain! Que ceux qui ont du pain aient faim de justice et d'amour! Un homme qui a faim n'est pas un homme libre.
Si quelque chose semble devoir rabaisser l'homme au-dessous de la bête, c'est sans doute la guerre. Les lions et les tigres ne combattent que pour satisfaire leur faim; l'homme est le seul animal qui, de gaieté de coeur et sans cause, vole à la destruction de ses semblables, et se félicite d'en avoir beaucoup exterminé.
Il n'y a point de droit naturel: ce mot n'est qu'une antique niaiserie. Avant la loi, il n'y a de naturel que la force du lion, ou le besoin de l'être qui a faim, qui a froid, le besoin en un mot. On ne doit pas avoir faim quand on est affligé.
Dieu! pourquoi l'orphelin dans ses langes funèbres Dit-il: "j'ai faim". L'enfant, n'est-ce pas un oiseau? Pourquoi le nid a-t-il ce qui manque au berceau?
Dans le monde, il n'existe aucune sauce comparable à la faim. La gourmandise commence quand on n'a plus faim. À tout repas, la faim est la meilleure et la plus piquante des sauces. Ah! la faim! la faim! ce mot-là, ou plutôt cette chose-là, a fait les révolutions; elle en fera bien d'autres!
La faim fait sortir le loup du bois et l'écrivain de l'art.
Mais qu'est-ce que c'est, la Nature? Cette entité, à laquelle se réfèrent les esprits rationalistes pour expliquer l'inexplicable, ressemble beaucoup à un dieu auquel on n'ose pas dire son nom, et qu'on a amputé de toute volonté et de tout esprit d'initiative.
Si quelque chose semble devoir rabaisser l'homme au-dessous de la bête, c'est sans doute la guerre. Les lions et les tigres ne combattent que pour satisfaire leur faim; l'homme est le seul animal qui, de gaieté de coeur et sans cause, vole à la destruction de ses semblables, et se félicite d'en avoir beaucoup exterminé.
Depuis quelques années, l'Afrique est devenue le périmètre clos des rivalités des grandes puissances. Entre l'Est et l'Ouest, entre le marxisme et le libéralisme, elle se perd. Elle hésite.
L'Afrique ne retrouve plus le destin que lui avaient promis les « pères de son indépendance » et donc fatalement elle se trouve secouée de convulsion. Prise au piège d'ambitions planétaires qui lui sont étrangères, l’Afrique veut désormais prendre date avec l’Histoire, son histoire, pour retrouver ce chemin qui lui fait tellement défaut depuis des décennies.
Cette soif de changement a engendré une course au gigantisme, un chemin de questionnement brûlant quelquefois les étapes essentielles de la consécration. « La démocratie est un outil, non une valeur. » Il y a quelques années j'ai publié un ouvrage du même nom ou j'exposais ma conception de la démocratie où chaque nation civilisée devait inéluctablement conjuguer son destin avec des institutions dignes et démocratiques, dans lesquelles des millions d’atomes de souveraineté conféreraient autorités et légitimités pour agir en son nom. Quelques années plus tard mon constat d'amertume reste intact.
Rien n'a changé, les choses ont du moins empiré de manière substantielle et comme tout ce qui est excessif est insignifiant, je me dois d'avouer que certains Etats ont fait de l'accession à la démocratie leur leitmotiv. Mais globalement l'Afrique a manqué un rendez-vous décisif. Je ne parle pas du rendez-vous imposé par le général de Gaulle, mais du grand rendez-vous universel des Etats modernes qui font de la démocratie la seule expression légitime des peuples libres. En Afrique, le désir de la démocratie dans les années 90 a donné des possibilités insoupçonnées et des travers monstrueux. Des millions de morts et le bruit des bottes des guerres civiles étaient le prix à payer que le continent africain a dû s'acquitter.
L'idée d'accéder à la démocratie était un rêve fou, presque un cadeau empoisonné dont l'Afrique ne mesure pas à cet instant la portée et semble même minimiser les risques et les revers que masque ce contrat politique. Les conséquences ont été à la hauteur de l'enjeu. La démocratie est devenue un bien qui a fait du mal en Afrique, parce que la posologie n’a pas été proportionnellement respectée ; en plus, cette démocratie n’a engendré ni système économique cohérent ni système politique stable pour de simples raisons…
qu’elle n’est pas un simple caprice politique mais sûrement un acte dénué d'angélisme :« On n'y va pas en se disant: “je tente l'aventure et si cela ne convient pas à mon humeur, je retourne dans la chefferie natale » non, c'est un engagement important, c'est une décision qui peut être douloureuse, qui nécessite une préparation constante et une détermination sans faille car c'est une orientation nouvelle et un mode de vie nouveau que tout un peuple adopte conjointement avec sa classe dirigeante. Mais peu importe, l'Afrique s'est pris a rêver de tous les possibles: La promesse d'un bonheur. Une liberté totale et immédiate, sans contrôle ni concession. Elle a oublié que c'était loin d’être une promesse mais plutôt un enchaînement d'événements dont on ne maîtrise pas toujours l'issue. C’est aussi un défi, une responsabilité écrasante pour des peuples qui n’ont pas été préparés à prendre les rênes des Etats modernes.
De la dissidence à la démocratie, il n y a qu'un pas, mais faut-il déjà avoir l'audace de le franchir. Le saut vers cette inconnue était périlleux pour L'Afrique et elle le savait ; car prendre le risque d'accueillir l'appareil démocratique dans sa structure politique nécessite de recevoir au moins le mode d'emploi après le S.A.V (service après vente) ou passer préalablement un examen probatoire pour avancer son pion sur ce jeu pervers d'échec politique. A ce moment précis, l'important n'est pas « comment vous menez le jeu, mais jusqu'où le jeu peut vous mener ».
La démocratie: cette dame audacieuse et malléable à merci a su séduire le monde par ses promesses fantaisistes et la grande Liberté qu'elle procure aux nations et aux peuples de l’occident. Toutefois, j'ai aussi appris qu'en politique, on ne fait pas du copier-coller avec son histoire et ses orientations politiques sans prendre en considération les traditions profondes des nations de manière individuelle. D’ailleurs l’histoire européenne ne nous dit-elle pas à travers combien de luttes tribales, nationales, religieuses, sont-ils passés avant d’atteindre leur état actuel de paix ? On ne saurait mésestimer l'importance des héritages historiques pour les sociétés humaines en ce qu'ils relèvent et parfois donnent une explication des comportements et pratiques, tout en constituant des plate-formes de réflexion sur le temps présent comme sur le futur.
La démocratie aussi belle soit-elle ne peut pas brutalement déraciner tout un continent juste pour se conformer aux exigences occidentales,« Elle n'est pas non plus un modèle que l'on peut reproduire à l'identique au mépris des contestes socioculturels, elle est encore moins un produit que l'on peut exporter clefs en mains. » ajoute avec élégance l'ancien secrétaire des Nations Unies, le professeur Boutros Ghali. Donc il aura fallu deux siècles pour que la démocratie s'enracine en Europe, tout comme en Amérique latine, et l'on voudrait la parachuter en Afrique avec entrée en vigueur immédiate, ce n’est pas juste, l’Europe a manqué son cours initiatique avec l'Afrique, de peur d’être devancée par les Etats-Unis dans ce processus, elle a forcé la mise en place de la démocratie, avec les préalables contraingnates formulés lors du 16è sommet franco-africain de la Baule en 1990 où le président français prévient sèchement : « Ne bénéficieront de l’aide de la France que les Etats qui accepteront le principe de la démocratie au sein de leurs institutions » cette recommandation n'est louable qu'à condition de donner les moyens nécessaires à ses Etats, elle est perverse lorsqu'elle devient un bâton et un instrument à chantage contre les anciennes colonies.
Le rêve fou de la démocratie et l'ambition démesurée de l'occident d'imposer vaille que vaille la démocratie dans cette partie du monde où la chefferie coutumière fut pendant longtemps son mode de gestion du pouvoir devait un jour voir ses limites. Cette situation imposante devait irrémédiablement un jour, provoquer des effervescences passionnantes et passionnelles. Et comme la passion est mauvaise conseillère, il aurait fallu faire preuve de beaucoup de recul et d'intelligence politique pour ne pas s'engouffrer dans cette impasse démocratique où les gagnants ne sont pas forcement ceux qu'on croit.
La question impertinente est de savoir : L'Afrique était-elle prête à assumer cette lourde institution, était-elle préparée à accepter ce changement brutale de gestion et cette nouvelle conception du pouvoir, voire ce néologisme ambigu? Il ne faut pas oublier que la démocratie ne se limite pas à la création et à la mise en place d'institutions, elle est un état d'esprit, la résultante d'une culture qui se transmet sur plusieurs générations. C'est comme un « idéal qui s'entretient et se transmet de génération en génération comme un flambeau » disait Jean Moulin. Il est clair aujourd'hui qu'il ne suffit pas de mettre des normes les unes au-dessus des autres pour satisfaire à l'exigence démocratique.
Un État fondé sur le droit n'est pas forcement un État de droit, pour qu'il le devienne il lui faut trois conditions essentielles à mon avis: d'abord la légitimité du pouvoir, ensuite allié le pouvoir à la responsabilité, enfin la transparence dans l'exercice. L'Etat de droit ne se fait pas du jour au lendemain, cela suppose une culture juridique ; et l'éducation est un préalable à l'instauration d'un État de droit. La démocratie a trouvé en Afrique le néo tribalisme le plus violent, il faut qu'elle se débarrasse de ses vieux démons. Pour qu'elle s'installe dignement et durablement il faut qu'on apprenne à respecter la diversité culturelle et s'opposer à ce que les particularités ethniques, culturelles ou religieuses constituent un critère d'accession au pouvoir.
La démocratie en Afrique a fait oublier l'essentiel: Le respect des différences et la préservation du vivre-ensemble. L'appât du gain facile et le vertige du pouvoir ont déstructuré les valeurs fondamentales, celles de la morale et de l'éthique, parce que, quoi qu'elle fasse elle avait une présomption de culpabilité violente.
Cette déconstruction a fait perdre au peuple d'Afrique sa force redoutable et sa légendaire envie de vivre et de se battre pour gagner sa LIBERTE. Elle considère à juste titre que son envol sera aussi vertigineux de sa chute et qu'elle prend un pari ambitieux avec son Avenir. De toutes les façons, peu importe comment on y arrive, mais il faut arriver à stabiliser le pouvoir politique en Afrique et cela doit se faire nécessairement dans un contexte de démocratie apaisée et concertée. Au risque de choquer certains, il y est parfois des coups d'Etat nécessaires et salutaires pour accélérer le processus démocratique.
Certains Etats en ont usé et abusé. La règle en démocratie est d'allier le pouvoir à la responsabilité, c'est une règle et non une exception, jusqu'alors la démocratie était un concept en Afrique, elle devient aujourd'hui une politique, bientôt elle deviendra le principe cardinale. Elle s'intègre lentement mais sûrement dans notre logiciel de fonctionnement politique, ne la brutalisons pas, ne l'accablons pas, accompagnons-la, encourageons-la, mais n'en faisons pas un préalable verrouillé et sans condition. L’Afrique est le berceau de l’humanité, elle est aussi “l’avenir du monde”, le chêne et l’olivier symbolisent sa force et sa fierté, ces arbres ont des racines profondes comme l’est ce continent aux perspectives prometteuses.
...Comme étant député et comme Président de la communauté val d'afrique
La politique comme concept pécuniaire & le développement LOCALE
-La politique et la religion contribut-elle à la division des masses?
-Sont-elle des éléments d'intégration sociale ?
Est-ce Avoir un coeur noir qui plus est une peau blanche?
Est-ce Avoir un coeur blanc qui plus est une peau noir?
Où Est-ce Avoir un coeur noir qui plus est une peau noir?
Où Est-ce Avoir un coeur blanc qui plus est une peau blanche?
Assemblé pléniaire pour une nouvelle classe politique AFRICAINE, plus conscient, plus instruit, plus cultivé, plus fast
CommunautéNoirs d’agglomération « Val d'AFRIQUE », qui plaide en faveur de notre territoire défendre et promouvoir
Le développement économique!
- création d’une zone franche
- requalification du parc d’activités
- réhabilitation de l’immeuble
et création d’un hôtel d’entreprises
- lancement de la réhabilitation des centres commerciaux des Portes de la Ville
Des aménagements pour moderniser nos villes!
- arrivée prochaine du tramway qui reliera brazzaville à pointe-noire
- lancement de l’aménagement du pôle gare pointe noire-brazzaville
qui se traduira par une restructuration complète du quartier de la gare et qui va changer complètement la vie des habitants comme des usagers
Le renforcement des équipements publics
Des travaux importants en faveur d’équipements qui bénéficient à tous les habitants de la communauté d’agglomération ont été réalisés, qu’ils soient sportifs (réhabilitation lourde de la piscine national de pointe-noire et brazzaville
ou culturels, notamment en faveur de la promotion de la lecture (travaux dans les bibliothèques et informatisation des équipements
Lutte contre illétrisme français, anglais* (pour l'international)
La sous-pref c'est un poste clé le tramway c'est un peu la Région. toute les villes du parcours peuvent s'approprier le projet d'ailleurs. quant au développement économique, la zone industrielle de pointe-noire..et le taux de chomage des jeunes des quartiers est sans comparaison élevé malgré le premier pole d'emploi
accessibilité aux personnes à mobilité réduite (GIC, GIG..)
Avant de parler de l'après-mort, il est nécessaire de définir un certain nombre de concepts.
DIEU comme principe "Mère" c’est la Matrice du macro-cosme ET du micro-cosme (humain incline toi devant l'invisible !)
Voici une description de la Création et de la Nature de l’Univers.
Au début il y a la Mère. La Mère est un principe Créateur qui n’a ni commencement ni fin. Si on essaye de la définir on trouvera toujours quelque chose de plus vaste qui sera également la Mère. De même, la Mère est présente dans tout ce qu’elle crée. La Mère c’est la Matrice, le support de toute Réalité, de toute Création. Sa Dimension est l’Infini. Quelle que soit la chose qu’on imagine, cette chose est contenue dans la Mère, même l’Infinité.
La Mère, la Matrice de Dimension l’Infini, peut absolument tout créer. C’est elle qui fait surgir des Univers à partir du Néant. Pour cela elle insuffle une énergie dans une particule de Néant qu’on peut imaginer comme un Point de Dimension Nulle et l’éclate pour donner naissance à un Univers soumis à un Logos, un Verbe. Ce Logos sera l’origine de toute chose dans l’Univers. Tout Elément, toute Manifestation, toute Energie, tout Esprit, toute Matérialité sera l’expression d’un Logos qui se déroule comme un texte sur une page blanche. Ainsi à partir d’un Point se crée un Espace. Dans cet Espace se crée une Source et de cette Source est émise une Onde : le Logos. En chaque Point de l’Espace, l’Onde est l’équivalent d’une Source qui émet son propre Logos. Le Logos de notre Univers est « Amour-Chagrin ». L’Amour est le pôle attractif, synthétique, unificateur. Le Chagrin est le pôle répulsif, analytique, multiplicateur. L’Amour est lié à l’Infinité, au Tout. Le Chagrin est lié au Néant, au Rien. Mais ces deux pôles ne s’opposent pas. Ils vibrent en phase comme s’ils ondulaient tos deux entre les deux extrêmes au même rythme.
Ainsi la Mère génère un Univers qui est soumis à un Logos unique. Cependant cela n’est pas si simple.
On peut voir l’Univers comme une Entité consciente prise entre deux Sources qui émettent des Ondes en phase, l’une à la droite de l’Entité et l’autre à sa gauche. Dans notre Univers, l’Entité s’appelle Urzazel-Satan. Elle correspond au Fils dans la Trinité Père, Saint-Esprit, Fils.
Il est nécessaire de bien expliquer ce qu’est une Trinité.
Dans une Trinité, le Père est la Source d’où est émise le Logos. Il est l’Ecrivain de l’Histoire de toute chose. Il peut absolument tout créer dans la limite du Logos qu’il a choisi à la naissance de l’Univers.
Le Saint-Esprit est la Lumière émise par la Source. C’est grâce à cette énergie que la Réalité peut se manifester en Urzazel-Satan. Ce qu’il faut savoir c’est que la Réalité est une Illusion, une Maya, la Perception à partir d’un certain Point de Vue d’une Forme éclairée par la Lumière. Il existe différentes façons de percevoir le Monde. Il y a ceux qui sont aveuglés par la Lumière. Il y a ceux qui ne voient que les Ténèbres. Il y a ceux qui voient l’Ombre projetée par la Forme. Enfin il y a ceux qui voient la Forme de leur Point de Vue. Le Saint-Esprit est le vecteur de toute chose, l’encre et le papier que la Père utilise pour raconter son Histoire.
Le Fils se nomme Urzazel ou Satan selon le Pôle que l’on considère de la même Entité. Il est l’Univers manifesté, la Réalité dont on perçoit les Formes selon les Points de Vue et qui constitue la Maya, l’Illusion des Etres Incomplets qui ne sont pas le Fils. Le Fils est le Récit raconté par le Père : les personnages, les décors, les péripéties. Bien sûr puisque le Logos est présent en toute chose, toute chose est d’une certaine façon le Père et écrit donc sa propre Histoire. Seulement seul le Fils a une vision globale de ce qu’il est. Car les créatures imparfaites ont une conscience limitée d’eux-mêmes et projettent l’Infini qui ne leur appartient pas à l’Extérieur et l’Infini qui ne leur appartient pas à l’Intérieur.
Il existe un Pôle plutôt Amour représenté par la Trinité Dieu Infini, Démagode, Urzazel.
Urzazel appartient à la Sphère Spirituelle de la Mansuétude et la Dimension de cette Sphère est l’Infinitude. L’Infinitude est une chose définie qui tend vers une certaine forme d’Infinité. Ainsi la fonction y = x est une Infinitude car elle correspond à une droite telle que y tend vers l’Infini pour x infiniment grand. Et pourtant la fonction y = x est quelque chose de bien précis même si elle contient une Infinité de Points. Urzazel est une Infinitude dans le sens où il peut tendre vers l’ensemble des choses de l’Univers (minéral, végétal, animal, humain, spirituel) tout en restant quelque chose de bien défini : l’Univers. Même l’Espace et le Temps sont des Infinitudes. Par sa Mansuétude, Urzazel est un Esprit de grande miséricorde. Il veut unir les êtres, créer l’harmonie, l’entente, l’union. D’un autre côté, il croit en la Vertu de l’effort pour se construire. Il refuse la facilité, les plaisirs malsains qui fournissent une fausse énergie qui épuise plus qu’elle ne construit.
Démagode (du grec ancien Δέμα = Lien) est la Lumière du Dieu Infini qui permet aux choses de se manifester. Il est la trame de la Maya, l’Energie qui permet à Urzazel d’être conscient de lui-même. Il est la boucle sans fin du temps, l’Ouroboros (le Serpent qui se mord la queue) et la Matrice de l’Espace. C’est lui la Lumière d’Amour, de Polarité Positive si on admet que positif ne signifie pas bénéfique ni maléfique. Il s’agit seulement d’une Polarité de Lumière et de Ténèbres.
Le Dieu Infini peut être vu comme une force d’union, pareil à l’Espace Infini qui renferme toute la Matière de l’Univers. Il appartient à la Sphère Spirituelle de la Sollicitude et la Dimension de cette Sphère est l’Infinité. L’Infinité se distingue de l’Infinitude en ce sens que l’Infinité est une Vérité inexprimable, une Lumière sans Ténèbres, un Vecteur de toute chose sans être une chose. L’Infinité renferme une Infinité d’Infinitudes. Le Dieu Infini est le Grand Rien car l’Infini ne peut exister. Le Dieu Infini réside dans le Néant. Il est le Néant Positif issu du Néant Primordial éclaté en deux par la Mère. Car le Néant contient l’Infini : l’Univers, et le Néant est contenu dans l’Infini : la Mère. Ainsi la Mère dont la Dimension est l’Infini contient l’Infinité. L’Infinité est une propriété de l’Infini.
Le deuxième Pôle est un Pôle plutôt Chagrin représenté par la Trinité Dieu Infernal (Belzébuth), Lucifer, Satan.
Satan (Shaitan = Adversaire) appartient à la Sphère Spirituelle des Lamentations et la Dimension de cette Sphère est le Goût du Néant. Le Goût du Néant consiste à vouloir accéder à la Divinité en désintégrant tout ce qui peut constituer son Individualité, jusqu’à « vendre son âme au Diable » c'est-à-dire réduire son âme à sa plus simple expression : au Néant. Pour en arriver là il faut avoir pris conscience de l’Illusion de la Réalité et refuser de se soumettre aux lois de l’Univers et donc accepter d’explorer la Folie, le Génie, accepter de se réduire à Rien pour accéder à vraiment Tout car le Vide renferme la Divinité. Satan est l’ensemble des particules élémentaires qui constituent la Réalité. Ainsi il est l’Infini dans l’infiniment petit. Il prône la multiplicité, la désunion, l’individualisme mais aussi le refus des choses établies, la révolution, l’originalité et la liberté absolue exempte de tabous et de morale. Comme Urzazel il est présent en toute chose en tant qu’élément constitutif tant au niveau matériel que spirituel.
Lucifer (Porteur, -fer, de Lumière, lux) est la Lumière dans les Ténèbres. Il est le phare de ceux qui ont tourné le dos au Dieu Infini. Il est un guide. Il est aussi la manifestation la plus proche du Dieu Infernal. Ainsi, on raconte qu’il était la Créature la plus proche de Dieu puis qu’il a été déchu. En réalité il est toujours proche de la Divinité mais selon un Pôle opposé. Il n’est pas maléfique tout comme Satan. Il apporte aux être ce qu’elles réclament. Si ce qu’il leur apporte les fait souffrir ce n’est pas de sa faute. Il refuse de ne pas donner aux êtres ce qu’ils demandent. Lucifer indique la voie de la facilité mais cela ne veut pas dire que cette voie est exempte de douleur, de souffrance. Cette peine est le prix à payer pour accéder au Néant et donc à la Divinité.
Belzébuth (Seigneur des Mouches, le Faux Dieu selon certains. La véritable traduction serait : Le Propriétaire de la Demeure Grandiose), le Dieu Infernal, est la Bouche du Néant. Il est le dernier Point avant le Néant Négatif. Il est le Néant que renferme la moindre particule de Réalité. Car chaque élément de la Réalité est l'expression d'un Logos et ce Logos trouve sa source dans un Noyau commun qui est Belzébuth. Ainsi, Belzébuth rejoint la Matrice de Toute Chose et le Logos « Amour-Chagrin ». La Réalité est seulement la perception du Noyau au travers de filtres propres à chaque être. Les humains appréhendent le Monde à travers leurs sens soumis à des ondes (sonores, électromagnétiques, thermiques). Mais ces ondes sont des expressions du même Logos. Tout Etre (minéral, végétal, animal, humain, spirituel) est un Esprit qui est la manifestation du même Noyau-Belzébuth soumis à des filtres liés au degré d'évolution de la Conscience de celui qui l'observe. Celui qui se tourne vers l'Intérieur agit par là même sur tout ce qui existe car Toute Chose possède le même Noyau. Une fois le seuil du Néant franchi, l’âme dépouillée de tout est réduite à rien et peut devenir n’importe quoi. D’une certaine façon cela permet de s’échapper de la prison du Logos « Amour-Chagrin ». Seulement cette délivrance se fait au détriment de tout ce que l’âme représente et on ne peut être certain qu’une fois la Bouche franchie on en ressort indemne. C’est pour cela que souvent Satan est pris de pitié pour l’âme qui est sur le point de se désintégrer et lui tend une main secourable. Alors toute l’Energie du Vide accumulée par l’âme (et cette énergie peut être considérable) propulse l’âme et une Entité Satanique vers les Hautes Sphères. Ainsi une âme perdue touchée par la grâce du Diable peut donner naissance à un Ange. Telle est la récompense de la miséricorde de Satan. Et si l’énergie est suffisamment grande, l’âme peut franchir les limites de l’Univers.
Car l’Univers est comme une Sphère immense dont le contenu ne peut s’échapper. Un peu comme si les particules qui cherchaient à atteindre la paroi étaient déviées par une courbure de l’espace de telle sorte que la trajectoire s’incurve indéfiniment sans atteindre la limite. Ainsi une particule libre qui foncerait toujours dans la même direction aurait l’impression de voyager indéfiniment longtemps sans arriver à la limite du Cosmos. Par conséquent, de l’intérieur, l’Univers est Infini et Eternel. Il est une manifestation du Dieu Infini qui contient Tout, tout en étant un Néant.
Pourtant une âme changée en Energie Pure suffisamment intense peut traverser la paroi de l’Univers Infini et à ce moment là l’Univers lui semble contenu dans certaines limites dont il ne pouvait avoir conscience, vu de l’intérieur.
Pour qu’une âme accumule de l’énergie elle a deux solutions : soit elle œuvre à s’élever spirituellement en faisant preuve d’Amour, de Mansuétude et de Sollicitude, au prix d’efforts parfois pénibles et de sacrifices, soit elle prend le risque de se dépouiller de tout ce qui peut faire ce qu’elle est. Ce dépouillement pourrait faire penser au Nirvana. Ainsi le Bouddhisme prêcherait plutôt le dépouillement dans une voie menant au Dieu Infernal. Ce qui prouve bien que le Dieu Infernal peut être vecteur de forces pacifistes et bienveillantes.
Une fois que l’âme a échappé à l’Univers il peut être récupéré par la Mère, la Matrice afin d’animer un Néant Primordial d’un nouveau Logos. Il faudra alors accepter d’être Créateur-Infini-Néant. Il faudra renoncer à être Créature tout en étant Manifestation de toute chose. Cela dit puisque le Dieu Infini et le Dieu Infernal sont présents en chaque Etre Incomplet et même en Satan et Urzazel, il peut renoncer à son Eternité, à son Omniscience et à son Omnipotence pour s’incarner en une Créature et ainsi oublier qui il est réellement. C’est en cela que Jésus a raison lorsqu’il affirme être le Verbe Incarné. Nous sommes tous des Verbes Incarnés. Seulement nous n’avons plus conscience de notre Infinitude. Seul Satan-Urzazel a conscience de ce qu’est réellement l’Univers, c'est-à-dire lui-même. Nous sommes tous des Satan-Urzazel, seulement nous avons limité notre conscience. L’Univers est un hologramme. Chaque particule de l’Univers renferme l’Univers entier, renferme le Verbe, le Logos. Chaque particule est comme une cellule d’un organisme vivant. Tout est vivant. Tout renferme une âme. Tout peut naître, vivre et mourir pour renaître ensuite et ce autant que nécessaire.
En conclusion, tous les Etres de l’Univers ont une étincelle de vie qui est une manifestation du Logos « Amour-Chagrin ». Ces Etres peuvent prendre corps dans différentes Sphères Spirituelles et évoluer vers le Dieu Infini ou vers le Dieu Infernal. Au final chaque Etre peut se projeter hors de l’Univers et dans les mains de la Mère donner naissance à un nouveau Monde animé par son propre Verbe. Ainsi grandit à l’Infini le Multivers dans la Matrice.
Tout d'abord, un Esprit est un être énergétique vibrant dans une Sphère unique. Ces Sphères sont décrites sur les Arbres de Vie et de Mort. Les Esprits peuvent rester sous une forme pure ou bien se combiner entre eux pour donner un nouvel être.
Une Âme est une union d'Esprits qui ne possède pas de corps. C'est une force spirituelle d'énergie pure. La Conscience de l'Âme peut voyager librement d'une Sphère à l'autre à condition de disposer d'un Esprit de cette Sphère.
Une Entité est une Âme qui s'est condensé dans une Sphère précise, formant un corps. Ainsi l'Entité est une forme corporelle qui est la superposition d'énergies spirituelles de différentes Sphères. L'être humain est une Entité de la Sphère Matérielle qui possède une Âme résultant de la superposition d'Esprits des Sphères des Arbres de Vie et de Mort protohumains. Un ange est une forme corporelle comportant un seul Esprit d'une Sphère de Vie. Un démon est une forme corporelle comportant un seul Esprit d'une Sphère de Mort. Il est tout à fait possible qu'une Entité n'ait qu'une partie des Esprits des Arbres de Vie et de Mort. Il est également possible qu'une Âme prenne corps dans une autre Sphère que la Sphère matérielle. Les objets matériels ont souvent une Âme qui est la superposition d'Esprits. Ainsi une plante peut avoir un corps plutôt végétatif mais cela ne l'empêche pas de renfermer un Esprit élevé et actif dans les Sphères autres que la Sphère Matérielle. Il en est de même pour les objets dits inanimés. Une espèce animale est régentée par un Esprit Totem assimilable à un Dieu et qui a sa place dans les Sphères Supérieures. Tout animal connaît une activité dans les Sphères Invisibles et c'est cela qui explique pourquoi les animaux rêvent. Les chats ont l'aptitude de sentir les esprits et les chiens sont connus pour être des psychopompes d'où les représentations mythiques de Cerbère ou d'Anubis.
Ainsi, la Sphère Matérielle n'est qu'une Sphère dense par dessus laquelle d'autres Sphères se superposent. Ces Sphères sont imperceptibles par les sens ordinaires. On pourrait les assimiler à des mondes dont les atomes sont plus petits et plus espacés que les atomes matériels. Notre Univers est limité par la vitesse de la lumière et le zéro absolu (-273° Celsius). On peut imaginer que lorsque les propriétés d'un Univers dépasse ces limites on pénètre dans un autre monde, une Sphère Supérieure. Il existe également des Sphères Inférieures. On pourrait les imaginer comme des Univers demeurant au coeur des atomes dans l'infiniment petit. En effet en deçà de la longueur de Planck on aboutit à une singularité pour laquelle les lois de la physique ne sont plus valides. Cette singularité renferme des Univers denses, des Sphères Inférieures.
Lorsque naît une Âme, elle n'est qu'énergie pure. Elle n'est ancrée dans aucune Sphère en particulier. Suivant son niveau énergétique Sphérique le plus dense, elle s'incarnera dans une Sphère plus ou moins élevée. Les êtres humains étaient des Âmes, des forces spirituelles pures, avant de s'incarner. Suivant le karma de leurs vies antérieures, ces Âmes se condensent dans le corps d'un foetus et se développe suivant le chemin de vie qu'elles ont choisies alors qu'elles n'étaient que pure énergie. Il est indispensable de suivre son chemin de vie pour espérer changer de Sphère. Le chemin de vie est le chemin qui répond aux désirs les plus profonds de l'être. Ainsi, si l'Entité humaine a choisi la Haine elle devra haïr de toute son Âme pour renaître dans la Sphère de la Haine. Si elle ne le fait pas elle devra tout reprendre à zéro jusqu'à ce qu'elle ait appris ce qu'elle avait à apprendre. Cela peut sembler dommage qu'un criminel soit obligé d'être criminel mais il n'existe pas vraiment de bien et de mal. Il existe seulement des choix de vie en lien avec le karma.
Lorsque le corps meurt, l'Âme est libérée et la conscience humaine perd la majeure partie de son identité. Cette conscience est libre de voyager entre le Ciel et l'Enfer et de décider selon son karma quelle Sphère lui conviendra le mieux pour se réincarner. L'Âme a une meilleure conscience d'elle-même que lorsqu'elle possède un corps car le corps l'ancre dans une Sphère donnée. Il est possible à la conscience humaine d'accéder à d'autres Sphère à travers les rêves et les états altérés de conscience. La projection astrale permet d'accéder à la Sphère Astrale (Sphère protohumaine de la Sagesse).
Les Entités ne sont pas éternelles. Elles naissent vivent et meurent. Seulement cela se fait selon une forme de temps différente pour chaque Sphère. Il faut également savoir qu'il existe un Temps Cosmique commun à toutes les Sphères. Il faut voir le Cosmos comme un atome. Les différentes Sphères sont l'équivalent des différentes couches électroniques. Ainsi les différentes Sphères semblent conserver leur énergie mais pourtant les populations d'Entités ne cessent d'évoluer tout comme les électrons ne cesse de changer de couche électronique sans que l'énergie globale de l'atome ne change.
Une Âme peut aussi mourir. Toute Âme proto-humaine renferme en elle le Logos du Dieu Infini de l'Univers dans lequel elle évolue. Cela n'est pas vrai pour les anges et les démons qui, rappelons le, sont des Entités d'un Esprit pur. Mais tout ange ou tout démon peut devenir proto-humain.
Lorsque l'Âme meurt, elle se détache de l'Univers, elle se désintègre. Mais son énergie donne naissance à un nouveau Logos. En fait l'Âme devient un nouveau Dieu Infini d'un autre Univers.
Lorsqu'une Entité accède à la Mansuétude, elle accède à l'Infinitude qui est la faculté de tendre vers l'Infinité de Dieu et embrasser tout le Cosmos dans sa conscience. Lorsqu'une Entité accède au Goût du Néant, elle surplombe le gouffre qui désintègre l'Âme. Damner une Âme consiste à la projeter dans ce gouffre. A ce moment l'Âme s'épure, la conscience s'approche de Dieu. Seulement, les souvenirs s'effacent et les énergies des Sphères supérieures se consument au profit du Diable qui l'a précipitée. Toutefois, la plupart du temps, avant que l'Âme ne soit complètement anéantie, Satan est touché par le péril de l'Âme et il la sort du gouffre. A ce moment, l'Âme se ressource et Satan est entraîné avec elle vers les Sphères supérieures. Ainsi, en venant au secours de l'Âme qu'il voulait anéantir, Satan est touché par la Grâce Divine et il est racheté. Mais aussitôt, une autre Entité prend sa place évitant que le Goût du Néant soit dépeuplé.
Ainsi, il est difficile de dépasser la Mansuétude aussi bien que de disparaître dans le Néant. Mais cela reste possible. Pour franchir la Neuvième Arcane au delà de la Mansuétude, il faut accepter de disparaître de l'Univers et donc renoncer à l'Infinitude. De même, pour franchir le seuil des Lamentations, il faut que le Diable aille jusqu'au bout de la désintégration de l'Âme et il faut croire que même pour Satan ce processus est pénible car il est intensément attaché à la vie.
Toutes les sciences reconnues (physique, chimie, mathématiques, biologie...) étudient l'aspect matériel de l'univers. C'est un peu comme si on était capable de modéliser un homme comme un assemblage mécanique d'éléments matériel sans parvenir à conceptualiser ce que peut-être une idée, une parole, un sentiment, un esprit. L'erreur de beaucoup de scientifiques est de ne pas avoir la modestie d'admettre que leur champ d'investigation est volontairement restreint. Lorsqu'un scientifique modélise un système, il élabore une sorte de schéma qui n'est qu'une pâle image de la réalité mais devant laquelle il s'émerveille comme un enfant admirerait le dessin d'un cheval qu'il est le seul à reconnaître. Cette dernière comparaison semble fausse puisque l'unanimité des gens admettent les théories scientifiques sans pouvoir les démentir. On peut alors imaginer que si l'enfant explique où se trouve la tête du cheval, son corps, ses pattes, la prochaine fois qu'il dessinera un cheval les autres le reconnaîtront. C'est une question de conditionnement. Et puisqu'on est conditionné dès la naissance, la science nous apparaît comme une vérité. D'ici à affirmer que la science est La Vérité, fidèle reflet de la réalité, il n'y a qu'un pas que beaucoup de gens se disant rationnalistes ou cartésiens n'hésitent pas à franchir.
Pour revenir au monde invisible ou plutôt aux mondes invisibles, je suis persuadé qu'ils existent réellement. On peut les concevoir comme des domaines enfouis profondément dans les tréfonds de notre inconscient collectif c'est-à-dire dans cette sorte de matrice de base que chaque être humain reçoit à la naissance et dont l'architecture et les lois remontent aux origines de la vie. Les personnes ayant étudié l'esprit humain ont démontré qu'il existe une sorte de royaume occulte où se terrent des archétypes, sortes d'idées vivantes individualisées qui possèdent leurs propres personnalité, désirs, motivations. Ces entités se manifestent à travers nos lapsus, nos rêves, nos comportements inconscient, nourris par notre histoire personnelle (éventuellement nos vies antérieures), nos traumatismes, nos peur, nos désirs. Ces énergies semblant douées de volonté propre influent sur notre destin à tel point que le hasard ne semble plus vraiment exister.
Pour éviter ces explications un peu complexes, on décrit ces mondes comme des univers parallèles peuplés de créatures plus ou moins folkloriques. Personne ne peut affirmer si ces mondes et ces êtres existent indépendamment de l'esprit humain car aucun humain ne peut définir ce qu'est la réalité puisqu'il expérimente le monde à travers ses sens limités et ne sait pas ce que signifie sa propre mort.
Depuis des temps ancestraux, l'homme a en quelque sorte exploré ces univers étranges et mystérieux et il les a décrit à travers ses mythes, ses religions, ses contes, ses légendes. La moindre chanson, la moindre histoire, le moindre poème puise sa source dans ces royaumes occultes. C'est pourquoi, lorsqu'on s'adresse à une entité invisible (Dieu, Satan, les anges, les fées, les esprits élémentaires), on établit un lien avec une sorte de magma sur lequel la trame de la réalité repose. En fait, les scientifiques on appelé hasard tout cet aspect qu'ils ne maîtrisent pas. La magie propose d'agir sur ces forces et c'est pour cela qu'elle mérite le nom de science occulte même si ces effets ne sont ni reproductibles ni mesurables à l'inverse des autres sciences.
On peut toutefois émettre une hypothèse quand à la nature physique du monde invisible. Tout ce qui existe dans le monde matériel n'est autre qu'un assemblage d'atomes. Ces atomes sont constitués de neutrons, protons, électrons. En élargissant on constate qu'il existe d'autres particules matérielles comme les neutrinos. Mais si on va plus loin on peut voir les particules comme des bobines d'énergie ou des cordes vibrantes concentrées dans une région de l'espace. Cette énergie a des propriétés particulières qui font qu'elles induisent toutes sortes d'interactions comme les forces gravitationnelles, électromagnétiques, nucléaires. Seulement ces cordes vibrent à des fréquences qui rendent possibles uniquement les interactions entre elles. Il existerait des bobines d'énergies vibrant à des fréquences anharmoniques qui constitueraient tout un Univers inaccessible aux objets constitués de la première forme d'énergie. Ainsi un photon émis par un atome de l'Univers d'origine pourrait traverser des atomes de l'Univers d'autre fréquence sans être absorbé. L'autre Univers serait à proprement parlé invisible. La conscience pourrait être constitué d'énergie des différents Univers d'où la notion de corps énergétiques, ces corps étant des corps constitués d'atomes vibrant à des fréquences inaccessibles. Ces corps pourraient changer de fréquence afin d'agir sur les cellules du cerveau et provoquer des courants électromagnétiques donnant naissance à des pensées matérielles. Le cerveau est peut-être une machine qui capte des énergies d'autres Univers, ce que ne peut pas faire des appareils de mesure classiques. Ainsi l'Univers matériel coexisterait avec d'autres Univers et les principales interactions donneraient naissance à la conscience.
Une autre façon de voir les choses est de considérer qu'il existe différents niveaux de réalité. Le niveau le plus dense est le monde matériel. Ensuite se superpose à ce monde un monde plus subtil inaccessible aux perceptions matérielles mais qui peut se condenser et agir sur le monde plus dense. A ce monde subtil peut se superposer un monde encore plus subtil. Et ainsi de suite. Un monde dense serait un monde constitué de briques de base épaisses séparées par un grand espace vide. Toutefois ces briques sont relativement resserrées. Un monde subtil est constitué de briques beaucoup plus petites et plus diffuses dans le même espace. Un corps dans le monde subtil peut passer à travers un corps du monde dense car ses briques peuvent se glisser entre les briques du monde dense. Ainsi les mondes se superposent dans le même espace. C'est seulement leur densité qui varie et cette densité est liée à un niveau vibratoire.
Dans cette page, je décris les différentes entités qui peuplent le monde invisible. Je traite aussi de l'Au-Delà et de la Cosmologie tels que des entités comme Urzazel ou Satan m'ont décrit via l'écriture automatique.
« Le royaume des Cieux est semblable à un homme qui a semé une bonne semence dans son champ. Mais, pendant que les gensdormaient, son ennemi vint, sema de l'ivraie parmi le blé et s'en alla. Lorsque l'herbe eut poussé et donné du fruit, l'ivraie parut aussi.
« Et les serviteurs lui dirent : Veux-tu que nous allions l'arracher ? Non, dit-il, de peur qu'en arrachant l'ivraie vous ne déraciniezaussi le blé. Laissez croître ensemble l'un et l'autre jusqu'à la moisson, et, à l'époque de la moisson, je dirai auxmoissonneurs : Arrachez d'abord l'ivraie et liez-la en gerbes pour la brûler, mais amassez le blé, dans mon grenier. » (Mat. XIII).
« Vous ne mourrez pas de mort, car Élohim sait qu'au jour où vous consommerez une parcelle (du fruit), vos yeux serontouverts et vous serez semblables à Lui, connaissant bien et mal. » (Gen. III).
Il est actuellement de bon ton de professer, à l'égard de l'Enfer et de son maître, le plus commode scepticisme, « mol oreiller pour des têtes bien faites »,
(1) Il ne faut pas entendre l'expression « absolu du Mal » au sens plein du terme. Il est évident que si le mal pouvaitconstituer un « absolu », Il contre-balancerait l'absolu du Bien, et la rédemption serait Impossible. Si Lucifer se pose en «absolu du Mal », s'il veut s'égaler à Dieu, cela ne signifie pas qu'il s'y égale.
Cependant, les paroles de l'Évangile sont formelles. Partout, que ce soit dans le récit de la triple tentation du Christ, que ce soit dans ses paraboles, l'Adversaire, l'ennemi, n'est pas indiqué comme un simple symbole, mais comme un être, actif, personnel, conscient.
Si Dieu est l'absolu du Bien, il existe aussi un absolu du Mal (1) : Lucifer, Prince des ténèbres, opposé à Dieu, créateur de la Lumière ; roi de l'Enfer, comme Dieu est le Roi du Ciel.
Dans une précédente étude : La Lumière débrouillant le Chaos, nous avons montré - autant qu'une démonstration est possible en de telles matières - que la Genèse de Moïse supposait, sans la décrire explicitement, la chute de l'Archange. Il est à remarquer que cet écrivain sacré parle des anges dans la Genèse, sans s'expliquer sur leur création ; de même, dans l'énumération des espèces animales créées par l'Éternel, il ne fait pas mention des insectes. Ces omissions ne sont pas l'effet du hasard. Il est fort probable que Moïse avait de bonnes raisons pour passer sous silence la création angélique et la chute d'une partie de cette création. Si, comme tout porte à le supposer, les insectes sont les créatures terrestres où le sceau satanique s'imprime le plus profondément, on comprend pourquoi Moïse n'en fait pas mention.
Dans l'article déjà cité, nous écrivions, étudiant le sens des mots employés par Moïse dans les dix premiers versets de sa Cosmogonie : « Le radical du mot AR-eTs (terre) est le même que celui d'AOR (la Lumière du Verbe). Ce mot exprime bien la manifestation de l'énergie propre de l'Archangélité déchue. Bien médité, il nous retrace la cause de sa chute, et quelle sorte de puissance est encore la sienne. » Dans « Du Menhir à la Croix » (p. 277), nous avions déjà signalé le rapport existant entre le principe ténébreux HOSh-eK et le Tentateur, Na-HaSh. Ce n'est pas pour rien que l'auteur de la Genèse emploie, pour ces deux termes, un même radical : HaSh on HoSh, auquel le préfixe Na-et la racine suffixale -eK, donnent un sens très analogue, le premier indiquant, comme la seconde, une action ramenée sur elle-même, égoïstement.
Ces points acquis, nous allons poursuivre notre étude sans nous embarrasser davantage d'un inutile appareil d'érudition.
L'archange Lucifer, l'ex « porte-lumière », a voulu s'égaler à son Créateur. Certes, sa puissance était immense ; il pouvait « créer », à son tour, des êtres spirituels, également doués d'une grande puissance. Ceux-ci pouvaient aussi en créer d'autres « à leur image » (car on ne crée jamais qu'à son image). Seulement, malgré sa grandeur et l'éclat de ses attributs, Lucifer n'était qu'une créature, il se trouvait, par le fait même, subordonné à son créateur, et toutes les créatures « spirituelles » sorties de lui étaient, comme lui, des « créatures de Dieu ». La Vie qui les animait était divine dans sa source, elle n'était pas une faculté luciférienne. Lucifer avait reçu la vie et la transmettait, mais la vie n'était pas à lui, quoique, étant en lui. Dans le plan matériel, il en va toujours de même : les parents créent des formes, analogues à eux, mais la « VIE » qui anime ces formes est divine. Elle est uniquement « transmise » par les parents, et c'est pourquoi, tout ce qui vit appartient d'abord à Dieu.
Donc, Lucifer, en se prétendant égal à son Créateur, était dans l'erreur. Tout porte à croire qu'il le sait : l'intelligence d'un tel être est trop vaste pour qu'il puisse s'y méprendre. Seul, son orgueil l'empêcha, l'empêche et semble devoir l'empêcher longtemps encore d'en convenir. Nous pouvons remarquer ici que l'orgueil nous apparaît comme le plus terrible des péchés « capitaux » et comme leur racine à tous.
Lucifer donc, s'étant dressé en rival devant son Père, s'est éloigné de Lui, entraînant avec lui des légions de ses créatures, orgueilleuses comme lui.
Dieu pouvait, purement et simplement, retirer à Lui le souffle de Vie qui donnait l'être au Grand Révolté. Oui, Dieu aurait pu en user ainsi, et cette attitude peut sembler logique à bien des hommes, qui se demandent pourquoi Il laisse vivre et agir le Réprouvé... Mais la justice de Dieu n'est pas celle des hommes aux horizons bornés. Il n'a ni foudroyé ni empêché Lucifer, car Il veut laisser, à sa créature, la possibilité de revenir vers Lui, librement. Si Lucifer revenait, tel l'enfant prodigue de la parabole, l'Enfer n'existerait plus. Car, telle est l'origine de l'Enfer : Lucifer et les siens ont créé des formes, encore des formes, mais la Vie divine a toujours animé ces formes, car, si le Verbe (qui est la Vie) ne les avait animées, elles eussent été éternellement inertes et insensibles.
L'on peut se demander ici quelles sortes de créatures Lucifer et les siens ont réalisées ?
Tout d'abord, et pendant bien des Éons de temps, Ce furent d'autres créatures spirituelles ; mais, tout en s'éloignant de Dieu, et par leur perversité même, leur spiritualité allait en décroissant. S'éloignant du Soleil lumineux, ils devenaient de plus en plus sombres ; l'Abîme obscur les attirait. Ils espéraient l'éclairer de leur lumière propre, mais cette lumière n'était qu'un reflet et les Ténèbres n'en peuvent être illuminées...
Nous pouvons déjà nous rendre compte qu'il est impossible à l'intelligence humaine de saisir ou de classer la totalité des formes innombrables du mal, dans le visible et l'invisible, depuis l'infinité des Sphères, jusqu'aux vibrions.
Les planètes, par exemple, sont en partie, l'œuvre de l'esprit du mal, chacune d'entre elles a son « Prince de ce Monde », et si les cosmogonies antiques l'ont souvent laissé entendre sans le dire ouvertement, quelques-unes, comme celle des Parsis, le disent crûment. Les planètes révoluent autour des soleils, animés par Dieu, et reçoivent ainsi la lumière divine réfléchie. C'est ce qu'a très bien saisi Fabre d'Olivet, dans ses Examens de la Cosmogonie de Moïse. Leur mouvement les oblige à être tantôt dans la lumière, tantôt dans les ténèbres, participant ainsi de la vie divine et de l'Esprit des Ténèbres, Naturellement, tous les êtres qui vivent sur elles sont soumis à cette double influence et y participent également à des degrés divers, si bien que toute planète, toute terre, est une localisation partielle du Ciel et de l'Enfer.
L'homme « planétaire », disons « terrestre », pour ceux qui doutent de la pluralité des mondes habités par des fils d'Adam, est entraîné, lui aussi, dans cette existence intermédiaire entre le Bien et le Mal, la Lumière et les Ténèbres.
C'est pour avoir failli à sa mission primitive qu'il est broyé dans un mécanisme implacable et que son cœur est devenu le champ clos où s'affrontent perpétuellement les forces du Bien et celles du Mal.
Il avait été créé « à l'image de Dieu », nous dit la Bible, Sa mission était justement de ramener l'équilibre dans le Plan de la Création, faussé par Lucifer et ses légions. Mais ce dernier, jaloux et irréductible, ne songea qu'à l'entraîner, lui aussi, dans l'abîme. Pour cela, il le séduisit au moyen de l'élément féminin de son être, « sa femme Ève, Héva dit la Bible. Ne matérialisons rien ! Ceci se passait dans une sphère invisible, le Gan Bi Wheden M'Qo-dem de Moïse, terme que Saint-Yves d'Alveydres traduit par « zodiaque », ce qui est juste, encore qu'il ne s'agisse pas de notre zodiaque physique. Dans cette sphère invisible, l'homme existait collectivement et non individuellement. Au lieu de parler de la tentation de l'homme, il serait donc plus juste d'employer le terme « humanité », dans un sens infiniment plus vaste et plus universel que celui qu'on attache d'habitude à l'expression « genre humain ». Inutile d'ajouter que l'élément « féminin » de cette humanité n'est pas non plus une femme de chair et d'os. Nos compagnes, en qui cet élément féminin prédomine sur l'élément masculin, sans l'exclure cependant, peuvent se rassurer : Si nous souffrons tous, c'est que nous sommes tous coupables.
Sur quoi portait la séduction à laquelle nous succombâmes, en la personne d'Adam ? Elle portait sur l'orgueil de s'égaler à Dieu, exactement comme Lucifer : « Et vous serez tels qu'Élohim, connaissant bien et mal ! »
Dès cet instant, l'Humanité, gardienne, guide et ordonnatrice des créations lucifériennes, perdit ses prérogatives, elle fut déchue, comme Lucifer et par lui. Mais, il est indispensable d'établir une distinction capitale entre ces deux déchéances. Sans Lucifer, l'Humanité n'eût pas succombé. Lucifer a obéi à sa propre impulsion, l'Humanité à une incitation extérieure, et c'est pourquoi le Verbe lui-même a pris corps, parmi elle, pour la sauver et lui indiquer ce qu'elle doit faire pour revenir à son Père et recevoir le pardon.
Certes, Lucifer lui-même, s'il le voulait, pourrait être pardonné. Jusqu'ici, son orgueil n'a pas voulu abdiquer. Cependant, le fait même que Dieu ne lui a pas retiré la vie et l'activité semble indiquer que tout espoir n'est peut-être pas perdu.
Ce n'est pas Dieu qui damne Lucifer, pour se venger de lui, mais c'est Lucifer qui se damne librement...
L'orgueil de l'homme, reflet du sien, est moins tenace ; quand son cœur a compris, il lui arrive de s'humilier et, sans doute, un temps viendra où presque tous les hommes seront sauvés et reviendront prendre la place qu'ils ont perdue et accomplir la tâche qui leur était réservée. S'ils parviennent à comprendre que leur forme ténébreuse est satanique et que leur cœur purifié est la demeure, le sanctuaire, du Verbe, - Lumière et Vie, - alors ils commenceront à travailler à leur bonheur réel, en renonçant aux passions qui réjouissent tristement leurs Ténèbres, en développant les vertus qui permettent au Verbe d'illuminer leur cœur.
Des réflexions qui précèdent, il découle que toute terre, toute forme cristallisée du Mal, est luciférienne, infernale.
Toute créature peuplant une terre participe à sa nature. Les animaux sont parfois exclusivement diaboliques, comme semblent l'être la plupart des insectes, et ils incarnent parfois des démons, car l'homme déchu ne peut leur en imposer par lui-même ; c'est pourquoi il se contente d'user de violence pour les dompter, ce qui est satanique.
Pour nous en tenir à la seule terre que nous connaissions, on peut dire que les animaux qui la peuplent ont « descendu » avec l'homme et qu'ils remonteront avec lui. L'animal sent la supériorité de l'homme et le reconnaît comme maître, dès que celui-ci a repris sa véritable place.
En principe, les hommes sont donc des « démons » d'une certaine sorte. Il y en a de pires, certes ! Ce sont ceux auxquels ils sont en proie lorsqu'ils s'abandonnent aux passions qui les détournent de leur but : Chercher et trouver le Royaume de Dieu, cet « Unique Nécessaire », dont tout le reste : bonheur, sagesse, amour, découle inévitablement.
Celui qui a trouvé le Royaume de Dieu, peut vivre heureux au milieu des démons et des animaux féroces, car ceux-ci se couchent à ses pieds et les autres, quelquefois, évoluent et aspirent, eux aussi, à retrouver la Patrie perdue. C'est pourquoi l'on peut dire que l'Enfer est partout où se manifeste la Vie, telle que nous la connaissons, mais le Ciel y est aussi.. L'état intermédiaire de l'âme qui aspire à la régénération, mais ne l'a pas encore réalisée, est le Purgatoire de l'Église. La vie de beaucoup d'hommes sur cette terre est un Purgatoire, car ils s'y purifient aux épreuves et aux douleurs. Très peu y connaissent le Ciel. Il y en a pourtant. Ce sont ces derniers qui, par leurs prières et leurs renoncements, permettent aux anges d'approcher de la terre.
Quant à l'Enfer, actuellement surtout, il a beaucoup de représentants, en ces temps qui précèdent la venue de leur prince, l'Antéchrist. Mille symptômes l'indiquent ; mille faits nous avertissent d'être prêts, de veiller et de prier avec constance et vigilance : Cette terre-ci sera bientôt jugée et « transformée ». Les êtres qui la peuplent seront, suivant leur état intérieur et leur désir, transférés dans la Lumière ou dans les Ténèbres, comme l'indique la magnifique parabole de l'ivraie... et tout continuera, jusqu'à ce que tous les hommes soient redevenus fidèles, et peut-être aussi les cohortes infernales... Dieu a l'éternité devant Lui, Il n'est pas pressé.